Man of Steel de Zack Snyder

Quoi, Nina qui est déjà allée trois fois au cinéma en 2013 ? C’est la folie furieuse.

J’ai des amies qui ont des arguments pour me faire aller au ciné. Genre, Amy : “Hé, on va voir Superman ? C’est Henry Cavill qui joue le rôle” . Henry Cavill, celui là même qui réveille mon petit coeur de midinette. Donc lundi dernier, j’étais sagement assise dans mon siège d’un UGC ou d’un Pathé à attendre de pouvoir me rincer l’oeil. Mais j’ai quand même suivi le film et voici mon avis.

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Tout commence par une scène à Krypton en mode “fable écologique”. Les Kryptoniens ont pompé toute l’énergie du noyau de la planète et celle-ci menace d’exploser à tout moment. Jor-El et sa femme Lara plongent donc dans l’anarchie et font un enfant qui va naître de façon naturelle, “le premier depuis des siècles” car les enfants sont crées dans la “chambre de la Genèse” où ils sont conçus avec un rôle prédéfini pour la société. Bref, un général local, Zod, veut se rebeller, ça vire en guerre civile. Jor-El vole le codex, un squelette contenant l’ADN kryptonien, le met dans le vaisseau avec son fils nouveau né et balance le tout vers la Terre, “une planète avec un soleil jaune”. Le petit s’en va, Jor-El est tué par Zod qui est arrêté et balancé dans la Phantom Zone où il dormira pendant 300 cycles avec ses sbires, dont une femme particulièrement garce et sadique. Comme toutes les méchantes.

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Ensuite, nous voici sur Terre où on découvre un Clark en pleine errance. Il aligne les petits boulots, tenté d’utiliser ses pouvoirs pour le bien de l’humanité mais il doit être prudent car son papa lui a appris qu’il devait cacher ses pouvoirs car l’humanité ne comprendrait pas. Puis il se retrouve au Pôle Nord où on a trouvé un ovni et là, qui que voilà ? Loïs Lane qui vient faire un reportage sur le dit ovni. Clark parvient à réactiver le vaisseau grâce à une sorte de clé USB et hop, son père apparaît et ils papotent, tranquille, dans une scène follement Shakespaerien. Donc Clark apprend qu’il a de supers pouvoirs grâce au soleil jaune et va jouer dehors pour voler un peu. Au passage, il sauve Loïs qui l’avait suivi, elle découvre donc que cet homme mystérieux a de supers pouvoirs. Mmmm…

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Loïs rentre à Metropolis et mène l’enquête, elle finit par retrouver l’identité de l’homme aux super pouvoirs. Ah oui donc Loïs connaît les super pouvoirs de Clark avant qu’il ne devienne journaliste. MMmmmm, ok. Là, pouf, Zod et ses potes débarquent sur Terre car ils ont été libérés de la Phantom Zone à la suite de l’explosion de Krypton et demandent à ce qu’on leur remette Kal-El, fils de Jor-El. Oui, ils veulent le Codex qu’il possède pour créer une nouvelle Krypton sur la terre. Clark se rend car le FBI a embarqué Loïs au passage. Zod et ses potes arrivent, la garce sadique embarque Clark et demande à Loïs de venir. Pourquoi ? On ne sait pas. Mais c’est pratique, Clark lui file la clé USB futuriste. Pourquoi ? On ne sait pas. Mais ça tombe bien, elle va réussir à la glisser dans un récepteur et hop, revoilà Jor-El qui lui explique comment se débarrasser des Kryptoniens. En gros, nos camarades ET ne supportent pas l’atmosphère terrestre, leurs super pouvoirs leur pètent à la gueule alors que Clark, il est habitué depuis le temps. Bref, Lois et Clark parviennent à s’évader et là, ça vire au massacre : les ET et Clark se battent à coup de voiture et de locomotives balancées dans la gueule (…). Bref, ça vire destruction massive et orgie d’effets spéciaux hyper bien faits mais… C’était long, très long.

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Bref, qu’en retenir ? Passons outre quelques incohérences scénaristiques pour s’attacher à Superman. Déjà, j’ai pas vraiment eu l’impression de regarder une histoire de Superman (ce nom est prononcé très précisément 2 fois et ce à trente seconde d’intervalles) mais une histoire d’extraterrestre qui vit sur Terre. Ensuite, niveau mythologie, y a pas mal de trucs qui me font grincer un peu des dents : le fait que Loïs Lane ne soit pas bernée par Clark Kent, son acolyte qu’elle prend pour un mec banal et un peu niais et qu’elle soit un peu cruchasse (elle glousse quand Clark la quitte pour une mission). Par contre, on retrouve bien le talent de Loïs pour toujours chercher des situation bien merdiques et j’aime bien l’actrice qu’ils ont choisie (Amy Adams). Les méchants semblent tout droit sortis d’Avatar avec leur manie de jamais crever, sans parler du Major américain (joué par le mec de New York police spéciale) bourrin à la mâchoire serrée. Clichés, clichés. Quant à Henry Cavill… Il est beau et c’est limite un peu le problème. Bon, là, ils l’ont un peu trop bodybuildé mais surtout Clark est censé être un mec assez banal, suffisamment pour pas se faire griller par les autres en tout cas. Là, on a droit à des tas de plans esthétiques sur Henry. Henry flottant négligemment dans l’océan, Henry prenant le soleil, Henry qui roule une pelle à Loïs…Même s’il est tout à fait dans la lignée des Christopher Reeves et Tom Welling (peut-être trop beaux aussi, allez savoir).

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En somme : un bon film d’action bien ricain avec une louchette d’écologie, de réflexions sur le destin, le bien et le mal et une belle allégorie sur le nazisme/communisme, notamment la scène hallucinante où l’on voit le Général Zod en sorte de statue argentée avec des soldats de même types défilant derrière lui sur fond rouge. La référence est si subtile… Je ne le conseillerais pas aux vrais fans de Superman mais si vous avez envie de passer 2h devant un blockbuster, faites-vous plaisir !

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De l’art du nanard : le secret du vol 353

J’ai une passion dans la vie : le nanard. Le vrai, celui qui est mal joué, mal écrit, mal filmé. J’aime les regarder pour ensuite souligner tout ce qui est navrant en eux. Ouais, je sais, moquer, c’est facile et c’est mal mais des fois, c’est mérité quand même. Alors voici ma critique acerbe du téléfilm Le secret du vol 353. Dès le départ, j’envoie du rêve.


L’histoire en très gros : un homme perd sa femme et sa fille dans un crash qui n’aurait laissé aucun survivant mais il apprend qu’une femme aurait peut-être survécu donc il va partir la chercher. Mais là, des gros gros méchants se mettent à sa poursuite. Mais que s’est-il passé dans cet avion et qui sont les très très méchants ? Pour jouer cette sublime histoire, nous avons droit à un casting prestigieux :  Billy Zane qui a joué entre autre le fiancé pas super gentil de Kate Winslet dans Titanic, Gloria Reuben qui jouait Jeanie Boulet dans Urgences mais surtout John McGinley que les fans de Scrubs connaissent mieux sous le nom de Perry Cox. Ben si vous êtes fan du ronchon Dr Cox, surtout, ne regardez jamais ce téléfilm. Donc on se dit qu’avec un casting aussi prestigieux, on va avoir droit à un bon téléfilm. Naïfs !

Bon, alors ce qui m’a fait mourir de rire dans l’histoire, outre le côté « les scénaristes prennent de la coke », ce sont les méchants et en l’occurrence, notre ami Dr Cox. Là, il joue un un peu le même rôle mais sans aucun second degré, c’est un méchant juste méchant, cruel et franchement débile. Parce qu’en fait, y a le gouvernement qui veut empêcher le mec qui a perdu sa femme et sa fille, que nous appellerons Billy car c’est Billy Zane qui joue ce rôle et je ne me souviens absolument pas du prénom du personnage. Oui, au fur et à
mesure de son enquête, on découvre que le crash est dû à une histoire de manipulation génétique alors forcément, le gouvernement américain envoie le fleuron de ses services secrets, le très vilain Cox qui a la gâchette très facile. Par exemple, à un moment, Billy enquête dans une ferme et Cox arrive, la mâchoire serrée et le regard mauvais et part interroger le fermier. Il arrive et
fait, en gros : « Oh bonjour. Tiens, un cheval. Vous savez qu’ils ont les yeux fragiles ? » et paf, il crève l’œil du cheval puis il l’abat. « Bon maintenant, dites moi où il est ! ». Je pense que s’il avait posé la question avant de buter le cheval, le fermier aurait été bien plus coopératif. Bref, comme tout méchant du gouvernement, Cox est un vilain sadique qui aime le sang, tue des animaux (degré ultime de la vacherie dans les films américains) et découpe les doigts des dames qui répondent pas à ses questions. Le problème, c’est qu’il
arrive en faisant déjà son gros gros méchant, super crédible pour une opération secrète.


Mais revenons en à notre histoire du complot. Donc Billy retrouve la survivante du crash, Rose (Gloria Reuben) et il croit que sa fille a survécu mais en fait, non, ce n’est pas elle, c’est un enfant génétiquement modifié. Ahem. En fait, Rose travaille pour un organisme secret qui travaille avec l’armée d’où la violence de ceux qui sont censé faire taire Billy (mais qui butent en fait tout le monde sauf lui, même un cheval). Bon, là, on touche à la génétique donc on commence à avoir peur. Donc nos enfants ont des supers pouvoirs, y a le gosse qui peut prendre possession des gens mais qui est psychopathe donc ne fait que des conneries et la jolie petite fille kro kro mignonne qui est toute vertueuse. Et en fait, la petite fille vertueuse peut guérir les gens, c’est elle qui a survécu au crash et non la fille de Billy et elle a sauvé Rose une première fois du crash. Mais Rose, elle meurt quand même après, tuée par les méchants méchants. A la fin, le garçon psychopathe essaie de tuer la petite fille kro kro mignonne (c’est lui qui a provoqué le crash), il a bien sûr une voix métallique. Mais évidemment, la petite fille a plus de pouvoirs que lui et grâce à la force de son amour, elle parvient à sauver Billy et elle tue le garçon psychopathe.

On résume : des gentils très gentils, des méchants très méchants, des enfants retenus dans un centre secret (on se croirait dans le Caméléon) et à la fin, le bien triomphe sur le mal. C’est donc un film odieusement républicain. Et chiant.

PS : Si ce genre d’articles vous amuse, j’en fais plus souvent où vous avez violemment envie de pleurer, là ?

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