Quand les comédies romantiques torpillent la notion de consentement

Je l’ai dit et répété moult fois : je n’aime pas les comédies romantiques. Parce que j’aime être surprise par un film et que là, c’est rarement le cas (à part dans La cité des anges avec Meg Ryan et Nicolas Cage, un film plutôt hilarant malgré lui en fait). Mais surtout, à y regarder de plus près, les comédies romantiques envoient un message très problématique : accroche-toi, il (mais en fait toujours elle) finira par céder. Et tant pis pour la notion de consentement.

Amour et amnésie

On dirait l’affiche d’un film où le mec a kidnappé la fille et lui fait un trip romantique alors qu’elle a peur pour sa vie

C’est l’histoire d’une jeune femme qui reçoit un technicien Orange chez elle pour une intervention quelconque et qui reçoit quelques heures plus tard un SMS du dit technicien qui la trouve bien jolie et a décidé de tenter sa chance. C’est l’histoire d’une jeune femme qui, quelques jours après être allée chez le médecin, se retrouve à tchatter sur Facebook avec un inconnu qui se révèle être l’assistant du dit médecin. Ca ferait sans doute un bon pitch de comédie romantique, le mec qui a un coup de foudre et donne un petit coup de pouce au destin pour conquérir sa belle. Sauf que non. Non, non, non, non. Parce que déjà, le coup de pouce au destin, c’est juste un acte un petit peu illégal de récupérer les données personnelles surtout que vous savez ce qu’il y a dans nos données personnelles ? Notre adresse ! Donc en résumé : un homme à qui on a à peine parlé a pris la liberté de prendre notre numéro ou notre nom sur un dossier juste pour nous dire qu’on est très jolies et il sait où on habite… On lui a même ouvert la porte la première fois car il devait intervenir chez nous dans le cas de la 1ère. Vous commencez à percevoir le malaise ou pas ?

affiche Anna M

Oui, ça me fait penser à Anna M, j’assume

“Ah mais oui mais si on se lance pas, on va peut-être rater une belle histoire !” Et alors ? Des embryons de belles histoires, on peut en croiser au quotidien si on s’excite un peu l’imagination. La belle personne du métro, celle de l’ascenseur, celle qui nous a souri en nous tenant la porte, celle à la table à côté de nous au café… Sauf que peut-être, cette belle personne ne vous a pas calculé ou pire, a été gênée par vos regards insistants qu’elle s’est bien appliquée à ignorer. Parce que oui, dans votre imagination débordante et légèrement érotomane, vous oubliez juste un point : le désir de l’autre. On ne rentre pas dans l’intimité d’une personne en volant son numéro de téléphone ou son nom… Vous vous croyez romantiques en vous battant contre le destin ? Non, vous êtes juste méga flippants.

Stalker

“Ouais mais je peux pas savoir si je lui plais ou pas si je demande pas !”. Et si, il y a truc fantastique qui s’appelle le body language. Si vous matez une belle personne et qu’elle fuit vos regards, c’est mauvais signe. Si elle ne fait pas particulièrement attention à vous, ce n’est pas bon signe non plus. Non parce que si je considère mon cas personnel, quand je suis pas en recherche d’un mâle pour égayer mes nuits, je souris poliment mais effectivement, je ne suis pas attentive aux hommes autour de moi car je ne suis pas en recherche. A l’inverse, si une belle personne m’attire l’oeil, je vais lui envoyer quelques oeillades ouvrant la porte pour une discussion.

La femme qui séduit d'un regard

Le problème des comédies romantiques, point de départ de ma réflexion, c’est qu’on nous fait toujours croire que le mec a raison de s’accrocher, d’aller au delà des convenance ou, in fine, du consentement de la fille car il sait, lui, que c’est là le bonheur de la demoiselle. Sauf que non, juste, arrête. Comment tu peux prétendre qu’une femme sera plus heureuse avec toi que sans toi ? Je suis pas hyper calée en comédie romantique mais si on prend Patrick Dempsey dans le témoin amoureux ou Andy McDowell dans 4 mariages, un enterrement (voilà, un de chaque), on a quand même une personne qui, au nom de l’amour qu’elle porte à l’autre, va bousiller tranquillement ce qui devait être le plus beau jour de la vie de leur proie. “Ouais mais c’est elle/lui qu’elle/lui aimait vraiment…”. And so what ? A chaque fois, ils ont eu des années pour se bouger le cul et faire avancer les choses dans le bon sens. Tu t’es réveillé-e trop tard, tant pis pour toi, Buddy, laisse la vivre sa vie, merde. Et puis merci l’exemple que ça donne, imaginez qu’un mec vous fasse ça en vrai…

La notion de consentement dans les comédies romantiques

Bref, il serait temps de réécrire les comédies romantiques avec de jolies histoires où il n’est pas question de “se battre pour conquérir sa belle”, surtout si celle-ci n’a pas l’air intéressée. Fou-tez-lui-la-paix. Si une femme (ou un homme, ça marche dans tous les sens quelle que soit vos préférences sexuelles) est intéressée par vous, elle vous enverra des signes, elle ne vous laissera pas sur le côté de la route. Mais arrêtez de nous faire peur, de nous mettre mal à l’aise… Vraiment.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Arrête de râler : agis !

Je l’avoue : je suis une râleuse. A dire vrai, j’aime bien ça car, comme je le dis toujours « ça va mieux en le disant ». Parfois, un truc m’agace, je le verbalise et hop, je passe à autre chose, merci, au revoir. Mais parfois, c’est plus profond, insidieux, je me dis que la vie est trop injuste, qu’une situation me pèse… Oui, ok, très bien mais à un moment, ne reste qu’une solution : bouge ton cul.

ultra-booty-shake-o

Tout a commencé peu avant Noël, alors que je suivais distraitement la détox 21 jours d’Anne Ghesquière sur Feminin Bio (qui m’a permis entre autre de découvrir le jus d’herbe, mon geste beauté du matin, et la monodiète à laquelle je recours de temps en temps. Mais aussi l’existence des bains dérivatifs* qui me font un peu peur). En jour 3, Anne énonce l’évidence : tes bourrelets, soit tu les acceptes, soit tu t’actives vraiment pour les faire disparaître mais râler dessus ne sert à rien. Mais oui, tu as raison, Anne.

squishy-belly_honey-boo-boo

Comme je l’expliquais un peu sur mon article de résolutions, je veux être une femme parfaite (enfin, selon ma propre définition). Y a Nina la vraie, celle du quotidien qui a sa belle panoplie de défauts plus ou moins gérables, plus ou moins avouables ou carrément honteux et y a la Nina idéale, celle à qui je rêve quand ma vie me saoule. Une Nina plus mince, avec des fringues et bijoux de malade qu’elle réaliserait elle-même pour un style unique, une Nina qui se lèverait plus tôt le matin, aurait un appart bien rangé et joliment décoré, qui écrirait beaucoup et finirait enfin un de ses putains de romans arrêtés à la page 37 et aurait l’audace insensée de l’envoyer à des éditeurs. Une Nina qui se bougerait le cul pour obtenir des freelances pour partir en voyage plus souvent. Oui, la Nina idéale a aussi des journées de 36h, c’est sans doute là où le bât blesse.

retourneur-temps

En progressant dans la vie, j’ai bien conscience que je peux pas être tout à fait la Nina parfaite puisque, donc, la Nina parfaite a de trop longues journées et que je peux pas suivre. Moi, mes journées ne font que 24h dans lesquelles j’essaie de caser le boulot (enfin, ça, « j’essaie » pas, je suis pas sûre que mes N++ trouveraient cool le concept de « non mais aujourd’hui, je viens pas, je voudrais me coudre une super tenue plutôt. A demain ! »), le sport, mes amis, mes amants, écrire un peu (au moins pour le blog), lire (je termine l’intégrale III de Game of thrones pour vite lire le 04 avant le début de la 4e saison et comme ça, vous pourrez bien aller vous faire foutre, les spécialistes du spoil)(en 2014, je ne suis pas résolue à être moins vulgaire), dormir, essayer de me cuisiner des trucs qui cultivent pas trop mon gras. Et c’est déjà beaucoup. Quand je racontais ma vie à la naturopathe, elle m’avait rappelé mon droit à la paresse. C’est pas tout à fait tombé dans l’oreille d’une sourde. Maintenant, le soir, si je suis claquée, j’essaie plus d’écrire des articles à tout prix, je me contente de glander sur tumblr ou pinterest. C’est pas grave, j’ai aussi le droit de souffler. Puis il est marrant ce gif…

loutre

Mais je continue de râler. Parce que je voudrais être Elle quand même, la Nina idéale. Puis ce fameux article sur la râlerie et je remets les choses en place : bouge toi le cul ou renonce mais arrête de vivre dans l’ombre de cette fille idéale qui n’existera très certainement jamais. Arrête d’attendre sagement dans ton coin que l’on reconnaisse ton talent, va l’exposer, ouvre ta gueule, sors les griffes. Enfin, dans le bon sens du terme, l’eye du Tiger qui se bat dans son intérêt mais sans aller croquer d’éventuels alliés quoi.Personne ne nous attend jamais. Travailler bien est une bonne chose, avoir du talent aussi mais techniquement, ça ne suffit pas. Dans toute la masse de vos collègues, vous en avez certainement de très bons mais peu mis en avant et des moins bons qui progressent vite. Non pas parce qu’ils ont couché (enfin, je suppose que ça dépend des cas mais ce n’est pas le sujet) mais parce qu’ils se sont bougés le cul. Idem pour n’importe quelle success story : personne ne se fait découvrir par accident. A part peut-être Laetitia Casta. Mais regardez, mettons, les blogueurs qui réussissent, qui « grâce à leur blog », ont réalisé un rêve, ont pu faire un voyage idyllique, sorti un livre ou je sais quoi. Ils n’ont pas attendu dans leur petit coin virtuel, ils ont pénétré les cercles des blogueurs, rencontrés, démarché, pour se faire leur place au soleil ou du moins près du buffet. Ca marche pour tout. Si tu veux devenir une star de la chanson, ça fonctionnera peut-être mieux si tu tentes des castings plutôt qu’en chantant dans ta salle de bain.

baignoire-omar-sy-intouchables

En fait, la question n’est pas « pourquoi eux et pourquoi pas moi » mais « es-tu prêt(e) à te bouger le cul pour tenter ta chance ? ». Si la réponse est oui, procède, si la réponse est non… Arrête de râler. C’est pas bon pour le teint de toute façon. Même si, ok, on a le droit aux mouvements d’humeur, faut pas déconner non plus !

Defi-On-arrete-de-raler
* les bains dérivatifs nécessitent le port de poches de gel à l’entrejambe parce que les animaux ont le pubis à l’air et pas nous et c’est pas bien. Perso, je suis pas sûre d’être prête à me glisser du froid là…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les amitiés malsaines

Pendant des années, je vous ai parlé ici d’amour et de couple mais en somme assez peu des relations amicales, une forme d’amour, et surtout certaines qui se révèlent assez malsaines. Mais je commence à savoir les détecter (enfin, avec pas mal de temps)

black-swan-mila-kunis-natalie-portman

En amour, je suis méfiante. On sait tous et toutes que celui ou celle que l’on considère comme notre doux alter ego peut se révéler un jour une arnaque complète plus intéressé par ce qu’il se passe dans notre culotte que dans notre cage thoracique. En amitié par contre, je donne sans parcimonie. Concrètement, je ne vois pas pourquoi je serais la victime d’une amitié non sincère : je suis pas particulièrement friquée, mon nom n’ouvre pas de portes. La seule chose que j’ai à offrir, c’est ma personnalité et une oreille compatissante, voire une épaule pour pleurer au besoin. Malgré cela, j’ai parfois donné à tort, tombant soit sur des pompeuses d’air (au féminin car j’ai plus d’amies que d’amis) ou, pire, d’éternelles rivales. Arrêtons nous un instant sur le second cas, je consacrerai un article aux premières un autre jour. Ou pas parce que j’aurai oublié.

rivalite-amicale

La rivalité entre amis n’est pas nécessairement une mauvaise chose à partir du moment où elle reste limitée et ludique. Focus sur Cécile, ma meilleure amie du lycée avec qui je jouais à qui aura la meilleure note. Saine émulation qui avait une limite majeure : si l’une d’entre nous se prenait une sale note, l’autre fermait simplement sa gueule, pas de « ohlala, t’as eu 5 ? Moi 15, je suis la meilleure ! ». Contrairement à Rachel qui me faisait régulièrement la gueule parce que j’avais eu une meilleure note qu’elle, m’expliquant inlassablement qu’elle ne comprenait pas pourquoi vu qu’on avait fait le même plan. Rachel était l’amie rivale type : l’idée qu’un mec puisse s’intéresser à moi et pas à elle lui filait régulièrement la nausée. A cette époque, nous formions un trio amical avec Yohann qui finit par tomber amoureux de moi. Sa réaction : « Non mais Nina et moi, on a le même caractère [pas du tout ndlb], pourquoi elle plutôt que moi ? ». Notez que pour elle, mon physique ne pouvait pas être un argument… A chaque fois qu’un mec s’intéressait à moi, il fallait qu’elle en tombe amoureuse pour ensuite me reprocher l’intérêt du jeune homme pour moi. Heu…

monica-rachel-vandamme

Comme je suis naïve, je ne repère pas toujours ces amitiés malsaines et pourtant, avec le recul, j’en ai eu mon petit lot. Le must have étant d’essayer de choper le mec avec qui j’ai pas trop réussi mon coup. Sur le coup, je remarque pas. Après tout, je n’ai pas de droits sur mes ex amants ou ex crushes et à partir du moment où je n’ai plus de sentiments (sinon je mords), si l’amie rivale veut tenter sa chance, qu’elle y aille. Oui, moi, connement, j’espère que mes copines soient bien dans leur vie et si c’est avec un de mes exs (avec un petit e), ok… Je ne mesure pas la compétition engagée, je n’en prends pas conscience car ça n’a aucun sens.

fired-wife

Puis un jour, soudain, je réalise. Et je ferme la porte. Je considère souvent l’amitié comme un îlot, un havre de paix. La compétition, je la vis assez au quotidien pour ne pas m’en foutre une lichette en plus. D’autant que je ne comprends pas pourquoi on se mettrait en concurrence avec moi vu que j’ai rien d’exceptionnel. Sans doute une question de tempérament mais un tempérament qui ne me convient pas. Surtout que ce n’est quand même pas très agréable à la longue de subir cette volonté de te démontrer qu’on vaut mieux que toi.

Blair Waldorf Must Pie

La jalousie n’a rien à faire dans une amitié. On peut envier la chance d’un de nos amis, se dire qu’on aimerait vivre la même chose. Mais si on en vient à tout faire pour prouver à l’autre que nous, on a tout pareil mais en mieux, là, ça vire malsain. A ce niveau là, c’est sans doute plus d’un psy que d’une amie dont l’ami rival a besoin mais, une fois que j’ai fermé la porte, tout cela ne me regarde plus.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Dressing room

Par Tatiana

L'enfer de la mode
 

04 avril…

Aujourd’hui je tente ma chance et j’essaie de savoir l’air de rien si y a moyen d’avoir des vêtements gratuits. Réponse : pas moyen. Enfin ça c’est la réponse pour les stagiaires car les autres (journalistes, RP…) elles peuvent. Faire les books est un calvaire (et ça fait seulement deux jours), mais ça donne un avantage : celui de se
faire oublier. Ainsi je peux facilement écouter les conversations de ces demoiselles sans qu’elles s’en aperçoivent de trop. Et c’est édifiant croyez moi. Parler n’est pas vraiment le mot qui convient. J’aurais tendance à dire au choix : médire, raconter des ragots… Du langue de putage en bonne et due forme. Une des filles de l’agence s’absente et elle en prend pour son grade toute la journée. Bienvenue dans le monde des filles ma chère Tatiana. Moi qui déteste l’hypocrisie je suis servie copieusement. Et puis il y a aussi le défilé des journalistes : galerie de monstres et bizarreries en tous genres. Ceci dit pas de panique, pour elles aussi je suis transparente (ben oui elles ne tirent aucun intérêt d’être gentille avec moi donc pourquoi se forcer). Aujourd’hui il faut que je vous parle d’une personne en particulier qui travaille dans le pendant féminin d’un grand quotidien. Elle fait partie de celles que j’ai appelées les triplettes car elle a deux clones qui viennent aussi de temps en temps avec elle (oui ce genre de personne n’est malheureusement pas unique). Le chef des triplettes est donc conne (ça vous l’auriez compris) et adore hurler dans tout le showroom en sortant les pires stupidité que son cerveau est capable d’engendrer. Niveau look, forcément elle s’habille un peu fashion avec la
coupe du moment et les racines noires avec le reste des cheveux blonds (quand même elle doit bien gagner assez pour pouvoir aller chez le coiffeur). Les ¾ du temps les journalistes viennent pour prendre des vêtements ou accessoires pour les shootings photos mais aussi (et surtout) pour repérer les fringues qu’elles vont piquer ou acheter aux soldes de presse. Elles me font penser à des vautours.

Le 05 avril

Ouf ! Bientôt le WE ! Je suis déjà lasse de l’éternel découpage collage que je fais toute la journée. Il faudrait que je fasse le compte de tous les horoscopes que j’ai lu : y en a même que je dois connaitre par cœur. Je vais me transformer en madame soleil. J’ai l’impression d’être revenue à la maternelle. J’avais déjà ce sentiment en étant à l’IUT mais là c’est officiel : les études avant le bac c’est pour nous rendre intelligent mais post bac on nous fait régresser. Heureusement il y a toujours une distraction dans mon labeur quotidien. Aujourd’hui visite de la nièce de Big Boss. Une gamine pourrie gâtée. D’un coup retentit la douce voix (complètement éraillée par une surconsommation de cigarette et d’alcool) : « oh ma princesse ! Tu m’as emmenée ma princesse !!!! » C’est La reine mère qui glousse auprès de sa fille. « Regardez comme elle est belle ma poupounette ! »… La gamine est non seulement pourrie gâtée mais en plus elle va finir stupide à force qu’on parle d’elle comme ça. Elle a seulement 6 ans pour info, mais je crois qu’elle a du potentiel pour faire l’émission sweet sixteen sur MTV plus tard.

Je viens d’apprendre que les filles de l’agence se sont commandé des chaussures d’une marque qu’on représente sans même me demander si ça m’aurait
intéressé : pétasses !

Le 08 avril

Quelle joie de revenir dans ce temple dédié à la bêtise humaine et à l’hypocrisie. Dommage que je n’ai pas vraiment le choix. Cela dit aujourd’hui c’était journée sexo car on a eu droit à la vie sexuelle de Bettina. Cette dernière est partie en Inde pour voir son mec. Apparemment il est marié et a des enfants (elle-même ayant une fille aussi). Donc elle nous raconte comment c’était super trop bien et qu’elle est super bien intégrée dans la famille (attends elle loge dans la famille alors que le mec il est marié ?! putain je connais des mecs qui seraient heureux de vivre comme ça en France). Je ne vous ai pas encore décrit plus précisément Bettina. Cette fille est assez dure à cerner. Elle ressemble à une ex soixante huitarde (d’où le trip indien sûrement). Elle fait 40/50 ans mais croit qu’elle en a encore 20 (quelqu’un devrait vraiment lui dire). On se jamais trop ce qu’elle pense des gens. Je crois qu’elle a compris comment ça marche dans le milieu et qu’elle sait jouer en se servant des règles du jeu.  

Aujourd’hui on a eu 2 journalistes hommes : un mec qui ressemble à Jean Paul Rouve qui se serait déguisé pour un sketch des Robins des Bois et un dandy qui
se croit dans Liaisons dangereuses version cage aux folles.

Le 09 avril 

J’ai toujours le nez dans les books (j’en peux plus je craque !). Mais dans l’après midi la journée a pris une tournure intéressante…On m’a confié une autre tâche : ranger les vêtements dans le showroom (même chez moi je range pas mes tiroirs et il faut que je le fasse au travail). Mais l’info la plus croustillante de la journée c’est ça : j’ai appris que quand la saison est finie et qu’ils doivent rendre les collections on peut les acheter à petits prix (oui je sais je viens de découvrir le principe des soldes de
presse mais j’ai même pas 20 ans faut me pardonner). Aujourd’hui il y a eu un nouvel épisode de la guerre entre les filles et la Reine mère. Les deux clans ne peuvent pas se voir en peinture. Il faut dire que la Reine mère ne sert pas à grand-chose dans le showroom à part espionner les filles pour voir si elles font bien leur travail. Elle médit sur elles auprès de Big boss et c’est à peu près tout. Demain j’ai un entretien dans une école (l’ISCOM) donc ce sera une journée courte.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Je suis désolé

Par Gauthier
Mais je suis obligé de vous livrer une énième introspection. Mais ce n’est pas ma faute. Je me pose des questions suite à une aventure des plus banales en somme. Laissez-moi vous exposer la situation, et mon analyse.
 
Jeudi soir, je viens de boire quelques verres en compagnie de Nina, Sab, et Larouquine. Soirée charmante, en compagnie de filles charmantes. Il est 21h et quelques et je suis très en retard à mon second rendez-vous de la soirée. En effet j’ai donné mon numéro à un charmant jeune homme quelques jours auparavant alors que j’étais à 4,5g d’alcool dans chaque bras, accroché à mon bar, à grand renfort de « je suis désolé de te draguer alors que je suis saoul, mais tu es trop mignon, ça fait 15 jours qu’on nous a présenté et je pense tout le temps à toi depuis… blablablabla ». Bref le pauvre, il a souffert, j’ai dû le saouler bien 30 min, mais le pire c’est qu’il rappelle et me file rancard. Elle est pas belle la vie ? Donc je suis très en retard… Que faire ? Prendre un Taxi bien sûr !
 
Et là c’est le drame !!!! J’arrive à la station de Taxi, je monte illico dans le premier qui passe (pour une fois j’attends pas 1h, ça me change). Le chauffeur, un vieux métis de 40/45 ans au moins, laid comme un poux, me fait la causette. Je ne sais pas s’il y a des chauffeurs de taxi qui nous lisent, mais dans le doute je voudrais faire passer un message. On prend le Taxi pour éviter le métro, le bus, ou la rue, bref pour être tranquille, assis confortablement, au chaud, et au calme ! Oui au CALME ! Alors pourquoi vous sentez-vous toujours obligé de disserter sur le temps, les parisiens, les transports en commun, le maire de Paris, les travaux, les manifestations, etc. Hein, POURQUOI ???? Et alors ce qui me gonfle le plus c’est « et vous allez où en fait ? » sous entendu « tu vas voir qui ? tu vas faire quoi ? tu me racontes ta soirée ? » Ou pire encore « mais sinon vous faites quoi dans la vie ? » MAIS JE TE DEMANDE SI TA SŒUR ELLE SUCE ????? Putain ça fait du bien !!!!! Putain de pays de merde où il n’y a pas de limo à chaque coin de rue, au moins le chauffeur on le fout derrière une vitre et il ferme sa gueule !
 
Donc mon vieux chauffeur me pose mille et une question, dont la traditionnelle :
         Mais en fait vous allez faire quoi là-bas ?
         Je vais boire un verre dans tel club…
         Ah… Tout seul ?
         Euh… Non, je suis attendu…
Il me sourit et enchaîne illico :
         Vous allez dans des saunas ?
         … Pardon ?
         Oui, les saunas, vous connaissez bien non ?
Là c’est le drame, ce chauffeur s’est rendu compte que j’allais dans un club gay, il est gay, et donc forcément, il va me draguer… Là je transpire à grosse gouttes !
         Non je ne vais pas dans les saunas, je n’aime pas ça… Je trouve ça glauque, c’est sale, ça pue, et c’est rempli de vieux pervers trop fauché pour s’offrir une pute !
         Ah… C’est votre droit ! Mais il faut bien draguer quelque part !
         Je suis maqué…
J’ai vraiment été super désagréable, j’ai répondu au lance-pierre, à ce moment précis je me dis qu’il a compris le message, et qu’il va fermer sa gueule…
« C’est dommage, t’es mignon ! » MAIS IL ME TUTOIE MAINTENANT ! Je rêve… Mais je ne suis pas au bout de mes surprises… Il arrête la voiture dans une petite rue, et se retourne :
         Tu as retenu le chemin pour venir plus vite ici ?
         Oui merci, c’est gentil… (en fait je lui avais demandé de me déposer à un endroit un peu éloigné de la boite parce que je ne savais pas comment aller directement devant, mais lui il connaissait bien par contre)
         Je vais me garer un peu plus loin ? On pourra se détendre…
         Se quoi ??? (j’ai très très peur là)
Et là c’est LE DRAME !!!! À ce moment précis, il passe sa main entre mes jambes et la pose sur mes couilles ! J’ai la nausée… Je repousse sa main et lui demande de se tenir tranquille. Il revient à la charge. Je lui précise que mon petit copain est super jaloux et qu’il m’attend à l’entrée de la boite. Que s’il voit la scène, il va lui casser la gueule (oui je mens et alors il ne me connaît pas, je dis ce que je veux na !). Mais non il insiste. Bon je vais pas me faire violer par un vieux con dans un taxi quand même ! Je lui dis très clairement :
         Arrêtez ou je descends sans vous payer !
         Ouh lalala c’est bon, il faut pas s’énerver, j’ai le droit de tenter ma chance !
         Non, il y a des façons de le faire… Et ça n’en est pas une !
         Oui mais c’est pas la peine de le répéter, tu le diras à personne hein ?
Je suis gentil, parce que j’ai quand même payé ma course, et je n’ai même pas relevé le numéro de la plaque pour le signaler… Mais pour qui il se prend ? Maintenant je m’en veux de pas avoir noter son numéro de plaque, parce que s’il fait ça à un petit jeune qui ne sait pas se défendre, et qui n’ose pas dire non de façon énergique, il peut avoir des problèmes. En tout cas je suis consterné par le culot de ce mec… (c’était une 406 blanche c’est tout ce dont je me souviens, voilà)
 
Et là je me pose la question : pourquoi s’est-il permis de me toucher ? Y avait-t-il quelque chose chez moi qui lui a laissé penser qu’il pouvait le faire ? Tout chez moi ne montre qu’une chose : vient coco, je vais te donner du plaisir ! Non je ne crois pas… En tout cas, ce message ne s’adresse pas à tout le monde !
 
Alors je fais le point sur ma vie, et je me fais peur (comme à chaque fois). Je sors avec un model américain, beau, gentil, agréable, bref parfait… Je vais en boite pour rejoindre un jeune homme de 21 ans, beau comme un cœur, après qui tout le monde court, il a un visage d’ange, et il me fait un effet indescriptible ! Depuis ce rendez-vous, on sort aussi ensemble. Dans la semaine, je me suis « offert » un amant en cdd renouvelable. Un gentil cadre de passage sur Paris pour quelque temps (il est envoyé ici en formation). Il rentre tous les week-ends chez lui, mais il aime bien venir se mettre à quatre pattes devant moi dans la semaine ! Et mon amant du mois dernier refait surface en m’annonçant fièrement « j’en suis sûr, je ne suis pas bi, je suis pédé, j’aime trop quand tu me défonces ! », on est heureux de le savoir… Et donc forcement, il veut que je le « défonce » le plus rapidement possible pour fêter ça !
 
Bon 4 « mecs », mais toujours qu’une bite, et surtout une absence totale de cœur, malgré un soupçon de scrupules (mais c’est juste pour la forme). Donc oui peut être que je transpire le sexe… Maintenant parlons de mon week-end. Jeudi, le petit jeune mignon m’éconduit au métro « pas le premier soir » qu’il me dit. Tant pis… Mon cdd renouvelable fera l’affaire ce soir. Le lendemain, je me pose un peu. Le samedi, mon américain débarque à 15h, on baise comme des castors jusqu’à 21h. On va dans un bar avec quelques amis, il me dit qu’il doit rentrer se coucher tôt, tant mieux ! Le petit jeune m’attend en boite. Je le rejoins, il rentre avec moi cette fois. On baise tout dimanche. 16h il repart, mon américain m’appelle :
         Je peux venir ?
         Euh… non j’ai beaucoup de travail en retard, on se voit demain, ok ?
         Je suis triste mais travaille bien !
Oui, j’avoue, je n’ai pas du tout bossé, je me suis reposé, je ne pouvais pas avoir encore du sexe, je ne suis pas acteur porno… Maintenant voyons ma semaine : lundi je vois mon américain, il passe la nuit avec moi, mardi on passe la journée ensemble. Il rentre mercredi dans son pays, donc mardi soir je reste tranquille chez moi à verser une petite larme. Mercredi, je passe la journée avec mon petit jeune. Il passe la nuit chez moi. Jeudi, j’ai cours, en fin de journée mon ex-bi nouvellement homo me rejoint en fin d’aprèm pour fêter sa conversion. Vendredi, je souhaite un bon week-end à mon cdd renouvelable !
 
Et ce week-end ? Je ne sais pas qui je baise… Mais par contre je vais boire, ça c’est sûr. J’ai un anniversaire. Et la copine qui fête ses 24 ans m’a dit, pour être sûr que je viennes le sourire au lèvres « j’ai un ami qui a craqué sur ta photo, il sera là, je suis sûr que vous ferez un beau couple, il va trop te plaire »… Je ne sais pas du tout comment je vais organiser mon emploi du temps la semaine prochaine, mais ça promet.
 
Moi je dis, Paris est une ville magnifique… Il me faut juste un chauffeur perso pour que mon bonheur soit parfait 😉
(Note de la Nina : vous pouvez aller sur le blog de Gauthier : http://gauthier.mon-blog.org/. Maintenant, tu peux dire que tu m’aimes, moumour!)
Rendez-vous sur Hellocoton !