Cherche routine désespérément

Oui, je fais une pause dans mes articles politico-vénères mais ça va revenir, vous inquiétez pas. 21 mai 2016, me voici sur la terrasse de notre appart de couple, on a posé tous nos cartons un peu partout et la meilleure amie de Victor me dit “ohlala vous allez kiffer même si ça met un peu de temps à trouver le rythme”. Je souris en hochant la tête, me disant qu’une fois les cartons rangés et les menus travaux faits, ça allait rouler, ma poule. 3 mois plus tard, je désespère : vais-je enfin réussir à mettre une routine en place.

femme débordée post it

Il y a eu un grand changement dans ma vie : pour la première fois depuis 5 ans, je ne vis pas à une demi-heure à pied de mon travail. Bon ok, de septembre 2014 à juin 2015, je prenais le métro pour 3 stations mais dans le sens inverse de la foule donc j’avais toujours toute la place qu’il me fallait. Désormais, j’ai 45-50 mn de trajet porte à porte. Pas la mort, y en a qui ont bien pire mais ça me rajoute 30 mn de trajet par jour… minimum puisque je suis légèrement prisonnière des aléas de la ratp/sncf. Non parce que quand je chemine à pied, si je suis en retard ou que je mets plus de temps que d’habitude, je suis la seule fautive. Là, entre les incidents d’exploitation, les signaux d’alarme tous les deux matins, les travaux, les grèves ou tout simplement les grilles d’horaires un peu mystérieuses (3 RER ou métros qui se suivent à deux minutes d’intervalles puis tout à coup, plus rien, va savoir pourquoi). Alors comme je suis quelqu’un de résolument optimiste et pratique, je vois dans ces trajets à rallonge l’occasion de lire et vu mon planning serré, y a du boulot. Bon, dans les faits, je fais les ⅔ du trajet avec Victor matin et soir (oui, on s’attend au croisement de nos chemins, est-ce que c’est pas adorable ? Faudra que je vous fasse un article sur comment on est devenu ce couple insupportable) mais vu qu’il va changer de locaux d’ici un mois, nous ne prenons plus les mêmes transports donc j’aurai désormais 45 mn pour lire et 45 mn pour écrire.

une femme utilise son smartphone dans la rue

Parce que, oui, j’ai beau tourner et retourner le truc dans tous les sens, je n’arrive pas à dégager de temps pour mes projets persos. Et projets avec un petit p, s’il vous plaît. Dans mes rêves parfaits, mes journées donneraient à peu près :

– 8h30, partir de la maison

– 20h, retour à la maison

– 20h15-20h45 : sport at home (j’ai un vélo elliptique qui n’a JAMAIS servi)

-21h30 : dîner et matage d’une série

-22h30 : écriture

-23h30 : lecture au lit

-Minuit : extinction des feux

femme qui dort avec son ours en peluche

En vrai, ça donne : retour à la maison vers 20h30 parce qu’on traîne en route pour chasser des Pokemons (oui, on joue toujours), apéro-échouage sur canapé jusqu’à 22h, cuisine de 22h à 22h30, dîner vers 22h30-23h, échouage au lit vers minuit. Pas de sport, pas d’écriture, même pas de tricot devant une série ou un film (oui, ça fait partie de mes projets aussi parce que ça me détend). Et puis en plus, ça, c’est pour les soirs où on ne sort pas. Parce que le lundi, c’est salle de sport donc je rentre à 23h, le mercredi, des fois, j’ai foot (oui, je fais du foot avec ma boîte maintenant, unbelievable (même moi, j’y crois toujours pas)), le vendredi yoga

femme en position de corbeau au yoga

J’ai réussi à tenir le corbeau une demi seconde vendredi, je suis fière de moi

Et je sais que la réponse à la question est simple : la routine. Je dois intégrer ce qui me manque à ma routine. Alors j’essaie de voir. Et si je cuisinais à mort le week-end pour n’avoir qu’à réchauffer de bons plats maison en semaine (je suis actuellement au régime donc tout ce qui est industriellement préparé, c’est mort de chez mort) mais passer le week-end à cuisiner, c’est moyen. J’ai bien un plan pour cet hiver : préparer un gros cake salé le week-end et tous les soirs, c’est soupe maison (légumes préparés pendant le week-end, on a un congel) mais actuellement, la soupe maison, allez savoir pourquoi, ça motive moyen.

soupe au dîner, routine repas

Bref, tout est question de routine et à partir de là, je pourrai lancer mon nouveau projet de blog (ça s’appellera “Nina feels good” à priori), manger sain, faire du sport et même me remettre à Duolingo (oui parce qu’en ce moment au boulot, je peux pas grapiller 10 mn pour m’en occuper, c’est chaud chaud time). Puis préparer notre voyage au Japon pour 2017. AMBITIEUSE LA MEUF !

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Faut-il renoncer au métro

(Je finirai la Tunisie plus tard, suis pas dans le mood là)

Cet article n’a rien à voir avec l’urbanisme, l’écologie ou même le sport.

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Vendredi soir, je rentre joyeusement à pied de mon nouveau travail qui n’est qu’à 50 mn à patte de ma maison. Dans mes folles ambitions, je m’étais dit « ouais, vazy, je ferai ça tous les matins et je serai la reine des bonnasses ouais, yeah yeah ! ». En réalité, ayant aussi décidé d’arriver tôt au boulot, ces deux résolutions se sont légèrement percutées et je vais finalement au boulot en transport (30 mn par métro porte à porte). Donc vendredi soir, je raconte cette histoire si passionnante à ma mère qui s’écrie « oh non, ne prends pas le métro ! ». Hein ?

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Ah oui, c’est vrai, les terroristes, tout ça. Ma mère craint que je termine en confettis. J’avoue avoir moi même d’autres projets pour mon futur immédiat. Cependant, quand elle m’a presque supplié de pas prendre le métro, j’ai ri ou presque « mais maman, je vais pas m’arrêter de vivre non plus! ». Naméo !

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Le risque est-il réel ? Oui sans doute, quelle que soit l’actualité, d’ailleurs. On nous parle toujours des vilains musulmans terroristes mais, malheureusement, on n’est pas non plus à l’abri d’un illuminé issu d’une secte ou qui entend des voix dans sa tête. Dès que je sors de chez moi, je prends le risque d’être une potentielle victime d’accident. Un fou qui poignarde la première venue (pas de bol, c’était moi), un mec bourré qui n’a pas noté que a) le feu était rouge et b) y avait quelqu’un sur le passage piéton en train de traverser, un accident de métro sans bombe inclus, un avion qui s’écrase pile sur mon chemin… Bon, ok, si on considère que les avions ne survolent pas ma ville ni Paris, j’exagère un peu mais on ne sait jamais ce qui peut nous tomber dessus, même un pot de fleurs ou le contenu des toilettes d’un avion. Révisez vos Six feet under ou éventuellement Dead like me, il peut nous en arriver des tuiles au dehors. Au dedans aussi me direz-vous mais c’est pas le sujet.

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Donc ma maman ne veut plus que je prenne le métro pour pas que je meure, des fois que les méchants terroristes musulmans décident de faire péter une rame et que je sois dedans. Alors là, je dis non. Non ! D’abord parce que j’ai pas envie de baigner dans la peur, de me dire que je vais arrêter de vivre des fois que… Parce qu’en agissant ainsi, je leur permets d’atteindre leur but : semer la terreur. Et ça, il en est hors de question. Je reste fière et je ne change strictement rien à ma vie, ne serait-ce que parce que sortir comme excuse « je veux pas prendre le métro, y a que des terroristes », ça ne fonctionne pas.Ensuite, j’en ai un peu assez de ce régime de la terreur et je ne parle pas que des terroristes. Dès que j’allume la télé (ce qui n’est certes pas arrivé depuis quasi un mois, j’avoue), on nous fait peur : bouh les terroristes de l’EI ou Daesh, les jeunes musulmans qui vont se former en Syrie pour nous faire exploser (oui, bon, la peur semble toujours avoir la même couleur… On se prépare de jolies élections les 3 prochaines années)… On va tous crever dans ces croisades nouvelle génération qui n’osent porter leur nom. Oui, voilà, à peu près.

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Alors évidemment, on pourrait en profiter pour zapper le métro et se bouger un peu le popotin. Mais moi, j’ai une résolution à tenir (arriver à 9h-9h15 au boulot, 9h30 dernier délai et ce en cas de force majeure genre j’ai amené mon neveu chez la nounou) alors les terroristes, pardon mais j’ai autre chose à foutre que d’avoir peur de vous.

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Cet article était un communiqué du groupe « faut pas croire tout ce qu’on voit à la télé ».

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Petite musique de mon imagination

Comme à peu près 99% de la population à vue de nez, j’aime la musique. Je n’en joue pas, mon expérience en la matière se limite à un an de violoncelle et 1 an et demi de chorale mais j’ai une violente envie de me mettre aux percussions de temps en temps. Mais je ne suis pas ici pour vous détailler mon CV musical mais pour vous parler de ce que j’aime dans la musique : la possibilité de créer une émotion, un univers.

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Ado, je vivais avec une paire d’écouteurs dans les oreilles, ça n’a guère changé depuis. Au boulot, dès qu’il est l’heure de plonger à corps perdu dans une petite recommandation, je glisse mes énormes écouteurs sur mes oreilles et c’est parti. Dans ce cas là, la musique me sert surtout à m’isoler du monde pour rester concentrée sur ma tâche. Mais parfois, la musique m’accompagne dans des endroits de rêverie. Quand je marche pour aller au boulot par exemple. Ce que j’aime, c’est faire jouer le hasard. Grâce à Spotify, je navigue sur les radios liées à mes artistes préférés, j’écoute les artistes similaires à ceux que j’aime déjà. Et je fais de belles découvertes, même si je me fais souvent piéger par des pochettes appétissantes. Distraite, je me laisse bercer par les douces mélodies de ces chansons inconnues. Quand soudain, un étrange phénomène se produit. La musique m’évoque soudain quelque chose, les notes me chuchotent une histoire, une scène, quelque chose.

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Exemple : il y a deux ou trois semaines, au hasard d’une radio Spotify, j’entends une chanson, Draw your swords de Angus & Julia Stone. Alors m’en veuillez pas si c’est super connu et que je découvre que X années plus tard, j’écoute pas la radio et je lis plus Technikart depuis des années. Ceci étant, découvrir un artiste 5 ans après permet d’avoir plusieurs albums à écouter. Bref, arrive donc la chanson d’Angus et Julia Stone et soudain, je vois un métro, pas le métro parisien, non, un métro extérieur avec du soleil, les poteaux qui coupent la lumière au fur et à mesure de l’avancée de la rame, créant un effet stroboscopique. Je vois une maison en bord de plage avec des stores qui filtrent à moitié la lumière jaune de début de journée. Et je plonge dans une étrange nostalgie dès que je repense à cette chanson. Dans un prochain roman, un de mes personnages pleurera dans le métro et quand j’écrirai la scène, j’écouterai cette chanson précisément. Ouais, je suis un peu comme Malraux, moi, j’écris un roman comme je réaliserais un film, avec musique et lumière. Non, je me la pète pas du tout.

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De tous les arts, la musique est certes celui qui stimule le plus l’imagination. Même les chansons avec paroles. Perso, je ne les écoute pas très bien, même celles en français, je peux mettre une éternité avant de comprendre une chanson car, dans les faits, c’est rarement ce qui m’intéresse. La plupart sont mièvres à pleurer de toute façon. Evidemment, quand on fait partie d’une chorale, on finit par se frotter aux paroles pour interpréter le titre au mieux (mais on chante pas forcément mes chansons préférées vu qu’elles sont pas toujours connues)(d’ailleurs, j’envisage de m’organiser un petit trip à Londres pour aller voir un duo anglais que j’ai découvert par hasard sur Spotify, que j’adore mais qui traverse pas trop la Manche. Poke Zéno à tout hasard…). En fait, les paroles, les mots exacts me donnent la sensation de voler mon espace d’imagination. Tant que les chansons restent une suite de sons sur laquelle je ne mets pas de signification, je suis absolument libre d’y broder l’histoire que je veux. Mais quand j’entends les mots et que je leur rends leur signification, il est légèrement plus compliqué d’imaginer une belle scène d’amour sur une chanson d’Adele par exemple ou une rupture sur une chanson glorifiant l’amour. Alors que musicalement, dans ma tête, ça allait très bien avec la scène.

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Ou alors, je fais comme les publicistes, je me fous du texte et je mets sans trembler des chansons de type “you’re not the one for me, houhou”. Après tout, peut-être que personne n’écoute vraiment les paroles, du moment que ça sonne bien…

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Comment je suis même pas allée au Pôle Emploi

09 décembre 2010, j’apprends donc que le 11 janvier au soir, je serai au chômage. Enfin, je peux partir avant mais je n’ai pas très envie de me retrouver désoeuvrée donc je dis « ouais ouais, j’irai jusqu’au bout du contrat ».  Mais j’allais pas attendre le 11 janvier pour me bouger les fesses.

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Dès le 09 au soir, je décroche un premier entretien puis un second dans le week-end. Et me voici avec deux entretiens dès le lundi 13 décembre. Un autre le 14 au matin. L’un est une pure arnaque, je vous fais le topo : « salut, je te propose un poste de community manager-chef de projet web- responsable de communication pour 1400 € net par mois. C’est la crise poulette, dis oui ». J’ai dit « ahah, non ! ». Un autre n’a pas abouti mais il y en a un, un, j’ai cru que mon cycle Kitchin était de retour.  Petit rappel de ma vie : avril 2007, j’ai un premier CDI. 5 mois plus tard, je passe un entretien avec Simon de TGGP et j’ai eu le poste. Juillet 2010, je débute mon CDI dans ma nouvelle boîte. 5 mois plus tard, je repasse un entretien… avec Simon mais pas pour TGGP ! Non mais là, c’est bon, je l’ai le job, c’est obligé.


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Sauf que non. Je suis arrivée en finale (comme tous les entretiens que j’ai passés, deux à trois entretiens par boîte, je suis ravie de n’avoir pas trop postulé finalement) mais voilà, j’ai pas fait d’études marketing et ça coince. C’est sûr, 3 ans et demi d’expérience, ça vaut pas une école de commerce. Mais peu importe, j’avais quelques réserves sur le poste. Parallèlement, je suis contactée régulièrement par des cabinets de recrutement qui me proposent toujours le même poste de directrice de clientèle. Un poste intéressant, bien bien payé mais… mais c’est pas mon job, je sais d’avance que je serai pas à la hauteur. 

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Ma soeur, qui bosse en agence média, fait également passer mon CV à mon boss qui le transfère à un responsable pôle marketing d’une agence affiliée. Et hop, entretien ! Un entretien étrange car à la fin, le gars me regarde et me fait “Bon, l’entretien s’est super bien passé, je vais parler de toi à notre DG” (oui, il me tutoyait, agence, je vous ai dit). Oh ouah, c’est la première fois qu’on me dit ça direct à la fin de l’entretien. Je passe donc à l’étape DG à mon retour de vacances de Noël. Puis c’est au tour de la DRH. Le 11 janvier, très précisément : j’ai quitté mon  poste à 18h pour ne plus y retourner et j’enchaîne. La DRH me chante les louanges de la société. Heu mais, je suis pas censée vendre ma candidature, là ? “Voilà donc on vous propose un contrat à tant, vous êtes intéressée ?”. Voilà, mon inactivité a duré 40 minutes, je suis désormais en vacances. 

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Quoi ? Mais qui a fait circuler mon CV déjà ? Ma soeur. Oui, voilà, ma soeur est désormais ma collègue. Ma collègue de loin, on est dans le même groupe mais dans deux agences différentes et même s’il existe une forte synergie entre les agences, elle est sur l’alimentaire et le bancaire, moi sur les cosmétiques et le luxe. Petit hasard de la vie : en février 2009, j’étais allée dans l’antenne où travaille ma soeur pour un rendez-vous client avec Pubilon et j’avais trouvé l’agence magique, avec des frigos immenses, un petit déjeuner servi tous les matins, un jardinet. Bon, dans mon antenne, y a pas de petit déj gratuit mais une table de ping pong, un babyfoot et une terrasse. Mais la vraie cerise sur le gâteau, la voici : c’est à 30 mn à pied de chez moi. L’autre antenne à 25 car il est question qu’on y déménage (quand j’y pense, c’était obligé que ça marche pas dans ma dernière boîte, c’est la première fois que je n’entendais pas parler de déménagement). Ce qui veut dire que je n’ai plus besoin de prendre le train pour aller bosser ! Non parce que je vous en ai pas reparlé récemment mais durant mes 6 mois dans mon ex boîte, j’ai eu une fois, une seule fois, mon train à l’heure… un jour de grève ! Va comprendre.

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Donc si on résume cette histoire : j’ai gagné 13 jours de congés (bon, je me suis pas reposée pour causes personnelles et rangement de mon appart aussi, j’ai un nouveau bureau), j’ai gagné 700 euros de plus que mon salaire habituel en janvier en ne bossant que 7 jours ouvrés (cette semaine ne compte pas, on me paiera fin février), un salaire un peu plus élevé, des clients prestigieux, un boulot motivant… Dire que je me foutais de mon troll parce qu’il pensait que c’était possible. Merde, pour une fois, il avait raison (exception qui confirme la règle, t’emballe pas). Faudra un jour que je vous parle des vertus prophétiques de ce blog, c’est hallucinant tout ce que je peux écrire en disant “jamais” et qui, finalement, se produit. Ca fait peur…

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Dolce Vita

Dans mon escarcelle à idées pour l’article du dimanche, j’avais soit la ringardise hype soit l’impudeur médiatique rapport à la mort de Serrault comme tout personnalité qui décède.
Ca, je le ferai plus tard (oui, c’est ce qu’on appelle du teasing). Parce que j’ai décidé de vous saouler avec mes vacances un max donc je vais vous parler de la dolce vita du sud, si précieuse à mes yeux.

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Dans ma vie, j’ai donc vécu dans trois villes : 18 ans dans ma vie natale, 7 ans à Toulouse et 2 ans à Paris. Si ma ville natale et Toulouse ne sont espacés que d’une centaine
de km à peu près et offrent un rythme de vie à peu près similaire, autant entre mon sud ouest et Paris, c’est le jour et la nuit. A Toulouse, on commence la journée vers 8h30 ou 9h, sauf commerces, on déjeune pendant une à deux heures puis retour au boulot jusqu’à 18h, 18h30 au plus tard. Puis on rentre chez soi et parfois, on ressort ou pas. A Paris, on fait plus du 10-19h (voire plus tard) avec une pause déj minimale puis on multiplie les after works pour voir ses amis, se faire de nouveaux contacts et co… De la même façon, l’espace et le temps sont pensés différemment. Quand j’étais à Toulouse, une heure de transport pour aller bosser, c’était vraiment le bout du monde. Je mettais 25 mn à pied pour aller à la fac, 15 mn en métro les premières années. A Paris, pour aller bosser, je mets quasi 45 mn quand tout se passe bien (record : 1h30) mais comme je n’ai qu’une correspondance, ça me dérange pas outre mesure. J’habite également à 45 mn de trajet de chez Gabriel, ce n’est pas gênant, ce qui le serait beaucoup plus dans mon sud ouest.

De la même façon, on ne se déplace pas de la même façon : vendredi, je pars de chez ma grand mère, je dois me rendre au Capitole, je commence à calculer instantanément métro.
Là, soudain, je me sens ridicule : j’ai vécu 3 ans dans ce quartier, je sais très bien que je suis à une vingtaine de minutes à pied du Cap. Mais j’ai quand même pris le métro pour tester la ligne B. Tout est différent dans le sud, on est moins stressés, moins pressés, moins agressifs. Dans la rue, on a de la place (quoi que certaines rues, c’est un peu le cauchemar), les gens ne courent pas… Le soir, chez mes parents, on profite. Après le repas, on profite de la douceur estivale, on discute autour d’un verre de vin, on regarde les canards passer (enfin, surtout mon papa) en attendant que la fraîcheur nous pousse à débarrasser la table. Bon, bien sûr, je suis en vacances mais j’ai tellement la sensation d’un double temps, d’une vrai dolce vita.

Dans les pubs qui aiment tant exploiter les clichés, dans le sud, on fait la sieste sous les oliviers. Bon, je ne suis pas de la provence, on ne sieste que le jours chômés. Mais

c’est vrai que quand je compare ma vie parisienne et ma vie toulousaine, j’ai vraiment la sensation que la seconde, c’est la dolce vita. Dans mon pays, tout me paraît plus simple, moins basé sur les apparence. Et pourtant, tout le monde se connaît et tout se sait alors qu’à Paris, on est anonyme mais Paris, c’est ma ville de carrière, on dira, je dois me tisser un réseau alors que dans le sud, je n’ai plus que ma famille, Anne et Guillaume 1er. Je sors en ville sans trop me farder, ça m’est un peu égal, au fond. Je prends le temps, je savoure.

 

Dans le sud, les gens sont un peu indisciplinés, surtout en voiture. Leur demandez pas de regarder dans le rétro, ils connaissent pas. Le cligno non plus, pas plus que les trajectoires et le feu, bof, ça dépend. Faut pas être stressé en voiture dans le sud sinon, vous n’y survivrez pas.

Mais surtout, mon sud à moi, c’est jeter une serviette sur la pelouse et bronzer tranquillement en attendant que l’allergie se manifeste et me force à me pousser de là. Ce sont des fruits à cueillir à même l’arbre pour dégustation immédiate, ce sont les mûres qui poussent partout le long des chemins. C’est le ciel bleu pur parce que moins pollué, ce sont les grillons qui chantent, les grenouilles qui croassent. Bref, dans mon sud, on entend la nature.

 Bien sûr, vous me direz que y a pas que chez moi qu’on trouve tout ça, Dieu merci d’ailleurs. Mais à présent que ce pays est mon pays de détente et de vacances, c’est plus que jamais, le pays de ma dolce vita.  
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