Le mystère Josh Radnor

Que tout ceux qui ont lu le titre en s’exclamant “qui ?” lèvent la main. Pour ma convalescence, je me suis prévue quelques petites séries à mater comme la saison 6 d’How I met your mother (HIMYM). J’ai d’ailleurs regardé le premier épisode en anglais non sous-titré, j’ai pas ri. Mais en fait, je suis rassurée : de l’avis général, ce n’est pas parce que je n’ai pas compris, c’est que ce n’est pas drôle. Ouf.

 

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Cette série recèle quand même un sacré mystère, le mystère Josh Radnor, l’interprète de Ted dans la série. Pour vous expliquer pour ceux qui n’ont jamais vu HIMYM, Ted est le héros, celui qui raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère, se perdant dans foule d’anecdotes qui font autant d’épisodes. Autour de lui deux hommes, Marshall et Barney, et deux femmes, Lili et Robin. Evidemment, de suite, on retient Lili vu qu’elle est interprétée par Alison Hannigan, la Willow de Buffy. Mais comment expliquer que le héros d’une série est l’acteur masculin le moins connu de celle-ci, justement ? Le vice va même plus loin puisque les premières et deuxièmes saisons tournent autour de l’amour que se portent Ted et Robin, actrice dont je n’ai pas non plus retenu le nom (Cobie Smulders me dit Wikipedia…). Mais comment est-ce possible ? Je crois que nous assistons au fameux phénomène : les faire valoir valent mieux que le(s) personnage(s) principal(aux).

 

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On peut observer ce phénomène dans Friends dans une moindre mesure. La série tourne essentiellement autour du couple Rachel-Ross, les autres ayant pendant les premières saisons des relations plus ou moins éphémères, à l’exception de Richard et Janice. Or au fur et à mesure des saisons, le couple Ross-Rachel s’est effacé au profit de Chandler et Monica. Or au tout début de la série, Chandler, au même titre que Phoebe, ne devait être qu’un personnage limite secondaire. Le public préfère-t-il les faire-valoir, plus riches en répliques cultes ? Il faut dire ce qui est, Ted n’est pas funky, Ross l’est déjà plus et il reste le père des deux poingts frappés l’un contre l’autre pour dire “je t’emmerde”. Ted, il ne dit rien de mémorable, il se contente de tomber amoureux et de réaliser quelques belles preuves d’amour mais après, son personnage n’a pas la folie d’un Barney ou d’un Marshall. En fait, il est un peu chiant. Mais l’acteur est mignon (j’adore
les mecs aux longs cils), ça excuse le truc.

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Le problème, c’est que les scénaristes ont accentué le trait jusqu’à perdre de vue le principe de la série : how I met your mother, comment j’ai rencontré votre mère (I am bilingue, t’as vu ?). Les premières saisons concernaient bel et bien les amours de Ted mais on le perd de plus en plus de vue et, pire, on s’en fout. On veut voir les dingueries de Barney, le couple improbable Marshall-Lili mais Ted, il est chiant, compliqué et on sait qu’il ne rencontrera la mère de ses mioches que lorsque l’on nous annoncera la dernière saison. En espérant que la série puisse avoir une fin, je commence à frémir. Faudra un jour que je vous parle de comment j’envisage le monde des séries télé (monde auquel j’appartiens pas, c’est pour ça que j’envisage ce que je veux). Bref, plus le temps passe, plus on s’en fout de comment il a rencontré cette fille, on veut des fulgurances de Barney, des pétages de plomb entre Lili et Marshall, on veut qu’il se passe des trucs. Et plus ça va, moins c’est le cas. La série aurait-elle perdu son âme au passage ?

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Parce qu’il faut dire ce qui est, on ne se marre plus. Barney a été tué par sa relation avec Robin, demoiselle qui est assez chiante à toujours vivre les mêmes choses (mon travail, les hommes, mon travail, les hommes…), Lili et Marshall deviennent chiants comme la pluie et Ted rêve d’amour sans toutefois réellement faire grand chose pour le trouver. De toute façon, ça ne nous intéresse plus vraiment, on serait ses enfants, on se serait déjà pendus dans le salon tellement son histoire n’en finit pas et que les 9/10e des anecdotes qu’il raconte n’a rien à voir avec le schmiblick. Pauvres petits, votre père est un tocard.

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Alors, doit-on en conclure qu’HIMYM est une série ratée ? En un sens. Je plains quelque part ce pauvre Josh qui pensait décrocher le rôle de sa vie et qui végète finalement dans l’ombre de ses partenaires de série. Mais tu sais, Josh, tu seras peut-être celui qui t’en sortira le mieux. Neil Patrick Harris risque d’être à jamais Barney comme Matt Le Blanc sera à jamais Joey et la suite est bien difficile. D’ailleurs la dernière photo recensée de Matt Leblanc :

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AAAAAAAAAAH !

Oui, Josh, je crois qu’une fois qu’HIMYM sera terminé (bientôt, sans doute), ton physique passe partout se vendra très bien dans les comédies romantiques. D’ailleurs, j’ai appris que tu étais aussi scénariste et réalisateur. Je te vois bien dans le rôle du good boy qui séduit la jeune fille romantique genre Anne Hathaway, oui. Puis tout n’est pas de ta faute. Si on ne retient pas Ted, c’est tout simplement parce que les scénaristes l’ont oublié.

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The Heathers


Ce qui est pratique avec Twitter, c’est qu’on peut tout demander dessus. Donc quand je bats le rappel pour avoir un titre de navet, c’est Lil Virgo qui me répond : « mate les Heathers ! ». Ok, un petit coup de baguette magique et le voilà sur le disque dur externe de Vicky (parce qu’on l’a regardé ensemble). Je précise que nous l’avons vu en anglais non sous titré, on n’est pas sûre de toute la compréhension de l’histoire mais je crois qu’on s’en est pas si mal sorties.


Alors au début, je m’attendais à un espèce de Gossip Girls des années 80, un truc qui se passe dans un lycée avec le classique clan des populaires et des autres. Dans ce film, nous avons le groupe des Heathers, trois nanas populaires très BCBG, on a Heather la rouge, la chef un peu, Heather la jaune et Heather la verte (Shannen Doherty pour celle là) et elles intègrent dans leur trio Veronica (Winona Ryder) qui est un peu différente vu que déjà, elle s’appelle Veronica, elle sera la bleue de service. Donc elles s’habillent selon leur couleur et joue au crocket tout en discutant.


Un soir, Veronica sort avec Heather la rouge à une soirée étudiante où Heather est très gentille avec un étudiant alors que Veronica non et elles s’engueulent. De retour chez elle, Veronica est très énervée et là, qui arrive par la fenêtre, façon Dawson ? Jessie, le rebelle de service (Christian Slater) qui a été renvoyé quelques jours de l’école pour avoir tiré à blanc sur deux footballers à la cantine (oui, il est très bien dans sa tête dès le départ). Après une partie de strip crocket, ils décident de tuer Heather la rouge pour venger Veronica. Ils vont chez elle, lui font boire du lait avec du produit bleu genre nettoyant et couic la Heather ! Veronica écrit une fausse lettre de suicide vu qu’elle sait imiter les écritures et c’est le cercle vicieux. Ils commettent un autre double meurtre puis Jessie pète les plombs et veut faire péter l’école en faisant passer ça pour un suicide collectif.

Ce film est juste totalement… surréaliste. Quand j’ai vu le teaser, je m’attendais à un film plutôt drôle, ce qu’il n’est pas du tout puisque ça démarre façon série télé américaine à la Beverly Hills ou autre au lycée (en fait, ça fait furieusement penser à 21 Jumpstreet mais c’est l’effet années 80), il y a toute une scène dans la cafétéria avec les « groupes de pouvoir » : les footballeurs machos et crétins, les geeks, la grosse (oui, elle est toute seule), les fils/filles à papa, les filles à  lunettes impopulaires, les rebelles (dont Jessie) et les Heathers donc. Pour bien qu’on situe tout ce petit monde, on a droit à une scène longuette dans la cafétéria où les Heathers demandent à tout le monde « que ferais-tu avec 5 millions de dollars ».


Puis tout à coup, il y a un premier meurtre et l’enchaînement, avec une prof très baba cool au milieu qui veut parler de suicide à tous les élèves pour pas qu’ils se jettent par la fenêtre, les parents qui sont ridiculement  largués et ne s’occupent pas de leurs gosses… Bref, quelques ressorts comiques émaillent ce film pourtant assez dramatique et on ne sait pas bien s’il faut en rire, en pleurer, à quel degré le regarder si tant est que son auteur en ait prévu plusieurs, de degrés.


Bref, la bande annonce est assez funky, le film beaucoup moins. Mais peut-être n’ai-je pas tout compris… J’ai bien saisi qu’il s’agissait d’une comédie noire mais je crois qu’il manque une pointe de cynisme et d’autodérision pour être un réel monument de comédie noire. Du coup, pof le nanard ! Par contre, je susi impressionnée par la constance du jeu d’acteur de Winona : toujours le regard hagard, toujours la bouche ouvert et l’air perdu. Quoi qu’elle joue… Chapeau.

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Cube, de Vincenzo Natali

Par Bobby

Alors là, lecteur, je vais pouvoir te parler d’un de mes films cultes, que j’ai eu le bonheur de revoir récemment en anglais non sous-titré: Cube, de Vincenzo Natali. Ce film est un ovni expérimental, fort bien ficelé en tous points de vue. Ses deux suites, Hypercube et Cube : Zéro (que j’ai également revisionné ces derniers jours) n’ont pas réussi à atteindre le sommet du premier. Comme d’hab, me direz vous.




L’histoire est tout à fait particulière. Des individus se réveillent dans une structure étrange, sorte de prison géante en forme de rubic’s cube, constitué d’un assemblage de pièces cubiques, toutes d’une couleur différente, qui communiquent entre elles grâce à un système de panneaux (6 passages dans chaque pièce : quatre côtés, le haut, et le bas). Les pièces se succèdent à n’en plus finir, certaines sont piégées (c’est assez gore, hein, je préviens, mais ça reste relativement supportable dans Cube -même moi j’ai pu regarder- ; par contre, je déconseille Cube : Zéro aux âmes sensibles, c’est franchement dégueulasse…), et, comble du comble, les prisonniers n’ont aucune idée de ce qu’ils font ici. Le flic, la psy, l’étudiante en maths, l’ingénieur et l’autiste vont dès lors faire équipe pour sortir du Cube, grâce à une énigme mathématiques. Les personnages sont fascinants : aucun d’entre eux n’est égal à lui-même du début à la fin, il n’y a pas de cliché. Chacun va tenter de prendre le pouvoir sur ses compagnons d’une manière ou d’une autre. La faim, la soif, la fatigue et la peur du danger vont finir par exacerber les individualités et leurs désirs de survie, d’amour et de mort. Je n’en dis pas plus…

Pour ce qui est de l’esthétique, c’est une réussite ! Nous sommes tenus en haleine du début à la fin, sans JAMAIS sortir du Cube. Le tournage n’a donc nécessité, au
niveau des décors, que la création de deux pièces : celle dans laquelle se trouvent les personnages, et la pièce que l’ont voit quand ils ouvrent un des panneaux coulissants. Et les acteurs n’ont évolué QUE dans ce décor réduit, sans accessoire… Je trouve ça assez épatant.

Enfin, il faut mentionner des moments de suspens à la limite du soutenable, lorsque les personnages traversent des salles piégées…

Pour ma part, je serais ravi que l’on arrête de diffuser des émissions telles que Secret Story ou L’Île de la Tentation, et que l’on se décide enfin à enfermer tout ces gens dans un Cube, sans aucun contact avec l’extérieur, pas même une Voix qui leur dit ce qu’ils ont à faire… La télé réalité prendrait enfin un sens. Sadique certes, mais guère plus que ce que l’on voit déjà.

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