Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

Dans la vie, j’ai trois passions  : lire, écrire et boire du café. Bon et puis voyager, dormir, rire, câliner… Mais restons sur les trois premières citées. En me baladant dans les rayonnages étroits d’une librairie, j’aperçois un livre qui m’interpelle : Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand … Un livre publié par une vraie maison d’édition après avoir cartonné en auto édition. Quelle belle histoire, voyons ça de plus près.

Couverture du livre "les gens heureux lisent et boivent du café" d'Agnès Martin-Lugand

L’histoire : après avoir perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture, Diane se laisse sombrer, s’occupant à peine de sa librairie “les gens heureux lisent et boivent du café”. Un soir de spleen total, elle trouve une vieille Guinness dans le frigo qui appartenait à son mari, elle la boit et décide de partir vivre en Irlande. A côté de chez elle, un bel homme qu’elle déteste d’emblée, il le lui rend bien mais le chien du monsieur l’aime bien elle et crée un rapprochement et…

setter irlandais race de chien

Heu stop. STOP ! Pardon ? Un livre qui parle de lire et de boire du café ne parle ni de livre ni de boire du café, en fait ? C’est juste une comédie romantique lue et relue 50 fois de type “au début, ils se détestent, à la fin, ils s’aiment ?” avec des rebondissements aléatoires et une psychologie des personnages totalement foirée (en deux pages, vous passez vraiment de “ah, je le déteste le voisin” à “oh bé il me propose de partir en week-end avec lui, j’accepte !”) ? Le livre me tient deux jours (les vacances permettent de lire vite) et je le range au fond de ma valise, me sentant trahie.

Village de pêcheurs en Irlande

J’aimais cette histoire de petite écrivaine caféinomane et bibliophage qui écrivait son petit roman, un roman forcément intelligent parce qu’il y a une librairie dedans et je me retrouve avec une resucée de “Mange,prie, aime”, sans la nourriture et la prière, à peu près. Et pourtant, j’aime l’Irlande, ce qui aurait pu me rendre indulgente avec le roman mais j’avoue, les bluettes, je déteste ça surtout quand on passe aussi brutalement de la haine réciproque à une tendresse voire un amour qui sort de nulle part. L’héroïne est censée être dévastée mais je ne ressens rien pour elle, en fait, aucune empathie. Elle est juste chiante comme la plupart des héroïnes de ce type de roman et je parle pas de son nouveau prince. Et évidemment, le traditionnel coup de théâtre qui remet tout en question, le gros drama où tout aurait pu être réglé en 5 mn si les gens s’étaient parlés un minimum mais non, personne ne fait jamais ça dans ce genre d’histoire et tu as envie de tous les frapper.

Lady Gaga prestation live Monster Tour

Alors vous allez me dire que je suis dure avec ce livre et c’est sans doute vrai mais je me suis sentie trahie et arnaquée. Parce que le (super) titre du livre, c’est juste le nom de la librairie où Diane ne va in fine jamais, JAMAIS. C’est un peu comme le roman de Gilles Legardinier lu y a quelques années que ma mère m’avait acheté car elle avait trouvé la trombine du chat de la couv trop mignonne…

Couverture du livre demin j'arrête de Gilles Legardinier

Et ouais j’avoue mais ce chat n’égalera jamais mon nouveau crush félin absolu : Rosie, le chat husky (je l’ai même mise en fond d’écran de mon pc du bureau à la place de Batman qui faisait un thumb up mais je vous jure que la tête de ce chat me rend heureuse instantanément)

Rosie, le chat qui se prend pour un husky

Mais le roman était nul, tu sais dès le départ comment ça va se finir… Enfin non parce que j’ai cru qu’il allait se passer un truc mais non… J’aime pas les bluettes romantiques, sorry.

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Pourquoi Pokemon Go, c’est bien

 

Retour de vacances, la tête dans le cul, tu reprends un peu ta petite routine. Lever, douche, café, métro, boulot, métro, dîner, dodo. Des bisous et des câlins pour faire passer la pilule. Un nez sur les réseaux sociaux, je commence à voir passer des conversations sur Pokemon go, je ne réagis pas. Puis mon intérêt est titillé : faudrait marcher pour jouer… Marcher, c’est mon truc.

Pokemon go

Je n’ai jamais joué aux Pokemon de ma vie, j’étais presque majeure quand le jeu est sorti, j’ai vaguement regardé quelques épisodes du dessin animé, passant du “oh, c’est trop mignon, Pikachu” à “mais il va fermer sa gueule, le Pika pika, là ??”. Je vois passer quelques vidéos sur Youtube sur le sujet mais vu que je n’y connais rien, je ne m’y arrête pas. Donc forcément, sur le coup, je n’y ai prêté aucune attention jusqu’à ce que je découvre un détail : le jeu marche sur la géolocalisation et la réalité augmentée : plus tu marches, plus ça marche. Marcher ? Ma passion !

pokemon go réalité augmentée chasser dans la rue

Couplé à mon bracelet traqueur d’activité, là, mes 10 000 pas, j’allais les faire, easy ! Et là, je découvre la cerise sur le gâteau : les pokestops. Pour ceux qui n’ont pas joué, j’explique : vous avez régulièrement des Pokestops qui vous permettent de vous ravitailler (notamment en pokeball pour attraper les Pokemons, donc). Or les Pokestops sont placés sur des bâtiments remarquables, des tags… Et c’est ainsi que je redécouvre mon environnement, à coup de petite statue ou curiosité cachée. Alors parfois, il arrive que le tag ou l’hôtel à insecte ait disparu (oui, un nid d’insecte), il peut arriver qu’un Pokestop soit posé sur le logo d’un resto japonais indiqué comme “fresque murale” alors que tu as une énorme oeuvre d’art juste en face mais globalement, j’ai réellement découvert de petites curiosités dans mes quartiers.

Street art Gregos Paris

Alors pour le coup, pas celui là, je l’avais pris en photo il y a longtemps

“Ouais mais ça rend les gens autistes, tout le monde regarde son téléphone et ne regarde plus autour de lui”. Alors déjà, j’aimerais savoir d’où vient toujours ce fantasme d’une société où on se parlerait tous spontanément, entre inconnus, pour le plaisir. Ca n’existe pas. Déjà, je vois pas en quoi Pokemon nous rendrait plus fermé à notre entourage que le simple smartphone. Au contraire, même ! Allez jouer à Pokemon dans le métro, vous… Avec la géoloc, ça ne marche pas, vous allez trop vite pour déclencher quoi que ce soit (sans parler de la légendaire 4G dans le métro). Et pour le coup, moi, j’ai vu l’inverse. Dimanche, on va se balader dans le parc voisin avec Victor : officiellement pour prendre l’air, officiellement aussi pour attraper des Pokemons (mais ma batterie est morte hyper vite donc j’ai pas fait grand chose). Déjà, je suis contente : on sort de l’appart pour se dégourdir les pattes, what a good idea ! Et puis sur le chemin,on croise pas mal de petits groupes en train de jouer, soit assis sur la pelouse, soit en courant partout dans le parc en criant “y a un Bulbizarre, y a un Bulbizarre” (ok, si t’es pas au courant du jeu, tu te demandes ce que font ces gens) et je souris : tous ces gens réunis autour d’un jeu, c’est cool…

jouer pokemon go

Alors pourquoi tant d’indignation ? Facile : parce que c’est nouveau, parce que c’est tendance et écrire/parler dessus, ça fait le buzz. En gros. Dimanche, au parc, j’ai vu des gens passer du temps ensemble : certains jouaient au Pokemons, d’autres aux cartes, d’autres encore au foot, certains font de la capoeira.  Tout le monde passe un bon moment en commentant ce qu’il fait, c’est mal ? “Ah mais les gens ne parlent que de ça, c’est chiant”. Moi, je trouve chiant que les gens parlent d’émissions de merde qu’ils regardent en mode hate watching mais qu’est-ce que j’en ai faire de votre amour de la bêtise humaine (non mais allo quoi !) ? Alors oui, un abruti va aller provoquer un accident de voiture (alors qu’avec les téléphones portables, on n’avait jamais eu ce souci), d’autres vont chasser au Memorial de la Shoah (n’a-t-on jamais eu là-bas des gamins mal élevés qui plantent leurs écouteurs dans les oreilles en attendant que la visite passent ?). Ce n’est pas Pokemon Go qui rend les gens cons, imprudents ou irrespectueux : ceux là l’étaient déjà avant ! “Ouais mais le jeu, il pique les données Google !” Ah tiens, ça vous préoccupe maintenant les connexions entre vos comptes sociaux et une appli quelconque ?

Pokemon dans la réalité

Bref, pour le coup, j’avoue avoir été attrapée par le jeu et je sais que dans un mois max, je serai passée à autre chose. En attendant, je marche, je vais me balader avec mon mec et je croise plein de gens avec qui nous partageons un regard de connivence… Et puis, au vu de l’actualité, parler de Pikachu, ça nous fait respirer 5 mn pendant que le monde s’écroule. Est-ce si criminel que ça ?

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La vie ne dure pas éternellement

Il y a des coups de fil qui te minent le moral en 2 minutes. Vendredi, je suis dans le métro à papoter avec une collègue quand mon mobile vibre “maison”. Tiens, mes parents, que me veulent-ils ? En fait, il s’agit de ma soeur. “Ouais, j’ai pas une très bonne nouvelle. Virginie, la fille d’Henri, est morte dans un accident de voiture”.

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Virginie est donc une cousine éloignée, Henri étant le cousin de mon père. J’ai découvert l’existence de la jeune fille un peu par hasard, sur Viadeo. Mon nom de famille n’étant pas très répandu, il y avait de fortes chances qu’on soit du même sang. Je ne l’ai rencontrée en vrai qu’une seule fois, il y a un an quasi jour pour jour, pour l’enterrement de ma grand-mère. Donc dire que je connaissais Virginie serait exagéré. Je sais juste qu’elle avait 28 ans et qu’elle s’est crashée sur un rond-point aux petites heures de la nuit.

rond-point

Mais ça m’a touchée. Depuis la naissance de mon neveu, je prends pleinement la mesure de ce qu’est la vie et de la prétention incroyable du genre humain. On a tous commencé notre histoire en ne mesurant qu’une poignée de centimètres, à passer de bras en bras, à dormir et baver sur tous les membres de la famille, à subir des “higuidiguidi qu’il est mignon le bébé agadagoudou”. Quand je vois ce petit bonhomme câliné comme un chaton, je me dis qu’on est finalement peu de choses. Et puis y a cette histoire de Virginie. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, peut-être y avait-il de l’alcool, peut-être de la fatigue… C’est toujours cette histoire de ça n’arrive qu’aux autres, ces autres qu’on ne connaît pas. Pourtant, par le passé, deux de mes amis ont terminé à l’hôpital en miette suite à un accident. Ils s’en sont néanmoins sortis. Virginie, elle, non. 28 ans, fin de l’histoire.

fin

On croit toujours crânement que la mort ne nous cueillera que dans notre vieillesse, qu’on a le temps, qu’on n’a pas à se précipiter. Et pourtant… Vendredi soir, j’ai été prise d’un violent cafard à l’annonce de cette nouvelle. Un peu de tristesse pour la famille touchée, pour Henri qui vient de perdre sa fille unique. Pour cette vie terminée connement au détour d’un rond-point… Quoi qu’une mort est rarement intelligente…Nul n’est immortel. On accepte plus facilement la mort des gens âgés car comme on dit souvent d’un air fataliste, ils avaient l’âge de partir. Mais à 28 ans, on dit quoi ? A 28 ans, on a des projets, des envies, on a le temps, normalement. Virginie n’en aura plus.

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Et on se retrouve toujours un peu assommé par ce genre de nouvelles. On se dit que la vie est trop courte et qu’il faut en profiter. Sauf que… Sauf que dans les faits, je peux démissionner aujourd’hui ou demain et cramer mes économies en voyages. Et après ? La réalité nous rattrape, la réalité est là, terrible et indifférente. On peut vivre à fond, il y a des choses immuables, des obligations auxquelles nous devons répondre. On aimerait écluser la liste de tout ce qu’on rêve de faire. Sauf que la réalité s’en fout. L’argent ne pousse pas sur les arbres, les journées ne font que 24h, même quand il y a urgence à vivre.

la-fueur-de-vivre

A 28 ans, Virginie s’en est allée. Et il n’y a en fait rien à en dire. Peut-être que je me poserai moins de questions à l’avenir, que j’essaierai de faire plus de choses aujourd’hui plutôt que demain… J’essaierai.

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Vous me faites chier avec votre crise

J’ai 32 ans. D’aussi loin que je me souvienne, l’actualité a toujours été le truc le plus déprimant du monde. Petite, j’apprenais l’existence de pays « grâce » aux guerres s’y déroulant : Liban, Iraq, Koweit, Croatie, Serbie, Bosnie. Aujourd’hui encore, certaines régions du monde viennent frapper à ma conscience, leur nom charrié par des rivières de sang. Kosovo, Tchétchénie, Ossétie… Enfin, j’utilise le aujourd’hui de façon un peu simpliste, j’ai pas découvert ces régions ou pays en 2012.

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Petite, je pris un jour du monde tout pourri dans lequel je vivais et je me mis à chercher une période où il aurait été plus cool de vivre. Bon, j’avais 10 ou 11 ans donc la perspective de vivre sans un minimum de technologie (c’est à dire la télé) me paraissait inenvisageable. Il me semblait donc que je n’aurais pas pu être plus heureuse que dans les années 70 mais là aussi, il y avait des guerres. En fait, il y en a toujours, le monde est pourri, peu importe l’époque. En y repensant, j’en savais des choses à 10-11 ans, chapeau bas à mes instits.

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Depuis quelques années, depuis que ma carrière de journaliste a été tuée dans l’œuf par mon premier poste de community manager, j’ai commencé à ne plus regarder les infos. Aujourd’hui, je n’assiste plus à la grand messe du 20h qu’en vacances chez mes parents et pas en été car on mange dehors. Mais je continue à barboter dans un bain d’actu malgré moi. Oui, mon radio réveil est réglé sur France Inter mais je l’écoute pas vu que des que j ‘arrête de snoozer, je pars dans la salle de bain et c’est à peine si j’entend. Je la laisse pour avoir un repère sonore quand je reviens ouvrir les volets / donner à manger au chat / faire mon lit. Si c’est la chronique de Sophia Aram ou Blakowski : en avance. Les infos : à l’heure. La météo de Joël Collado : extrême limite. La voix de Pascale Clark : même en chopant un bus au vol et en ayant tous les feux piétons au vert, c’est mort, je suis en retard. Mais toute la journée, je me vautre dans le web et je suis malgré moi les actus. Des fois, je me surprends moi même à intervenir dans un débat en sachant tout à fait de quoi je parle. Bref je reste connectée malgré moi et c’est pas bon pour le moral. Pas bon du tout.

telemedecine

Tout est question de point de vue. Tout. Une mauvaise nouvelle reste toujours relative et peut finalement se révéler parfois bonne. Sauf décès d’un être cher ou annonce d’une maladie incurable mais ça marche pour le reste. Faisons quelques exemples car nous avons tous le cerveau un peu carbonisé par le champagne des fêtes. Mettons hop, je me fais virer. A priori drame. Sauf que parfois, ça peut permettre de trouver un meilleur poste ailleurs, poste que nous n’aurions pas sollicité, joyeusement endormis par le ronron du quotidien et peut-être même que je vais rencontrer uns douce moitié au travail ou via un collègue et le licenciement de départ devient l’une des meilleures choses qui me soient arrivées. Ou une rupture. Pif, je me fais larguer, les sanglots longs et tout ça. Et là, pif encore, voilà qu’on me propose un poste à l’étranger, poste que je n’aurais pas accepté car chéri n’aurait jamais quitté Paris. Mais là, célibataire, je saute sur l’occasion ! Bon, ces exemples sont un peu des vies rêvées, tout ça pour dire que le verre est très souvent à moitié et qu’il ne tient qu’à nous de le voir à moitié plein.

cocktail

Mais les actus, elles, elles atomisent le verre pour qu’il soit bien vide. On nous secoue des menaces de guerres, chômage, maladies ou assassinats à longueur de temps. On te repeint le monde en noir désespoir et tu passes limite pour un illuminé si tu n’as pas peur. Peur de l’autre qui nous veut du mal, consciemment ou non. Qui nous filera ses germes ou fera péter une bombe, qui nous volera notre emploi ou nous rentrera violemment dedans avec sa voiture. Cet autre est l’instrument de la fatalité, celui qu’on ne peut contrôler et par qui tous les drames arrivent.

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Alors stop. Je le sais que le monde est pourri, que c’est la crise et qu’on mourra irradiés, d’asphyxie à cause de la pollution ou explosé par un illuminé terroriste. Ok bien mais ça, c’est pas mon quotidien. Ce n’est pas notre quotidien. Ces drames existent on le sait. Moi, j’ai besoin d’un bon bol d’air frais. Qu’on me parle de ce qui va bien et pas juste en mini reportage pour faire sourire entre le fromage et le dessert. Qu’on mette enfin la lumière sur le liquide dans le verre et non sa partie vide. Qu’on redonne l’envie de se démerder aux gens au lieu de les conforter dans l’insupportable « c’est la crise » ou faire pleurer dans les chaumières avec de bonnes intox sur la taxation de l’entrepreneuriat et les impôts tellement élevés que nos millionnaires quittent le pays. L’égalité, c’est toujours plus beau quand ce sont les autres qui paient… Mais les millions, ça sert à rien dans la tombe. Bref, bref. Aujourd’hui, si on veut se sortir de la crise, le premier pas serait peut-être… De ne plus en parler.

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Jamais je n’épouserai un pompier

(sous titre : enterrement de vie de jeune fille de ma soeur et de son futur mari).

Comme vous le savez parce que j’en ai déjà parlé, ma soeur se marie cet été. Dans 2 mois précisément, elle dira oui et j’en pleurerai certainement. De joie, hein, je suis heureuse pour elle. Je commence vraiment à réaliser en fait, ça me fait un peu bizarre. Ma petite soeur, le petit bébé joufflu avec sa coiffure à la Mireille Matthieu qui butait sur un tas de mots, la petite Alice qui traînait partout son « manteau », une vieille couverture est aujourd’hui une femme et va épouser l’homme qu’elle aime. Mais où sont passées ces 28 dernières
années ? Mais trêve d’envolées lyriques de supermarché, passons à la narration. Ca vous inspirera peut-être.

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Les témoins ont super assuré, nous avons régulièrement reçu des mails nous tenant au courant de l’évolution de la situation. Le matin, on prend Anthony tandis que les garçons s’occupent d’Alice puis on récupère notre jeune fille pour l’après-midi pour se retrouver en fin de journée tous ensemble. Sauf que je sais pas s’il s’agit d’une loi universelle immuable ou c’est parce que c’est une histoire dans laquelle je suis impliquée mais y a eu couilles dans le potage. Au pluriel. Le vendredi, Alice descend de Paris avec son Anthony et un quintet
de pompiers survoltés. 5h de train et une cinquantaine de bouteilles de bières décédées (!!), la troupe arrive très joyeuse. Alice rentre chez mes parents, Anthony chez les siens et les pompiers sont dispatchés chez les copains des futurs mariés. L’alcool aidant, les plus courageux décident de sortir. 5h45, le téléphone sonne chez Adrien, un pote de ma soeur convié à la fête « ouais, Adrien, c’est Guillaume, j’ai planté la voiture… ». Donc on a perdu une voiture (ça aurait pu être pire, la voiture est apparemment morte dans l’opération, une histoire de virage jamais négocié donc pam le mur). On se retrouve donc en retard sur le planning. Alice devait être tirée du lit à 7h30 par les garçons, elle ne l’a été qu’à 9h. A la même heure, on se rend, nous les filles, chez Anthony. Nous sommes accueillies par son père qui nous fait une révélation fracassante : « Ah ben Anthony, il est parti à la pêche! ». Oui, c’est véridique. Donc on l’appelle et il nous rejoint quelques minutes après. Le voici parti pour une matinée fille : café ou nesquick et viennoiseries avant de passer à la confection de muffins. Il a pas bronché, il a exécuté sa mission avec brio, il faut le dire, ses muffins avaient bonne gueule et sentaient bon. On file ensuite au marché où on retrouve ma soeur dans un état pas possible : bourrée (elle a eu droit à un petit déj
campagnard avec du vin), à moitié à poil car les pompiers ont ruiné son jean (en gros, il ne restait qu’une jambe, tout était arraché au niveau des fesses, l’obligeant à porter un truc autour des fesses pour ne pas exhiber sa culotte. Pendant la matinée, elle a dû pécher des poissons et les vendre au marché. A l’arrivée, elle a récolté 32 € sans que personne ne lui prenne le moindre poisson. Par contre les muffins sont partis tous seuls. 

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On récupère donc ma soeur, saoule, dépenaillée et trempée après avoir pris une rafale de vent alors qu’elle se penchait dans la fontaine pour y jeter ses poissons. Après un déj très sympa dans un salon de thé, on va buller au spa. Jacuzzi, hammam et sauna, elle revit (et ne sent plus le poisson car les pompiers l’ont un peu trempée dans le canal dégueu). 2h
de pure détente avant de partir pour Toulouse pour retrouver les garçons… pour un laser quest. Truc auquel j’ai pas joué depuis 10 ans. A l’arrivée, Anthony a été le meilleur (alors que je l’ai quand même descendu 4 fois), Alice aussi. Je m’en sors pas si mal, 24e sur 34, devant quelques pompiers vraiment pas doués parce que rappelons que je suis myope et mes lunettes ne sont plus trop à ma vue. De là, on file manger dans une bodega : tapas puis danse au programme.

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Une très belle journée qui a joué les after dimanche quand le très gros de la troupe a débarqué à la maison pour déjeuner. Dont les pompiers de Paris qui ont encore bu comme des trous (y en a quand même eu un qui a vomi sur la portière d’une voiture le samedi soir). Franchement, ils sont super marrants et très sympas mais tous ensemble, ils sont tout simplement ingérables. Compréhensible quand on connaît la discipline militaire à laquelle ils sont soumises (ils sont tous pompiers de Paris donc militaires, justement) mais pour ma soeur, la matinée a été looooongue. Elle a super bien joué le jeu, notons, mais la pauvre quand même. 

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Il n’empêche que ce fut un EVJF comme je les conçois : drôle sans être vulgaire ou pénible pour qui que ce soit avec une part belle faite au plaisir et au chouchoutage. Je regrette juste que les pompiers ne nous aient pas offerts un petit strip tease… Non parce que mine de rien, à force de faire la planche deux fois par jour (se tracter à la force du bras sur une planche, en tenue de sport puis en tenue de pompier), y avait du biceps et du pectoral à ne plus savoir qu’en faire. Et je le confesse, ça émoustille un petit peu quand
même…

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La générosité est-elle un égoïsme porté aux nues ?

Par Lucas


Oui je sais, j’aime bien les titres niais et accrocheurs qui attirent le chaland comme les mouches.

Quelques explications s’imposent.

Vous n’êtes pas sans savoir (dobeul négation enarchiste) qu’il y a deux ans et demi je m’emplafonnai sur un arbre devant Roland Garros. Petite virgule dans le phrasé de ma vie, pendant un mois (one month in coma) et qq mois à Garches avec le ballet des zélicos qui amenaient des patients sur la pelouse en face de mon bâtiment. Envole-moi…


Donc depuis deux ans et demi, je me demande comment faire pour profiter de la life, avoir un quotidien palpitant mais presque. Petite maturité évoquée par Nina avec boucou de justesse. Petite maturité là où, avant, je courrais par monts et par vaux pour oublier l’absurdité de cette existence (Albert, tu es mon dieu et l’absurde est une question qui m’anime… mais passons)


Jeune, je ne savais rien,
Jeune, je ne connaissais rien,
Un beau jour j’ai changé tout d’un coup, j’ai tout oublié,
Je me suis réveillé ce matin là de bonne humeur,
Surpris de n’avoir
Aucune idée noire

Donc, disais-je, avant j’adorais et j’adore encore faire des actes que bcp trouvent idiots. Des actes gratuits. Par exemple le coup du métro

Entre autres.

En fait, cette générosité était un moyen de me faire plaisir, de faire un acte qui n’avait aucun sens pour le pékin moyen mais qui me parlait. Comme envoyer des roses aux deux premières candidates qui avaient participé pendant deux mois à Singulier Pluriel (une sorte de concours dont j’étais le bachelor et où les filles devaient me séduire…) 

D’où ma question. Ce genre de générosité apparente n’est elle pas l’instrument d’un égoïsme extrême ?

Se faire plaisir comme ça, n’est-il pas le summum du penser pour soi, une sorte de malhonnêteté intellectuelle déguisée (ici je perds au moins 15000 fans dans la Lucas Fans Church) ?

Vous allez rire, ou bruler des poupées vaudou à mon effigie, mais, en bon mécréant qui s’assume, parfois, je me dis que toutes les bonnes actions que font les membres du clergé et les catholiques de façade, ne sont qu’un instrument pour obtenir un séjour longue durée au Fhloshton Paradise

En fait, en ce moment je me pose des questions que j’aurais du me poser il y a 15 ans à savoir « quess que je veux faire de ma vie ? » et  » quess que je sais faire ». Deux questions qui restent sans réponses. Avec l’ESC Reims, j’ai le sentiment d’avoir fait une école de potentiel, une institution qui nous sélectionne pour nos capacités à faire travailler les deux hémisphères sans penser constamment à migrer vers de tristes tropiques ou des mers « septentriEnales ». Je vois Enzo qui a un bon salaire et qui fait un truc qu’il aime, je vois Nina qui a un bon salaire et qui fait un truc qu’elle aime.

J’ai un copain qui après l’école s’est engagé pour devenir gendarme. Service public, rôle auprès de la communauté : j’applaudis son choix qui s’apparente pour moi à un apostolat. Je suis trop égoiste pour faire ça ! Felipe aura toujours en tête le but suprême de ses gardes, de ses horaires, des risques pris, etc.
Felipe, Nina, Enzo : leur quotidien a du sens…

Comment voulez-vous vous lever le matin si vous savez que votre rôle sera d’augmenter les ventes de Mir express sur le marché européen ?

 

D’aucuns marketeux me diront que l’enjeu en terme intellectuel est intense.

Oui. Peut-être.
Que le salaire permet de se faire plaisir.
Oui surement
Que les problématiques poussées à fond ont des dimensions stratégiques fortes.
Oui, Certainement.
qu’à terme on peut devenir un patron et avoir des enjeux passionants
Oui, parfois.

Faut-il donc passer outre le fait que tout cela n’a aucun sens, que le boulot a une grosse dose d’emmerdes, et qu’à la fin de son existence on n’aura pas bcp de satisfactions ?

« J’ai été Monsieur Mir Express Europe de l’ouest ».

Sic.

Je pense très souvent aux velléités de Nina il y a qq années d’écrire un roman de SF.
A-t-elle remisé ses rêves d’adolescente ?
Son quotidien rédactionnel lui apporte t-il des satisfactions aussi intenses que celles qu’elles avaient eues en écrivant les aventures de son héroïne ?

Est-ce une naiveté ingénue (oui j’aime bien les accumulations) que de croire qu’on peut se faire plaisir dans son job ?

Je pense à tribulanne qui me parle de ses lundi comme un summum.
Mais le reste du temps ?

Alors je pose la question…
Faut-il avoir un boulot qui rapporte et se faire plaisir en prenant des vacances terribles et en s’éclatant le week end
ou avoir un quotidien qui a du sens et qui nous motive suffisamment pour se lever ?


Je crois qu’on a un lecteur égaré de 50 ans qui pourra donner un avis de papy. Et le votre, jeunes lecteurs vingtenaires m ‘intéresse, tant sur la question de la générosité comme outil de l’égoïsme que sur le boulot !

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21 Grammes, de Alejandro Gonzales Iñarritu

Par Bobby 

Parce que j’ai pas eu le temps pour cause de stage intensif cette semaine, et parce que je recommence à avoir un semblant de vie sentimentalo-sexuelle, je ne suis
pas allé au cinéma cette semaine pour explorer les dernières nouveautés du 7e Art, donc, comme la semaine dernière, je vous fais une chronique sur un film que j’aime bien, mais qui n’est pas tout récent.


Bobby la Bidouille (merci pour le pseudo, Tatie Diane), à vous les studios.
Après The Hours, je pourrais vous parler d’un Bergman, mais primo ça me prendrait des heures, et deuxio, j’ai un John-John (comme dit 
PinkLady) sur le feu. Même que il est trop beau, mais on est d’accord, c’est absolument pas le sujet. Je garde
donc ça sous le coude et je prends un autre film : 21 grammes

Ce film là, c’est un régal scénaristique et visuel. Tout y est complètement destructuré. Les plans s’enchaînent sans qu’on ne comprenne rien pendant une bonne partie de l’histoire, jusqu’à ce que, petit à petit, le puzzle se reconstitue, et la lumière se fasse. La lumière, parlons en ! Le directeur de la photographie mériterait tous les éloges du monde tant elle est soignée, blanche, blafarde, déformant les visages des acteurs (j’aime ces vedettes du grand écran qui ne craignent pas de s’enlaidir à l’image). Idem pour la musique de Santaolla (vous avez vu la pub Vuitton au ciné ces derniers temps ? Une pub tellement belle que quand on comprend que c’est juste pour un sac, ça fout les boules. La musique est de lui).

Ah, oui, l’intrigue. Trois personnages qui ne se connaissent pas, reliés entre eux par un accident de voiture. Le premier, joué par Sean Penn, attend une greffe de
coeur. La deuxième, Naomi Watt, perd son mari et ses deux filles dans l’accident. Le dernier, Benicio del Toro, est le chauffard malgré lui. Et autour de cet incident vont s’articuler toutes les thématiques de la vie, de la mort, du destin et du hasard, des connexions entre les êtres.

Dans son précédent film, Amours Chiennes, Iñarritu avait déjà réuni un tryptique de tableaux autour d’un accident de voitures. La mécanique qui se brise et relie les hommes. Il réitera l’idée avec Babel, où cette fois plusieurs personnages à travers le monde entier se retrouvent connectés, à cause d’une balle tirée sur un autocar de tourisme au Maroc. Ces deux autres films, qui ressemblent fortement à Babel sur la forme et l’esthétique, apportent chacun leurs idées nouvelles. Comme quoi, quand un prototype fonctionne, on peut le reprendre pour mettre d’autres choses dedans (un peu comme Hanneke avec sa nouvelle version de son propre film,
Funny Games, où il passe de l’Autriche aux Etats-Unis).

Enfin, pour conclure, je vous mets la voix off de la bande annonce, histoire de vous allécher si vous n’avez pas encore vu ce film : 

On dit que nous perdons tous 21 grammes au moment précis de notre mort…
Le poids de cinq pièces de monnaie.
Le poids d’une barre de chocolat.
Le poids d’un colibri.
21 grammes.
Est-ce le poids de notre âme ?
Est-ce le poids de la vie ?

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La liste de la fille qui keuf keuf atchoum sniiiiiiiirffffffff

Petite semaine puisque j’ai été malade depuis mercredi et j’ai passé mon temps libre à dormir ou à peu près.

– Me voilà donc enrhumée/anginée. En gros, j’éternue et je tousse, je crache mes poumons, mon nez est tout écorché, la joie, quoi. Comme je suis en tout début de CDI et qu’en plus, mon collègue de l’animation est en vacances, hors de question de pas aller bosser. Donc jeudi, en arrivant, je m’arrête au supermarché m’acheter du miel et du lait et c’est parti. Au boulot, ils sont catastrophés par ma voix, Romain me dit même de rentrer mais non, je reste fidèle au poste. N’empêche que j’ai une théorie sur les hommes et les femmes face à la maladie. Les femmes jouent toujours les infirmières avec leur homme malade alors que les mecs fuient les femmes malades vitesse grand V. Par exemple, vendredi, mes 3 « amants potentiellement recyclables », Semi-Russe, Gabriel et Nabil sont en ligne. Seul Semi-Russe vient me parler mais quand il voit qu’il n’y aura pas brouette, il se recasse aussi sec. Merci les mecs, moi aussi, je vous
aime.

– Donc me voici brune… prune. Au départ, j’avais prévu un châtain mais mes cheveux sont cons, ils réagissent jamais comme on s’y attend. Soit les couleurs prennent pas du tout,soit elles prennent trop bien. Donc me voici brune, j’achète du maquillage en fonction.  Bilan : ça change rien, j’ai juste eu droit à un compliment d’un de mes collègues qui dit que ça fait ressortir mes yeux. Sinon, mon nouveau surnom au boulot, c’est MissGothdu9*.


– J’aime bien ma boss, je la trouve plutôt cool, même si elle a pas passé une semaine super sympa. Lundi, réunion hebdo, on liste les bugs à régler en priorité (des fois, il arrive même qu’ils soient corrigés). Au milieu, son téléphone sonne « coucou mon papounet ! ». Mortel !

– Mes collègues me font marrer. Vendredi, on mange au bar/resto d’à côté. On discute et là, Romain sort une phrase hallucinante : « Non mais t’as quand même moins de chance de te faire faucher par un mirage en ULM que d’avoir un accident de voiture ». J’adore. Ensuite, fin du repas, on va jouer aux fléchettes. Oui, même moi, qui n’ai pas mes lunettes et suis légèrement fiévreuse donc je vois un peu en triple. Pour savoir dans quel ordre on joue, on envoie les fléchettes sur la cible, celui qui fait le plus grand score commence. Normalement, c’est Philippe, moi, Romain, Gonzague et les deux derniers mais là, une solide tractation débute entre les deu messieurs et finalement, Philippe et Romain échangent leurs places. C’était donc vachement utile de lancer une fléchette pour déterminer les places !

– Cette semaine, la RATP/SNCF m’a foutu la paix. Du coup, une semaine sans lose n’étant pas envisageable, la machine à café s’est chargée du dossier. Mardi matin, après une folle nuit chez Gabriel, il me pose dans le RER et c’est parti pour 30 mn de RER puis presque autant de métro. Je commence à somnoler donc sortir à ma station, je vais au supermarché voisin où y a une machine à café comme celle que l’on trouve dans toutes les facs. Je mets mes pièces, commande un capuccino et attends. Là, je vois que le gobelet se remplit, se remplit, se remplit. Putain, ça déborde ! Elle est con cette machine ou quoi ? Je récupère mon café, le gobelet est plein à rabord donc j’en renverse forcément un peu sur mes doigts, ça brûle ! J’essaie d’en boire un peu pou pouvoir marcher avec mon gobelet (oui, je dois aller au boulot quand même). En chemin, je me prends l’averse de ma vie donc mon cappucino, il est plus que dilué. Tout ça pour ça !

– Lundi soir, concert privé avec mon boulot organisé pour les gamins de ma plate forme ado. J’ai un badge « staff », trop la sse-cla. Bonne soirée avec les djeunz qui sont très sympas mais un peu timide au départ. Par contre, c’est le bal des « je m’incruste ». Le concert est à la base organisé pour les gamins, ils sont 46, il y a près de 300 personnes. De l’agence, il y a Claude, Jason et Nina, ma boss. Quelques autres avec qui je bosse de loin en loin. Mais surtout des tapeurs qui ont vu l’occasion d’aller à un concert avec open bar gratuit et qui pousse le vice à gueuler après les gamins qui s’amusent. Ca m’énerve ! Surtout que moi, j’ai pas pu venir accompagnée.

– Conversation téléphonique avec ma mère hier, elle me tient au courant des derniers potins. La semaine dernière, elle est allée à l’Ile de Ré avec mon papa et qui c’est qu’elle croise ? Ségolène Royal avec ses enfants et… son nouveau compagnon ! Un député-maire des Côtes d’Or. Sauras-tu retrouver qui c’est ?

– Mon nouveau pote Tchèque m’a montré des photos de leur soirée de Noël, je commence à mettre des visages sur mes collègues tchèques. Par contre, y avait une photo d’une revue porno pleine de zizis, je me demande quelle réputation je vais avoir moi, maintenant ! Sinon dans la série « les bloggeurs sont des psychopathes », certains d’entre eux ont trouvé l’adresse de l’agence et se proposent de venir foutre le bordel. Youpi…

– en attendant, j’ai posé une question chez les Ra7or et ils ont éludé ma question (je sens que j’ai attaqué un dossier, hum,
sensible) alors messieurs, c’est à vous.
Alors, quand une fille se caresse pendant que vous la brouettez, vous pensez :
– « merde, je suis un mauvais coup, elle doit se faire du bien toute seule »
– « waaaah, elle sait quoi faire pour prendre son pied, cool! »
– « elle a des morpions pour se frotter comme ça? »

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Le Trophée à la Maison !

Par Lucas

Bon dans ce titre il y a une référence implicite au Trophée Ecricome, un trophée sportif qui réunit six écoles de commerce de France, dont la mienne… Mouhai bon, tout le monde s’en fiche et tuuuut le monde a raison… Là, pour le coup, le trophée, c’est moi !

Je crois vous avoir déjà dit (mais je vous rappelle que des fans de foot et du PSG nous lisent aussi alors je répete pour eux) que je suis passé lundi 23 en hosto de jour. Du coup, je suis tous les
soirs chez moi ! Enfin je veux dire chez mes parents…


Et c’est là que ça coince…

Depuis mon bac (il y a bientôt 9 ans) je virevolte deci delà dans mes études. Mais surtout, et c’est le plus important, je fais mon Tanguy… Un an de prépa Sciences Po, 5 ans de Droit, 3 ans
d’école de commerce à Reims… Merde quoi ! Ca commence à bien faire !

C’est exactement ce que je me disais à Noël, en espérant être diplomaaaaâble en juin, trouver un taff, un appart et un livre de cuisine facile pour les nuls ( non parce que les spaghetti alla
vongholé que je faisais pour mes colocs ça passe un soir…Pas tous les soirs.)
Donc des velleités d’indépendance bien légitimes.
Et puis survint l’accident de ouaaaature et l’hospitalisation…

3 mois.
3 mois à bosser comme un chien en kiné à l’hosto de Garches histoire de libérer le lit pour qq’un qui en aurait plus besoin que moi..
Trois mois et enfin l’hospitalisation de jour….

Malheureusement, le retour à la maison m’a tranformé en poids mort.
Et j’en viens au sujet de mon article. Enfin…

Vous n’imaginez pas comme c’est chaud de revenir chez ses parents, à 27 ans…

Surtout quand vous avez des parents qui vous ont pris en charge à l’age de 11 ans… (mon père biologique m’avait pas reconnu à la naissance et ma mère biologique a eu un…accident de voiture
mortel en 1991.)
Des parents qui vous ont bercé du refrain « Dans la vie, il faut être RESPONSABLE, aller de l’avant, ne pas être une charge pour les autres » .Autant j’étais responsable et attentif quand je ramenais des potes autant j’etais « rapide » en solo….

Je ne vous raconte pas comme je me sens malheureux en ce moment d’être de nouveau un poids pour mes parents… Le premier truc censé que j’ai dit après mon coma c’est que je tenais à participer à
mes frais d’hôpital en ce qui concerne la partie que la Sécu ne prend pas en charge ( merde j’ai bossé 3 ans à Decath, j’ai des reserves, quoi !)
Et là, ce soir, j’ai insisté pour inviter ma famille au resto. Etre présent pour eux et moins pesant… Comme quoi l’éducation, même à 27 ans ya encore des relents…
C’est aussi une des raisons pour lesquelles je ne fais pas une « crise d’ado 2, le Retour… » en disant à mes parents que zut quoi j’ai pas besoin d’être materné… Bon j’avoue parfois je hausse le ton…

Pour autant, ya quand même des moments où je fais le dos rond et je prends sur moi pour ne pas pêter un cable. Pas facile de dire qu’on est pas d’accord sur quelque chose à ses parents quand
lesdits parents ont cru l’espace de 10 jours perdre leur fils et que, l’espace de 3 mois, ils se sont relayés pour venir, tous les jours, voir l’affreux jojo à l’hosto.

Si il a des lecteurs/lectrices qui, pour des raisons X ou Y, ont vecu le retour à la maison familiale ils comprendront ce que je veux dire. Pas facile de trouver sa place, sa légitimité, son allant au sein d’un environnement que vous étiez prêt à quitter. C’est encore moins facile quand vous vous dites que vous aviez déjà une dette auprès de vos parents pour vous avoir pris en charge à la
mort maternelle et que votre dette morale et affective augmente d’autant plus. Si vous avez des conseils je suis preneur !

PS : commentaire n°6 sur CETTE PAGE... Tu vas pas t’en tirer comme ça !!
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(PS de Nina : Des fois que les images ne marcheraient pas chez vous non plus, elles sont et )

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Les sourires niais

Par Lucas

Le temps passe et passe et passe et beacoup de choses ont changé qui aurait pu s’imaginer que le temps s’serait si vite écoulé, on fait l’ bilan calmement en se remémorant chaque instant… et ça fait bien un mois que je n’ai pas écrit d’articles ! Oh le nase !

Bien entendu, gros mea culpa. Je sais bien que je mérite des brûlures indiennes et des buffets dans la gueule, des coups de pied au cul et des chansons de Chantal Goya. Oui je sais mais il faut dire que j’ai des tas de raisons à mon silence.
 
Je n’ai plus internet à l’hosto et le uiiiiik end (le merveilleuc uiiii kende) je profite allègrement du fait d’être chez moi pour glander un max sans kiné, orthophoniste ni ergothérapeute. A ce sujet je serai beaucoup plus présent dans 15 jours. Eh oui le travail paye : le 23 avril je passe en statut « hôpital de jour » !! Les médecins estiment que ma jambe sera OK. Reste la mémoire à court terme mais c’est uniquement du boulot  (pour ceux qui ont raté un épisode, je vous rappelle que j’ai eu un accident de ouature le 1er janvier, que j’ai percuté un arbre à 100 km/h, que le moteur a été assez cool pour venir se poser sur le siège passager en s’excusant au passage de me bousiller la jambe droite. Le tout suivi d’une ops de 12 heures, d’un coma de 10 jours et depuis je suis à l’hosto de Garches en pleine reconquête de mes moyens. Ouhai je sais, y en avait dejà peu au départ 🙂

Pour tout vous dire, j’ai commencé plusieurs fois des articles et je me suis rendu compte à chaque fois que Nina m’avait piqué l’idée sous le nez (les grands esprits se rencontrent…). Sans déconner, vous n’imaginez pas comme c’est frustrant ! Donc à chaque fois j’ai du lacher l’affaire en pourrissant mentalement La Mini Na.  Mais bon, ma belle, on reste pote, hein ? Hum poutoux poutoux !
 
Donc aujourd’hui je voulais vous parler des nanas et de ces moments particulierement exaspérants avec vous les filles. Je veux vous parler de vos Sourires Niais…
Vous savez très bien de quoi je veux parler, arrêtez de faire les vierges effarouchées. Je vous parle des sourires faussement ingénus que vous arborez quand vous avez fait une GROSSE connerie et que vous vous dites : tiens je vais jouer la carte de la charmeuse/ neuneu/blonde/ voire même un pack combo des trois histoire d’éliminer/minimiser/réduire la sanction.
 
Et vous avez raison parce qu’avec 8 gros blaireaux sur 10 ça marche du feu de dieu ! (statistiques perso…) Certains mecs pensent qu’en laissant passer vos incartades ils vont vous mettre dans leur poche. Pfffff…Scandaleux…
 
Je tiens à vous dire qu’avec moi ça ne fonctionne  pas DU TOUT
Au contraire ça m’énerve prodigieusement !

Parce que…
 
Soit j’ai l’impression qu’on me prend pour un con et qu’on cherche à me faire du charme pour faire passer la chose. Ouhai un peu comme le chat qui se frotte à la jambe de son maître après avoir ruiné son pull 100% cashmere ou parce que sa gamelle de whiskas est vide. Oui c’est du vécu.

Soit j’ai l’impression que la nana ne mérite aucune attention et de ce fait qu’elle peut aller crever sans même que je m’interesse à son cul…Ah bah uuuiiii, je suis un mec je ne pense qu’au cul, c’est bien connu.
 
Franchement les filles, vous me trouvez dur avec vous ??
 
C’était donc un mini-pamphlet peu argumenté contre les sourires niais.
 
La prochaine fois, je vous parlerai des jolies kinés ou assistantes médicales qui peuplent l’hosto et que je ne peux même pas draguer lourdement parce que, merde, je ne suis pas là pour ça, je suis là pour guérir et je suis un garçon sérieux moha.
 
PS : je rappelle aux commentateurs éventuels que je ne pourrai pas leur répondre, les stigmatiser ou les encenser, avant vendredi prochain. Bonne semaine à tous !!
 
Un salut spécial à Johanna R. 😉
 

Lucas
 

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