Peut-on tout écrire ?

Dans une optique de publication. La semaine dernière, je traînassais sur Twitter quand je vois une blogueuse littéraire hurler son indignation sur un roman, “Outrage” de Maryssa Rachel. Celle-ci dénonçait notamment que ce roman soit vendu par Hugo Roman, spécialisé dans toutes les merdes romantico-perverses de type After où on t’apprend que c’est normal d’être un paillasson maltraité par son mec car l’amour fait souffrir. Tiens, va acheter des dessous Agent Provocateur et des fringues Karl Marc John pour oublier que si tu ne souffres pas, c’est que ton histoire est en mousse. Sauf que là, c’est archi pire… Peut-on vraiment tout écrire ? Quelle est la limite ?

Dark romances par Hugo Roman

 

Je déroule le thread et là, je lis un extrait. Bon, déjà, c’est franchement écrit avec le cul et je manque de décrocher dès la deuxième phrase mais c’est après que ça se corse. Ca raconte l’histoire d’une jeune fille qui explique vivre seule avec son père, qui l’attend le soir en t-shirt-culotte, cuisses écartées… Vous imaginez la suite et je vous épargne les détails jusqu’à la conclusion sordide “les gens ne comprenaient pas pourquoi j’avais autant de mycoses à 7 ans”. 7 ans. 7 ANS ! Alors déjà, sur le côté incestueux, je commençais à froncer méchamment les sourcils mais une enfant de 7 ANS sexuellement active et consentante, ça va pas bien ? Et si j’en crois les commentaires sur Amazon, on a droit à des viols, même une scène de zoophilie… et vendu dans la même collection que les After qui cartonnent chez les adolescentes. Bordel de merde.

Ecrits sombres

Oui, je suis vulgaire dans cet article mais à un moment, y a quelque chose de moisi au Royaume littéraire. Que cette personne ait eu envie d’écrire cette histoire, à la limite, pourquoi pas, chacun ses fantasmes. Qu’ils soient publiés dans des éditions très spécialisées… et non, là, déjà, j’ai du mal. L’autrice et l’éditeur se défendent en citant des précédents célèbres genre Mme Bovary (??) et expliquent que ce livre dérange car il raconte une histoire qui pourrait être vraie. Je vais rester sur la scène incestueuse qui est la seule que j’ai lue pour démontrer à quel point cet argumentaire pue la diarrhée.

Peut-on tout écrire ?

Je vais me référer à quelques oeuvres qui pourraient évoluer dans le même registre qu’Outrage (et je ne parlerai pas de Mme Bovary, cette comparaison est un crachat).

– Desideria de Moravia, roman dont j’ai déjà parlé ci et là qui fut le plus troublant tombé entre mes mains, assez dérangeant puisqu’il est question d’une jeune fille mineure (15 ou 16 ans) qui entend des voix qui la pousse à détruire tout ce qui est perçu comme sacré par la bourgeoisie (l’argent et sa virginité), il y a une scène de viol et une scène supposée d’inceste avec sa mère adoptive. Sauf qu’il n’y a pas de description, Desideria se réveille en se demandant si sa mère adoptive l’a caressée ou non et cela participe à sa colère contre cette femme.

Desideria

– Lolita de Nabokov, évidemment. Pour le coup, on a cette histoire dégueulasse entre Dolores, 12 ans, et son beau père Humbert Humbert. Mais ici, si Dolores joue les petites séductrices, elle regrette ses gestes, finalement innocents, et Humbert, qui raconte le récit, est toujours narré comme un pervers, il sait que ses désirs sont malsains et Lolita essaiera de fuir loin de lui à la moindre occasion, refusant de tout son corps cette liaison.

Lolita, le film

Histoire d’O où nous avons une femme soumise. Ici, le contexte est un peu différent et c’est pour ça que je m’y arrête. Le roman peut être effectivement assez dérangeant puisqu’un homme livre régulièrement sa compagne à d’autres hommes sans l’avertir (on a aussi ça dans Emmanuelle où son amant initiateur la livre à un gagnant de combat de boxe sans lui demander son avis puis l’amène une autre fois dans un bordel où je ne sais plus quoi où elle se fait saillir par plusieurs hommes sans avoir réellement ravie de l’expérience) mais la différence majeure c’est que ce roman n’avait été écrit au départ que pour exciter son amant et pas du tout dans une optique de publication.

Histoire d'O

– enfin le Marquis de Sade. Je n’ai lu que la philosophie dans le boudoir que j’avais trouvé… curieux par moment (y a une scène, j’étais limite à dessiner l’emplacement des personnages tellement ça me paraissait compliqué que tout le monde arrive à s’emboîter tel que décrit), intéressant dès que ça parlait politique, vaguement excitant… et absolument dérangeant et dégueulasse sur la fin. Mais au-delà du caractère purement sexuel de l’oeuvre, il se dessine une volonté politique.

La philosophie dans le boudoir

Dans Outrage, ce qui m’a profondément mis mal à l’aise, c’est le consentement total de la gamine de 7 ans. Dans les romans précédemment cités, les victimes sont victimes et cela nourrit un propos. Même la soumise O. sait que ce qu’elle vit n’est pas normal mais elle l’accepte par amour tout en punissant sa maîtresse occasionnelle en tentant de l’envoyer à Roissy où se situe le manoir où elle était esclave sexuelle. Là, le roman est écrit à la première personne, une enfant de 7 ans excite son père, mouillant en pensant à ce qu’il allait lui faire. Je suis même pas sûre qu’une enfant de cet âge là puisse mouiller. Et c’est absolument tout le problème de ce roman : la légitimisation. Certains mecs malsains n’hésitent pas à minimiser un viol en expliquant que de toute façon, c’est ce qu’on voulait, toutes les meufs fantasment là-dessus. Ici, la pédophilie incestueuse est légitimée parce que “bah, son père ne fait que lui donner ce qu’elle veut”.

L'enfant démon

Alors peut-on tout écrire ? Dans l’absolu, tu écris ce que tu veux, comme pour Histoire d’O., vu que c’était censé rester entre les mains concernées. Mais le publier ? Cracher peperlito à la gueule de toutes les petites filles qui ont subi ça en racontant que ça pourrait être voulu ? A un moment, faudrait peut-être arrêter les conneries, aller dans le toujours plus trash pour vendre plus. Oui, il est des histoires d’amour et de sexe dérangeantes que l’on peut narrer mais pourquoi à tout prix franchir la ligne rouge ? Surtout si c’est pour le mettre entre des mains non averties. Il existe des productions sexuelles très violentes comme des Hentaï mais au moins, en lançant ça, on sait sur quoi on va tomber…

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Journal extime… jusqu’à l’indécence

11 ans, 11 ans que je blogue. Je suis passée d’un journal extime populaire à une sorte de cahier de brouillon où j’écris sur tout ce qui me passe par la tête, sans chercher à en faire quelque chose. 11 ans durant lesquels j’ai été intégrée à la blogosphère avant de m’en sortir peu à peu. En gros, avant, j’étais au coeur du système, aujourd’hui, je gravite en dehors. Si je ne suis plus la blogosphère, certains éléments arrivent parfois jusqu’à moi arrivant encore à me choquer par leur indécence.

femme choquée par son ordinateur

A peu près comme ça, oui

Let me introduce Emily Meyers, une jolie blogueuse rousse, maman de 5 enfants, qui partage tous les éléments de sa vie en photo… Jusque là, rien de vraiment choquant, ça arrive partout même si, déjà, exposer à ce point ses enfants me dérange un peu pour eux. Mais là où le malaise est total (vraiment total), c’est quand notre blogueuse met en scène la maladie de sa compagnon… et son enterrement à travers les clichés d’un photographe professionnel. Alors déjà, question : qui paie un photographe pour immortaliser un enterrement mais surtout : est-ce qu’il n’y a pas un ENORME problème à poster sur son blog des photos de soi tirée à quatre épingles en train de montrer sa tristesse devant un cercueil ?

six feet under famille fisher

Oui bah rousse et enterrement, j’ai forcément pensé à Six feet Under

C’est là que je me pose la question des limites à ce qui est montrable ou pas. Chacun met le curseur où il veut, certes, et on me dira que je ne suis pas obligée de lire le blog d’Emily (à dire vrai, je ne connaissais pas son existence avant que la reine Zénobie commence à en parler sur Twitter). Je suis allée voir… et j’étais tellement mal à l’aise. Mais au delà de ce fait “divers”, ça pose la question des limites du journal extime. Et rassurez-vous, avant de distribuer les mauvais points, commençons par balayer devant ma porte.

blog journal extime

J’ai moi-même manqué de pudeur au tout début de ce blog. Parce que ça nous faisait marrer d’être trash, de raconter nos histoires de fesses parce que c’est léger, ça ne fait de mal à personne et que nous ne postions pas de photos intimes. Notez que je ne juge pas ceux qui posteraient des photos intimes, tant que toutes les personnes sur le cliché sont consentantes. Bref, des tas de gens venaient ici se repaître de nos (més)aventures sexuelles, certains espérant s’accrocher à nos tableaux de chasse puis la vie faisant, on a fermé les portes. Essentiellement au lancement de nos vies professionnelles : on peut nous retrouver si on se prend la peine de chercher, j’ai pas forcément envie que mes collègues soient au courant que je me suis adonnée à la levrette fessée la veille, c’est pas le lieu. Depuis, ma vie se dessine ici en filigrane : je parle parfois de boulot, parfois de ma vie perso tant sur mes amours (au singulier depuis bientôt deux ans, d’ailleurs), mes amitiés que sur ma famille avec mes deux amours Saturnin et Pivoine (qui est mobile maintenant, qu’est-il donc arrivé à ce tout petit bébé ?). Je parle pas mal de mes voyages aussi mais beaucoup de choses restent désormais hors de portée du lecteur. Auto censure ? Non, juste je ne ressens pas toujours la nécessité d’en parler. Il m’est arrivé d’écrire des articles sanglants sur des choses qui m’arrivaient mais une fois écrites, j’étais calmée et je n’avais pas envie de partager ça, mon fiel avait été essoré.

Oui et je mets des photos de mes amours avec des pastilles sur la tronche aussi

Oui et je mets des photos de mes amours avec des pastilles sur la tronche aussi

Mais la question reste, finalement : pourquoi s’expose-t-on et quelle limite se mettre ? Quand je parlais de fesses, j’avais plein de lecteurs et nous étions dans une sorte de cercle… presque vicieux : plus ça parlait cul, plus l’audience grossissait, plus fallait en donner. Un peu grisant sauf que… ben à un moment, t’as envie de profiter de ta petite caisse de résonance pour parler d’autres choses, de sujets un peu plus sérieux… Et là, ça intéresse moins. Peut-être aussi parce que j’ai plus du tout joué les community managers de mon blog (pas envie de rapporter du travail à la maison, quelque part) : au chômage, je répondais à tous les comms en peu de temps. Une fois mon premier CDI décroché, forcément, mon temps libre s’est fortement réduit… Je pourrais reparler de cul en narrant mes expériences passées jamais racontées sur le blog pour voir si ça relancerait le machin mais… j’en vois juste pas l’intérêt. Puis je ne suis pas sûre qu’aujourd’hui, ce soit ce qui marche vraiment, les gens ont envie soit d’information (sur des produits culturels ou cosmétiques, selon vos centres d’intérêt), soit de blogueurs/blogueuses qui seraient un peu comme un grand frère ou grande soeur virtuelle.  Du coup, on expose quoi ? Faut-il en donner toujours plus pour rester “au top” ? Serais-je prête à exposer des moments si intimes pour gagner des lecteurs ?

femme en culotte dans le foin

Ca pose aussi la question de la mise en scène de soi : que veut montrer Emily ? Si je reprends mon cas, au début de ce blog, le but était de raconter la vie amoureuse et sexuelle d’une bande de potes, façon Sex and the city, on voulait montrer une jeunesse décomplexée et fêtarde (mais ça a sans doute sonné plus d’une fois “notre vie, c’est de la merde alors on boit et on baise pour oublier”). Aujourd’hui, c’est plus “jeune vieille conne qui ne comprend plus le monde dans lequel elle évolue et qui essaie de s’accrocher à l’espoir mince que le monde peut être plus beau demain” et aussi “j’essaie plein de trucs parce que j’adore découvrir”. C’est ce que j’expose, ni plus, ni moins. Ce qui ne rentre pas dans ce cadre là, je n’en parle pas parce que… ben rien ne m’y oblige.

Là par exemple, c'est le jour où j'ai appris à conduire une Jeep. J'ai fait la roue en l'air et tout

Là par exemple, c’est le jour où j’ai appris à conduire une Jeep. J’ai fait la roue en l’air et tout

Mais mon blog n’est pas le centre de ma vie. Ce n’est pas mon gagne-pain, je “travaille” dessus en dilettante, je ne fais rien pour en faire une machine de guerre parce que je n’ai juste pas envie d’en vivre, pas envie de me prendre la tête pour savoir quoi raconter histoire de garder mes vues et mes revenus. Et c’est peut-être là, la différence avec Emily : clairement, son blog lui sert à gagner de l’argent (elle a notamment relayé son kickstarter pour les aider, son mari et elle) donc il faut tout donner pour ne pas perdre son niveau de revenus. Et la question reste : qui est le plus coupable entre le blogueur qui se livre sans filtre et les lecteurs qui restent là à regarder ?

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L’école de la vanne

Sous titre : ris d’être rabaissée sinon tu n’as pas d’humour.

L’humour, ah, l’humour ! Qu’il est bon de rire, ça fait tout un tas de choses à ton corps : ça te détend, ça fait brûler des calories, ça rallonge ta vie, ça crée de la cohésion et encore plein de choses, je suppose. Et j’avoue que j’aime rire, je suis d’ailleurs très bon public, j’explose facilement de rire devant la série abrégée des Chevaliers du Zodiaque (je rebalance le lien), les délires de Natoo ou Andy, le coeur a ses raisons, le dézapping du Before… Ouais, j’ai un humour Canal, apparemment. Mais y a un truc qui commence à me fatiguer. Faaaatiguer : l’humour de la vanne.

Dès le départ, ça situe le niveau

Dès le départ, ça situe le niveau

 

Ca fuse. Vite, trouver une vanne sur la dernière phrase de Clarisse, sur le pull d’Antoine, sur l’épi chelou de Marwa “et vazy, tu t’es crue dans Mary à tout prix, mouahahahah !” Tout le monde se marre. Et Marwa ? Bah, si elle est bien lunée, elle partagera l’hilarité générale, sinon… ben tant pis pour elle. Sauf que j’avoue que je suis plus que lassée par cet humour de la vanne, que j’en sois la cible ou non.

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D’abord, il faut bien choisir sa “victime”. Il y a des gens dont tu accepteras d’autant mieux les vannes car ils sont tes amis et tu sais qu’il n’y a pas de volonté de blesser derrière (en tout cas, qu’ils seraient désolés que ça arrive). Il faut également être attentif au sujet de la pique, on a tous certaines blessure où il n’est pas bon foutre un bon coup de hâche, même s’il est donné avec humour. On va éviter de répéter à une personne ayant pris du poids et ne le vivant pas très bien qu’elle risque pas de se noyer avec sa bouée, ahah ! Ou ironiser sur les difficultés d’une personne dans un domaine précis alors que celle-ci galère pour s’en sortir “Ahah, Jean-Claude, ça fait combien 2+2 ? Ah mais oui, c’est vrai, tu es nul en maths, mouahahahah ! Allez, fais pas la gueule Champion”. Vous saisissez l’idée.

humiliation

Le bashing est pour moi l’un des avatars les plus malsains de l’humour oppressif. Rire de soi, ok, je pense que ça peut être sain et dédramatiser. Seulement, il y a un fossé énorme entre “je ris de mes défauts pour les dédramatiser” et “je ris des défauts des autres pour passer pour le petit comique de service au détriment de quelqu’un”. Evidemment, le bashing permet de s’adonner à de bons mots, à se faire applaudir sur sa réactivité et son sens de l’à propos et il est si bon de rire des autres ! Au moins, ça ne nous tombe pas dessus.  Mais franchement, à quoi ça sert ? Se lier les uns en descendant les autres, mettre quelqu’un en faiblesse pour se mettre en position de force à l’inverse. Parce qu’on a beau avoir de l’humour, quand tu entends toute la journée que tu es moche, gros, bête, nul en ci ou en ça, tu finis quand même par intégrer un peu.

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Alors je dis stop. Je m’énerve, je peste, je ferme les portes de l’humour autour de moi. Je ne suis pas drôle ? Parce que tu crois que tu étais drôle quand tu m’as agressée un peu gratos juste pour faire marrer ta petite cour ? Tu n’as pas la sensation que je ne suis pas d’humeur ou que tu as tapé pile où il ne fallait pas ? Et t’excuser au lieu d’en plus attaquer mon humour non ? Bah non, c’est moi qui ne suis pas drôle. Parce qu’on est dans la culture de la vanne, du clash et du bashing, du “on peut rire de tout mais pas avec tout le monde”, cette phrase prononcée généralement par ceux qui n’en comprennent pas le sens. Et bien pardon mais perso, j’en ai marre. Je ne suis pas contre l’humour vache, trash, si celui-ci sert à dénoncer, à s’engager. Qu’on se moque de Hollande ou Sarko parce que leur politique est bancale, parce qu’ils se posent en personnes qu’ils ne sont pas (genre quand Sarko “lit” Victor Hugo). Qu’on les rabroue sur leur tour de taille ou leur taille, j’ai déjà dit à quel point c’était inutile et même franchement débile. Mais bon, peut-être attends-je peut-être trop de finesse de la part de mes congénères, moi aussi.

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Tellement…

 

Pourtant les vannes de cul, ça marche bien pour faire marrer, éventuellement (quoi qu’on flirte toujours un peu avec le sexisme…)

humour-moderne

Demain, je vous parlerai d’une vanne trèèèèèèès populaire sur les Internets que je ne supporte plus.

 

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Les apôtres du good fucking

Des fois, je l’avoue, je fais des choses mauvaises pour ma zénitude (déjà très relative) et au détour d’un lien Internet, je tombe sur un article… Et je vais en lire les commentaires. Déjà les articles politiques, j’ai à peu près envie de frapper tout le monde mais j’ai trouvé pire repère : les articles et forums sexo.

Je me suis déjà énervée sur le désormais médiocre rue69. C’est comme à l’image du site qui l’héberge, une déception sans cesse renouvelée, surtout si on compare à ce que c’était au début. Dans cette antre auto proclamée du sexe sans tabou, chacun vient parler de sa vie sexuelle (trash ou prude), le tout entrecoupé de quelques articles de « fond ». Comme cet article sur la nouvelle mode en matière de porno : faire éjaculer des actrices. Et là, des commentateurs mâles viennent gentiment arroser de leur condescendance les oies blanches qui passent à côté de cette expérience éjaculatoire : vous ne savez vraiment pas ce que vous ratez. Ca y est, je suis énervée.

De 1, chacun fait ce qu’il veut de son cul, il n’y a pas de plaisir universel. T’aimes pas la pipe, le cunni, la sodomie ou le sucotage d’orteils ? Et bien passe-t-en, rien n’est obligatoire. Au contraire, tu adores ça ? Jouis en mon ami. Mais ne viens pas juger ceux qui souhaitent s’en passer. Moi, par exemple, j’adore le café et je n ‘ai pas pitié de ceux qui n’aiment pas ça, hein. De 2, j’aimerais savoir depuis quand les hommes s’expriment avec tant de certitude sur la sexualité des femmes. Tu prétends que l’éjaculation féminine est le signe d’un orgasme massif ? Et bien foi d’individu à vagin parlant cul avec d’autres individus à vagin, c’est faux.

2007 ou 2008, je suis community manager sur des forums sur les braises desquels je souffle pour tenter de redonner vie. Seule conversation un peu vivante : les femmes fontaine. Un homme me traite limite de frigide car j’explique que je vois pas l’intérêt d’éjaculer vu que j’ai des orgasmes sans ça. Mais non, lui, cet individu qui ne m’a jamais fréquentée ni même croisée sait mieux que moi qu’en fait, je jouis pas sinon, j’éjaculerais. Un apôtre du good fucking pur et dur.

Au fond, l’éjaculation féminine reste un trip très masculin « parce que comme ça on sait si vous jouissez ou pas ». Alors va falloir revoir ta bible de la baise mon petit fucker : chez les hommes, déjà, l’éjaculation n’est pas l’orgasme, ce sont des phénomènes souvent concomitants mais ils ne sont pas la même chose. Pourquoi ce serait différent chez la femme ? Et puis si t’étais un peu plus attentif à ce qu’il se passe autour de ta bite, t’aurais pas besoin que ta femme gicle pour savoir…

C’est un peu comme le point G, ça obsède surtout les hommes. Moi, j’ai pas envie qu’on me livre avec un mode d’emploi : »tu vois, tu titilles là et pof ! ». Parce que là où ces apôtres du good fucking semblent obsédés par technique et performance, moi, je veux partage, complicité et aussi plaisir. Et là, pas besoin d’appuyer sur un bouton pour me faire décoller.

Bref, la seule bonne sexualité, c’est celle qui nous convient, qu’elle soit SM-fessée, prude ou torride. Pourquoi ça pose un problème que les gens ne se plient pas à votre façon de jouir. Une fois de plus, les apôtres du good fucking n’ont pas compris que leur avis, on s’en contrefout. Quoi que je serais psy, je me pencherais sérieusement sur leur cas : un tel besoin de prouver son expertise, ça cache forcément quelque chose…

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L’été, on chope

Par Pink Lady

En été, les magazines sont unanimes. Comme le reste de l’année, l’originalité n’est guère leur fort. Donc après s’être affamées tout le printemps pour être au top de son sexyness sur la plage, forcément, il est temps de rentabiliser ce corps de rêve en ayant des relations sexuelles à tout va. Elle nous l’explique cette semaine « pourquoi c’est super d’être célibataire en été ? ».

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Alors attention, dans l’univers des magazines féminins, être célibataire rime avec chasse à l’homme. D’ailleurs le titre suivant de la newsletter ne le cache pas : « Assurer le 1er rendez-vous ». Oui, dans la vie, une femme célibataire peut en profiter pour prendre du temps pour elle, faire du sport, prendre des cours, réaménager son appart, démarrer une nouvelle vie ailleurs… Dans les magazines, le célibat ne sert qu’à passer vite au candidat suivant. Car le célibat n’a qu’un temps et ce temps là, c’est l’été. Oui, le sexe sur la plage (le sable et les mycoses en option), le bel étranger du genre bronzé qui parle une langue latine so hotty. Oui, si tu craques sur le scandinave, tu attends l’hiver, ça le fait mieux devant une cheminée, allongés sur une peau de bête. L’été, c’est latin, c’est bronzé avec les cheveux noirs un peu longs qui bouclent à la Jesus Luz.

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Ce qui est étrange, c’est que seule la chaleur semble propice à la sexualité fantaisie. Evidemment, je n’irais moi-même pas copuler sur une plage ou, pire, dans la mer, en hiver, je ne suis pas sûre de vouloir mourir d’une pneumonie. Tout le sexe extérieur semble réservé aux beaux jours, la levrette la tête dans le frigo pour se rafraîchir aussi. La partie de jambe en l’air devant la cheminée semble plus réservée aux élans romantiques et amoureux. Et puis qui dit été dit vacances, on est loin de chez soi et des conventions sociales qui nous emprisonnent au quotidien. Je ne suis plus Pink Lady, la jeune marketeuse mais la wild Pink, la fille qui se trémousse en bikini sous le nez d’hommes en rut. La baise en été est une sorte de convention sociale : si tu vas au soleil seule, c’est que tu veux te faire serrer, c’est comme ça. En fait, au pays des magazines, c’est très simple : si tu ne t’envoies pas en l’air sur la plage (en dépit du sable et des mycoses donc), t’es qu’une grue, une pauvre frigide coincée dont on ne pourra jamais rien faire. L’été, tu dois larguer ton mec, partir sur une plage paradisiaque et t’envoyer en l’air de toutes les façons qui soient. Les magazines les plus audacieux te proposeront d’ailleurs une liste non exhaustive de fantasmes à réaliser, sers-toi, c’est gratuit. Oui, je sais, il est curieux qu’on nous impose des fantasmes, je ne pense pas que les rédactrices sexo ait un accès direct à mon Ca pour connaître mes fantasmes . Et puis je suis un peu trash comme nana, y en a plein que j’ai déjà fait. Enfin, trash, tout est relatif, faire l’amour dans une piscine, c’est à la portée de pas mal de monde, il me semble.

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Seulement l’été commence à tirer sur la fin, il va falloir commencer à penser à pérenniser quelque chose pour ne pas être célibataire l’hiver car ça, ça craint. On n’a jamais vu personne être sexy en combinaison de ski et lutiner avec le mono entre deux sapins, les pieds dans la neige. Ce qui en soit est un peu dommage, la blancheur immaculée de la neige me paraît bien plus esthétique
que le sable envahi de cadavres d’algues et de crustacés. Mais le neige, ça brûle et la peau rougie, ça le fait de suite moins. Heureusement, Elle nous aide à assurer le premier rendez-vous…
Parce que jusqu’à présent, on les foirait tous, ce qui explique sans doute notre célibat quand l’été s’en vient.

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Aimer n’est plus baiser

(J’avais pensé à un autre verbe du premier groupe mais je me suis dit que le racolage avait ses limites)

Hier soir, j’étais enfin peinarde chez moi et je m’adonnais à mon occupation préférée des soirs de glandouille : lire les blogs BD. Ouais, quand je suis seule chez moi, le soir, c’est mon rituel. J’attrape les yaourts qui me serviront de repas (je sais…), je me plante devant blogs BD et je lis. Là, je ne culpabilise pas comme quand je passe la soirée à glander sur Yahoo! jeux parce que bon, je peux pas écrire et manger en même temps, quand même. Même des yaourts. Bref, je surfe de liens en liens et je retombe sur un blog que j’aimais beaucoup et qui vient de reprendre : Louvre-Blondeau.

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Je vous décris ce blog même si je préfère penser que vous allez cliquer sur le lien pour le découvrir par vous-mêmes (mais lisez mon article quand même) : Evelyne, son auteur, alterne planches de vie et planches sexuelles. Mais le truc génial, à mon sens, c’est qu’elle illustre sa vie sexuelle avec son époux et qu’en voilà encore une, rare, qui tord le cou au fameux « on baise pas pareil quand on s’aime ». Hé oui, on peut être fous l’un de l’autre et pratiquer la levrette. Incroyable ! Parce que oui, encore aujourd’hui, certains ont du mal à associer amour et sexe sauvage. Comme dirait Loxy_More : « la bouche qui suce ma queue n’embrassera pas le front de mes enfants ».

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On peut décrier cet état de fait mais mon vécu me prouve qu’en général, les mecs maqués adorent les filles délurées… A condition que ce ne soit pas leur fiancée. J’en parlais l’autre jour avec une amie : on se retrouve facilement dans le rôle de la maîtresse car on n’a pas forcément de limites ou de tabous sur la question donc c’est plus facile de nous voir dans le rôle du divertissement que dans le rôle de la future mère. Ceci étant, le rôle de la future mère, ça me gêne pas des masses de pas l’endosser, hein. C’est triste ? Oui. Car si je poursuis ce raisonnement, il est impossible d’avoir l’amour ET la jouissance avec la même personne ? Que s’ébattre sur le plancher plutôt que sur le lit et à 4 pattes en disant des mots crus, c’est péché ultime ? Mais meeeeeerde. Surtout que pardon mais le sexe étant encore meilleur quand on aime, vous vous rendez compte du drame qui se joue là ? De tous ces gens qui resteront dans une sexualité peu satisfaisante en se passant d’une incroyable jouissance juste parce qu’on ne retourne pas son aimée dans tous les sens. Ou son aimé, d’ailleurs, ça marche dans tous les sens cette histoire.

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Pourtant, c’est bizarre, la levrette est super recommandée pour se reproduire, ça favorise, paraît-il. Enfin, j’ai lu ça, je suis pas gynéco ou sexologue, moi. Et quand on sait qu’avaler rend plus mince (ahah) et s’en prendre plein la figure rend la peau douce (re ahah), on ne sait pas bien à quel saint ou sein se vouer. Mais ce que je ne comprends pas vraiment, c’est que depuis le temps qu’on dit que l’amour n’est pas antinomique d’une bonne baise bien violente, rien ne change. Oh, je ne déroge pas forcément à la règle, j’étais toute heureuse l’autre soir d’avoir dormi chez Amant chouchou sans sexe parce que ça prouvait (si besoin en était  mais pas vraiment en fait) que c’était plus qu’une histoire de fesses. Bon par contre, une fois, ça va mais c’est bon, j’ai compris, on peut reprendre une activité sexuelle normale maintenant. Mais voilà : qui a dit que le respect excluait certaines pratiques que certains définiraient comme trash (bien que j’ai du mal à situer le curseur du trash/pas trash, c’est à chacun de voir) ? Est-ce que sodomiser une femme, par exemple, signifie qu’on ne lui fera jamais d’enfants ? Enfin, lors d’un prochain coït, j’entends, ça paraît compliqué de planter la graine dans cette position. Quoi que j’ai entendu une légende urbaine, une fois, d’une nana qui voulait rester « vierge » et n’ouvrait que sa petite porte et à force, elle avait créé un trou entre son anus et son vagin et s’était retrouvée enceinte. Mais ça me paraît hautement improbable… Enfin, là n’est pas la question, ça vous fera au mieux une nouvelle légende urbaine à raconter lors des dîners en ville. C’est très distingué en plus.

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Finalement, je me dis que le fait que je me réjouisse encore de voir un couple aimant et sexuellement épanoui montre qu’il y a quand même un sacré blocage sur le sujet. Et je vous parle de Louvre-Blondeau mais vous avez aussi le love-blog dans le style. Et d’autres. Plus il y en aura, plus on admettra que ouiiiiiii, prendre son pied avec sa moitié légitime c’est normal et que le sexe de couple ne se résume pas à un missionnaire dans le noir et sous la couette à 22:47 le jeudi soir. Et que quand votre mec vous souffle un « raaaah, tu m’excites! », c’est un compliment, pas une insulte, merci.

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Ce sont mes premiers émois qu’on assassine !

 

Il y a quelques temps, je crois bien que c’était en 2008, je regardais négligemment la télé quand on annonce la deuxième partie de soirée : Basic Instinct. Ouais, super ! Ce film a marqué mes premiers émois sexuels et je ne l’avais pas vu depuis 15 ans. Allez, régalons nous un petit coup, revenons à ce tendre âge où j’avais ressenti un truc bizarre dans ma culotte.

 

 Certains vont s’étonner : en 2008, j’avais 28 ans et 28-15 = 13. Oui, j’ai bien vu Basic Instinct à 13 ans, c’était en centre aéré où on nous avait appris cette année là à mettre une capote car le sida, c’est mal. C’était un peu la partie pratique puisqu’à 13-14 ans, on représentait une vraie bombe atomique hormonale. Bref, ce jour là, j’avais découvert que regarder des gens baiser même pour de faux me faisait un peu chaud dans le bas ventre et que j’avais même un truc qui palpitait un peu par là. Hou !


Donc j’étais calée devant mon écran avec une bonne tisane nuit calme (je suis tellement rock n’ roll par moments) et je regarde. Mes yeux s’écarquillent, ma bouche s’ouvre. Non, je ne suis pas excitée mais perplexe. C’est quoi cette merde ? L’intrigue tient sur une feuille de PQ, l’image n’est pas soignée. En fait, sortie de Sharon Stone qui est sublimement érotique dans ce film, il n’y a pas grand-chose à retenir. Verhoeven a pris un film de cul classique (on y retrouve des scènes de baise classique, à deux, lesbianisme, à trois) en en enlevant les passages sexuellement explicites. Même si on a droit à un plan de la chatte de Sharon Stone qui déclarera n’avoir pas été au courant de ce plan avant de le voir sur grand écran. Je veux bien la croire, n’importe quelle actrice AB vous dira que le duo mini robe moulante et absence de culotte accroît le risque de voir son intimité exhibée sur écran sans que ça soit volontaire.


Bref, y a pas grand-chose qui retienne l’attention au deuxième visionnage mis à part la musique, peut-être. Les scènes de cul paraissent soudain plus soft, pas super bien exécutées et mal filmées, pas toujours très utiles. J’ai vu également Show girl du même réalisateur, le film le plus inutile de l’histoire du cinéma américain. Je vous en ferai un article entier, tiens, c’est un délicieux nanard, ça aussi. Finalement, Verhoeven filme sans doute ses propres fantasmes mais le problème c’est qu’il ne soigne rien. Le personnage de Catherine Tramel (je ne suis pas sûre de l’orthographe) est sur le papier un défi de taille pour un réalisateur. Manipulatrice, nymphomane et psychopathe, les possibilités sont infinies mais non, on montre Sharon Stone sans culotte, on scandalise et  on ramasse la tune à la fin. Mouais…


 

 Mais ce qui m’a un peu turlupinée, c’est que ce film ne me paraît pas exceptionnellement trash, in fine. Evidemment, il est difficile de comparer le contexte de mes 13 ans où je ne connaissais à peu près rien au sexe (mais je savais comment mettre une capote) et mes 28 ans où je… enfin, j’ai plus d’expérience quoi. A l’époque, le cunni par exemple me paraissait une pratique un peu dépravée alors qu’aujourd’hui, je n’arrête pas de dire que c’est un excellent préliminaire et que faut arrêter de le zapper. Mais du coup, je me demande. Ce film reste-t-il un monument de provocation pas vraiment égalé ou a-t-on fait à ce point plus trash depuis qu’il nous paraît bien fade et que voir une chatte en gros plan ne nous fait même plus réagir ? C’est moi qui ai grandi, la société qui a changé ou les deux ? J’arrive pas à savoir.

 

 Il n’en reste pas moins que je me suis sentie volée de mon premier véritable émoi sexuel, cette sensation qui restera gravée à jamais dans ma mémoire. Tout ça pour un film tout pourri. Quelle déception.

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Les souris sont des hommes

Dimanche soir, petites heures de la nuit, je tapote négligemment sur mon clavier en attendant le sommeil. Bon, en vrai, je joue sur King, ce site est une horreur de chronophagie. Bref, comme tous les dimanches, il est tard et je n’ai pas sommeil, la télé tourne un peu au hasard, sur la chaîne où je l’ai laissée. Quand soudain, Télé m’annonce Secret Story. J’aurais bien zappé mais j’étais un peu trop dans ma partie, on va dire qu’on va laisser tourner.

Et en fait, j’ai bien fait. Je n’avais quasiment jamais regardé, juste un peu l’an dernier et j’avais trouvé cette émission d’un profond sadisme. En fait, je vous résume la fois où j’ai regardé (oui, je n’ai vu qu’un épisode mais le pire, je crois) : pour une obscure raison, Cyril et Alice sont enfermés dans une pièce et espionne les autres. Ces derniers pensent que les deux enfermés sont partis. Or Cyril a entamé une liaison avec Alexandra et Alice avec Matthias. Et là, « la voix », sorte d’ersatz d’un Dieu sadique, demande à Matthias de séduire Alexandra (sans savoir que sa moitié ainsi que celle de la demoiselle sont toujours là, donc). J’étais effarée. Comme je bossais à l’époque sur le site people de TGGP, j’ai aussi appris que cette même voix avait demandé à Matthias de demander à Alice de venir vivre avec lui (mission acceptée) mais Cyril, lui, a refusé de larguer Alexandra pour 10 000 euros. Alors qu’elle était super chiante comme fille.

Bref, dimanche, je regarde et voici un peu le topo, c’est compliqué, il y a des milliards de candidats, des cachés dans une trappe qui rentrent et sortent au gré de la voix et essaient d’éliminer des autres et de découvrir leur secret car ils les espionnent via un écran de télé. Donc samedi, il y a eu l’élimination de Daniela dont je ne sais rien à part qu’elle était vulgaire mais c’est une constante de cette émission. Elle a été victime d’un complot de Léo, qui est un des infiltrés. La voix a profité de la soirée des éliminations pour dégager
Léo que personne n’aimait et mettre à sa place Angie, une fille très naturelle, pas du tout refaite de la tête aux pieds, et Romain qu’est beau gosse. Et puis là, on fait rentrer un type qui n’était pas dans l’émission jusque là, qui s’appelle Martin. Dans le sas de la maison, la voix explique à Martin qu’il va devoir remplir une première mission : faire croire qu’il est le mec de Cindy. Une nana qu’il n’a donc jamais vu de sa vie. Donc Cindy l’attend dans l’entrée et ils mettent au point leur plan. Bon, voilà, le reste de l’épisode est globalement sans intérêt, les absents se font casser du sucre sur le dos comme toute bonne émission de télé réalité (et comme dans la vie), ça se drague, les filles rivalisent de classe et d’élégance (ahahah)…





En fait, cette émission a quelque chose de fascinant. En fait, les secrets de base, on s’en fout : avec le net, ils durent au mieux 2h. Ce qui est plus marrant, ce sont les nouveaux que la prod via la voix impose aux candidats. J’ai trouvé assez énorme qu’un mec entre dans un jeu et se retrouve au rang de petit ami d’une nana assez vulgaire (mais oui, ok, elles le sont toutes). J’aime ce côté un peu manipulation de tout le monde qui se ment juste à l’arrivée pour gagner de la tune. Sexe, argent et manipulation, c’est un bon cocktail. Sauf qu’évidemment, c’est présenté par Castaldi qui me donne toujours envie de le frapper. Ce mec me paraît faux mais d’une force ! Je suis totalement persuadée qu’il n’est absolument pas sympa et qu’il manque totalement la dimension 2nd degré de ce show. Quant aux candidats, c’est la foire au plus pseudo trash vulgaire. Toutes les nanas ont posé seins (siliconés) à l’air dans Entrevue, FHM et co, elles manquent terriblement de raffinement, d’humour 2nd degré et je ne parle pas de la maîtrise approximative de leur français. Et chez
les mecs, ce sont exactement les mêmes, la silicone en moins. Genre le Romain, là, il est beau gosse de prime abord mais après trois jeux de sourcils genre « je suis trop un ténébreux », on se rend compte qu’à part choper de la dinde en boîte le samedi soir, il n’a rien de bien intéressant à offrir. Mon chouchou étant Léo, un ex SDF si j’ai bien tout suivi, qui se la joue grand machiavélique et qui n’a pas tout à fait tort vu qu’il a réussi à éliminer Daniela juste en manipulant les gens. Mais bon, aux pays des idiots, c’est pas bien difficile d’être le plus manipulateur.

Bref, je regrette finalement que pour cette émission, ils recrutent pas des candidats d’un meilleur niveau, genre des mecs supra cynique sur l’émission, qui sont parfaitement conscients de leur rôle de rat de laboratoire et essaient de battre la voix à son propre jeu même s’ils ne peuvent pas communiquer entre eux. Parce qu’avec des gens un peu plus… heu… on va dire évolués et sans Benjamin Castaldi, ce jeu pourrait être un pur monument de manipulation mâtiné de sadisme. Et là, je peux vous jurer que j’en raterais pas un
épisode !

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Séries vs cinéma : c’est quoi le mieux ?

Ceux qui me lisent depuis longtemps doivent se rendre compte que le cinéma et moi, ça fait 36. J’ai beau complexer sur mon manque de culture cinématographique, ce n’est définitivement pas mon truc. Ce n’est pas l’art en tant que tel que je n’apprécie pas mais tout ce qui va avec : c’est cher, les horaires ne me conviennent que rarement et vu qu’après le boulot, je suis toujours un peu fatiguée, il m’arrive de m’endormir en plein film. Payer quasi 10 euros pour voir des bouts de film, bof.

Du coup, je suis plus branchée séries même si j’en regarde de moins en moins vu que ma vie post job est assez  remplie et que je rentre plus souvent à 22h qu’à 20h. Pas pratique pour les courses. Ceci étant, il y en a certaines que j’essaie de ne pas rater genre Lost, Dr House, Nip/Tuck… Mais comme j’ai une vie, je rate systématiquement un épisode ou deux que je ne télécharge même pas. Mais j’aime bien les séries de par leur format : les épisodes sont plus courts donc généralement plus efficaces, avec moins de temps morts. Si les épisodes sont trop lents, c’est que la série est ratée. Par ailleurs, une série se doit d’être efficace pour retenir le spectateur, par définition versatile. Qui, ici, n’a jamais abandonné une série en cours, lassé par les histoires qui n’en finissent plus

Mais, il y a un gros mais. Un film se conçoit en général pour avoir un début, un milieu et une fin. Parfois, dans un fol élan d’optimisme, on prévoit un épisode
suivant et le film peut se terminer sur un suspense insoutenable et autant dire que ça, je déteste. Par exemple, Pirate des Caraïbes 2, qui est déjà assez long en soi, la fin m’a dégoûtée, j’ai boycotté le 3.Et que dire de Matrix ? Le 1 se suffisait à lui-même mais non, ils ont voulu lui faire une suite (navrante) alors que l’histoire était clairement écrite pour un seul volet. A la limite, je trouve que la suite aurait été peut-être mieux traitée en série. Pareil pour Terminator 3, il est archi navrant, globalement illogique mais voilà qu’ils vont nous faire un 4 alors que ma foi, la série Sarah Connor’s chronicle me paraît amplement suffisante.

Ceci étant dit, l’avantage massif d’un film par rapport à une série, c’est que la fin est déjà prévue, on ne tricote pas une histoire saison après saison parce que « ouais, ça marche, on prolonge ! ». Parce plus une série dure, plus elle sombre dans le grand n’importe quoi. Exemples type : X-files et Ally McBeal qui sont des bonnes séries au départ (quoi qu’avec le recul, Ally McBeal, elle est supra chiante) virent dans le grand n’importe quoi sur la fin. Je les ai regardées histoire d’avoir le fin mot de l’histoire mais j’étais ravie que ça se termine. C’est comme Urgences, c’est de l’acharnement thérapeutique à ce niveau-là, laissez-la crever ! D’ailleurs, là, j’ai bien lâché, je ne comprends plus rien et en plus, on ne voit même plus Kovacs alors y a plus aucun intérêt ! C’est un peu le souci des séries, on ne connaît pas leur durée de vie et parfois, elles n’en finissent plus de finir. Sauf qu’arrive un moment où le concept est super éculé mais tant que ça marche, on continue, tant pis si ça devient nul, les gens n’ont qu’à pas suivre. A l’inverse, on a la série arrêtée avant la fin pour soucis d’audience et dont on aura peut-être la fin dans un téléfilm tout pourri, voire pas du tout comme pour John Doe.

Avec une copine, dans le temps, on se disait que l’idéal serait de faire un contrat annonçant dès le départ le nombre de saisons. Comme ça on n’étire pas la sauce
indéfiniment jusqu’à avoir un brouet sans goût. Un peu comme Lost qui doit s’arrêter en 2010. Deux saisons de plus, j’espère qu’il n’y en aura pas une en trop…

Bref, si je préfère globalement les séries aux films, c’est qu’outre le fait que niveau horaires, ça m’arrange, c’est surtout qu’on a plus de temps pour poser des histoires et qu’il se crée un sentiment de proximité avec les héros qu’on est « content » de retrouver. Ceci étant, j’ai parfois l’impression qu’on me prend un peu pour une andouille quand on rajoute des saisons encore et encore, au point que ça devient du grand n’importe quoi. Nip/Tuck aurait dû s’arrêter avec le départ des Dr Troy et McNamara à Hollywood car la série est devenue le festival du grand n’importe quoi, on fait du trash pour faire du trash, c’est lourdingue. Y a un moment où il faut savoir arrêter le massacre. Parce qu’au moins, un mauvais film, on ne souffre que 2, voire 3h et basta. Une série, la fin, on peut l’attendre plusieurs années. Voire lâcher avant.

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Sauvons Miss France

Cette semaine, nouveau scandale people (enfin, y en a deux par jour, mais bon…) : on a encore trouvé des photos de miss France topless. Oh mon dieu mais aspergeons la vite
d’eau bénite, cette pécheresse impie ! Brûlons la au bûcher de l’infamie ! Cachez ce demi téton que l’on aperçoit !

Honnêtement, je n’ai jamais eu grand intérêt pour les miss France et surtout leur mère maquerelle, Mme de Fontenay et son chapeau. Je suis même pas sûre d’être capable de donner les prénoms des dernières élues. Alors pourquoi, tout à coup, je m’intéresse à la petite nouvelle, certes très mignonne ? Parce que je suis hallucinée par tout ce que doit subir cette pauvre fille. Petite chronologie des faits : en décembre, Valérie Bègue est donc élue miss France 2008. Sauf que, pas de chance, quelques temps plus tard, on découvre des photos d’elles qu’on présente comme étant des photos de nues. Ouais ben des photos de nues avec des vêtements, alors. Que les photos n’aient pas été forcément classes, d’accord mais de là à faire un tel scandale, à la traiter de pute comme le fait Ardisson (enfin, c’est Ardisson aussi…), à ce qu’un animateur de oui-fm se foute d’elle en léchant du yop sur le bureau, franchement… Et là, paf, nouvelles photos où elle est… topless ! Oh mon Dieu, cette fille a des seins et peut même les montrer, oh my goooooooooooooood !

Bon alors évidemment, la vieille chapeautée, elle en peut plus. Non mais imaginez, elle a déjà trouvé choquant que les miss défilent en bikini pailletés (moi aussi mais juste pour
le côté pailleté) alors là, sa miss topless, elle va nous en claquer dans les doigts. A se demander si son fils n’est pas le fruit du saint Esprit… Alors oui, c’est marqué dans son contrat à la miss qu’elle certifie n’avoir jamais posé nue. Ceci étant dit, sur les dernières, elle a gardé son slip alors elle était pas nue. Bon, vous allez me dire que tout ça est une tempête dans un verre d’eau et qu’on s’en fout. Oui mais j’ai quand même envie de dire que je la trouve géniale, cette nouvelle miss France.

Je ne connais pas Valérie Bègue, je n’ai quasi rien lu sur elle à part ses histoires de photos et quand je dis que je la trouve géniale, je ne parle finalement pas de la personne
mais de ce qu’elle représente. On est au XXIe siècle, on en a presque fini la première décennie même (c’était la phrase qui fait mal) et ça me saoule qu’on nous fasse croire que la demoiselle qui représente la France est une vierge effarouchée. Surtout quand on connaît l’image des Français à l’étranger, hein… Il y a encore quelques années, il était même obligatoire pour les miss d’être célibataires. Pas dans le sens administratif mais bien dans le sens intime du terme. Alors je veux bien croire que la vie de miss ne laisse pas la place à un amoureux mais l’exiger, faudrait voir à pas déconner. Là, je trouve que la Valérie est représentative de la femme du XXIe siècle : une femme qui a aussi une vie intime. Bon, ok, moi, j’ai jamais fait de photos en train de lécher un produit laitier sur un rocher mais y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Et puis, je trouve que cette histoire souligne à quel point l’institution des miss est totalement obsolète dans notre société actuelle. Représenter l’élégance à la française à l’étranger ? Mais c’est l’élégance d’il y a 30 ans (et encore, je suis généreuse). Tout est ringard, suranné… chiant, osons le mot.

 

Grâce à Valérie, on a enfin un peu de trash au milieu des vieilles dentelles qui pue le renfermé. Alors arrêtons de la juger alors qu’on devrait la remercier, finalement. Bien sûr,
je pense que ça n’ouvrira pas la porte à des miss plus rock n’ roll vu comme ce système est verrouillé. Mais je trouve assez minable qu’on harcèle cette fille pour trois photos à peine osées, à mon goût. Valérie est juste une fille comme nous qui s’amuse aussi, des fois. Si on lui fait un procès à elle, on peut fusiller Eve Angeli qui a laissé les équipes de son émission de télé pourrie filmer sa nuit de noce. Quoi qu’à bien y réfléchir…

Une petite vidéo, l’animateur de oui fm « taquinant » cette pauvre miss France (vers 2.50)

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