Coucou les E.T !

Article dédié à mon moi d’avant, cette incurable believer (je l’ai tuée, ça me rend triste)


Il y a deux semaines (je crois), j’ai lu une petite news qui a excité mon imagination : on a trouvé un truc étrange dans la mer Baltique, un ONI. Le V reste à prouver. Oui, dans les eaux glacées git un étrange objet rond qui pourrait être une soucoupe volante. A moins que ce ne soit une tourelle d’un navire de la Seconde Guerre Mondiale, comme j’ai lu. Peu importe au fond, moi, ce qui m’excite, c’est de réfléchir à nos rapports avec d’éventuels Aliens. C’est vrai, si on croisait des petits hommes verts (gris ou bleus), que se passerait-il ? Ca, c’est excitant !


1- Ils viennent nous voir
a) Ils sont déjà là

Selon certaines mythologie, les Aliens viennent nous voir depuis longtemps mais apparemment, ça les branche pas trop de nous causer (ou alors, version ultime de la conspiration façon X-files : ils ne parlent qu’aux puissants de ce monde). Ce sont peut-être juste des E.T anthropologues après tout, ils nous étudient en toute quiétude mais ils ne comptent rien faire de plus de nous. A moins que nous soyons le meilleur programme télé de l’univers (je regarde trop South Park). A moins que, comme dans The signs, ils se font discrets car ils préparent une invasion. Pourquoi pas mais déjà, dans The Signs, ce sont les E.T les plus cons de l’univers vu qu’ils supportent pas l’eau, ils veulent coloniser la Terre (on a que 75% de notre planète recouverts d’eau, ça gère). Puis si on considère que l’on retrouve la trace des E.T. depuis la nuit des temps, je les trouve pas très dégourdis pour gérer l’invasion surtout que technologiquement, nous, on n’est pas foutus d’aller chez eux donc ils nous dominent très largement…


b) Ils débarquent un beau matin


Alors que nos petits E.T se promenaient dans l’espace, voilà-t-il pas qu’ils croisent notre planète et découvrent la vie. Un peu comme un jeu vidéo Amstrad de mon enfance où on visitait des planètes et il fallait parler à des E.T. (Captain Blood, je crois). Donc bon, c’est pas garanti que ceux-ci soient sympas, ils pourraient arriver, voir qu’on a de la vie et des ressources et se dire « ah ben tiens, on manque d’esclave en ce moment, on n’a qu’à prendre ces bonhommes là. » Ou ils pourraient en vouloir à nos ressources parce qu’ils ont épuisé celles de leur planète et que pour survivre, ils vont chercher ailleurs ce dont ils ont besoin. Là, encore, ils nous dominent sur le plan technologique parce que bon, nous, on n’est jamais allés plus loin que la Lune et encore, on n’y a pas envoyé toute une armée. Si tant est qu’on soit réellement allé sur la Lune, c’est exaltant d’un point de vue imaginaire mais c’est pas le débat. Donc bon, si les E.T ne nous veulent pas du bien, on est mal. Parce que dans les films/séries, ils ont toujours un gros point faible qui permet de leur mettre la fessée, peut-être que dans la vraie vie, en 2 secondes, ils nous éradiquent (reste à espérer qu’ils cherchent des esclaves).
Ceci étant, ils peuvent juste être sympas et nous parler pour nous apporter leur technologie et leur sagesse. Sauf que bon, on n’est pas obligés de les accueillir en grande pompe : de 1, on n’aime pas les colons et de 2, qu’est-ce qui nous prouve qu’ils ne veulent pas nous soumettre. Hein ? Hein ? Bref, si nos petits E.T sont humanistes et pleins de bonnes intentions, ils risquent d’être un peu déçus…


2 – On les trouve
a) Ils sont plus évolués que nous
Mettons qu’on trouve le moyen de se balader sereins dans la galaxie. A un moment, on passe par-dessus une planète et on trouve la vie mais genre la vie hyper civilisée, bien plus que nous. Il est possible qu’ils aient déjà connaissance de notre existence (ce sont les anthropologues de l’espace). Bon ben on se tape la bise, on met en place des relations diplomatiques, sans doute. Parce que bon, on a beau être cons, on sait qu’ils nous éradiqueraient en trente secondes si on les énervait un peu donc on va rester cool.

b) Ils sont moins évolués que nous.
Mon hypothèse préférée : on se promène dans l’espace quand soudain, on trouve un planète habitée. Tels des Christophe Colomb intergalactiques, nous voici face à de nouveaux espaces vierges, prometteurs, parsemés de quelques indigènes. Et oui, nous allons faire nos colons. Au mieux, nous tenterons de leur apporter notre technologie et notre savoir pour un mieux être, tout en leur imposant vaguement nos valeurs humanistes. Au pire, tous ces nouveaux espaces, ça va nous rendre tout fou donc on va leur apporter notre savoir, notre technologie et nos valeurs humanistes pour mieux les soumettre. Et s’ils résistent, on leur apprendra qui est le plus fort, mouarf !


Il y aurait de quoi faire des tas de romans sur ces différentes versions. Ce que je trouve étonnant, c’est que je n’ai lu que peu de choses sur la version 2b alors qu’elle me paraît en soit la plus fascinante : entre l’humanisme et le profit, lequel l’emportera ? [Si tu as des romans/films sur le sujet, balance en comm!]

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Je veux pas grandir !

Dimanche soir, j’erre mollement sur les ondes même plus hertziennes, attendant que le sommeil, qui m’avait déjà cueillie de 16 à 22h, daigne repasser me prendre pour me plaquer, impitoyable, dans mon lit. Mais comme il traînassait dans d’autres draps que les miens, je zappais et tombais sur Ally McBeal. Tiens, ça fait une éternité et demi que j’ai pas vu
cette série et pourtant, faudrait vraiment que je m’y penche dessus. Non mais c’est vrai, ça m’échappe un peu le succès de cette série avec la bande de dépressifs qui la compose, dépressifs qui manquent cruellement de cynisme et de second degré. Mais là n’est pas le sujet, je veux vous parler d’une des névroses d’Ally parce que je me rends compte que grosso modo, j’ai la même : je ne veux pas grandir.

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Aujourd’hui, j’ai 30 ans et une vie relativement adulte, si on considère que je me lève le matin pour aller travailler, gagner des sous et que j’en redonne à l’état. Certains me diront que côté vie privée, j’en suis restée à l’adolescence, pas faux mais n’est-ce pas aussi une preuve de maturité de savoir qu’on n’est pas prête à construire une famille parce qu’on a déjà du mal à se gérer soit alors un être de même pas un mètre pas capable de manger ou de se changer la couche seul, j’imagine même pas. Je suis déjà responsable d’un chat, je trouve ça pas si mal. Mais si sur le papier, j’ai l’air relativement adulte, dans les faits, ce n’est pas si simple. Pourquoi ? Parce qu’être adulte, c’est chiant.


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Il y a peu, j’avais ce qu’on appelle « toute la vie devant moi ». A 30 ans, j’ai encore les 2/3 de ma vie devant moi, c’est certes beaucoup mais le tiers passé, il est passé, justement. A chaque mètre que je fais sur mon chemin de vie, je m’éloigne d’une bifurcation possible. Pour me rapprocher d’une autre, certes. Mais renoncer à un champ des possibles est toujours un acte angoissant. Si je prends ma carrière, par exemple, mon chemin se trace. Community manager, je suis. Est-il possible de tout plaquer un jour et partir vers un ailleurs ? Certains chemins sont à ma portée, tout ce qui est marketing ou l’éditorial, pourquoi pas. Le journalisme ? Mon salaire actuel n’est plus vraiment en adéquation avec celui d’un journaliste. Quelques piges, à la limite. L’écriture ? Il va falloir que je m’y remette, sérieusement. Déjà, j’ai des petites envies, reprendre quelques uns de mes écrits ici, les développer pour les publier en auto-édition (parce que je suis pas sûre que ça vaille la peine de les balancer dans une maison d’édition). Enfin, je dis ça mais je ne prends pas le temps d’écrire. Mais si certains chemins restent à portée, d’autres sont définitivement trop loin. Par exemple, il me paraît aujourd’hui difficile de reprendre des études. Dieu sait que j’en ai envie et que ça me titillera toujours mais la réalité de ma vie me fait comprendre que je n’en aurai pas forcément le temps. Alors même que je fantasme très fort sur l’anthropologie ou la sociologie 2.0 et que j’ai même rencontré une fille qui connaît une nana qui a fait une thèse sur les réseaux sociaux. Je DOIS rencontrer cette fille. Mais le temps, les enfants, le temps me manque.

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C’est ça aussi que je n’aime pas dans le fait de devenir adulte, ce que je déteste par dessus tout même et Ally, elle est comme moi : on devient raisonnable. Mais quel mot épouvantable, terne ! Je ne veux pas être raisonnable. Je veux continuer à imaginer que je peux travailler, suivre des cours de plein de chose, faire du sport, écrire, lire… Mon moi
enfantin y croit à mort, il se dit qu’en s’organisant bien, tout est encore possible. Oui, je peux apprendre le russe, le violoncelle, faire de la plongée et du yoga, tenir mon blog et écrire des romans, lire des fictions et des essais, le tout en étant l’employée de l’année. Mon moi adulte rappelle que tout ceci a un coût et un coût très élevé (non mais on peut pas faire du yoga à moins de 600 € par an sans rire ?) et surtout qu’en terme de temps, je suis bien gentille mais non, je ne l’ai pas. Prenons par exemple la semaine dernière :

lundi : L’Amoureux

mardi : plongée puis l’Amoureux

mercredi : rien

jeudi : réunion plongée

vendredi : anniversaire puis l’Amoureux

samedi : plongée en fosse et AG de la plongée

dimanche : brunch-balade avec une copine

 

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La semaine dernière, j’ai donc eu une soirée de libre, youhou ! Et mes soirées se remplissent vite car j’ai toujours des tas de gens à voir, des gens que j’aime voir, j’entends. Ben oui, ma vie étant folle, je rajoute des niveaux d’amitié : il y a mes anciens collègues (3 anciennes boîtes, ça fait beaucoup d’anciens collègues), les amis des blogs devenus amis tout court, mes copines de la plongée aussi, le fameux club des 5 devenu 7 . Ca en fait du monde. Et encore j’ai arrêté les sites de rencontres, ça fait pas mal de soirées libérées du coup. Donc avec ma vie sociale de folie, en quel temps pourrais-je étudier ? Ben le week-end, les soirées de libre… Y aurait sans doute moyen. Sauf que mon moi adulte décrète que non, que ce n’est pas raisonnable, que je dois enfin prendre conscience de mes limites. Mon corps n’a plus 20 ans, il ne tolère plus la succession des nuits de 5h. Dormir, dormir ! Mon moi enfantin se dit parfois qu’il faudrait tout plaquer pour avoir le temps de se nourrir spirituellement sans attendre une retraite que je n’aurai sans doute pas, découvrir la vie de ma maman ou de ma tante, hyperactives depuis qu’elles ne travaillent plus. Cours de dessin et d’anglais, piscine pour ma maman, rédaction d’un livre sur l’histoire des religieuses de mon ancien bahut pour ma tante. Je les envie. Sauf qu’elles, elles peuvent se le permettre. Elles ont travaillé, cumulé de quoi couler des jours heureux à présent que l’heure de leur retraite a sonné. Moi j’en suis loin, ça ne fait que 3 ans et demi que je bosse à plein temps. Faudrait que je joue au loto plus souvent, des fois que…

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Etre adulte, c’est en fait arrêter de rêver une vie mais de la vivre. Et la vraie vie n’est jamais vraiment idyllique. L’administratif l’empoisonne, la sclérose. On peut rêver à des tas de choses, il faut garder les pieds sur terre car la pelle de courrier quotidien est là pour nous clouer au sol : paye tes factures, arrête de dépenser ton argent, cet appartement n’est pas le tien, paie ton loyer. Travaille pour te donner l’illusion de la liberté, celle où tu peux te payer de l’évasion avec ta CB même pas gold car cet argent, il est à toi, tu l’as gagné à la sueur de ton front. Indépendance illusoire, on quitte un esclavagisme pour un autre, en fin de compte.

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Pourtant, même si mon corps et mon visage m’enlèvent quelques années, je dois m’assumer. Ce serait facile de se retrancher derrière un syndrome de Peter Pan pour ne rien faire de ma vie. J’avance. J’aime avancer même si chaque pas en avant ferme des portes. Il en ouvre d’autres aussi. La seule différence, c’est que je n’évolue plus dans l’univers douillet de l’enfance où Maman viendra faire un bisou sur nos petits bobos pour les guérir. Parce que l’enfance, ce ne sont que des petits drames, on pleure pour notre genou écorché, notre crayon rose perdu (c’est mon voisin de classe qui me l’avait piqué, j’en reste traumatisée), notre mauvaise note en écriture. Adulte, les bobos sont plus graves, plus profonds. C’est la vie.

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Tu veux pas t’asseoir sur les genoux de mon mec tant qu’on y est ?

Par PinkLady

(Et on accueille ici PinkLady que certains connaissent déjà sur son autre blog. Et pour les autres, comme d’hab, on est gentils et polis)

Je ne suis pas du genre jalouse possessive mais il y a des limites à ne pas dépasser, celles notamment de la bienséance et de la courtoisie. En somme, si tu veux draguer mon mec car il est beau, je peux comprendre mais évite de le faire sous mon nez.

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Jeudi soir, petite réunion entre gens de bonne compagnie pour un projet web perso. Sont présents dans la salle : Wannabe John John (c’est le pseudo de mon mec, longue histoire), un autre garçon, trois autres filles et moi. Parmi ces filles, une que j’aime très beaucoup et la « rivale », celle qui passe son temps à parler à WJJ dès que j’ai le dos tourné.
Soit un peu souvent parce que j’ai autre chose à faire que de le surveiller et qu’il aimerait pas ça. Et moi non plus. Appelons là Bouche car elle a une bouche pulpeuse et fait plein d’effets avec. La soirée commence en fait sans WJJ arrivé en retard. Quand il arrive, il dit bonjour à tout le monde et me gratifie d’un baiser et d’une étreinte. Ok, peut-être qu’elle a pas vu mais elle pourrait un peu remarquer que pendant la soirée, nos mains se sont un peu posées sur le dos et le bas des reins de l’autre. Bon ok, peut-être qu’elle a besoin d’aller chez l’ophtalmo réviser ses lunettes. Faudra que j’y aille avec elle, tiens, les miennes sont à réviser, on aura un tarif de groupe.

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Pour bien saisir la tension dramatique de la scène : je suis sur un canapé entre WJJ et la fille que j’aime très beaucoup, elle est pile en face de lui. Et toute la soirée, ce sont oeillades et jeux de bouche en veux-tu en voilà, des « han mais si t’as perdu tous les textos qu’on t’a envoyés, je vais te renvoyer les miens, hihihi! ». D’un certain côté, j’admire sa volonté et son abnégation car il n’était pas de très bonne humeur mon WJJ. Bon, je ne comprends pas bien de quoi ils parlent, je suis en plein assaut de drague geek et je n’en suis pas une. Enfin pas de ce niveau là, je comprends rien à leurs histoires de gestion de bases de données, de langage plein-de-lettres. Moi j’ai fait « heu oui alors je vais m’occuper de Facebook » parce que ça, je sais faire, et basta. 

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Sur le coup, je ne vous cache pas que ce petit jeu de séduction m’a légèrement agacée mais j’ai pris sur moi car je sais qu’il ne se passera rien entre WJJ et elle (parce que je l’ai expressément demandé, ok). Puis j’ai observé. Et c’était fascinant ses appels du pied, ces regards direct dans les yeux, les effets de bouche genre je gonfle un peu mes lèvres, l’absence quasi totale de l’existence de son petit copain (car il existe). Un incroyable cas d’école, un exemple vivant pour la sociologie et l’anthropologie de la drague. Dommage qu’elle se soit coupé les cheveux, on a raté le passage L’Oréal de la séduction. Par exemple, moi, c’est ce que je maitrise le mieux, jouer du cheveux et des cils mascarés pour signifier au monsieur à qui je
parle que j’ai envie qu’on fasse connaissance plus en profondeur… Mais dans son comportement, tant d’invitations, de propositions non dites. Et le pire, c’est que je sais que WJJ va me dire « non mais tu rêves, elle m’a pas draguée ». Je crois que WJJ n’a conscience d’être dragué que quand la fille s’allonge langoureusement nue sur ses genoux (hors strip teaseuse évidemment)

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Mais comme je suis une garce mesquine, le meilleur fut quand même la conclusion de cette petite réunion-sauterie. On repart tous les 3 vers le métro et comme WJJ ne partait pas dans le même sens que nous, il lui fait la bise… et vient tout naturellement m’embrasser et de façon peu discrète, on s’échange quelques mots sur notre rendez-vous du lendemain et
on se sépare. Ah la tête ! C’est aussi jouissif que des Shokobons qui seraient sans calories. On descend sur le quai dans un silence absolu et là, elle me demande : « Mais vous deux… c’est officiel comme relation ? ». Hé ouais, meuf même si on reste discret pour éviter les ragots et autres messes basses dans le groupe. Et là, comme par magie, son petit ami reprend consistance : « moi, mon mec, j’ai bien fait de le trouver ailleurs alors, hihi! ». Oui, hihi. 

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Bref, tout est bien qui finit bien, elle m’a rajoutée en amie sur Facebook, je suppose donc qu’elle a désormais intégré le fait que WJJ et moi sommes en couple. Retenons donc la leçon : j’aurais pu, lors de la soirée, faire un esclandre… Non, en vrai, j’aurais pas pu, c’était pas du tout dans l’ambiance. Je n’aurais pas pu non plus la coincer dans un coin en lui expliquant que WJJ est un peu avec moi alors qu’elle calme ses ardeurs en ma présence car ce n’est pas très respectueux pour moi. Et là, j’aurais commis sans doute une grosse erreur. En pissant symboliquement sur le WJJ qui n’a rien demandé à personne dans cette histoire, j’en aurais fait une sorte de trophée, un mec à conquérir absolument car il a un énorme panneau « pas touche » sur le front. Un peu comme un panier de pâtes d’amande en période de régime (je suis actuellement à la diète, ça se sent un peu, non ?). Plus l’interdit est fort, plus la tentation est grande. Or je n’ai rien fait, rien dit, je ne me suis pas vautrée sur ces genoux en mettant ma langue dans sa gorge pour dire subtilement « hé mais c’est bon, je le pratique déjà, trouve-t-en un autre! ». J’ai été cool, essentiellement car j’ai un super atout dans mon jeu : je fais confiance au jeune homme. Même si le fait de sembler passer pour le dindon de la farce aka celle qui voit son mec se faire draguer sous son nez ne m’a pas super ravie. En restant cool, je suis donc passée pour la copine sereine, celle qui ne doute pas. Non pas une rivale. Du coup, je pense qu’elle va naturellement se trouver une nouvelle cible.

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Quoi que je dis ça, samedi, elle lui a quand même bien tenu la jambe… 

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L’Iphone, c’est le mal

Il y a maintenant une semaine et quelques jours, j’ai reçu mon premier Iphone. Non, je n’étais pas ravie de l’avoir, je l’ai pris parce que j’en avais besoin pour le boulot (oui, je sais, j’aurais dû me le faire payer par la boîte) et surtout parce que j’avais pété mon ipod et que mon vieux mp3 tient en moyenne 3 chansons. Ce qui ne me permet ni d’aller jusqu’à la gare et encore moins de tenir toute une séance de sport. Et je défie quiconque de rester une heure sur un appareil sans musique, c’est de la torture.

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Donc Iphone, je configure Facebook et Twitter dessus car j’en ai besoin pour le boulot. Je vous jure que c’est vrai. Donc je l’accessoirise. Un soir, je suis devant mon pc à glander quand mon Iphone s’agite. Qu’est-ce qu’il a ? Je regarde « X sent you un new message ». Oui, il me parle anglais. Et là, je dis non. Non pas à l’anglais, ça me fait pas de mal d’en lire (d’ailleurs, je devrais m’y mettre plus sérieusement) mais à cette notification. Je vous explique. J’aime aller sur Facebook pour cette demi seconde d’attente avant de voir s’afficher le petit carré rouge entourant un chiffre m’indiquant que j’ai un nouveau mail. Surtout quand je l’attends avec impatience ce mail. Cette demi seconde de suspense fait partie du plaisir. Or là, ce foutu téléphone m’a dit que j’avais un mail avant même que j’ai le temps d’aller voir ! Non, là, ça m’est livré direct sur le téléphone. Et mon petit plaisir alors ?

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Mais le pire c’est que j’ai longtemps craché sur ce téléphone car je savais très bien que le jour où il serait en ma possession, je serais définitivement possédée par le web. Et j’avais raison. Par exemple l’autre soir, je rentre chez moi un peu éméchée et plutôt que de lire un passionnant bouquin sur les tribus (virtuelles, je fais de l’anthropo 2.0), j’ai pris mon Iphone, j’ai parlé aux gens sur Twitter (bon, j’ai un peu foiré un reply to devenu du coup un message adressé à tout un chacun), j’ai regardé mes mails, j’ai regardé ce qu’il se passait sur Facebook. Et j’ai eu peur. Jusqu’à présent, je chérissais un peu mes bulles de déconnexion. Surtout quand j’attends un mail important, par exemple. Je suis légèrement compulsive comme fille donc si j’attends un message important, je vais vérifier mes mails toutes les demi-secondes et je nuis au bon fonctionnement de ma touche F5. Or en étant loin de mon ordinateur, je trompe un peu cette angoisse de l’attente, je pousse le plus loin possible la consultation de ma boîte mail. Quand on connaît mon impatience naturelle, je suppose que je vais preuve de masochisme dans cette affaire… Mais là, je suis quasi connectée en permanence, sauf quand je suis dans la piscine pour la plongée (je ne pense pas que l’iPhone soit waterproof) ou en soirée parce que je suis polie, je tapote pas mon téléphone en société. Enfin pas trop.


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Mais voilà, je suis accro. Ca a aussi quelques avantages comme ne pas aller sur mon pc en rentrant tard chez moi pour regarder si j’ai eu des messages donc je consulte mon téléphone et je suis moins tentée d’aller sur des sites à la con au lieu de me coucher. Ok mais je me déçois quand même un peu. Avant d’en avoir un, quand les gens me disaient « mais tu vois, je consultais mes mails sur mon Iphone et là, y a un mec qui est passé et qui me l’a arraché des mains ! », je me disais que d’un autre côté, ils étaient pas obligés de checker leurs mails toutes les 3 minutes. Maintenant, je fais pareil. Ma hantise ? Finir comme les autistes iphonistes à passer mon temps social à trafiquer mon téléphone pour aller chercher une info sur wikipedia ou Dieu seul sait quoi. En fait, Kek a très bien résumé la situation…. Le jour où j’inonde mon twitter ou facebook de photos sans aucun intérêt, tuez moi .

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Demain, je fais un régime sans Iphone !

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Courrier des cœurs, réponse à Joseph

Cette semaine, Joseph nous a posé la question suivante : « Ma question est simple : est-il possible d’aimer deux personnes en même temps. En fait, voilà, j’ai une copine depuis un an et demi et y a quelques mois, j’ai rencontré une autre fille. Je suis amoureux des deux même si avec la 2e, je n’ose pas franchir le pas. Quand je suis avec l’une, je ne pense pas à l’autre mais je me sens tellement bien avec les deux. Elles sont différentes, je ne vis pas les mêmes choses, on n’a pas les mêmes centres d’intérets. Alors que faire? Qu’en pensez
vous? »


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce qu’on en pense.

Diane : Pour résumer les choses: dans ta tête, oui, dans la vie, non.
J’aurais tendance à penser que le truc du « on ne peut aimer qu’une personne à la fois » qu’on a pu nous servir à la sauce prince charmant meg ryan/tom hanks âmes soeurs et tout le tralala, c’est juste un fait culturel et que à partir du moment où on s’entend bien et qu’on est attiré physiquement par deux personnes, je vois pas pourquoi notre cerveau serait conditionné pour accorder son amour à l’un et pas à l’autre. Après, il faut faire un choix, parce que dans la vie pratique, ça ne t’apportera qu’une quantité astronomiques d’emmerdes. Parce que la société, justement, elle est pas adaptée pour ,et les mentalités non plus. De plus, j’aurais aussi tendance à citer le facteur neuro-biologique qui fait que Hommes=programmés hormonalement pour procréer le plus possible (vu la quantité astronomique de petits soldats à envoyer au front), donc peut-être plus enclins à vouloir multiplier les partenaires de vie. (et comme aujourd’hui, pour bcp de gens pour niquer il faut aimer, eh bien faites l’équation ===> plus on aime de personnes, plus on a de chances de multiplier son quota. Penisus est dominus) et que donc Femmes=un seul petit ovule à féconder= instinct de bien choisir LE partenaire idéal et unique. Oui, je sais, tant de poésie, ça vous émeut.

Bobby : Ben selon moi, tout dépend de ta définition de ce qu’est l’amour. Si c’est juste le besoin de combler une solitude, tu
peux aimer la Terre entière, mais après, je doute que ce soit ça qui te rendra heureux (après, on a tous également notre conception du bonheur). Si par amour tu entends en revanche l’idée de vivre et de partager des choses avec un alter ego, je vois pas l’intérêt d’en avoir deux. Je trouve pas ça spécialement cool pour les deux personnes que tu dis « aimer », d’ailleurs (même si, j’en conviens, on peut se laisser prendre au piège par ses sentiments). Mais voilà, l’amour, c’est pas de la magie à mes yeux, c’est comme une petite plante, il faut bien s’en occuper. Si tu la négliges, une mauvaise herbe peut pousser. Et remplacer ta plante. Attention, cependant : les mauvaises herbes donnent des fleurs bien moins belles.

Lucas : C’est rigolo, moi je suis le king pour sortir avec une nana et 3 jours plus tard la virer en lui disant que je repense
encore à une autre et encore 3 jours plus tard me rendre compte que j’ai fait une connerie…
Mais là je suis désolé je n’ai pas d’aide à donner car je serais moi aussi partagé entre tout lâcher et l’aventure… Non, Raoul, on peut avoir le beurre l’argent du beurre et le cul des deux crémières. Quoique parait-il les couples à trois sont légions… Alors…

Enzo : Je vais me faire l’avocat du diable (parce que j’adore ce rôle) :

Biologiquement, -qu’on me corrige si je me trompe- il ne me semble pas qu’il y ait d’impossibilité. On peut rappeler l’exemple (je sais ce n’est pas pareil mais c’est comparable sur le principe) de l’amour filial qui ne se divise pas avec la multiplicité des enfants.

Sur le plan sociologique, ce n’est pas vraiment accepté et encore moins encouragé (quoique quand on voit la real tv), pourtant il a existé (et existe) de nombreuses sociétés polygames, que ce soit polyandrie ou polygynie (ton cas). Selon les anthropologues, plus des trois quarts des sociétés sont polygames de droit (en gros tu n’iras pas en prison pour cela, tant que tu ne veux pas te marier). D’ailleurs si cela peut te conforter dans l’idée, nos sociétés occidentales sont majoritairement de la « polygamie sérielle » (la vraie monogamie consisterait à n’avoir qu’un seul partenaire pendant toute sa vie, ce qui n’est pas le cas de la majorité des gens).
Pour revenir sur le plan biologique, il y a des chances que Summer ait raison. L’état amoureux a biologiquement une durée de péremption, ton corps ne produit plus les mêmes substances et tu es moins « dopé » au bout d’un moment. Ce dopage peut revenir avec une nouvelle personne, ce qui semble être ton cas. Avec l’une tu as le dopage biologique, avec l’autre tu as la complicité d’un an et
demi qui a pris le relais sur le dopage biologique initial.
Alors que faire ? On ne peut te le dire, on peut juste te donner des éléments pour réfléchir…
Une précision : « avec la 2e, je n’ose pas franchir le pas » Cela peut être alors seulement du domaine du fantasme, si ça se trouve elle sera incompatible et chiante avec toi en couple ! Ou pas.
(je tiens à remercier Wikipédia pour le rafraîchissement des références)

Keira : Bon, je vais être méchante mais je vais expliquer pourquoi.
Je suis sortie pendant un moment avec un mec qui était dans ta situation d’homme casé.
Ce gars m’a dit qu’il m’aimait, je l’aimais mais il aimait toujours son autre compagne.
Déjà : le rôle de la maitresse est insupportable. Pour la fille que tu as rencontré récemment ça va être difficile de tenir longtemps dans cette situation sans qu’elle te pose un ultimatum en te disant de faire un choix. Ce qui est totalement son droit. Mais ça va te mettre une pression de fou et tu ne fera te prendre la tête avec cette fichue hésitation entre cette jeune femme qui t’attire et avec qui tu voudrais aller plus loin, et ta compagne avec qui tu as cette complicité d’un an et demi.
Secondo, ton autre compagne, si tu la quittes pour la nouvelle, va être détruite, mais comme elle t’aime, si tu changes d’avis après avoir goûté à la nouvelle, elle te reprendra. Mais ça sera moisi par ce nouveau manque de confiance qu’elle aura en toi.
Dans les deux cas tu es comme qui dirait baisé (pardonne-moi ce langage) parce qu’en effet tu ne peux pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière.
Enfin, pour faire le moins de casse possible, tu ne sors pas avec la nouvelle et tu continues à vivre avec ta compagne que tu aimes et avec qui tout à l’air d’aller.
Sinon tu vas faire du mal à tout le monde.
Alors arrête de jouer l’andouille et profite de ce que tu as déjà.
Et garde la nouvelle comme amie, comme ça si jamais avec ton actuelle compagne ça casse finalement, tu l’aura toujours sous le coude et ça se fera sans que tu passes pour le plus infâme des salopards.

Tatiana : hum alors là j’aimerais bien te répondre mais je sens que je ne vais pas être objective sur la question. Moi je pense
sincèrement que tu peux « aimer » deux personnes mais ce ne sera pas le même amour et aussi je pense qu’avec l’une des deux tu seras dans une phase bof. Je m’explique : peut être que même si c’est pas flagrant tu es dans une phase où tu est un peu plus détaché de ta copine actuelle et donc plus ouvert aux autres filles autour de toi. Et comme tu dis l’autre fille t’apporte des choses que tu n’as pas avec ta copine actuelle. D’où le fait que tu aimes les deux.
Par contre je ne suis pas d’accord avec Tink’ Bell dans le sens où si tu reste avec ta copine actuelle tu ne feras souffrir personne. A toi de voir entre les deux celle qui t’apporte le plus. Mais dit toi bien qu’il y aura de la casse quoiqu’il arrive.

Petite Cervoise : oh, je suis peut être la seule interloquée, mais avec la 2e, concrètement, il ne s’est rien passé ? c’est juste
de l’attirance ? si c’est le cas, je te répondrais qu’un peu de ‘stimuli’ extérieur ne fait pas de mal, si le cap n’est pas franchi. Ca maintient alerte et en bonne santé. si j’ai pas tout compris (et Dieu sait que c’est possible), et que tu as fait quelques pas dans le bac à sable, dans ce cas, je te renverrais juste à Moïse et à ses commandements (et évidemment le châtiment qui accompagne le non-respect des 10 points évoqués). Mais avant ça, pose toi surtout la question de savoir si ce sont effectivement les qualités de chacune que tu recherches ou bien le fait d’avoir deux « sources de qualité »…

Nina : Hum, déjà, c’est bien beau tout ça mais l’autre fille est-elle attirée par toi ? Non parce que tu t’emballes, tu remets en question ton couple mais une grande partie de l’équation reste une inconnue. Ensuite, pour la question en elle-même, tout dépend de la définition de l’amour. Pour en rester sur l’amour qui se limite à des rapports entre un homme et une femme, je dis non dans ton cas. Parce que l’amour est un sentiment qui se construit au jour le jour en développant une intimité avec l’autre et là, de n’intimité, tu n’as point. Je ne doute pas de ton attirance pour elle et des affinités qui existent entre vous mais tu ne la connais pas dans l’intimité et mine de rien, pour moi, il te manque une grosse partie du puzzle pour qu’on puisse parler d’amour.

Voilà, si toi aussi, tu as une question qui t’interroge, tu peux nous demander notre avis sur les commentaires ici, par mail ou même en passant par facebook si le cœur t’en dit !

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Courrier des cœurs : réponse à Julie

Cette semaine, Julie nous a posé la question suivante : « J’ai trouvé des films pornos sur le pc de mon copain et depuis, je flippe. Pourquoi il regarde ça? Je lui suffit pas? Est-ce qu’il n’a pas son compte avec moi? Est-ce que je peux dire que c’est de l’infidélité? »


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie pour lui répondre. Voici ce qu’on en pense.

Lucas : Ça veut dire que tu es une grosse nulle au lit et qu’il cherche ailleurs le plaisir que tu ne lui donnes pas.
Naaan je rigoooooooole. Trop drôoooole le Lucas.
Pose lui la question.
S’il tergiverse, s’il est gêné, c’est qu’il y a un mal-être alors demande lui ce qu’il veut. Non pas ce que TU peux faire mais comment VOUS ENSEMBLE pouvez limpidifier la situation.
S’il reste silencieux, vire le purement et simplement.
S’il fait un sourire sardonique, pince lui les carotides et maintient la pression.
En deux secondes, il est out.
En 30s le cerveau n’est plus irrigué.
En moins d’une minute il clamse cérébralement (mais c’était déjà plus ou moins le cas avant, non ?).
La responsabilité juridique des Vingtenaires ou de Lucas ne pourra être recherchée au travers des informations données ici à titre gratuit et sans volonté de nuire ; informations que tout un chacun peut trouver facilement google étant l’ami de tout le monde.


Enzo : Pourquoi il regarde ça ? Pour se masturber, pour éprouver une certaine excitation ou pour de la recherche sociologique /
anthropologique.
Je lui suffis pas ? Si (sous réserve de liaisons extra-conjugales dont tu ne parles pas dans ta question). Ce n’est pas la même chose, ce n’est pas comparable.
Est ce qu’il n’a pas son compte avec moi ? Même réponse que précédemment.
Est ce que je peux dire que c’est de l’infidélité ? Bien sûr que non. A moins que tu penses que la masturbation soit un infidélité ??
Habituellement, on explique ceci en disant que pour les hommes, le visuel tient dans une plus grande part dans l’excitation. Je pense que cela soit un peu réducteur mais soit.
D’autre part, il faut souligner que la masturbation (jusqu’à l’orgasme) déclenche l’envoi de substances dans le cerveau. Ça peut donc servir pour évacuer le stress, pour apaiser, pour s’endormir,
… Un support visuel ou écrit sert à accélérer l’acte, pour n’en garder que le résultat. Et qui est à des milliards de kilomètres de faire l’amour avec sa bien-aimée, voilà pourquoi il est
incongru de parler d’infidélité.
Pour terminer sur une note insolite, il est à noter qu’une étude montre que les hommes ayant eu au moins 5 orgasmes par semaine entre 20 et 50 ans ont plus de chances de ne pas développer de cancer de la prostate. Donc les « branleurs » vivent plus longtemps (si on prend en compte le nombre moyen de rapports sexuels, il faut bien combler pour arriver à cette régularité) ! Tu devrais donc être contente d’avoir un petit-ami qui prend grand soin de sa santé

Summer : pas besoin de t’inquiéter sauf si les films sont d’un genre particulier:
zoophile: j’imagine que tu n’as rien d’une chèvre afghane donc tu risques en effet de ne pas suffire
pédophile: la il ne faut plus t’inquiéter mais courir, loin, très loin
sm hard: je ne sais pas jusqu’où va ton degré de souffrance, mais au vu de la question j’imagine qu’il ne va pas aussi loin donc la aussi court loin
scato: ai je besoin d’expliquer pourquoi?
mais sinon à part ça, ( il existe sans doute d’autres « genres particuliers » la liste n’est pas exhaustive) ton mec est juste un mec comme les autres, désolée de te décevoir.

Diane : Pourquoi est-ce qu’il regarde ça?? Mais voyons, mademoiselle, vous n’êtes peut-être pas familière du fait, mais, à ce que j’ai entendu dire, c’est rempli de gonzesses à poil ces trucs là…

A mon humble avis, le seul moment où il faudra s’inquiéter est celui où il décidera de soulager ses pulsions avec la voisine du dessus plutôt qu’avec des films pornos…

Et si l’on commence à décréter le visionnage de film porno comme facteur d’infidélité, je pense qu’on risque de voir pousser sous peu des cornes à la bonne moitié de la planète. (….en supposant que la deuxième moitié n’y a pas accès, hein, bien sûr)

Nina : Allez, je vais te faire une révélation : c’est normaaaaaaaal ! Ce n’est pas sale. L’homme a souvent besoin de stimulation
visuelle pour se tripoter. Ah, la masturbation, c’est pas normal quand on est en couple ? Oh mais si. On peut être satisfait sexuellement et aussi se masturber. Donc pour répondre à ta question, j’aurais tendance à te dire de te calmer sur la question et tu n’as qu’à les regarder avec lui. Et s’il préfère les regarder seul, ne le prends pas mal, ça ne veut rien dire.

Si toi aussi, tu as une question love and sex à nous poser, n’hésite pas à laisser un comm ou à m’envoyer un mail à nina.bartoldi(at)gmail.com

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Votre vie rêvée

Bientôt un an que ce blog existe et il y a toujours un truc qui m’étonne : le nombre de lecteurs. Ici, c’est un blog écrit, on ne rigole pas tous les jours (même si des fois, on s’en paye une bonne tranche), ça prend du temps à lire nos proses. Et pourtant, vous êtes quotidiennement plus d’un millier à venir ici, très peu commentent et se font connaître. Mais qu’est-ce que vous foutez là ?

 

Parmi les commentateurs qui sortent de l’ombre, revient souvent la phrase suivante : « je ne vis pas du tout comme vous, je lis pour comprendre. » Ah ? Il y a souvent une idée de fascination/répulsion pour notre style de vie. Mais c’est quoi notre style de vie ? Certes, on est un peu bobos, un peu métrosexuels, un peu adulescents. Mais en quoi notre vie est-elle enviable ou détestable ? A 26 ans, je trouve que ma vie est normale : je galère dans ma vie professionnelle et ma vie privée (même si là, je suis dans ma bulle merveilleuse), je sors, des fois, je bois. Je baise et j’assume mais rien d’extraordinaire. Seulement 8 hommes ont partagé ma couche en 2005, ça n’a rien d’exceptionnel. Sur le lot, seuls deux
ont été des one shot et j’ai eu des relations suivies avec deux d’entre eux. Certes, par rapport au reste de ma vie, ce fut la fête du slip mais je ne suis ni une tombeuse ni une acharnée du sexe. Je ne suis pas non plus une nonne. Une fille normale, en somme, avec ses coups de cœur et coups dans la gueule, rien d’exceptionnel.

Nos vies ne sont pas que strass, sexe et alcool, loin de là. Nous avons des ambitions et nous donnons les moyens de les obtenir. Je n’ai pas fait 7 ans d’études pour me retrouver dans un boulot qui ne me plaît pas. Désolée mais être caissière au supermarché et rentrer le soir m’occuper de ma marmaille, ça me stimule pas. Mais voilà, en France, avoir des ambitions, c’est mal. Mes études me destinent à faire partie d’une sphère intellectuelle, idem pour Gauthier. Nous sommes snobs ? Sans doute mais peut-on nous reprocher de vouloir le meilleur ? Ce qui est amusant, c’est qu’on nous prend parfois pour des êtres futiles et superficiels mais vous seriez surpris par nos conversations. Avec Gauthier, nous parlons souvent de politique internationale, j’ai travaillé sur le Québec et l’Irlande du Nord, lui sur le Japon, nous suivons l’actualité et nous avons des idées politiques, des opinions construites. Mais sur ce blog, on ne parle pas politique, ce n’est pas la ligne éditoriale.

On ne voit ici que notre vie privée et encore ce qu’on en voit. Si on met en avant le côté festif, ce n’est pas par provocation mais raconter mes soirées à la maison ne me paraît pas des plus excitants. Je pourrais disserter sur ma demi-heure de rameur, sur les conneries qui passent à la télé, sur le roman que je lis, la musique que j’écoute, ma grille de sudoku avant le dodo… Je pourrais même donner les horaires de mes pauses pipi, soyons subversifs ! Forcément nos aventures surviennent surtout quand on sort de chez nous, quand on va dans des lieux peuplés d’autres individus. Dans des soirées, en somme. Mais ce n’est pas pour autant que nous sommes de sortie tous les soirs, nous n’en avons pas les moyens. On se prend des cuites mais pas tant que ça.

Après, il y a la question de nos relations amoureuses. Je suis une femme, 26 ans, mes ovules n’ont servi à rien pour le moment et ma principale ambition dans ma vie n’est pas de me reproduire. Je n’ai pas une affection particulière pour les enfants qui me laissent plutôt de marbre, je ne fonds pas sur les bébés. Quand j’entame une relation, je ne commence pas à faire des plans sur la comète. Je ne planifie rien : le premier câlin crapuleux survient quand le désir est le plus fort, je vais pas m’imposer une période d’abstinence d’un mois « parce que c’est pas bien de coucher le premier soir ». Honnêtement, je reste persuadée que de ne pas coucher le premier soir ne protège pas des connards. Si un mec ne veut que me sauter, il attendra que je cède (ou même pas) et il me balancera une fois qu’il aura obtenu ce qu’il veut. De l’autre côté, les mecs qui visitent mon intimité le premier soir ne sont pas forcément des fieffés salauds, ne catégorisons pas les gens comme ça. Sauf qu’on a beau dire, au début du XXIe siècle, une fille qui assume une vie sexuelle devient une salope, une « fille comme ça », comme a dit un lecteur récemment. On n’avance pas.

Alors, voilà. Des tas de gens lisent ce blog et jugent sur le peu qu’ils connaissent de nous. On nous crache dessus, sur notre vie, on nous trouve désespérant, on prétend qu’on lit notre blog « pour comprendre des gens comme nous ». J’admire cette curiosité anthropologique et sociologique de ces personnes tout comme j’admire leur hypocrisie. Personnellement, lire
des blogs de personne dont la vie ne m’intéresse pas, voire même me dérange, je ne lis pas. Je suis suffisamment confrontée à la vie des autres dans les journaux pour ne pas en plus pousser la curiosité à polluer mes loisirs. Je lis la vie de gens qui m’intéressent, que je ne me permets pas de juger parce que, d’une part, je ne les connais pas et que, d’autre part, ils sont libres de
faire ce qu’ils veulent. C’est déjà dur d’essayer de conseiller ses amis les plus proches sans le faire en plus pour des inconnus. Mais je lis aussi la vie de gens que j’envie. Bon, globalement, 
je n’envie que des détails : celle-ci a l’air d’avoir un boulot passionnant, celui-là a une vie de couple vraiment marrante… Après, je ne vais pas lire un blog pour vivre une vie par procuration, faut pas exagérer non plus.

Je continue à me demander : pourquoi les gens qui nous trouvent pitoyables continuent à nous lire ? Ca me rappelle l’arrivée de Loft Story en France, une fille m’avait expliqué qu’elle trouvait ça « sociologiquement intéressant ». La sociologie et l’anthropologie ont bon dos, tiens ! Je me demande dans quelles mesures les gens ne nous crachent pas sur la gueule parce qu’au fond, ils nous envient et ça leur fait mal au cul de pas pouvoir vivre comme nous. Ici, il n’est pas question de moyen. Quand on sort, avec Gauthier, on ne va pas dans des restos à 50 euros l’entrée, on ne va pas dans les boîtes où on paye 15 euros le cocktail. Non, nous, notre boîte de prédilection est petite et chaleureuse, il n’y a pas de people et on s’en fout bien. Parfois, nos sorties se font chez les uns ou chez les autres, on dîne, on discute, on rigole. Comme n’importe qui.

Ce qui m’amuse le plus, ce sont ceux qui critiquent le vide de nos vies. C’est sûr, leur vie doit être super pleine pour qu’ils prennent non seulement le temps de nous lire mais de cracher leur fiel sur nous. Par ailleurs, ces charmantes personnes se cachent souvent derrière des pseudos inconnus qui viennent juste nous insulter un petit coup et repartent sans demander leur reste. Mais, Seigneur, quel est donc l’intérêt ? Attention, je ne fustige pas la critique, je peux envisager qu’on ne soit pas d’accord avec nous (enfin, j’ai du mal… je plaisante !).  Ce qui me dépasse, ce sont les gens qui nous détestent tellement qu’ils viennent nous lire tous les jours et ne ratent pas une occasion de nous snipper. C’est du masochisme, à ce niveau là !


Mais je dirais plutôt que c’est de l’envie. Tout ce que nous faisons dans nos vies (pas grand-chose d’exceptionnel à mon sens), ça en démange certains. Mais notre vie est ce que nous en faisons.

 
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A la rencontre des journalistes

Aujourd’hui, on fait un peu d’anthropologie et nous nous allons découvrir une peuplade intéressante : les journalistes. Une journaliste est-elle la meilleure personne pour parler de ses congénères ? Pas nécessairement mais peu importe, c’est pas une thèse d’anthropologie que je compte faire !

Commençons par la base. Beaucoup prétendent qu’un journaliste est un écrivain raté. Dans mon cas, c’est tout à fait vrai. Beaucoup de journalistes ont sur leur ordi un fichier ultra confidentiel de la mort qui tue : leur premier roman. Ils ont déjà écrit cinq pages word, ça déconne plus ! Si Françoise Giroud ou PPDA l’ont fait, on peut le faire aussi !
En fait, il faut savoir qu’un journaliste est un individu qui brasse de l’air en faisant semblant d’être débordé. Je n’ai pas fréquenté mille et unes rédactions mais j’en ai connu quelques unes et mes camarades de galère (heu…de master, pardon), également.

 
Journée harassante

Voilà la journée type d’un journaliste : arrivée entre 9h et 10h. Enfin, plutôt 10h… voire après. De toute façon, les gens dorment le matin, c’est pas la peine pour les interviews et puis le bouclage est loin, rien ne presse. Le matin, le journaliste lit la presse : faut bien se tenir au courant de l’actualité. Le faire chez soi ? Et puis quoi encore,
vous commencez à bosser dès le petit déjeuner ? Ben nous non plus ! Donc première partie de journée : arrivé au boulot à 10 heures, lecture des journaux entrecoupés de pause café et de discussions avec les collègues. Parce que les journalistes ne sont pas différents des autres : on passe notre temps à casser du sucre sur le dos des absents (« non mais Monique, elle sait pas écrire… Si elle mettait autant d’application dans ses articles que dans son maquillage, on n’en serait pas là ! »).

 

Parfois, le matin, il y a les conférences de rédaction, haut moment de la vie journalistique : chacun veut vendre son papier parce que c’est le meilleur, le plus intéressant et qu’on préfère avoir son nom sur la page Une que sur la page 5 parce que rien ne garantit que les lecteurs aillent jusque là. En général, les gens sont mesurés mais on sent les tensions qui ressortent (« si cette connasse de Monique croit pouvoir caser son article sur la politique de reboisement de la forêt voisine, elle rêve ! »). Quand on est stagiaire, ces séances sont hautement enrichissantes : on n’a pas son mot à dire puisqu’on traite des sujets inévitables dont les journalistes titulaires ne veulent pas. Mais on voit très bien qui s’entend avec qui et qui est en bisbille avec qui, toujours une source d’information. De toute façon, en tant que stagiaire, j’ai toujours fermé ma gueule : critiquer mes collègues, bien mauvaise idée. Ces petites séances sont utiles car on se rend compte que le rédacteur en chef sert à quelque chose. Assis sur son fauteuil, trônant, observant ses journalistes d’un air intéressé, il jauge et tranche. Oui, le rédacteur en chef, ça sert à ça : séparer les journalistes qui se disputent et déjeuner avec les personnalités du coin. Des fois, ça écrit des éditos mais faut pas trop en demander non plus.

Arrive l’heure du déjeuner, une occasion souvent de revoir nos « amis » et glaner quelques infos, s’en foutre plein la panse aux frais de la princesse. L’été dernier, j’ai œuvré pour un quotidien régional, j’ai eu droit à un délicieux déjeuner dans l’hôtel luxueux voisin pour un bilan des stagiaires. Sûr qu’au bout de 15 jours, j’étais apte à faire un bilan,
tiens ! Le déjeuner doit s’étendre de 12h à 14h, voire un peu plus. Un cerveau ne fonctionne qu’avec un estomac plein après tout.

A 15h, il est temps de s’y mettre… ou pas. De toute façon, on est là jusqu’à 19 heures, ne nous stressons pas. On part en reportage ou on passe quelques coups de fils, on interviewe les gens qui se déplacent à la rédaction pour nous soumettre une idée d’article et à 18 heures, on se met à rédiger. A 19 heures (dans le meilleur des cas), on peut quitter le boulot
en soupirant : comment avoir une vie de famille en terminant si tard ?
 

Quand j’ai commencé mon stage l’été dernier, j’ai été d’une efficacité incroyable : arrivée à 9h, ayant déjà lu le journal at home, je rédigeais mes articles, prenais des rendez-vous, calait quelques interviews. Résultat, à 17 heures, je quittais la rédaction avec tous mes articles écrits et quelques uns en avance. Une fois, je suis rentrée d’interview à 18h, le
rédacteur en chef remplaçant panique : « Nina, tu dois avoir fini à 18h30 ! » Je le regarde, un peu étonnée : faire un article de taille moyenne en une demi-heure, c’est plus que faisable. 18h25, j’éteins mon ordi : article écrit, corrigé, illustré, prêt à imprimer. Un jour, j’avais même terminé de mettre en page tous mes articles du jour à… 9h30 !

Avec mon master, j’ai appris à simuler le boulot. Dans mon avant dernier stage (qui était très intéressant au demeurant), j’avais un ou deux articles à écrire par semaine, plus quelques brèves, parfois, des statistiques à rentrer sur le logiciel, rien de bien compliqué. Donc j’avais le temps d’écrire des mails, de glander sur des forums, sur des blogs… Et de créer le
mien, d’ailleurs.

C’est beau, ça brille…

Outre le fait que les journalistes sont très doués pour brasser de l’air, ils ont d’autres particularités. Les journalistes sont des forniqueurs. Franchement, plus je côtoie des journalistes, plus le qualificatif « fidèle » me paraît irréel. Il faut voir que le journaliste n’a pas d’horaires (comme expliqué plus haut). Quoi de plus facile de s’organiser un 5 à 7 ! En plus, en tant que journaliste, on rencontre des tas et des tas de personnes toutes plus différentes les unes que les autres. De plus, il semblerait que les journalistes sont attirés par tout ce qui brille comme les papillons par la lumière de la bougie. Regardez le nombre de journalistes qui ont eu des aventures avec des hommes politiques ! Récemment, encore, un de nos éminents Ministres a fricoté avec une journaliste qui a eu la décence de démissionner de son poste (elle était journaliste politique).

Pourquoi devient-on journaliste ? Par vocation ou par désir de côtoyer les plus grands ? Pour certains, je me pose vraiment la question. Tous ceux qui ont fréquenté une rédaction ont croisé ces personnages blasés qui ne supportent pas leur boulot mais qui reprennent vie dès qu’il est question d’un dîner avec un ministre, un député ou même quelqu’un d’un tant soit pu pourvu de pouvoir. Par exemple, vous êtes la stagiaire d’Anne-Marie Chaussefoin, journaliste qui n’a pour but que de lécher les bottes des grands de ce monde. A l’ordre du jour, deux missions : l’interview du sénateur Bidule et un portrait d’un artiste de rue aux cheveux emmêlés… Devinez ce que va choisir notre amie Chaussefoin ?

 De plus, un journaliste aime la nourriture et les boissons gratuites. Ainsi, les attachés de presse qui organisent une conférence ne vous invite pas à poser votre auguste fessier sur une chaise en fer pour écouter un monsieur déblatérer. Non ! Votre petit cul sera posé sur un fauteuil confortable devant un copieux petit déjeuner… ou en prémisse d’un succulent cocktail, au choix. Bref, pour bouger un journaliste, faut lui promettre à boire et à manger. Ainsi, j’ai pris un des meilleurs petits déjeuners de ma vie au Plaza Athénée lors d’une conférence de presse organisée par la FFR. Je crois n’avoir rien mangé de meilleur que cette délicieuse crème de framboise ! Bien sûr, on prend des notes, on pose des questions… Mais surtout, on bouffe gratos et on remplit notre agenda de numéros. Parfois, en plus de la bouffe, on peut avoir un petit cadeau. Quel beau métier, tout de même… Cette année, j’ai eu des cours de management avec un directeur de relations extérieures d’une grande chaîne de télé, son mépris pour les journalistes était assez impressionnant mais, en même temps, quand je vois le comportement de ces pique-assiettes, je comprends pourquoi…
 

Oui, journaliste, c’est quelques conférences et cocktails, c’est soirée en boîte avec les rugbymen champions de France avec open bar, en plus. Oui, ce sont des expos ou CD gratuits, selon le média pour lequel vous travaillez… Beaucoup de journalistes n’ont qu’un désir : vivre leur propre moment de gloire, soit en éditant leur premier roman, soit en présentant le JT, soit en épousant une célébrité. Donc beaucoup de journalistes sont frustrés. Il faut avouer que parmi tous les journalistes existant, peu ont l’occasion d’évoluer dans cet univers strassés qu’ils envient.

Puis y a les autres, ceux qui font ce métier par vocation… Mais il s’agit d’une frange tellement infime qu’il ne sert à rien d’en parler.

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