Searching for the mountain tay In the hills of Connemara.

Le Connemara – Irlande acte 2

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Samedi matin, après un chouette petit déj à base de bagels, nous embarquons à 4 dans la Fiat je sais pas quoi car je suis nulle en voiture et c’est parti. On a de la place mais une menace pèse sur nous : l’essuie-glace côté passager fait des siennes, tiendra-t-il le week-end ? Isa prend le volant, elle gère à mort la conduite à gauche. Moi, j’ai pris mon permis “au cas où” en espérant ne pas avoir à prendre le volant parce que déjà que je me tape un infarctus dès que je vois une voiture en face car j’ai l’impression qu’elle nous fonce dessus, hein…

 Irlande 535(le truc sur le panneau jaune qui vole, c’est une sorcière. Voilà)

Notre périple est le suivant : samedi, nord du Connemara et le dimanche, le sud. On prend l’autoroute, on en a pour 2h30 à peu près. On se prend une belle averse et au milieu de l’autoroute, l’essuie-glace cède et s’arrête. Bon, Isa voit toujours, elle, mais Joy doit se contenter de regarder le paysage à travers sa vitre passager en passant régulièrement la raclette pour enlever la buée. Premier arrêt identifié : l’abbaye de Ross Errily, peu après Galway. Peu après Galway, le ciel se lève et nous arrivons sur le site avec un ciel d’un bleu magnifique. Alors si vous allez en Irlande, vous devez vous y arrêter. C’est une ancienne abbaye qui a été détruite plusieurs fois lorsque l’Angleterre est passée anglicane sous les troupes de Cromwell mais à chaque fois reconstruite avant d’être finalement abandonnée. Ce qui est magique, c’est qu’elle est un peu au milieu d’un champ au bout d’un chemin de terre et qu’il n’y a strictement personne. L’ambiance est un peu étrange, y a comme une sensation de temps figé. Le vent fait chanter les portiques destinés à empêcher les moutons de se balader partout. Tu viens là de nuit, y a moyen que tu te pisses dessus parce que ça fait quand même un peu hanté comme lieu. Surtout qu’en me promenant autour, j’ai trouvé une grosse mèche de cheveux… On déambule dans les ruines de cette abbaye qui est bien plus grande que ce qu’il paraît, on trouve de vieilles tombes abandonnées. A part un anglophone qui passait par là, on n’a croisé que des moutons. A visiter impérativement.

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On remonte en voiture, on s’arrête à un petit supermarché pour déjeuner. Petite aparté. Là-bas, la plupart des supermarchés proposent des corners où vous composez votre sandwich car en Irlande, on mange beaucoup le matin, sur le pouce le midi et bien le soir (l’inventeur de la chrononutrition doit faire des loopings dans sa tombe quand il y pense). On repart pour Cong Abbey. En fait, c’est une vieille abbaye abandonnée avec un petit village accroché autour. Après avoir visité les petites ruines, vous empruntez un pont devant lequel se trouve la petite maison du pêcheur. Anecdote amusante : dans cette maison, il y avait une trappe au sol. Les pêcheur mettaient leurs filets là et attendaient que les poissons s’y perdent. Quand ça “mordait” un système relié à la cuisine prévenait le pêcheur. Non mais paie ton bon plan ! Au bout du pont, un portique donne sur une forêt dense. T’as limite l’impression de rentrer dans un autre monde. Après quelques heures de voiture (et un sandwich qui tient au corps), autant dire qu’on avait hâte de se  dégourdir les pattes donc on s’enfonce dans la forêt. Ca sent le humus, j’adore ! Une belle balade au soleil rasant, une tour soudain perdue en pleine forêt. Au retour, ça fleure bon le bucolisme avec la rivière au soleil couchant, ses cygnes, ses canards et ses poissons qui sautent hors de l’eau. N’en jetez plus !

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On avait prévu de s’arrêter à Kylemore Abbey mais la nuit nous surprend. On photographie le coucher de soleil sur le Connemara, c’est beau ! On passe la nuit à Cliffden, à l’extrême ouest du Connemara. On arrive de nuit, on s’installe dans la petite auberge de jeunesse. L’avantage de voyager à 4, c’est qu’on peut choper une chambre pour nous toutes seules.

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Le soir, on court jusqu’au pub pour éviter la pluie, direction le Marrion’s, un pub tout mignon avec une petite cheminée dont on ne profitera pas car on dîne dans une autre salle, au milieu de tous les Français du coin. Oui, au Connemara, il semble in fine n’y avoir que des Français. Encore un coup de Sardou. On se délecte de bières (pour elle) et de cidre (pour moi), on se pète le bide à coup  de boeuf Wellington, de Irish Stew, de tagliatelles au saumon (saumon du connemara) et de toffee apple… Après ça, on a bien dormi, pensez bien…

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Bon, demain, je vous raconte la suite du périple car cet article est déjà bien long. A demain pour le sud du Connemara !

 

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Week-end à Lyon

Parfois, je prends mon sac à dos et je pars en pérégrination. Même que j’avais un blog sur le sujet mais ça m’ennuie de faire un blog juste pour ça alors je reviens vous en parler ici. Donc ce week-end, Anaïs et moi avons arpenté les rues Lyonnaises en soupirant sur nos vies parisiennes. Et pourtant, j’ai fait mon boulet puissance mille, je me demande comment Anaïs m’a pas abandonnée sur le bord de la route.

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Déjà, je commence fort : samedi matin, train à 6h58. Je pars sereinement de chez moi, lalala. Bon, je m’arrête retirer de l’argent, ça me retarde un peu mais zen, ça va. Prochain train ? 7 mn d’attente. Ah mm grmpf. Bon, ça devient un peu serré mais ça va. Sauf que je n’avais pas prévu qu’à 6h30, le réseau était déjà saturé, nous voici bloqués en pleine voie, les minutes passent. C’est pas que je panique mais je commence à douter, là… Anaïs m’informe de l’emplacement du train. 6h50, je suis pas encore  gare de Lyon. Ca pue, hein ? Sortie du métro, je cours comme une dératée. Putain de merde, je dois valider mon pass navigo pour sortir, ils font chiiiiiiier !! Je cours, je cours, j’arrive sur le quai, le train est toujours là ! Sauf qu’évidemment, nous sommes voiture 11, je dois remonter toute une rame. La contrôleuse siffle : il reste normalement 2 minutes avant le départ, je viens de dépasser la voiture 1. Ok, plan B : je me rue dans le train, chope mon iPhone et hurle à Anaïs “moooooooonte, moooooooonte !!”. Nous voilà donc parties. A noter : si vous prenez un e billet, on peut vous retrouver même si vous avez pas le papier (parce que oui, quand on part toutes les deux, une prend les 2 allers, l’autre les 2 retours. Evidemment, j’avais les allers). Je rajoute quelques kilos à ma boulet attitude   : en enregistrant les billets, je me suis trompée sur la date de naissance d’Anaïs qui a été un peu taquinée par le contrôleur.

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Bref, arrivées sur Lyon, on trace direct au Parc de la Tête d’or. C’est beau ! Ce bel étang couleur de jade, les belles pelouses ! On va boire un café à la cité internationale puis c’est parti pour le grand tour : les belles serres, le zoo… Mais bon, il commence à être tard, on n’a rien avalé depuis la veille et ça tape dur. Donc nous revoilà parties pour le centre, j’ai un peu fait mon boulet (épisode 2,5) : on marche le long d’une rue en plein cagnard, ça n’en finit pas et je n’ai pas de chapeau donc je commence à craindre une insolation. Chiante, je vous dis.

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On déjeune dans une brasserie sans intérêt au service relativement déplorable mais juste à côté de l’Opéra donc on a surtout payé pour se poser en terrasse là, quoi. L’après-midi (enfin, vu qu’on est arrivées après 14h, on est reparties à 16h), requinquées, on part à l’assaut de la Croix Rousse. Oui parce que Lyon, ça monte et ça descend. Et comme j’étais en mode boulet (épisode 3), j’avais des courbatures de compétition suite à un cours intensif de sport mercredi. Mais l’avantage des muscles, c’est que quand tu les chauffes, t’as moins mal. Bref, on monte, mon monte, on guette les triboules : des têtes de lion bleues sur fond jaune indiquant un passage derrière une porte cochère (mais elles étaient ouvertes les portes). On a aussi trouvé d’autres pierres plantées, j’aime bien ce petit côté chasse au trésor. On finit par se poser tout en haut de la Croix Rousse, dans l’herbe, on domine Lyon, on entend des milliers de klaxons. Alors à noter que les Lyonnais, ils sont très nerveux en voiture mais pour le coup, rien à voir : c’était la gay pride.

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Après avoir savouré, on repart à l’auberge de jeunesse “tu vas voir, ça monte un peu”. On redescend sur les bords de Saône, on furète dans le vieux Lyon et soudain, on se retrouve face à une putain de côte. Ah oui, en effet, ça grimpe ! On arrive rouges et dégoulinantes à l’auberge, on prend possession de notre chambre que nous partageons avec 2 Allemandes et 2 “on sait pas bien, on les a à peine croisées”. Une bonne douche plus tard, on va se boire un verre (d’eau) sur la magnifique terrasse de l’auberge avec vue imprenable sur la Presqu’Ile. Une petite balade du côté de la laide Place Bellecour (enfin, le clocher de l’ancien hôpital est chouette mais cette espèce de dalle d’asphalte au milieu, moi y en a pas comprendre…). Dîner dans un bouchon typique (Chez Mounier, très bon), une sublissime tarte à la praline qui nous obsède depuis. Retour à l’auberge (j’ai mieux géré la grimpette), petite papote sur la terrasse et coucher.

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Le lendemain, petit déj toujours sur la terrasse et c’est reparti. J’ai les pieds déchirés par mes baskets mais ça va aller, je vais arrêter de faire mon boulet. On grimpe dans un parc avec un vieux théâtre antique magnifique même s’il y avait une scène géante en plein milieu mais on fera avec. On monte, on redescend, on remonte… Puis hop à la Fourvière pour voir l’église St Joseph qui domine Lyon. On rentre d’abord dans la chapelle inférieure mais comme il y a messe, on fait un tour aux alentours. Un petit tour devant la Tour Eiffel locale puis on va se balader dans un parc autour. On peut enfin entrer dans la Fourvière (après avoir joué à prendre la statut de JP II en mode Staline), l’organiste termine son récital. J’aime bien l’orgue, c’est tellement dramatique…La Fourvière, c’est magnifique, j’adore les couleurs, la façade…

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Ensuite, on redescend sur la Presqu’Ile, un déj dans un resto sympa mais qui ne servait pas de tarte à la praline (raaah, frustration !) puis, comme on sent une petite fatigue, on se dit qu’on va aller roupiller sur les quais de Rhône. On passe devant la piscine à l’architecture communiste (que j’adore, forcément). Le soleil tape dur, les quelques tâches d’ombre sont super squattées, on finit par échouer sur un coin de pelouse caillouteux du côté de péniches de croisière. Et là, le retour du boulet : deux jours sans pluie, je ne suis plus habituée, le pollen qui vole m’agresse méchamment. Mes yeux frottent, mon nez pique, les miasmes m’obstruent. Le verbe le plus adapté à la situation me paraît être : je me liquéfie. Un petit tour au pied du clocher de la place Bellecour, un tour au McDo et nous revoici déjà dans le train, retour Paris. Anaïs me laisse partir, embêtée par mon état de dégradation avancé, moi désolée d’avoir été un boulet.

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Moralité :
– Lyon, c’est quand même super beau, y a plein de parcs, de chouettes quartiers, j’ai bien aimé chercher les pierres plantées à la Croix Rousse. Je me verrais bien y vivre… après avoir passé un temps certain avec un allergologue bien sûr.
– Faire du sport intensif juste avant un week-end de crapahute était une vraie mauvaise idée (mais la séance suivante, j’ai pas eu une courbature)
– Arrêter d’oublier mon chapeau m’évitera de stresser à l’idée de choper une insolation (ce qui m’aurait valu le titre de boulet ultime)
– les Lyonnais conduisent assez mal par contre.
– la tarte à la praline, c’est la vie.

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Week-end sac à dos

Toi qui me lis depuis si longtemps, tu me connais, j’ai quelques marottes dans la vie : la merdophagie, les concepts et théories, les métaphores foireuses et les résolutions. Voyez, moi, les résolutions, j’en fais pas juste au 1er janvier, j’en fais toute l’année avec une petite préférence pour le dimanche soir et son fameux cafard « ma vie pue ».

Récemment, j’ai traversé une phase « marre de dire sans faire » qui est un grand classique de ma vie. En témoigne l’état de ma machine à coudre achetée en décembre 2010 (la pédale est toujours sous plastique), de ma pâte fimo jamais utilisée… Dans ma tête, j’ai des milliards d’idées et de projets mais ça n’enclenche pas. Sauf que vivre dans ses rêves n’engendre in fine que de la frustration donc ça suffit de dire « je voudrais », « j’aimerais ». Maintenant, je fais. Et en première place de mes envies à réaliser : les voyages.

Je crois que je suis incapable de faire la liste de toutes les villes européennes qui me tentent les bras, qui me donnent envie de prendre mon sac à dos, mon appareil photo et c’est parti pour l’aventure. Pour une nuit, je dors en auberge de jeunesse, peu importe. Si on part à deux, un petit bed and breakfast voire un hôtel et on sillonne. Trop court un week-end pour connaître une ville ? Bien sûr mais c’est mieux que rien.

Dans mon sillage, des amies se montrent intéressées. Anaïs, Salima, Zénobie me disent « mais tiens moi au courant, je veux venir ! ». Oui, partons, crapahutons, prenons nous en plein les mirettes. Grâce à la magie des low costs et des auberges de jeunesse ou B&B, y a moyen de se faire plaisir sans trop se ruiner. Pas tous les week-ends bien entendu (j’ai toujours pas gagné au loto mais je joue toujours pas) mais de temps en temps, faisons nous plaisir. A moi Londres, Amsterdam, Rome, Florence, Barcelone, Bruxelles, Prague, Berlin, Vienne, Madrid, Naples, Stockholm… Et tant d’autres. Et puis Lyon, aussi, Strasbourg… Bref, c’est ma résolution. Et j’ouvrirai un blog dédié quand je commencerai (septembre/octobre à priori). Une sorte de petit carnet de voyage perso que je partagerai avec vous.

Et puisque j’ai décidé de voyager, je commence. Là, pendant que vous me lisez, je me la coule douce en Sicile avec Zeno. Un voyage de dernière minute dont mon corps réclamait la nécessité à corps, à cris et à coup de crise de spasmophilie (cet épisode m’a légèrement traumatisée). Profitons de la vie tant qu’on est jeunes et sans enfants. Les regrets, ça sert à rien, autant ne pas les provoquer.

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Road trip

Par Tatiana

Ca y est enfin ! Je vais repartir en voyage. Je suis trop contente, j’ai trop hâte. Depuis le temps que ça me trottait dans la tête. Mais où vais-je aller me direz-vous ? Et bien je pars au Chili, dans moins d’un mois. Je vais voir des amis là-bas et bouger dans le pays. Une amie me rejoint là-bas et c’est avec elle que je vais descendre dans le sud jusqu’en Patagonie. Au début je pensais partir un peu à l’arrache avec mon guide lonely planet dans la poche et advienne que pourra. Quand j’étais partie au Mexique, je n’avais strictement rien préparé. J’étais arrivée les mains dans les poches et je me suis laissée guidée par Maria qui était déjà là-bas depuis un an et qui avait déjà repéré les trucs importants. Alors je me suis dit que ce serait pareil pour le Chili. J’arriverai avec le guide et en tête les endroits que je voudrais visiter, et puis on verrait comment ça se passe sur place. Cependant, je me suis rendue compte très vite que ça n’allait pas marcher de cette manière. J’avais omis un léger détail : la Patagonie c’est la nature sauvage. Au début avec mon amie on voulait faire le nord et le sud. On commence à lire le guide et on se rend compte que les temps de trajets sont énormes. Première déception : on se rend compte qu’on va devoir choisir entre le nord et le sud. Ce sera donc le sud car on ne peut pas ne pas aller en Patagonie. On commence donc à regarder que voir dans le sud et là on se retrouve confrontées non seulement au problème de distance mais aussi à celui des moyens de locomotions qui sont très limités. Il y a seulement quelques départs par semaine pour certains endroits. Voire un seul départ par semaine. Certaines villes ne sont quasiment accessible qu’en avion ou bateau. Bref, ça va demander un peu d’organisation tout ça.

Du coup je commence à envoyer des mails à droite à gauche, dans des agences de voyage ou auberge de jeunesse. Là, j’apprends qu’un des parcs naturels qu’on veut visiter est fermé car un volcan qui se situe à l’intérieur du parc est en pleine activité. Ok, bon. Là, je suis face à une réalité qui me dépasse. J’ai pas vraiment l’habitude de prendre en
compte ce genre d’aléas dans mes voyages. Je commence d’ailleurs à me dire à ce moment là, que si ça continue on va jamais pouvoir visiter ce fichu pays. Nan mais c’est vrai il est relou ce volcan à être en activité. Mais je tiens bon. Je me transforme en agence de voyage à moi toute seule afin d’arriver à faire un circuit cohérent et faisable par rapports aux temps de trajets d’une ville à une autre. Heureusement que je ne travaille pas en ce moment car toutes ces recherches me prennent un temps fou. Je comprends maintenant pourquoi ils prennent si cher quand ils organisent
des voyages dans les agences. En tout cas moi j’ai bien fait de ne pas faire ce métier. Car au début organiser un voyage c’est sympa : on détermine l’itinéraire et les endroits à voir ainsi que les excursions à faire. Par contre, la partie détails techniques comme horaires de bus, où dormir… c’est juste l’enfer et la prise de tête. Il faut vérifier chaque horaire de bus pour voir si le circuit est réalisable dans le temps imparti… Pendant un moment j’en rêvais la nuit tellement je ne pensais plus qu’à ce que je devais chercher le lendemain. Ca me déprimait même, car je me
disais que j’allais jamais y arriver. En plus, avec mon amie on voudrait loger chez l’habitant histoire de faire quelques économies. Du coup je suis allée sur couch surfing. Idem c’était un peu la croix et la bannière pour trouver des personnes pouvant nous héberger. Mais en allant au bon endroit j’ai fini par trouver des gens. J’ai même gagné un rencard en prime car un mec m’a contactée pour aller boire un verre. Ca n’a pas dépassé le 1er rdv car le mec a dit qu’il me rappellerai et l’a jamais fait. En passant c’est un truc que j’ai du mal à comprendre : pourquoi dire
« je t’appelle » si tu sais déjà que tu vas pas le faire ? Parce que la fille en face de toi est parfaitement capable d’encaisser le fait que ne compte pas la rappeler . Et en plus elle espère pas ou n’attend rien.  

Bref, aujourd’hui je pars dans moins de 15 jours et j’ai super hâte. Surtout que j’ai passé des vacances de noël un peu merdique, alors je pense que prendre l’air me fera le plus grand bien. Donc je vous dis à bientôt pour le résumé de mes vacances d’aventurière !!!

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Mexique suite et fin

Par Tatiana

je vous ai gardé le meilleur pour la fin !

 

Ca fait tellement longtemps que je ne sais plus où j’en étais. Ah oui ! les Caraïbes. Rien que le nom ça laisse rêveur. Les plages de sable fin et blanc, les palmiers, la mer bleu turquoise. Et bien oui, chers webolecteurs c’est bien comme ça les Caraïbes. Avec en prime une eau bien chaude, c’est à dire assez chaude pour qu’il n’y ait pas de choc thermique en rentrant dedans, et assez froide pour vous rafraîchir de l’horrible chaleur extérieure. L’île est vraiment belle, même s’il n’y a que des Etats-Uniens (oui faut être précis dans la vie), et que tout est écrit en anglais. J’ai un peu l’impression d’avoir quitté le Mexique. Comme souvent la partie touristique est bien distincte de la partie autochtone. Ca fait du bien de rester plus d’un jour dans une même ville, c’est un vrai bonheur. Surtout que les gens de l’île sont sympas et encore plus quand ils voient que vous parlez leur langue maternelle. On a rencontré deux français là-bas. Enfin plus précisément, un québécois et une française. La nana fait des vêtements super sympas et vraiment pas cher. Des trucs tendance à Paris qui coûteraient la peau du cul, ici c’est le prix d’un truc à Pramod (comme dirait Anna Gavalda). Elle bosse avec un mec qui fait des bijoux avec des coquillages et il nous a indiqué où en trouver sur l’île. Donc on a fait une petite expédition à la pointe nord de l’île pour descendre dans une crique sauvage. C’était bien drôle, et on a vu des coquillages énormes. J’ose même pas imaginer les bestioles qu’il devait y avoir à l’intérieur. On a vu plein d’iguanes super gros, qui vivent peinards en liberté car peu de gens vont dans ces coins là. On a aussi fait du snorkeling (c’est quand vous faites de la plongée avec palmes et tuba), pour voir de jolis poissons tropicaux. J’ai eu un peu les boules car on était vraiment au milieu des poissons. D’ailleurs je m’excuse auprès de ceux que j’ai du malencontreusement assommer à coups de palmes. On s’est aussi taper une intoxication alimentaire, bien comme il faut. Les trois nénettes vu qu’on avait mangé la même chose. Du coup on a du partir un jour plus tard que prévu car impossible de bouger de la chambre, et surtout des toilettes. Plus ca va et plus je me dis que ce voyage est parfait à faire en couple. Ca ne m’étonne pas que l’autre (cf articles précédents) ait changé d’avis en revenant. En parlant de couple, j’ai réussi à me faire scotcher par un relou à l’auberge de jeunesse sur l’île, alors qu’elle était pleine de pétasse cette auberge. Ben non, il a fallu qu’il vienne me voir moi. Alors qu’il y avait un super beau blond (mais qui le savait car il passait son temps à se balader en boxer), qui, lui, aurait pu me parler. Faut dire que ce jour la j’avais mis ma tenue de pétasse.

18 mai

Bon, j’ai grave pris du retard dans mes comptes rendus, donc je fais un rez rapide pour que vous raccrochiez les wagons. Le tout en regardant un charmant jeune homme qui s’exhibe devant nous car il a remarqué qu’on le matait. Pour info, là on est de retour à Playa del Carmen. Après Isla Mujeres, on est allées à Playa del Carmen, The destinachionne of the couples. C’est hyper touristique car ils veulent en faire le nouveau Cancun, alors ça construit de partout. Y a plus un bout de plage libre et sans hôtel ou restau qui la borde. Ya une super longue rue commerçante qui longe le bord de mer, et donc on arrive jamais sur le sable avant 15h30 car on est toujours attirée par une boutique. Mais le problème c’est que c’est des boutiques pour riches et que nous on est pauvres. Ici c’est vraiment très américain, et des fois on nous rend même la monnaie en dollars !! Enfin on essaie car nous on en veut pas des dollars. Toutes les filles sont belles et bien foutues, c’est pas très bon pour le moral. Par contre les mecs c’est pas ça… Surtout le problème c’est que y a que des couples amoureux. C’est très traumatisant. Dans les restaus et les bars c’est ambiance romantique. Mais bon on a pas finies lesbiennes pour autant. Les deux premiers jours on a pas arrêté de croiser un groupe qui était à l’auberge dont le beau blond. Mais c’est pas pour autant qu’on a établi le contact. L’hôtel où on est super bof, et on a hérité de la chambre Barbie !!! Toute rose, de quoi faire des cauchemars. Dans chaque chambre t’as un lit bien et un lit pourri. Le pire c’est les deux gamins qui font le ménage et viennent te réveiller à 9h du mat’ en te foutant limite dehors. C’est ici qu’il y a eu le clash entre mes deux compagnes de voyage. Mathilde et Maria se sont super embrouillées toutes les deux : la galère, et moi qui comptais les points. Au bout d’un moment, je décide que j’en ai ras le bol et que puisque c’est comme ça, je rentre à l’hôtel. Et là, elles me suivent les deux. Alors que je voulais m’éloigner des ondes super négatives. A partir de là ça a plombé un peu l’ambiance. Après on est parties pour Tulum, un peu plus bas sur la côte. Le premier soir on a atterri dans une auberge de jeunesse toute pourrie. Notre chambre était en béton sans peinture avec encore les traces de construction sur les murs. On a eu la compagnie de fourmis rouges énormes trop gentille car elles m’ont piquée en pleine nuit, et je me suis réveillée avec les bras en feu (oui ca fait très mal une piqûre de fourmis rouge). Ah oui! Y avait aussi pas de lumière dans la piole, c’est très pratique. Le lendemain on décide (curieusement) de se barrer. Pour se loger à Tulum, tu as deux solutions : tu loge en ville mais c’est loin de la mer, ou tu loge dans les cabanas au bord de la mer mais c’est cher. Enfin c’est pas cher par rapport aux prix en France, mais c’est pour notre budget, si. On s’est fait toutes les cabanas le long de la plage, l’horreur ! On a marché sous la chaleur écrasante du soleil, sans rien trouver. Finalement on a fini dans un hôtel près des ruines de Tulum. Le hic de la chambre, il n’y avait pas de porte dans la salle de bain, juste un rideau. Sympa pour l’intimité. Petite parenthèse : on vient encore de croiser le beau blond, et comme d’hab’ on s’est regardé et basta. Le temps que je réalise que c’était lui il était trop loin. Pour revenir à Tulum, Maria avait un succès fou auprès des mecs de l’hôtel. Grâce à elle on s’est fait des virées touristiques gratos, dont une à la réserve de Sian Kahn. L’histoire à retenir, c’est notre départ de Tulum, où on a eu des emmerdes de bus. Mathilde, elle nous quittait pour revenir en France. Nous on devait aller à Mahahual, plus bas sur la côte. Déjà on s’est faites scotchées par un mec trop chelou, complètement défoncé. Un espagnol qui venait d’Ibiza, fan de Jim Morrison. Le mec nous a lu les lignes de la main. Selon lui, je dois devenir une artiste accomplie à 40 ans et j’aurais un fils. Il m’a aussi sorti que j’étais romantique, mais là j’ai pas tout compris. Et il m’a dit que ce serait pire en vieillissant. En fait je ne sais pas s’il a dit que j’étais amoureuse que ça allait grandir, ou s’il voulait dire que j’étais sentimentale et que c’était pas prêt de s’améliorer. Après, il a commencé à me tenir les mains en disant des trucs que je comprenais pas. J’ai appris en partant qu’en fait (selon lui) on a avit fait un truc érotique genre communion sexuelle (cherchez pas ça n’arrive qu’à moi ce genre de choses). Il nous a tenu la jambe toute la matinée, les filles n’en pouvait plus. Le meilleur moment étant quand il a voulu nous donner des trucs et qu’il me sort une dent : eurk ! Et tout ça parce que notre putain de bus est parti avec 20 minutes d’avance. Oui, on a jamais atteint Mahahual. Quand on est arrivées à la gare le bus était déjà parti. On a donc décidé de retourner à Playa, car le prochain bus pour Mahahual était le lendemain. Plus tard (oui j’ai arrêter de mettre la date sur mes notes alors je ne sais plus quel jour on est) On a zoné là-bas pendant 4 jours, et après on devait aller à San Cristobal de las Casas, ex capitale de l’état du Chiapas et fief des guerriers Zappatistes. Ce fut épique pour prendre nos billets de bus d’ailleurs. On a attendu super longtemps pour que la nana daigne nous faire la réduction étudiante. Et en plus, on avait juste un billet pour Pallenque car il y avait eu des braquages de bus quelques jours avant et ils avaient fermé les routes. On en savait même pas si on allait pouvoir aller là-bas. La super blague c’est que cette conne nous a vendu un billet pour le samedi alors que nous on voulait partir dimanche. On a pas trop apprécié quand on est arrivées à la gare de bus et que le chauffeur nous a dit ça. Heureusement qu’on avait payé notre nuit d’hôtel pour pouvoir garder la chambre jusqu’à 18h. On a du repartir dans le centre de la ville et à pieds avec nos sacs car aucun taxi ne s’arrête en dehors des bornes de taxis dans cette ville. Le lendemain on a failli se battre avec la chef de gare pour qu’elle nous rembourse nos billets. Cette conne ne voulait rien entendre. On a tenté notre chance à l’autre gare, et on a bien fait car on est tombées sur un mec sympa, qui nous a fait nos billets pour la moitié du prix étudiant et qui nous a aussi informées que la route pour San Cristobal était réouverte. Voilà comment le soir même on a pris la direction du plus bel état du Mexique. On s’est fait pas loin de 17h de bus avec un arrêt. On était mortes en arrivant. Le Chapias est un des états les plus pauvre du Mexique, donc il y a beaucoup de gens qui vous accostent dans la rue pour vous vendre des trucs. C’est très dur de dire non, et tu te retrouve avec des choses dont tu n’as pas besoin et qui prennent de la place dans ta valise. Là-bas, on a visité la ville et les petits villages dans la montagne aux alentours. J’ai flippé d’attraper le palu car y avait quelques moustiques qui trainaient et c’est la région du palu. De San Cris on est allées sur la côte pacifique à Puerto Escondido. A ce stade j’en ai ras le bol et je tourne en rond dans ce pays. J’en peu plus de voir tous les jours la même personne et de ne parler qu’à elle (même si je l’aime beaucoup). Pas moyen de se retrouver seule c’est horrible. Puerto c’est très mignon mais y a rien à faire, surtout qu’on se tape un reste de tempête tropicale et qu’il pleut tout le temps. Je perds tout mon bronzage !!! Pas moyen de se baigner, l’océan est déchainé et je flippe de rentrer dans l’eau. Avec l’humidité ambiante, y a un max de bestioles et je me fais bouffer par des trucs que je veux même pas savoir ce que c’est. C’est ici qu’arrive la partie intéressante du séjour pour vous car c’est ici que j’ai testé (pour vous et un peu pour moi aussi) le mexicain ! Maria était déjà venue en décembre ici et elle connaissait un mec qui s’appelle enrike et qui tient un bar dans le centre. Le mec est sympa et un soir où on va boire un verre dans son bar il nous demande si on veut aller à une soirée. Moi j’avais moyennement la motivation mais Maria avait l’air de vouloir y aller et les deux margaritas que je m’étais enfilées m’avaient enlevé toute volonté. Donc nous voilà parties à la soirée vers 2h une fois le bar fermé, avec une Anglaise et deux mecs. Cette anglaise est complètement torchée et elle arrête pas de le chauffer enrike, mais lui il semble pas y faire plus gaffe que ça. Moi à ce moment là, j’y faisais pas gaffe non plus. Cette fête est pour le départ d’une Argentine. Les gens sont cools et on rencontre deux autres Français. Forcément on boit, un peu, beaucoup. On arrête pas de nous payer des bières. Et petit à petit je remarque que le petit enrike il vient souvent nous voir, et qu’il me prend par la taille avec un regard qui en dit long. Moi je lui rends son regard, car non finalement l’Anglaise elle ne l’aura pas celui-là. L’ennui c’est qu’à chaque fois qu’il vient me voir il me laisse sa bière alors je commence à être dans un sale état, et comme chaque fois que je suis dans un sale état j’ai envie de sexe. Nos regards deviennent sans équivoque, d’ailleurs j’ai une photo de nous deux ou je le tiens par le coup genre t’es ma propriété, c’est assez drôle. Mais bon il tente rien non plus lui il fait chier !! Vers 5h Maria est naze et moi je désespère. On décide de rentrer. On dit au revoir aux gens et là monsieur se réveille et nous propose de rester dormir chez lui. Car notre hôtel est loin et la route à prendre pour rentrer est super dangereuse (y a quand même des gens qui se sont faits tuer sur cette route la nuit). Ni une ni deux on dit oui (enfin surtout moi), et nous voilà tous les trois chez lui. Moi j’attends de voir s’il va se bouger le cul. En attendant je me fou sur le canap’ parce que bon je suis un peu naze aussi. Enfin il vient se mettre à côté de moi, enfin plutôt sous moi car je suis allongée et donc j’ai mis mes jambes sur lui. En moins de deux minutes il se met à me caresser les chevilles. Bon, là je pense que c’est pas juste amical. Maria décide d’aller se coucher (très bonne chose). Et nous on reste comme deux cons. Il me dit un truc en espagnol que j’ai rien compris. Parce que là j’ai dépassé le stade d’alcoolémie où je suis trop forte en langue étrangère. Je décide de prendre les choses en main (mais pas comme vous pensez bande d’obsédés!!) et j’opère à un rapprochement stratégique. En gros, je me mets dans ces bras. Deux trois embrassades s’ensuivent, et il m’emmène sur la terrasse, pour la suite. Mais bon euh, la terrasse elle fait face au lit où dort Maria donc moi je suis moyennement chaude pour brouetter devant ma copine quand même. Je lui fait comprendre, non sans mal car lui rien à foutre. Au final, direction le jardin. Il fait quand même les choses bien (trait typique du macho qui a l’habitude des filles de là-bas à qui il faut faire style on est pas un connard et on veut pas juste te baiser) et met un drap avec même une bougie. Je vous jure ! Franchement j’ai trouvé ça super mignon. Nous voilà donc partis, sauf que son sale chien il a voulu aussi jouer avec nous. Donc super la concentration quand y a un chien qui vous lèche la jambe (et pas autre chose hein). Je l’ai viré je ne sais pas combien de fois à coup de pied. Après j’ai eu le droit à des « t’as été super » Celle là on me l’avait jamais faite, ça fait assez vieux film américain. Je croyais qu’on en disait plus ce genre de phrase depuis les années 70. Le lendemain, Maria nous vois dans le lit dans les bars l’un de l’autres et elle a même pas tilté. Je vous raconte pas comment elle a halluciné quand je lui ai raconté. Elle avait rien vu de notre manège, même quand elle est partie se coucher. Moi qui croyais qu’elle avait fait exprès de nous laisser. C’était vraiment très agréable d’être dans ses bras. Après ma rupture je me sentais vraiment pas terrible et j’avoue que ça m’a fait vraiment du bien. Sentir l’attention sur soi et le désir de l’autre. En tous cas c’est des vrais baratineurs les latins, c’est moi qui vous le dis. Tous les trucs qu’il m’a sorti, on aurait dit que limite j’étais la femme de sa vie, alors que bon il a une copine ce jeune homme. Enfin, Je suis toujours plus ou moins en contact avec lui. Mine de rien je crois que lui comme moi on aime bien entretenir le truc juste histoire de jouer. Je sais qu’en ce moment il projette de partir en Bolivie, et moi je vois mes prochaines vacances J. On est parties deux jours plus tard pour Oaxaca où on est restées un jour. Après le DF et la France. J’ai eu trop de mal à me remettre dans le rythme français. Retour très très dur à la réalité. Même maintenant je regarde mes photos avec une certaine nostalgie, comme si c’était une autre époque de ma vie. C’est plutôt étrange. Mais c’était quand même un chouette voyage.

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Toute ma classe a vu ma culotte (mes hontes, volume 2)

Et voilà, suite au premier article sur le sujet, mes amis m’ont gentiment rapporté d’autres anecdotes, je les en remercie ! Je vous les livre à nouveau.

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Ma semelle se fait la malle
Classe de seconde, je déjeune tous les midi en ville avec Cécile (bonjour l’équilibre alimentaire). A l’époque, je mets des chaussures à talons, plus ils sont longs, plus c’est bon. Et oui, depuis ma plus tendre enfance, je suis petite. A 15 ans, on complexe sur tout : je peux pas tricher pour réduire mes fesses donc je me grandis. Cette année là, je ne vis que des malheurs avec mes chaussures : je perds une paire qui était dans mon sac (mal) accroché à mon scooter, la deuxième paire blanche me fait une ampoule qui me prend tout le talon et après un passage à la machine, elles sont immettables. Troisième paire, le sort s’acharne. En fait, au fur et  à mesure des jours, la semelle se décolle. Un midi, alors que je chemine en compagnie de Cécile dans le centre de ma moyenne ville de province, clac ! la semelle cède, elle tient juste par la pointe de la chaussure. Me voilà à boitiller en faisant des bruits de tongs, trop glamour. Je reviens comme je peux au lycée, morte de rire, secondée par une Cécile tout aussi hilare. Tout le monde me regarde. Drame : ce jour-là, on a une sortie scolaire, je suis incapable de me rendre au théâtre ! Dieu Merci, dans mes amies de classe, il y a des pensionnaires, l’une d’entre elles me prête une paire de tennis pourrie qui me fait perdre quelques centimètres. Depuis, j’ai renoncé aux talons.
 
Ma culotte à l’auberge de jeunesse
Classe de première, on part en PAE (projet de je sais plus quoi éducative) à Avignon. C’est super, on loge dans une auberge de jeunesse. Le soir, en rentrant du spectacle, des petits groupes se créent, je pars avec quelques copines rejoindre des charmants Suisses qui nous jouent de la guitare jusqu’à tard dans la nuit. On retourne à l’auberge, direction la douche. Hop, je me déshabille, je me lave, je récupère mes affaires et dépose le lot dans la chambre avant de partir squatter la chambre des garçons. Oui, j’étais en littéraire : 18 filles et 3 garçons, forcément, on s’entasse dans la chambre la plus petite. On discute, on rigole. Des filles qui sont rentrées plus tard que moi arrivent à leur tour et interpellent deux copines qui étaient avec moi dehors. Elles sortent de la pièce puis reviennent.
« Qui c’est qui a perdu une culotte rouge en dentelle ? »
Et là, je deviens de la même couleur que la culotte qui avait orné mes fesses toute la journée : rouge. Non, c’est pas possible, ce n’est pas la mienne… Je réponds timidement : « heu, je crois que c’est la mienne… » et là, une des dernières arrivantes se met à crier : « Ben dis donc, Nina, elle est sexy ta culotte ! » Et voilà comment je suis devenue la fille à la culotte rouge en dentelles.
 
Je montre encore ma culotte au lycée
Ah, j’aime ça, j’en redemande. Fin d’année de terminale, les profs ont gentiment organisé un pot pour nous dire au revoir. Ce jour là, je porte un pantalon ample qui se ferme par une simple fermeture éclair sur le côté. Arrive un moment où je dois aller aux toilettes (ça m’arrive plusieurs fois par jour, en fait). Je vais mes petites affaires, j’entreprends de me rhabiller et, là, c’est le drame : en tirant sur la fermeture éclair, celle-ci me reste dans les mains. Sans elle, mon pantalon ne tient pas… Je sors donc de là en tenant d’une main ferme mon vêtement, mais y a un gros trou sur le côté, tout le monde voit ma culotte bleue. Je fais le tour des pensionnaires (y compris un très mignon) pour récupérer une pince à nourrice mais personne n’en a. Au secrétariat, solution d’urgence : une énorme pince. Me voici donc rendue au pot de départ avec une érection étrange sur mon côté gauche. Mais je persiste, je veux remettre mon pantalon, il me plaît trop ! Donc quelques jours plus tard, me voici dans mon pantalon attaché par une épingle à nourrice mais ça baille toujours… Ainsi, à peine arrivée au lycée, quelqu’un me fait remarquer que ma culotte orange est très jolie… La journée va être longue.
 
Braguette magique
Dans la série « j’ai pas de chance avec mes pantalons », ceux dont la fermeture éclair s’ouvre seule. J’ai un jean comme ça, je le tiens avec un élastique à cheveux. Un jour, je sors dans la rue avec mon pantalon d’été rouge en tissu crépon. Je fais quelques mètres, il y a foule et là, une femme m’arrête. Evidemment, elle va me demander son chemin, je dois avoir un tatouage « renseignements », sur le front. Sauf que je suis très mauvaise en orientation, je ne connais jamais le nom des rues et une fois sur deux, je me plante.
« Excusez-moi…
– Oui ?
– Votre braguette est ouverte ! »
Effectivement, mon joli string qui ne dissimule rien s’étale au vu et au sus de tout le monde… Bon, et bien, je vais rentrer chez moi.
 
Mon pied dans le goudron
J’ai un défaut : dans la rue, je ne fais pas attention où je marche. Les chiens sont contents, j’honore avec soins les petits colis qu’ils abandonnent en route. En fait : soit je suis seule et je suis totalement perdue dans mes pensées, à mille lieues de ce macadam que je foule, soit je parle avec quelqu’un qui me tire souvent par la manche : « hé, t’as failli marcher dedans ! ». Merci.
Un jour, je me promène avec mon meilleur ami hétéro de l’époque, Yohan, on discute, on rigole. Il fait chaud, c’est l’été, je suis en légère robe et tongs. A un moment, un embouteillage se forme sur le trottoir : une mémé, un vélo, c’est trop pour moi, je décide de contourner l’obstacle. Je lève le pied et là, je réalise : il y a des travaux, des plots en plastique partout et mon pied qui, emporté dans son élan se dirige droit vers le goudron récemment posé. Non, essaie de dévier ! Trop tard, ma jambe droite se trouve enfoncée jusqu’au genoux dans une mixture terreuse. La jambe gauche a la bonne idée de choisir une autre trajectoire et je parviens à sortir du trou sans m’arracher le genou. Yohan rigole puis me demande : « Nina, elle est où, ta chaussure ? » Et là, misérable, avec ma jambe gainée de goudron : « heu… dans le trou ! ». Gentiment, il part la récupérer. Elle fait trente kilos, je ne peux pas la remettre.
Heureusement, des ouvriers qui bossaient dans un magasin voisin ont assisté au drame car je me voyais partir à cloche-pieds jusqu’au square à peu près voisin (plusieurs centaines de mètres) pour laver ma jambe et ma chaussure. Du coup, il m’apportent des bouteilles d’eau et je me nettoie tant bien que mal, en attendant de rentrer chez moi. Evidemment, cette scène s’est déroulée juste à côté du Capitole, là où il n’y a personne ! Mais grâce aux gentils ouvriers, j’ai évité l’épreuve du « je me déplace sur une patte sur la place du Capitole à 16h ». Quelques jours plus tard, je suis repassée : les ouvriers avaient comblé le trou crée par ma jambe. Dommage, je serais devenue célèbre, une plaque aurait indiqué : « Ici, Nina s’est payée la honte ».
 
Je sais pas jouer au bowling
Avec Guillaume, mon ex, on allait souvent jouer au bowling entre amis. J’étais nulle, je perdais toujours mais je n’en avais cure. En plus d’être nulle, je suis maladroite… Première honte au bowling : je prends ma boule (pourquoi c’est si lourd, cette connerie), je prends mon élan, je cours, je jette ma boule et…et… ma chaussure mord la piste, le poids de la boule m’entraîne en avant et ziiiiip… sur les fesses ! Mes amis rient en vérifiant que je me suis pas cassé le coccyx, je ris en me relevant, les fesses douloureuses mais rien de grave.
Episode 2 : un autre jour. Bon, j’ai compris, je prends plus d’élan, trop dangereux et puis me colorer les fesses de bleu pour envoyer ma boule dans la rigole, bof. Donc, je saisis ma boule (qu’elle et lourde), je la soulève péniblement, ne me rendant pas compte que ce n’est pas celle avec laquelle je joue d’habitude. Je me positionne face à la piste, la boule dans la main, je projette mon bras en arrière pour lui donner de l’élan… Et cette andouille de boule se détache de mes doigts pour aller rouler vers un groupe de personnes que je ne connaissais absolument pas.
Me voilà seule, debout sans ma boule, morte de honte, à regarder ses pauvres inconnus agressés par une boule venant de nulle part… Ah, si, elle vient de la fille minuscule et maladroite qui est cramoisie… Je vais donc récupérer ma boule en me confondant en excuses, je retourne sur la piste et, pour changer, je l’envoie dans la rigole.
 
Moi y en a rien comprendre
Youpi, Lucie a passé l’écrit de son CAPES, ça se fête (oui, nous, on fête tout) ! Soirée beuverie chez elle, nous voici partis dans la boîte gay la plus proche. Bon, déjà, le trajet fut périlleux : à peine sortis de chez Lucie, Pierre-Louis, un copain, fait tomber son portable dans la rue, il est abîmé, qu’est-ce que ça nous fait rire ! Je m’appuie sur lui pour cheminer, on part du trottoir droit et, sans comprendre comment, on termine sur le gauche, bravo, très fort.
On arrive dans la boîte en question : c’est un pote qui fait l’entrée, je me mets à hurler : « Hééééééééé, c’est Aurélien, je le connais-euh ! Salut ! Salut ! ». Il me demande gentiment de baisser d’un ton. On descend sur la dance-floor, un copain danse très collé-serré avec moi, Mister Big me plaque contre un mur et mime un coït, ahahah, on rigole, on s’amuse. Tout à coup, je vois un jeune homme qui est gay comme moi je suis vierge qui fonce vers moi : personne à droite, personne à gauche, ils sont où mes potes ? Le voilà qui me coince contre le mur, aussi, et commence à me tripoter donc je me dégage de ses griffes et me jette sur Lucie. On joue les lesbiennes de façon pitoyables (en gros, on se tient la main mais à distance raisonnable) puis on se jette sur Gauthier qui était au bar pour l’embrasser à pleine bouche : lui, c’est notre mec, fous-nous la paix, vilain monsieur qui me colle !
Du coup, on décide de bouger et on atterrit dans l’appart d’une fille que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. Je suis affalée dans un fauteuil et Gauthier vient me voir : « Dis, y a Aurélien qui m’a dit que ça lui ferait plaisir qu’on se voit tous les trois, un soir ». Et moi, je me mets à beugler : « QUOI ? UN PLAN A 3 AVEC AURELIEN ? » Gauthier se met à hurler à son tour : « Non mais ça va pas, t’es folle ! ». Il faut savoir que l’Aurélien en question, il n’y a que lui pour croire qu’il n’est pas gay donc ça ne m’étonnait pas plus que ça.
A un moment, j’entreprends de changer de place et je vais m’asseoir sur une espèce de banquette. Il y a un côté en pente mais c’est pas grave, je suis une équilibriste du bout du monde, même pas peur. Je m’assois donc là-dessus et, évidemment, je glisse et me vautre comme une grosse buse. Bon, Lucie et moi avons fini la soirée chez elle à regarder le Grand Prix d’Australie, j’ai fait une analyse curieuse du nouveau règlement, alcoolémie oblige.
 
L’enchaînement dramatique en plein partiel
Mois de mars, ça y est, ce sont les partiels, les derniers de ma vie (heu… normalement). Aujourd’hui au menu, partiel de sociologie de la réception des produits journalistiques, la matière où je dois me planter, normalement. Non seulement je suis pas allée en cours mais en plus, le prof qui a pondu le sujet n’est pas celui qui a fait cours, super ! Sujet : « je sais plus quoi Lazarsfeld, Ecole de Chicago ». Bon, super, j’ai rien à dire. Pas de panique, taillons mon nouveau crayon à papier rose fluo acheté chez Castela à Toulouse. Je prends mon taille crayon, je commence à tailler mon gadget et je taille, et je taille… Et putain, y a pas de mines ! Alors que je commence à m’énerver, le drame commence. Les tables sont légèrement inclinées et il n’y a rien pour faire tenir le stylo. Alors, forcément, mon stylo plume commence à glisser inexorablement vers le sol. Je fais un geste brusque pour tenter de le rattraper et ma main tape directement dans mon gobelet de cappuccino (très sucré donc très collant) qui se met à dégouliner sur la table et coule direct dans mon sac. Panique ! Panique ! Panique ! Je file un coup de pied dans mon sac Lancel (quand même…) pour le pousser de sous la cascade de café… Mais j’ai pas de Kleenex. Mon voisin de derrière, le mec le plus miam miam de ma promo, me tape sur l’épaule et me fait gentiment : « Nina, y a ton café qui coule. » Toi, t’es une graine de journaliste ! Bon, Clara qui était à côté de moi me file un kleenex, je nettoie comme je peux.
C’est pas tout ça mais j’ai un partiel à faire, moi. Et là, panique à bord : il est où mon stylo encre ? Je m’agite dans tous les sens, il n’est nulle part ! Finalement, après réflexion, je le retrouve au fin fond de mon sac : il avait suivi la rivière Cappuccino.
Pour info, ce partiel a été le seul où j’ai pas eu la moyenne, je me suis pris un magistral 2,5/10… On se demande bien pourquoi !
 
Moi sur le trottoir à St Michel
Non, rassurez-vous, je ne suis pas tombée dans le cercle vicieux de la prostitution. A peine arrivée à Paris, c’est mon anniversaire, Lucie et Gauthier viennent me voir pour l’occasion. On se fait un resto à St Michel avec Clara (qui vivait chez moi), Pedro et le meilleur ami de la demoiselle. Repas sympa : Pedro, Clara et son pote d’un côté, Gauthier, Lucie et moi de l’autre. Faut dire que le Pedro, il a été particulièrement insupportable ce soir-là et il a fait une forte impression à ma ronchonne préférée (« il est moche, il est con et il se la pète, en plus ! »).
On dîne et en revenant des toilettes, Clara tombe, je ris. Quelques minutes plus tard, Dieu, s’il y en a un, décide de venger ma copine. On traverse la rue et là, j’évalue mal la distance, mon pied bute contre le trottoir, je perds l’équilibre et c’est le drame : me voici à genou sur le sol, face à la vitrine d’un restaurant, dans un quartier naturellement désert un samedi soir. Tout le monde rie, moi aussi d’ailleurs, je me lève, Gauthier me demande gentiment si ça va : « Oui… hihi…Aïe… hihi… j’ai mal… hihi ». Je tiens à dire que je n’étais pas encore saoule donc cette chute est encore plus ridicule.
 
Une honte qui n’est pas de moi
Bon, pour rééquilibrer un peu, je raconte une honte dont j’ai été témoin et qui m’a fait mourir de rire. Avril 2004 ou par là, il faut chaud, j’ai mis un débardeur avec un t-shirt en filet : j’ai donc un splendide décolleté. Mes écouteurs dans les oreilles, je pars d’un pied sûr vers le fac pour aller à un cours que je détestais. Peu de temps après mon départ, je me retrouve derrière un jeune homme qui se retourne et me mate. Il continue son chemin et se retourne très fréquemment pour bien me signifier son intérêt pour ma personne mais je joue les belles indifférentes. Sauf que, forcément, quand on marche en regardant derrière soit, on se rend pas compte de l’échafaudage dressé sur le trottoir… Et évidemment, on rentre de plein fouet dans un poteau ! Du coup, j’explose de rire et passe mon chemin. Je l’ai recroisé quelques jours plus tard et j’ai eu droit aux mêmes œillades insistantes : décidément, certains ne doutent de rien.
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