Le doux rêve du télétravail

Vendredi dernier, je ne suis pas allée travailler. Après 3 jours de galère avec le RER, ayant observé que beaucoup étaient resté chez eux, j’ai décidé que c’était mon tour. J’avais mes documents, c’était parti pour une journée de télétravail.

Télétravail

Et j’ai super bien bossé. De 9h15 à 19h un peu passé avec une petite demi-heure de pause déjeuner seulement mais surtout, surtout, je n’ai pas été dérangée. Non parce que depuis quelques temps, j’ai une ambition : adopter le 52-17. C’est quoi ? Bosser 52 mn, pause de 17 mn et on renchaîne. Sauf que c’est impossible, littéralement. D’abord j’ai des réunions posées de façon aléatoire mais surtout, je suis dérangée en permanence. Déjà, bien que non manager, je suis manifestement celle qui a réponse à tout donc je suis interpellée beaucoup plus souvent qu’une fois toutes les 52 minutes. Du coup, je plonge à peine le nez dans un dossier que quelqu’un m’interpelle ou vient carrément à mon bureau pour me parler. Je vais m’acheter des guirlandes lumineuses : blanc, tu peux venir me parler, rouge, pas le temps. Et pourtant, j’ai un gros casque audio et une surdité moyenne (va falloir que j’aille chez l’ORL d’ailleurs) mais ça insiste.

Open space

Le télétravail, c’est la vie. On avait eu un programme pour s’inscrire mais notre DG (parti depuis) avait décrété que non, on allait laisser tomber. Dois-je préciser qu’il était lui-même en télétravail le vendredi parce que, tu comprends, il a 1 heure, 1h15 de trajet pour venir bosser ? Et bien moi, j’oscille entre 1h et 1h30 mais je ne suis qu’une salariée donc bon… et c’est là tout le sel du truc. En France, les employeurs ne veulent pas entendre parler de télétravail car tu comprends, le salarié, il va se la couler douce at home. Et tant pis si, en cas d’intempéries, plus personne ne travaille parce que les transports sont gelés… Pourtant, le salarié n’a justement  aucun intérêt à tricher. Les rares fois où j’ai télétravaillé, j’ai toujours produit plus mais surtout j’étais au taquet niveau mail, répondant quasi à la minute… ce qui est un peu mon vu que les mails me coupent aussi dans mon élan (je hais les mails). Mais pour mon employeur, c’est du gagnant : je bosse plus longtemps et mieux. Pour moi, c’est du confort : je bosse en yukata, des petites pauses câlin au chat et je m’arrête de bosser à 19h sans pleurer sur le fait que je dois encore me taper une heure de trajet… si tout va bien.

yukata

J’aime tellement les yukatas

Longtemps, le télétravail me faisait peur, je me savais peu rigoureuse. Le télétravail ? Pfff, c’est un coup à se lever à 11h-midi et à bossouiller devant AB1. Sauf que finalement, non. Point essentiel : je vis en couple. Pas de grasse matinée volée, quoi. Ma journée de télétravail se cale sur les horaires de mon Victor : s’il part à 8h30, je vais commencer à bosser peu de temps après (le temps de finir tranquillement mon café et de m’installer). Il rentre vers 18h30-19h, je termine ce que j’avais en cours et ciao.

Le télétravail

Cette peur du télétravail démontre le manque de confiance total des employeurs vis-à-vis de leurs salariés. Si je suis pas sur place, impossible de me fliquer… alors même que je me connecte au Skype entreprise des que je bosse de chez moi, que j’ai un téléphone pro et que j’ai mes managers sur Facebook messenger. Voir si je suis connectée ou non prend environ 2 secondes. « oui mais on ne sait pas ce que tu fais ». Mais en présentiel non plus, en fait. Franchement, ça ne vous est jamais arrivé, à vous, de perdre une journée de travail parce que vous avez fait un tour sur Twitter/Instagram/Facebook/vos mails ou je ne sais quoi, que vous avez vu/lu un truc qui vous a envoyé sur Google chercher une info et que, tiens, ça me fait penser, si je faisais une recherche pour nos prochaines vacances… bref, vous passez la journée sur des sujets qui n’ont rien à voir avec votre taf mais vu que vous êtes présents dans l’open space, ça passe (à peu près).

Coussin ordinateur

Pourtant, au pays des start-up et du sharing desk, on devrait aaaaadorer le télétravail. Ah oui, tiens, le sharing desk, va falloir que je vous en cause aussi.

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La scène que tu n’arrives pas à écrire

Chacun sa technique d’écriture. Comme j’ai déjà dû le dire cent fois, quand je débute un roman, j’ai en gros le début, la fin et quelques scènes éparses à recoller dans le récit. Une sorte de squelette avec la tête, les pieds, la colonne vertébrale et quelques côtes de ci de là. Au fur et à mesure de l’écriture, je donne chair (et os manquants) à mon squelette sauf que tout à coup, j’arrive à une côte imaginée depuis longtemps… et j’arrive pas à la coller au puzzle. La maudite scène que tu n’arrives pas à écrire.

Panne d'écriture

Il ne s’agit pas de la différence entre ce que tu as dans la tête et ce que tu produis effectivement. Non, c’est autre chose. Cette scène, ce rebondissement, tu l’as en tête depuis le départ, tu écris ton histoire pour en arriver à ce point là et soudain, stupeur et tremblements, ça ne marche pas. C’est précisément ce qu’il m’arrive actuellement dans mon roman de Maja, à tel point que j’ai mis quelques jours à reprendre ma plume, officiellement parce que je voulais finir un incroyable polar dans le RER plutôt que d’écrire (Rage de Zygmunt Miloszewski dont je vous ai déjà parlé pour ses précédents romans Les impliqués et Un fond de vérité, c’est son 3e avec le plus en plus insupportable Teodor Szacki mais le fond du roman est excellent) mais aussi parce que les personnages tournaient en rond dans des dialogues sans fond pour expliquer un comportement… inexplicable. Merde, je suis tombée dans le travers de toute comédie romantique ou romantic litt malsaine à la Beautiful Bastard ou After : ils se haïssent tellement qu’en fait, à la fin, ils s’aiment.

Couple : de la haine à l'amour

J’ai écrit la scène une première fois, me rendant compte du moisi du truc mais je me suis dit que la réécriture allait nettoyer tout ça. Du coup, j’ai réécrit. Deux fois. Et y a un truc pas net. Et ça me saoule un peu car c’est un arc narratif important pour la fin et même moi, quand j’écris les justifications des personnages, je lève les yeux au ciel en mode “non mais arrêtez vos conneries, ça n’a pas de sens”. Tiens, d’ailleurs, y en a un qui va le sortir ça, que ça n’a pas de sens, ce sera clair, au moins. Limite, je suis à CA d’écrire “oh ben parce que l’autrice voulait intégrer cet élément modificateur dans l’histoire mais elle savait pas trop comment l’amener alors elle l’a posé là, merci, bisous”. Ce serait pas pire…

La scène que tu n’arrives pas à écrire

Et ce blocage est agaçant. J’essaie d’avancer en me disant que de toute façon, j’ai l’ultime relecture derrière qui me permettra peut-être de dénouer le noeud car je touche bientôt au but. Mais j’ai comme la sensation que j’ai construit une maison plutôt pas trop mal mais que j’ai soudain eu l’ambition de rajouter dessus une tour avec un observatoire en haut qui est en train de menacer tout l’équilibre et risque de faire s’effondrer le tout, vous voyez ?

Edifice branlant

Mais bon, je dois passer outre et poursuivre car au bout du chemin, je vois la lumière. Et oui, je ne suis plus trop loin de la fin à présent. Et les derniers mètres sont les plus durs.

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C’est quoi la réussite ?

Alors que la France est peut-être en train de faire un pas de plus dans l’ultralibéralisme si cher à mon système vomitif (j’écris mes articles le dimanche donc là, de suite, je sais pas qui est qualifié pour le second tour et s’il le faut, les poubelles brûlent dans la rue) et du coup, si on réfléchissait un peu à ce qu’est la réussite … Parce que j’aime pas trop la définition actuelle en fait.

gravir les échelons de la réussite

Suite à mon article sur le fait que j’aimais pas mon taf (en priant à mort pour que personne de ma boîte ne capte qui est l’autrice de cette prose), j’ai remarqué une sorte d’élan, de “ah mais moi aussi, pareil !”. Puis dans la semaine, en discutant avec un groupe d’amis sur Facebook, je balance nonchalamment, à propos du boulot”, “je laisse pisser, je ne gagnerai jamais”. Ce à quoi mon pote ultra positif me répond que je ne dois pas dire ça… Mais rassure-toi mon ami, ce que je disais n’était in fine pas négatif. C’est juste que je n’arrive pas à être politique, à me placer, à faire semblant. Et je n’y arrive pas aussi parce que mon métier me paraît pas utile à la société et qu’il est une dépense d’énergie bien trop importante pour 3 euros de plus et un titre ronflant.

Economies

Le titre ronflant, parlons-en. J’ai souvent l’impression que c’est le graal, la quête ultime, être “head of” pia pia. Quand je me balade sur LinkedIn, c’est de la poésie, tous ces intitulés ronflants sans le moindre sens qui me font de l’oeil juste parce que je trouverais drôle d’être “chef du bonheur au travail” ou autres. Après tout, si je veux, je suis directrice de publication [de mon blog] ou Founder/CEO [de mon autoentreprise que je devrais fermer vu qu’elle génère 0 revenus]. Quand je parlais l’autre jour du fait que j’avais pas de perspectives, une collègue n’arrêtait pas de parler de “briller”. Mais je m’en fous de briller en fait, c’est pas ça, mon moteur. Ma motivation, c’est…

Carottes pour motiver son équipe

Apprendre. Oui, je l’ai déjà dit donc je vais pas refaire l’histoire. Mais en fait, en réfléchissant à ce sujet de réussite, je me rends compte que j’ai tort de courir après la “réussite” telle qu’on la définit dans notre société de la start up de la win (on est mardi, là, je l’ai bien mangé le résultat du 1er tour). Je m’en fous d’être chef, boss, entrepreneuse, manager ou quoi que ce soit. Je veux juste avoir mon aventure et mieux, je veux essayer. Ma réussite, ce n’est pas avoir une promotion qui ne sera pas forcément liée à mes compétences mais à ma capacité à me placer. Ma réussite, c’est tenter des trucs, apprendre et faire honnêtement. Ma réussite, c’est arriver à travailler, à écrire sur ce blog et ailleurs (ah ben oui, j’ai dit que j’allais entrer en résistance, va falloir le faire, quoi), à écrire mon roman, à faire des vidéos, à coudre, cuisiner, faire du yoga, de la plongée, dormir, aussi. Bref, ma réussite, c’est pas social, c’est pas un titre sur une carte de visite. Ma réussite, c’est juste être quelqu’un que j’aime bien. Et j’aime pas trop trop les carriéristes arnaqueurs.

Les carriéristes

Alors on pourra dire de moi que je suis une ratée, que j’aurais dû être plus élevée dans la hiérarchie parce que j’ai du talent mais que j’ai pas montré assez d’ambition pour gratter un titre ronflant. Si vous voulez. Moi, je m’en fous. Si pour vous, la valeur ne se mesure qu’au titre écrit sur votre CV , soit, je ne réussis pas. Moi, je préfère oublier cette dimension là car je sais que ça n’a pas de grande valeur et me concentrer sur mon épanouissement. C’est pas forcément ce qui me fera mieux vivre sur le plan financier mais sur le reste… J’y gagne.

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La Présidentielle, cette si vaste blague

Ou ce concours de bites, au choix. Nous sommes le 13 mars, nous avons donc notre premier tour dans un mois et 10 jours et je vous cache pas que je n’en puis plus. Je ne commenterai pas en détail parce que je risquerais d’être grossière mais il me semble qu’on oublie toujours salement quelqu’un dans la Présidentielle : le peuple.

Anticonformisme et libertés

Je me demande toujours ce qui fait qu’à un moment, on décide de se présenter à une élection pour devenir le chef de l’Etat. L’ambition, oui, certainement. L’envie de passer entre 5 minutes et des heures entières dans les médias pour diffuser sa parole. Oui sans doute aussi. Aller grappiller quelques secondes de son quart d’heure de gloire promis ou juste refaire parler de soi ? Pour certains, y a pas de doutes. Il y a les candidats attendus, les représentants des partis en France, de Poutou à Le Pen, mais on a aussi une myriades de candidats dont personne n’attend rien et on se demande ce qu’ils foutent là : les Alexandre Jardin, Sylvain Durif, Super Châtaigne,  même le mec qui a frappé Valls… Et là, ça confirme ce que je ressens depuis pas mal de temps : cette élection, c’est vraiment la foire.

La foire aux girouettes dans le crapouillot

De toute façon, ça sert à quoi, vraiment, la Présidentielle ? Y a une personne, souvent un homme blanc cis hétéro. Vous allez me dire “attends, sur les 8 candidats actuellement qualifiés (j’écris le dimanche 12 mars cet article), y a quand même 2 femmes, un quart des candidats”. Oui alors déjà, c’est quand même pas grandiose et y en a une, elle est là parce qu’elle est héritière, son double chromosome X ne rentre pas en ligne de compte. Et si je prends la liste de tous les prétendants, à savoir 72 personnes (oui, 72 !), je ne compte plus que 6 femmes soit moins de 10%. Bon, bref, on n’est pas là pour faire des stats. Donc cette personne se présente, nous raconte sa vision pour la France, fait vibrer le public en criant, en chantant la Marseillaise. Ah oui, oui, c’est beau, en un sens… Sauf que le Président, en fait, on s’en fout un peu , surtout si c’est un mec qui n’a pas une solide armée derrière lui (suivez mon regard…) car s’il n’a pas la majorité aux législatives qui suivent juste derrière, à part aller faire le VRP de luxe dans les conférences internationales et aller déguster champagne et petits fours chez les grands de ce monde… Le Président ne légifère pas.

Kate Middleton et le président chinois

Mais ils y vont tous, la fleur au fusil, rêvant sans doute de cette belle photo d’eux avec une écharpe tricolore à l’Elysée. Ils nous draguent comme le dernier des enfoirés à grands coups de promesses et de lendemains qui chantent, ils ont la solution à tous nos problèmes, forcément. Même si certains d’entre eux ont déjà été au gouvernement et n’ont pas su améliorer notre quotidien, là, promis, ils le feront. Ne cédons pas pour autant aux sirènes de l’anti système, argument labellisé le plus pourri par un jury d’expert composé de moi et de mon chat. Ils se bouffent tous le bec sur les plateaux à coups de punchlines pour se dézinguer les uns, les autres, ils t’inventent chaque jour une nouvelle promesse, un peu comme nous quand on se présentait comme délégué de la classe et qu’on essayait de vite trouver une raison pour qu’on vote pour nous (et en général, c’était genre “plus de devoirs à la maison et plus d’interros surprise”, le tout sous le regard désintéressé du prof principal qui savait pertinemment que vous pourriez promettre ce que vous voulez, rien ne changerait). Les débats des présidentielles sont des pépites pour les sociologues et historiens, on voit de suite ce qui préoccupe (ou est censé préoccuper) les Français au moment T.

Débat présidentielle : Fillon, Hamon, Macron, Mélenchon, Le Pen, Dupont-Aignan

Mais je reste à y voir une bagarre d’egos limite insultante pour nous,les citoyens. J’en ai franchement rien à foutre du nom du futur Président (je n’ose le décliner au féminin) parce que ce n’est pas ça qui m’intéresse. Je veux un projet de société fort et cohérent, je ne veux pas d’une personne. Alors, oui, hein, y a des projets, des programmes, sauf que qui vote réellement pour ça ? Combien de gens vont te dire “oui ok son projet est cool mais il n’a pas de charisme” ? Combien attendent tous les cinq ans le ou la candidat-e providentiel-le, tel le Messie qui ne vient jamais ? Combien votent pour une couleur et peu importent les affaires qui empoisonnent le candidat ? Combien votent juste parce que celui là, les sondages ont dit qu’il allait gagner alors bon…

Les sondages pour la présidentielle

J-41, courage, on est presque au bout. Parce que ce qui aurait pu être une période faste pour des débats intelligents et de réels projets pour la France se transforme comme à chaque fois en bataille d’egos. Et je vous le dis de suite : je sais d’avance que je vais très mal vivre le résultat.

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Cette période de flemme

Hello les amis, comment ça va ? Bien ou bien ? Moi, je dois vous avouer qu’en ce moment, c’est un peu la période “meeeeee”. Vous savez, ces périodes où, objectivement, tout va bien mais vous êtes empêtrés dans une espèce de langueur, une envie de pas faire grand chose, une envie de flemme…

Jeune femme alanguie avec un pull chat a la flemme

Ce que j’aime dans la vie, c’est avoir la patate, me bouger les fesses, déplacer des montagnes, même si ce sont in fine des petits monticules de terre. J’aime avoir des projets, des ambitions, me dire que ma vie sera toujours exaltante, pleine. Mais y a des périodes dans l’année où tout devient gluant, lourd, agaçant. J’ai un planning idéal à base d’apprentissage, de remuage de ciel pour atteindre mes objectifs, mais… mais ce sont quoi mes objectifs, déjà ?

Atteindre ses objectifs

Oui parce qu’en période de flemme comme celle que je traverse, tout me paraît assez vain, fatigant sans bénéfice… Je ne pense plus à cet “après la montagne”, je ne vois que les pentes à escalader et ça me fatigue par avance. Attention, ne pensez pas que je fais une bonne dépression des familles parce que rien n’est moins faux. On parle ici de projets annexes, de choses qui pourraient m’ouvrir des portes ou des intérêts nouveaux, des bénéfices immédiats comme une bonne séance de sport mais j’ai juste envie de rester chez moi, sur le canap, sous le plaid, à mater des séries avec mon adoré en tricotant un peu. Faut dire qu’il fait nuit tout le temps, il fait froid, y a tellement de brouillard que je suis déconnectée du monde… Comment tu veux aussi ? Bref, laisse moi dans mon métro-boulot-dodo, c’est déjà assez.

paresser en couple

Au boulot, justement, c’est à peine mieux. Chaque mail me fait soupirer, je me dis que je devrais profiter de la baisse d’activité de la période pour avancer sur mes projets persos mais je traîne, je navigue de réseaux sociaux en réseaux sociaux en soupirant de ne rien trouver d’intéressant. L’ennui me cloue à ma chaise, plus rien ne sort. Je traîne à en être débordée, obligée d’avancer, de travailler. Plus positif. Parce qu’en fait, c’est ça le pire du pire dans ces périodes de flemme, c’est juste une passivité contaminante : moins t’en fais, moins tu as envie d’en faire. Alors que si ma boîte mail ne déborde pas, je pourrais profiter de ces heures pour trouver des études ou articles sur des sujets qui m’intéressent, lancer mon blog Nina feels good, écrire, encore et encore : des articles, recopier mon roman de Maja (je suis dramatiquement en retard sur le recopiage), entamer l’écriture des aventures d’Audrey, retaper mon blog, me cultiver… Mais non, je traîne en m’autoflagellant “putain mais bouge-toi le cul, espèce de grosse gélatine fondue au soleil”. Blob Blob !

Bonbon ourson en gélatine géant
Alors je sais, je saiiiiiiiis “non mais ça va, on peut pas toujours être productif et performant H18 (je ne dors que 6h par nuit en moyenne en ce moment), respire meuf”. Et c’est vrai, certes. Mais j’ai mes plages de relative glande, le soir, quand je mate des trucs avec Victor en tricotant, à la cool. Les grasses mat du week-end… Bref, quitte à bouger mon cul à l’autre bout de Paris alors qu’il fait froid et mauvais, autant que ce soit pas juste pour soupirer…Je sais que c’est un peu un sentiment général et que je vais vite me remettre en selle mais je vous le dis : je déteste cette petite mollesse.

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T’écris toujours ? Panne d’écriture

Ah tiens, mon carnet d’écrivaine, voyons voir… Ouhla *keuf keuf* c’est bien poussiéreux, ce truc ! Bon voilà, on ne va pas se mentir : je n’écris toujours rien d’autre que ce blog depuis le début d’année. Une page de ci, de là, de temps en temps mais rien de plus. Je me déclare officiellement en panne d’écriture

Panne d'écriture

Alors j’ai mon éventail de mauvaises excuses :

  • j’ai du travail : bah oui, en journée, j’ai pas le temps d’écrire
  • Je lis dans le métro : je pourrais utiliser mon temps de trajet pour écrire un peu mais à l’aller, j’ai Victor avec moi sur les ⅔ du trajet et au retour, je lis. Et je refuse de sacrifier mon temps de lecture
  • je ne vais plus au sport entre midi et deux : je profitais de mes vingt minutes de vélo pour écrire quelques lignes mais j’ai arrêté pour des raisons de gestion du temps : oui,ça me fait un bien fou de me dépenser à la pause déj mais si on rajoute à l’heure de sport les 20 minutes de trajet et le temps de se doucher, se changer… Bon ben je me retrouvais à 14h à grignoter un sandwich devant mon écran. Et le sandwich, c’est pas top pour la ligne donc je perdais le bénéfice du sport et sur ma silhouette et sur ma zénitude vu que tout était mesuré à la minute près. Faut vraiment que j’arrive à convaincre le CE de nous faire une petite salle de sport…

salle-de-sport

  • j’ai déménagé : vous avez déjà écrit sur une pile de carton ? Moi non plus.
  • je vis en couple : on apprend un peu la vie commune et on a un peu de mal à faire les choses dans notre coin. En fait, on a encore beaucoup à faire pour être bien installés : fixer quelques étagères, déplacer quelques meubles… Bref, les week-ends passent très vite et on se retrouve souvent le dimanche soir sans avoir eu le temps d’écrire pour moi, de mixer pour lui.
  • je suis partie en vacances. Ben oui, ça prend du temps

Coucher de soleil à Budapest

Bref, j’ai un joli carnet d’excuses mais le constat reste sans appel : faut que j’arrête de me la raconter “non mais moi, j’écris dans mon temps libre et je vais essayer de me faire publier”, personne ne publiera des embryons de romans de 3-4 pages.

vieilles_archives

On arrive au point où il faut que je me pose réellement la question : qu’est-ce que je veux ? Me rêver être ou être réellement ? Quelles sont mes priorités ? Oui, j’ai envie de tenter l’aventure éditoriale, voir un peu comment ça marche et ce que je peux en retirer. Sauf qu’écrivain, c’est un métier à plein temps et… moi, mon plein temps, il se passe dans mon agence media à jouer avec les stats pour raconter des histoires. Et ça pose des questions sur mes ambitions, mes envies… En fait, clairement, je ne suis pas en crise professionnelle, c’est même carrément l’inverse : je suis à un mois et demi de souffler ma 2e bougie dans cette boîte (record) et ça évolue dans un sens très intéressant… alors que l’an dernier, j’allais toquer à la porte de l’APEC pour voir comment me reconvertir… Comme quoi.

reconversion professionnelle

Du coup, je laisse tomber en me disant que si je peux pas le faire sérieusement, autant ne pas le faire ? Pas si sûr. A présent que nous sommes installés dans notre appart du bonheur et qu’on va enfin pouvoir avoir une petite routine, y a quelque chose à tenter. Après tout, si on regarde le nombre d’articles ici, ça nous aurait fait une belle collection de romans !

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Le mythe de l’entrepreneuriat

Ca m’agace tellement que je sais même pas l’écrire correctement, entrepreneuriat, je m’y reprends toujours à plusieurs fois.

les joyeux entrepreneurs

Si vous avez ouvert un journal récemment, vous aurez noté qu’on n’est pas vraiment dans une florissante période de plein emploi. Enfin, je dis “récemment” mais ça n’a rien d’une nouveauté, hein ! Je me souviens de mes jeunes années, quand j’ai végété un an au chômage sans comprendre ce qui m’arrivait parce que j’avais des diplômes, c’était pas normal… Alors que je manquais d’air, des gens bien intentionnés venaient gentiment me prodiguer des conseils parfois un peu à côté de la plaque notamment celui de voler de mes propres ailes : n’attends pas qu’un patron t’appelle, deviens ton propre patron !

patronne

Ah, la fable d’être son propre patron. Baladez vous un peu sur Internet et découvrez tous ces blogs qui vous donnent des astuces pour devenir riche et bosser tranquille au bord d’une piscine à l’autre bout du monde. Ah oui, je m’imagine bien ! Prendre l’avion d’Auckland à Tokyo, ouvrir mon petit laptop le soir à l’hôtel pour gérer mon petit taf, écrire un article, animer une page ou deux sur les réseaux sociaux, booster vite fait mon SEO pour mes blogs où j’ai mis un peu de pub et bim, jackpot ! Bien, ça, c’est fait, je vais prendre une douche et partir à l’assaut de la ville, yeah ! Alors, oui, certains arrivent sans doute à vivre ainsi mais combien, sérieusement ?

Moi, je mets toujours mon plus beau maillot pour travailler avec mon laptop en bord de piscine

Etre son propre patron fait évidemment rêver. Parfois, je me pique d’imaginer ma vie à vivre à mon propre compte, en étant pigiste : je pourrais bosser le matin, faire du sport l’après-midi quand je sais que je bosse naturellement au ralenti, m’y remettre un peu le soir. Un colis qui doit arriver chez moi, un plombier doit passer pour réparer une fuite ? Pas de soucis, pas besoin de prendre un RTT : je bosse de chez moi, ahah ! Bon, évidemment, chaque vacance peut me coûter de l’argent mais quel léger inconvénient pour tant d’avantages. Et si un jour, je daigne me reproduire, pas de soucis : le petit passe la journée chez la nounou ou à la crèche, je peux l’amener et le récupérer sans soucis sans partir en courant de mon bureau ou m’angoisser car cette foutue réunion n’en finit pas et que je vais arriver en retard pour récupérer la prunelle de mes yeux. Et puis, en étant mon propre patron, pas d’angoisse de me faire virer, ahah !

Je suis mon propre patron donc je jette mes dossiers en l'air et je le vis bien

Mais tout ça est un mythe. D’abord, on va désamorcer très vite cette histoire de “pas de licenciement ahah” car ok, je vais pas m’auto licencier mais si le client n’est pas content, lui, par contre, il va se tourner vers un autre free et tant pis pour moi… Ce qui rend d’ailleurs l’histoire du travailleur-voyageur un peu bancale sur mon métier : quand tu es enfermé 12h dans un avion, difficile de répondre aux commentaires sur une page, prie pour qu’il n’y ait pas de crise. Je ne vais parler que pour mon cas mais sachez que les freelances dans le community management, ça pullule et faut se battre pour choper un client, voire deux. Et souvent, ça se termine “finalement, on a pris un alternant qui va le faire” ou “notre chargé de comm va s’en occuper aussi”. Légitime mais du coup, faut se battre encore et encore pour choper un client de plus. Reste les cours à donner, un bon moyen de gagner quelques sous mais là encore, les places sont chères.

Si vous vous ennuyez un peu, jouez à corriger les fautes !

Si vous vous ennuyez un peu, jouez à corriger les fautes !

Vous avez vos clients ? Cool, penchons nous maintenant sur l’épineuse question de votre statut. Ben oui, vous gagnez de l’argent, il faut le déclarer. Ok, solution 1 : l’auto entreprise. C’est facile, ça se crée en trois clics et me voici parti sur l’autoroute de l’emploi ! Oui… mais non en fait. C’est très facile à créer mais : il y a beaucoup de frais dont certains qui sortent un peu de nulle part, pas de TVA qui peut vous éliminer par rapport à une société dans un business B to B et je ne vous parle même pas de l’histoire de radiation. En gros : imaginons que vous avez une opportunité de freelance ou autre et que vous créez votre auto entreprise pour être dans la légalité. Imaginons que cette mission soit ponctuelle et que vous ne génériez plus de revenus, vous finissez par être radié. Bonne nouvelle, vous pouvez re créer une auto entreprise. Mauvaise nouvelle, vous devez attendre deux ans (enfin, vous ne pouvez la recréer ni l’année de la radiation ni la suivante). Tout à fait adapté à des gens qui s’en servent en complément de revenus, donc. Il existe tout un tas d’autres statuts si vous avez de plus grandes ambitions…  D’ailleurs, si vous voulez vraiment vous lancer, optez plutôt pour une entreprise individuelle.

L'enfer de toute entrepreneur : la paperasse

Raison n°1 pour pas me mettre à mon compte : la paperasse.

Mais surtout ce qui me dérange vraiment dans le mythe de l’entrepreneur, c’est la démission de l’Etat. Y a pas d’emploi, créez le, merci ! Alors dans l’absolu, pourquoi pas, il y a même des secteurs où tu es appelé à travailler très rapidement à ton compte mais ça me gêne que ce soit la seule solution proposée. Pour ma part, je n’ai pas envie de devenir entrepreneuse, j’aime l’idée d’avoir un salaire fixe à la fin du mois, de ne pas passer mes soirées et mes nuits au boulot parce que si je me chie sur un truc, c’est punition directe sans espoir de rattrapage, je n’ai pas envie de me rendre malade pour éventuellement choper un client à droite, à gauche. Quand je vois la dégringolade d’une amie s’étant lancée à son propre compte et qui a eu quelques pépins de santé, non, je dis non. Je n’ai pas envie de ça et c’est mon droit le plus absolu, le droit à la sécurité de l’emploi me paraît fondamental. Que ceux qui ont envie de se lancer le fassent en toute sérénité mais que ceux qui préfèrent confort et sécurité parce que le boulot, c’est pas toute leur vie puissent espérer un CDI…

Ci gît le CDI

Cette photo date de 2006… C’est « drôle », non ? (non, en fait)

Etat, c’est à toi de créer de l’emploi. Et éventuellement de simplifier tout le bousin administratif puisque tu comptes sur nous pour devenir notre propre patron, ne nous dégoûte pas dès les premières démarches.

Allégorie des démarches pour devenir entrepreneur

Et pour finir sur une note positive, la jolie histoire d’un entrepreneur qui a bien regretté son choix, ça changera des articles feel good sur le sujet qui ressemblent toujours tellement à une tentative de méthode Coué (ou arnaque pour vous vendre les secrets de la réussite)…

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J’aime pas me lever le matin

Tous les matins, le même rituel. Le réveil sonne, je grogne, lance le snooze et me tourne pour grapiller quelques minutes de sommeil. Faux, erreur ! allez vous hurler, il ne faut surtout pas faire ça ! Parce que sinon, tu te rendors, tu réenclenches un cycle de sommeil et après, tu es défoncée. Je le sais mais… je m’en fous en fait. Si je devais prendre la liste des trucs mauvais pour la santé que je fais et bien celui là n’arrive pas vraiment en tête de liste…

Dormir - Stresser le matin rend moins créatif

Je n’aime pas me lever le matin. N’y voyez pas une déclaration de dépressive en mode “j’aime pas mon taf, j’aime pas ma vie, laissez moi au fond de mon lit” parce que pour le coup, ça n’a rien à voir. Non, si je devais expliquer ce pourquoi de manque d’entrain le matin, c’est assez facile : je suis une grosse flemmarde. Voilà. Enfin oui et non. J’ai beau m’en défendre depuis des années, me dire qu’en changeant un peu, je pourrais devenir du matin, un fait persiste : le soir, je tiens jusqu’à très tard alors que le matin, me lever très tôt est un calvaire.

Mal dormir

J’ai essayé, vraiment, en me disant que ce serait quand même sympa de trafiquer deux ou trois trucs pour moi avant d’aller au boulot, siroter mon petit café en pondant un petit article. Voire aller faire du sport pour démarrer la journée du bon pied. Mais ça ne fonctionne pas. Anecdote : un matin, j’avais mis mon réveil à 6h suivant un article qui disait que se lever à 5h30, c’était cool. Ah ben oui, me dis-je, ça va me permettre de faire du yoga et d’écrire un article, au moins. Donc le réveil sonne et là, je me dis “heu… je veux faire quoi ? Bah rien.” Réveil remis à 7h45.

Lever de Soleil aux Philippines

Alors qu’en vacances, je peux me lever sans soucis à 6h pour prendre des photos de lever de soleil

Puis j’ai eu une ambition : décaler mes horaires de travail, m’offrir des 9h-18h30 voire 8h30-18h. Sauf que dans mon métier, les choses ne démarrent vraiment qu’à 10h donc autant vous dire que vous carapater à 18h, ça arrive une fois l’an et encore. Surtout qu’au vu de mes what milliards de réunions, 18h, c’est à peu près l’heure à laquelle je commence vraiment à travailler (même quand je suis là depuis 8h10, véridique, je l’ai fait l’autre jour). Alors du coup, je me dis que quitte à commencer à 10h, je pourrais faire un crochet par la salle de sport… Ah mais oui mais l’antenne près de mon bureau, je peux pas y aller avant 9h parce que j’ai pas la bonne carte et je dois attendre qu’il y ait un mec derrière le guichet… Ou alors à la piscine. Ah ouais mais quand je vais m’installer avec Victor, si nos plans réussissent (ce dont je doute de plus en plus à dire vrai), je vais être loin, faudrait partir au max à 7h30 pour faire toute ça avant le boulot et no way, quoi !

Un café pour tenter de se réveiller

Tous les soirs, je me motive, je me dis que demain, oui, demain, je me lèverai tôt, je snoozerai peu voire pas parce que c’est mauvais pour moi puis je me lèverai tôt parce que quand je le fais, je suis assez fière de moi et j’aime cette sensation. Oui mais comme j’aime la sensation d’avoir été raisonnable après une journée diète ou l’afflux d’endorphines après une séance de sport… J’aime ça mais c’est pas pour autant que je ne tombe dans le premier paquet de Shokobons qui passe, ruinant ainsi ma journée soupe et yaourt de la veille ou que je sèche la séance sport parce que “j’ai pas le temps, je suis claquée”. Même si j’ai un réel problème de temps, on y reviendra dans mon bilan de l’année ou dans mes résolutions, je sais pas encore.

Manque de motivation, dormir au bureau

Mais la vérité, mes amis, c’est qu’en fait… j’aime ça traîner au lit. J’aime me rendormir et être assaillie de rêves débiles dont je vais me souvenir, j’aime m’étirer à n’en plus finir, j’aime faire un câlin à mon chat, Victor ou les deux, j’aime prendre mon temps… et finalement, puisqu’à mon boulot, tout le monde s’en fout que j’arrive tard, pourquoi ne pas en profiter tant que je peux ? Après tout, vu ma liste possible de résolutions, décidons que celle de se lever plus tôt pour faire des milliers de trucs n’en fera pas partie.

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Où je suis pas prête à être agente de voyage

Parfois, je me dis que je changerais bien de carrière et je me plais à rêver. Fleuriste ? Sympa mais étant allergique au pollen, ça peut être compliquée. Institutrice ? Oui mais est-ce que j’aurai la patience face à 30 gosses ? Je veux dire, c’est facile de gérer un Saturnin que j’aime de tout mon coeur mais les autres enfants ? Agente de voyage ? Créer des voyages sur mesure… ah ouais, ça me botterait bien.

voyage

Sauf que je me suis rendue compte cet été que j’étais une grosse quiche. Souvenez-vous, avec Victor, on a voulu se faire un voyage aux petits oignons. On avait envie d’Italie et de Grèce, de découvrir de nouveaux paysages, de cocher de nouveaux pays dans notre mappemonde du sexe. Je fouille les interwebs pour résoudre l’équation suivante : 15 jours de vacances, deux pays, budget léger. En partant du mercredi au mercredi, on trouve des avions peu chers, décollant avec Air France et rentrant avec Transavia, Vueling ne m’ayant pas proposé de deal intéressant (alors que je les prends assez souvent). En fouillant sur AirBnB, on trouve deux apparts sympas, un avec une terrasse de ouf à Naples et un autre appart bien situé à Athènes. Pour finir, on s’offre une mini croisière parce que vu qu’on est en pension complète, c’est un bon rapport qualité-prix. Même si on avait des lits séparés et qu’on a navigué au sein du temple du capitalisme.

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J’étais bien fière de moi mais en imprimant les papiers quelques jours avant de partir, je découvre une couille dans le potage. Une couille bien velue. Pour le ferry nous permettant de rallier la Grèce, on nous demande d’arriver 3h avant le départ… et nous n’avons aucun moyen d’être à Bari à temps. Je panique, j’envoie des messages désespérés à Victor mais finalement, je préviens le ferry que nous, on arrivera plus tard vu qu’on n’a pas de voiture donc c’est pas grave.

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Ca restait cependant tendu : une fois sur Naples, on se rend compte que le bus qui nous permettait d’arriver pas trop tard n’existait pas le dimanche donc il nous restait que l’option train, un peu tendu mais nous décidons de tenter cette option et si on rate le ferry, on prendra le suivant. On prend la décision ensemble donc si ça le fait pas, ce ne sera la faute de personne. Non parce que pour rappel, c’était notre premier vrai voyage en amoureux (en Tunisie, on était partis en groupe et on se considérait pas en couple et Rome, c’était juste un petit week end) donc les engueulades peuvent surgir plus vite que leur ombre.

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Finalement, on a eu notre ferry, on profite de la Grèce, tout va bien. Puis vient l’heure de la croisière, on embarque, sereins et heureux, j’étudie un peu le programme et… mais attends… Couille dans le potage mais genre couille de compétition. Reprenons : la croisière dure 4 jours, on part le 10 juillet donc j’ai prévu un retour le 14 avec l’avion pour la France… Sauf 4 jours de croisière, ce n’est pas 10+4, c’est 10, 11, 12, 13…On rentre au Pirée le 13 juillet, on décolle le 14… Oh oups ! Bon, grâce au wifi d’un café turc et mon forfait monde offert avec mon téléphone pro (merci patron !), on chope un AirBnB au débotté, un petit studio un peu loin du centre mais à 25 € la nuit, bon deal.

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On se retrouve donc un dernier jour à Athènes, on se dit qu’on pourrait en profiter pour finir le musée d’archéologie qu’on n’a pas eu le temps de terminer car il est immense (mais génial) (mais immense); Mais on finit par glander au café toute la matinée puis à s’offrir une sieste une fois l’appart récupéré. Un appart qui avait la particularité d’être équipé d’une barre de pole dance, notre hôte étant prof de pole danse “but not a stripper!” précisa-t-elle. L’occasion pour Victor de m’offrir une petite démonstration de ses talents.

victor

Bref, être agente de voyage n’est pas de tout repos, j’ai encore du boulot. Mais j’ai de l’ambition, j’imagine pour l’an prochain un périple de ouf : Mexique (Playa del Carmen pour plonger un peu), San Francisco, Los Angeles, Vancouver, Montréal et New York… Bon, faudrait que je vende un rein mais ça peut le faire…

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Le piratage d’Ashley Madison : arrêtez d’être con

La semaine dernière, pas mal d’entre vous ont bien rigolé en découvrant que des hackers avaient dévoilés les noms des utilisateurs d’un site spécialisé dans la rencontre adultérine, Ashley Madison. Ahah, dans le cul les infidèles (sans mauvais jeu de mots !). Sauf que pardon, mais cette nouvelle est absolument dramatique à plusieurs niveaux.

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Arrêtons nous d’abord sur Ashley Madison. Alors vous allez me dire que l’infidélité, c’est mal et j’avoue n’avoir que peu de sympathie pour les faux culs qui te chantent les merveilles de leur couple monogame pour mieux aller s’encoquiner par derrière (sans mauvais jeu de mots) avec un tiers. Seulement, il me semble un peu péremptoire de dire que tous les gens inscrits à ce site sont des salopards. On peut imaginer aisément des tas de scénarii : le couple libéré qui cherche quelques aventures, le couple échangiste qui cherche des camarades de jeu voire dé célibataires qui ont envie de sexe sans que la question d’un éventuel “nous” soit posé. Ces gens là ne trompent pas, ne mentent pas, ils ont juste une autre sexualité… Mais ils ne sont pas obligés d’apprécier de voir leur nom étalé en place publique. On a beau assumer sa vie sexuelle dans certains cercles, c’est pas pour autant qu’on a envie que tout le monde le sache, particulièrement la boulangère cancanière qui vous regarde désormais avec tout le mépris du monde et qui a certainement dû cracher sur votre pain au raisin avant de le vendre.

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Mais c’est surtout qu’au délà de ça, peut-on vraiment apprécier de voir un groupe d’hacktivistes décider pour nous ce qui est bien ou non et appliquer sa propre justice morale ? Là, on parle d’infidélité mais imaginez que demain,les mêmes hacktivistes décident de publier les inscrits à un site gay ou le fichier d’une clinique pratiquant l’IVG ? Même si son orientation sexuelle ou cette intervention est assumée, le fait d’être affiché comme quelqu’un de mauvais me pose un réel souci. Parce qu’on arrive à trouver les clés d’un site qui promeut quelque chose qui nous révulse, doit-on faire justice soi même ? Je peux comprendre ça sur un site pédophile mais là, je suis désolée mais on reste entre adultes consentants, le reste ne nous regarde pas.

adultère

Mais surtout, cette affaire qui vous fait tant rire pose de réels problèmes de protection des données. C’est drôle parce que c’est des infidèles et bien fait pour leur gueule ? Oui sauf que peut-être que nos hacktivistes n’aiment pas Amazon par exemple et vont s’amuser à publier un jour la liste des membres avec coordonnées bancaires. Et là, je pense qu’on serait pas mal à être concernés. Pareil, si vous travaillez pour une société qui ne revient pas à nos hacktivistes, vos données personnelles peuvent être publiées demain, de votre adresse à vos coordonnées en passant par votre dossier médical. J’exagère ? Petit résumé du piratage de Sony.

hack

Alors il est vrai que la société qui possédait Ashley Madison, Avid Life Media, avait des pratiques plus que douteuses qui ont été dévoilées grâce au hack. On peut également, dans le cas de Sony, souligner qu’il s’agit d’une énorme boîte sur laquelle on ne va certainement pas pleurer, surtout quand on voit le contenu de certains mails publiés, racisme et dénigrement au programme. Oui sauf que dans ce cas, pourquoi ne pas s’attaquer uniquement aux dirigeants ? Idem pour Sony, pourquoi dévoiler les infos des salariés ? Ah oui, ils travaillent pour le diable. Super… Et je vous parle pas des tentative d’extorsion de fonds, la cause n’est pas si noble.

web-extorsion

J’ai toujours été un peu mal à l’aise sur la question des hacktivistes. Principalement parce que c’est une nébuleuse et qu’il est difficile de dessiner une cause commune, une ambition, des valeurs. J’applaudis les mecs qui se sont mobilisés pour défendre la jeune fille violée à Steubenville ou leur hacktivisme face au terorisme islamiste. Mais quand on décide de punir les méchants infidèles ou les salariés d’une société qui nous revient pas, sans parler de certains chantages miteux, j’ai du mal à me sentir enthousiaste. Je ne suis surtout pas à l’aise avec la notion de laisser des citoyens faire justice eux-mêmes, ça finit toujours très mal…

Lynchage-en-plein-Paris

Bref, au lieu de rire niaisement des mésaventures de nos infidèles (on recenserait 2 suicides, quand même), réfléchissez à ce que cette histoire recèle de malsain. Alors, vous vous marrez toujours ?

NB : Si vous aimez les histoires d’hacktivistes, je vous conseille vivement la série Mr Robot. Un peu inégale mais pas mal de petites claques…

 

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