Yves Saint Laurent de Jalil Lespert

Cette année, il m’est arrivé un truc incroyable (je sais, on est le 2 février mais 2014 s’annonce déjà pleine de promesses, espérons qu’elles soient tenues): je suis allée au cinéma de moi-même et j’ai même tanné mes collègues pour y aller. Même si j’ai fait la gueule en payant mes 11,50 la place, me voici le cul posé dans une salle de cinéma pour découvrir Yves Saint Laurent.
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Pour resituer dans le contexte, je suis une fan de l’univers Saint Laurent, de sa délicatesse, de son élégance, de son audace, de sa curiosité qui l’a mené à tester tous les styles, toutes les extravagances. Si j’avais du fric, je serais une femme Saint Laurent. Mais bon, pour le moment, je reste une femme H&M… Donc des attentes, j’en avais mais pas qu’un peu. Moteur, action !
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Balayons le sujet des acteurs : ils sont bons. Pierre Niney reprend à la perfection le phrasé particulier de Saint Laurent, Guillaume Gallienne est irréprochable, Charlotte Le Bon surprenante (j’en étais restée à la fille rigolote mais assez lourde à l’accent québécois improbable de Canal, ça aide à être surprise). Bémol sur Marie de Villepin qui ne sert pas à grand chose dans le film et qui doit avoir 4 répliques en tout et pour tout donc difficile de mesurer son talent. Bref, les acteurs, c’est dit, Niney « ouahou, super, on dirait Saint Laurent », c’est dit, passons à la suite.
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Il faut savoir que j’ai une grande méfiance dans les biopics ou plutôt les hagiographies. D’abord parce que c’est souvent chiant, long et que je ne peux jamais m’empêcher de me demander où s’arrête la vraie histoire et où commence la fiction. Par exemple, dans ce film, Saint-Laurent est déclaré maniaco-dépressif, j’ai pas trouvé d’éléments là dessus. Pareil, quelques scènes se passent dans le dos de Saint Laurent, on se demande ce qui est vrai ou non. Genre : Bergé s’est-il vraiment sauté Victoire, l’égérie de Saint Laurent ? Donc y a toujours ce petit souci et là, c’est assez violent car si ce film s’appelle « Yves Saint Laurent », le vrai titre devrait être « Yves Saint Laurent vu par Pierre Bergé qui a contrôlé la moindre virgule du scénario voire l’a écrit lui-même ». Car dans les faits, c’est ça. D’abord, Bergé est le narrateur de l’histoire, ça vous pose de suite le truc. Alors évidemment, on se pose la question de ce qui est réel et de ce qui est « arrangé » : Bergé était-il cet homme dévoué pour son artiste maudit ou était-il d’une telle jalousie maladive qu’il l’empêchait de vivre ? Alors comme il nous est impossible de savoir, prenons de la hauteur et examinons cette histoire comme s’il s’agissait de l’histoire d’amour entre deux hommes dont un est un couturier célèbre et l’autre son pygmalion.
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Il est vrai que l’histoire est belle, que l’on envie parfois Saint Laurent, l’angoissé chronique, soutenu par son cher et tendre, on se dit qu’on aimerait bien un tel amour pour nous épauler dans les moments les plus intenses, ceux où on joue nos vies ou à peu près. Et puis surgit l’infect Saint Laurent, le drogué fouteur de merde et infidèle qui ne peut s’empêcher de se détruire, de se livrer à la débauche, encouragé par ses amies Betty et Loulou de La Falaise. Là, j’avoue m’être parfois ennuyée. Les parties à Marrakech sont longues et ne servent in fine pas à grand chose. Le personnage de Betty Catroux ne sert strictement à rien, elle est juste un indice pour nous dire que ça va dégénérer, on la voit rouler des pelles à des femmes histoire de… de je ne sais pas quoi, en fait. Karl Lagerfeld nous fait aussi pas mal d’apparition comme le bouffon teuton, le semi raté de la bande. A la limite, ça sert de référence pour comprendre où en était la mode « Lagerfeld, il préfère le prêt à porter, il pense que la haute couture est morte ». Tout ça nous rend Bergé immensément sympathique, le pauvre, qu’est-ce qu’il souffre par amour, ohlala. Et une petite voix dans la tête revient : où est la vérité ?
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Bref, ce qui est un peu troublant dans ce film, c’est son inégalité. Entre scènes poignantes, les sublimes scènes de défilé et les ennuyeuses scènes de débauche qui ne servent qu’à démontrer que Saint Laurent n’était pas un saint et que Bergé a beaucoup souffert. La mode passe trop souvent au second plan et le film s’arrête à la fin des années 70 en zappant des moments essentiels et les futures égéries de Saint Laurent. J’aurais aimé que l’on voit la fin de son dernier défilé, quand Deneuve lui chante « ma plus belle histoire d’amour » et qu’il est au bord des larmes, ça me fout la chair de poule à chaque fois. Une sensation de demi déception qui ne donne qu’une envie : voir l’autre film sur Saint Laurent de Bertrand Bonello avec Gaspard Ulliel qui sortira en octobre histoire de comparer les points de vue.

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L’Encyclopédie Batman de Daniel Wallace

Vous avez peut-être remarqué que je suis légèrement obsessionnelle comme fille (légèrement). En début d’année, je décide donc d’une nouvelle marotte : Batman. En fait, je me questionnais : comment avait-on pu passer à un super héros assez rigolo qui se balade fièrement en collant et slip mauve en tabassant des méchants rigolards à coup de zebaaaaaaaaaaang wizzzzzzzz, baaaaaaaaam à un super héros tellement dark que quand tu le vois débarquer, tu sais pas trop si tu dois être soulagé ou te pisser dessus alors que tu es juste une pauvre victime. Je questionnais donc Amazon pour savoir ce qu’il avait à me conseiller sur le sujet et il me répondit : L’encyclopédie Batman de Daniel Wallace. Après avoir ramé à trouver un exemplaire disponible, je recevais la sainte Bible de l’homme chauve-souris à domicile. Youpi !

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Alors pour éviter quelques malentendus, cette encyclopédie ne traite que de la partie Comics, il n’y a pas les films. Ni les séries télés au demeurant. Mais j’ai quand même pu répondre à ma question : les productions télévisuelles suivent finalement l’ambiance des comics. Mais reprenons.

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Au fur et à mesure de ma lecture, je pris donc conscience que j’y connaissais à peu près rien à Batman. Oh, évidemment, je n’étais pas sans connaître l’existence du Joker, Catwoman, le Pingouin, Poison Ivy, Mr Freeze, Double Face, et pas que grâce aux films. Je peux vous dire que j’en ai passé des après-midi à regarder le dessin animé sur Canal + (au passage, grâce à l’encyclopédie et la rediff du dessin animé sur OCS, je me suis rendue compte qu’il était très fidèle au Comics) ! Donc Poison Ivy, je connaissais avant Batman & Robin, Dieu merci. Non parce que vu le nanard total que c’était… Mais quand même, il me manquait Bane (découvert dans Batman the Dark Knight Rises très récemment mais l’Encyclopédie m’a confirmé que oui, oui, il a bien pété la colonne de Batman aussi dans le comics)(non parce que j’avais trouvé ça un peu nase dans le film), l’épouvantail, Ra’s Al Ghul (Batman begins) et Talia al Ghul. Oui parce que ça aussi, j’avais trouvé ça un peu pourri comme rebondissement dans Batman TDKR mais si, si, elle existe dans le comics. J’en ai découvert plein d’autres. Mais aussi des copains de Batman, les différents Robin (ben ouais, y a pas eu qu Dick Grayson, figurez-vous), Batgirl et Batwoman…

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Donc une encyclopédie très complète mais qui réussit le beau challenge de mêler portraits des personnages, études de certains éléments incontournables (Bat Cave, Batmobile, les techniques de combat…) mais aussi chronologie. En fonction des évolutions de DC Comics, Batman a été plus ou moins joyeux ou plus ou moins sombre, ce qui répond donc à ma question de “mais pourquoi on est passé de Batman rigolo à Batman fout les jetons”. De temps en temps, un tome en particulier est analysé, planches à l’appui. On découvre également son rapport avec les autres super héros, l’explication des crisis et mondes parallèles. Bref, en tant que fille qui n’y connaissait rien, j’ai appris énormément en lisant cette encyclopédie extrêmement complète et bien foutue. Donc si vous la trouvez et que vous aimez Batman, achetez là (après, je garantis pas pour ceux qui sont super bons en Batman).

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Le seul truc chiant, c’est que j’ai envie d’acheter les comics maintenant et ils risquent de coûter très cher pour certains. A moins qu’ils nous les ressortent avec une traduction fantaisiste (lisez l’article lié, j’étais morte de rire sur les traductions de Spiderman).

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Multi rediffusions

Je le confesse : je suis une feignasse télévisuelle. Les séries, je les mate au gré de mon zapping, en français dans le doublage. Je sais, ça craint : les versions françaises sont généralement moins bonnes et en plus, ça m’empêche d’improver my english. Mais j’ai beau télécharger des séries, je finis par attendre qu’elles passent à la télé. En gros, j’agis devant la télé comme à la cantine : je prends ce qui a.

Du coup, je ne sais pas quel hasard, je retombe toujours sur les mêmes épisodes, comme si chaque série comportait une dizaine d’épisodes tournant en boucle sur la télé. Par exemple, sur la série Medium, j’ai dû voir 5 fois au moins l’épisode du gynécologue démoniaque. Idem mercredi (je crois), je tombe sur Esprits criminels, l’histoire du copycat qui tue des femmes en plantant un pieu dans leur corps pour dessiner une constellation, j’ai dû le voir trois ou quatre fois.

A côté de ça, il y a un bon paquet d’épisodes de ces séries que je n’ai jamais vus. Oui, rappelons nous que je suis une mauvaise sériphage et vu que j’ai une vie sociale un peu fofolle… Je rate pas mal d’épisodes. Et je vous parle de ces deux séries parce que ce sont celles qui me viennent en tête mais je pense que ça marche pour toutes les séries. Et pourquoi je vois toujours les mêmes épisodes ? Le hasard ? Pour une part, oui, mais pour l’essentiel, c’est la faute aux chaînes qui diffusent les séries en dépit du bon sens.

Glissons nous dans la peau d’un programmateur de série (responsable des programmes ?) un instant. Voyons, ce soir, on va diffuser deux épisodes inédits et un ou deux vieux et hop, la soirée est bouclée. Bon, on est dans la saison 3, on doit normalement diffuser l’épisode 07 et 08. Ah ouais mais l’épisode 07, il est un peu trop violent quand même et le 08 est un épisode clé alors on va le mettre en premier plutôt. Puis tiens, on va passer le 12 ensuite vu que c’est le deuxième épisode clé histoire de pas trop perdre d’audience face au gros match de foot diffusé sur la chaîne en face. Ouais yeah ! Pour le dernier épisode de la soirée, heu… Ben le 15e épisode de la première saison, au pif. Et la semaine prochaine, on diffusera l’épisode 09 et 07, tranquille.

Et puis les séries, c’est pratique, ça comble les trous des programmes. Pendant mes vacances, j’ai pas mal maté France 4 qui est une chaîne qui me plaît plutôt bien. Programme du jour : deux épisodes de Plus belle la vie, 4 épisodes d’Urgences, 2 épisodes de Plus belle la vie… Les mêmes que le matin (ceci étant, même en les voyant deux fois, j’ai toujours du mal à capter qui est qui par rapport à qui. Genre Luna, c’est la mère de Nathan ?) Le lendemain, sur 4 épisodes d’Urgences, 2 avaient déjà été diffusés la veille. Tu m’étonnes que tout le monde se perde dans ce schmiblick. Mais je suis tombée pile sur l’épisode le plus horrible : la mort de Lucy (enfin, l’épisode juste avant sa mort, précisément). Bref, une fois une série achetée, on la diffuse jusqu’à ce que la pellicule crame. On diffuse la saison inédite (enfin, inédite pour moi, tout le monde l’a déjà téléchargée) en prime time et on comble les trous de la grille des programmes des anciennes saisons. Un peu de Docteur House ici, de Grey’s Anatomy là, multi diffusons Friends et How I met your mother…

Et ça saoule un peu à vrai dire. Pourquoi ne pas investir dans des vraies séries originales françaises ? En dehors de Canal +, je veux dire. Ca éviterait de nous imposer éternellement les trois mêmes séries multi diffusées absolument n’importe comment du moment que ça comble les trous. Ou mieux : et si on avait l’incroyable audace de faire quelques petits documentaires ? C’est vrai, une émission sans meurtre, sexe, violence ou racolage, ce serait reposant. Avec plein de reportages sur les pingouins et les manchots parce que faut le dire : c’est trop top comme animal.

Et encore, je dis ça, je regarde pas les Experts (quelle que soit leur cité d’action)

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C’est comme déballer ses cadeaux avant Noël

Je vous reparle encore des Présidentielles mais j’ai choisi un point léger qui m’a un peu interpellée dimanche (et le 22 avril). Je passerai sous silence ma colère face aux messages haineux et aigris lus depuis quelques jour. Certains ont la défaite très mauvaise, inutile de tenter de leur expliquer quoi que ce soit. Puis j’en ai marre de me faire traiter de facho dès que j’argumente…

Dimanche soir, 20h, le visage du nouveau Président s’affiche sur nos écrans et Solférino est en liesse, on crie, on saute sous un déluge de confettis et de ballons siglés PS. On a gagné ! Sauf que cette ivresse était hypocrite dans sa spontanéité : en arrivant à 18h, je savais le nom de notre nouveau Président grâce à nos amis belges. Seul le score n’était pas bon (53-47 nous disait-on).

Lundi, j’ai consulté le top très intéressant de Topito sur les animations des chaînes pour annoncer le nom du gagnant. Animations plus ou moins bonnes ou ratées selon les chaînes. D’ailleurs, une question m’interroge : dans la révélation Canal +, que foutait Benoît Hamon dans les sous-sols de la chaîne ?

J’ai eu une pensée pour les équipes infographistes ayant imaginé et mis sur pied cette animation et j’ai eu un peu de peine pour eux. Puis pour nous. Les élections n’auront donc plus le même goût ? Vous vous souvenez, quand on attendait le résultat dans un état d’excitation mêlé d’espoir et de peur ? Qu’on guettait les ambiances des QG, la gueule des journalistes pour tenter de deviner… J’aurai toujours en mémoire ce fameux 21 avril 2002 quand c’est le visage de Le Pen qui s’est affiché à la place de celui de Jospin, le coup dans l’estomac, la stupeur qui tort les boyaux, la tarte à la rhubarbe qui ne passait plus… Je me souviens, j’etais au téléphone avec Guillaume 1er qui venait de m’appeler pour me dire qu’il se passait quelque chose de grave. Je crois meme que j’ai crié « non ! » Et soudain la nécessité de vite quitter la maison pour ne plus entendre ma mère exulter des paroles du genre « dans vos gueules connards de gauchos ! ». Oui bon moi et mon vote NPA, on va se rentrer à Toulouse…

Ne vivra-t-on plus jamais ce suspense ? Cette boule au ventre ? Cette douce et excitante sensation qu’on est peut-être à la croisée des chemins ? Vous me direz que dimanche, je n’ai pas joué le jeu de moi-même. J’aurais pu ne pas aller sur Internet et rester sagement chez moi en attendant 20h. Sauf que je suis hyper connectée et qu’une fois à Solférino, il était juste impossible de ne pas savoir. Je chouine mais je suis la première à ne pas jouer le jeu. Un peu comme le jour des résultats du bac où je pianotais sur le Minitel pour ne pas attendre l’affichage fatidique sur les murs du lycée. À la différence que quand je suis partie voir les résultats, le 3615 bac ou Dieu seul sait quoi restait désespérément coi.

Je me demande comment ça se passera en 2017. Est-ce que ce serait pas un peu cool d’imaginer que les seuls à avoir les résultats soient ces fameux infographistes ? Même pas les journalistes (qui ne feraient donc pas la gueule comme dimanche. Sauf Élise Lucet qui faisait limite la roue) ni les politiques, juste les infographistes. Histoire que la surprise soit réelle.

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Bonjour, votre profil nous intéresse




La vie est un chaud-froid permanent, je l’ai déjà dit. Alors que je suis très fragilisée par le décès de ma grand-mère, le côté boulot qui m’avait fait approcher des limites de la dépression se redresse. Et même plus que ce que je n’en attendais. Alors que j’étais résolue à m’accrocher un peu plus, je suis appelée sur mon portable : « Bonjour, Fabienne Lesage du cabinet de recrutement Startofer. Votre profil nous intéresse, nous aimerions vous rencontrer, c’est possible ?». Oh waaaaah. On me courtise professionnellement pile au moment où je lâchais du lest. Quand je dis que boulot et amour, même combat.


Rendez vous est pris début janvier, juste après ma grippe qui m’a mise KO. Techniquement, il n’y a pas de poste à proposer mais je rentre dans leur base de données et la fille qui suit mon dossier veut me rencontrer pour pouvoir me mettre le plus rapidement en contact avec une entreprise si elle est intéressée par mon profil. En gros, c’est un entretien un peu pour de faux mais ça ne fait jamais de mal. Je raconte donc toujours l’histoire de ma vie, zappant le côté études (mon diplôme a presque 4 ans, qui s’en préoccupe encore ?) pour en arriver direct à mon arrivée de Paris. De toute façon, c’est un énorme virage dans ma vie.


Bref, je raconte mon parcours, mes fonctions, ce que j’ai appris, pourquoi j’ai envie de bouger (en minimisant bien sûr le côté vexatoire). Envie d’évoluer, perspectives bouchées chez TGGP, envie de plus de responsabilités, blablabla. Le salaire que je demande ? Je veux ça au minimum du minimum. Yes, la fourchette que je donne est validée. Ca peut servir pour les prochaines étapes et ça me prouve que j’ai pas eu tort lors du précédent entretien.

Et là, la question à laquelle je ne m’attendais pas : « idéalement, vous avez une idée de boîte chez qui vous aimeriez bosser ? ». Heu ? Comment dire ? Non ? Je réfléchis un instant, un peu prise au dépourvu. Je n’avais jamais envisagé cette question et pour cause : j’ai tellement galéré pendant un an et demi que l’idée même de « choisir » une entreprise ne fait plus partie de mon mode de pensées. « Heu…Heu… Canal plus… ? ».

En repartant, l’idée de bosser pour Canal Plus ne me paraît pas si mal, surtout au vu des rémunérations qu’ils proposent. Un voisin de ma ville natale est passé de l’Equipe TV à Canal, il a quasi doublé son salaire. Paf. Même si leurs bureaux sont à Issy-les-Moulineaux soit pas du tout à l’endroit qui m’irait vu qu’en plus, j’ai emménagé pas loin des futurs locaux de  TGGP mais bon, ma vie est tellement taquine que ça ne m’étonnerait pas que j’y travaille un jour. Même si, après recherche, Canal + n’a aucune communauté donc s’ils ne souhaitent pas la développer, je peux oublier leur existence.

Enfin, la fille m’a expliqué qu’ils allaient proposer mon profils aux entreprises qui cherchent mais aussi aux autres, « au cas où ». En gros, j’ai désormais quelqu’un qui cherche du boulot pour moi. Ca tombe bien. Surtout qu’avec un gros voyage familial programmé en mai, plus rien ne presse de mon côté.

Mais ce n’est pas parce que des gens trouvent mon profil intéressant ailleurs que chez TMF, ça s’arrange…

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Bluesy

Bon, j’avais pas forcément prévu de chouiner aujourd’hui mais tant pis, je le fais. Ou plutôt, je vous fais part de mes doutes existentiels. Mais je vais le faire de façon marrante, pars pas, lecteur ! Bon, voilà, la semaine dernière, j’avais reçu un coup de fil d’un journal Internet pas mal connu quand même, je leur avais écrit un article sur l’équipe Sarko (ô joie). Lundi, coup de fil « non, on a pris quelqu’un d’autre, au revoir ». Un peu sec. Et encore raté. Donc lundi, j’ai fait ma complainte de la loseuse. Etre ou ne pas être une merde.

Ce qui est bien quand je suis pas bien, c’est que mon entourage se mobilise pour me remonter le moral (et/ou me donner des coups de pieds bien placés). Genre Summer qui me traîne au resto. Genre ma sœur qui me dit que c’est pas le moment de lâcher parce que là, c’est une bonne dynamique. Genre Tatiana qui me propose un samedi entre filles. Genre LilVirgo qui me propose un après-midi crumble-chocolat chaud. Que des trucs bons pour ma ligne, quoi !

De façon toute objective, je pense ne pas avoir grand-chose à me reprocher. J’écris un maximum d’articles (pas pour le blog, hein !), j’envoie des CV tout partout, je reçois quelques refus (je remercie Que choisir, Arte, Canal +, Tendances Médias et surtout FHM car le monsieur a été très humain avec moi), quelques réponses intéressantes mais point de contrat de type CDD ou CDI. Soit, soit. Je continue à répondre aux annonces. Je cherche des idées pour accroître au max ma visibilité sur le net, faire de moi la candidate à ne pas rater. Je bosse mon relationnel et tout. Alors que faire de plus ? Que celui qui a été tenté de répondre « coucher » s’auto flagelle avec des orties (parce que je suis sûre que vous l’avez pensé, si, si, si). Bref, j’essaie de faire mon possible et encore, je culpabilise parce que je suis sûre qu’il y a des trucs auxquels je pense pas.

Alors que j’étais en pleine déprime, j’accrois moi-même mon mal. Je suis totalement maso, c’est un fait. En fait, lundi, j’ai également reçu un mail d’un gars qui est tombé sur ma fiche sur un site et a parlé de moi à un mec spécialiste de l’emploi des cadres. En gros : « le journalisme est un métier difficile, il faut se spécialiser et travailler très dur, sinon, c’est mort ». Me spécialiser ? Bon, c’est vrai, je suis carrément multicasquette : sur mon CV, j’ai du sportif, du féminin, de l’international, du culturel, du bloguesque… Bref, je suis un peu touche à tout mais c’est un peu un reflet de ma personnalité, je m’intéresse à tout un tas de trucs. Le monsieur me dit de me spécialiser dans un domaine très demandeur. Alors qu’est-ce qui est demandeur ? L’économie et le marketing. Alors voyons voir dans mon CV ce que j’ai sur le sujet : j’ai eu un cours d’économie historique en DEUG (4 h/semaine pendant un semestre) et une initiation à la micro-économie et à la démographie en licence (2h/semaine donc éco une semaine sur deux). Pour le marketing, on l’a un tout piti peu étudié en comm politique. Ok, c’est mort. Bon, ça m’empêche pas de postuler quand même pour des postes de journaliste économique mais je comprends pas, je suis jamais prise…

Bref, grosse remise en cause : faudrait peut-être que je fasse un nouveau master pro pour me spécialiser un peu… Mais bon, là, on est mars, la rentrée, c’est en septembre, impossible d’attendre si longtemps (et les inscriptions sont closes, maintenant). A exploiter si en septembre, j’ai pas de poste fixe mais en attendant, je peux pas me reposer sur ça, c’est trop loin. Mais c’est vrai que je commence à me dire qu’il faudrait peut-être que j’envisage une réorientation, gardant le journalisme pour des piges (rémunérées ou pas). Mais me réorienter vers quoi ? La comm, ouais, ça me plairait bien mais pas le niveau (ça m’empêche pas de postuler dans les agences comms, des fois que…). La pub… Ouais, ok, marrant mais j’ai aucune formation et que des idées débiles donc pas sûr. Prof ? Heu, prof de quoi ? C’est un métier, faut passer des concours tout ça.

Pour en rajouter (je vous l’ai dit que j’étais maso ?), j’ai fait un tour sur le forum de categorynet pour lire le forum « la black list des journalistes ». Je résume les 27 pages de débat : « métier de merde, je me suis cassé ». Y avait aussi un débat sur le nucléaire au milieu mais j’ai pas compris ce que ça foutait là. Ce qui me rassure, ce sont les réponses « je suis tout(e) déprimé(e) », je suis pas la seule. Je sais que c’est un métier de merde difficile mais heu… Y a pas des gens heureux ? Juste histoire de me remettre du baume au cœur.

En plus, je viens de voir que j’ai raté (encore) le casting de La nouvelle star, c’est pas encore cette année que je serai une star du TOP 50. Monde de merde ! « J’aurais voulu être journaliiiiiiiiiiiiiiiiiiiste, pour pouvoir avoir un bon bouloooooooooooooooot, et pas seulement être pigiiiiiiiiiiiiiiiiste, mais avoir un vrai bureauuuuuuuuuuuuuuu » (quel talent !)

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Esclavage moderne

Le mois dernier, j’ai fini un livre qui m’a pas mal remuée. Que d’émotion en tournant les pages, que de « bordel mais c’est carrément ça ! », de « c’est exactement ce que je ressens », de « Seigneur, je ne suis pas seule à vivre ça, quel soulagement ! ». Bref, un livre qui aurait pu s’appeler « lis ça, Nina, ça parle de toi ». Quel est donc cet ouvrage mystérieux ? Point un roman mais un essai, signé Guillaume Evin et Emilie Maume, Profession stagiaire.

 

J’avais déjà fait un article sur les stages dans le temps mais ce bouquin m’inspire trop pour que je ne m’exprime pas à nouveau sur le sujet. Déjà, je l’ai fait lire à ma mère qui
a depuis entamé une dépression. En gros, de quoi ça parle ? Des stagiaires, bien sûr ! Avec un titre pareil, ça va pas être un essai sur la reproduction des hamsters en captivité. En
fait, tout est parti d’une lettre écrite par Emilie Maume pour Libé en octobre 2005 ou novembre, je sais plus bien. Oui, Libé, à l’époque, ils étaient pas encore mort. Notre jeune Emilie dénonçait le statut des stagiaires, hautement précaire, prenant pour exemple son propre cas. En gros, notre amie Emilie a fait Sciences Po Paris et depuis, rien, elle trouve pas de boulot alors qu’elle a fait un super DESS management de la culture (un truc comme ça) et se retrouve secrétaire à 1500 euros. Dans son secteur, la seule chose qu’on lui propose, ce sont des stages, plus ou moins rémunérés (plutôt moins mais bon…). De là est né le mouvement « génération précaire » et de cette lettre est né un livre, Profession stagiaire.

 Bon, très honnêtement, ce livre me semble surtout avoir été écrit par Guillaume Evin puisque Emilie y apparaît comme exemple et encore, son parcours ne me paraît pas des plus chaotiques. J’en ai parlé à un mec de l’asso et on la soupçonne un peu de n’avoir pas fait tant de stages que ça et de gueuler parce Sciences Po Paris n’ouvre pas toutes les portes. Moi, quelque part, ça me rassure, ça veut dire que finalement, ma situation n’est pas pire que quelqu’un qui a fait cette « prestigieuse » école mais passons. Le but n’est pas de parler de Mlle Maume mais bien des stagiaires. Dans ce livre, je me suis rendue compte à quel point être stagiaire était la pire des choses qui pouvait vous arriver. Perso, des stages, j’en ai eu dont un proprement calamiteux (celui de l’été dernier où je bossais dans un sous-sol). Mais ce n’est rien comparé à certains ! Un mec s’est ainsi retrouvé homme à tout faire de son patron : café, ménage, chauffeur, aller chercher les gosses à l’école… Une autre nous a fait le remake du « Diable s’habille en Prada ». En gros, la demoiselle devait arriver tôt au boulot pour imprimer les mails de son patron et les disposer par ordre d’arrivée, lui faire son café et lui servir dans une tasse (pas un gobelet, screugneugneu !). Une autre s’est faite engueuler parce qu’elle était arrivée à 9h30 au lieu de 9h alors qu’elle était partie la veille à 0h30. Une autre encore (celle-là a traumatisé ma maman) s’est entendue dire qu’elle était priée de s’habiller mieux que ça car elle était pas à la campagne. La pauvre fille s’était fait prêter des fringues de marque par des copines, tout ça pour ça.
 

Oui parce que le stagiaire est pauvre. On est tous payés environ 1/3 du SMIC, entre 300 et 400 euros, quoi, pas de quoi vivre. Pourtant, on fait le même boulot que les autres,
voire plus. Dans le livre, un journaliste dans une rédaction web expliquait que le stagiaire faisait volontiers des heures supp (non payées, hein), abattait deux fois plus de boulot que les autres. Tout ça pour décrocher une hypothétique place dans la rédaction à la fin du stage. Parce que, ça, très franchement, on l’a tous entendu : « il y aura peut-être une embauche à la clé ». Donc c’est un test, faut se défoncer pour espérer rester dans la boîte. Arrivé premier, parti dernier, on fait le boulot que les titulaires ne veulent pas faire. Bon, après, ça fait joli sur le CV mais ça fait pas tout. Surtout que c’est même pas compté en expérience professionnelle. Si on prend mon cas : de mi-mai à mi-octobre (donc 6 mois, quasi), je suis stagiaire dans mon asso, je suis journaliste, attachée de presse, un poil webmastrice, je vais peut-être partir aux universités d’été du PS et de l’UDF (très hypothétique mais bon…), je répondrai aux questions des journalistes sur l’asso, je vais aider à organiser une soirée… Bref, pendant 6 mois, je bosse à plein temps, je fais mon métier mais à l’arrivée, ça comptera pas en temps d’expérience professionnelle. Damned !

 

En fait, les stages ont été détournés de leur but original et c’est bien dommage. Parce que c’est la meilleure façon d’apprendre, y a pas à dire. Il est tout à fait normal qu’un
diplôme dit professionnalisant se termine par une plongée dans le milieu du travail. Là, où ça dérape, ce sont les entreprises qui ont tout compris au système. Et je parle pas de petites PME. Un gars m’a expliqué que dans une chaîne comme Canal +, près d’un quart des effectifs est constitué par des stagiaires. Payés royalement 900 euros par mois ! Si on se cale sur le SMIC qui est quasi à 1300 euros, ça fait 400 euros d’économie par stagiaire, au moins… Imaginez le bénéfice ! Et Canal n’est pas la seule, le bouquin cite nombre d’entreprises de ce type. Ecoeurant ? Oui. Ok, c’est formateur, ça fait joli sur le CV d’avoir bossé à Canal et après ?

 

On se scandalise (à raison) de l’exploitation des jeunes enfants ou des immigrés clandestins payés une misère. Mais si on prend le cas d’un stagiaire payé 300 euros par mois pour officiellement 35 heures par semaine, ça fait qu’on est payé 2. 14 euros de l’heure… Bon, c’est sûr, à la fin de la journée, j’en serai à 15 euros mais je crois que ça rapporte plus de faire la manche… Bref, on est en train de créer une vraie population pauvre et précaire mais tout le monde ferme les yeux, trop pratique… Le jour où on sanctionnera les entreprises qui font tourner des stagiaires sur le même poste plutôt que de le créer, ça ira mieux.

 

D’un point de vue personnel, je préfère un stage à une période de chômage et d’inactivité. Je ne me plains pas de mon sort, d’autant que je bosse pour une petite asso n’ayant pas
de fonds donc je me sens pas exploitée et je vois midi à ma porte : mon press book grossit à vue d’œil et je sais que cette expérience me sera très utile pour la suite. De toute façon, ils n’auraient pas pu m’embaucher donc rien à redire. Mais quand je vois la fin de mon contrat qui approche et le chômage qui repointe son nez (enfin, pas encore, mon avenir est réglé pour un moment), j’ai peur de re-rentrer dans le cycle des stages et compagnie. J’en ai un peu assez de l’instabilité, j’aimerais construire un peu ma vie. J’en ai marre d’avoir l’impression de ne pas être encore au niveau et qu’on me propose un stage plutôt qu’un poste alors que, merde, mon métier, je commence à maîtriser. Or quand je vois des mecs de 29 ans demander un stage parce qu’ils ne trouvent pas de boulot car quand ils postulent, on leur dit qu’ils sont trop vieux. Quand je vois que trop de stages, sur un CV, ça nuit à une candidature… Bref, quand je constate que le serpent se mord la queue, je ne sais que faire pour en sortir. Honnêtement, autant j’aime bien mon stage actuel, autant j’espère que ce sera le dernier. A 26 ans, je pense avoir suffisamment appris pour pouvoir me lancer toute seule, devenir une journaliste à part entière.

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Les films pornos rigolos

(Comme je n’ai pas le moral, je fais un article rigolo histoire de se détendre un peu)
 
Hier soir, rencontre entre blogueuses : Nina et Banana sont dans la place ! Pour faire bonne figure, j’ai amené avec moi Gauthier, nouveau parisien. On s’installe dans un bar et on abuse de l’happy hour, nous sirotons nos verres en rigolant. Arrive un moment où nous abordons un thème hautement intellectuels : les films pornos rigolos.
Le sexe, c'est rigolo
 
Extase spatiale
Premier film porno rigolo qui m’a été donné de voir. Août 1999, on se fait une soirée entre filles chez une copine. A 2h du matin, alors que l’on zappe sur le câble, on tombe sur un film porno, un vrai de vrai, avec des gros plans sur les sexes qui s’emboîtent. Il y en a bien, une, prude au possible, qui fait la gueule mais nous, on rigole, et il y a de quoi ! Voici l’histoire : dans un vaisseau spatial en forme d’appareil génital masculin (pénis et testicules), des spationautes doivent se rendre sur la planète Vénus, peuplée d’amazones. Ouais, ces
garces ont volé le pénis de M. Sperme ! Donc pendant la phase d’atterrissage, tout le monde baise joyeusement jusqu’à ce que le capitaine arrive dans la salle de contrôle interrompe le docteur avec une femme (je n’ai pas compris qui elle était). La seule chose dont je me souviens, c’est qu’elle était asiatique et avait des boutons sur les fesses. Le capitaine d’un air renfrogné, fait : « Je ne comprends pas, personne n’est à son poste ! ».
 
Bon, le capitaine embarque le docteur sur la planète Vénus, l’asiatique en profite pour se taper un spationaute qui restait dans le vaisseau. Arrivés sur place, ils trouvent les amazones, des bombasses blondes dévêtues. La chef des amazones a une télécommande magique qui sert à tout. D’abord, elle s’en sert pour montrer une vidéo de M. Sperme qui se tape une amazone : « regardez, quand il jouit, même ses oreilles grandissent ! » Effectivement, on voit les oreilles pointues de M. Sperme qui poussent, qui poussent, qui poussent…
« Ah, rendez-nous le sexe de M. Sperme !
– Non, nous voulons le garder pour nous !
– Non, rendez-le nous !
– Puisque c’est ça, nous allons vous faire mourir de plaisir ! »
Et là, voilà notre amazone qui tape sur sa zapette et le docteur commence à se trémousser. « Ah, ah, aaaaaah !! » gémit-il. Le capitaine est horrifié et là, il sort
LA phrase culte de ce film : « Oh non, c’est horrible ! Il va tâcher son super pantalon de l’espace ! ». Ah oui, là, on sent bien la tension dramatique, tout de
même !
 
Le capitaine ne peut laisser faire ça, il enfile donc l’amazone et lui pique sa télécommande, il sauve le docteur et récupère le sexe de M. Sperme. Bon, évidemment, il y a eu une scène lesbienne entre deux amazones mais je ne me souviens plus comment elle est arrivée dans le film. Ouf ! Le docteur remet donc le sexe de M. Sperme à son propriétaire. Le capitaine, consciencieux, lui demande : « Vous pensez qu’il remarchera ? » Et là, conclusion naze au possible : « je sais pas, il baise tous les 7 ans et je ne serai plus sous contrat, de toute façon ! ».
 
Le film « the ring », version gay
C’est Gauthier qui nous l’a raconté. Deux hommes, deux copains, sont en train de regarder un film quand le téléphone sonne.
« Allo ?
– Dans sept jours, tu seras gay ! »
Le mec raccroche, affolé. Son pote lui demande ce que c’était mais il répond que c’est une erreur. Puis il va dans sa chambre et voit un cercle sur le mur. « Non, je ne suis pas gay ! »
Il retourne voir son pote, il arrive derrière lui, musique angoissante ! Tatatatan ! Il s’approche, la main tendue, les yeux exorbités, il va étrangler son ami ! Et
là… il lui passe la main dans les cheveux !
« Mais que fais-tu ?
– Heu… je sais pas…
– Mais tu es gay !
– Non, je suis pas gay ! »
Donc l’ami, sympa, se propose de tester l’hétérosexualité de son ami. Il fouille dans les cassettes et trouve un film porno hétéro. Avant, il a pris soin de dévêtir son ami, histoire de vérifier son émoi. Donc il met le film, pile sur la scène de lesbienne et l’autre, il réagit pas, tout mou de partout. Alors son ami commence à lui faire un strip tease mais un truc ridicule, style je me caresse les têtons, enfin cheap au possible. Et évidemment, notre ami « non, je ne suis pas gay » se met à bander ! Du coup, je suppose qu’ils ont profité de l’occasion pour…hum… jouer au scrabble !
 
Un autre film gay
Premier samedi du mois, minuit. Avec Guillaume, on décide de regarder le film porno de Canal +, histoire de… Pas de chance pour nous, c’est un film gay. Oui, Canal + en passe un par an, on tombe dessus ! Ceci étant, le début est assez marrant, on regarde.
« Ah, quelle semaine, John !
A qui le dis-tu, Bill !
Ça te dirait de venir dans ma maison de campagne ce week-end, John ?
Oh, bonne idée, Bill ! »
Et les voilà à la campagne, habillés en cow-boy mais des cow-boy chics avec des jeans bleu pétrole moulants, un petit foulard autour du cou… Pour accompagner le tout, il y avait une petite musique country très sympathique composée par M. Bontempi pour ses synthétiseurs. Donc John arrive chez Bill et ce dernier entreprend de lui faire visiter sa ferme, avec 2 garçons de
ferme qui traînent dans une grange. Bon, évidemment, John, c’est pas un campagnard donc il oublie sa belle botte dans une bouse. Du coup, il veut s’asseoir sur un ballot de foin pour s’essuyer mais une poule avait osé pondre là. C’est con une poule, quand ça s’y met ! Alors John, il n’est pas content, il n’arrête pas : « Merde, merde, putain ! ». Le tout avec un doublage synchronisé de façon assez expérimentale dans le style la bouche s’ouvre, la voix arrive trente secondes après. Bon, du coup, Bill ramène John pour qu’il se change et les garçons de ferme en profite pour faire des pompes l’un dans l’autre donc on coupe le film-là.
 
20 ans de plaisirs : le film anniversaire de Canal +
Je pense que c’est le summum du film porno drôle ! C’est très amusant, très bien trouvé, une réussite. Bon, je l’ai pris en cours et je l’ai quitté avant la fin mais j’ai retenu quelques scènes culte (ou cul-te, au choix).
 
L’histoire : un producteur de film cul parle de ses projets avec Katsuni et un autre gars et ils imaginent des scènes du film en question. Souvent, il s’agit de parodies de films connus donc c’est extrêmement drôle.
 
Première scène : l’amour dans le frigo. Alors cette scène est particulièrement chère à mon cœur (si j’ose dire) car elle est directement reliée à un délire que j’avais avec Gauthier durant nos premières années de fac. En effet, à l’époque, nous nous faisions de grandes déclarations du style : « hou, je te prendrai la tête dans le frigo ! ». Et bien dans ce film, il y a une scène comme ça ! En fait, le couple commence à s’amuser avec de la nourriture, la demoiselle caresse le sexe de son ami avec du miel pour la fameuse pipe au miel, ce qui m’a un peu interpellée : le miel, ça colle, bonjour l’épilation post-coïtale quand il s’agira d’enlever le miel des poils… Bref, les voilà partis pour une joyeuse levrette, la
dame la tête entre le lait et le beurre puis il finit par lui éjaculer dessus et la pauvre fille fait : « atchoum ! » Et le monsieur, tout affectueux : « Ben alors ma petite puce, on s’enrhume ?
Ben oui, faire l’amour dans le frigo, c’est sympa mais c’est froid. »
 
Mais ce n’est pas le pire ! On passe à une scène plus soft : Laurent Weil, le présentateur de l’émission cinéma de Canal se la joue inspecteur dans Basic Instinct, il interroge une superbe blonde glaciale, imperturbable. Arrive le moment clé : la blonde déplie les jambes et là, entre ses deux cuisses… un énorme pénis. Et là, Laurent Weil fait une tête terrible !
 
Il y a aussi Moustic qui passe dans ce film, il joue le rôle d’un mec qui se retrouve dans la peau d’un étalon face à une donzelle pas farouche et très souple.
 
Parfois, il y a des efforts esthétiques : à un moment, y a un monsieur qui dort à côté de sa femme et, au plafond, il voit une nymphette nue en train de se dandiner sur un lit de pétales, c’était très joli comme effet. Bon après, elle descend dans son lit, elle fait : « je suis toujours vierge.
Ne t’en fais pas, je serai très doux ! »
Et là, il a été très doux, il l’a même pas prise en levrette ! Je n’avais jamais vu de films X où y avait une scène en missionnaire ! Bref, la jeune demoiselle, elle va
vivre une initiation très poussée puisque la dame se réveille après et ils se mélangent tous joyeusement.
 
Mais la scène culte de ce film, la scène que j’ai mimé avec une rare délicatesse hier soir et qui a fait beaucoup rire Banana et Gauthier, la scène Blairwitch ! Alors on voit une fille dans le noir, éclairée par en dessous par une lampe torche. « J’ai peur, j’entends du bruit ! » et là, deux pénis arrivent de chaque côté et la voilà partie dans une double fellation effrénée. Ça donnait à peu près ça : « Hum…hum… J’ai…mmm… slurp… peur ! ». Logique, moi, quand j’ai peur, je taille des pipes, c’est très utile ! Bon, pendant qu’elle s’exécute, des mains étrangères viennent lui tripoter les seins…. « Aaaah, aaah, mmm slurp…que… mmmm… se ahah ! passe-t-il ? slurp hummm ! ». Bon ces messieurs finissent par lui éjaculer joyeusement dessus, je vous raconte pas l’effet avec l’éclairage lampe-torche… Et là, on voit la tente de l’extérieur (oui, ça se passe dans une tente)
et des voix masculines surgissent du néant : « allez, n’aies pas peur, c’était nous !
Oh, vous êtes trop con, les mecs ! »
 
Le problème des films pornos, c’est qu’il y en a un de drôle (pas toujours volontairement) pour dix de pure baise. Mais quand ils sont drôles, il valent vraiment le coup d’être vus,on peut ensuite en parler en société et mimer une double fellation de façon forcément discrète. Personnellement, je milite pour les films pornos comiques… Pour passer de folles soirées entre amis !
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