L’alibi du couple

Par Pink Lady

Hé hé ! Ça va bien ? Je reviens vous parler de mon histoire de mec, là. Voilà comme je disais précédemment, je voulais un mec. J’ai de bonnes raisons pour ça dont une essentielle : avoir un mec, c’est avoir le droit de pas sortir si on n’en a pas envie.

Situation : vous avez passé une journée fatigante et on vous propose de sortir dîner ou boire un verre. Vous n’avez rien de prévu mais vous êtes lasse et avez juste envie de rentrer chez vous faire du gras sur le canapé. Vous pouvez décliner mais pensez à mentir. Le « oh non, ce soir je suis claquée » risque de provoquer un « oh, t’es chiante, t’es jamais dispo ! » Surtout si l’invitation venait d’un ami en couple : pour une fois que lui est disponible, vous pourriez faire un effort, tout de même… C’est là que je voulais en venir : célibataire, t’as pas le droit de décliner une soirée simplement par fatigue ou flemme de sortir, non. La célibataire doit toujours être prête à sortir tel un diable à ressorts hors de sa boîte.


C’est pas mon cas. D’abord sortir tous les soirs est mauvais pour ma silhouette, mon porte monnaie et mes cernes. Puis j’ai envie de trafiquer des trucs chez moi. Mon studio commence à ne plus ressembler à rien mais en quel temps suis-je censée le bichonner vu que « je sors pas, j’ai ménage » est mal vécu par mes invitants ?


Alors il me faut un mec. D’abord le mec est une très bonne excuse pour refuser les invitations à sortir des mâles concupiscents de mon entourage. Non, je compte pas boire des verres avec toi et te montrer ma culotte, j’ai un mec. Pour le reste, l’Homme est une excellente raison de ne pas sortir, démonstration. Si je propose à ma pote Mathilde de sortir et qu’elle me répond « non, j’ai pas envie », je vais être légèrement déçue alors que si elle me dit « Non, je suis avec Thierry ce soir », je comprendrai.


Le couple, c’est le truc qui te permet de légitimer la glande, voilà la vérité. Tu es tranquille à deux à mater un film ou chacun s’occupe dans son coin mais même si tu ne fais rien d’incroyable, tu le fais à deux et ça légitime tout.


Il me faut donc un mec pour décliner les invitations sans risquer de scène. Ou alors j’apprends à dire merde quand on comprend pas qu’une journée de travail, ça fatigue. Ou alors je m’invente un mec. Ça, ça pourrait être drôle…

Faut-il partir en vacances avec ses potes ?

Comme vous l’avez noté, nous sommes en période de vacances, les uns partent, les autres reviennent, certains restent parce que l’été, la plage, c’est plein de monde et c’est
pas vraiment des vacances de revivre tous les jours l’angoisse de la proximité physique du métro. Bref, chacun fait à sa sauce. Le grand trip quand on est jeune (et fauchés), c’est de partir 
entre potes : à plusieurs, la location d’une maison, ça coûte moins cher, c’est mathématique.
 

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Sur le papier, ça promet de supers vacances mais en réalité, c’est pas garanti du tout. En général, ça débute comme une proposition qu’on ne peut refuser. Votre super copine
Charlotte vous propose de partir une semaine chez ses parents, y aura la maison que pour nous. La mer, la plage, le soleil à moindre frais. Vous en rêviez, Charlotte l’a fait. Valise enfournée 
dans le coffre vous voici parti avec Charlotte et d’autres amis parce que plus on est de fous, plus on rit, youpi you ! Sauf que les vacances de rêves tournent à l’aigre. On se dispute pour la bouffe, la vaisselle, les rythmes de vie ne sont pas les mêmes, Julie déteste les musées et ne veut que se reposer, Paul est cramé au 3e degré et refuse de retourner à la plage. Christian veut sortir tous les soirs et moi, je fais un lobbying actif pour jouer aux tarots. Ce qui fait chier Julie mais faut dire qu’elle joue comme une brèle, elle pète les jeux en prenant tout le temps parce que, si, elle a un bout et qu’elle se fait toujours bouffer le petit en essayant de le placer à la fin mais elle comprend pas qu’avec 5 atouts en tout, elle tiendra pas toute la partie.

Alors que la situation est déjà tendue, que Christian et Julie se sont déjà disputés trois fois et que vous vous rendez compte à quel point Charlotte est chiante quand elle s’y met (et elle s’y met tout le temps, à croire). Alors que les vacances touchent enfin à leur fin et que vous vous rêvez discrètement du retour à Paris, là, arrive l’épreuve ultime : les comptes. Avec de la chance, vous n’avez pas de pingre dans le lot parce que sinon, c’est un cauchemar. « Non mais attends, je suis allée acheter trois bricoles l’autre jour, ça m’a coûté 3 euros 28 ! ». Là, si personne ne se fout vraiment sur la gueule, on aura de la chance.

J’ai déjà fait des vacances entre potes et je peux vous dire qu’on a parfois de drôles de surprises. La première fois, c’était en 1ère année de fac, nous voici parti avec Yohann et Rachel, mes meilleurs amis de l’époque, ainsi qu’un couple d’amis, Stéphane et Gabrielle. J’ai cru étrangler Rachel. D’abord, elle ne se levait pas avant 11h30 dont hors de
question de faire du bruit avant, pas question de marcher non plus parce que c’est fatigant et les comptes furent une pure horreur car un sou et un sou. Moi, maline, je m’étais préposée d’office à la vaisselle parce que j’aime bien faire la vaisselle et surtout, Rachel n’aime rien ou presque en matière d’alimentation et si c’est pas préparé comme elle le fait, ça va pas donc la cuisine, j’ai laissé tomber aussi sec. Avec Yohann, on est rentrés, on s’est franchement dit qu’on ne voulait plus jamais revivre ça. J’ai passé d’autres vacances entre amis : un séjour chez Lucie (parfait), un autre chez le même Yohann en Suède ou quelques jours avec Gauthier sur Paris quand on était de jeunes étudiants, ça s’est toujours bien passés. Faut dire que dans les 3 cas, on craquait tous en même temps : hé oui, un corps, ça s’épuise et visiter tout Paris en 2 jours et demi, non, c’est pas possible. Et prévoir la visite du Louvre le matin et celui du salon de l’auto Portes de Versailles l’après-midi, c’est de l’utopie (surtout après 3 jours de folle cavalcade). J’étais également partie 4 jours chez les parents d’une copine, Vanessa, à Gruissan, avec Gauthier et une autre amie, Corinne. Autant vous dire qu’on se l’est coulé douce pendant 4 jours, pas le moindre conflit ou éclat de voix, si ce n’est le premier soir, quand Corinne et Gauthier papotaient (fort) dans la chambre voisine et que Vanessa et moi essayions de dormir. Bon, j’ai été un peu traumatisée par Vanessa qui me parlait dans son sommeil et m’a même attrapé le genou à un
moment (mon Dieu, que va-t-elle me faire ?) mais c’est vraiment tout.

On dit qu’on ne connaît pas vraiment quelqu’un tant qu’on n’a pas vécu avec et je pense que c’est pour ça que les vacances entre amis sont à double tranchant. On peut se
rendre compte que notre super copine, on l’aime mieux de façon épisodique ou au contraire, resserrer les liens. Mais si mon expérience m’a appris quelque chose, c’est que pour éviter les prises 
de tête, prévoyez le budget AVANT. Et ne soyez pas à 3 euros près APRES.