2017, cuvée… mouif

Ca y est, on arrive sur deux de mes articles préférés de l’année : le bilan de l’année et les résolutions pour l’an prochain. Ce sont mes petites traditions adorées ! Certains préfèreront le calendrier de l’avent, la dinde, croquer dans un marron glacé ou boire un petit pumpkin latte à la cannelle, moi c’est ça. Et on commence de suite par le bilan 2017, une année… un peu mouif, finalement.

Femme boudeuse - Mouif

J’avais de folles attentes pour 2017. Ceux qui me lisent depuis longtemps savent que j’aime me tisser des prédictions à base de chiffres, de cycles, tout ça. Donc qui dit année impaire dit année bénéfique pour moi et en plus, les années en 7, j’aime. Non mais en 2007, j’avais chopé non pas un mais deux CDI après près d’un an et demi de galères d’emploi. Alors forcément, j’avais des ambitions pour cette année, notamment au niveau de l’emploi justement… et bide. BIDE. J’ai voulu changer de voie et j’ai tenté la mobilité interne au sein de mon entreprise. Résultat : j’ai envoyé un message très positif à ma direction actuelle (“je voudrais aller bosser ailleurs, merci”) mais sans résultat aucun à cause d’histoire de salaires, de seniorité ou de poste finalement fermé. Poisse, poisse. Et depuis mon changement de manager, je ne vous raconte pas le cauchemar (peut-être plus tard, là, restons prudents).

Emily dans le diable s'habille en Prada

Bref, moins belle la vie de 9h à 19h (plus des fois le soir et le week-end parce que bon, le sous-effectif et la sous estimation de ta charge de travail malgré tes cris de protestation, on aime ça) mais le reste ? Côté vie privée, une jolie année ma foi. Pas d’emménagement ou de pacs cette année (on peut pas tout refaire non plus) mais des moments câlins, des fous-rires et de très jolis voyages dont je ne vous ai encore pas raconté grand chose mais ça va venir… Parce que ça fait du bien de raconter ses vacances, ça remet une petite pièce dans la machine. Un peu comme quand je continue de poster des photos du Japon plus de deux mois après mon retour sur Instagram, j’ai un petit sourire nostalgique à chaque fois. Le Japon, justement, un des grands moments de cette année 2017. Jamais je n’étais partie si longtemps, si loin, et en couple. Et bien, à part deux ou trois chamailleries inhérentes à tout voyage en couple, ce fut assez merveilleux, alors même que nous avons eu de la pluie 60% du temps. Je ne pense qu’à y retourner. Je crois que, justement, le côté “loin à deux” fait un bien fou même si le wifi n’aide plus tant à la déconnexion que ça. Mais le Japon en particulier et nos voyages en général, c’est clairement du côté “trucs cools de 2017”. Tout ce qui touche à notre couple, d’ailleurs. Tellement que c’est décidé : en 2019, on achète. Pas avant parce que les déménagements, c’est un peu chiant et je veux aller au bout du bail de notre appart actuel.

Déménager en couple

Et sinon, côté “projets annexes”… Je me suis un peu engagée en politique, pas tout à fait là où je pensais, j’ai plus choisi des individus qu’un parti (même si, vous vous en doutez, le changement de voie n’est pas du tout radical). En quelques mois, j’ai donc pris des cafés avec mon député, devenue co référente d’un groupe d’action local avec le directeur de campagne du dit député, été cadre de manif (je gérais l’installation avec vingt bénévoles sous mes ordres, hé oui) et me suis faite apparemment repérer par le national. J’ai pas mal d’envies de ce côté là… pas de politique en soi, je n’ai aucune envie de devenir députée, maire ou je ne sais quoi mais de tracter, de parler aux gens, je ressens le besoin de trouver une voie pour redonner l’envie aux citoyens de s’impliquer, d’aller plus loin que ce que certains entendent en écoutant BFM et co d’une oreille… Et justement, transition magique, j’avais pour projet de créer un blog engagé et… je l’ai créé. J’ai choisi le nom, j’ai choisi le thème, je lui ai donné vie sur une plateforme de blogs (pas envie de payer pour un blog wordpress avec nom de domaine et tout) eeeet… fin. Idem pour mon blog “Nina feels good”… Problème de temps, de charge mentale… Nous mettrons dans la catégorie des “j’eus aimé mais non…” : le paper art, ces blogs, donc, l’envie de se mettre aux vidéos, le sport tous les jours, la couture, l’équilibre alimentaire…

DIY

MAIS ! 2017 n’est pas que l’année du “j’ai pas fait parce que le boulot m’empoisonne”, c’est aussi l’année où j’ai repris l’écriture et bien. Un roman de 366 pages terminé, un autre entamé de 60 pages, plein d’idées, plein d’envies. Le plaisir d’écrire revenu. Et je vais vous teaser un peu mon article sur mes bonnes résolutions de 2018 : ce sera l’année où je vais noircir de la page.

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Le jour où j’ai été photographe sur tapis rouge

Vous savez ce que j’aime dans la vie ? Les moments cocasses, what the fuck, ces moments où je vis un truc assez foufou et qu’une petite voix dans ma tête vient gentiment me demander si tout ça n’est pas un peu trop surréaliste. Genre quand je danse pour le réveillon sur un bateau entourée de dauphins, quand tu traverses l’Atlantique pour aller faire de la luge. Et puis un jour, tu te retrouves au bout d’un tapis rouge parmi des photographes qui hurlent les prénoms des acteurs qui passent… quand ils les connaissent.

Photographes sur le tapis rouge de Cannes

Mais depuis quand je suis photographe de stars ? Depuis un matin du mois de mai : “Nina, y a le client qui est partenaire d’un festival de film, il voudrait savoir si tu veux aller faire la CM là-bas”. Alors, voyons, un petit tour dans une ville que je n’ai pas encore la chance de connaître… Mais oui ! Bon, après, déménagement oblige, je m’en suis un peu mordu les doigts car ça nous faisait sauter un week-end d’installation dont nous avions cruellement besoin mais j’allais, sans le savoir, mettre à mon actif une nouvelle expérience… hmmm…intéressante.

Voilà, photo prise le dimanche soir avant le fameux week-end, ça vous situe le bordel

Voilà, photo prise le dimanche soir avant le fameux week-end, ça vous situe le bordel

J’arrive sur place le vendredi après un trajet en train… où j’ai dormi du départ à l’arrivée, à peu près, 2 heures envolées. J’arrive sur le lieu des festivités en navette, véhicule qui me dépose pile devant le tapis rouge où se massent déjà quelques curieux. Des gens me sourient à travers les vitres teintées, je me demande si c’est ma cliente… Ah pas du tout, ce sont des badauds qui espéraient que je sois une star et quand ils ont vu que je n’étais personne, j’ai juste disparu de leur radar. Je rencontre mon contact qui m’envoie passer l’après-midi dans un lieu un peu isolé du festival pour une manifestation de la marque. A 17h, je retourne au coeur des événements, je spotte quelques personnalités en me faisant quelques réflexions sur la différence réel/à travers un écran (oh mais lui, en vrai, il a un vrai truc alors que je le trouve absolument dégueulasse à la télé… Elle par contre, j’ai un peu envie de lui donner mon shampoing…). Je reste un peu avec une de mes contacts puis on me donne une accréditation presse. Mais pourquoi faire donc ? Je traîne, je fais quelques photos (un peu pour moi, beaucoup pour le taf) puis ça commence à s’agiter sur le tapis rouge. Tiens, mais j’ai une accréditation, tentons le coup. Me voici donc au milieu d’une dizaine de photographes pro armés de leurs super appareils Reflex suréquipés de flashs qui te font passer de la nuit au jour en une seconde et d’objectifs plus long que leur… à peu près, voilà. Moi ? J’ai mon adorable hybride Olympus OM-D 5markII. Alors je l’adore cet appareil, sincèrement, il est hyper pratique mais surtout, sa fonction wifi me permet d’envoyer mes photos directement sur mon mobile, idéal pour poster le tapis rouge sur les réseaux sociaux de ma marque. Bon, par contre, par rapport aux vrais photographes, je me sens en léger décalage. Je me cale dans un coin, je ne bouge plus, affectant mon air “mais oui, j’ai tout à fait le droit d’être là”.

Tapis rouge

Le défilé commence, on a d’abord droit aux invités des marques partenaires, puis arrive une actrice que personne n’identifie, on sait juste que c’est une actrice car elle est très belle, très maquillée, très coiffée et très mince. J’appuie gentiment sur le bouton quand ça commence à devenir la folie furieuse autour de moi “Hé, mademoiselle, HE HE !!! A DROITE ! OH ! A DROITE, A DROIIIIIIITE !!” Qu’est-ce qui se passe ? Ah oui ok… Alors je ne sais pas si vous avez déjà regardé la cérémonie de clôture du festival de Cannes, le moment où le primé va faire coucou aux photographes, vous voyez ? On entend comme une rumeur chez les photographes… Car ils veulent avoir la star de face, qui les regardent, pour une photo au top.

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Alors ça hurle, ça interpelle, ça vitupère… Ce qui est très drôle, c’est que la plupart des participants étant de jeunes pousses du cinéma ou des indépendants, il arrivait parfois qu’on ne connaisse pas le nom de la personne sur le tapis rouge (moi, j’en connaissais quasi aucun, vu ma grande cinéphilie mais ça m’a rassuré de voir que les autres, qui sont un peu plus dans le métier, ne s’en sortaient pas toujours bien non plus). Du coup, quand on connaissait, ça donnait “MELANIE !! RAPHAEL !!! FREDERIQUE !!!” et quand on ne connaissait pas… “MADEMOISELLE ! MONSIEUR ! AAAAA DROITE ! DROITE ! NON DROITE !” Moi, évidemment, avec mon petit Olympus, je fermais ma gueule et mitraillais, mi amusée mi gênée. Non parce que, ok, le tapis rouge fait partie du job mais on me gueulerait comme ça dans le cadre du travail, je ferais un procès pour harcèlement ! Mais les acteurs posent, goguenards, ils font un petit tour et s’en vont en faisant coucou, quelques uns signant des autographes de façon un peu random. Tout est normal dans le cirque Paillette.

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Et puis y avait une fille, la seule en dehors de moi (alors que j’étais un peu posée là par hasard, pour voir si on allait me laisser faire (oui)). Le lendemain, je croise le photographe officiel de la marque qui me dit ne pas m’avoir vue sur le tapis, je lui explique où j’étais posée “derrière une fille qui criait très fort, là…” “Ah oui, c’est Cyrielle, elle n’est pas commode… mais en même temps, c’est pas un milieu facile pour les meufs”. Ah. Alors avec moi, elle a été cool durant la mini interaction que nous avons eue (je lui ai pris son sac pour le poser derrière la bande de photographes, à peu près) mais elle a pourri la vie d’une autre CM de l’événement en lui foutant des coups de coude, se justifiant d’un “je bosse, moi, connasse !”. Alors, Cyrielle est-elle obligée de mettre ses balls sur la table, comme on dit, pour être respectée par ses collègues testostéronés ou réelle connasse ? Moi, en tout cas, elle m’a bien rendu service : vu qu’elle hurlait très fort, tous les people la regardaient… et moi, j’étais juste derrière. Clic ! Clic !

Un milieu très mixte, en effet... Jeu : sauras-tu trouver la seule femme de la photo ?

Un milieu très mixte, en effet… Jeu : sauras-tu trouver la seule femme de la photo ?

Moralité : c’était marrant… et je suis ravie que ce soit pas mon métier parce que j’aime pas me battre pour avoir la meilleure place, j’aime pas devoir montrer les dents pour me faire un peu respecter parce que je suis une femme, je déteste crier. Ou alors, je repère le plus fort en gueule pour me mettre pile derrière et je mets à profit ma souplesse naturelle (hyperlaxie mon amour) pour faire des photos sans avoir le flash ou l’objectif des photographes devant.

Oui, parfois, le photographe de devant te niquait un peu ton cliché

Oui, parfois, le photographe de devant te niquait un peu ton cliché

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Road trip en Europe de l’Est

Hey salut ! Ceux qui me suivent sur Twitter ou Instagram le savent :  pendant 15 jours, Victor et moi sommes allés se promener un peu à l’Est pour voir ce qu’il y avait de nouveau. En Europe de l’est ! Au menu : Prague, Budapest, Dubrovnik et Kotor. Ambitieux ? Oui mais c’était sans compter mon arme ultime : le powerpoint des vacances !

powerpoint_presentation

C’est à peu près à ce moment là que Victor a regretté de s’être installé avec moi, je pense.

regret

Oui, voilà. En fait, tout a démarré il y a quelques mois quand j’ai découvert le pass Interrail, je nous imaginais déjà voyager à travers l’Europe en train, découvrir toutes les villes et les capitales. J’ai donc commencé à dessiner différents trajets. Voyons, où ai-je envie d’aller ? Amsterdam, Prague, Vienne, Dubrovnik, Thessalonique ? Attends, non, en train, ça colle pas trop… Amsterdam, Berlin, Prague, Dubrovnik, Thessalonique ? Et si on faisait Amsterdam, Berlin, Venise, Dubrovnik et Thessalonique ? Non, ça ne marche pas car : le train en Croatie, c’est pas ça… Par exemple, moi, je m’imaginais faire un Venise-Dubrovnik en longeant la côte mais non, si je veux faire Venise-Dubrovnik, je dois descendre à Bari et prendre le ferry. Bon, bref, j’essaie de ré articuler. Puis le soir de mon anniversaire, j’en parle un peu et Victor m’annonce qu’il veut aller à Budapest donc je modifie mon menu et voilà la version définitive : Prague – Budapest – Dubrovnik et Kotor. Oui, le Monténégro est apparu comme une bonne solution : moins loin que la Grèce et y a la mer.

Kotor au Monténégro

Commençons par un trajet en avion pour gagner du temps, puis train de Prague à Budapest, ça va. Maintenant, organisons le voyage Budapest – Dubrovnik… Et c’est là que ça commence à chier un peu : en fait, la Croatie n’a pas de réseau ferré très développé (peut-être à cause de la guerre, j’ai pas trop investigué là dessus, j’avoue) donc on peut arriver à Split en train, faire ensuite du bus jusqu’à Dubrovnik puis du bus jusqu’à Kotor. Ok. Et du coup, je prends pas l’Interrail, sans intérêt.

prendre le train pour voyager dans l'Europe de l'Est

Cette jolie gare est située à Budapest, en Hongrie

Je dessine donc nos vacances, je sélectionne quelques AirBnB plutôt sympas et je présente le tout à mon adoré, rétroplanning et budget en fin de présentation. Vendu ? Vendu ! Et je dois vous dire, mesdames et messieurs, que j’ai réalisé une très belle offre, un très beau package (on en a eu pour moins de 1500 € chacun pour 15 jours), je ne me suis pas plantée dans les dates, tout a roulé. Par contre, à refaire, je modifierais deux ou trois trucs mais c’est bon, si demain, je n’en peux plus du marketing, je pourrai faire agente de voyage. Enfin, à un voyage en train de nuit épouvantable et une plage de cailloux près mais on y reviendra.

plage kotor monténégro

La plage qui fait mal…

Tout était prêt en amont… Puis le déménagement et pof, on est partis à l’arrache complet : pas un guide, rien, juste nos habits et nos maillots et on s’en est sortis comme des chefs. Aidés certes par le Dieu Internet porté par le Saint Wifi, Victor a même été contacté par Google car il mettait plein de notes partout. On a usé et abusé de Google map et de ses établissements notés, de Tripadvisor, du forum du routard… Finalement, avait-on besoin de dépenser 20 € dans un guide qui nous aurait duré 2 jours ? Ahahah, non. Par contre, la prochaine fois, j’espère avoir plus de temps pour réaliser un cahier avec phrases clés, monnaie, points d’intérêts du coin. Mais comme toujours, le temps me manque.

Mais où se situe donc cette horloge ?? Réponse dans le prochain article (ou le suivant)

Mais où se situe donc cette horloge ?? Réponse dans le prochain article (ou le suivant)

Bref, asseyez-vous, on va un peu vous parler de notre road trip en Europe de l’Est (mais sans doute pas tout d’un coup, je vais encore être inspirée par plein de trucs, vous allez voir… ou pas parce que je n’ai aucune idée de la teneur de mes prochains articles)

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Où je suis pas prête à être agente de voyage

Parfois, je me dis que je changerais bien de carrière et je me plais à rêver. Fleuriste ? Sympa mais étant allergique au pollen, ça peut être compliquée. Institutrice ? Oui mais est-ce que j’aurai la patience face à 30 gosses ? Je veux dire, c’est facile de gérer un Saturnin que j’aime de tout mon coeur mais les autres enfants ? Agente de voyage ? Créer des voyages sur mesure… ah ouais, ça me botterait bien.

voyage

Sauf que je me suis rendue compte cet été que j’étais une grosse quiche. Souvenez-vous, avec Victor, on a voulu se faire un voyage aux petits oignons. On avait envie d’Italie et de Grèce, de découvrir de nouveaux paysages, de cocher de nouveaux pays dans notre mappemonde du sexe. Je fouille les interwebs pour résoudre l’équation suivante : 15 jours de vacances, deux pays, budget léger. En partant du mercredi au mercredi, on trouve des avions peu chers, décollant avec Air France et rentrant avec Transavia, Vueling ne m’ayant pas proposé de deal intéressant (alors que je les prends assez souvent). En fouillant sur AirBnB, on trouve deux apparts sympas, un avec une terrasse de ouf à Naples et un autre appart bien situé à Athènes. Pour finir, on s’offre une mini croisière parce que vu qu’on est en pension complète, c’est un bon rapport qualité-prix. Même si on avait des lits séparés et qu’on a navigué au sein du temple du capitalisme.

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J’étais bien fière de moi mais en imprimant les papiers quelques jours avant de partir, je découvre une couille dans le potage. Une couille bien velue. Pour le ferry nous permettant de rallier la Grèce, on nous demande d’arriver 3h avant le départ… et nous n’avons aucun moyen d’être à Bari à temps. Je panique, j’envoie des messages désespérés à Victor mais finalement, je préviens le ferry que nous, on arrivera plus tard vu qu’on n’a pas de voiture donc c’est pas grave.

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Ca restait cependant tendu : une fois sur Naples, on se rend compte que le bus qui nous permettait d’arriver pas trop tard n’existait pas le dimanche donc il nous restait que l’option train, un peu tendu mais nous décidons de tenter cette option et si on rate le ferry, on prendra le suivant. On prend la décision ensemble donc si ça le fait pas, ce ne sera la faute de personne. Non parce que pour rappel, c’était notre premier vrai voyage en amoureux (en Tunisie, on était partis en groupe et on se considérait pas en couple et Rome, c’était juste un petit week end) donc les engueulades peuvent surgir plus vite que leur ombre.

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Finalement, on a eu notre ferry, on profite de la Grèce, tout va bien. Puis vient l’heure de la croisière, on embarque, sereins et heureux, j’étudie un peu le programme et… mais attends… Couille dans le potage mais genre couille de compétition. Reprenons : la croisière dure 4 jours, on part le 10 juillet donc j’ai prévu un retour le 14 avec l’avion pour la France… Sauf 4 jours de croisière, ce n’est pas 10+4, c’est 10, 11, 12, 13…On rentre au Pirée le 13 juillet, on décolle le 14… Oh oups ! Bon, grâce au wifi d’un café turc et mon forfait monde offert avec mon téléphone pro (merci patron !), on chope un AirBnB au débotté, un petit studio un peu loin du centre mais à 25 € la nuit, bon deal.

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On se retrouve donc un dernier jour à Athènes, on se dit qu’on pourrait en profiter pour finir le musée d’archéologie qu’on n’a pas eu le temps de terminer car il est immense (mais génial) (mais immense); Mais on finit par glander au café toute la matinée puis à s’offrir une sieste une fois l’appart récupéré. Un appart qui avait la particularité d’être équipé d’une barre de pole dance, notre hôte étant prof de pole danse “but not a stripper!” précisa-t-elle. L’occasion pour Victor de m’offrir une petite démonstration de ses talents.

victor

Bref, être agente de voyage n’est pas de tout repos, j’ai encore du boulot. Mais j’ai de l’ambition, j’imagine pour l’an prochain un périple de ouf : Mexique (Playa del Carmen pour plonger un peu), San Francisco, Los Angeles, Vancouver, Montréal et New York… Bon, faudrait que je vende un rein mais ça peut le faire…

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La croisière s’amuse… nous moins

Je serai flagellée pour ce titre, je le sais.

Quand j’ai commencé à préparer notre voyage avec Victor, le but était de réussir à faire plusieurs destinations avec un budget pas si élevé. Après discussion, c’était décidé : ce serait Naples dont on parlait depuis un an puis la Grèce. Sauf que 10 jours à Athènes, ça fait un peu longuet donc je furète et trouve une mini croisière de 4 jours qui nous permettrait de voir Mykonos, Patmos, Heraclion, Santorin et un petit passage par le village turc de Kusadasi. Le bateau est à peu près tout ce que je déteste (gros et surtout polluant) mais au prix de la croisière en pension complète, on remplit pleinement l’objectif de voir beaucoup et pas cher. Let’s go !

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Vendredi 10 juillet, on embarque donc sur le Celestya Olympia, un magnifique paquebot qui s’étend sur 9 niveaux avec des restos, des bars, un casino, deux piscines, salle de sport et tutti quanti. On n’est pas montés qu’on nous prend nos passeports et qu’on nous les rendra à l’arrivée puis on arrête pas de nous prendre en photo alors qu’on est légèrement rouges et échevelés (le Pirée, c’est TRES grand). A peine met-on le pied sur le bateau qu’on nous annonce l’exercice d’évacuation, prenez vos gilets et montez niveau 7. Aaaaaah, laissez-nous respirer ! Néanmoins obéissants, on jette nos sacs, prenons nos gilets (je mets évidemment le mien à l’envers), on nous prend encore en photo et on écoute les instructions en 5 ou 6 langues. Des tas de gens se prennent en selfie, Victor et moi sommes un peu atterrés. Mais qui veut se prendre en photo avec un gilet de sauvetage ? « Hihi, on s’entraîne pour si on coule ! #cruise #drama #titanic #ilyavaitassezdeplacepour2surcettefoutueplanche #jesuiskatewinslet » Le pire c’est que je vous ai dit qu’on nous avait pris en photo quand on a débarqué avec nos gilets, je croyais que c’était pour une identification en cas de naufrage mais non , c’était pour nous vendre la photo ! Ah ben oui, je me sens tellement au top de moi même avec un énorme boudin orange fluo autour du cou… Bon, je me moque mais depuis, j’ai découvert des selfies de gens dans un avion en dépressurisation… (ces gens ne sont pas morts, on peut survivre à une dépressurisation, sachez le).

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On retourne dans la chambre, Victor déménage tout pour coller les deux petits lits qui étaient séparés par une table de nuit car il est hors de question de faire lit à part puis on va se promener un peu « Forfait alcoolique ! Alcool à volonté pour 20 € par jour! », « Forfait excursion, 200 € pour tout voir et tout faire ! », « Duty free, duty free, par ici ! », « Wifi, 7 euros de l’heure, youhou ! ». Pour 2 gauchistes comme nous, ce temple du consumérisme nous choque un peu. Le forfait boisson illimité ? On a à peine réussi à dépasser 20 euros pour deux le dernier jour avec 2 verres de whisky et un verre de vin chacun (oui, je me mets à apprécier le whisky). Le forfait excursion ? Si c’est pour se balader avec des accros du selfie et de la perche qui va avec, on préfère se démerder seuls, merci.

Mykonos, premier arrêt

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Le forfait alcool tout compris a entraîné un phénomène qui nous a rendu fou : les verres abandonnés quasi pleins. On a même trouvé un mojito même pas entamé dans un couloir ! Ok, le respect est resté à quai… Les gens étaient vite bourrés dont un groupe d’insupportables ados américains qui parlaient très fort et étaient particulièrement mal élevés ou ce couple de Mexicains qu’on avait à table le dernier soir. On avait avec nous 2 Colombiennes plus 2 Américaines et le quatuor hispanique parlait à bâtons rompus, le Mexicain semblant raconter strictement n’importe quoi, déclenchant l’hilarité des Colombiennes tandis que son épouse souriait comme elle pouvait suite à un lifting un peu violent. Il y eut d’ailleurs ce moment un peu surréaliste où il nous montra une branche d’olivier, hyper fier de lui, nous expliquant qu’il l’avait acheté à Santorin comme s’il s’agissait de quelque chose de très rare et précieux. Oui, monsieur, bravo, c’est très joli, oooooh !

Patmos, 3e arrêt

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Ah oui, les repas, parlons en. On nous plaçait en fonction des arrivées sur de grandes tables donc on a pu dîner en compagnie de Grecs, de Turcs, d’Italiens mais aussi de Grecs exilés en Australie qui revenaient pour la première fois et qui avaient très envie de discuter. Certains soirs, on a réussi, en arrivant un peu tard, à récupérer une table de 2 et à pouvoir dîner tranquille, entre deux photos prises par les photographes du bateau qui ambitionnaient de nous les vendres (non).

4e arrêt : Heraklion

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Oui parce que les gens se précipitaient aussi, tout le temps. Par exemple, sur les expéditions sur Patmos et Santorin, il fallait prendre des navettes qui allaient du bateau à terre. Pour se faire, il fallait aller chercher des tickets au bar entre 13 et 15h. On a voulu y aller à 13h15 avant de déjeuner… une queue de malade. Du coup, on a pris la dernière chaloupe à chaque fois mais bon, à un moment, on n’est pas là pour faire la queue non plus.

Santorin, 5e arrêt

 

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Concernant le forfait excursion, j’ai presque regretté par contre. Parce que du coup, les lieux à découvrir étaient potentiellement loin du port où on débarquait et impossible de s’y rendre à pied. C’est ainsi qu’en arrivant à Kusadasi, on a découvert qu’Ephese était à 25 mn de voiture soit 60 € de taxi… Idem pour Santorin, on est restés sur Fira, mignon mais un peu trop commercial à mon goût alors qu’il y avait une excursion à Ochia, le village avec la très belle église aux coupoles bleues des cartes postales.

Kusadasi, 2e arrêt

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Mais la croisière nous a permis de découvrir quelques coins quand même. J’ai adoré Mykonos, Santorin malgré les trop nombreuses boutiques, Patmos et Heraklion. Kusadasi n’avait rien de notable à part cet adorable chaton :

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On a failli le ramener mais vu qu’on doit déjà solutionner la future cohabitation entre nos deux monstresses, on trouvait que mettre un chaton en plus dans l’équation relevait du pur masochisme. Puis il aurait pas passé la douane.

Depuis, on a testé la cohabitation entre les 2, ça passe

Depuis, on a testé la cohabitation entre les 2, ça passe

Bon alors évidemment, grâce au gros bateau (en fait, un autre identique de la même compagnie faisait le même trajet), on débarquait en masse et il était un peu plus difficile d’apprécier les lieux mais on n’aurait pas pu faire le tour de ces îles pour moins cher, de toute façon.

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Puis la croisière a quand même un immense avantage : on a plein de temps entre deux escales. Et quand on est un jeune couple plein de vie et de désir, ça se rentabilise bien, ce temps libre… Je comprends mieux pourquoi pas mal de couples choisissent la croisière pour leur voyage de noces…

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Athènes, la divine

Après avoir quitté l’étouffante Naples, nous voilà partis pour un petit périple : train de Naples à Caserte, train de Caserte à Bari, ferry de Bari à Patras puis bus de Patras à Athènes. Long certes mais regardez les prix des vols entre Naples et Athènes, vous comprendrez.

Coucher de soleil en direct du ferry

Coucher de soleil en direct du ferry

Lever de soleil toujours en direct du ferry

Lever de soleil toujours en direct du ferry

Arrivés dans notre AirBnB et une douche salvatrice, on finit par s’habiller et par sortir à la découverte d’Athènes. Pas d’objectif : on va juste prendre le pouls de la ville, notre activité préférée. Il fait lourd mais on s’émerveille vite. A quelques mètres de l’appart, le vieux stade olympique et, regarde, au fond, l’acropole ! Je suis un peu comme une folle, je rêvais d’Athènes depuis tellement longtemps !

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Athènes a une atmosphère magique : au détour d’une rue, tu te retrouves nez à nez avec des vestiges archéologiques, le métro passe d’ailleurs au pied de l’ancienne agora. La ville nous charme : d’abord, contrairement à ce qu’on nous a dit, c’est propre et le moderne et l’ancien s’unissent à merveille. On se perd un peu dans les petites rues de Plaka, on erre au pied de l’acropole jusqu’à tomber presque par accident sur l’ancienne agora. On prend nos tickets d’entrées pour les jours suivants. Ca aussi, gros point positif : pour 12 euros, vous avez droit à entrer sur l’acropole ainsi que 5 autres sites archéologiques (on a choisi l’ancienne agora, le théâtre de Dionysos, le temple de Zeus, la bibliothèque d’Hadrien et le Keiramekos).

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Je ne vais pas vous refaire l’histoire des différents sites et temples, je dirais juste que c’est époustouflant et que ça a énormément excité mon imagination. Les lieux sont hyper propres et les Grecs veillent vraiment à ça. Par exemple, sur l’Acropole, un mec a sorti un sandwich, il a été prié de le ranger fissa. C’est à peu près à ce moment là que nous avons noté l’absence totale de pigeons… D’ailleurs, petite anecdote, sur l’acropole, on a failli mal finir : je portais un joli chapeau offert par Victor et évidemment, il y eut un coup de vent et mon chapeau s’envola dans une petite fissure au pied du Parthénon, dans une zone interdite aux visiteurs. Ni un ni deux, Victor a foncé, sauté les barrière, chopé mon chapeau et demi tour. On a bien entendu un sifflet mais vu que la cause semblait bonne, on n’a pas été interpellés, mmm…

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Mais on n’a pas fait que déambuler entre les vieilles colonnes (même si mon âme de photographe s’est franchement régalée, que de jeux de perspectives !), on a tenté d’autres balades. D’abord : le Pirée. Comme on partait en croisière le vendredi, on voulait un peu repérer les lieux. Résultat : on n’a rien repéré du tout et on a eu très chaud et en prime, on n’a pas trouvé de plages pour un mini plouf. On a erré jusqu’au petit port de Zéa, on a fini par s’offrir un petit coca pour moi et une bière pour lui, on est allés rigoler dans les allées du Carrefour (où on a acheté une fêta absolument incroyable, ferme et fondante, un délice, une tuerie). Pas indispensable.

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Le même jour, on est allés grimper sur le mont Lycabette pour découvrir Athènes au soleil couchant et même si ça tire un peu (mais ça va, y a des points d’eau en chemin), ça vaut vraiment mais alors vraiment le coup. C’est là que tu découvres à quel point Athènes est gigantesque. Un moment vraiment magique. Et en plus, en redescendant vers le métro, on a découvert un resto absolument parfait juste à côté du stade, j’ai dégusté de délicieuses feuilles de vigne (ben oui, je mange local) et un Aztek vraiment très bon avec un petit Raki offert par la maison. Le tout pour 15 € chacun, pourboire compris.

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Oui parce qu’Athènes, la bouffe n’est globalement pas très chère (à part une épicerie où notre petite provision de fruits et légumes nous a un peu fait mal). Un jour, on se retrouve dans un resto avec un menu à 10€ pour 2 entrées, plat et dessert ! Non seulement c’était bon mais quand même assez copieux. On a pas mal changé nos habitudes alimentaires par rapport à Naples, on avait tendance à faire un bon gros repas vers 14-15h et grignoter quelques tomates, pastèques et fêta à la maison en rentrant le soir, le tout arrosé de ouzo histoire de. On a été totalement conquis par la cuisine là-bas, c’est bon, pas trop gras, les fruits et légumes hyper parfumés. Un gros oui !

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Quant aux Athéniens, ce sont vraiment des gens adorables et hyper serviables. Dès qu’on leur parlait un peu grec (un peu : on disait bonjour, merci, de rien et au revoir), ils étaient super contents qu’on fasse l’effort. Quant à la crise… j’ai envie de dire « par pitié, éteignez votre télé ». Quand on lisait les médias français quand on avait accès au wifi (pour le coup pas top), on avait l’impression d’être partis dans un pays en pleine guerre civile alors que pas du tout. Le métro était bondé à 8h30 à cause des gens qui vont bosser, les queues au distributeur ont atteint au max une dizaine de personnes et les gens attendaient très tranquillement, pianotant sur leur téléphone, les vigiles sécurité censés empêcher les débordements semblaient mourir d’ennui… Bref, on n’aurait pas suivi l’actualité, la seule façon de deviner qu’il se passait quelque chose était le nombre de camions régie devant le Parlement… Depuis, j’avoue que j’ai une haine tenace pour la « Troïka » européenne et beaucoup de tristesse pour ce qu’on impose aux Grecs.

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Dernier point sur Athènes : c’est une ville salée. Littéralement. J’avais du sel sur mes lèvres, la peau de Victor avait un goût salé quand je l’embrassais dans le cou ou ailleurs… Et c’est ce qui me fait encore plus aimer Athènes. D’ailleurs, avant de partir, alors qu’on dînait sur un rooftop avec vue sur l’acropole, on s’est mis à rêver qu’un jour, on viendrait vivre là.

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Un coup de coeur ? Non, un coup de foudre.

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Nous ne sommes pas auteur de ce mini graf et ce ne sont pas nos initiales mais j’aime bien cette photo

Mais voilà l’heure de partir pour la croisière, l’expérience sociologique la plus déconcertante des vacances.

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Lost in Lisbon

(en vrai, je me suis pas perdue mais je trouvais que ça sonnait bien)

Tout a commencé fin septembre. Rentrée de Belfast, j’avais légèrement le cafard à l’idée de ne plus partir de l’année. Parallèlement à ça, Goldie prenait ses petites affaires pour s’installer à Lisbonne. Ni un ni deux : elle avait envie qu’on vienne lui rendre visite, j’avais envie de bouger, trois clics plus tard : Lisbonne me voilà !

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Je vais pas faire durer le suspense : j’ai aimé très très fort. Est-ce la ville ? Est-ce le temps splendide ? Est-ce les Portugais qui sont tellement piles dans mon style de mec que je comprends pas pourquoi je ne connais aucun Portugais alors que paraît-il, ils sont plus d’un million en France ? Le côté ville méditerranéenne même si on est au bord de l’Océan ? Un tout ? Je ne saurais dire. Mais laissez-moi vous raconter mon périple.

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A peine arrivée à Lisbonne city, je suis embarquée dans un resto burger très à la mode avec Goldie et une de ses amies portugaises, Andreia. On papote en anglais puis on part dans le centre de Lisbonne rejoindre d’autres amis, majoritairement français, de Goldie. Ca monte, ça descend. Oui, à Lisbonne, c’est vallonné donc on note : si vous avez une petite fatigue dans les pattes, c’est pas la destination rêvée. On se retrouve tous dans un bar de Santa Appolonia avec une terrasse géniale avec vue sur le Jésus local (plus petit qu’à Rio) et leur joli pont rouge, les fauteuils sont de vieux sièges de train. On écoute un concert en sirotant du gin (grosse boisson à la mode, là-bas) mais on tombe un peu de fatigue donc un taxi plus tard, me voici dans mon petit lit de l’Hostel. Un des habitants a organisé une fiesta mais je suis tellement épuisée que je m’endors quand même.

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Photos Instagram prises avec mon iPhone alors que je tenais mon cocktail, pardon pour la qualité

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Lendemain matin, réveil à 9h30, je traînasse jusqu’à 10h avant d’aller me doucher tout en me flagellant : raaaah, je suis une merde, j’avais dit que je devais partir à 10h pour profiter un peu, je me suis même pas levée, je suis trop nulle. Je finis de me préparer et saisis mes deux téléphones* pour les passer en wifi. Petite énigme : un des téléphones affiche 9h40, l’autre 10h40. Heu, mmmm… Sachant qu’au Portugal, il y a une heure de moins qu’en France, à priori, le bon téléphone est celui qui m’affiche 9h40… Ou comment gagner une heure de son temps en ne vérifiant pas les paramètres de son téléphone.**

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Direction Santa Appolonia pour une matinée en solo. Bon, grâce au métro, c’est assez facile, c’est direct. Petit aparté : le métro de Lisbonne étant plus large que le métro français (grâce à un écartement des rails plus important, je l’ai appris plus tard), on a de l’espace et c’est bien plaisant. De façon générale, j’ai trouvé qu’on avait de la place un peu partout à Lisbonne et ça, vraiment, j’ai kiffé. Bref, me voici à Santa Appolonia, je sirote un café en dégustant un pasteis de nata (je dois apprendre à cuisiner ça, c’est trop bon) puis je pars à l’assaut du quartier ou plutôt de ses hauteurs. Erreur de débutante : j’adopte la démarche parisienne donc je grimpe la côte limite en courant et j’arrive en haut limite en mourant. J’y retrouve un charmant marché aux puces joliment surnommé “le marché aux voleurs”. Si on te tire ton mobile, tu peux l’y retrouver en vente, par exemple.C’est très bric et broc, ça me rappelle la Braderie de Lille, je me régale. Au loin, le soleil scintille sur le Tage. Je me perds un peu dans les petites rues, quelques surprises m’attendent comme un étrange jardin avec un vespa au milieu, un oranger chargé de fruits, des fontaines. Près du Tage, les street artists s’expriment sur les murs des docks, c’est joli et coloré.

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Je m’amuse à me perdre mais pas tant que ça, je dois retrouver Goldie. Un petit tour par la praça do comércio et ses symboles phalliques (mais si !), je prends deux, trois trams en photo histoire d’assurer le pittoresque et je récupère Goldie. On revient sur la dite place, on se promène, on monte, on descend, on remonte. On se pose dans une cafétéria brésilienne puis on va prendre un peu le soleil sur une terrasse au sommet de la ville, en attendant le début du tour Street Art. Car oui, en moins d’un mois, la demoiselle a déjà trouvé un job : guide pour un tour street art qui va nous occuper l’après-midi. Mais j’en parlerai dans un article à part.

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la croix au fond, c’est le Jésus de Lisbonne

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Tour de Street Art, donc (article à suivre). Le soir, un peu claquées, on va dîner chez Andreia puis on repart dans le centre prendre un verre dans un bar très branché situé au sommet d’un parking. Vue superbe, cocktails fameux, bonne soirée.

 

Sans rapport mais j'aime bien

Sans rapport mais j’aime bien

Le dimanche, on part à la mer ! Enfin à l’Océan. Même si le Tage a tendance à faire illusion, il faut prendre le train pour aller tremper ses petons dans l’Océan. Expérience que je n’ai moi-même pas tentée, on était le 07 décembre quand même. Mais il fait quand même très chaud. Petit tour à Cascais où on se pose au soleil puis au retour, petit passage par Belém. Je n’ai pas le temps de monter à la Tour mais c’est pas grave, j’ai vu la mer. Au passage, je sème mon écharpe, histoire de continuer à faire mon boulet.

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De retour au centre, on récupère Andréia, on va s’acheter quelques pasteis, il y avait trop de monde pour ceux de Belém hyper réputés et j’avais un avion à prendre. Une fois à l’aéroport, on réalisera alors que j’avais mal lu les infos : mon avion à l’aller n’atterrissait pas à 19h20 mais à 18h45 (mais on a eu du retard donc ça collait), pas plus que mon retour ne décollait à 18h45 mais à 19h20… Oui, j’avais plié mon billet papier de sorte qu’on ne voyait plus les dates donc j’ai un peu tout mélangé. Boulet, je disais donc.

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Vendredi, je vous parlerai de la balade street art et concluerai ce petit périple Lisbonnais. Bisous !

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* Pro+perso mais le pro est un iPhone 5S vs mon perso tout pourri (un Samsung trend, n’achetez pas) et à l’étranger, le 1er est bien plus utile.

** Cette histoire est d’une rare insignifiance

 

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Je veux garder mon anonymat!

Vendredi, pour tromper mon impatience due au train forcément en retard, je zieutais les infos sur le Nouvel Obs quand je découvris cette news : on en veut à l’anonymat des blogueurs. Gros soupirs. Vous allez nous lâcher la grappe oui ?

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Oh, je sais bien que le web, c’est le maaaal, y a que des pirates et des délinquants dessus, des lâches qui se cachent derrière leur écran pour dire ou faire les pires choses. Et y a donc les blogs et surtout les blogueurs, cette fange anonyme qui se croit au-dessus des lois en disant du mal de notre classe dirigeante, répandent de fausses rumeurs sur le couple présidentiel voire diffusent le résultat des élections avant TF1. Cet état de non droit doit cesser, sortez vos papiers d’identité blogueurs.

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Évidemment tout ceci est ridicule. D’abord il faut être assez naïf pour croire qu’un simple pseudo nous rend intouchable. Avec les IP même dynamiques, on se fait retrouver très rapidement. Alors oui, il existe des proxys pour cacher son IP mais là encore, faut vraiment être très calé pour vraiment ne laisser aucune trace. En somme, si on a les moyens policiers idoines, l’anonymat est une
vaste blague. A moins d’avoir le temps d’aller dans des tas de cybercafés ou choper des tas de wifi loin de chez soi… Que d’énergie dépensée.

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De façon générale, je trouve ce principe assez débile. Je crois qu’on a mieux à faire que de légiférer sur l’anonymat du blogueur. Surtout que, pour ma part, si je ne dévoile pas mon nom, ce n’est pas parce que je cherche à commettre des délits mais pour me protéger. Non que je n’assume pas mes écrits, l’immense majorité de mon entourage, y compris pro, connaît ce blog. Mais je n’ai
pas envie qu’il soit automatiquement associé à mon nom. Je n’ai pas envie qu’un éventuel recruteur puisse lire mon avis sur des sujets intimes avant même de m’avoir rencontrée. Et surtout, au vu de l’équilibre mental de certains par ici, mieux vaut ne pas donner direct les clés de chez moi. Non parce que la dernière fois, un être très sain qui avait retrouve mon cv a collé ma photo sur une pierre tombale et posté ça sur un blog très violent a l’égard de Nina. Donc vous comprendrez aisément pourquoi je panique quand un lecteur se la joue trop intrusif. Et encore, je vous passe l’épisode du mec qui m’a harcelée pendant un an et demi…

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Et puis peu importe mes raisons. Un blog n’est souvent l’expression que d’une partie de nous. Nina représente une grande partie de moi mais pas l’intégralité, beaucoup de choses de ma vie, y compris intimes, n’apparaissent pas ici. Juste parce que je n’ai pas envie ou besoin de les partager. Mais des blogs, j’en connais un bon paquet (c’est mon métier), des anonymes ou non et je n’y ai jamais rien lu de délictueux. Alors ce serait peut-être bien qu’avant de nous demander nos papiers et rogner une part de notre liberté, Monsieur le sénateur commence déjà par allumer un ordinateur, pour voir.

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Et au fait, les artistes, ils ont le droit de garder leur pseudo ?

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De quoi vais-je mourir aujourd’hui ?

S’il y a une chose qui m’insupporte au possible, c’est le catastrophisme ambiant surtout en matière de santé. En ce moment, avec la grippe porcine… Euh, grippe A, pardon, on déguste : attention, on va tous crever, y a déjà des gens qui meurent et le virus se propage partout, c’est la fin du moooooooooonde !


Remettons les choses dans leur contexte. Nous avons 11263 cas confirmés dans le monde pour 89 morts certifiées. Notre bonne vieille grippe, celle qu’on estime anodine et qui nous rend bien malade touche 2.5 millions de Français par an en moyenne et tue entre 100 et 1500 personnes. Alors pardon messieurs dames de l’OMS mais vous n’avez pas un peu exagéré ? Je comprends que l’arrivée d’une nouvelle maladie vous fasse flipper mais l’histoire nous a déjà appris que s’inquiéter à ce point n’ était pas forcément nécessaire. Souvenez vous du SRAS, la maladie dont on devait tous mourir ou à peu près et qui finalement s’est arrêtée comme elle a commencé. Bref, comme disait mon père : « une grippe mondiale qui touche 10 000 personnes et en tue 50, faut arrêter de s’exciter ».


Alors oui, ok, faut bien surveiller cette nouvelle mutation du H1N1 puisque une de ses variantes a provoqué la grippe espagnole de 1918-19 tuant 30 millions de personnes (Wikipedia est mon ami, bien sûr). Sauf que là, je suis fatiguée par ce catastrophisme, surtout qu’on a les vaccins et on en a bien plus qu’il n’y aura de malades alors c’est bon, lâchons un peu la pression.



De toute façon, il faut bien mourir un jour et je crois que mourir d’une grippe en une semaine chrono, ce sera toujours mieux que les milliers de cancers qu’on me promet. Je résume. Je fume et je vis dans une ville polluée : possibles cancers des poumons et de la peau, de toute la tuyauterie respiratoire… Même si j’en suis actuellement à 3-4 cigarettes par jour. Non, je ne veux pas arrêter. Ensuite, j’utilise des produits de beauté à base de paraben qui va sans doute me coller un cancer du sein. Faudra au passage m’expliquer comment une crème pour le visage peut me filer un cancer du sein, ça me fascine. Idem pour mon déo, d’ailleurs, cancer du sein. Je suppose que dans quelques temps, on va me dire que je vais aussi développer des cancers de la peau. Je consomme de l’aspartame, en quantité très réduites mais voilà, cancer, cancer, cancer. Ah et j’oubliais, téléphone, wifi : tumeurs au cerveau. Oui, au
pluriel, tumeurs parce qu’au boulot, on a tous des portables et on bosse en wifi, mon cerveau va se cloquer de partout.


Ah tiens, parlons bouffe. J’ai mangé au RU pendant l’histoire de la vache folle, ça m’étonnerait que j’ai pas attrapé Creutzfeld-Jacob. Mais avec le temps d’incubation, faut attendre un peu. Puis je mange des produits laitiers, du poulet, des légumes qui sont peut-être des OGM… Bon, bref, il paraît évident que je vais mourir d’un cancer ou d’une horrible maladie donc à tout prendre, une grippe, ça ira plus vite et ça fera moins mal.


Evidemment, je me planque derrière le cynisme et on va me dire qu’on ne peut pas rigoler de la santé, blablablabla. Oui, ok, mais le cancer a toujours existé, c’est une façon qu’a notre corps de nous faire partir parce que hého, nous ne sommes pas éternels. Mangez tous les fruits et légumes que vous voulez loin de la pollution des hommes et des vaches (bon courage), sans aucune onde à proximité… Certains cancers sont héréditaires donc c’est même pas sûr qu’on y échappe. Il y a plus de cancers qu’avant ? Certainement car ils sont dépistés plus tôt. Perso, je ne doute pas d’y avoir droit un jour : ma grand-mère paternelle en a développé un au sein (peu de chance que je l’attrape néanmoins), ma grand-mère maternelle est morte d’un cancer généralisé, mon grand-père maternel est indirectement mort de polypes dans les intestins, polypes dont ont hérité ses filles. Et je suis sûre que je n’ai rien d’un cas exceptionnel.

Le grand-père de Guillaume 1er vient de mourir d’un cancer généralisé fulgurant, exactement comme ma grand-mère. Mais il approchait des 90 ans et il avait fumé comme un pompier la majorité de sa vie, ce n’est même pas ce qui l’a tué.



En fait, j’en ai marre. On nous fait tellement flipper avec tout ce qui nous entoure qui va nous tuer que je finis par ne plus rien prendre au sérieux, d’autant que tous les jours, on nous sort des études qui prouvent tout et leur contraire. Tiens, prenons cette histoire d’étude scientifique qui prouverait que l’utilisation de la capote favorise la transmission du SIDA. En fait, les résultats de l’étude démontraient en gros que grâce à la capote, on a moins peur du sida et que parfois, ça casse et que du coup, là, on peut choper le
SIDA. Forcément, si je monte pas dans une voiture, j’aurai moins de chances de mourir d’un accident de la route.



Bref, je veux bien qu’on me prévienne que je vais mourir de tous les cancers et grippes qui existent. Seulement je crois aussi qu’il faudrait arrêter de s’alarmer pour un rien et faire du sensationnalisme sur le sujet. Je crois qu’arrive un moment où scientifiques et journalistes doivent aussi prendre du recul au lieu de nous jeter à la figure les conclusions d’une étude (en attendant la preuve du contraire dans l’étude suivante).  De toute façon, on mourra tous de quelque chose…

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Comment survivre en étant de gauche en France ?

En ce moment, je suis une privilégiée : dès que je quitte le bureau, je suis médiatiquement coupé du monde vu que je n’ai pas encore le net. Je capte bien un wifi Neuf libre accès mais il est aléatoire donc je ne surfe pas trop avec. En quoi suis-je privilégiée d’être médiatiquement déconnectée ? Parce que pendant quelques heures, on m’a épargné la lente et douloureuse agonie du PS. Au secours, je suis de gauche !


 Examinons les faits de façon totalement partiale. En 1, nous avons Ségolène Royal aka la Anne Roumanoff du PS avec son célèbre sketch Fra-ter-ni-té (ahahah) ou le fameux « non mais mon programme présidentiel n’était pas réaliste enfin » (ahahahahah). En 2, nous avons Martine Aubry revenue de Lille où elle devait s’ennuyer ferme, Martine qui, rappelons le, a largement bâclé la réforme des 35 heures pour partir à Lille, justement, ville ingrate qui lui a infligé une belle défaite en 2002 face à un candidat UMP inconnu. Et enfin Benoît Hamon, revenu du NPS (pseudo parti qui prouve une nouvelle fois le talent comique inné des socialistes qui cherchent surtout à occuper le devant de la scène et manger la plus grosse part du gâteau) qui a pour qualité principale ses beaux yeux. Enfin, j’étais quand même plus favorable à sa candidature, pas juste parce que je le trouve charmant (Wauquiez aussi, il est pas mal, je ne vais pas voter UMP que pour ça non plus) mais parce qu’à la limite, j’étais assez favorable au principe du « mais je suis pas présidentiable, je ne m’occuperai que du parti ». Evidemment, on pourrait débattre de la sincérité du monsieur mais bon…

Et là, le pire arrive : c’est la guerre. Martine-Ségo, 50-50. Bon déjà, est-ce que quelqu’un ici peut sérieusement m’expliquer comment on peut encore soutenir Royal. Perso, le « ahahah mais enfin, mon programme n’était pas réaliste », sous entendu « fallait être con pour y croire », pardon mais je ne digère pas. Même si le SMIC à 1500 euros, j’avais eu une conversation enflammée sur le sujet avec un futur militant, je lui avais expliqué que ce n’était pas forcément souhaitable d’augmenter aussi brusquement le SMIC mais
c’est pas la question. Bref, les deux se déchirent, se traitent de noms d’oiseaux, s’accusent mutuellement d’avoir triché. Et moi, je déprime. J’espère très fort me tromper mais à l’heure actuelle, je nous vois filer droit vers un scénario à la canadienne. Je m’explique. Au Canada, il y a un parlement fédéral avec en gros 4 grands partis : le parti libéral, le parti conservateur, le bloc québécois et l’Alliance. Ces deux derniers partis sont essentiellement régionaux : le bloc québécois est le parti qui promeut la souveraineté québécoise au niveau fédéral et le parti réformiste est surtout populaire à l’ouest…Là où les Québécois énervent tout le monde avec leurs revendications. Ces deux partis ne peuvent donc pas accéder au pouvoir à l’heure actuelle, reste donc le PL et le PC. Or en 93, le PC a subi une défaite monstrueuse suite à un accord constitutionnel raté et un référendum perdu, il ne leur est resté que deux députés.
Même la Première Ministre Canadienne de l’époque n’a pas renouvelé sa députation. Ouais, je souligne juste au passage qu’au Canada, une femme dirigeante, ce fut une réalité dès 93, je dis ça… (bon, ok, elle est resté quelques mois). Le PC était limite cliniquement mort jusqu’en 2006. En gros, de 93 à 2006, le seul parti à pouvoir remporter les élections législatives était le PL, ce qui faisait que le caucus du PL était le seul dans le pays à choisir l’identité du Premier Ministre. Et en France ? 2002, c’était y a à peine 6 ans et très franchement, je suis archi pessimiste pour 2012. Ainsi, l’identité de notre prochain président sera-t-elle choisie uniquement par les militants de l’UMP ?


 

Alors maintenant, je fais quoi ? Je m’inscris au PS pour militer et essayer de reconstruire le parti ? Non, je n’aime pas le PS, ils m’énervent tous autant qu’ils sont, on a l’opposition la plus nulle du monde. Bon, ok, j’exagère sans doute mais on les entend plus ouvrir leur gueule sur leurs petites disputes que sur les lois fabriquées par le nouveau gouvernement. Alors en 2012, je suis censée voter pour ça ? Laissez moi rire.

 

Alors, je m’entraîne à être de droite, je dis que Sarko, il est trop super et qu’il gère super bien la crise (sachant qu’en décembre, entre mon découvert actuel,mon loyer et les impôts, j’aurai précisément zéro euros pour vivre). Je dis qu’il est brillant, ainsi que tous ses ministres et que je suis confiante en l’avenir. Et je me dis qu’avec mes fiançailles avec la loi de Murphy, le fait que je devienne UMP est le dernier espoir de la gauche en 2012.

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