Bloguer ou bosser: l’impossible alliance ?

J’ai un défaut: j’ai des idées, tout le temps. Des idées de livres à écrire, d’articles à vous faire… ou de blogs à créer. Et je vous parle même pas des 38 boutiques Etsy auxquelles j’ai pu penser. J’avais eu aussi l’idée y a 5 ans de faire des articles vidéo (des podcasts, quoi) avec des ponctuations issues de séries télé. Quand j’ai vu l’explosion des tumblr gavés de gifs animés exploser (et les articles qui utilisent encore ce type d’illustrations aujourd’hui), j’ai saisi à quel point j’avais trop eu la bonne intuition… et loupé le coche. Bon après, rendons à César ce qui lui appartient: “mon” idée géniale était directement inspirée de Dream On. Et en plus, j’ai une culture série de merde. Mais bloguer en travaillant, gérable ?

Bref, j’ai plein d’idées, des trucs où je me dis “tiens, je vais lancer ça pour me payer des vacances” (enfin, ça me paiera au mieux le café à l’aéroport) ou “tiens, je vais lancer ça, ça fera bien sur mon CV” voire “tiens, je vais lancer ça, ça me permettra d’acquérir telle compétence” (et ça fera bien sur mon CV)”. Oui, j’ai des idées mais pourquoi j’estime que c’est un défaut ? Facile: parce que si j’ai les idées, j’ai juste pas le temps de les appliquer donc je suis frustrée.

Bloguer en travaillant , le défi impossible ?

stressed woman with computer

Si je devais résumer ce blog, je dirais très grossièrement qu’il y a eu 2 périodes: la faste et la ronron.

La faste: au début où nous avions trois ingrédients de succès: le cul (version sans filtre), la régularité (1 article par jour) et surtout le temps d’entretenir la communauté (pas étonnant que je passe ensuite par la case community manager) et d’avoir de nouveaux lecteurs en postant des comms de ci de là.

bouton-commentaire

La ronron: beaucoup moins de cul pour cause de “j’ai des collègues maintenant, on ne sait jamais”, une régularité plus que relative et surtout plus aucune gestion de la communauté pour cause de manque de temps. Comme qui dirait les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés.

Mes jambes pré opération du genou et pré trou dans la jambe parce que je suis tombée dans le métro

Mes jambes pré opération du genou et pré trou dans la jambe parce que je suis tombée dans le métro

Il est vrai que ce blog m’apporte juste un espace de prise de parole mais c’est bien tout désormais. Et je n’ai aucun regret en soi. Contrairement à mes autres projets de blogs (ceux qui ne voient pas le jour, j’entends), les vingtenaires ne nécessitent que rarement un travail de recherche, on est plus dans le fact checking qu’autre chose. Pourtant, j’aime ça, chercher, c’est toujours l’occasion d’apprendre quelque chose mais pas le temps. D’autant plus maintenant que je suis en couple et que je vis entre deux apparts.

(sac trouvé sur Claire Production mais en rupture de stock mais vous pouvez cliquer quand-même si d'autres trucs vous plaisent)

(sac trouvé sur Claire Production mais en rupture de stock mais vous pouvez cliquer quand-même si d’autres trucs vous plaisent)

Mais parfois, je soupire devant certaines occasions manquées. Non pas que je compte devenir millionnaire grâce à mon blog, je suis légèrement réaliste mais du coup, je perds l’aspect expérimentation sur certains réseaux ou sur l’écriture, le public reste modeste. Parfois, je me pique de vouloir relancer la machine, faire un peu de SEO, essayer de booster un peu les réseaux sociaux mais je laisse vite tomber… essentiellement par manque de temps. Et d’investissement aussi. Ce que j’aime, moi, c’est écrire. Le reste, ce serait bien que je sache faire mais la flemme… Ouais, la flemme. D’abord parce que la naturopathe avait dit que j’avais droit mais surtout… bah une fois un article écrit, j’ai pas le courage de faire “buzzer” en commentant ailleurs, en allant interpeller des gens qui parlent du sujet et surtout, surtout, j’ai la flemme ultime de fréquenter la blogosphère et ses soirées sponsos. Je crache pas sur les blogs en général, certains sont tops, mais alors le côté soirées de marque, c’est peut-être un peu trop proche de mon boulot pour que j’ai envie. Sans parler du fait que c’est un milieu assez puéril (et Machine elle a dit de truc que ci, que ça et lui, je l’aime pas, lui parle pas, et elle, c’est trop une michto, blablabla) donc un gros “pas envie”. Enfin, je dis ça des blogs, les Tweet apéros et co, c’est pas forcément mieux… En fait, c’est un peu partout pareil, je crois juste que je suis devenue associale et que j’ai juste envie de voir a) mon mec, b) mes potes. Les soirées pince-fesses, à part pour faire progresser ma carrière, non, non, non.

NON MERCI !

NON MERCI !

Mais reste la frustration. Celle de ne pas avoir le temps d’écrire comme je veux, celle de ne pas arriver à écrire une relative success story (le défi étant donc de “réussir” à monter un truc sans se taper les soirées sus-nommées. Et surtout de mener de front ma vraie carrière et ce petit projet, je n’ai pas envie de devenir “blogueuse pro”, voyez). Que si, parfois, le secret pourrait résider dans l’organisation, ces derniers temps, le travail me pleut dessus et il devient difficile (impossible?) de sauver quelques minutes d’écriture. Avec de la chance, une fois que Victor et moi serons installés ensemble, je pourrai écrire un peu le soir, mais rien n’est moins sûr. Mais il faudra car mine de rien, le blog, ça reste le meilleur truc pour rajouter du sens au métro, boulot, dodo.

 

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L’avant, le présent, l’après

Par Bobby

Quand je suis arrivé dans l’équipée des Vingtenaires, je venais d’avoir vingt ans. Et puis j’ai arrêté d’écrire pendant presque un an, comme si mes vingt-et-un ans étaient passés en un instant. J’ai vécu une longue relation, ma première vraie longue relation. Quinze mois. Et puis voilà que j’ai vingt-deux ans, et que tout s’arrête. Angel et moi, nous nous séparons, et je ne sais pas ce qui va se passer. Inutile de vous détailler le pourquoi du comment de cette rupture, ça reste une affaire privée. J’ai parfois pensé à écrire à mes collègues pour le Courrier du Coeur de manière anonyme, mais sans jamais oser. Et puis, de toute façon, Nina est trop forte, elle m’aurait illico démasqué avec mon IP.

Ce que je trouve dommage, en relisant mes articles ici, ce sont les sautes dans le temps. Je voudrais tout consigner, jour après jour, les pensées, les apparences, les modifications imperceptibles, afin d’observer a posteriori la lente évolution des choses qui m’entourent. Garder une trace de nos hésitations quotidiennes, et pas seulement faire un signe une fois qu’on a pris tel ou tel chemin. C’est peut-être pour ça que je préfère le cinéma à la photo, parce qu’il capture un flux et non pas des instantanés. Depuis quelques temps, j’essaye d’approfondir en permanence ma réflexion
sur le cinéma, et sur la création en général. Parce que j’ai des idées qui fleurissent dans ma tête chaque jour, mais qu’il faut apprendre à les trier : savoir garder les vraies intentions, et élaguer le reste, tout ce qui est futile et frivole. Ca doit être parce que je suis en fac, et mes études de philo y sont sans doute aussi pour quelque chose. Je suis heureux d’être étudiant en université et que l’on m’incite à remettre les choses en questions, y compris celles qui me tiennent le plus à coeur. Bien sûr, je ne dis pas qu’il faut être en fac pour apprendre à être un tant soit peu sceptique, mais quand je vois la façon dont les études universitaires sont dépréciées, y compris par des gens en licence, quand je vois à quel point on nous fout la trouille avec l’avenir, à nous menacer de nous perdre dans une voie sans issue, alors qu’une orientation plus professionnelle nous serait plus bénéfique, j’ai juste envie de hurler.

Je crois que j’ai envie de faire de la connaissance mon cheval de bataille pour la vie. Au delà de l’amour et du bonheur matériel. Je crois que je veux faire de longues études et de la recherche. Et je crois même que je veux devenir universitaire. Parce que je ne me plierai jamais aux exigences idiotes de l’industrie cinématographique. Parce que je préfère expérimenter ma tambouille audiovisuelle en dehors de mes heures de travail sur le cinéma et la culture plutôt que de faire des films qui plaisent au public et dans lequel les producteurs peuvent couper sans scrupule. Je
veux faire de l’art, pas des compromis. Je sais que ça ne sera pas facile, bien sûr, je sais aussi que c’est un milieu rude, compétitif, parfois cruel et financièrement apocalyptique. Mais j’ai déjà trouvé un master intéressant à la Sorbonne qui me fait bien bander et j’ai l’immense chance d’avoir des parents qui me soutiennent. Affaire à suivre…

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Envie de nouveauté dans votre rédaction ? Une journaliste-blogueuse à votre disposition

Comme promis la semaine dernière, voici ce que j’ai envoyé aux rédactions quand je cherchais du taf. Pour info, on m’a proposé un CDI grâce à cette approche mais comme j’avais trouvé du boulot entre temps, je l’ai finalement refusé.

Une place vient de se libérer au sein de votre rédaction ? Vous cherchez une nouvelle pigiste pleine de bonnes idées qui peut faire renaître une de vos rubriques ?

Je vous propose mes services.

  • Jeune mais expérimentée

Du haut de mes 26 ans, j’ai accumulé pas mal d’expérience. Etudiante, je traquais déjà la possibilité d’apprendre. Mais pour ne pas être en reste, j’ai passé un master 2 de journalisme à l’IEP de Toulouse.

Sur mon CV, vous constaterez des expériences aussi diverses que variées, du sportif au féminin, en passant par le géopolitique. Parce que ces domaines me plaisent, mes magazines féminins se mêlent à mes magazines d’actu.

J’ai, jusqu’à présent, refusé de me cantonner à un domaine, de peur de me fermer des portes. Je pense en effet que tout(e) bon(ne) journaliste doit être capable d’écrire sur n’importe quel sujet sans que le lecteur soit lésé. Car si je suis aujourd’hui journaliste, c’est essentiellement par curiosité et désir d’apprendre, encore et toujours. Chaque article est l’occasion pour moi d’apprendre quelque chose et de partager mon nouveau savoir aux lecteurs.

A 26 ans, j’ai quitté depuis un an les bancs de l’université et j’ai toutes les qualités de la jeunesse. J’ai des idées, de l’enthousiasme et je peux faire des nuits de 5h sans que ça se voit le lendemain. Motivée, je ne travaille pas en gardant un œil sur la montre : je ne pars que lorsque le travail est terminé.

  • Une blogueuse reconnue

Je tiens plusieurs blogs qui ont un certain succès, le plus connu étant les vingtenaires (www.vingtenaires.com) lu en moyenne par 1500 visiteurs uniques par jour, soit l’équivalent d’un Olympia. Sociologue improvisée, j’analyse ma vie et celle des autres, j’observe mon entourage, les gens dans la rue et j’écris. Bien intégrée dans la blogosphère, je maîtrise parfaitement cet univers, vrai phénomène médiatique. Outre les articles et émissions qui y sont consacrés, les blogueurs sont aujourd’hui des références pour les journalistes. J’ai ainsi été interrogée plusieurs fois par des journaux comme Zurban ou Technik’art.

Ce blog illustre :
– ma capacité à avoir plein d’idées car un article par jour, ça n’est pas toujours évident
– ma capacité à gérer les autres rédacteurs, à édifier un calendrier des publications
– susciter l’intérêt de plus d’un millier de lecteurs qui viennent tous les jours à l’heure du café pour connaître ma vision de la vie.

Ecrits en une demi heure environ sans aucune documentation, ces articles pourraient être développés et faire de vrais dossiers pour vos journaux. Mais pour ne pas m’enfermer dans ce style, je viens de créer un nouveau blog qui me permet d’écrire sur tous les sujets qui me tiennent à cœur. Plutôt que d’attendre qu’on me laisse de l’espace dans un journal pour écrire, je me crée mon propre espace de communication.

  • Une démarche originale

Vous lisez mon plaidoyer pour ma personne et vous devez vous dire que ma démarche est inventive, peut-être risquée. Mais je sais que je dois être la trentième personne de la journée à vous envoyer une candidature spontanée et je vous épargnerai une lettre de motivation stéréotypée. J’ai donc choisi une démarche plus amusante afin d’attirer votre attention sur ma candidature, qui n’en demeure pas moins sérieuse.  Je suis idéalement à la recherche d’un poste fixe (CDD ou CDI) mais aussi de piges. Comme vous avez pu le constater en allant voir mes blogs, je ne manque pas d’idées.

Je joins à ce communiqué mon CV avec mes coordonnées, je me tiens à votre disposition pour tout entretien.

Je vous remercie de l’intérêt que vous porterez à ma candidature. Dans l’attente d’une réponse de votre part,

Cordialement

Nina Bartoldi

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Quand la motivation revient

La semaine dernière, j’ai un peu fait l’article sinistre sur les bas du chômage. Mais il y a également des hauts et il est important d’en parler, ne serait ce que pour éviter la dépression de mes lecteurs chômeurs. Alors parlons de ce regain de motivation régulier qui nous attise.

Quand j’étais au chômage, ce qui m’a aidée, c’est l’orgueil d’un côté, mon entourage de l’autre. Des refus, j’en ai essuyé, des semaines sans qu’il ne se passe rien aussi. L’avantage quand on touche le fond, c’est qu’on peut donner un coup de pied pour remonter. A chaque non, je me laissais une demi-journée voire journée pour chouiner et faire chier mon monde. Puis ça repartait. Tu crois vraiment que je vais me laisser faire, la vie ? T’as pas compris que plus tu me rabaisses, plus j’ai envie de t’envoyer dans les dents que je suis plus forte que toi ?

Des idées, quand j’étais au chômage, j’en ai eu des milliers. D’abord, j’ai voulu faire un press book sous forme de magazine avec édito me présentant, un « Nina mag », en quelques sortes. Premier souci : je ne suis pas maquettiste et très peu à l’aise sur le logiciel quark Xpress que j’ai vaguement utilisé lors de mon DESS de journalisme. Disons que je sais la base mais je ne sais pas faire les feuilles de style, ce genre de truc. Bon, j’achète un bouquin. J’ai réussi à apprendre le html sur le tas et à me bricoler un site web à l’époque, je peux tout apprendre pour peu que je m’y mette sérieusement. J’en parle à Alex qui n’est pas très chaud, il a peur que ça fasse un peu trop égocentrique. Oui, je dois convaincre que je suis la meilleure, c’est pas le souci mais point trop n’en faut. Alors je trouve une autre idée, un espèce de communiqué de presse, je vous le montrerai la semaine prochaine.

Quand t’es au chômage, la moindre lueur fait du bien. Il est vrai que je n’ai pas été inactive pendant tout ce temps. Entre octobre 2005 et avril 2006, j’ai eu un CDD de 3 semaines enchaîné direct sur un stage de 4 mois mais ça laisse quand même pas mal de mois d’inactivité. Le but est de faire le max de choses pour ne pas laisser une
impression de creux dans le CV. Déjà, j’ai ma pige, certes non rémunérée, pour un site étudiant. L’ayant commencé en janvier 2005, quand je trouve un boulot, ça fait plus de deux ans que je suis chef de rubrique étranger, c’est quand même pas mal. Et puis y a d’autres occasions, des piges un peu à droite à gauche, mon travail pour Modo qui m’a quand même accompagnée un couple de mois. Il ne faut pas que ça prenne tout mon temps mais le matin, quand je me lève, j’ai de réelles choses à faire, des articles à écrire ou des dossiers de presse. Et puis ça fait grossir le press book et ça permet de garder la main. Tout ça n’est certes pas un travail rémunéré avec contrat mais on ne sait jamais quelles portes ça peut ouvrir. Avec modo, je travaille mon volet communication et ça fait plus sérieux quand on postule pour un poste d’attachée de presse. J’ai
même décroché un entretien dans une agence de comm. Bref, tout ceci n’est pas vain, bien au contraire.

Et puis il y a les petits projets perso. Mes romans mais aussi mon blog qui m’a beaucoup aidée, mine de rien, malgré deux ou trois crétins qui ont trouvé drôle d’essayer de m’enfoncer. J’ai aussi crée un autre blog de recherche d’emploi qui me permettait d’écrire autre chose, des articles un peu politiques, des critiques de films, de livres, une chronique CD. J’avais prévu d’y mettre mon press book en ligne, j’avais des idées de rubriques que je n’ai jamais développées vu que j’ai trouvé du boulot à peu près deux mois après l’avoir créé. Mais j’y écrivais tous les jours. Ce n’est pas forcément que j’espérais qu’un recruteur tombe sur mon CV et m’embauche mais en multipliant les entrées sur le web, on ne sait jamais. Mieux vaut ne négliger aucune piste.

Bref, le chômage n’est pas qu’une succession d’envois de CV et d’entretiens, il y a aussi les moments où on a de nouvelles choses à faire, de nouvelles idées… Et ça vous relance pour un bon moment.

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Mais oui mais non

Normalement, là, il devrait  y avoir un article, un vrai, avec plein de mots qui s’enchaînent. Mais en fait non. Parce que hier soir, je suis rentrée chez  moi à minuit et pas beaucoup et que je n’avais pas la moindre envie de me pencher sur un article.  C’est pas que j’ai pas d’idées, les idées, j’en ai plein.  Quelques futurs articles, histoire de teaser un peu :

– la confiance en soi
–  des histoires de métro
– le préservatif dans le couple
– l’orgasme (féminin)
– sexe et famille (non, ce sera pas dégueulasse, pas de panique)
– une lettre au Père Noël
– le bilan 2008
– retour sur l’infidélité, j’ai pas fini d’en parler

Tout ça, tout ça…  J’avais même prévu de vous écrire un article sur le week-end en général en attendant demain le résumé de ce week-end ci en particulier chez mademoiselle Vicky et sa famille. Alors je pourrais vous dire que hier soir, en rentrant chez moi après presque 4h de train, j’étais trop claquée pour écrire mais en fait, ce serait du mensonge… Parce que hier soir, je suis rentrée, j’ai fait des câlinoux à Kenya et lui ai redonné à manger (elle avait quasiment mangé toutes ses croquettes, elle a donc compensé mon absence par la bouffe). Puis j’ai allumé la
console car vous comprenez, faut que je progresse sur le sphérier, faut que je booste la force d’Auron pour tuer un sale boss… Alors j’ai joué. Et je me suis couchée. Et voilà…

Et comme là, j’ai du boulot, je vous laisse !

A demain pour un vrai article.

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La vie ordinaire d’une desperate jobless

En ce moment, vous aurez noté que je parle peu de moi. Sauf pour dire que je prends le métro et que je mate les gens. Sauf pour vous montrer mon sac. Sauf pour vous dire que les bonnes idées naissent sous la douche. Bref, que des choses pas très importantes. Mais que fait la Nina de ses jours (et de ses nuits). Bah pas grand-chose. Enfin, si, mais rien d’exaltant.



Comme je n’arrête pas de le répéter depuis un an et demi, j’aime pas l’hiver. Pas du tout, c’est moche, ça pèle et ça pue. Et même pas il neige vraiment, histoire que l’hiver soit plus joli. Donc l’hiver, j’hiberne ou à peu près. Je dors facile 9h par nuit tout en faisant des rêves super chelou mais des fois, ils sont bien et ils me rendent de bonne humeur (genre quand ils sont de type érotique, huhuhu). Du coup, au lieu de me lever, je me rendors pour essayer de prolonger le rêve, ce qui n’arrive jamais. Et puis quand j’ouvre les volets et qu’il pleut, ça me donne pas envie de sortir. J’ai plus envie de m’enrouler dans ma couverture en mohair violette méga chaude et tricoter toute la journée en buvant du thé. Mais bon, comme je travaille pas, j’ai pas trop de vie sociale hors de chez moi donc j’essaie de me bouger quand même sinon, je vais finir dépressive et asociale.

Donc de temps en temps, je m’organise des déjeuners avec mes coupines, des soirées avec des ami(e)s, des interviews en ville, tout ça, tout ça. Ouais, en fait, j’ai une vie sociale bien remplie. Par exemple : jeudi dernier, resto avec un ami, vendredi, soirée avec Dru Dru et un de ses amis, samedi après-midi, interview, samedi soir, verre+resto avec un charmant jeune homme. D’ailleurs, c’était super drôle, cette soirée. On est tombé dans un espèce de boui boui avec des nanas qui démarraient manifestement dans le métier de serveuse puisqu’il y en a une, elle sert un fond de vin dans le verre à mon comparse pour qu’il le goûte mais elle attend pas, elle nous pose la bouteille et se casse. Bah alors ça sert à rien de verser juste un fond ! Enfin, tout a été à l’avenant, on leur a appris de proposer un café pendant que les gens mangent leur dessert (alors que normalement, c’est après, quand on débarrasse). C’était marrant, on n’y retournera pas. Bon, dimanche, je devais aller au billard avec l’ami de jeudi mais ça a été annulé. Bon, pour le moment, j’ai rien de prévu pour les jours prochains sauf dimanche midi, déjeuner chez l’oncle de mon papa mais je dois voir LilVirgo dans la semaine et Lambchop ce week-end. Ah et j’ai une réu jeudi soir, aussi ! 

En dehors de ma folle vie sociale, j’ai une vie professionnelle. Enfin, j’essaie. Je cherche du taf, quoi. Donc, en ce moment, avec ma sœur, on monte une opération CV et lettre de motivation, tout ça. Mais l’étape ultime, c’était la photo d’identité sur mon CV. Lundi, je décide donc de m’exécuter. Hop, hop, un tailleur avec un chemisier. Hop, hop, du maquillage et même du gloss pour repulper mes lèvres. Hop, hop, on se coiffe nickel. Hop, hop, on est partie ! Evidemment, il pleut, grrrrrrrrr. Bon, je m’installe dans la machine. Merde, y a pas le noir et blanc, ça commence. Bon, première tentative. Non, on va refaire. Deuxième tentative. Ah bah non, j’ai les yeux fermés ! Troisième tentative, je peux pas me rater. Je souris, clic et… faut que j’attende qu’elles sortent. Je poireaute à l’extérieur de la machine (3 minutes, c’est long…) et là, les photos sortent. Bon, ok, je viens de me faire enfler de 4 euros. Non mais où sont passés mes beaux yeux bleus ? Et depuis quand je suis brune ? Bon, moi qui envisageais d’aller chez un coiffeur prendre cette couleur (oui, j’aime changer de couleur de cheveux), au moins, j’ai une idée de ce que ça va donner. Bon, en vrai, j’ai pas le teint jaune mais bon… Là, je vous ai mis le cliché, j’ai juste flouté ma gueule mais j’ai pas du tout trafiqué les couleurs ! Ceux qui me connaissent mesureront la différence entre ma vraie couleur et celle-ci. Du coup, j’ai fouillé mon ordi pour trouver une joli photo qui paraîtra sur mon CV parce que celle là, mais c’est carrément impossible. Je suis donc rentrée chez moi trempée, les cheveux se collant à mon gloss et le moral à plat. Oui parce que moi, une photo moche de ma personne, ça me fout le moral en l’air. Même si, comme dit Gaor, les gens beaux sont jamais photogéniques. Enfin, je réponds à toutes les annonces me correspondant pour le moins et quand tout sera réglé au niveau de mon CV et lettre de motiv, je lancerai ma campagne d’envoi de CV. Bon, avec de la chance, mon chômage touche à sa fin. Après tout, y a pas de raisons.

Bref, en ce moment, ma vie est follement passionnante, c’est dodo-tricot-recherche de boulot. Et là, je sens que je fais beaucoup d’envieux, hein ? Et puis aussi, je mets plein de liens dans mon article comme ça, si tu t’ennuies, tu auras plein de lecture.

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