Mexique suite et fin

Par Tatiana

je vous ai gardé le meilleur pour la fin !

 

Ca fait tellement longtemps que je ne sais plus où j’en étais. Ah oui ! les Caraïbes. Rien que le nom ça laisse rêveur. Les plages de sable fin et blanc, les palmiers, la mer bleu turquoise. Et bien oui, chers webolecteurs c’est bien comme ça les Caraïbes. Avec en prime une eau bien chaude, c’est à dire assez chaude pour qu’il n’y ait pas de choc thermique en rentrant dedans, et assez froide pour vous rafraîchir de l’horrible chaleur extérieure. L’île est vraiment belle, même s’il n’y a que des Etats-Uniens (oui faut être précis dans la vie), et que tout est écrit en anglais. J’ai un peu l’impression d’avoir quitté le Mexique. Comme souvent la partie touristique est bien distincte de la partie autochtone. Ca fait du bien de rester plus d’un jour dans une même ville, c’est un vrai bonheur. Surtout que les gens de l’île sont sympas et encore plus quand ils voient que vous parlez leur langue maternelle. On a rencontré deux français là-bas. Enfin plus précisément, un québécois et une française. La nana fait des vêtements super sympas et vraiment pas cher. Des trucs tendance à Paris qui coûteraient la peau du cul, ici c’est le prix d’un truc à Pramod (comme dirait Anna Gavalda). Elle bosse avec un mec qui fait des bijoux avec des coquillages et il nous a indiqué où en trouver sur l’île. Donc on a fait une petite expédition à la pointe nord de l’île pour descendre dans une crique sauvage. C’était bien drôle, et on a vu des coquillages énormes. J’ose même pas imaginer les bestioles qu’il devait y avoir à l’intérieur. On a vu plein d’iguanes super gros, qui vivent peinards en liberté car peu de gens vont dans ces coins là. On a aussi fait du snorkeling (c’est quand vous faites de la plongée avec palmes et tuba), pour voir de jolis poissons tropicaux. J’ai eu un peu les boules car on était vraiment au milieu des poissons. D’ailleurs je m’excuse auprès de ceux que j’ai du malencontreusement assommer à coups de palmes. On s’est aussi taper une intoxication alimentaire, bien comme il faut. Les trois nénettes vu qu’on avait mangé la même chose. Du coup on a du partir un jour plus tard que prévu car impossible de bouger de la chambre, et surtout des toilettes. Plus ca va et plus je me dis que ce voyage est parfait à faire en couple. Ca ne m’étonne pas que l’autre (cf articles précédents) ait changé d’avis en revenant. En parlant de couple, j’ai réussi à me faire scotcher par un relou à l’auberge de jeunesse sur l’île, alors qu’elle était pleine de pétasse cette auberge. Ben non, il a fallu qu’il vienne me voir moi. Alors qu’il y avait un super beau blond (mais qui le savait car il passait son temps à se balader en boxer), qui, lui, aurait pu me parler. Faut dire que ce jour la j’avais mis ma tenue de pétasse.

18 mai

Bon, j’ai grave pris du retard dans mes comptes rendus, donc je fais un rez rapide pour que vous raccrochiez les wagons. Le tout en regardant un charmant jeune homme qui s’exhibe devant nous car il a remarqué qu’on le matait. Pour info, là on est de retour à Playa del Carmen. Après Isla Mujeres, on est allées à Playa del Carmen, The destinachionne of the couples. C’est hyper touristique car ils veulent en faire le nouveau Cancun, alors ça construit de partout. Y a plus un bout de plage libre et sans hôtel ou restau qui la borde. Ya une super longue rue commerçante qui longe le bord de mer, et donc on arrive jamais sur le sable avant 15h30 car on est toujours attirée par une boutique. Mais le problème c’est que c’est des boutiques pour riches et que nous on est pauvres. Ici c’est vraiment très américain, et des fois on nous rend même la monnaie en dollars !! Enfin on essaie car nous on en veut pas des dollars. Toutes les filles sont belles et bien foutues, c’est pas très bon pour le moral. Par contre les mecs c’est pas ça… Surtout le problème c’est que y a que des couples amoureux. C’est très traumatisant. Dans les restaus et les bars c’est ambiance romantique. Mais bon on a pas finies lesbiennes pour autant. Les deux premiers jours on a pas arrêté de croiser un groupe qui était à l’auberge dont le beau blond. Mais c’est pas pour autant qu’on a établi le contact. L’hôtel où on est super bof, et on a hérité de la chambre Barbie !!! Toute rose, de quoi faire des cauchemars. Dans chaque chambre t’as un lit bien et un lit pourri. Le pire c’est les deux gamins qui font le ménage et viennent te réveiller à 9h du mat’ en te foutant limite dehors. C’est ici qu’il y a eu le clash entre mes deux compagnes de voyage. Mathilde et Maria se sont super embrouillées toutes les deux : la galère, et moi qui comptais les points. Au bout d’un moment, je décide que j’en ai ras le bol et que puisque c’est comme ça, je rentre à l’hôtel. Et là, elles me suivent les deux. Alors que je voulais m’éloigner des ondes super négatives. A partir de là ça a plombé un peu l’ambiance. Après on est parties pour Tulum, un peu plus bas sur la côte. Le premier soir on a atterri dans une auberge de jeunesse toute pourrie. Notre chambre était en béton sans peinture avec encore les traces de construction sur les murs. On a eu la compagnie de fourmis rouges énormes trop gentille car elles m’ont piquée en pleine nuit, et je me suis réveillée avec les bras en feu (oui ca fait très mal une piqûre de fourmis rouge). Ah oui! Y avait aussi pas de lumière dans la piole, c’est très pratique. Le lendemain on décide (curieusement) de se barrer. Pour se loger à Tulum, tu as deux solutions : tu loge en ville mais c’est loin de la mer, ou tu loge dans les cabanas au bord de la mer mais c’est cher. Enfin c’est pas cher par rapport aux prix en France, mais c’est pour notre budget, si. On s’est fait toutes les cabanas le long de la plage, l’horreur ! On a marché sous la chaleur écrasante du soleil, sans rien trouver. Finalement on a fini dans un hôtel près des ruines de Tulum. Le hic de la chambre, il n’y avait pas de porte dans la salle de bain, juste un rideau. Sympa pour l’intimité. Petite parenthèse : on vient encore de croiser le beau blond, et comme d’hab’ on s’est regardé et basta. Le temps que je réalise que c’était lui il était trop loin. Pour revenir à Tulum, Maria avait un succès fou auprès des mecs de l’hôtel. Grâce à elle on s’est fait des virées touristiques gratos, dont une à la réserve de Sian Kahn. L’histoire à retenir, c’est notre départ de Tulum, où on a eu des emmerdes de bus. Mathilde, elle nous quittait pour revenir en France. Nous on devait aller à Mahahual, plus bas sur la côte. Déjà on s’est faites scotchées par un mec trop chelou, complètement défoncé. Un espagnol qui venait d’Ibiza, fan de Jim Morrison. Le mec nous a lu les lignes de la main. Selon lui, je dois devenir une artiste accomplie à 40 ans et j’aurais un fils. Il m’a aussi sorti que j’étais romantique, mais là j’ai pas tout compris. Et il m’a dit que ce serait pire en vieillissant. En fait je ne sais pas s’il a dit que j’étais amoureuse que ça allait grandir, ou s’il voulait dire que j’étais sentimentale et que c’était pas prêt de s’améliorer. Après, il a commencé à me tenir les mains en disant des trucs que je comprenais pas. J’ai appris en partant qu’en fait (selon lui) on a avit fait un truc érotique genre communion sexuelle (cherchez pas ça n’arrive qu’à moi ce genre de choses). Il nous a tenu la jambe toute la matinée, les filles n’en pouvait plus. Le meilleur moment étant quand il a voulu nous donner des trucs et qu’il me sort une dent : eurk ! Et tout ça parce que notre putain de bus est parti avec 20 minutes d’avance. Oui, on a jamais atteint Mahahual. Quand on est arrivées à la gare le bus était déjà parti. On a donc décidé de retourner à Playa, car le prochain bus pour Mahahual était le lendemain. Plus tard (oui j’ai arrêter de mettre la date sur mes notes alors je ne sais plus quel jour on est) On a zoné là-bas pendant 4 jours, et après on devait aller à San Cristobal de las Casas, ex capitale de l’état du Chiapas et fief des guerriers Zappatistes. Ce fut épique pour prendre nos billets de bus d’ailleurs. On a attendu super longtemps pour que la nana daigne nous faire la réduction étudiante. Et en plus, on avait juste un billet pour Pallenque car il y avait eu des braquages de bus quelques jours avant et ils avaient fermé les routes. On en savait même pas si on allait pouvoir aller là-bas. La super blague c’est que cette conne nous a vendu un billet pour le samedi alors que nous on voulait partir dimanche. On a pas trop apprécié quand on est arrivées à la gare de bus et que le chauffeur nous a dit ça. Heureusement qu’on avait payé notre nuit d’hôtel pour pouvoir garder la chambre jusqu’à 18h. On a du repartir dans le centre de la ville et à pieds avec nos sacs car aucun taxi ne s’arrête en dehors des bornes de taxis dans cette ville. Le lendemain on a failli se battre avec la chef de gare pour qu’elle nous rembourse nos billets. Cette conne ne voulait rien entendre. On a tenté notre chance à l’autre gare, et on a bien fait car on est tombées sur un mec sympa, qui nous a fait nos billets pour la moitié du prix étudiant et qui nous a aussi informées que la route pour San Cristobal était réouverte. Voilà comment le soir même on a pris la direction du plus bel état du Mexique. On s’est fait pas loin de 17h de bus avec un arrêt. On était mortes en arrivant. Le Chapias est un des états les plus pauvre du Mexique, donc il y a beaucoup de gens qui vous accostent dans la rue pour vous vendre des trucs. C’est très dur de dire non, et tu te retrouve avec des choses dont tu n’as pas besoin et qui prennent de la place dans ta valise. Là-bas, on a visité la ville et les petits villages dans la montagne aux alentours. J’ai flippé d’attraper le palu car y avait quelques moustiques qui trainaient et c’est la région du palu. De San Cris on est allées sur la côte pacifique à Puerto Escondido. A ce stade j’en ai ras le bol et je tourne en rond dans ce pays. J’en peu plus de voir tous les jours la même personne et de ne parler qu’à elle (même si je l’aime beaucoup). Pas moyen de se retrouver seule c’est horrible. Puerto c’est très mignon mais y a rien à faire, surtout qu’on se tape un reste de tempête tropicale et qu’il pleut tout le temps. Je perds tout mon bronzage !!! Pas moyen de se baigner, l’océan est déchainé et je flippe de rentrer dans l’eau. Avec l’humidité ambiante, y a un max de bestioles et je me fais bouffer par des trucs que je veux même pas savoir ce que c’est. C’est ici qu’arrive la partie intéressante du séjour pour vous car c’est ici que j’ai testé (pour vous et un peu pour moi aussi) le mexicain ! Maria était déjà venue en décembre ici et elle connaissait un mec qui s’appelle enrike et qui tient un bar dans le centre. Le mec est sympa et un soir où on va boire un verre dans son bar il nous demande si on veut aller à une soirée. Moi j’avais moyennement la motivation mais Maria avait l’air de vouloir y aller et les deux margaritas que je m’étais enfilées m’avaient enlevé toute volonté. Donc nous voilà parties à la soirée vers 2h une fois le bar fermé, avec une Anglaise et deux mecs. Cette anglaise est complètement torchée et elle arrête pas de le chauffer enrike, mais lui il semble pas y faire plus gaffe que ça. Moi à ce moment là, j’y faisais pas gaffe non plus. Cette fête est pour le départ d’une Argentine. Les gens sont cools et on rencontre deux autres Français. Forcément on boit, un peu, beaucoup. On arrête pas de nous payer des bières. Et petit à petit je remarque que le petit enrike il vient souvent nous voir, et qu’il me prend par la taille avec un regard qui en dit long. Moi je lui rends son regard, car non finalement l’Anglaise elle ne l’aura pas celui-là. L’ennui c’est qu’à chaque fois qu’il vient me voir il me laisse sa bière alors je commence à être dans un sale état, et comme chaque fois que je suis dans un sale état j’ai envie de sexe. Nos regards deviennent sans équivoque, d’ailleurs j’ai une photo de nous deux ou je le tiens par le coup genre t’es ma propriété, c’est assez drôle. Mais bon il tente rien non plus lui il fait chier !! Vers 5h Maria est naze et moi je désespère. On décide de rentrer. On dit au revoir aux gens et là monsieur se réveille et nous propose de rester dormir chez lui. Car notre hôtel est loin et la route à prendre pour rentrer est super dangereuse (y a quand même des gens qui se sont faits tuer sur cette route la nuit). Ni une ni deux on dit oui (enfin surtout moi), et nous voilà tous les trois chez lui. Moi j’attends de voir s’il va se bouger le cul. En attendant je me fou sur le canap’ parce que bon je suis un peu naze aussi. Enfin il vient se mettre à côté de moi, enfin plutôt sous moi car je suis allongée et donc j’ai mis mes jambes sur lui. En moins de deux minutes il se met à me caresser les chevilles. Bon, là je pense que c’est pas juste amical. Maria décide d’aller se coucher (très bonne chose). Et nous on reste comme deux cons. Il me dit un truc en espagnol que j’ai rien compris. Parce que là j’ai dépassé le stade d’alcoolémie où je suis trop forte en langue étrangère. Je décide de prendre les choses en main (mais pas comme vous pensez bande d’obsédés!!) et j’opère à un rapprochement stratégique. En gros, je me mets dans ces bras. Deux trois embrassades s’ensuivent, et il m’emmène sur la terrasse, pour la suite. Mais bon euh, la terrasse elle fait face au lit où dort Maria donc moi je suis moyennement chaude pour brouetter devant ma copine quand même. Je lui fait comprendre, non sans mal car lui rien à foutre. Au final, direction le jardin. Il fait quand même les choses bien (trait typique du macho qui a l’habitude des filles de là-bas à qui il faut faire style on est pas un connard et on veut pas juste te baiser) et met un drap avec même une bougie. Je vous jure ! Franchement j’ai trouvé ça super mignon. Nous voilà donc partis, sauf que son sale chien il a voulu aussi jouer avec nous. Donc super la concentration quand y a un chien qui vous lèche la jambe (et pas autre chose hein). Je l’ai viré je ne sais pas combien de fois à coup de pied. Après j’ai eu le droit à des « t’as été super » Celle là on me l’avait jamais faite, ça fait assez vieux film américain. Je croyais qu’on en disait plus ce genre de phrase depuis les années 70. Le lendemain, Maria nous vois dans le lit dans les bars l’un de l’autres et elle a même pas tilté. Je vous raconte pas comment elle a halluciné quand je lui ai raconté. Elle avait rien vu de notre manège, même quand elle est partie se coucher. Moi qui croyais qu’elle avait fait exprès de nous laisser. C’était vraiment très agréable d’être dans ses bras. Après ma rupture je me sentais vraiment pas terrible et j’avoue que ça m’a fait vraiment du bien. Sentir l’attention sur soi et le désir de l’autre. En tous cas c’est des vrais baratineurs les latins, c’est moi qui vous le dis. Tous les trucs qu’il m’a sorti, on aurait dit que limite j’étais la femme de sa vie, alors que bon il a une copine ce jeune homme. Enfin, Je suis toujours plus ou moins en contact avec lui. Mine de rien je crois que lui comme moi on aime bien entretenir le truc juste histoire de jouer. Je sais qu’en ce moment il projette de partir en Bolivie, et moi je vois mes prochaines vacances J. On est parties deux jours plus tard pour Oaxaca où on est restées un jour. Après le DF et la France. J’ai eu trop de mal à me remettre dans le rythme français. Retour très très dur à la réalité. Même maintenant je regarde mes photos avec une certaine nostalgie, comme si c’était une autre époque de ma vie. C’est plutôt étrange. Mais c’était quand même un chouette voyage.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Faut-il choisir entre ses parents et ses amis ?

Une fois par mois ou à peu près, je retourne dans mon pays, histoire d’aller voir mes parents en mal de leur fi-fille aînée. Cependant, il n’y a pas qu’eux dans le sud, il y a aussi mes amis et je dois arriver à concilier famille et amis, parfois l’un au détriment de l’autre.
 
Jeudi 19h, j’arrive enfin à destination, un voyage périlleux, je sortais de là avec le cul mouillé (bouteille d’eau renversée) et une vieille odeur de croquette (Kenya qui a vomi). Me revoilà au domicile familial, cette maison qui m’a vue grandir un peu (oui, on est arrivés, j’avais déjà treize ans), je libère mon fauve qui court à la gamelle, ma mère s’extasie sur mon poids perdu (bon, merci la gastro, il n’y a pas d’autres explications), elle m’a fait mon gratin de pâtes traditionnel. Bref, c’est pas le retour de la fille prodigue mais presque. Mon programme est simple : sortie vendredi et samedi sur Toulouse, « mais je ne rentre pas trop tard ». Naïve, moi.
 
Le vendredi, justement, ma maman ne travaille pas donc je la vois un peu, mais pas trop : à peine est-elle rentrée des courses que j’y repars. On dîne ensemble et je file sur Toulouse pour une soirée que j’imagine sage. La plupart des vingtenaires (Emma, Lucie, Gauthier, Mister Big et moi-même) accueillaient dans le groupe Yome (un des commentateurs les plus assidus du blog, pour ceux qui ne lisent pas les commentaires). Rendez-vous à 22h à la FNAC, je suis la première arrivée suivie de près par Lucie. Blablabla, « la grossesse, c’est horrible quand on voit le pied du bébé se former sur notre ventre » (oui, c’est un peu notre hantise, ça), blablabla, « ils font quoi les autres ? ». On poireaute. 22h30, Gauthier nous informe que Yome est quelque part par là donc opération : « retrouvons un mec qui ne ressemble pas du tout aux deux photos que j’ai pu voir de lui ». Mais finalement, je le reconnais et il se dirige droit vers nous : « quand j’ai vu une fille avec un chapeau, j’ai su que c’était toi », me dit-il. Gauthier vient nous chercher avec une amie à lui et nous voilà à cinq dans une Twingo. Alors note lecteur : si tu dois t’entasser dans une twingo, ne te met pas derrière, au milieu, parce que c’était ma place et la ceinture essayait désespérément de me violer les fesses, j’en avais encore mal le lendemain. Bon, on arrive dans un bar relativement vide où on retrouve Mister Big et Emma. Première tournée, deuxième tournée. Stop, dis-je, car après deux verres, tout s’accélère. Sauf que le serveur du bar en a décidé autrement et nous offre une autre tournée (faudra qu’on m’explique qui il voulait brouetter). Donc Lucie me dit gentiment : « Nina, tu dors chez moi ! ». Du coup, je me lâche un peu et me voilà « morte poule », comme dit Gauthier.
 
Tous gais, nous voilà partis dans une boîte voisine avec Gauthier, son amie, Lucie et moi, Emma et Yome ayant ramené Mister Big chez lui (mais ils sont revenus après). Je sympathise avec une nana qui a le même prénom que moi dans la rue mais je la perds très vite de vue, tant pis. Dans la boîte, on reboit un coup ou deux (arrive un moment où je perds le compte), Gauthier et son amie repartent un peu après le retour d’Emma et Yome mais je ne raconterai pas ce qu’il se passa (ou non) entre ces deux-là. Cette phrase vous prouve que je peux être délicieusement garce, tout le monde va se poser des questions, maintenant, hihihi ! Bref, avec Lucie, comme on est saoules, on se fait de sublimes déclarations d’amour : « Tu es une fille fantastique, que j’aimerais être comme toi
– Mais non, je suis une sombre merde comparée à toi ! »
Bref, à 5h, tout le monde rentre chez soi, Lucie et moi faisons les langues de pute une heure de plus et, enfin, on s’endort.
 
10h20, mon téléphone sonne, ma mère : « Quoi, tu es encore à Toulouse ? Et comment je fais pour faire les courses, moi ! Rentre fissa ! ». Bon, ben je me rhabille vite et je me dépêche de rentrer. Evidemment, je choisis ce jour pour perdre ma voiture dans l’immense parking souterrain, je tourne, je retourne et découvre que je n’étais pas garée au niveau -4 mais -3. Bravo la blonde ! Bon, je monte dans la voiture, je me permets quelques excès de vitesse sur l’autoroute (c’est mal, lecteur, ne fais pas comme moi). D’ailleurs, ma mère a reçu une lettre des autoroutes, aujourd’hui, je frémis… Bref, arrivée à la maison, je me prends des réflexions toutes les deux minutes : « heureusement que j’avais préparé les tomates avant parce que si je t’avais attendue ». Et dans le genre j’aggrave mon dossier : ma mère appelle ma mamie à la rescousse pour faire les courses, ma grand-mère venant manger à la maison. Or ma grand-mère a une conduite très intuitive, genre « j’ai toujours pas compris à quoi sert un rétro » donc elle fait une marche arrière et bim, redessine la voiture garée derrière elle.
 
Samedi après-midi, Anne vient me voir donc ma mère fuit un peu, m’expliquant qu’elle nous entendait papoter et qu’elle ne voulait pas troubler notre intimité. D’ailleurs, une fois partie, on aborde THE sujet de conversation : les hommes, les hommes et encore les hommes. Après, je vais faire la sieste et je repars sur Toulouse pour un dîner chez Lucie avec un couple d’amis, on papote, on mange, on papote, on papote, on se tire les cartes (on a tous un super karma, quand même, sauf l’un des quatre, le jeu lui expliquant en long, en large et en travers qu’il va se réorienter), on papote, on papote. Quatre heures du matin, je n’ose rentrer chez moi donc je reste à nouveau dormir chez Lucie.
 
Je rentre donc à 13 heures chez mes parents, déjeuner puis sieste tout l’après-midi. Le dimanche soir, on mange en famille, quasiment pour la première fois depuis le week-end (mon papa était très pris, ce week-end aussi). Mais que pouvais-je faire ? Je ne veux pas choisir entre mes parents et mes amis mais je ne peux pas voir tout le monde en même temps, surtout que pour mes parents, je suis non-tabagique et presque vierge (quoi que ce dernier point, je suis pas sûre que mes parents me prennent pour une charmante demoiselle chaste qui n’a plus vu le loup depuis ma relation avec Arnaud).
 
De plus, ce week-end m’a montré que ma vie de petite fille était terminée : mes parents ont vendu mon lit de jeune fille, dans lequel je ne dormais plus depuis des années, effectivement. En fait, pour Noël 1997, j’ai eu un lit mezzanine… une place. Or quand j’ai ramené Guillaume à la maison, on ne pouvait décemment dormir à deux là-dessus. Donc mon lit est parti, je ne dors plus dans ma chambre depuis trois mois car elle sert plus ou moins de débarras. Ma mère m’a expliqué que mon père voulait faire une chambre avec un grand lit (celle de ma sœur) et une chambre avec deux petits lits (la mienne). Là, j’ai protesté : ok, je n’ai ramené aucun homme chez mes parents depuis presque deux ans mais je finirai bien par trouver le père de mes trois enfants et j’ai pas envie qu’on fasse lit à part quand on va visiter mes parents ! Heureusement, ma mère partage entièrement mon point de vue.
 
Voilà, je repars dans moins de 24 heures et je suis d’un côté reposée et heureuse d’avoir vu mes amis, de l’autre, j’ai la sensation de n’avoir profité suffisamment de personne. Mes amis me manquent, mes parents me manquent et je supplie quelqu’un de faire une ligne TGV Paris-Toulouse en 3h très vite parce que là, ça m’agace d’avoir l’impression de ne pas profiter pleinement de ma famille et de mes amis. Et je n’ai pas envie de faire un choix entre eux.
Rendez-vous sur Hellocoton !