The Walking Dead : entre post-apo, dystopie et utopie

Ca faisait un moment que je voulais vous parler de The Walking dead, grande anomalie dans mon paysage culturel. Anomalie parce que normalement, je ne lis pas de comics (ni BD et j’ai abandonné les mangas en arrivant à Paris, quasiment)(faut vraiment que je prenne un abonnement à la bibliothèque, d’ailleurs, histoire de combler quelques lacunes) et que les trucs de zombies, je trouve ça chiant. Sauf que mon adoré m’a fait découvrir 28 jours plus tard, que j’ai maté Fear the walking dead avec son coloc et lui (série totalement abandonnée pour nous depuis) et donc The walking dead. Puis dernier train pour Busan mais sans rapport.

The walking Dead : Daryl et Rick

L’avantage d’une série/d’un comic sur le sujet, c’est qu’on quitte l’univers de la simple invasion pour se pencher sur la vie pendant et surtout après. Ce qui nous permet d’avoir non pas une mais trois dimensions dans l’oeuvre : on a un monde post-apocalyptique certes mais aussi une utopie et une dystopie suite à la réorganisation des hommes en micro sociétés.
La safe zone Alexandria dans The Walking Dead

Le post-apo : l’invasion zombie

On commence direct dans un monde post-apocalytique en le découvrant aux travers des yeux de Rick Grimes, copié/collé totalement assumé du début de 28 jours plus tard. A l’inverse de Fear the walking dead qui montre un peu plus l’émergence des zombies. Là, l’avantage, c’est qu’on a très vite accès aux règles du jeu : faut niquer leur cerveau sinon on les tue pas, le bruit et les odeurs de chair fraîche les attire. Clair, net et précis. Bon, vous me direz que les règles, elles sont un peu fluctuantes selon les épisodes : faut pas faire de bruit, ne pas tirer pour rien mais on va se faire un stand de tir d’entraînement dans la forêt, on crie et on s’engueule, un coup les mecs peuvent se transformer en zombie en une demi-journée et puis finalement, plus ça va, plus c’est immédiat. Donc dans un premier temps, on a une bande de survivants qui apprennent tant bien que mal à se défendre contre les zombies, à “attendre” que ça passe en se cherchant des poches de sécurité qui finissent par être balayées par des hordes. Le but est donc désormais de trouver une place sûre pour recréer une société autosuffisante où tous peuvent évoluer en sécurité.

Alexandria - The walking dead

L’utopie : la prison, Alexandria, la colline et le royaume

Alors on ne va pas se mentir, The walking dead est assez manichéen avec les gentils d’un côté, les méchants de l’autre, j’y reviendrai par la suite. Nous suivons donc la troupe de Rick qui commence déjà à se créer une petite société d’entraide aux abords d’Atlanta puis dans la ferme d’Hershel mais c’est véritablement à la prison qu’on commence à envisager une installation durable avec juste répartition des tâches et notamment la mise en place d’un potager et d’un élevage qui permettra une survie à long terme.

The walking dead, la prison

Suite à la fin de l’aventure de la prison, nos héros vont finir par découvrir Alexandria, une cité proprette et parfaitement autonome mais pas autant que la colline ou le royaume avec des potagers déjà bien développés. Et dans la suite du comic (passez paragraphe suivant si vous ne voulez pas en savoir plus), l’installation sera d’autant plus durable avec la mise en place de forges, moulins et troc entre les trois cités. Des sociétés qui se veulent juste, égalitaires et basées sur l’entraide où chacun met la main à la pâte pour permettre à la communauté de bien vivre : sécurité, alimentation, éducation, maintenance. On reste dans une société avec un chef, un leader souvent charismatique choisi assez souvent malgré lui (Maggie, Rick) alors que d’autres (Jesus, Dwight) gardent leur distance avec lesdites sociétés pour ne justement pas hériter d’un quelconque pouvoir.

Jesus (Tom Payne) dans The walking Dead

L’illusion de l’utopie : Woodbury

Je parle de la série télé uniquement ici. Quand Andréa et Michonne atterrissent dans le petit bourg tout joli et bien propret avec ses trottoirs nickels et ses fleurs aux fenêtres. La cité idéale telle que la rêvaient Rick et ses amis qui, eux, n’ont rien trouvé de mieux qu’une prison. Mais en grattant, la société idéale de Woodbury est dirigée par un chef despote et violent et une population prompte à attaquer au besoin. D’ailleurs, quand Rick propose au gouverneur de vivre en paix ensemble, ce dernier refuse.

Andréa dans les rues de Woodbury sur le tournage de The walking dead

Les dystopies : les Saviors et le Terminus

Je vais pas parler des autres sous-groupes poppés dans la série genre l’hôpital, le village des femmes et le groupe de la décharge d’abord parce que pour ces deux derniers, j’ai pas assez d’éléments pour en parler, vu qu’ils ne sont apparus que récemment dans la série et pour l’hôpital, je m’en souviens moyen et en plus, cet arc ne m’intéressait pas du tout. Par contre je vais m’arrêter sur le terminus, absent du comic parce qu’il préfigure finalement de l’ère Saviors. Le terminus est à la base une belle utopie : une communauté ouverte prête à accueillir les survivants errants pour les intégrer à leur petite société. Ce que tentent de faire Rick et les “gentils” à travers la Colline, Alexandria et le Royaume car malgré quelques mises en avant de “ah non, je fais plus confiance à personne, faut montrer patte blanche pour rentrer chez nous”, tu te rends compte finalement que ça navigue entre communautés sans trop de soucis et qu’on a assez de facilités à intégrer de nouveaux personnages. Mais le terminus a fait preuve de trop de confiance et est tombé sous la coupe d’un groupe ultra violent, violant les femmes et mangeant les hommes. Les membres du terminus parviendront à reprendre le dessus et réappliqueront alors les méthodes de leurs bourreaux, jusqu’à ce que la punition divine (aka Rick) les extermine.

The walking dead, chapelle ardente au terminus

Les saviors ne sont finalement que l’illustration parfaite de la réelle histoire de The walking dead : quoi qu’il arrive, l’homme reste un loup pour l’homme. Leur leader Negan, version encore plus violente et énervée du Gouverneur, soumet toutes les communautés alentours et n’hésite pas à tuer pour se faire respecter. D’ailleurs, que ce soit dans le comic ou la série, il démarre direct en tuant l’un des personnages emblématiques de la série (le gouverneur en tue certes deux dans son arc narratif dans la série : Andréa et Hershel, quatre dans le comic : Lorie, Judith, Hershel et Tyreese et coupe la main de Rick et viole et torture Michonne… un garçon très charmant, dis donc). Negan et le Gouverneur proposent une société quasi identique : une vie confortable mais avec une forte part de violence et un leader franchement psychopathe. Mais les Saviors présentent un cas un peu plus intéressant à mon sens : si Negan est clairement un psychopathe, il a des règles très strictes et ne tolère pas certaines exactions comme le viol, punissant très sévèrement (à mort quoi) tout contrevenant à la règle. Alors que le gouverneur est lui-même un violeur dans le comic ou l’est quasiment dans la série. Si le gouverneur est une ordure, Negan est un peu plus complexe que ça puisqu’il agit toujours en fonction de ses règles et sa relation avec les autres communautés se base sur un partenariat… certes imposé mais les Saviors assurent de débarrasser la région des zombies en détournant notamment les hordes. Sécurité vs alimentation, un peu le mode de fonctionnement des communautés des “gentils”. Et Rick n’est pas précisément un agneau doux non plus…

Rick Grimes ensanglanté

Finalement, d’utopie à dystopie, il n’y a qu’un chef… et surtout la façon dont il est dépeint. Mais bref, je trouvais intéressant de travailler sur ces trois éléments dans cette oeuvre ci. Et comme ça, la semaine prochaine, je vous parlerai d’utopie (sans rapport avec l’élection).

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Dernier train pour Busan : les zombies version coréenne

Après notre cycle Wes Anderson, on se cherchait une petite idée de cycle à se faire et on s’est dit : pourquoi pas le cinéma coréen ? Après avoir bâti une liste de un nom, nous voici donc posés au calme devant Dernier train pour Busan de Yeon Sang-Ho. Bon, en vrai, on aimerait se faire un cycle coréen mais on s’est pas penchés sur la question et comme on avait beaucoup entendu parler de Dernier train pour Busan, on s’est lancés.

Affiche Dernier train pour Busan de Sang-Ho Yeon

Alors si vous avez les mêmes références que moi, quand on vous parle de train, vous imaginez un road trip initiatique du type A bord du Darjeeling Limited de toujours Wes Anderson… Et bien pas du tout ! On est ici bien plus proche d’un 28 jours plus tard ou The Walking dead, voyez. Oui, c’est un film de zombies. Je vous raconte un peu quand même : c’est l’histoire du père busy busy qui s’occupe de sa fille Soo-Ahn quand il arrive à raccrocher son téléphone, à peu près. Tous deux doivent prendre le train pour Busan où vit la mère de Soo-Ahn. Ils montent donc dans le train non sans avoir croisé une pelletée de pompiers et policiers, un incendie fait rage au loin. Alors que le train va partir, une jeune fille parvient à sauter dedans sans se faire remarquer. Les portes se ferment, le train se met en branle… Et Soo-Ahn a juste le temps de voir des gens sauter sur le chef de quai sans comprendre. Le voyage commence paisiblement jusqu’à ce que la jeune fille qui a sauté au dernier moment et qui semble blessée meure… et revient à la vie, s’attaquant à l’hôtesse de bord. La contamination commence.

Attaque de zombie dans dernier train pour Busan

Ce film est hyper prenant, on ne va pas se mentir. D’autant que même si les trains coréens ont la télé à bord (hé ouais), la situation est confuse, on ne sait pas ce qu’il se passe, s’il reste des gens non contaminés, des infrastructures. On a quelques news de l’extérieur via le conducteur du train qui parle avec les gares… Jusqu’à ce que plus personne ne lui réponde. Le papa est aussi en contact avec un de ses collaborateurs qui lui fait de temps en temps un point sur la situation. La grande force de ce film est son rythme : on alterne les phases de calme et les phases de panique totale. C’est vraiment grosse tension – asseyez vous pour respirer – on repart, de vraies montagnes russes bien dosées. Ce rythme est bien facilitée par l’ignorance des personnages. Un peu comme dans 28 jours plus tard et The walking dead, quand Jim/Rick sort du coma et part errer dans la ville sans avoir conscience du danger. Et tout à coup, ça tombe. Ici, c’est pareil : dans le train, quand l’attaque commence, beaucoup de passagers ne sont pas au courant et ceux qui fuient arrivent à semer les zombies, trop occupés à grignoter ceux restés à l’arrière. Idem quand ils s’arrêtent en gare, ils ne savent pas du tout ce qu’ils se passent, ils sont seuls et aucune menace ne semble planer…

Dernier train pour Busan

J’ai également bien aimé la version très nerveuse de ces zombies. Contrairement à the Walking dead où ils se traînent (surtout maintenant qu’ils sont de plus en plus décomposés), ils courent très vite, semblent comme possédés avec des corps désarticulés et sont surtout extrêmement acharnés. Par contre, je ne comprends pas ce qu’ils veulent. Dans The walking dead et 28 jours plus tard, ils se nourrissent de leurs proies, là…ils mordent la personne et se barrent. Woké…

Les zombies dans Dernier train pour Busan

Mais ce film a quelques défauts structurels un peu gonflants. D’abord les transformations. Selon les personnages, ça peut durer cinq bonnes minutes (genre la fille au tout début même si, ok, elle s’était fait un garrot) et pour d’autres, ça se fait en à peine 10 secondes… Mais surtout, surtout, comme dans tous ces films : certains personnages sont super cons et tu te retrouves à gueuler sur ton canapé “mais putain pourquoi tu fais ça ?” ou pourquoi tu ne le fais pas ou pourquoi tu te laisses mourir alors que tu avais deux très larges minutes pour te mettre à l’abri ? La plus agaçante sur le sujet étant Soo-Ahn qui a un peu tendance à rester plantée là où elle est, y compris quand une horde de zombies lui fonce dessus. Je veux bien croire qu’elle soit sidérée mais à un moment, est-ce que ça existe vraiment des êtres humains qui n’ont pas le réflexe de se barrer quand un truc mortel leur fonce dessus ?

Soo-Ahn dans dernier train pour Busan

Oui, y a plein de gens qui courent autour de moi en hurlant mais je suis bien, là

Il faut aussi que je fasse deux spoilers donc ceux qui veulent voir le film sans tout savoir (et je conseille ce film), filez au paragraphe suivant. Deux points négatifs majeurs dans ce film, selon moi : en 1, le “méchant”. Ok, je comprends très bien le sous-texte sur la dénonciation du capitalisme dans le film, ok. Mais le mec, c’est le même que dans Avatar, il crève jamais, on a droit à plusieurs rebondissements sur ça et à la fin, t’as juste envie de dire “ok, il est pas mort, quelle surprise, ohlala”. Mais surtout, arrêtons nous sur les deux survivantes : une enfant et une femme enceinte, les plus faibles de la bande. Je me pose la question de la lecture de ça. Dans The walking dead, les plus faibles ont tendance à mourir, par exemple, plus dans la série que dans le comic d’ailleurs, mais parce que c’est devenu extrêmement dur de vivre dans ce monde là et les plus faibles (petite fille comme Sofia ou femme enceinte comme Lorie) n’y ont pas leur place. Mais peut-être que le sous-texte ici est que c’est grâce à la solidarité des forts et leur sacrifice que les plus faibles s’en sont sortis. Mais du coup, c’était presque attendu… On ne tue pas les enfants et les femmes enceintes (mais les autres, c’est bon).

Dernier train pour Busan

Alors est-ce que je conseille ce film ? Oui… et j’avoue que je suis pas sûre de savoir pourquoi : il ne réinvente pas le genre zombie, il est souvent convenu et prévisible, il ne fait pas peur et Soo-Ahn est insupportable comme tous les enfants au cinéma. On ne ressent pas une pâte coréenne particulière, on voit in fine assez peu d’images du pays… Mais j’ai aimé quand  même. Peut-être le rythme, peut-être l’ambiance, peut-être la version désarticulée des zombies, peut-être le jeu d’actrice de Kim Soo-an (qui joue Soo-Ahn parce que oui, son personnage est chiant mais l’actrice est juste bluffante), peut-être le personnage de Sang-hwa que j’ai vraiment apprécié. Bref, je ne saurais pas vous dire pourquoi mais ce film, je m’y suis laissée prendre. Et vous ?

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Relisons les dystopies

Je lis. Beaucoup, souvent, partout. J’aime imprégner chacun de mes voyages d’un livre, me créer des lieux de lecture exceptionnels. Et en tant que bibliophage assumée, je ne suis guère difficile dans les genres : des grands classiques aux polars en passant par la fantasy, la science fiction ou le développement personnel… Je sors d’ici les essais que je lis plus par envie de savoir pour le coup. Pour ne pas m’enfermer dans un genre, je me suis créé une routine sur ma liseuse : un roman de saga (actuellement l’Epée de vérité), un Philip K. Dick, un classique de la littérature, un développement personnel et un polar (sur ma liseuse, je lis d’autres trucs à côté). Mais je me dis que dans ma jolie liste, il manque un genre que je vais devoir rajouter d’urgence : les dystopies.

Hunger games - Lire les dystopies

J’adore les dystopies, j’en écris d’ailleurs régulièrement. Enfin, j’en ai écrit une il y a quelques années, Technopolis, puis j’ai dû en débuter une demi-douzaine d’autres se déroulant dans un univers plus ou moins éloigné dans le temps parce que je trouve que c’est un formidable terrain de jeu. Déjà, comme je fus une tricheuse feignante, je trouvais plus simple d’aller installer mon histoire dans un univers alternatif comme ça, pas besoin de recherche… Non parce que là, pour mon roman de Maja, j’en suis à checker la topologie suédoise pour vérifier que ce que je raconte, ça marche un peu… Alors que bon soyons honnêtes, je doute que beaucoup de personnes susceptibles de lire un jour cette histoires connaissent vraiment Dyviksudd. Moi-même, avant de choisir un peu un endroit pour une partie de mon récit, je ne connaissais pas et autant vous dire que je n’y ai jamais mis les pieds (je me suis arrêtée à Göteborg)(faut vraiment que je me fasse un Scandinavian trip). Mais surtout, ça permet d’imaginer le pire… Et parfois, le pire, c’est pas si loin de la vérité.

escalade à Dyviksudd

Le saviez-vous ? Dyviksudd est un très beau spot d’escalade

D’après ce que j’ai vu passer dans mon flux Twitter, les ventes de 1984 ont explosé depuis l’élection de Trump, surtout rapport à ses alternative facts. Si vous n’avez pas lu 1984, il faut le lire parce que… en fait, je vais vous dire, je vais vous parler de dystopies. Plein, tout le temps. J’en ai lu quelques uns, les classiques de type 1984, bien sûr, Farenheit 451, le meilleur des mondes, Ravage (j’ai toujours eu une grande affection pour Barjavel malgré son côté résolument réac) ou même Globalia de Ruffin. Et je parle de livres mais y a aussi beaucoup à dire sur certains films. J’ai caressé du doigt la partie dystopique de Cloud Atlas, y a Divergente aussi (méééé), le Labyrinthe (mééééééé mais en fait, ça dépend, rapport au twist final), Hunger games que j’ai pas vu… Puis les séries de type Dark Angel, Trepalium et si on abuse un peu The walking dead (mais à partir de la saison 5 selon moi puisque la dystopie décrit plus un système sociétal et politique qu’un monde qui survit à une catastrophe).

The walking dead, Rick et Michonne

La dystopie est un outil idéologique dans la mesure où un auteur va tisser un monde noir autour de dérives possibles et qu’il souhaite dénoncer. On y retrouve en général un totalitarisme, assumé ou subtil, passant généralement par un contrôle total de la culture et du divertissement, un leader réel ou fantasmé despotique, une réécriture des faits et de l’histoire. On peut considérer qu’elles ne sont que peu crédibles mais elle nous alertent sur les dérives possibles, presque naturelles, de toute société ivre de pouvoir. C’est ce dont je parlais dans Idiocracy : si je ne crois pas forcément en une bêtise crasse congénitale, force est de constater que notre système médiatique actuel ne nous pousse pas à nous élever, loiiiiiin de là. Parce qu’on nous fait croire que la détente, c’est surtout ne pas réfléchir. Parce qu’on nous répète souvent que les études littéraires, c’est de la merde, que ça nous apprend pas un vrai métier… Pourtant, connaître notre histoire serait la meilleure façon de se garantir du “plus jamais ça” qu’on brandit avec morve à chaque commémoration de la Libération mais dont on nie les avant-signes pourtant de plus en plus flagrants (point Godwin ? La meilleure arme de ceux qui préfèrent ne pas voir, peut-être…). La culture est dévaluée et si on n’en est pas encore à l’étape de brûler des livres, on commence à titiller sans même s’en cacher la…mmmm… réinterprétation de l’histoire.

Portrait géant de Mao Zedong

Certains les ont cru fous quand ils racontaient leur avenir sombre, peut-être avaient-ils juste anticipé, juste compris que l’ivresse du pouvoir et du contrôle pouvait entraîner le pire. Et je vous parlerai de temps en temps de ces grands romans, films, séries, BD ou même, pourquoi pas, jeu vidéo… car peu importe le format, pourvu qu’on ait la dystopie

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Où je ne regarderai pas Game of Thrones (mais j’hésite)

Ce soir, à l’heure où je dormirai à poings fermés, HBO diffusera la nouvelle saison de sa série phare : Game of Thrones saison 06, c’est parti… et je me demande si je vais faire partie du lot des spectateurs… parce que… parce que plein de raisons.

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1 – Parce que HBO

Je ne vais pas forcément cracher sur HBO dans sa globalité car Sex and the City à l’époque, Six feet under, the Leftovers, Veep et certainement plein d’autres séries très bien que je ne connais pas car je ne suis quand même pas une très bonne sériphage. Mais parfois, HBO, cest un peu “alors on a mis du cul et du sang parce que les gens veulent ça!”. Tellement que j’étais persuadée que la série Spartacus que nous pourrions résumer par “des gladiateurs et Lucy Lawless qui baise avec tout ce qui passe”. Du coup, dans Game of Thrones, on retrouve parfois du racolage sans qu’on comprenne bien pourquoi. Exemple dans la saison 5 avec les Aspics du désert, des personnages certes secondaires dans le livre mais là, à part une scène où l’une d’entre elles montre ses seins, elles servent à rien, un pétard mouillé. J’ai rien contre les scènes de cul ou de violence mais si je commence à me demander à quoi ça sert, ça n’est pas très bon signe. Car comme dirait un ex collègue “plus t’as de cul dans l’épisode 1, plus la série pue du cul” (je me suis permise une légère modification de la citation pour la rendre plus “ahah, c’est le cas de le dire”). Donc je suis pas rassurée sur la suite des événements

Scène de sexe dans Game of Thrones

Le sexe est bien présent dans le livre mais son exploitation diffère : dans le livre, les viols sont plus des faits de guerre qu’autre chose, dans la série, ça sert juste à rajouter un arc narratif qui ne sert à rien aux personnages (Sansa, Cersei) et le lesbianisme présent dans le livre sert finalement plus à démontrer une émancipation des femmes concernées (Cersei encore ou Daenerys) et ne sont pas juste mises là pour exciter le spectateur mâle habitué à des scènes saphiques.

Genre typiquement cette scène qui sert à rien

Genre typiquement cette scène qui sert à rien

2- Parce que le livre

J’ai donc entamé la lecture de Game of Thrones il y a 3 ans et j’ai achevé les 5 intégrales, quitte à passer à l’anglais (mais j’ai compris, le style est meilleur en anglais qu’en français) et à acheter une liseuse parce que bon, avoir un tote bag juste pour un bouquin, voilà voilà… Les deux médias présentent deux versions différentes d’une même histoire. Or autant j’ai bien accroché sur les volumes 3, 4 et 5 (le 2 fut une tannée à lire), autant je suis hyper déçue de voir que le rebondissement que je trouvais l plus dingo dans le livre n’existe même pas dans la série pour le moment et je crains qu’il n’arrive jamais. Du coup, tu ne sais pas trop si la série est un spoiler du livre (“ce personnage que tu pensais important ne le sera sans doute pas vu qu’on ne l’a même pas mis dans la série, ahah”) ou juste une autre partition sur un même thème. Mais du coup, vu que je préfère le livre à la série, est-il pertinent de regarder celle-ci et de risquer d’éventer un peu le suspense (genre je savais l’histoire des Noces pourpres avant de les lire… alors que je n’avais même pas regardé la série à ce moment là)

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3 – Mais les spoilers

Toujours les spoilers. J’ai commencé très tardivement Game of Thrones la série parce que je voulais lire les livres avant et ne pas me faire polluer l’imagination. Quand je lis, je me crée les personnages en fonction des descriptions donc forcément, quand on me parle d’Eddard Stark, environ 35 ans, et que je me retrouve soudain avec Sean Bean, ça le fait pas trop. Bref, je ne voulais pas voir les personnages pour ne pas les avoir automatiquement en tête quand je lis que machin fait ça ou bidule fait ça. Je lisais donc pépouse mon tome 2 quand le fameux épisode des Noces pourpres est sorti et tous les petits cons qui ont raconté ce qu’il se passait parce que huhu, c’est trop drôle. Donc quand je suis arrivée à la fameuse scène dans le livre, je savais très bien qui allait mourir et quelle était la traîtrise, youpi… Et en conséquence, je crains que, même si je ne regarde pas la série, ces mêmes petits cons me saoulent avec leurs spoilers et me gâchent le plaisir de lecture

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4- Mais le tome 6 sortira-t-il un jour ?

Parce qu’entre le moment où il va sortir, le moment où je vais le lire (je suis en plein Terry Goodkind sur ma liseuse et un Victoria Hislop sur papier dont il va falloir que je vous parle aussi), je devrais regarder la saison 06 bien après la fin de la série…

Par contre pour GoodKind, j'ai vu un épisode de la série L'épée de vérité et j'ai pas du tout la tentation de regarder la suite car c'était très mauvais

Par contre pour GoodKind, j’ai vu un épisode de la série L’épée de vérité et j’ai pas du tout la tentation de regarder la suite car c’était très mauvais

5- Mais y a plus the Walking dead, j’ai fini les revenants, Trepalium, le baron noir, Mister Robot et Occupied et je galère à trouver les épisodes inédits de The last man on Earth

On regarde quoi maintenant avec Victor, hein (bon, lui, il vaut pas regarder Game of Thrones ni Fear the walking dead (ce que je peux pas vraiment lui reprocher)) ni the Leftovers et il a déjà vu Black Mirror (et on n’a pas aimé du tout le premier épisode d’Utopia) ?

télé-couple

 

Bref, on n’a pas fini de parler de Game of Thrones en ces lieux mais du coup… je la regarde cette foutue saison 06 ou pas ?

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Je suis en couple, j’ai le droit de me foutre de la Saint Valentin

Pour les plus étourdis d’entre vous (ou ceux qui ne bossent pas dans les médias, les boutiques ou sur les réseaux sociaux), dimanche, c’est la Saint Valentin, la sacro sainte fête des amoureux et la date supplice pour les célibataires. Supplice, vraiment ? Apparemment oui, pas le choix : si tu es célibataire et que tu dis que tu t’en fous de la Saint Valentin, on te soupçonne de mentir. Woah.

Saint Valentin, l'horreur pour les célibataires

Le calendrier est rythmé par de nombreuses fêtes et certaines d’entre elles ne me concernent absolument pas : fêtes religieuses (sauf Noël même si je vais pas à la Messe), fête des mères… Et personne ne me demande mon avis sur la question. Parce que oui, on ne va pas se mentir, la fête des mères, je m’en fous pas mal même si je fais toujours un petit cadeau à ma maman et ma soeur, plus pour faire plaisir qu’autre chose. Pourtant moi, je ne recevrai rien ce jour là puisque… puisque je ne suis pas maman. Et personne ne vient me soupçonner d’aigreur si je ne suis pas concernée par la fête des mères. Pourtant, c’est aussi une fête commerciale qui fait la joie des fleuristes et parfumeurs et on pourrait même ajouter un background politique pas jojo… Pareil pour les anniversaires : il arrive souvent que des gens fêtent leur anniversaire et reçoivent amour et présents le jour où moi, je n’ai droit à rien. Je vais pas monter une contre soirée juste pour protester, il me semble.

bouquet

Mais non, on te saoule juste pour la saint Valentin. Fait être pour ou contre, se payer un resto à 50 boules le repas pas top et se noyer dans le rose ou faire des contre soirées de l’aigreur. Se foutre de la Saint Valentin ? Impensable !

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Alors oui, c’est une fête atrocement commerciale et je n’ai aucune envie de dépenser mes sous ce jour là… Même si les offres massage en duo m’arrangent bien pour le cadeau d’anniversaire d’Anais comme ça, je nous prends un truc bien sympa mais très clairement, je prévois de ne rien faire de particulier avec Victor dimanche… A part un gâteau magique mais ça fait longtemps que j’ai envie d’essayer. Mais ce n’est pas pour autant que j’ai envie de jeter des cailloux à ceux qui la fêtent. Je suis bien plus saoulée par ceux qui font un crédit conso pour se payer le dernier iPhone qui coûte plus d’un loyer pour se la péter auprès des copains. Je trouve déjà violent de payer un smartphone plus de 300 boules alors bon…

Pile of smart phones

Parce que quitte à être victime du marketing, si c’est pour passer une douce soirée avec sa moitié, au fond, pourquoi pas ? C’est toujours ça de pris pour certains qui sont tellement pris par le quotidien que se retrouver peinards à 2 devient rare et précieux. Laissez les se bécoter et s’envoyer des cœurs, ça n’a jamais fait de mal à personne.

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Et si vous n’avez pas envie de la fêter, y a the Walking Dead qui revient dimanche… Une autre idée du romantisme !

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Réunionite aiguë

Il y a quelques années, j’avais poussé ce grand cri du coeur : je hais les réunions. A l’époque, je sortais d’une expérience professionnelle effroyable et m’apprêtais à entrer dans une autre (pas beaucoup mieux) où la réunionite aiguë régnait. Le but ? Masquer son incompétence en brassant du vent pendant 1h ou 2 dans une pièce qui finit par sentir le fauve.

Réunions le grand cauchemar

Je ne suis pas opposée en soi aux réunions, j’en programme et réclame même parfois. Mais il y a réunion et réunion. En gros : une réunion pour avancer sur un dossier à rendre : oui. Une réunion où je passe plus de temps  à faire des dessins sur mon carnet en luttant contre l’incroyable lourdeur de mes paupières, non. J’ai tendance à mesurer la compétence des gens à leur façon d’organiser des réunions. Une réunion bien bornée dans le temps, avec les bons interlocuteurs et qui se termine par une répartition des tâches et un plan de travail clair et précis avec des échéances : réunion parfaite. Une réunion où la moitié des interlocuteurs se demandent pourquoi ils sont là, se pincent discrètement le gras de la cuisse pour ne pas s’endormir ou se rejouent le film de la veille dans leur tête en se murant dans un silence malaisant, un blabla inutile où tu sors au bout d’une heure sans comprendre ce que tu es censé faire…Mauvaise réunion. Le pire étant les réunions d’équipe qui ne servent souvent qu’à donner au manager l’illusion qu’il maîtrise le travail de son équipe alors que la plupart du temps, on se contente d’ânonner notre to do list devant le dit manager qui hoche la tête mais n’aura aucune solution en cas de soucis. En résumé, t’as juste perdu une heure.

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Et les réunions, putain que ça stresse. Laissez-moi vous raconter mon mardi matin. Dans mon agenda : une réunion de 10h à 10h30, une de 10h30 à 11h30 et une de 11h à 12h. Bon, voyons : une sur un énorme dossier à rendre, une organisée par le DG et une où ma présence n’est pas nécessaire… Ok, donc toi, tu dégages, déjà. Ensuite, reprenons. J’arrive au boulot à 9h50 (pas de jugement, le gros des équipes arrive entre 10het 10h30), ma réunion de 10h commence à 10h15, je me fais harceler par téléphone à 10h45 pour ramener mes fesses à la réunion suivante… où je fais littéralement figuration, pensant au gros dossier que je dois rendre. Sachant que la veille, j’ai eu une réunion de 14h30 à 15h pour remplir un excel à la con (alors que je l’aurais fait seule, j’en aurais eu pour 10 mn max mais on aime se tenir la main et s’inventer des problèmes sur le remplissage d’une feuille de calcul), de 16h30 à 17h30 sur mon gros dossier, de 17h30 à 18h30 sur une prise de brief où je sers strictement à rien tout en me faisant harceler parce que y a un call à 17h30 et que faut vraiment que je sois dispo. Où j’en suis du gros dossier ? Bah toujours au même point*

Businessman with stacks of paperwork, covering eyes

Dès que j’entends réunion, j’ai une giclée d’acides qui me rince l’estomac. Parce qu’ici, il faut savoir qu’une réunion qui débute à l’heure, c’est un mythe. En gros, au départ, je considérais que si on me dit que la réunion est à 10h, je me lève à 9h55 pour retrouver le lieu de la réunion. Ce que je faisais au départ. Mais à force de rester à bayer aux corneilles en attendant désespérément les participants de la réunion, j’ai compris : commence à te déplacer à l’heure pile de la réunion. Et encore, je dois encore poireauter. Aucune réunion ne démarre à l’heure donc si tu dois enchaîner, c’est la merde. Tu cours dans les étages, tu cherches tes collègues qui se rendent mollement à la salle de réunion “Ah, attends, il manque Jean-Claude… Putain mais il est où ?”. Mais sinon, vous n’avez pas du travail les gens ? Parce que là, on perd du temps pour rien, en fait et j’ai franchement autre chose à foutre… Même si je suis en période d’accalmie, j’ai toujours mieux à faire que d’attendre Jean-Claude et Patricia qui “finissent un mail et arrivent”. Je vous hais.

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Alors tu finis par refuser des réunions. Parce que tu en as marre de perdre du temps, parce que t’en as marre de t’inquiéter pour ta santé car tu t’endors à chaque fois ou presque, parce que tu en as marre de boire ton café froid car une réunion impromptue t’a empêché de le terminer, parce que t’en as marre d’attendre tous les Jean-Claude et Patricia de la planète, parce que ton gros dossier n’a pas avanc d’un millimètre et que tu vas devoir rester jusqu’à trop tard pour faire tout ce que tu n’as pas pu faire pendant ces réunions totalement improductives. Sauf que refuser une réunion, c’est se prendre coups de fil et mails en mode chantage affectif sur le fait qu’on a à tout prix besoin de toi… Parce qu’il fallait un joli pot de fleurs, sans doute.

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* Pour être tout à fait honnête, je voulais me taper une petite nocturne lundi soir pour bien avancer mais mon pc pro a décidé que non et une fois chez moi, j’ai préféré écrire et mater The walking dead (j’ai tout rattrapé mon retard, je suis en même temps que les gens, maintenant… et c’est terriblement frustrant)

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Non, je connais pas, j’ai plus la télé

Septembre 2014. Profitant de mon intercontrat, je révolutionne mon appart pour gagner plus de place et parce qu’un nouveau départ, c’est bien de le signaler aussi par son ameublement. Durant une des manoeuvres, je bousille la télécommande de ma sfr box. Désomais, je ne peux plus regarder que la chaîne mosaïque avec TF1 format timbre poste. Ah, faut que j’appelle SFR pour leur demander une nouvelle télécommande… ah faut que j’appelle SFR… Ah, j’ai encore oublié d’appeler SFR… Et c’est ainsi que je n’ai plus eu la télé.

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Et ça ne me manque pas. En fait, je n’avais pas une très bonne consommation de la télé : je l’allumais dès que j’approchais de mon ordi et elle tournait. C’est souvent par flemme de zapper et/ou par flemme intellectuelle que je me suis mise à mater de la merde, allant de Secret Story aux Mystères de l’amour en passant par les telenovelas et même quelques épisodiques passages sur Plus belle la vie. J’avais même ouvert un compte Twitter dédié au livetweet légèrement exagéré de ces merdes télés parce que bon, quand même, c’est rigolo. Et je continue à penser qu’il y a quelque chose de drôle, voire d’utile dans certains cas, à caricaturer la télé pour en démontrer les sous textes pervers mais… mais y a tellement plus positif à faire, en fait.

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Je n’ai plus la télé. Quand je dis ça, on me regarde comme une sorte d’extraterrestre, une sorte d’intellectuelle gauchiste, sans doute vegan et ultra féministe poilue. J’exagère un peu mais il y a toujours un mouvement de surprise puis un plissement de yeux suspicieux en mode “rah, elle va nous faire chier avec sa propagande anti télé”. Alors déjà, non car je considère que la télé, comme tout autre média, est avant tout ce que tu en fais. Selon ce que tu choisis de regarder, tu peux te laver le cerveau au coca ou apprendre des trucs. D’ailleurs, je n’ai jamais autant regardé Arte que depuis que je n’ai plus la télé. Mais en même temps, pourquoi ne pas avoir la télé ferait de moi quelqu’un de différent, quelqu’un qu’on soupçonne d’être… chiant ?

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Reprenons. Ma vie, en résumé, c’est rentrer chez moi jamais avant 20h et souvent bien plus tard (pas juste à cause du taf, je vous rassure, j’ai aussi une vie sociale et sportive) donc la télé et ses horaires ne me conviennent plus. Sans parler de ma vie amoureuse : un coup chez Victor, un coup chez moi, comment tu veux que je sois une spectatrice télé assidue ? Sans parler du fait que j’ai toujours trouvé triste de ne pas sortir pour regarder telle ou telle émission. Bref, la télé est un média qui ne me convient pas car avec horaires.

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Mais ne plus avoir la télé ne signifie pas non plus “ne plus rien regarder de ce qui passe à la télé”. J’ai pas mal de séries en cours (je suis en train de découvrir The walking dead 6 ans après tout le monde), je mate quelques replays, surtout des reportages… Je regarde des émissions télé, oui, mais je ne regarde plus par défaut, je ne passe plus mes soirées à regarder de la merde en me convaincant que je vais pouvoir m’en moquer sur mon blog donc c’est jamais perdu, non. Et mon horizon culturel s’ouvre… Je connais quasi par coeur tous les épisodes de mayday danger dans le ciel, j’ai découvert des tas de Youtubeurs que j’adore, je consomme de la vidéo, oui, mais différemment. Bon, par contre, pour quelqu’un qui bosse fans le marketing, ne pas connaître les dernières coqueluches télé issues de je ne sais quelle télé réalité de merde ou émission à la con, ça fait un peu tache. Ne pas savoir de quoi on me parle quand on me dit “Y a le client, il voudrait repartir de sa copie télé pour développer un concept sur les réseaux sociaux”, c’est un peu dommage (oui parce que j’ai un adblock aussi, je suis une super e marketeuse). Mais j’ai découvert des tas de gens talentueux qui réalisent des émissions dans leur chambre avec 3 bouts de ficelle et qui prennent la parole comme ils en ont envie, quand ils en ont envie, et nous offrent un spectacle bien plus réjouissant.

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Youtube vs télé… Je vous en reparle la semaine prochaine.

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