Old boy de Park Chan-Wook : sors de ta zone de confort

Petite pause dans les dystopies car il faut savoir varier les plaisirs et j’ai très envie de vous parler d’un film… ou plutôt de ce que ce film représentera désormais pour moi. Il s’agit de Old Boy de Park Chan-Wook, film que je voulais moyennement voir parce que “oh les films violents, j’aime pas” et que j’avais tort parce que c’était bien cool.

Old Boy de Park Chan-Wook

Lundi 14 août, je profite avec joie de ma journée de RTT imposée dans ma famille avec tous les gens que j’aime : mes parents, la tribu de ma soeur dont les quand même remuants Saturnin et Pivoine (cette enfant nage à 23 mois…), on a fait un repas de famille la veille avec tout le monde heureux… bref, je pataugeais dans une piscine d’allégresse. Nous avions prévu avec Victor d’aller faire un tour dans le Quercy parce que c’est putain de beau, ma région, mais une grosse flemme nous a pris et nous sommes donc restés à végéter devant Netflix. Un film ? me propose-t-il. Je le laisse choisir et me voilà face à Old boy de Park Chan-Wook. Je suis entre mou et intérêt : oui, on avait dit qu’on devrait se mater plus de films coréens et à part Dernier train pour Busan,on n’a pas tenu notre résolution. Mais les films de gens qui se battent et se tuent, ça m’ennuie. Ouais, je ne connaissais pas du tout l’histoire, j’avoue.

Old Boy, une histoire de vengeance

Donc l’histoire, justement. Oh Dae-Tsu est un gros loser alcoolique qui disparaît un soir de pluie, enlevé par on ne sait qui. Pendant 15 ans, il va rester captif, perdant peu à peu la raison, tapant contre des murs pour s’entraîner et cherchant par tous les moyens à s’échapper. Un matin, il est relâché par son mystérieux ravisseur. N’ayant plus rien à perdre puisque son bourreau a tué sa femme et que sa fille est partie vivre à l’étranger, il va arpenter la ville pour retrouver qui lui a fait subir ça et se venger. Il sera aidé dans sa quête par Mi-Do, une cuisinière qui le recueille dès sa sortie, qui pleure beaucoup et qui a une tête de poussin perdu (ce qui lui vaut immédiatement toute mon affection) et son ami d’enfance Joo-hwan.

Old Boy - Oh-Dae-Tsu et Mi-Do

Donc un thriller assez classique sur le papier à base d’enquête, de vengeance et de gens qui prennent cher, partie qui, en général, me blase complet car j’ai parfois du mal à y voir autre chose que de la violence gratuite, mais là, c’est pas le cas car tout fait sens. La moindre scène un peu hard a une justification dans le climax final. Comme l’histoire est tirée d’un manga, il y a quelques scènes assez stylées qui semblent copiées-collées de cases manga, notamment la toute première ou encore la première scène de bagarre, le plan avec les parapluies au tout début. Et j’aime cette esthétique. Le seul truc que je reprocherais au film, c’est une astuce scénaristique qui nous met sur une fausse voie alors qu’avec Victor, on avait deviné direct une des grosses révélations du film mais à la limite, c’est pas si grave.

Old Boy

Donc oui, j’ai aimé le film, vraiment, et j’étais contente de l’avoir vue et c’est là que je tombe sur le sujet que je voulais aborder dès le départ : il faut savoir sortir de sa zone de confort, culturellement parlant. Je suis pas une grande cinéphile parce que j’ai pas envie de voir 9 films sur 10 qui sortent. Parce que le synopsis est moisi, parce que j’aime pas tel style ou tel style, j’aime pas tel acteur, que c’est déjà vu 100 fois, gna gna gna. Et je pense que pour certains films, c’est pas si mal de passer son tour, je vous parlerai à l’occase de tout le mal que je pense du hate watching. Mais parfois, faut savoir un peu dépasser ses à priori, surtout quand la critique est unanime. Donc Old Boy, c’est oui et on va reprendre cette bonne résolution de découvrir le cinéma étranger (hors américain) pour découvrir de nouveaux modes de narration, de pensées… et de vie, aussi.

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Cette incroyable boule de bonheur

19 mars 2012. Comme tous les lundis, ma soeur me prend à la sortie du boulot pour qu’on aille jouer les Britney ou les Adele à la chorale. « Ça va ? Me demande-t-elle.
– Ouais, ouais, super et toi ?
– Ouais, j’étais en week-end chez les parents. D’ailleurs, j’ai décidé de lire de nouveaux trucs. Tiens, regarde dans la boîte à gants ! »


Je m’exécute et vois un magazine à la couverture rouge et une première syllabe : « Ma. » Premier réflexe : penser qu’il s’agit de Management et vouloir répondre « ah moi aussi, je suis abonnée ! » mais je regarde mieux et la deuxième syllabe apparaît : »…Man. » Oh mon Dieu ! « Tu… Tu es enceinte ??? » « Oui ». À partir de là, ce fut larmes et ultrasons. Et dans mon corps, une boule, une véritable boule de bonheur qui se gonfle et éclate, inondant mes tripes d’une douce euphorie. Orgasme du cœur. Je suis TELLEMENT heureuse, l’ai-je déjà été autant ? Ma sœur, ce petit bébé que je baignais dans ma prime jeunesse, cette adorable bambine à la bouille et aux yeux ronds et sa petite coupe champignon, ce petit bout là va donner la vie. Je vais repleurer un coup.

Petite anecdote : le 20 février, je me rends chez une voyante en compagnie d’Anaïs, Anna et Isa brune. Au milieu de pas mal de conneries (je ne savais pas à l’époque mais y a un sujet sur lequel elle s’est violemment vautrée), soudain, elle me parle de ma sœur et s’écrit : elle est enceinte ! Déjà, j’avais eu ma petite boule de bonheur à ce moment-là mais j’étais vite retombée, me rappelant que la dame était voyante et non la gynécologue de ma sœur. Résultat : ma sœur est tombée enceinte le 24 février… Bien vu. Dommage que t’aies pas vu d’autres trucs un peu importants et assez immédiats parce que bon, tu m’as dit sur j’allais rencontrer l’Amouuuur et peut-être même avec un mec qui bosse dans la restauration (?? C’est pas du tout un univers qui me parle) et pour le moment, peau d’zob… Enfin non, justement. Mais je m’égare.


Du coup, je traquais ma sœur. J’avais bien entendu raconté cette folle histoire de voyante à ma mère, avec interdiction d’en parler à ma sœur qui n’aime pas les marabouteries en tout genre. La semaine précédant la fameuse révélation, elle m’avait glissé « non mais les règles arrivent, je suis de mauvais poil ! ». Du coup, le lendemain, coup de fil à ma maman « Bon, Alice doit avoir ses règles depuis mardi, tu surveilles ce week-end hein ! » Ok, ça fait psychopathe dis comme ça mais pendant mes vacances en Thaïlande, j’avais rencontré une maman qui avait eu du mal à tomber enceinte et vivait très mal l’inquisition des autres « alooooors, t’es enceinte ? ». Du coup, je préférais guetter les signes que de demander directement, histoire de pas mettre la pression à ma pauvre sœur.

Et voilà, je vais officiellement être tatie. Après le marasme 2011, rien ne peut me rendre plus heureuse. Maintenant, il va falloir attendre un mois et demi avant de connaître le sexe puis c’est parti pour la phase cousette et tricot pour que mon futur neveu ou la future nièce soit le plus beau ou la plus belle. J’ai de grands projets pour cet enfant, faudra juste que j’en touche deux mots à ma sœur (si tu me lis sœurette, je voudrais bien l’inscrire aux bébés nageurs et l’y amener, dis ouiiiiii !). Je suis euphorico-hystérique, j’ai le sourire éclatant dès qu’on en parle, je pousse des hiiiii! à tort et à travers, j’attrape tous les bébés qu’on me tend histoire d’être bien prête à bichonner ce futur petit bout.

Tatie M-5.5. J’ai haaaaaate !

(en tant que tatie en devenir, je me réserve le droit d’abuser des voyelles).

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