Quand tu écris le mot FIN

C’est enfin arrivé, je n’y croyais pas. Ca y est, enfin, je l’ai écrit en toutes lettres tremblotantes sur mon cahier : le mot fin. J’ai terminé l’écriture du roman de Maja.

écrire le mot FIN

Admirez donc ma douce écriture

C’est toujours un peu triste une fin. Le roman de Maja, je l’ai commencé en novembre et me voici donc avec un manuscrit de 226 pages avec écrit en énorme à la fin “FIN”, justement. Pas tout à fait la fin de l’aventure puisque j’ai un gros travail d’ultime relecture/réécriture qui ne m’enchante pas trop mais bon, on va pas s’arrêter en si bon chemin, après tout…

Corriger un manuscrit

C’est toujours un peu étrange de terminer une histoire, on est presque surpris d’y arriver, d’écrire la dernière phrase et puis… et puis, c’est tout en fait. Tous les personnages ont fait ce qu’ils avaient à faire, dit ce qu’ils avaient à dire. Dans ce cas, en plus, je n’ai pas prévu de suite comme je l’avais fait pour Technopolis, par exemple, je savais que je retrouverais Oceany et ses amis (je me demande si je vais pas lui changer de prénom, tiens, vu que je suis en train de réécrire le truc) dans de nouvelles aventures que je n’ai jamais terminé. Mais la fin était moins amère, moins définitive. Un peu ce cafard de fin de vacances quand tu quittes un lieu que tu adores mais que tu sais que tu reviendras l’an prochain et que tu retrouveras tes copains.

Là, la fin est définitive. J’ai peut-être l’idée d’une préquelle, comme on dit, sur l’un des personnages mais les autres n’y apparaîtront même pas et je ne suis pas convaincue de l’écrire de toute façon. Finir un roman, ça fait un petit vide, un petit moment d’errement où on se demande un peu ce qu’on va faire après. J’avais déjà des tas d’idées sur les romans que je pouvais écrire après, j’avais quelques lignes de ci, de là… Mais même si mon nouveau projet me motive, j’ai un peu de mal à m’y mettre, mon écriture n’est pas si fluide, je sèche quelques séances d’écriture pour lire, à la place. Et surtout, je crains que la dizaine de pages de l’histoire d’Ofelia n’aille pas loin et que je finisse par switcher sur une autre histoire. C’est un peu la relation pansement de l’écriture.

Ophelia par Waterhouse

Mais quand même. Ce mot “fin”, sur ce roman, il a une résonance particulière pour moi, au delà des généralités du “oh bé ça fait un peu vide, quand même”. 15 ans. Ca faisait 15 ans que je n’avais pas terminé un roman. J’avais des milliers de débuts mais rien de plus. Ca peut paraître con mais c’est une sorte de renaissance pour moi, quelque chose de très symbolique, je retrouve enfin la passion d’écrire que je n’exprimais que sur ce blog. Et autant vous dire que je ne m’arrêterai plus. Même si ça ne donne rien après, c’est pas grave, j’ai donné naissance à une nouvelle histoire qui a un début, un milieu et une fin. Quand j’aurai envoyé mon manuscrit, je vais m’offrir une journée détente au spa. Je l’ai méritée, je crois.

Par contre, ce carnet d’écrivaine est loin de se refermer, j’ai encore plein de choses à dire et à partager !

 

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Amour toxique

J’ai lu y a quelques semaines La vie sexuelle des super héros. Quand j’étais en Égypte, dans un désert à la chaleur caressante et à la lumière enveloppante… Rah j’ai un cafard là ! Je disais quel j’avais donc lu ce livre sur je suis loin d’avoir adoré mais j’y ai trouvé un petit os à ronger : l’amour qui rend dingue et qui te pourrit tout.
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Dans La vie sexuelle des super héros, Mister Fantastic tombe fou amoureux d’une jeune femme et se retrouve embarqué dans ce genre de relation toxique, tellement obsédante que plus rien ne compte, plus rien n’existe. Il néglige sa famille, ses amis, son travail, viré parano et passe son temps à se questionner sur cette relation . Ça sur 150 pages, je vous cache pas que j’ai eu plusieurs fois envie de prendre mon élan et de lui coller une énorme tarte dans la gueule. Pourtant, qui n’a pas vécu ce genre de relation qui vous empoisonne littéralement la vie, la tête, qui fait sortir une partie de votre personnalité peu plaisante ?

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L’amour rend distrait dans un premier temps, un petit tour de magie des hormones, je suppose. Comme dirait la chanson « je ne pense qu’à toi, je bosse plus, je fous rien« . Combien de fois en réunion ou devant mon Pc mon esprit est parti vagabonder dans de doux draps retrouver les bras accueillants de mon aimé. Mais jusque là, rien de bien préoccupant. Évidemment, cette distraction amoureuse n’est pas forcément la meilleure alliée de votre rentabilité et on n’est pas à l’abri d’une boulette mais si on reste un minimum attentif, cet état amoureux est une douce balade sur les sentiers de la vie, pas un chemin de croix.

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Mais l’amour peut parfois être une belle saloperie qui va tout flinguer. Parfois parce que vous êtes tombés sur un connard ultime genre pervers narcissique ou autre psychopathe aimant par dessus tout briser menu sa proie. Mais parfois, c’est juste parce que ça sent pas la belle histoire. Parce que le mec est un connard tout court. Les princes et princesses charmantes* n’existent pas, faudrait s’en rendre un peu compte. Avec de la chance, on tombe sur un camarade de vie bien agréable qui nous rendra notre tendre amour. Avec pas de chance…

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Sauf que parfois, on n’a pas senti le truc venir et on se laisse piéger. On tombe amoureux de l’autre, on lui prête mille qualités et le petit vélo démarre « je suis pas assez bien pour lui/elle ». C’est même le ressort préféré des pervers narcissiques : si cet-te enfoiré-e réussit bien son travail de sape, à la fin, c’est limite si vous n’êtes pas censé le/la remercier d’avoir même daigné poser le regard sur vous et vous avez teeeeeeeellement de chance qu’il/elle vive désormais à vos crochets, pillant vos maigres économies tel un parasite de la société qu’il est (tout en vous parlant des millions qu’il a à la banque mais que vous ne verrez jamais car ils n’existent pas). Parfois, votre douce moitié ne fait rien pour vous rendre malheureux, l’amour toxique peut parfois prendre naissance tout simplement dans le cœur de celui qui se dévalorise. Parce qu’il a mis l’autre sur un piédestal et se ronge les sangs à penser qu’il finira forcément par le/la perdre.

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Alors l’autre devient l’obsession. On guette tous les signes qui prouvent qu’il/elle va nous quitter pour mieux. Paranoïa qui nous ronge, qui bouffe l’autre aussi, obligé de subir nos questions, nos doutes, nos peurs… Fatalement, cette attitude précipite ce que nous craignons le plus : la rupture. Parce que personne ne veut vivre dans un climat délétère, personne ne peut supporter ça. Et si ça vous pourrit la vie, est-ce vraiment la peine de s’entêter ?

*si, j’ai droit de décliner charmant au féminin, maintenant.

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La vie ne dure pas éternellement

Il y a des coups de fil qui te minent le moral en 2 minutes. Vendredi, je suis dans le métro à papoter avec une collègue quand mon mobile vibre “maison”. Tiens, mes parents, que me veulent-ils ? En fait, il s’agit de ma soeur. “Ouais, j’ai pas une très bonne nouvelle. Virginie, la fille d’Henri, est morte dans un accident de voiture”.

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Virginie est donc une cousine éloignée, Henri étant le cousin de mon père. J’ai découvert l’existence de la jeune fille un peu par hasard, sur Viadeo. Mon nom de famille n’étant pas très répandu, il y avait de fortes chances qu’on soit du même sang. Je ne l’ai rencontrée en vrai qu’une seule fois, il y a un an quasi jour pour jour, pour l’enterrement de ma grand-mère. Donc dire que je connaissais Virginie serait exagéré. Je sais juste qu’elle avait 28 ans et qu’elle s’est crashée sur un rond-point aux petites heures de la nuit.

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Mais ça m’a touchée. Depuis la naissance de mon neveu, je prends pleinement la mesure de ce qu’est la vie et de la prétention incroyable du genre humain. On a tous commencé notre histoire en ne mesurant qu’une poignée de centimètres, à passer de bras en bras, à dormir et baver sur tous les membres de la famille, à subir des “higuidiguidi qu’il est mignon le bébé agadagoudou”. Quand je vois ce petit bonhomme câliné comme un chaton, je me dis qu’on est finalement peu de choses. Et puis y a cette histoire de Virginie. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, peut-être y avait-il de l’alcool, peut-être de la fatigue… C’est toujours cette histoire de ça n’arrive qu’aux autres, ces autres qu’on ne connaît pas. Pourtant, par le passé, deux de mes amis ont terminé à l’hôpital en miette suite à un accident. Ils s’en sont néanmoins sortis. Virginie, elle, non. 28 ans, fin de l’histoire.

fin

On croit toujours crânement que la mort ne nous cueillera que dans notre vieillesse, qu’on a le temps, qu’on n’a pas à se précipiter. Et pourtant… Vendredi soir, j’ai été prise d’un violent cafard à l’annonce de cette nouvelle. Un peu de tristesse pour la famille touchée, pour Henri qui vient de perdre sa fille unique. Pour cette vie terminée connement au détour d’un rond-point… Quoi qu’une mort est rarement intelligente…Nul n’est immortel. On accepte plus facilement la mort des gens âgés car comme on dit souvent d’un air fataliste, ils avaient l’âge de partir. Mais à 28 ans, on dit quoi ? A 28 ans, on a des projets, des envies, on a le temps, normalement. Virginie n’en aura plus.

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Et on se retrouve toujours un peu assommé par ce genre de nouvelles. On se dit que la vie est trop courte et qu’il faut en profiter. Sauf que… Sauf que dans les faits, je peux démissionner aujourd’hui ou demain et cramer mes économies en voyages. Et après ? La réalité nous rattrape, la réalité est là, terrible et indifférente. On peut vivre à fond, il y a des choses immuables, des obligations auxquelles nous devons répondre. On aimerait écluser la liste de tout ce qu’on rêve de faire. Sauf que la réalité s’en fout. L’argent ne pousse pas sur les arbres, les journées ne font que 24h, même quand il y a urgence à vivre.

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A 28 ans, Virginie s’en est allée. Et il n’y a en fait rien à en dire. Peut-être que je me poserai moins de questions à l’avenir, que j’essaierai de faire plus de choses aujourd’hui plutôt que demain… J’essaierai.

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C’est trop d’amour

Dimanche soir, me voici de retour chez moi après un week-end éreintant à base de mariage de Yohann le presque frère. Aller-retour quasi express, peu d’heures de sommeil et amour à tous les étages. Seule face à mon bol de céréales (équilibre alimentaire mon amour), je suis prise par la bipolarité de ce genre de week-end : heureuse et triste de me retrouver enfin seule.

Je suis un être social. Rarement chez moi, je cours de la chorale à la plongée, des afterworks aux thés entre copine, de brunchs aux dîners. J’aime la vie en société mais je l’aime car j’ai aussi des moments de solitude, des moments rien qu’à moi où j’écris, je couds (enfin, j’ai cousu une fois), tricote, lis ou même dors. Après des séjours en collectivité, je ne rêve que d’une chose : me retrouver enfin seule.

Mais après de grands moments de fusion collective, la solitude paraît soudain un gouffre. Oui, c’est cool de prendre des douches interminables, rester 15 mn aux toilettes à faire des mots croisés, de se balader en culotte et de manger des tartines de kiri, de ne pas parler, de chanter à tue-tête… Mais y a un manque étrange, ce silence devenu inhabituel te bourdonne dans les oreilles et surtout, surtout… Y a plus d’amour.

Dans ce type de week-end, on est surboostés par le bonheur d’être ensemble, les rires fusent, on est heureux de se retrouver. On baigne dans une atmosphère chargée d’adrénaline et d’ocytocine. Et soudain plus rien, le vide. Seul mon chat me témoigne son affection, mon mec est à un bon millier de km et je me sens con. Sensation étrange de ne pas assez avoir profité.

Comme je le disais l’an dernier, Cendrillon a la gueule de bois. Heureusement, ma maman vient sur Paris fin septembre. Heureusement, ma sœur va accoucher fin novembre. Heureusement Noël n’est pas si loin. Des kilos d’amour familial en perspective. Mais au moment T, quand tu te retrouves seule face à ton chat et ton bol de céréales, tu te tapes un bon vieux cafard…des familles, justement.

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Un week-end si parfait

J’aime à observer la vie dans ses cycles, ses rebondissements et ses circonvolutions. Je suis la pro du cycle Kitchin readapté à la vie privée, je traque les fins de marasmes, les débuts glorieux d’une belle période ou l’accumulation de détails qui annoncent une période de lose. Sauf que parfois, alors que tu te sens plutôt en lose, voilà un week-end si parfait qui tend à te pousser très haut, jusqu’à la période glorieuse.

Faut dire que les éléments étaient réunis. D’abord on était en Bretagne, région que j’aime de façon instinctive. Rapport à mes origines Finistériennes ? Peut-être et justement, je redécouvrai le Finistère avec joie et émerveillement ce week-end. Puis y a la mer. Je n’ai jamais bien su si j’étais accro à la mer, à l’iode, au sable sous mes pieds mais je le dis et le répète, tous mes soucis et chagrins sont dissolvables dans l’eau de mer. Même si en l’occurrence, je n’y ai mis que les pieds et ça m’a suffi. Il a même fait un temps radieux jeudi, j’ai réussi à me ramasser un coup de soleil. En fait, la seule chose que je n’aime pas en Bretagne, c’est l’humidité.

Et puis il y avait des gens que j’aime. Lena et son mari, les copines « plouf » avec qui on a parlé cul à peu près tout le temps (et transit aussi et un petit peu plongée). Des fous rires jusqu’aux larmes, du champagne, de bons moments, le plaisir d’être ensemble, tout simplement.

Et puis quelques anecdotes aussi comme lors du premier déjeuner. Je suis assise à côté d’un garçon dont je ne connais que le prénom, on discute en bande quand je me lance dans une folle histoire à base de « j’étais en cours de physique et j’écoutais pas, comme d’hab, quoi… » »Ah ben bravo, je suis prof de physique ! » »Hihihi, c’est une blague ? » »Non… » Ah oui ok, je vais aller voir sous la table si j’y suis hein… Surtout que le lendemain, j’ai voulu me rattraper donc sur le ton de la blague, je sors « Non, mais je suis pas si nulle que ça en physique, on peut parler d’ohm si tu veux… » Oui, ok, la prochaine fois, je dirai ampère ! C’est triste que mes meilleures vannes ne soient toujours qu’accidentelles.

On a aussi eu la blague sur la rivière. L’immense propriété familiale est traversée par une « rivière » que je qualifierai pour ma part de ru. Le premier soir, le futur marié prend la parole pour nous donner quelques consignes pour le lendemain à base d’heure de départ pour la mairie, et « attention aux enfants rapport à la route ». Discours accueilli avec enthousiasme et là sa mère grimpe sur une chaise « Oui, je vous en conjure, faites attention aux enfants car la route et la rivière sont très dangereuses, ce serait vraiment trop triste que la fête soit gâchée… » Gros blanc, rattrapé par le futur marié « Heu mais si on, il reste des fraises ! », « Oueeeeeee ! ». Du coup, on a passé le week-end à se dire « t’approche pas de la rivière, ce serait trop dommage ! »

Sinon, j’ai exécuté pour la première fois de ma vie des bouquets de fleurs, on a construit deux barnums avec l’équipe des ploufs sans s’engueuler une seule fois, on a super bien géré la douche et les toilettes aussi (on était 7 ploufs dans la même maison ainsi que la famille propriétaire soit 11 en tout). Bref, je retrouvais un peu la même énergie de nos week-end plongée mais en plus fort encore puisqu’on ne venait pas se cailler les fesses dans une eau à 13° mais célébrer l’amour. Amour avec un grand A devrais-je écrire. Une énergie folle, puissante, constructrice.

Alors forcément, quand vient le moment de se quitter après 4 jours ensemble, y a du cafard et du pincement au cœur. Cendrillon a la gueule de bois, disais-je l’an dernier. On sait qu’on se reverra mais ce sera pour d’autres occasions, moins fortes. Alors tu te mets presque à espérer de partir vite histoire de ne pas te faire attraper par la langueur de cette journée d’après où nous errons, groggy, à la recherche de la moindre miette à attraper en plus. Belle allégorie de la vie, on aimerait que les belles choses ne terminent jamais ou se terminent vite histoire de ne pas trop verser dans la mélancolie.

Ce week-end, j’ai fait le plein d’énergies positives, je suis prête à relever le gant cette semaine et me battre telle une lionne. Paris, attention, la Nina 2.012 en mode iodé débarque !

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Les couches du moi

(mon Dieu, ce titre…)

Par moment, j’aime me retrouver seule avec moi-même pour réfléchir à la vie, l’amour, la mort… Et comme je marche 30 mn pour aller bosser, j’ai le temps de penser, voyez. Et justement, l’autre jour, j’étais d’humeur un peu cafardeuse, nostalgique d’un temps qui n’est plus, pensant à ceux que j’aimai et qui ne sont plus. Non pas qu’ils soient morts mais je ne les reconnais plus. Je ne les connais plus.

Avez-vous déjà eu cette sensation, quand une personne a été proche de vous, qu’au fur et à mesure que vous vous éloignez, vous la percevez différemment, souvent plutôt en mal et que petit à petit, vous avez cette impression inconfortable que, de fait, cette personne, vous ne la connaissez pas. Qui est cet(te) inconnu(e) avec qui j’ai tant partagé dans le temps ? En terme d’amour, j’ai toujours considéré que cette sensation venait de la chute d’ocytocine, la fameuse hormone de l’amour qui rend l’objet de notre amour si merveilleux. Mais en y réfléchissant, je me dis que l’explication n’est pas dans l’ocytocine mais dans la perte d’intimité. C’est à dire dans le nombre de couches du Moi auquel on n’a plus accès.

Bienvenue dans le cabinet de Nina B., psychanalyste de bazar. Prenons un individu lambda et posons le comme un sédiment (enfin une roche sédimentaire mais sédiment, c’est plus court et on n’est pas sur un blog scientifique), une somme de différentes couches qui s’accumulent au fil de la vie. J’avais autrefois utilisé la métaphore du tronc d’arbre mais pour la démonstration qui suit, c’est mieux le sédiment. Et puis laissez-moi m’enivrer de métaphore, c’est ma passion, voire ma drogue. Bref, le sédiment disais-je. Quand vous rencontrez individu lambda, vous ne voyez que sa surface. Plus vous apprenez à le connaitre, plus vous découvrez ses strates. Sauf que c’est un sédiment intelligent qui décide jusqu’où vous pouvez creuser et vous bloque à un certain niveau s’il ne veut pas se dévoiler dans son intégralité. Bien sûr, on peut parfois creuser un peu plus profondément sans son autorisation en déduisant des strates explorées ce qui peut se cacher en dessous (une de mes activités fétiches avec la métaphore et je me trompe, parfois hélas, assez rarement). Ou vous pouvez lire ses mails et SMS en cachette mais ça, c’est mal.

Du coup, en fonction du degré d’intimité que l’on a avec la personne, on verra le sédiment différemment. Prenons par exemple moi, personne ne souffrant pas du syndrome de multiples personnalités. Selon les personnes, je suis perçue différemment : mes n+1 et +2 ne savent que peu de choses sur ma vie privée, à part que je fais de la plongée et que je danse sur les bars (et peut-être que je chante mais même pas sûr). Ma principale définition pour eux : chef de projet bien intégrée qui fait son taf sans faire de vague. Pour d’autres dans la boîte, je suis la petite aux yeux bleus du social et c’est tout. Pour mes collègues copains, y a plus d’infos. Pour mes amis encore plus. Et pour mes meilleurs amis et mon hypothétique amoureux, y a quasi tout. Or parfois dans la vie, 2 sédiments qui se sont montrés toutes leurs strates (mon Dieu, cette phrase…) s’éloignent. Au fur et à mesure de l’éloignement, les strates se recouvrent petit à petit et on a la sensation de faire face à un(e) etranger(e). On les avait pourtant connues ces strates superficielles mais nous les avions oubliées et elles restent bien moins intéressantes que la base profonde du sédiment. Libre à nous de rester en surface ou de recreuser mais une nouvelle exploration profonde ne nous permettra pas de retrouver la même base car même la strate la plus profonde se meut en fonction de notre vécu.

Bref, la géologie, c’est pas mon truc du tout (je pense que ça se sent bien). Mais je me suis rendue compte que si j’avais cette sensation d’avoir affaire à un inconnu alors que j’ai partagé une intimité avec une personne, la réciproque est vraie. D’abord parce que la Nina 2.011 n’est pas identique à la Nina 2.012 (Dieu merci pour moi, la 2.011 n’était quand même pas très jouasse) mais surtout que nous ne nous présentons plus que nos strates les plus superficielles, nous tirons un rideau sur nos sentiments les plus profonds, ce qui constitue en fin de compte le Moi absolu, un peu nettoyé du surmoi polissant nos prises de parole dans un milieu où notre intimité n’a rien à faire.

Maintenant, si tu veux me tâcler sur ma non maîtrise de la géologie, fais-toi plaiz (mais explique-moi quand même parce que me dire que je suis nulle en la matière, je le sais déjà, je voudrais en savoir plus du coup).

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Le drame des sapins de Noël en entreprise

La semaine dernière, j’ai travaillé. Peu, 2 jours. Petite ambiance post apocalyptique avec, au max, un employé sur 3 à son poste. Pour vus dire, quand je suis arrivée jeudi matin à 9h20 (parce que j’avais dormi chez Vicky qui travaille tôt), c’est limite si j’ai pas été percutée par une botte de foin roulant par là. Mais surtout j’ai été accueillie par le sapin de Noël. Ou plutôt ce qu’il en reste.

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Jeudi soir, rendez-vous pro dans une boîte qui n’est pas mienne. En attendant mon rendez-vous, je zieute leur sapin. C’est marrant, on dirait le même que nous : en rouge et blanc, il fait la gueule et pas qu’un peu. et j’ai trouvé ça triste. Il y a bien sûr l’explication de l’air chaud en boîte qui le fait lentement s’étioler alors que le sapin familial chez moi était encore tout pimpant quand je l’ai quitté mais je m’en fous de l’explication physique, en fait, c’est pas de ça dont j’ai envie de parler. Non, en fait, je trouve la déprime de ce sapin très symptomatique de cette période étrange qu’est Noël dans une entreprise.

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Déjà, je précise donc que mon entreprise ne ferme pas entre Noël et le Nouvel an comm vous pouviez vous en douter, je suis pas allée bosser par philantropie. Mais la masse salariale a considérablement diminué. Quand je suis revenue jeudi, nous étions 3 sur notre bloc sur les 8 employés. 4 étaient donc en congés et une en maladie. On pouvait aller à la
machine à café sans faire la queue, idem aux toilettes, on recevait au mieux un mail par heure, le calme régnait dans l’open space. Une vie un peu au ralenti, comme si nous étions tous victimes de l’hibernation malgré la chaleur tropicale qui règne dans le bureau. Et après, je m’étonne d’être malade tout l’hiver. Mais peu importe, nous ne sommes pas là pour débattre de la température ambiante en open space. Puis ça me change de l’an dernier où j’enfilais mon sweat de gym par dessus mon pull tellement je mourrais de froid. Bref, je disais donc vie ralentie. Et le sapin, il fait pareil, il décline en même temps que l’activité de la boîte, laissant un étrange sentiment de lendemain amer.

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Revenons au vendredi 17 décembre. C’est le Noël des enfants. A 17h, ça crie, ça piaille, ça court, le sapin étincelle, entouré d’une ribambelle de cadeaux et d’un beau Père Noël, rouge et barbu comme il faut. Pendant que les petits déballent et que l’un d’entre eux vient me montrer son cadeau dont je n’ai toujours pas compris le nom, les grands avalent petits fours et champagne en devisant gaiement. Pour une part d’entre nous, dans quelques minutes, ce sont les vacances. Tant pis pour les dossiers qui traînent, à 18h, après une ou deux coupes de champagne, c’est la désertion. On se revoit en 2011, hein ! 18h, extinction des feux dans une certaine euphorie, dans un grand bruit festif. Pendant 15 jours, les survivants pianoteront mollement sur leur clavier, se disant que ce soir, à 17h, ils seront partis vu que personne ne vérifie leurs allers et venues. La vie sociale de l’open space s’étiole, personne ne parle vraiment, tout le monde a en tête ses derniers achats de Noël ou son réveillon. Ah tiens, un mail ! Ah non, c’est une réponse automatique m’informant que mon interlocuteur est en congés et reviendra en 2011. Si personne ne me répond, autant partir.

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Je trouve que la déprime du sapin est assez symptomatique de cette non vie durant ces 15 jours, successifs à une ambiance festive où tout le monde est clinquant, de bonne humeur. On peut ne pas aimer les fêtes de fin d’années, le champagne fait toujours son petit effet. Et je trouve que ça fout le cafard. Rentrer de vacances alors qu’on n’en a pas envie pour trouver un sapin qui fait la gueule, vestige d’une époque très proche où les vacances étaient encore à venir et non pas derrière nous. Les lendemains de fête ont toujours la même gueule : l’euphorie passée, ne reste que le ménage à faire et la gueule de bois, l’envie d’y retourner encore parce qu’on ne veut pas croire que c’est déjà fini et celle de se noyer dans un verre d’aspirine. De se dire qu’on retourne déjà au boulot dans 2 jours, qu’on sera accueilli par un sapin qui fait la gueule avec ses guirlandes pendantes, ses boules qui menacent à chaque seconde de s’écraser en mille morceaux quelques mètres plus bas, retenues de justesse par une branche molle à l’agonie et je ne vous parle même pas des épines ni de la bonne odeur de sapin partie avec l’humeur de la fête.


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03 janvier, ambiance gueule de bois.

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Et soudain, l’inspiration

Je sais pas pourquoi mais ces derniers temps, niveau écriture, c’est moyen l’inspiration. Pourtant, il y en aurait des sujets à causer. Rien que l’actu, tiens… Mais sans doute que ça me déprime un peu trop, sans doute que j’estime que tout a été dit ailleurs, en mieux ou en pire, selon le média, et que ma pierre à l’édifice ne servirait pas à grand chose. Peut-être que je suis un peu désabusée, aussi, je sais pas. Puis j’ai un peu perdu de mon mordant et de mon cynisme ces derniers temps, je suis tellement Bisounours que je m’en effraie moi-même. Et hors de question de faire un article Bisounours.

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Et puis arrive ce moment béni où, soudain, l’idée jaillit. Par exemple la semaine dernière. J’ai certes mon journal d’une démissionnaire à terminer (alors que je fêtais dimanche mes 2 mois de période d’essai, que d’émotion, j’en suis à la moitié) mais des fois, j’ai pas envie. Et comme je suis très utéro-centrée en ce moment (je sais, on doit dire hystéro-centrée mais j’aime pas ce mot), je tourne un peu en rond. Non mais vous n’imaginez même pas comme je parle de mon stérilet à tout le monde en ce moment. C’est bien, je peux comprendre mes internautes qui sont enceintes, je vis pareil. Sauf que bon, à l’arrivée, j’ai pas d’enfants (principe n°1 du stérilet), ce qui est plutôt une bonne nouvelle au vu de l’état actuel de mon appart. Puis je saurais même pas où le mettre en plus. Et non pas là, merci. Mais voilà, Gudrun est désormais dans ma vie, Gudrun l’a changée et pas trop en bien pour le moment. Moi, j’ai pas les nausées du matin, j’ai mes règles tout le temps. 11 jours ce mois-ci et je rempile le 21 septembre. Voilà, utéro-centrée.

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Mais des fois, me vient une idée, soudain, comme ça, alors que je ne m’y attendais pas. Comme jeudi, alors que j’étais sans idée réelle d’article, voilà donc que se joue le dialogue entre Camille et Eve-Marie sur le déjeuner et que me vient cet article. Ou plutôt me revient car j’avais eu l’idée d’en parler dans le temps mais les idées, si je les note pas, je les oublie. Bien que je consulte finalement rarement mes notes, ce n’est finalement pas si utile mais ça me rassure un peu, sans doute. C’est comme tous ces romans que je n’ai pas écrit dont il reste un embryon de synopsis sur des cahiers oubliés. J’ai même des romans un peu détaillés de ci de là. Certains le sont dans ma tête comme les 4 tomes de Technopolis (arrêtés au tome 2 depuis 3 ans, je dois tout reprendre, je ne sais plus ce qu’il se passe), j’ai aussi une histoire d’ange et de démons en 3 tomes bien avancé dans le squelette mais j’ai pas écrit une page. Puis en ce moment, j’ai écrit une page d’un roman genre histoire d’amour un peu crade (Benjamin Biolay m’inspire) et 3 pages de mon interprétation de Lost. Là, j’ai même la liste des personnages avec leur métier et tout mais rien n’est définitif. Le problème étant ensuite que je ne peux pas tout faire : écrire, lire des blogs BD, jouer à yahoo! jeux, aller dormir chez Vicky, chez Amant chouchou, des fois un peu chez d’autres aussi. Et le week-end, je dors tout court en me disant qe ce serait cool de me la jouer comme Mickey et de faire marcher mes ustensiles de ménages à la
baguette.


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Je divague, revenons en à l’inspiration. L’inspiration, ah, l’inspiration. J’aime quand elle vient me cueillir par surprise, au détour d’une conversation captée, d’une scène observée (ça me rappelle que j’ai écrit un article y a 4 ans qui moisit sur un vieil ordinateur sur les disputes de couple en public, je devrais le réécrire)… Et là, en plus, je bosse sur des forums à nouveau et c’est source inépuisable de sujets en tout genre. Même si ça m’encourage dans mon utéro-centrisme, je passe quand même une partie de la journée à lire des histoires d’allaitements, de femmes enceintes jusqu’aux yeux qui ont peur de l’accouchement (ça s’appelle la tokophobie) mais aussi des histoires de « j’étais enceinte de 8 mois et le foetus est mort » qui filent bien le cafard. Je pense donc voler mes futurs enfants quand j’en voudrai, c’est plus sûr. Quoi que le souci c’est que tu sais jamais trop comment ça évolue. Y a pas longtemps, je voulais voler le bébé le plus beau du monde mais je trouve qu’en grandissant, elle est un peu moins la plus belle du monde alors je pense me contenter de voler le papa (lui, il est magnifique et il a fini de grandir donc pas trop de mauvaises surprises). Oui, voilà, à force de lire des nanas forcément utéro-centrées vu qu’elles ont la vie dans leur ventre, je réagis pareil (sauf que
moi, j’ai pas la vie, j’ai un Güdrun. Ceci étant, vu comme je réagis avec ce truc, je pense que si un jour je tombe enceinte, va falloir me fuir pendant 9 mois, je vais virer hystérique. Etymologiquement, on y revient). Mais sur les forums, y a pas que des histoires de ventre, y a aussi des histoires de fesses, de célibataires heureux ou malheureux, c’est amusant. Du coup ma
liste des notes à écrire s’allonge, s’allonge, c’est sans fin.

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Maintenant si le soir, au lieu de glander sur mon lit à jouer sur mon iPhone (voilà pourquoi j’en voulais pas), je prenais mon petit clavier pour pondre tous ces articles que j’ai en tête (sans parler des romans), ce serait pas mal. Non ?

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Résolution de rentrée : réécrire. Et re-lire aussi, je ne lis plus rien en ce moment, je me demande si c’est pas un cercle vicieux en fait.

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Week-end breton

(Dès que la version de Vicky est en ligne, je vous préviens)

Ca vous rappelle des souvenirs, hein ? A moi aussi. Ce week-end, je suis donc partie chez chérichounette pour les présentations officielles à ses parents dans sa Bretagne natale, dans un pays qui n’est pas le mien (mon quart breton ne vient pas du même coin) mais que j’adore. Un jour, je serai riche, j’aurai une maison là bas. Et au Pays Basque aussi. Quand on rêve, tout est permis.

 

Tout commence vendredi soir, la consigne était la suivante : « y a des bouchons, je vais perdre une heure pour venir chez toi en voiture, radine tes fesses ». Bon, Vicky, elle parle pas comme ça, hein, c’était tout plein d’amour et vachement bien argumenté mais c’était l’idée. Donc je sors du boulot et direct chez la demoiselle. Après une pizza mangée en compagnie de babysitter et une main salement coupée lors du lavage malheureux d’un verre, nous sommes parties. Nuit, pluie et vents, les conditions sont optimales ! Au bout d’une heure ou deux, on s’arrête à la station essence, la demoiselle va faire des emplettes pendant que je garde la voiture. Je la vois arriver à la caisse et là, le monsieur sort une caisse, il s’agite, je comprends rien. En fait, notre pilote mutilée pissait le sang suite à l’ouverture du frigo à canettes (elle est violente notre histoire, attention) et le gentil pompiste l’a soignée. C’est reparti pour un tour, on papote en buvant du burn et de l’eau (ouhlala), on parle de la colocation et de la fin de ce projet :

« Mais, excuse-moi de te poser la question, t’envisages pas de t’installer avec Babysitter ? Non parce que là, il paie un loyer pour rien.

– Ben, j’osais pas t’en parler de peur que tu le prennes mal…

– Bah, j’osais pas te dire que même si je vous adore, je n’avais aucune envie d’emménager avec un couple. »

Ce qui est bien avec Vicky, c’est qu’on est toujours d’accord. Du coup, je pense que je vais relancer le projet déménagement à la fin de ma période d’essai, vers le printemps, dans une ville voisine de Plumes où y a le terminus du métro, histoire de mettre fin à mes amours sénécéfiques malsaines. A 3h, on arrive chez elle. J’avoue que j’ai pas vu passer les 5 heures de trajet ! Après une présentation rapide de Mme Vicky aka le Hobbit, on va se coucher.

Le lendemain matin (midi, c’est encore le matin, le week-end), je rencontre son papa et après un café et un déjeuner vite expédié, on récupère Marmotte Narcoleptique (son frère, quoi) et direction la mer ! Ma phrase précédente est atroce mais on s’en fout. Bon, je connais le coin vu que c’est là que vit aussi Guillaume II mais la mer, j’adore, ça m’émeut à chaque fois. On dépose Marmotte qui nous fait un sublime strip sur le parking à côté de la plage pour enfiler sa combi de bodyboard (ou je sais plus quoi), nous, on retourne en centre ville faire des achats. Et là, je vous laisse apprécier la minute blonde de ma Vicky adorée. On rentre dans un magasin de fringues pour acheter un beau pull à Marmotte et au moment de payer « ah non, j’ai pas ma carte ! ». Pas de soucis, moi, j’ai la mienne, je paye. On repart et juste avant d’arriver dans la voiture, elle la retrouve… dans la poche arrière de son pantalon où elle avait cherché « oui mais normalement, mes poches sont moins profondes, j’ai pas cherché jusqu’en bas ». Hum… Retour à la plage re-strip tease, on va boire un chocolat pour moi, un diabolo violette pour eux (quels tarés ces Bretons) puis après une dernière course, retour chez la famille Badhairdays (BHD). On regarde les chiffres et les lettres et question pour un champion en famille, j’avoue honteusement avoir su répondre à quasi toutes les questions sur les groupes de filles…Dehors, c’est le déluge, ça souffle, y a même le tonnerre, brrrrr… Et il faut ressortir ! Ben ouais, on va manger chez Hobbit Suprême, la grand-mère de Vicky. Comme j’avais été avertie du punch de la mort, je me suis contentée d’un schweppes agrume. Papa BHD et,Marmotte ont droit à un cadeau, on mange (les coquilles st jacques, c’est quand même de la balle) puis retour à la maison où maman BHD, Vicky et moi regardons la fin de Jericho (la série que j’ai à moitié ratée) et New York police spéciale et dodo.

Dimanche, c’est tempête donc on reste au chaud à manger des crêpes maison. Il y a des crêpes avec des pommes incorporées, autant vous dire qu’après le goûter, je roule. On se lave, on regarde la télé, Vicky me montre WOW. Bon sang, je ne dois pas céder à la tentation, non, je dois d’abord finir FF X. Le temps passe à une vitesse hallucinante, c’est déjà l’heure de repartir, autant vous dire que j’ai pas envie. Surtout que pour fêter mon départ, je fais ma blonde genre « mais mon train, il est à 19h ! ». Arrivée à la gare, what a surprise, le train est à 19h21… Ah ben pour le coup, j’étais sûre de pas le rater ! En plus, ils sont rigolos les Bretons, genre ils mettent le TGV à quai mais c’est pas encore le bon affichage donc je vais voir le contrôleur, paniquée : « Monsieuuuuuuuuur, je comprends pas, je dois aller voiture 13 et ça va que jusqu’à 10 et en plus, c’est pas le bon numéro du TGV ! – Si, si, regardez, maintenant, c’est le bon ! ». Quels blagueurs à la SNCF, quand même. Bon, là, c’est l’heure pour de vrai, je monte dans mon wagon en 1ère classe, siouplé, et
départ.

Bilan du week-end : un bon bol d’air frais, bien pris dans ma face mais franchement, deux jours loin de Paris (et loin d’un ordi), ça fait tellement du bien que dimanche soir, j’étais toute cafardeuse. Surtout que cette ville est pleine de souvenirs pour moi, des bons puis des moins bons avec Guillaume. Maintenant, j’en ai aussi avec Vicky et la famille BHD. Même que Vicky, elle a dit qu’elle pourra jamais devenir lesbienne car j’ai tellement plu à sa famille qu’elle pourrait pas trouver une compagne qui leur plaît plus que moi. Oui, j’ai pu constater une nouvelle fois mon côté belle fille idéale. Maintenant, j’ai hâte d’être à mon prochain week-end en province et c’est à Noël que ça va se passer. Dans 20 jours…

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La liste de la fille qui part

Et voilà, j’ai officiellement fini mon contrat, je débute le nouveau lundi, c’est dingue.


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– Cher Bradou. Décidément, je n’arrive pas à te voir. La première fois, j’ai dû annuler à cause de la grève des trains car rentrer chez moi vers 23h30 quand il n’y a plus de train, c’est moins facile. Nous avions donc à nouveau rendez-vous ce soir. Comme je suis timide, j’étais venue accompagnée de Lo. Même que pour être honnête, c’est elle qui avait eu l’idée. Donc ce soir, on fait la queue au ciné. Arrivée à la caisse, la guichetière prend son micro « la séance pour le film « l’assassinat de Jesse James… » est complète ! ». Méééééééééééé ! Du coup, excuse-nous mais on s’est consolées avec George Clooney. Mmmmm, il est so sex ce George quand même.

– Dernière journée de taf, je suis cafardeuse. A midi, je paie mon pot, normal, c’est champagne ! Au bout de 3 verres, malgré le café et le biscuit petit déj chocolat orange de taillefine (trop trop bon), je suis pétée. Je m’extasie sur le signe astrologique de Guillaume, lui expliquant que d’après mes expériences, les scorpions sont des amants hors pair. Bon du coup, je fais une entorse à mon régime, je vais manger autre chose que mon éternelle soupe parce que ça va pas suffire. Surtout que j’ai 150 choses à finir, à montrer à Yohann 2 mon remplaçant. Evidemment, pour finir en beauté, j’ai un chat VIP de 18 à 19h. Bon ben 19h, je range mon bureau. Une fois rangé mon pot de café lyophilisé, mes sachets de thés et de soupe (j’avais fini mes taillefines), il ne reste plus rien de moi. On est peu de choses. Je fais le bisou à tout le monde et rejoins Yohann1, Philippe et Sébastien qui jouent aux fléchettes pour dire au revoir. Et je
me fais embarquer pour une ultime partie que je perds lamentablement. Bon, j’ai ordre de repasser sinon Guillaume m’a menacé de filer mon numéro à bloggeur chieur ultime.

– J’ai repris le tricot mais la reprise fut un peu dure, je compte trois merveilleux trous dans mon échantillon… On dira que c’est concept.

– Vendredi, la secrétaire m’appelle pour me faire signer ma fin de contrat et me donner mon dernier chèque. Pif, 300 euros de plus par rapport à d’habitude, héhéhé !

– Si tu n’as pas de personnalité, crée ta bimbo ! Pour arriver au niveau suivant, je dois faire plein de défis. Pour ceux qui ne connaissent pas, « défier » une
bimbo, c’est en gros faire un espèce de match et celle qui est fringuée le plus cher gagne. Or cette semaine, ils ont sorti une nouvelle tenue Halloween. Du coup, toutes les nanas ont fringué leur bimbo pareil. Du coup, je leur éclate la tête à chaque fois. Mouahahahahah !

– Dans la série « la fille hyper attentive à ses voisins », suite du couple qui a un bébé et qui vit dans l’appart mitoyen du mien. Un soir, je rentre, je remarque un
truc bizarre sur leur boîte aux lettres : ah, y a plus de nom dessus ! Ces gens sont d’une discrétion quand même : ils font un bébé, ils déménagent et je les entends même pas faire tout ça. Et leur remplaçant a eu la délicatesse d’emménager le week-end où j’étais chez mes parents. Ce qui n’est pas le cas des enfants de mon voisin « kilétrobomépaaimable » et sa femme. Après la charmante Anna qui gueulait tout le temps, son petit frère Guillaume prend le relais. L’autre jour, j’entends un gamin qui gueule dans la rue. Tiens, il passe sous ma fenêtre. Tiens, il rentre dans l’immeuble. Tiens, il monte les escaliers. Tiens, il a pas de bouton stop.

– Ce qui est bien quand on forme quelqu’un, c’est qu’on peut jouer les esclavagistes, un peu. Du genre « bon, Yohann, je vais faire des courses pour le pot, tu viens avec moi pour m’aider à porter les sacs ? ». J’adore.

– « Bon, Nina, mi novembre, on va lancer les bons points sur telle plateforme de blog alors il faudra qu’on lance un article sur le sujet, tout ça, tout ça. – Guillaume, je pars vendredi… – Ah oui, c’est vrai… Yohann, mi novembre, on lance les bons points sur telle plateforme de blog ». Un autre jour : « Guillaume, viens voir, j’ai un cas à te soumettre – Oh oui, soumets-moi ! ». Hier, Yohann(1) : « Tiens, Nina, je t’ai choisi des fléchettes, tu vas voir, elles sont bien ! – Ah super merci ! – Ouais, enfin, je sais pas si tu fais bien de me faire confiance ! – Ouais, je suis naïve des fois ! – Oui, j’avais remarqué ! ». Ils vont me manqueeeeeeeer !

– Je suis attendue lundi « à partir de » 9h30 à mon nouveau taf.

– Cette semaine, pas de clip mais un mini film d’animation qui évoquera des souvenirs à tous les proprios de chat (d’ailleurs, Kenya est en train de me regarder d’un air atterré quand je rigole devant).

Quand le chat est reveillé via Koreus

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