Disinfolab, le social listening et la paranoïa

Bonjour, je suis Nina Bartoldi et je suis le matricule 7057. Oui, je suis dans le listing de DisinfoLab, à la 7057e place. Nan de Dieu, je suis fichée opposante politique dans une liste éditée sur la base de l’affaire Benalla. C’est ça, cette liste, non ? Et bien non. Ce fichier là, il me dit juste que je passe trop de temps sur Twitter. Ladies et gentlemen, je vous propose un petit cours de social listening car faudrait voir à ne pas se tromper de combat… Ni de raconter n’importe quoi. A tout hasard, si vous ne me connaissez … Continuer de lire Disinfolab, le social listening et la paranoïa

La politique est le cancer de la société

Pif, allez, c’est gratos. En fait, non, c’est pas gratos, c’est vraiment une pensée de plus en plus prégnante chez moi, je réfléchis beaucoup à ce sujet : comment on abandonne la politique pour passer à une gouvernance purement administrative qui prend en compte l’intérêt général avant le clientélisme. Lourd. En fait, il va falloir que je décortique tout ça, que je me penche bien plus sur l’anarchisme, par exemple, que j’imagine un système qui me paraîtrait plus juste et surtout plus safe au niveau mondial. J’avais commencé à poser ça dans mon utopie de “Fin de l’histoire” qui en … Continuer de lire La politique est le cancer de la société

Ca suffit le foutage de gueule, là ?

Non mais juste deux minutes, ça devient insultant là. Donc je suppose que vous avez tous bien suivi l’affaire Benalla, je ne vous ferai pas l’affront de vous faire un résumé… essentiellement parce que j’écris cet article le mercredi 25 juillet et que quand cet article sera publié, allez savoir ce qu’on aura eu comme révélation. Mais si y a un truc qui me fait péter les plombs, presque autant que le fond de l’affaire : le foutage de gueule TO.TAL. Je sais que nous n’avons pas tous le même degré d’intérêt envers la chose politique ni le même niveau … Continuer de lire Ca suffit le foutage de gueule, là ?

Du doute raisonnable au complotisme : la limite ?

Depuis que j’ai décidé de créer un blog “engagé”, je me pose des questions sur l’engagement et le militantisme et notamment à quel moment on bascule dans la manipulation. L’an dernier, un sondage avait fait peur : 79% des Français croient au moins à une théorie du complot. By jove, serions-nous déjà en pleine idiocratie ? Pas si sûr : au vu de ce que l’on nomme théorie du complot, j’aurais pu faire partie des afficionados du complotisme, juste parce que je ne fais pas confiance aux médias… MAIS ! Alors entendons nous bien : quand je dis que je … Continuer de lire Du doute raisonnable au complotisme : la limite ?

Faut-il réinventer la contestation ?

Un autre samedi de mai à déambuler dans les rues de Paris en scandant des slogans dans la joie et la bonne humeur mais toujours cette petite interrogation : on ne serait pas toujours un peu les mêmes à défiler ? Est-ce que la contestation classique est dépassée et il faut inventer une nouvelle façon d’exprimer une colère massive ? La semaine dernière, grosse catastrophe avec le drame Parcours Sup. Pour ceux qui n’auraient pas suivi, de nombreux lycéens, 350 000 le jour de la publication des premiers résultats, se sont retrouvés sans rien. A 15 jours du bac; on … Continuer de lire Faut-il réinventer la contestation ?

A vous les incels, petite lie de l’humanité

J’avais envie d’écrire « abrutis finis à la pisse » mais je voulais un titre pas trop moche. Chers incels, donc, c’est à vous que je crache à la gueule écris aujourd’hui. Pour ceux qui n’auraient pas suivi l’actualité des derniers jours, un incel, « involontairement célibataire », a pris sa voiture à Toronto et foncé dans la foule, tuant une dizaine de personnes. Comme il n’est pas musulman, ça n’a pas super intéressé les médias. Moi, ça m’a permis de découvrir le nom de cette communauté scélérate que je voyais agir notamment sur le forum 18-25 de jeuxvideos.com et sur Twitter dès que le … Continuer de lire A vous les incels, petite lie de l’humanité

Jour de manifestation

Ceci aurait pu être une lettre mais finalement, je choisis un autre format. La narration, le bon vieux journal extime du début. Parce que je suis toujours effarée par le décalage entre ce que je vis et ce que je peux voir sur les réseaux sociaux, les narrations médiatiques des manifestations qui ne se concentrent que sur la violence et les vitrines cassées. Et vos larmes sur ce verre brisé plutôt que sur ceux qui ont pris des coups de tonfa au mieux ou, à l’époque, avaient perdu un oeil me navre toujours autant. Parce que la manifestation, c’est un … Continuer de lire Jour de manifestation

Chers endormis, réveillez-vous…

Je vous ai parlé semaine dernière d’une pièce de théâtre que j’ai vue et qui pose des questions. A un moment, une femme d’un certain âge dit “j’ai toujours voulu vivre dans une époque où tous les signaux passent au rouge mais je me demande… est-ce que l’on s’en rend compte ?”. Françaises, Français, je crois qu’on vire au rouge incandescent… Réveillez-vous ! Je me pose toujours, comme la dame, la question des signaux rouges… Moi, je parle plus de la chute des dominos. Quel fut le premier domino qui entraîna les autres jusqu’au désastre. Parce que bon, c’est facile … Continuer de lire Chers endormis, réveillez-vous…

Réécrire son œuvre : Neon genesis Evangelion

Pendant notre virée japonaise, j’ai été très étonnée de voir Evangelion partout. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, il s’agit d’une série animée japonaise de la toute fin des années 90 que j’avais adoré pour cause de robot géant, mysticisme chelou et ambiance poisseuse. On suit Shinji, jeune ado lambda qui se retrouve pilote d’une Eva (les robots géants) car son père est directeur de la Nerd, consortium militaire chargé de défendre un Tokyo futuriste face à l’attaque des anges, des créatures mi-étranges, mi-degueulasses. Oui, si vous avez vu Pacific Rim, vous avez un peu idée du truc. Bref, la … Continuer de lire Réécrire son œuvre : Neon genesis Evangelion

Ecriture prospective : l’utopie est-elle racontable ?

Vous le savez, j’adore les dystopies, je me jette sur tout livre m’en promettant une (ce qui n’est pas toujours synonyme de qualité, néanmoins). Mais un jour que je papotais avec Victor, je lui demandais s’il connaissait des romans parlant d’ utopie et que ce serait peut-être pas mal d’en écrire une. Ce à quoi il me répondit “mais tu peux pas écrire un roman qui raconte la vie d’une société où tout va bien, il faut qu’il se passe quelque chose” Du coup, qui dit écriture prospective dit dystopie ? Le meurtre existe-t-il au Paradis ? Je me suis … Continuer de lire Ecriture prospective : l’utopie est-elle racontable ?