Coucou les E.T !

Article dédié à mon moi d’avant, cette incurable believer (je l’ai tuée, ça me rend triste)


Il y a deux semaines (je crois), j’ai lu une petite news qui a excité mon imagination : on a trouvé un truc étrange dans la mer Baltique, un ONI. Le V reste à prouver. Oui, dans les eaux glacées git un étrange objet rond qui pourrait être une soucoupe volante. A moins que ce ne soit une tourelle d’un navire de la Seconde Guerre Mondiale, comme j’ai lu. Peu importe au fond, moi, ce qui m’excite, c’est de réfléchir à nos rapports avec d’éventuels Aliens. C’est vrai, si on croisait des petits hommes verts (gris ou bleus), que se passerait-il ? Ca, c’est excitant !


1- Ils viennent nous voir
a) Ils sont déjà là

Selon certaines mythologie, les Aliens viennent nous voir depuis longtemps mais apparemment, ça les branche pas trop de nous causer (ou alors, version ultime de la conspiration façon X-files : ils ne parlent qu’aux puissants de ce monde). Ce sont peut-être juste des E.T anthropologues après tout, ils nous étudient en toute quiétude mais ils ne comptent rien faire de plus de nous. A moins que nous soyons le meilleur programme télé de l’univers (je regarde trop South Park). A moins que, comme dans The signs, ils se font discrets car ils préparent une invasion. Pourquoi pas mais déjà, dans The Signs, ce sont les E.T les plus cons de l’univers vu qu’ils supportent pas l’eau, ils veulent coloniser la Terre (on a que 75% de notre planète recouverts d’eau, ça gère). Puis si on considère que l’on retrouve la trace des E.T. depuis la nuit des temps, je les trouve pas très dégourdis pour gérer l’invasion surtout que technologiquement, nous, on n’est pas foutus d’aller chez eux donc ils nous dominent très largement…


b) Ils débarquent un beau matin


Alors que nos petits E.T se promenaient dans l’espace, voilà-t-il pas qu’ils croisent notre planète et découvrent la vie. Un peu comme un jeu vidéo Amstrad de mon enfance où on visitait des planètes et il fallait parler à des E.T. (Captain Blood, je crois). Donc bon, c’est pas garanti que ceux-ci soient sympas, ils pourraient arriver, voir qu’on a de la vie et des ressources et se dire « ah ben tiens, on manque d’esclave en ce moment, on n’a qu’à prendre ces bonhommes là. » Ou ils pourraient en vouloir à nos ressources parce qu’ils ont épuisé celles de leur planète et que pour survivre, ils vont chercher ailleurs ce dont ils ont besoin. Là, encore, ils nous dominent sur le plan technologique parce que bon, nous, on n’est jamais allés plus loin que la Lune et encore, on n’y a pas envoyé toute une armée. Si tant est qu’on soit réellement allé sur la Lune, c’est exaltant d’un point de vue imaginaire mais c’est pas le débat. Donc bon, si les E.T ne nous veulent pas du bien, on est mal. Parce que dans les films/séries, ils ont toujours un gros point faible qui permet de leur mettre la fessée, peut-être que dans la vraie vie, en 2 secondes, ils nous éradiquent (reste à espérer qu’ils cherchent des esclaves).
Ceci étant, ils peuvent juste être sympas et nous parler pour nous apporter leur technologie et leur sagesse. Sauf que bon, on n’est pas obligés de les accueillir en grande pompe : de 1, on n’aime pas les colons et de 2, qu’est-ce qui nous prouve qu’ils ne veulent pas nous soumettre. Hein ? Hein ? Bref, si nos petits E.T sont humanistes et pleins de bonnes intentions, ils risquent d’être un peu déçus…


2 – On les trouve
a) Ils sont plus évolués que nous
Mettons qu’on trouve le moyen de se balader sereins dans la galaxie. A un moment, on passe par-dessus une planète et on trouve la vie mais genre la vie hyper civilisée, bien plus que nous. Il est possible qu’ils aient déjà connaissance de notre existence (ce sont les anthropologues de l’espace). Bon ben on se tape la bise, on met en place des relations diplomatiques, sans doute. Parce que bon, on a beau être cons, on sait qu’ils nous éradiqueraient en trente secondes si on les énervait un peu donc on va rester cool.

b) Ils sont moins évolués que nous.
Mon hypothèse préférée : on se promène dans l’espace quand soudain, on trouve un planète habitée. Tels des Christophe Colomb intergalactiques, nous voici face à de nouveaux espaces vierges, prometteurs, parsemés de quelques indigènes. Et oui, nous allons faire nos colons. Au mieux, nous tenterons de leur apporter notre technologie et notre savoir pour un mieux être, tout en leur imposant vaguement nos valeurs humanistes. Au pire, tous ces nouveaux espaces, ça va nous rendre tout fou donc on va leur apporter notre savoir, notre technologie et nos valeurs humanistes pour mieux les soumettre. Et s’ils résistent, on leur apprendra qui est le plus fort, mouarf !


Il y aurait de quoi faire des tas de romans sur ces différentes versions. Ce que je trouve étonnant, c’est que je n’ai lu que peu de choses sur la version 2b alors qu’elle me paraît en soit la plus fascinante : entre l’humanisme et le profit, lequel l’emportera ? [Si tu as des romans/films sur le sujet, balance en comm!]

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Dans la maison vide

Par Marine

 

J’sais pas lire.« Alors petite Marine, il paraît que vous déménagez? »
« Ah bon? Non, non… On déménage pas, je crois. »
Je suis sur mon vélo doré, celui qu’on m’avait volé quelques mois plus tôt. En fait j’l’avais oublié sur le trottoir. Papa l’a retrouvé. Je crois. La voisine vient aux nouvelles.

Il y a un panneau « A Vendre », chez nous. Mais moi, je savais pas ce qu’il voulait dire.
J’sais pas lire, j’sais pas écrire. C’est comme ça, et puis c’est tout. C’est la maternelle, c’est comme ça.
« Essaie d’écrire ton prénom, comme je viens de te montrer. »
« Ah ben non, j’peux pas, je sais pas. »
« Mais c’est pas compliqué, Marine, je te demande de recopier ce que je viens d’écrire. M-A-R-I-N-E, comme j’ai fait, là. »
« Mais puisque je te dis que je-sais-pas! »

Bon, ce jour là, j’ai réussi à écrire mon nom. Après force persuasion de maîtresse. Mais je savais toujours pas déchiffrer le panneau « A Vendre ».
Et je savais pas ce qu’il voulait dire.

« Maman, pourquoi Papa il est pas avec nous dans la nouvelle maison? »
« Parce qu’il attend que l’ancienne soit vendue. Il viendra après. »

L’ancienne maison a été vendue. Et Papa s’en est finalement acheté une autre. Plus grande. Plus belle. Avec une véranda. Et un bois derrière. Mais pas avec nous. Pas pour nous. Pour lui. Et pour eux. Puis pour elles. Nous, on avait la chambre d’amis. Mais c’est pas grave. On a tous nos histoires personnelles. Ce qui compte, c’est la façon dont on les assimile et dont on s’en accommode. Est-ce que j’ai souffert? J’avais cinq ans. J’ai pas été malheureuse. Mais c’est marrant, comme une mauvaise chanson, des arrangements faciles, et des paroles mièvres parviennent à sonner juste. A être vraies. Because of you, I never stray too far from the sidewalk. Because of you, I learned to play on the safe side so I don’t get hurt. Because of you, I find it hard to trust not only me, but everyone around me. C’est bluffant. Mais c’est pas grave. On a tous nos histoires familiales. Ce qui compte, c’est la façon dont on les assimile. Et la façon dont on s’en accommode. L’enfance permet ça. Si je ne devais remercier ma mère que pour une chose, c’est sans hésiter pour ce mensonge. Grâce à ce prétexte -et à ma naïveté- c’est passé en douceur. Je me suis accommodée d’une présence syndicale et patronale sans me sentir abandonnée. Même si tout n’était pas rose.

Et finalement, cette maison, je l’ai adorée. Ma nouvelle école était rose. La maison vide, c’était : trois étages, une moquette limée, un carrelage de pharmacie, des araignées géantes, des chambres minuscules. Dans lesquels il a fallu mettre des meubles d’antiquaires, des fauteuils Louis XIII, une armoire Louis XV, un canapé art déco. Des meubles de princesse dans ma chambre. De p’tit gars sportif et intello bien dans sa peau dans celle de mon frère. Ca collait pas bien. Et puis y avait les combles. Le troisième étage. 25m² de salle de jeux. On y jouait aux Playmobil, on avait le bateau pirate. On y avait aussi l’Amstrad 6128, où on jouait au foot. Et à Rick Dangerous. Maman y faisait la sieste, des fois, mais en vrai, c’était notre royaume. Un bateau dans le ciel. La laine de verre, c’était les nuages. On n’avait pas le droit de jouer, dans la laine de verre. « Sinon, vous allez traverser le plafond. Vous pouvez mourir. » C’était le no man’s land, le danger à domicile. Ca faisait peur, mais pas trop. Des nuages jaunes.

La Maison vide, j’y ai habité de mes 6 ans à mes 9 ans et demi. Depuis, quand j’imagine une maison, dans mes rêveries, ou dans mes lectures, c’est la Maison vide. Quand le petit Marcel raconte les aventures de la Duchesse de Brabant, à Combray, c’est dans la Maison vide. Quand je veux visualiser la maison où j’habiterai, son modèle, c’est la Maison vide.

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