Cette période de flemme

Hello les amis, comment ça va ? Bien ou bien ? Moi, je dois vous avouer qu’en ce moment, c’est un peu la période “meeeeee”. Vous savez, ces périodes où, objectivement, tout va bien mais vous êtes empêtrés dans une espèce de langueur, une envie de pas faire grand chose, une envie de flemme…

Jeune femme alanguie avec un pull chat a la flemme

Ce que j’aime dans la vie, c’est avoir la patate, me bouger les fesses, déplacer des montagnes, même si ce sont in fine des petits monticules de terre. J’aime avoir des projets, des ambitions, me dire que ma vie sera toujours exaltante, pleine. Mais y a des périodes dans l’année où tout devient gluant, lourd, agaçant. J’ai un planning idéal à base d’apprentissage, de remuage de ciel pour atteindre mes objectifs, mais… mais ce sont quoi mes objectifs, déjà ?

Atteindre ses objectifs

Oui parce qu’en période de flemme comme celle que je traverse, tout me paraît assez vain, fatigant sans bénéfice… Je ne pense plus à cet “après la montagne”, je ne vois que les pentes à escalader et ça me fatigue par avance. Attention, ne pensez pas que je fais une bonne dépression des familles parce que rien n’est moins faux. On parle ici de projets annexes, de choses qui pourraient m’ouvrir des portes ou des intérêts nouveaux, des bénéfices immédiats comme une bonne séance de sport mais j’ai juste envie de rester chez moi, sur le canap, sous le plaid, à mater des séries avec mon adoré en tricotant un peu. Faut dire qu’il fait nuit tout le temps, il fait froid, y a tellement de brouillard que je suis déconnectée du monde… Comment tu veux aussi ? Bref, laisse moi dans mon métro-boulot-dodo, c’est déjà assez.

paresser en couple

Au boulot, justement, c’est à peine mieux. Chaque mail me fait soupirer, je me dis que je devrais profiter de la baisse d’activité de la période pour avancer sur mes projets persos mais je traîne, je navigue de réseaux sociaux en réseaux sociaux en soupirant de ne rien trouver d’intéressant. L’ennui me cloue à ma chaise, plus rien ne sort. Je traîne à en être débordée, obligée d’avancer, de travailler. Plus positif. Parce qu’en fait, c’est ça le pire du pire dans ces périodes de flemme, c’est juste une passivité contaminante : moins t’en fais, moins tu as envie d’en faire. Alors que si ma boîte mail ne déborde pas, je pourrais profiter de ces heures pour trouver des études ou articles sur des sujets qui m’intéressent, lancer mon blog Nina feels good, écrire, encore et encore : des articles, recopier mon roman de Maja (je suis dramatiquement en retard sur le recopiage), entamer l’écriture des aventures d’Audrey, retaper mon blog, me cultiver… Mais non, je traîne en m’autoflagellant “putain mais bouge-toi le cul, espèce de grosse gélatine fondue au soleil”. Blob Blob !

Bonbon ourson en gélatine géant
Alors je sais, je saiiiiiiiis “non mais ça va, on peut pas toujours être productif et performant H18 (je ne dors que 6h par nuit en moyenne en ce moment), respire meuf”. Et c’est vrai, certes. Mais j’ai mes plages de relative glande, le soir, quand je mate des trucs avec Victor en tricotant, à la cool. Les grasses mat du week-end… Bref, quitte à bouger mon cul à l’autre bout de Paris alors qu’il fait froid et mauvais, autant que ce soit pas juste pour soupirer…Je sais que c’est un peu un sentiment général et que je vais vite me remettre en selle mais je vous le dis : je déteste cette petite mollesse.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Un bilan 2016 haut en couleur

Ceux qui me lisent depuis des années le savent : j’adore faire des bilans. Parce que ça me permet de me recentrer mais aussi d’arrêter de toujours m’autoflageller parce que parfois, je me rends compte que je ne suis pas si nulle que ça, que j’ai fait des choses bien… Et autant vous le dire, ce bilan 2016, il s’annonce particulièrement positif.

bilan 2016 positif, fête et cotillons

Alors quand je dis que ce bilan est très positif, entendons-nous, ça veut dire “tout à fait personnellement, j’ai passé une très bonne année”. Si on oublie le monde qui nous entoure, quoi. J’aimerais d’ailleurs être capable de l’oublier plus souvent, celui-là car on ne va pas se mentir : 2015 fut une année horrible pour la collectivité, 2016 est bien resté dans la tendance et, en temps que Française, j’en ai déjà marre de 2017. Faut dire que, petit apparté, si j’ai enfin décidé à qui je donnerais ma voix (sans grand suspense, ok), je sais d’ores et déjà que mon candidat ne sera pas au second tour et que je ne vais pas aimer du tout la campagne qui s’annonce ni le résultat quel qu’il soit. Je parlerai peut-être une autre fois de mon choix mais je ne suis pas sûre d’en avoir envie. Fin de l’apparté.

Eoliennes, une énergie verte

Je disais donc 2016 fut pour moi, globalement, une très belle année, une année qui restera dans les annales comme très importante. On va faire un petit vrac :

  • Je me suis installée avec mon Victor dans un appart où on est très heureux (nonobstant la voisine folle du dessus qui nous a harcelé tout l’été à cause de notre bruit mais qui n’a plus l’air d’être gênée depuis qu’elle a fermé sa fenêtre, pour vous situer le niveau de dérangement)
  • On s’est pacsés même si, in fine, on a trouvé bien plus engageant de s’installer ensemble et surtout d’ouvrir un compte commun.
  • On s’entend toujours très bien, merci.
  • Niveau boulot, j’ai chopé pas mal de nouvelles compétences
  • D’ailleurs, je me suis prise de passion pour les statistiques, je commence à regretter de ne pas avoir fait d’études là-dedans. J’ai un peu regardé pour reprendre mes études là-dessus, c’est un peu compliqué dans l’absolu mais à voir pour la rentrée prochaine. En attendant, je me suis achetée une BD sur les stats

Couverture du livre les statistiques en BD de Larry Gonick et Woollcott Smith

  • Je me suis lancée dans plein de loisirs créatifs et j’adore ça. Des trucs que je voulais faire depuis des années sans jamais avoir le temps
  • J’ai fait un régime qui a bien marché, je me sens très bien dans ma peau, merci.
  • J’ai découvert le foot à 5 et j’adore, il faut vraiment que je trouve un moyen d’en faire plus (là, je ne vois que des équipes qui font des matches et tout mais moi, je veux surtout m’entraîner parce que c’est bon pour le cardio mais surtout… ben je suis une quiche quand même)
  • Je me suis coupée les cheveux, osant abandonner ma longue crinière pour une coupe courte et franchement, je suis ravie, ravie, ravie. L’autre jour, Anaïs me disait “ah, ça te va bien, ça va avec ton caractère je trouve” et elle a raison. C’est peut-être un détail pour vous mais après plus de 20 ans à me battre pour avoir des cheveux longs, des cheveux de fille (ma mère me préférait cheveux courts), j’ai enfin eu le courage de me couper les tifs. Par contre, la couleur rouge fut un échec, dégorgée en un mois, il ne reste plus grand chose.

Je fais n’importe quoi en DAB…

Et évidemment, les voyages : Montréal (rêve de gosse), Londres, Maroc, Barcelone, Europe de l’Est, Guadeloupe… Première année sans mettre le pied en Asie depuis un bail mais j’étais d’humeur ouest ces derniers temps.

Montréal vue de nuit de la grande roue de la fête des neiges

Abbaye de Westminster à Londres

Park Guell à Barcelone

Plage proche d'Essaouira au Maroc

Prague coucher de soleil

Le parlement de Budapest au soleil couchant

Dubrovnik vu du haut du téléphérique, Croatie

Kotor Monténégro, citadelle

Guadeloupe, plage des Saintes

Du négatif ? Pas grand chose. Quelques agaceries côté famille où mes parents et ma soeur s’arrangent entre eux sans penser à moi donc j’ai raté plein de petites réunions parce que ça tombait toujours quand j’étais en vadrouille, quelques petites disputes de “calage”, on va dire, avec Victor mais c’est réglé, la voisine du dessus, une ambiance au boulot louuuuuuuuurde (disons que je suis partie en vacances semaine dernière en espérant que ça allait enfin péter en mon absence vu que je me sens pas des masses concernée par les tensions), une agence immobilière qui ne m’a jamais rendu ma caution et voulait me faire cracher encore plus d’argent (ça n’est pas arrivé)… des broutilles ? Oui.

le chat, animal ami de votre sérénité

Une année aussi douce que le poil de mon chat

Donc oui, au niveau de mon petit microcosme personnel, 2016 fut une année absolument remarquable, rien à avoir avec l’année 2006 qui avait une gueule de mue très violente (surtout la fin) mais au moins, j’étais arrivée toute neuve pour 2007, une année fantastique.

Et 2017, alors, on attend quoi ?

une jeune femme attend avec impatience, sourire, chapeau de fête et ballons

On verra ça avec ma liste des bonnes résolutions !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Routine d’écriture

En 2016, j’écris. En voilà une bien belle résolution et force est de constater que 23 jours après le nouvel an, j’ai écrit environ une demi page… Je suis donc très loin des 3 pages par jour que j’ambitionnais. Des mauvaises excuses, j’en ai plein mon sac et on y reviendra mais pour s’y mettre pas le choix : je dois me créer une routine d’écriture.

Routine d'écriture

Les jours se suivent et se ressemblent. Enfin, pas vraiment mais on a une idée principale : je ne dégage pas de temps pour écrire. Je pars du boulot un peu tard (je ne me plains pas de ça, j’avance à 2 à l’heure en ce moment, pénible) et là, trois scénarii possibles : je sors (au resto ou à la salle de sport avec Anaïs), je rejoins Victor chez lui ou chez moi ou je retourne chez moi. Clairement, les deux premiers cas nuisent à l’écriture : c’est difficile d’écrire en société et quand je suis avec Victor, on essaie de faire des choses à deux : papoter, regarder un film (on a quasi fini tous les Wes Anderson)… ou jouer à la Nintendo 3DS côte à côte (j’ai salement replongé dedans, mon addiction est en pleine forme). Reste donc le troisième cas qui paraît idéal pour l’écriture : les soirées chez moi seule.

Cocooning version chapka culotte... Parce que pourquoi pas ?

Cocooning version chapka culotte… Parce que pourquoi pas ?

Sauf que ça se passe toujours de la même façon. Pendant le trajet du boulot à la maison, comme je marche, je suis en forme, stimulée, motivée : ce soir, je vais manger sain, faire un brin de rangement, faire quelques papiers, écrire. En général, les choses se passent comme suit : je mange sain (enfin, depuis quelques temps, ce ne fut pas toujours le cas), je lance un escape game et quelques vidéos Youtube pendant que je dîne… mais attends, je fais une dernière partie. Ah non, celui là n’était pas top, j’en fais un autre… Encore un autre… Oh ben il est déjà 0h 0h30 1h 1h30… Bon une douche et dodo, j’écrirai demain. Je vous jure que c’est systématique. J’ai même voulu bloquer le dit site d’escape game (je suis une fille pleine de volonté) mais apparemment, je n’ai pas le droit de bloquer un domaine sur mon pc perso…

escape_game

 

Alors puisque les habitudes, ça se change, c’est là que je dois attaquer et me créer une routine d’écriture. Tout simplement. J’ai envisagé plusieurs possibilités :

  • arriver plus tôt au boulot pour écrire avant de commencer ma journée de boulot. Bon, on a bien compris que j’étais pas du matin et que j’aimais pas bien me lever donc on va abandonner cette idée.
  • J’avais lu un article expliquant que le rythme idéal de travail, c’est 52 mn d’activité, 17 mn de repos. Donc je mettais un timer sur mon pc pour bosser 52 mn puis 17 mn de pause pendant laquelle j’écrirais… Sauf que dans les faits, c’est un peu chaud de se couper en plein élan, que tu sois en train de bosser ou en train d’écrire.
  • Ecrire le soir, dans mon lit avec ma tablette et mon clavier bluetooth
Obstacle majeur à l'écriture au lit : le chat

Obstacle majeur à l’écriture au lit : le chat

Voilà donc sur trois options, il n’y en a qu’une de réaliste : écrire le soir. Donc arrêter de procrastiner méchamment sur des jeux à la con (j’ai 94% sur ma tablette aussi) et écrire. Sauf que voilà, je glande, je laisse filer la soirée, je me couche trop tard et je me lève en bad, m’autoflagellant sur cette soirée encore perdue. Pour écrire, il me faut donc une routine, un réflexe d’écriture comme j’ai un réflexe de jeu à la con. Ca me paraît pas si compliqué : je rentre, je glande en mangeant PUIS je coupe ça et je vais me poser dans mon lit écouter de la musique et écrire avant de lire un bout. Je peux même m’offrir une heure de matage de série/tricot (j’ai envie de me remettre au tricot). Tout est question d’organisation…

Je tricote un peu serré

Je tricote un peu serré

Mais c’est un peu comme tout, le plus dur, c’est de s’y mettre. Je m’accroche toujours à l’exemple de ma pratique sportive. Je n’ai jamais été très sportive, à part quelques crises (une à 15 ans, une à 24 ans post rupture et là, depuis mes 27 ans) mais globalement, j’ai toujours été plus “affalée sur mon lit à imaginer aller faire du sport” (en gros). Puis ça m’est un peu tombé sur le coin du nez et depuis, j’en fais régulièrement, on peut même dire que je suis… sportive oui (quelque part dans le passé, mon moi ado est très surprise de l’apprendre). Et pour m’aider à être sportive, je mets en place des habitudes. Donc pour écrire, prenons l’habitude de le faire…

ecrire-article-efficace

Pages écrites cette semaine : 0/21 (fail)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le pouvoir de la carotte

Cet article ne traitera pas des bienfaits de la carotte, le légume, je suis pas nutritionniste.

creme_carotte_nu

L’autre, je vous racontais que je galérais grave pour quitter mon lit adoré. Peu importe l’heure du coucher, c’est tous les matins le même drama. Le réveil sonne, je snooze, snooze, snooze jusqu’à l’ultime limite… qui ne cesse d’être repoussée. Parce qu’on ne me dit rien si j’arrive bien tard, il m’arrive parfois d’exagérer et je me sens toute minable après. Et comme j’ai une tendance naturelle à l’autoflagellation, je vous dis pas comme je me fais plaiz “non mais t’es qu’une merde ma pauvre fille ! Heureusement que tu avais prévu de te lever tôt”.

collier-fouet-hermes-joaillerie-centaure

Alors je dis stop, ça suffit les conneries. D’abord, j’arrête de vouloir me lever dès l’aube pour faire des trucs avant d’aller bosser car je sais que je le ferai pas. Comme m’a dit Anaïs “ça sert à rien les résolutions que tu sais que tu tiendras pas à part te donner un sentiment d’échec” (admirons sa sagesse). Je suis une couche tard même quand je me résous à me lever tôt, faisons donc plutôt les choses le soir, basta. Point 1 réglé.

tour_eiffel_lune

Il n’en reste pas moins que je dois arrêter de traîner au lit gratos. Oui, j’aime rêvasser, me rouler dans mes draps, m’étirer à n’en plus finir… et me rendormir, ce qui me fait rentrer dans le cercle vicieux et malsain du snoozing honni. Je dois donc trouver une carotte pour me lever plus tôt, d’autant que j’y arrive sans soucis si j’ai un rendez-vous à respecter, allant même à me lever à 5h30 un dimanche matin pour aller photographier le soleil levant sur le pont Alexandre III. Ou respecter un rendez-vous client. Et pourquoi, là, j’arrive à me lever : car j’ai une raison précise de le faire (respecter une horaire).

paris_soleil_levant

Donc je réfléchis et je cherche comment ne pas me rendormir, quitte à savourer quelques minutes de doux réveil. On m’a proposé quelques solutions mais j’y trouve toujours un mais :

  • La masturbation : plusieurs personnes m’ont expliqué que quand elles dormaient seules, elles s’adonnait à la masturbation, profitant de l’énergie provoquée par l’orgasme pour se lever. Sur le papier, je trouve ça tout à fait charmant pour débuter la journée du bon pied mais moi, vu que je m’en sers plutôt pour m’endormir sereine, je suis pas sûre que mon cerveau décrypte correctement le message.
  • Mettre un réveil loin : le matin, je suis d’humeur “pas de bruit, merci”. Un réveil qui sonne au loin et me force à me lever vite pour l’éteindre, ça va forcément me mettre de mauvaise humeur.
  • La musique : là, je pense que je tiens un truc intéressant mais je sais pas programmer mon ordi pour qu’il me lance une playlist “bonne humeur”. Non parce qu’à une époque, j’avais une appli qui lançait mes mp3 en guise de réveil… et bien je peux vous garantir que la BO de requiem for a dream les jours de pluie, ça vous donne plus envie de vous pendre que de vous lever. Et accessoirement, j’ai plus de mp3 donc j’attends avec réelle impatience que Spotify propose une fonction “réveil” dans son appli.
  • La télé. Non. Juste non. D’abord parce que ça fait 6 mois que j’en ai plus pour une sombre histoire de télécommande qui ne marche plus et que je pense pas à appeler SFR pour en obtenir une nouvelle. Mais surtout la télé le matin, je peux paaaaaaaaas ! Et si je mets des vidéos rigolotes, ce sera pire que tout, je les regarderai au lieu de me préparer.

passer-communication-electromenager-pyjama-livre-electronique

J’ai d’autres idées, plus farfelues :

– la tirelire du réveil : à chaque lever réussi, je mets une certaine somme (1 ou 2 euros) dans la tirelire comme ça, à la fin, je m’offre une récompense. Le seul souci de cette idée de génie (au moins), c’est que a/ j’ai jamais de monnaie et b/ j’irais forcément casser la tirelire quand les agios tombent. Donc bon…

– écrire au lever : à une époque, je plaçais ma tablette près de mon lit pour écrire dès le lever. Je ne l’ai, bien sûr, jamais fait…

balancer-son-pied-devoir-scolarite-faire-ses-etudes

Je cherche la motivation, la carotte. Le truc qui me donne envie de quitter mon lit au plus vite, arriver pas trop tard au boulot, fraîche et sereine. L’idée de faire du yoga me paraissait pas mal mais c’est un échec retentissant. Idem pour tout autre sport, je suis toujours plus motivée le soir que le matin alors même que j’ai parfaitement conscience du bien que ça me fait.

Bouger-sans-faire-de-sport

Je ne trouve pas ma carotte, ça m’agace. Alors peut-être que toi, derrière ton petit (ou grand) écran, tu as trouvé la recette miracle, la petite astuce magique qui t’aide à quitter tes draps en chantant la vie dès le réveil. Et comme tu m’aimes bien (mais si, je suis sympa en vrai), tu vas partager… Allez, steuplé, aide-moi à en finir avec les réveils chiffons !

Rendez-vous sur Hellocoton !

2014, année où tu oses

Un an pour la trouver celle-là, je suis une merde.

Voici, comme chaque année, mon petit exercice teinté d’autoflagellation préféré : le bilan de l’année. Aaaaaah, alors, 2014, assieds-toi, prends un verre d’eau, voyons un peu ce que tu as donné. De prime abord, autant te le dire de suite : tu as cartonné.

Usain-Bolt-signe-victoire

2014 a été une année assez intense, je dois l’avouer, mon corps a pas mal morflé entre coups de stress et nuits grises (semi nuits blanches), vie privée un peu régulièrement mise entre parenthèse, abandon de toute activité extraprofessionnelle régulière. Heureusement, sur le côté sport, j’ai été pas mal régulière jusque vers octobre, idem pour la nourriture, j’ai eu de grandes phases de bien manger (mais aussi des phases malbouffe terribles, avouons le). Ma santé physique a été légèrement sacrifiée sur le temple de ma vie professionnelle j’avoue. Mais ça paye, pour le moment.

Beyonce-1

Car 2014 sera l’année de la réussite professionnelle. Surtout sur la fin. En fait, pour vous raconter un peu, dans mon dernier taf, y a eu une partie “Nina se défonce et tout le monde applaudit” puis la phase “Nina se défonce mais elle est l’enfant mal aimée enfermée dans son placard et seuls les clients et commerciaux applaudissent mais c’est pas eux qui la managent”. Donc comme toute enfant mal aimée, j’ai planifié ma fugue (métaphore bien boîteuse mais laissez-moi vivre ma vie). D’abord, j’ai agi sous couvert, préparant méticuleusement mon baluchon. Rajout de contacts sur LinkedIn, lancement de réseaux sociaux pro où je montrais que j’étais informée, préparation d’un blog marketing (mort né… enfin, à ce niveau, c’est même mort foetus)… Entretiens. D’abord discrètement puis au fur et à mesure de ma placardisation, de plus en plus assumé. Jusqu’à ce que je prenne des pauses déj de 3h sans rien justifier. Et sans que ça ne semble déranger qui que ce soit, d’ailleurs. De toute façon, la boîte allait mal, un licenciement économique se dessinait, je voulais en être, fallait prouver ma motivation… à me barrer. Puis j’ai rencontré cet homme. Au début, je lui ai dit non mais il a insisté alors on s’est vus, on s’est parlés, on s’est compris. Il m’a présenté son chef qui m’a vue, qui m’a parlée, qui m’a comprise. Hélas, j’étais trop chère. Sauf que son meilleur ami était mon DG qui venait lui-même de démissionner (ma boîte, c’était le Titanic mais le moment précis de la scène de panique où tout le monde veut monter dans le bateau de sauvetage, voyez ?). Et celui-ci me fit un joli cadeau “Nina ? Tu la prends sans négocier ce qu’elle a demandé, elle les vaut.”. A l’arrivée, j’ai réussi à partir avec un joli chèque, sans période de préavis tout en ayant déja signé ailleurs pour le salaire que je voulais. 2014, l’année où j’ai réussi à la jouer très fine.

poker-femme-paire

Depuis, je suis une Autre. Après un mois à m’ennuyer un peu, je suis devenue la Reine de la “social intelligence”, poste gentiment inventé par mon chef, un peu, dont je n’avais pas forcément bien pigé le contenu car je croyais être boss des études sur le social (mon rêve), je suis surtout boss de la stratégie sociale (un peu mon rêve finalement). Alors parfois, j’en chie, oui, mais pour le moment, tout le monde me trouve super, j’en ai définitivement terminé avec mon syndrome de l’Imposteur. Level professionnel : I won.

gagnant-loterie

Ensuite, 2014 a été l’année des voyages et ça, c’était un gros point positif aussi : Maldives, Barcelone, Oman, Lacanau, Tunisie, Belfast, Lisbonne. De super voyages qui m’ont quand même coûté un peu chers en conneries diverses et variées : appareil photo Canon volé à Barcelone, combinaison de plongée cassée à Oman (pas très grave, suffit que je remplace la fermeture, ça me coûtera une cinquantaine d’euros), ordinateur de plongée cassé en Tunisie, écharpe semée à Lisbonne (mais j’en ai rachetée une autre depuis). 2014, année de la découverte mais un peu année du boulet aussi. Pour 2015, j’ai déjà de nombreux projets de voyage, va juste falloir que je règle ce côté casse-tout et poissarde, ça commence à me fatiguer.

maldives-reflex 149

Côté relations personnelles, il faut que je m’investisse plus dans mes relations amicales, que je sois plus disponible (et donc moins au boulot) et que je sois plus à l’origine des pots entre potes, je laisse trop l’initiative aux autres. Côté amour, j’ai quand même eu une jolie histoire cette année même si c’était plus celle de 2 potes qui jouent au couple mais on a bien rigolé et notre petit périple en Tunisie (UCPA, on a certes fait plus romantique) reste un excellent souvenir pour moi. D’autres petites histoires, aussi, celles qui me font me rendre compte que je plais plus que je ne crois. Par contre, je plais de plus en plus aux mecs maqués, ça devient légèrement redondant cette histoire…

tabarka

Bref, si je résume, l’année 2014 fut quand même bien sympa. Quelques déconvenues et déconfitures, certes, mais quand on fait le bilan, je m’en sors très haut la main. Je m’en suis presque sortie sans une égratignure (me suis bien vautrée dans l’escalator l’autre jour mais à part un pied bleu, pas de  mal). En 2015, on remet ça (la recherche d’un nouveau job en moins, bien sûr) en une chouille moins intense ?

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

De l’art d’être conne

Hier, entre deux dossiers chauds brûlants ou à peu près, je clique sur le lien Enfoirage affectif, site créé par Sonia qui raconte les déboires amoureux de tas de nanas que je ne connais pas. Je déguste quelques histoires en me disant un peu méchamment « ouf, y a pire que moi ! ».

idiote.jpg

De mon point de vue, ma vie sentimentale est un peu pénible par moments. Récemment, un petit auto bilan m’a fait réaliser que j’avais un joli lot d’exs immatures et immobiles, préférant se contenter de peu alors même que ce peu ne les rend pas heureux plutôt que de prendre le plus petit risque. Par exemple, ces derniers temps, je fuis légèrement Guillaume 1er car ça finit par me gonfler de constater qu’en 10 ans de relation, j’ai obtenu 5 diplômes différents, déménagé à 800 km de chez mes parents, décroché des stages, des piges et 3 CDI. Lui, pendant ce temps, il a obtenu un diplôme, quelques postes de remplacement dans l’éducation nationale et… voilà. L’idée même de quitter Toulouse le paralyse tellement qu’il panique à l’idée d’avoir son CAPES et de partir donc il ne le passe même plus. Je lui avais proposé d’envoyer un CV à Simon de TGGP pour un boulot en télétravail, il ne l’a jamais fait. Alors ça me gonfle de le voir végéter, de l’entendre parler de ses jeux de rôle en ligne alors que je ne capte rien, de sa nouvelle copine qui vit à l’autre bout de la France, qui a 19 ans, qu’il n’a jamais vue mais si, si, c’est sa meuf ( ?)… Son immobilisme m’insupporte. Y en a un autre, j’en parle à une amie qui le connaît, elle me dit, atterrée : « mais c’est atroce, il n’a pas bougé d’un poil durant ces années. Il est malheureux mais il fait rien pour s’en sortir, il me déçoit ». Ben oui, tiens…

geek.png

Donc voilà entre les immatures, immobilistes, les « je suis pas prêt à me (re)mettre avec quelqu’un » alors que je ne demande rien… Oui, d’ailleurs, c’est bizarre, ça, d’où les mecs se posent la question du « où va-t-on » avant les filles hein ? Pardon mais au bout de quelques jours, moi, je m’en fous du où va-t-on, je veux juste profiter, les questions arriveront bien assez tôt. Y a aussi les « je veux vivre avec quelqu’un mais pas avec toi ». Celui là, il était beau… Bref, au fond, ma vie sentimentale des dix dernières années, c’est un peu « relation sérieuse puis lâchage complet », au point qu’il semble qu’on ne me considère plus comme une petite amie mais comme maîtresse et ce de façon systématique. Suis-je trop délurée ? Peu importe à la limite, je me dis qu’un mec qui n’assume pas une fille qui sait ce qu’elle veut, c’est pas forcément la peine de continuer. Surtout que je suis pas chiante quand même…

madame-chiante.jpg

Mais malgré tout, je me dis que j’ai pas été tant prise que ça pour une conne à la fin. Un peu bien sûr, comme nous tous et toutes. Des fois, j’essaie de voir ce que j’ai encore pu faire pour amener au plantage (oui, j’ai une propension à l’auto flagellation très impressionnante), si j’ai été trop pressante d’où les « non mais je veux pas me mettre en couple ». Au bout de 2 jours, je trouve cette réflexion un peu précipitée. Surtout qu’à bien y repenser, je n’ai pas du tout foutu la pression mais bon, il avait un abonnement Meetic à rentabiliser, une passion pour les étrangères (ça aussi, j’ai eu le coup plusieurs fois. Je vais me faire naturaliser ailleurs, moi…) et je pense que le fait que je sois plus vieille que lui de 2 malheureuses années le faisait un peu tiquer aussi. Ou alors ai-je été trop légère, laissant le champ libre au monsieur pour aller butiner ailleurs et me dire « bon, en fait, j’ai trouvé une fille, toi, tu dégages ». Ah…

rupture.jpg

Alors en période d’auto flagellation intense, faut lire les histoires des pintades gourdasses. Pourquoi ? Parce qu’on se rend alors compte que le problème ne vient pas de nous, pas finalement du genre humain. Et moi, ça me rassure grave…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Eldorado, de Bouli Lanners (2008)

Par Bobby 

Ca y est, Bobby a réussi à se bouger l’arrière train jusqu’à une salle de cinéma ! Il va donc (enfin) pouvoir vous parler d’un film récent… et il a donc choisi, pour se faire, le film franco-belge Eldorado, de Bouli Lanners, dans lequel ce dernier interprète le premier rôle.  

 

Il semblerait que le cinéma belge, contrairement au nôtre, ne soit pas du tout en difficulté. Quant on voit ce petit trésor, tout en bizarrerie, très court et qui passe très vite, malgré son rythme lent, on se dit que Bruxelles n’a rien à envier à Paris (non, je vous arrête tout de suite, je suis pas en train de faire de l’auto-flagellation à la « c’est mieux partout mais pas chez moi », c’est juste que je trouve notre cinéma très en dessous de ses capacités ; ça n’a rien de dramatique, la France a été un leader mondial du cinéma à la naissance du 7e Art puis dans les années 20, puis avec la Nouvelle Vague, mais en ce moment, on fait de la merde ; chacun son tour !).

Un quarantenaire dealer de voitures se fait cambrioler par un petit con, et se prend d’affection pour lui. Deux paumés pour lesquels on se prend d’affection.  Ils entament alors un road-movie déjanté, allant de rencontres farfelues en rencontres farfelues. Et c’est vraiment drôle. Autant je n’avais pas aimé le dernier Wong Kar Wai, My blueberry night, avec son road movie américain pseudo-original et ses personnages pseudo-atypiques. Autant là, c’est du jamais vu. Je ne vous en dirai pas plus sur les personnages qu’ils rencontrent, mais à chaque fois, tout en sobriété, nos zygomatiques en prennent un coup. Bon ok, c’est pas la même visée chez Wong Kar Wai, on va me dire que c’est pas comparable. N’empêche que. Un road movie à sketch, c’est un road movie à sketch. Parfois c’est drôle, parfois pas.

Le réalisateur chinois privilégie l’esthétique ? Bouli Lanners aussi ! Disséminés dans le film, on découvre des plans tout à fait grandioses, qui réhaussent l’aura de la Belgique. Un pays tout plat ?

Pas tant que ça…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Recette magique pour la réussite d’’un couple

Bon, lecteur, je te préviens de suite, ce titre est odieusement mensonger parce que si je l’avais, la fameuse recette, je serais pas célibataire. Mais je vais quand même parler de couple, rassure-toi.
 

L’autre jour, je lisais le blog de Lambchop qui parlait couple et comparait ça à une société. Bon, je vais pas résumer son article, zavez qu’à le lire (là !!). Bon, ben, moi, ça m’inspire, même que j’en fais un article. Un couple, c’est quoi : un
homme et une femme, un homme et un homme, une femme et une femme, choisissez selon vos préférences. Bref, deux personnes qui s’aiment et ont décidé de faire un bout de chemin ensemble. Jusque là, tout va bien. Mais la réelle question est : comment on fait pour que ça dure ?

Ado, alors que je me trouvais délicieusement moche, je me disais : un couple, c’est un mec qui me plaît ET à qui je plais… C’est limite impossible, quoi. 10 ans plus tard, le raisonnement est différent : deux personnes qui se plaisent, jusque là, tout va bien. Mais deux personnes qui arrivent à vivre ensemble, là, ça se corse. Et quand je parle de vivre, je parle même pas d’emménager sous le même toit, non, non ! L’autre soir, je discutais avec Emma qui me demandait pourquoi on ne se prenait que des murs, question à laquelle je n’ai pas de réponses. Non mais c’est vrai : on n’est pas moches, on n’est pas connes, on a tout plein d’affection à donner et tout ça. Donc je lui réponds ce que je pense : c’est juste une question de timing. Quoi qu’est-ce ?

 

En effet, imaginons que je rencontre Paolo, le bon voisin, là, toujours le même. Alors voilà, on se plaît, on conclue et on devient officiellement un couple. Mais imaginons que nos attentes soient pas les mêmes. Que l’un ait envie de trouver une moitié pour longtemps alors que l’autre n’a surtout pas envie de se caser. Bon, ben, là, malgré toute la bonne volonté de celui qui veut passer devant le Maire, ça ne durera pas, c’est pas plus compliqué. Bon, ce cas-là, n’importe qui aurait pu le trouver, c’était facile.

Mais après, la question du timing ne s’arrête pas là. Même deux individus ayant le même désir d’engagement peuvent se rater. Parce que l’un a des soucis à ce moment là et qu’il ne peut pas gérer une relation de couple. Il y a aussi les incompatibilités d’humeur. Il y a des moments dans la vie où on recherche un type de personne en particulier, par exemple un homme protecteur, sûr de lui. Bon alors reprenons Paolo, sur le papier, on est le couple i-dé-al. Sauf que Paolo doute de lui, il cherche actuellement du boulot et n’est pas au top de sa forme et donc, pour le côté sûr de lui, je repasserai. Pourtant, quand il aura signé son CDI, le Paolo, il me protègera de ses bras musclés mais je serais peut-être déjà partie, allez savoir.

Souvent, quand quelqu’un se fait plaquer, il se demande ce qu’il a mal fait. Ne nie pas lecteur, on se pose tous la question ! Mais pourquoi il m’aime pas ? Qu’est-ce que je n’ai pas ? Bon, évidemment, des fois, y a des raisons genre « non mais en fait, je t’ai pas dit mais je suis marié » mais souvent, c’est juste que ça ne devait pas durer plus longtemps ? Fataliste ? Certes mais pourquoi faudrait-il qu’il y ait toujours un coupable et pourquoi faudrait-il toujours que ça soit nous ? Evidemment qu’une rupture, ça fait se poser des questions, surtout si monsieur (ou mademoiselle) en préfère un(e) autre. Mais peut-être que dans d’autres circonstances, ça aurait marché, c’est juste que c’était pas le bon moment. Attention, je dis pas que, du coup, il faut jouer les Pénélope en attendant qu’il/elle revienne à un meilleur moment, non, non, non. Faut savoir aussi tourner les pages. Mais faut arrêter cette autoflagellation systématique. Si on a eu des torts, autant les reconnaître, ça nous fera avancer. Mais parfois, il n’y en a juste pas.

Je n’ai jamais su pourquoi Arnaud ne m’avait jamais rappelée mais je suis persuadée aujourd’hui que le problème ne venait pas de moi. Sans dire que je suis la petite amie idéale, je n’avais alors commis aucun faux pas, je ne m’étais montrée ni trop étouffante ni trop distante. Je pense juste qu’avoir une petite amie pendant un mois, c’était assez pour lui. Peut-être qu’un jour, il changera mais j’avoue que je m’en fous comme de ma première barquette de Petit Lu à la fraise. De toute façon, je pense qu’à la longue, c’est moi qui serais partie car il ne correspond pas au type d’homme qu’il me faut. C’est-à-dire un mec qui lit autre chose que des forums ou des magazines sur les motos.

En somme pour moi, un couple, ce sont deux personnes qui se rencontrent et se correspondent au bon moment. Dur à trouver ? Oui mais quitte à passer le reste de ma vie avec un gars (et peut-être même partager mes gênes avec lui pour faire des enfants), autant le faire avec quelqu’un qui me correspond plutôt que d’essayer à tout prix de me changer et de le changer pour que ça marche. Parce que ça, c’est voué à l’échec. 

PS : Puisqu’on parle de Lambchop, messieurs, prière de vous rendre ici et de participer à ce petit site, ça nous fera plaisir !

Rendez-vous sur Hellocoton !