La vie ne dure pas éternellement

Il y a des coups de fil qui te minent le moral en 2 minutes. Vendredi, je suis dans le métro à papoter avec une collègue quand mon mobile vibre “maison”. Tiens, mes parents, que me veulent-ils ? En fait, il s’agit de ma soeur. “Ouais, j’ai pas une très bonne nouvelle. Virginie, la fille d’Henri, est morte dans un accident de voiture”.

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Virginie est donc une cousine éloignée, Henri étant le cousin de mon père. J’ai découvert l’existence de la jeune fille un peu par hasard, sur Viadeo. Mon nom de famille n’étant pas très répandu, il y avait de fortes chances qu’on soit du même sang. Je ne l’ai rencontrée en vrai qu’une seule fois, il y a un an quasi jour pour jour, pour l’enterrement de ma grand-mère. Donc dire que je connaissais Virginie serait exagéré. Je sais juste qu’elle avait 28 ans et qu’elle s’est crashée sur un rond-point aux petites heures de la nuit.

rond-point

Mais ça m’a touchée. Depuis la naissance de mon neveu, je prends pleinement la mesure de ce qu’est la vie et de la prétention incroyable du genre humain. On a tous commencé notre histoire en ne mesurant qu’une poignée de centimètres, à passer de bras en bras, à dormir et baver sur tous les membres de la famille, à subir des “higuidiguidi qu’il est mignon le bébé agadagoudou”. Quand je vois ce petit bonhomme câliné comme un chaton, je me dis qu’on est finalement peu de choses. Et puis y a cette histoire de Virginie. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, peut-être y avait-il de l’alcool, peut-être de la fatigue… C’est toujours cette histoire de ça n’arrive qu’aux autres, ces autres qu’on ne connaît pas. Pourtant, par le passé, deux de mes amis ont terminé à l’hôpital en miette suite à un accident. Ils s’en sont néanmoins sortis. Virginie, elle, non. 28 ans, fin de l’histoire.

fin

On croit toujours crânement que la mort ne nous cueillera que dans notre vieillesse, qu’on a le temps, qu’on n’a pas à se précipiter. Et pourtant… Vendredi soir, j’ai été prise d’un violent cafard à l’annonce de cette nouvelle. Un peu de tristesse pour la famille touchée, pour Henri qui vient de perdre sa fille unique. Pour cette vie terminée connement au détour d’un rond-point… Quoi qu’une mort est rarement intelligente…Nul n’est immortel. On accepte plus facilement la mort des gens âgés car comme on dit souvent d’un air fataliste, ils avaient l’âge de partir. Mais à 28 ans, on dit quoi ? A 28 ans, on a des projets, des envies, on a le temps, normalement. Virginie n’en aura plus.

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Et on se retrouve toujours un peu assommé par ce genre de nouvelles. On se dit que la vie est trop courte et qu’il faut en profiter. Sauf que… Sauf que dans les faits, je peux démissionner aujourd’hui ou demain et cramer mes économies en voyages. Et après ? La réalité nous rattrape, la réalité est là, terrible et indifférente. On peut vivre à fond, il y a des choses immuables, des obligations auxquelles nous devons répondre. On aimerait écluser la liste de tout ce qu’on rêve de faire. Sauf que la réalité s’en fout. L’argent ne pousse pas sur les arbres, les journées ne font que 24h, même quand il y a urgence à vivre.

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A 28 ans, Virginie s’en est allée. Et il n’y a en fait rien à en dire. Peut-être que je me poserai moins de questions à l’avenir, que j’essaierai de faire plus de choses aujourd’hui plutôt que demain… J’essaierai.

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Le syndrome de l’imposteur

Introspection, nous voici seuls face à nous mêmes, pire qu’un entretien d’évaluation avec le plus vachard des managers. Vous avez remarqué comme on est super durs avec soi ? Comme on peut se reprocher le moindre bourrelet avec violence, le moindre manquement avec une intolérance hystérique ? Je sais pas vous mais moi, y a des jours où la fille qui me regarde dans le miroir, j’ai envie de la gifler tant elle a chié sur toute la ligne.

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Prenons un cas concret : le travail. Dans mon job, y a des trucs que je gère tranquille comme par exemple tout ce qui a trait à l’écriture. Par contre, dès qu’il s’agit de ficeler une strat sur PowerPoint, mes mains sont moites et tremblantes, la slide d’ouverture me nargue « recommandation SMO pour la marque Tartempion, 15/12/12 », je colle le logo de la marque. C’est après que ça se complique… Et grâce à Management, le magazine, j’ai enfin compris pourquoi je traîne tant à monter mes slides : je souffre du syndrome de l’imposteur.

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Pour résumer, le syndrome de l’imposteur, c ‘est cette sensation désagréable qu’on n’est pas à la bonne place, que nous n’avons pas les compétences que l’on nous prête et que ça va finir par se voir. Dans sa version la plus légère, on ne rend les documents demandés qu’au dernier moment, histoire de « faire durer » l’imposture. Quoi que moi, non, j’essaie de le rendre le plus vite possible pour permettre trois milliards de corrections. Dans les cas les plus graves, celui qui en souffre peut aller jusqu’à saborder son travail, fuir les points avec son manager…et donc il finira par perdre son taf, aggravant le sentiment d’être un imposteur.

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Prenons mon cas. Après 7 ans d’études donc 5 en histoire, 1 en science po et 1 en journalisme, je mets le pied par hasard dans le webmarketing, univers où l’on dégaine PowerPoint et excel à tout va, outils que je n’avais quasi jamais utilisés jusque là. Ben oui, en journalisme, notre outil préféré, c’est word. Le truc qu’on utilise en webmarketing pour les règlement de jeux concours et comptes rendus de réunion, point. Autant vous dire que PowerPoint m’a filé et me file encore des sueurs froides. Surtout quand on souffre comme moi d’une mauvaise intelligence spatiale et qu’on met 2h à essayer d’équilibrer les différents espaces. Bref, moi, j’ai jamais eu de cours de ppt et j’ai l’obscure sensation que je serai toujours nulle.

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Pourtant, mes compétences sont reconnues. Ma chef me corrige rarement mes powerpoints, changeant juste un mot ou 2 à l’occase, les commerciaux me trouvent performante en rendez-vous et il paraît même que je suis experte en Facebook ads alors que j’ai programmé la 1ère mi septembre. Mais ça va, en 3 mois, j’ai réussi à chaque fois à faire mes campagnes sans conneries. Je dois progresser en optimisation mais je m’en sors, quoi. Bref, personne ne me reproche quoi que ce soit, personne sauf moi. A chaque fois que je rends un truc, je me dis qu’on va bien se rendre compte que j’ai un gros souci avec ce powerpoint de merde, que ma strat est pourrie et que je sais même pas de quoi je parle. Sauf que si je me pose 5 minutes et que je suis honnête avec moi même : si, je sais très bien de quoi je parle. Je peux vous faire une dissert de 4h sur Facebook, Twitter ou Pinterest, je crée mes petits réseaux. Rien que pour le blog, j’ai un compte Facebook (et une page dont je ne me sers pas), un Twitter, un Spotify, un Pinterest, un Instagram et même une page Google+. Et un Tumblr mort. Ne manque qu’un linkedin ou viadeo Nina Bartoldi (ce dernier existe, je sais plus si c’est moi qui l’ai créé ou non mais si tel est le cas, je me demande ce que je comptais en faire…). Je sais quel réseau social utiliser pour quoi, je sais chanter de belles chansons au client pour qu’il se dise que lui et moi (et le commercial, ma chef, le DG et tout ce qui nous entourent, lalala), on va écrire une belle histoire. Mais je suis toujours un peu dérangée par la peur d’être « découverte ». C’est une impostrice. La preuve, début 2011, quand on lui parlait e commerce ou s commerce, elle hochait la tête sans comprendre. Maintenant, je comprends mais ça m’intéresse pas beaucoup plus.

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En fait, si ce sentiment peut relativement se justifier dans l’univers du marketing qui n’est point le mien au départ (après tout, ça fait que 5 ans que j’y bosse, il serait peut-être temps que je m’enfonce dans le crâne que, oui, je suis légitime), il a toujours été présent à chaque fois que je commençais une nouvelle aventure professionnelle, y compris dans le journalisme. Ne me serais-je pas légèrement survendue en entretien ? Il y a toujours un vent de panique le premier jour, quand on m’assomme par une avalanche d’infos dont je ne retiens pas la moitié, je me sens idiote, larguée, je n’y arriverais jamais. Et puis finalement… Ca le fait.

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Il est temps de lutter contre ce syndrome de merde qui nous paralyse tant. Peut-être est-ce un mal générationnel, cette époque où même les stagiaires doivent savoir faire le job (alors qu’ils sont censés l’apprendre), que tu es là pour appliquer tes compétences sans avoir presque le temps d’apprendre. On n’est pas là pour te former de toute façon. En 5 ans (presque 6 dis donc), je n’ai eu droit qu’à une formation : anglais. C’est pas pour autant que j’ai pas les mains moites quand je dois bosser dans la langue de Shakespeare. Pourtant, l’anglais, je le parle, je le comprends. Je fais des fautes, oui, mais vu le nombre de fautes de français que je vois passer dans mes mails pros (rarement les miennes… Surtout que quand j’en fais une, je vais me flageller pendant une heure aux toilettes), on m’excusera quelques coquillettes dans une langue qui n’est pas la mienne. Dans la limite du raisonnable, bien entendu. De toute façon, mon anglais, je le bosse… Histoire de me sentir plus légitime. Ou pas.

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No reason, a resolution

Oui, je confirme, ce titre ne veut rien dire

Comme tu sais petit lecteur, je suis un peu une fille percluse de petits rituels qui m’aident à avancer dans la vie, des petits doudoux psychologiques qui me rassurent. Et quel est mon rituel préféré de fin décembre (et début avril pour mon anniversaire et début septembre pour la rentrée). Hé oui, c’est l’heure des… résolutions, tadam !

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Bon, reprenons déjà ce que j’avais dit pour 2012 et rions ensemble de toutes les résolutions que je n’ai, bien sûr, peu ou pas tenu :

– reprendre sérieusement le sport : à peu près tenu pour le coup, j’aimerais en faire plus mais arrive un moment où mon emploi du temps me dit merde. Par contre, j’ai jamais allumé ma Wii, c’est super maaaaaaaal !
– me mettre au jogging : ahahah mais je l’avais dit que je ne le ferai jamais. Bon, j’ai quand même couru 300m de la Parisienne, c’est pas si mal.
– faire des travaux manuels : j’en ai fait un peu mais je pourrais en faire beaucoup plus. Mais j’ai fait une petite pochette pour le mariage de Yohann moi même (elle était un peu petite)

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– bien dormir : mouahahahah. Non.
– boulot : ouais ben non, pas d’activation particulière sur le projet « perso », les choses ont bougé différemment de ce que je pensais mais j’atterris pas mal en fin d’année (mais ça, je le garde pour le bilan de l’année)
– ranger mon appart, faire du vide : oui, non, bof, juste un peu et encore parce que j’étais amoureuse.
– arrêter ringards et pauvres types : oui ben pardon, je les reconnais pas toujours du premier coup d’oeil.
– se payer des voyages et un appareil photo : plutôt réussi même si en lisant ma liste de voyages programmés, je me rends compte qu’un seul a effectivement eu lieu. Et que je crois pas aller en Islande ou Russie en 2013.

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Et maintenant, ladies and gentlemen, sous vos yeux ébahis (si), voici ma résolution 2013. Une qui englobe tout est qui est donc « no reason, a resolution ». En gros : ranafout d’être prudente et raisonnable. Ca fait 2 ans que je suis agitée dans tous les sens dans la vie et qu’avec la meilleure volonté du monde, je peux pas toujours faire ce que j’ai prévu pour une raison X ou Y. Donc. DONC maintenant, je n’en fais qu’à ma tête, je m’en fous. Je vais pas économiser centime après centime pour éventuellement m’acheter un jour un bien immobilier parce que vu les prix démentiels de l’immobilier, je ne vois même pas l’intérêt de m’endetter sur 30 ans pour un clapier. J’ai un petit capital de côté qui restera dans son coin mais je me fais plaisir. Des voyages avec NORMALEMENT en tête de liste l’Egypte et le Mexique (plongée, plongée). Après, un projet d’un autre voyage qui dépendra de mes disponibilités mais qui me tente A MORT. Prendre des cours qui font plaisir, essayer de choper des stages, me payer des massages ou soins. Bref, flirter avec le découvert en essayant de ne pas l’atteindre, économiser sur l’inutile pour investir dans l’accessoire. Je me comprends.

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Ah et si, petite résolution qu’il serait bon que je tienne. 2 en fait : travailler sérieusement sur des projets éditoriaux pour se faire un peu de sous (en gros : terminer de réécrire Technopolis pour le proposer en auto édition, retravailler certaines des sagas de ce blog pour leur faire subir le même sort puis monter un petit projet édito pour le proposer sous forme de pige dans des magazines) et me remettre sérieusement à l’écriture, j’en ai marre des 15 embryons de romans qui traînent sur mes pcs et Google drive. Ah oui et aussi quand même, essayer de me taper une e-reputation de malade dans mon secteur, cleaner tous les sites qui ont mon CV pour ne plus le conserver que sur les sites dédiés (Viadeo et Linkedin pour ceux qui ne suivent pas).

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En 2013, je vire donc schizophrène, oscillant entre carriérisme et insouciance…

Quel programme ! (Devinez quelle partie de mon programme sera tenu…). Ah et dernière mini résolution : redescendre un peu plus souvent chez mes parents. Pas juste une fois en été et pour Noël, quoi…

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Ciel, ma vie privée est exposée !

La semaine dernière, grosse panique comme quoi Facebook aurait publié nos messages persos, au secours ! Bon, pour ma part, j’ai eu le doute sur un seul message, je n’ai rien vu d’autre de suspect mais surtout, je n’ai rien vu sur le wall de mes correspondant, notamment mes ex plans culs. Du coup, j’ai un léger doute sur cette histoire mais peu importe.

Evidemment, lundi, j’ai un peu flippé sur le coup puis après, j’ai haussé les épaules : et alors ? Que trouverait-on dans mes messages privés Facebook ? Oui, certes, quelques messages olé olé mais ça intéresse qui de savoir avec qui je couchais en 2008 ? Sans parler du fait que j’assume parfaitement d’avoir une vie sexuelle, tu parles d’un truc incroyable… Et sur mes 400 amis Facebook, si la moitié a accès à mon wall, c’est bien le bout du monde.

Puis j’ai vu ça :

Pour ceux qui ont la flemme de regarder : un faux voyant devine des choses incroyables sur des gens mais en fait, il est relié à une régie qui lui donne des infos chipées sur les réseaux sociaux des personnes qui viennent consulter.

Et c’est reparti pour un tour sur le laïus sur la vie privée exposée, blablabla. Evidemment, il est toujours intéressant de faire de la prévention sur le danger de trop en dire sur les réseaux sociaux et le web mais au lieu de diaboliser Facebook, rappelons nous: qui a mis ces contenus en ligne ? Nous. Pourquoi ? Idéalement pour les partager avec nos amis, pour se la raconter un peu. Si tu as envie de cacher des choses… Ben fais le vraiment.

Par ailleurs, dans la vidéo, le mec se sert de photos trouvées sur les réseaux sociaux. Du coup, j’ai testé. Si tu tapes mon nom sur Facebook, tu peux savoir mon âge, mes photos de couverture Facebook, la boîte où je déclare avoir travaillé. Un map me situe en plein milieu de Paris, juste à côté de l’hôtel de ville. Oui bah non… En gros, avec mon Facebook, tu peux déduire que j’aime bien la mer et les ciels avec nuages et il est possible de reconnaître éventuellement Venise et Trouville. Ouah, tant d’infos sur moi me fait frémir.

J’élargis et je tape mon nom sur Google. 3 premiers liens : mes CV puis ensuite mes photos de profil Facebook, Linked In, Viadeo, Google+. Puis copains d’avant, 123 people, digikaa. Même pas mon Facebook, tiens.Des articles que j’ai écrit, des CV, des CV, des CV (va falloir que je nettoie un peu tout ça, y en a plein qui doivent être périmés et je suis pas sûre que ça donne une bonne image de moi tout ça…). Rien d’inavouable et de honteux en somme.

Parce que plutôt que de confier mes secrets les plus intimes à Facebook, Google+ ou Twitter, je les garde pour moi ou les stoque sur un site verrouillé (par exemple pour mes photos histoire d’éviter un crash de mon disque dur externe, mon pc… mais y a pas de photos de moi nues dans le lot, par exemple). Alors un magicien pourra me dire que je suis une travailleuse des médias sociaux, que j’aime la mer et les nuages, que je suis partie dans un endroit à l’eau transparente et que j’ai fait un tour en Sicile, ça me touchera pas beaucoup.

Bref, si tu veux pas partager ta vie privée avec la planète… Ben ne le fais pas. Facebook n’est pas là pour protéger notre vie privée, c’est à nous de le faire.

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La liste de la fille qui boarfffff

Ma vie est d’un monotone en ce moment…

– Salle de sport : Anaïs sur un rameur, moi sur un autre, on papote, on papote quand une faille dans le système apparaît. “J’ai faim” “Moi aussi””On va au McDo après ?” “Oh ouais !”. Mais bon, 5 mn plus tard, on s’est dit que c’était un peu débile d’aller au McDo griller en un hamburger l’heure et demi de sport qu’on vient de s’offrir.

– Des fois, je me demande si open space a la même signification partout. Du genre tu papotes tranquille sur skype avec un mec en journée, tu lui expliques que tu es au boulot en open space et donc là, il se dit que mettre sa bite en avatar était une bonne idée. Maintenant, je sais masquer les avatars de mes contacts.

– Ces derniers temps, je cours (au sens métaphorique du terme, il est évident que je ne mettrai jamais en pratique ma résolution du jogging parce que j’aime pas ça, le jogging) donc je commence à être un peu fatiguée. Tellement qu’en rentrant du salon de la plongée il y a 15 jours, je me suis écroulée sur mon lit et j’ai même pas eu le courage d’aller me faire couler un bain.

– Anniversaire d’Anaïs mi janvier, Anna et moi sommes chargées du cadeau. En semaine pas le temps donc on ira l’après-midi du jour J. Sauf que le matin, y avait fosse donc on rentre chez elle à 14h, on mange puis après le déjeuner, elle commence à regarder les boutiques où on pourrait aller “ouais alors on pourrait aller là ou là… Nina, tu dors!” Gneeeeeeeee ? “Bon, on fait la sieste ?”. On a donc dormi jusqu’à 17h15. Puis on a traîné. Résultat, on a décollé de chez elle à 18h50. Mais on a rempli la mission cadeau quand même !

– Pourquoi je ne vais jamais au cinéma : dimanche dernier, petite séance avec Anna, on va voir J Edgar. Moyenne d’âge dans la salle : 60 ans, facile. A côté de moi arrive une dame d’un certain âge qui sent fort la poudre mais pas comme j’aime, un peu la poudre de dame, un peu sucrée. Bon bref. La salle s’éteint, le film commence et la dame commence à salement s’agiter avant de me parler “j’ai fait tomber mon sac dans le trou de devant, hihi !”. Oui et ? Ah, elle veut qu’on l’éclaire pour le retrouver. Du coup, j’ai raté les premières minutes du film. Voilà pourquoi je ne vais jamais au cinéma.

– Mail sur viadeo : “Bonjour, nous cherchons un stagiaire pour notre site pour le community management, êtes-vous intéressée ?”. Heu ben vu que je suis en CDI et un peu senior quand même, non, pas vraiment, non…

– Pas mal de pots de départ en ce moment dans la boîte. Et à chaque fois, je fais la même “non mais je prends juste un verre et je rentre pas tard”. Et je finis par rentrer chez moi en titubant à 1h du matin. Et le lendemain, je suis incapable de bosser. Mais c’est pas ma faute si les gens partent aussi (pour une fois que je suis pas la démissionnaire de service…).


– Mauvaise humeur en ce moment, je suis en phase grognon. Et ça m’énerve. Cercle vicieux.

Voilà, rien de fascinant, il ne se passe rien dans ma vie. Ceci étant, si je compare à 2011, à cette heure-ci, j’avais déjà subi une rupture, un abcès dentaire et je me faisais agresser par mail par un sale type. Alors le calme de 2012, il me fait du bien.

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Liste de la fille qui reprend la plongée

Ma vie est tellement lol !

– Je suis un peu un boulet parfois. Avec ma soeur, nous avons décidé de nous inscrire dans une chorale. Après une recherche avec mon ami Google, j’en trouve une qui me semble bien, je partage l’info avec ma soeur et envoie un mail pour demander des renseignements. Les cours sont le lundi soir, ok. Lundi dans la journée, je checke le site pour voir où c’est exactement. Je retrouve ma soeur et dans le métro, soudain, ma mémoire photographique se réveille et réalise que sur le site, y aurait marqué que les cours débuteraient le 19 septembre… Nooooon… Vérifions sur le mail tandis que ma soeur m’annonce qu’elle me tue si je me suis trompée de date. Alors… Alors elle a eu la bonté de m’épargner. Merci mémoire photographique de réagir avec deux heures de retard

– Petit cours de potin à mon bureau. Deux personnes, un homme et une femme d’obédience hétérosexuelle se chamaillent. Notre nouvelle chef de projet, ancienne stagiaire, Charlotte, me regarde et on commence à rigoler et à faire nos petits potins. “Hé, on pourrait inventer des rumeurs, me lance-t-elle. -Ahahahah oui, on colle qui avec qui ? – Bah, Arthur et toi!”. J’ai donc dû lui expliquer qu’un ragot me concernant, fallait pas le partager avec moi puisque je savais déjà qu’il ne s’était rien passé avec Arthur et que ça m’empêche d’observer les signes pour voir si c’est vrai ou pas.

– Dans la bouche d’Anaïs, ma vie est bien plus extravagante. Morceaux choisis : “j’ai raconté comment tu t’étais cassée la jambe à mon patron et lui, il croyait que tu dansais nue !”. Heu… Il est fascinant ledit patron. Peu après, je raconte que j’ai dû donner un cours de potin à Charlotte et, là, Anaïs se réveille : “Il s’appelle Arthur ? Et bah dis donc, tu les collectionnes !”. Quelqu’un a compris que je n’avais rien fait avec le jeune homme ou je suis pas claire ?

– Palapampam, j’ai réussi la mission chausson !


– C’est moi ou la pub Darty avec le mec qui marche au ralenti avec ses différents avatars est totalement ridicule et même légèrement anxiogène quand il marche au ralenti?

– Samedi, forum des associations, je passe faire un long coucou au stand du club de plongée où je suis un peu la petite star à base de “hé mais tu marches ! Oh wouah ta cicatrice!”. Oui, j’étais en short, il faisait une chaleur torride. Super ambiance, je suis ravie de retrouver tout le monde. D’ailleurs, on a l’air tellement sympa comme club que tout le monde veut venir et là, on est limite un peu trop. En attendant petite photo prise samedi soir, je l’aime bien (oui, je sais, je dois arrêter de jouer avec Insta.gram):


– C’est marrant comme le débardeur/short, tu le vis vachement mieux en journée aux Buttes Chaumont que le soir Porte de Pantin…

– Mardi retour à la piscine pour mon cours de plongée (oui, j’ai droit). Ben figurez-vous que nager la brasse en n’utilisant qu’une seule jambe et les bras, ça tue. D’ailleurs, je confirme, j’ai des pectoraux et vu comme ils me tiraient, je crois qu’ils ne sont pas contents que je les ai réveillés. Mais je m’en suis relativement bien sortie même si en sortant de l’eau, j’avais les jambes en coton. Mais j’avais eu 2h de kiné entre midi et deux et un claquage de la fesse (ça fait mal).

– Phrase de la semaine lue sur CB News pour montrer à quel point le marketing n’aime pas parler aux initiés (ou aime employer des anglicismes pour donner la sensation de la maîtrise) : “le retail est-il arty ?”. Vous avez trois heures.


– Cette semaine, j’ai dû nettoyer mes contacts viadeo vu qu’ils ont décidé de débrider le nombre de “vous connaissez peut-être” et n’importe qui me rajoutait en contact direct (y compris des Indiens et des Chinois, j’aimerais savoir comment je peux crédiblement être dans leur “vous les connaissez peut-être”. Bref). Alors quelques astuces : une personne qui a une astérique dans son nom est un spammeur dont le compte a déjà été supprimé, une personne genre Paul Dupont consultant à Dupont Consulting est en vrai un chômeur et aligner les intitulés de poste y compris ceux qui n’ont rien à voir est plutôt mauvais pour leur crédibilité. Un peu comme si je disais que j’étais community manager, chef de projet SM et cracheuse de feu.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui !

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Mais qu’est-ce que tu caches ?

J’aime les articles de presse sur Facebook, ils me font rire. Le grand Satan bleu du web ne respecte pas notre intimité, il dévoile tout et même nos futurs (et actuels après tout)employeurs  savent tout de nous. C’est vrai. Mais si tu ne te confies pas au grand Satan bleu, il ne pourra rien répéter. Mathématique.

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Sauf que. Si je tape mon vrai nom sur Google, j’ai une belle existence numérique : mes profils viadeo et linkedin, de vieux articles publiés ça et là, des CV online, mon Facebook. Oh une homonyme du XIXe siècle ! Bref rien d’incriminant. Facile : je me détague de toutes les photos de soirée, je ne raconte rien de discutable sous mon vrai nom. Ni sous mon pseudo vu que mon blog est sur mon CV papier (mais pas virtuel, il y a trop d’esprits dérangés par ici). Osé ? Non calculé. Jouer la transparence pour ne craindre aucune recherche plus poussée. Et personne ne va lire mon blog de toute façon (enfin, pas mes supérieurs en tout cas).

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Parce qu’un profil plus protégé que Fort Knox, perso, ça m’interpelle : tu caches quoi ? J’ai choisi une autre tactique : tu peux voir ce que j’ai envie de te montrer. Sur mon profil Facebook, j’ai créé différents groupes plus ou moins privés et je choisis qui peut voir quel statut. Et de toute façon, les choses que je souhaite cacher, je ne vais certainement pas les poster sur Facebook…
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Parce qu’au fond, c’est ça qui me fait rire, les gens qui s’indignent que de futurs employeurs puissent les googliser. Mais personne ne te force à adhérer au groupe « si toi aussi, tu as déjà fait un coma éthylique » ou « je couche toujours avec la femme de mes chefs même si c’est un thon ». Les erreurs de jeunesse ? Déjà si un patron est assez retors pour se
taper plusieurs années de statuts Facebook, j’ai des doutes sur la pérennité de son entreprise, il en a du temps de libre dis donc… Et s’il n’a pas l’intelligence de comprendre que clamer sa joie d’être bourré le 13 juillet 2006 ne fera pas de vous un mauvais employé le 16 mars 2011, j’ai envie de dire que c’est pas tout à fait une perte non plus. Ceci étant, si vous postulez dans le community management et que vous avez votre profil FB ouvert aux 4 vents, ça va pas le faire. Non par son contenu mais par le fait que vous ne semblez pas maîtriser le B-A BA de Facebook. Et ça, ça pardonne pas.
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Comment j’ai re tutoyé le chômage

J’ai de l’intuition et dans la vie, ça me sert. 07 décembre, je croise par hasard le responsable du matériel informatique dans le RER après une longue journée de travail. On papote un peu et il me révèle que quelqu’un de mon service nous quitte. Pardon ? On est 7 dans mon pôle et personne ne me semble en position de démissionner. Je blanchis et formule ces mots : « putain, c’est moi… ». Il a beau me rassurer, j’en suis persuadée. Il faut savoir qu’ils ont prolongé ma période d’essai, « c’est normal, ne t’inquiète pas ».  Je saoule
l’Amoureux et ma mère avec cette histoire, j’envoie un mail à Caroline, une de seules collègues avec qui j’ai sympathisée et qui sait toujours tout sur tout mais pour le coup, elle ne sait rien. Mais elle me rassure, il n’y a aucune raison que je dégage.

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09 décembre, un jeudi. Je suis fébrile, je le sens pas. Je pars aux toilettes et quand je reviens, je croise dans le couloir ma n+1 et le directeur du pôle qui vont s’enfermer dans un bureau. Je suis sûre qu’il se trame un truc. 5 minutes plus tard, ma chef, blanche comme un linge, vient me chercher. Je ne prends pas mon carnet de note, je sais ce qu’ils vont me dire. « Bon, ce qu’on a à te dire n’est pas facile ». Bingo. « Je sais, Joël m’a dit que quelqu’un partait du pôle, je sais que c’est moi ». Stupeur et tremblements. La mission de Joël
sur notre pôle n’avait rien à voir avec moi et ma chef s’énerve mais je lui dis la vérité : c’est mieux qu’il y ait eu ce quiproquo, ça m’a permis de me préparer. D’ailleurs, je ne réagis pas vraiment, contrairement à ma chef qui semble au bord des larmes. 

« On est contents de ton travail mais ton poste est trop à cheval sur celui de Caroline [responsable de la modération] et la direction a décidé qu’on ne pouvait pas maintenir ton poste.

– Mmmm. Désolée de pas réagir, c’est pas que je m’en fous, au contraire, juste que je m’étais préparée ».

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Fin de l’entretien. Réaction une : envoyer un mail à Simon, mon chef chez TGGP ainsi qu’à Claude, mon ex collègue de ma première boîte. Je vois mes collègues de chez Pubilon le soir même, je ferai passer le mot à ce moment là.


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Réaction deux : prévenir Vicky qui avance notre déj à 12H car je sens que les larmes montent : « sors de suite de ce bureau ! ». Caroline me demande ce qui ne va pas « j’avais tort pour l’histoire de Joël mais raison sur la finalité, ils ne me gardent pas ». Je rejoins Vicky, pleure dans ses bras, réalisant soudain l’incroyable, l’insurmontable, ce qui me terrorise le plus : je retourne au chômage. Tous mes anciens démons remontent à la surface, les mauvais souvenirs de mes un an et demi d’inactivité. Non, non, je ne veux pas revivre tout ça ! 

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De retour au boulot, Vincent, qui m’a embauchée me prend à part : « c’est pas ta faute, c’est celle à pas de chance. Mais on te recommandera au besoin, ne t’inquiète pas ! ». Ouais ben en attendant, je vais rafraîchir mes fiches viadeo, linked in et do you buzz. Oui, j’ai parfaitement conscience de la date : j’ai une fenêtre de 10 jours avant les vacances de Noël, je ne dois surtout pas traîner.


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Le soir, j’appelle mes parents pour leur annoncer la nouvelle. Je suis passée direct de la phase 1 (le choc) à la phase 3 (la colère) du deuil sans passer par le déni. Oui, je suis inexplicablement en colère parce que je ressens qu’il n’y a pas de morale de l’histoire, pas de « ça me servira au moins de leçon ». J’aurais échoué, j’aurais été mauvaise, j’aurais pu me dire « bon, ok, j’ai chié mais je retiens, je ne recommencerai plus ». Là, c’est juste que finalement, mon poste paraissait superfétatoire, un magnifique « c’est pas toi, c’est moi
» qui ne console pas du tout. Le lendemain, je demande à ma chef qu’on déjeune ensemble car ça fait à peu près une journée qu’elle n’est plus capable de me regarder et que j’ai pas envie de vivre ça pendant un mois donc je la convoque en gros pour lui dire que je n’ai plus ni colère ni rancœur. « Mais enfin, c’était pas à toi de faire cette démarche ! ». C’est pourtant moi qui l’ai faite. Un déj intéressant où nous nous sommes parlées à cœur ouvert, je lui ai parlé de mon traumatisme Pubilon qu’elle a parfaitement ressenti, elle m’a rassurée sur mes compétences « arrête de t’excuser et demander, fais les choses, tu les fais bien ! ». En fait, ce vendredi 10 janvier, je me suis levée soulagée comme jamais. Deux jours plus tard, j’ai vu une copine qui m’a dit « je ne t’avais jamais vue comme ça, tu as l’air tellement détendue, j’ai failli ne pas te reconnaître ».


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Parce que ne jouons pas les Cosette à outrance, je n’aimais pas ce job. J’ai joué de malchance dès le départ : arrivée en juillet, Vincent, mon censé n+1 n’était pas là, c’est à Martine de me gérer. Martine qui ne doit plus s’occuper de la communauté au retour de Vincent donc elle est cordiale mais ça ne va pas au-delà. D’ailleurs, dès le premier jour, j’ai déjeuné seule, Martine et sa stagiaire Camille étant en déjeuner. Quand Vincent est revenu, il ne s’est guère intéressé à la communauté car il savait qu’il allait changer de service et que Martine allait récupérer, qu’elle soit d’accord ou non, la communauté. Du coup, j’ai passé les deux premiers mois à faire mumuse avec mes powerpoints stratégiques qui ont fini dans un placard virtuel, personne ne s’en est occupé, tout est resté lettre morte. Plus le temps passait et plus le contour de mon poste devenait flou, les tâches qui m’étaient allouées s’effaçaient au fur et à mesure. La newsletter communauté ? En attente. Le fil actu de la communauté à communiquer en interne ? Non, on le fait pas finalement. Les panels ? En attente. Seules réelles missions : organiser des rencontres avec les internautes et identifier les thèmes clés pour chaque forum pour aider le SEO (ça, j’ai bien aimé). Sauf que les rencontres des internautes, ça n’amuse plus trop la direction. Du coup, je fais mumuse sur les forums, je dialogue avec les internautes, je crée des sujets avec un pseudo officiel et des faux pseudos, je mets de côté des conversations sympas. A un moment, je réalise que mon job est devenu le même que celui de chez TGGP, avec presque 20% de salaire en plus. Du vol.


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J’aurais pu m’en contenter : être bien payée pour pas grand-chose, c’est du vol mais je peux m’épanouir ailleurs. Mais quand même, ça me titille, ça me dérange, j’en ai marre. Car ce que je ne vous ai pas dit, c’est que ce fameux 07 décembre, je suis arrivée tard… Parce que je sortais d’un entretien.  Hé oui, la séparation était plus ou moins d’un commun accord.

Demain, je vous raconte comment mon chômage n’a que peu duré.

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Sérieuse tentative d’evasion chez Pubilon


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Comme je le disais dans mon précédent article, je me la coulais un peu douce aux abords de Noël. Chercher du travail ? C’est plus le moment, tout le monde est en vacances, moi la première. Mais la recherche d’emploi ne te laisse pas de répit et après le SIG, le sort allait encore frapper.

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Juste avant Noël, je descends donc chez mes parents. Un soir, je papote avec Gabriel sur msn, il m’explique qu’il a été approché par un nouvel employeur et qu’il risque donc de changer de taf. Le lendemain, on m’avertit que j’ai un message sur viadeo où je réseaute comme une folle. Sceptique (le nom de mon interlocutrice était écrit tout en majuscule), je vais tout de même lire, pensant à un énième « salut, rejoins mon groupe » ou un « salut, je cherche du taf, t’en as ? ». Et là, énorme surprise : « Bonjour, nous recherchons un responsable marketing, ça vous intéresse ? ». Oh ben merde alors ! C’est sérieux ? Je googlise rapidement le nom de la boîte, ça n’a pas l’air trop mal. Je recontacte la fille, Khadija. Le poste est à pourvoir très vite, il faudrait que je vienne en entretien très vite. Rendez-vous est pris au 30 décembre (oui, c’est urgent donc).

Urgent

Je refais mon « je vais en entretien en cachette » mais en plus relax vu que la seule autre personne à ne pas être en vacances dans la boîte, c’est Isadora. Entretien idyllique, je rencontre Khadija, donc, ainsi que Raphaël, le directeur marketing qui a la particularité d’avoir une casquette sur la tête. Après une première partie de l’entretien, Raphaël nous quitte et Khadija me dit de but en blanc : « bon, il a l’air très intéressé, on va vous faire une proposition. Vous pouvez démissionner quand ? ». Heu mais je… doucement fillette, je ne suis pas celle que tu crois ! Je lui explique que oui, ok, super mais moi, je démissionne pas sans papier officiel. Même si elle a tenté de m’appâter avec un coin cuisine avec frigo (le truc qu’on réclamait à corps et à cri chez Pubilon) et machine à café. Et l’ambiance jeune sans parler du quartier, extrêmement pratique (Bourse, à quelques mètres du premier bureau de Pubilon).

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Quelques jours plus tard (je ne me souviens guère de la chronologie, en fait), sans nouvelles, je rappelle Khadija : « Oui, oui, on va te prendre, il faudrait que tu demandes à ton boss combien il te laisse de préavis. » Ouiiiiiii mais moi, je démissionne pas comme ça non plus, hein, il me faut un papier officialisant le truc. Bref, quelques jours plus tard, Khadija me rappelle pour m’expliquer qu’il faudrait que je passe un nouvel entretien avec le PDG de la boîte, ce qui me paraît logique. Rendez-vous est donc pris entre midi et deux (les
entretiens les plus stressants de tous rapport au fait que j’étais priée de ne prendre qu’une heure de pause déj, pas une minute de plus. Ce qui, en pause déj entretien n’est pas gérable). Je rencontre le PDG en compagnie de Raphaël (qui est drôlement mignon sans sa casquette, tiens) et Khadija qui me regarde comme une maman regarderait son enfant faire ses premiers pas. Touchant. L’entretien se passe tout aussi bien.

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Puis j’attends. Tous les dimanche soirs (enfin, y en a eu deux ou trois), je me fais belle à coup de masques et de gommages car, s’il le faut, « cette semaine, je démissionne » et que je voulais être canon pour le faire. Mais un jour, le rêve se brise. Coup de fil de Khadija : « ouais, en fait, on n’ouvre pas le poste, désolée! ». Cruelle déception car j’y ai cru, vraiment, tous les signaux étaient au vert. Mais en même temps, un sentiment pervers de soulagement car la démission m’angoissait profondément. Mais cette histoire m’aura confirmé un truc essentiel : ne jamais poser sa démission sans papier officiel de l’autre boîte !

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Après un instant de chouinage, j’ai repris mes recherches. Il fallait que je me barre, ma santé mentale en dépendait.

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Joyeuse St Valentin, youpi !

Aujourd’hui, tout Internet me rappelle que c’est la St Valentin. Même en passant sur viadeo, on me propose d’envoyer des fleurs à l’être aimé. Moi,  je veux bien mais est-ce que ça s’envoie des fleurs aux hommes ?  Surtout que sur viadeo, j’y vais à priori pour me faire un réseau professionnel, pas pour choper. Je me demande si Interflora communique aussi sur Meetic aujourd’hui, tiens.


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En fait, chaque année, j’ai un peu la même sensation : tiens, on parle moins de la St Valentin, ça tombe en désuétude. Et puis au fur et à mesure que se rapproche le jour J, je me rends compte que non : on navigue entre aigreur des célibattus et guimauve des amoureux. J’ai un peu la sensation d’être la seule à rester dans une indifférence
totale : je ne fêtais pas la St Valentin quand j’étais en couple, je vois pas pourquoi ça me ferait de la peine de ne plus la fêter quand je suis célibataire.

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Et pourtant, il est difficile de rester dans l’indifférence vu que la société considère qu’on doit forcément avoir un avis sur la question, faire partie de la fête.
Exemple vendredi soir, j’étais invitée à dîner et je devais amener le dessert. Je m’arrête dans une boulangerie dangereusement délicieuse et là, je découvre que tous les gâteaux sont fournis avec un petit cœur en bonbon. Ouah, génial, je vais passer pour une hystérique : « bon, tu m’invites à manger, ça veut dire que tu veux qu’on s’épouse, non . ». Ceci étant, ils étaient pas mauvais ces petits cœurs… Mais si j’avais été invitée chez un homme qui ne me plaît pas, à un dîner pro ou que sais-je encore, j’aurais dû manger les bonbons en chemin ? Pourquoi ne propose-t-on pas de gâteaux sans cœur parce qu’on peut aussi manger des pâtisseries sans chercher à prouver son amour ?

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Finalement, la St Valentin, c’est un peu comme Noël ou le Nouvel an, ne pas choisir son camp est tabou, tu aimes ou tu n’aimes pas mais avec la presssssssssssion
(plein de s) de la société, tu n’as pas le choix, tu dois avoir un avis. D’ailleurs, tout mon Twitter en a un, entre les « la St Valentin, ça pue des pieds » (twitt de célibataire
donc), les « roooooooh mon namoureux d’amour qu’est trop choupi trognon m’a offert un sublime sac Darel trop croquignolet. Et m’a amené le petit déj au lit avec des crèpes en forme de cœur ». Bon, ok, c’est trop long pour un twitt, je caricature mais ça, c’est le twitt de la femme comblée car elle a bien fait remarquer à son mec que, oui, la St Valentin, ça se fête et qu’il a intérêt à faire un cadeau encore plus démentiel qu’à Noël. C’est quelque part ce point là qui me gonfle, là, pour de vrai. Je sais pas vous mais moi mon compte en banque retrouve à peine l’équilibre après la folie de Noël, je ne me vois donc pas réclamer à un homme de dépenser encore des centaines d’euros dans un cadeau. Sauf si c’est George Clooney. Puis paye ton romantisme, c’est un peu la course au combien tu m’aimes. Supeeeeeeer… Quitte à être de la vieille école, je préfère une attention gratuite mais surprenante (et pas à une date décidée par la société de consommation) qu’un cadeau cher qui prouvera juste que notre mec a compris comment avoir son petit dessert.

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En attendant, je vous laisse, je passe la St Valentin avec ma Vicky, on a un
programme so romantique comprenant une bonne partie de ménage car là, l’appart, il ne ressemble plus à rien…

PS : Un article pas mal sur les indifférents à la St Valentin d’une fille très talentueuse.

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