JF/JH cherche JH/JF

Choisis ton camp camarade !

Bon voilà, vous en avez fini avec la partie Gestapo du site de rencontre, vous êtes désormais à poil devant le grand Dieu Dating qui sait presque tout de vous. Même la taille de votre sexe turgescent sur certains sites, m’est avis. Seulement, vous n’êtes pas que des croix dans des cases prédéfinies par le site, non, vous avez aussi une personnalité propre. Et ça tombe bien, le site a prévu une zone où vous pouvez laisser libre court à votre prose. Attention, cassage de gueule imminent.

la-terrible-chute-de-david-beckham
Les doigts suspendus au dessus du clavier, vous voilà prêts à rédiger votre annonce. Bon, ok, mais je dis quoi. Si vous cherchez un plan cul, pas de prise de tête, autant le lancer de suite et chacun fait ce qu’il en veut. Par contre, si vous cherchez l’amour, ça devient de suite plus compliqué. Parce que faut arriver à être drôle, spirituel et original en quelques lignes… Sauf que finalement, si vous êtes sur un site où vous pouvez indifféremment voir hommes et femmes, vous verrez que votre originalité est vraiment toute relative.
ils-ne-manquent-pas-d-originalité
Nous avons donc plusieurs possibilités. Peut-être devrait-on se contenter de la vérité crue, sans flonflon ni vanne « salut, je cherche quelqu’un pour une belle relation. Rien ne vaut le réel, rencontrons-nous ! » Direct, efficace… mais peut-être un peu froid, un peu « psychopathe » su les bords. Même si nous cherchons, in fine, tous au moins à précipiter la rencontre (une trop longue relation virtuelle n’est que rarement une bonne chose, ne serait-ce que parce qu’à un moment, tu risques de louper le coche), une petite blagounette ne serait pas malvenue : la rencontre n’est jamais quelque chose de dramatique même si c’est toujours un peu stressant. Cherchons l’amour mais cherchons le avec un peu de légèreté.
dandelion
(c) Sarah Purpleface
Alors tentons l’humour. Oui, c’est bien, ça l’humour. Sauf que ce truc là, c’est carrément pas universel. Entre l’humour potache à carrément beauf tendance « sexiste mais non je rigole-euh » à l’humour tellement 20e degré que personne n’a jamais compris ce que pouvait bien signifier ce trait d’esprit (même après explication), ça fait flop. On peut aussi rester dans de la valeur sûre en sortant une vieille blague des familles mais là encore, à part provoquer quelques levage de yeux au ciel et vous coller une étiquette « gros-se relou-e », la manoeuvre me paraît risquée.
cauet-menibus
Alors quoi ? Pas de vanne, pas de sérieux, on fait quoi ? Reste la voie du nihilisme, le classique « je sais pas ce que je fous sur ce site / je ne joue pas le jeu parce que ça me saoule qu’on dise tous la même chose… ». Bonne nouvelle, ça peut fonctionner… une fois. Rares sont les proies qui retomberont dans le panneau pseudo nihilisto-provocateur plusieurs fois.
why-so-serious-nihilisme
En fin de compte, l’annonce, c’est comme le reste : autant ne pas tenter d’être un-e autre, ça ne marchera pas. Et puis, pas de panique, les 3/4 s’arrêteront à vos photos et à votre questionnaire donc vous pouvez rédiger une annonce en forme de Kamoulox que ça passera crème. Une annonce en Kamoulox, tiens, en voici une idée…
kamoulox
Ah et dernier conseil, plus spécifiquement pour ces demoiselles : une de mes amies a glissé une vanne relative à la taille de ses pieds dans son annonce… et se ramasse tous les fétichistes des pieds qui traînent. Si vous ne voulez pas attirer une certaine catégorie de personnes, surtout, faites attention à bien laisser la porte verrouillée !
Bruxelles 530
La semaine prochaine, nous allons nous balader sur les fiches des autres, on l’a bien mérité. Youpi !

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Les trolls sont nos amis

(il faut les aimer aussi… Naaaaaaaaaaan !)

Cette semaine, j’ai reçu un mail pour le moins étrange que, dans ma grande générosité, j’ai fait suivre à quelques personnes tellement il était fin et spirituel. Enzo, dans un élan que je qualifierais de psychanalytique, a décidé pour nous de décrypter le message de ce monsieur. Découvrons ceci ensemble. (Enzo est en bleu)

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J’avais le choix entre trois sujets, deux dissertations (« Est-ce que le blog n’est qu’un prisme déformant de la vie ? » et «  ») ou une étude de texte. J’ai choisi cette dernière, avec un beau commentaire d’une personne célèbre à propos de l’article sulfureux « Les femmes préfèrent les connards » adressé à son auteur Nina. Je vous retranscris l’étude en insertion dans le texte, pour une meilleure compréhension.

« Bonjour Nina,
Le plus intéressant, dans ton article, sont les commentaires et, surtout, ta manière d’y répondre. Très révélatrice cette agressivité dont tu fais preuve envers les hommes aigris, les frustrés, les bande-mou, les moches et autres premiers de la classe boutonneux à lunettes qui ne méritent que ton dédain et leur main droite pour seules compagnes. »
La première phase me donne immédiatement le sourire car apparait tout de suite les réflexes flagrants que l’on découvre souvent dans ce genre de missive. On y retrouve la posture du psychologue : tout est intéressant, révélateur. Une position médicale qui permet d’amener une certaine supériorité, comme une sagesse et un recul intrinsèques à cette position. Un détail à noter : l’auteur signe « Dr House », ce qui, en dehors d’un indice d’une grande originalité et imagination, renforce cette posture médicale. Un gentil sage qui s’occupe -bénévolement- du cas de Nina par amour de l’humanité et respect du serment d’hypocrate.

« Sans évoquer le cas extrême de ceux qui furent brisés dès la naissance par une nature injuste ou une mère harpie (ou les deux, pour les parfaits boulets), t’es-tu seulement demandé la raison pour laquelle des hommes, au départ sains et dignes, sont devenus ces larves immondes et soumises qui implorent en rampant qu’une ultime belle salope telle que toi les achève pour de bon et en public ?
Pourquoi viennent-ils ici répandre leur impuissance et se faire humilier par une princesse de pacotille ? »

La suite post-introduction démontre la connaissance de la psychanalyse en mettant en avant les concepts de mère abusive et de l’importance des évènements apparaissant « dès la naissance ». La verve employée peut l’être pour rentabiliser au maximum ses cours de français, soit pour vouloir instaurer une forme de supériorité intellectuelle. Dans le doute, je m’abstiendrais de trancher. Mais l’on peut remarquer que parmi ces nombreux adjectifs, on y retrouve la première insulte « ultime belle salope telle que toi », bien que l’on sentait déjà une légère agressivité dès le début j’en conviens aisément.

Puis Enzo trouve son analyse trop longue donc il poursuit par des commentaires brefs et concis.

Sans doute parce que ce sont eux les vrais gentils dont tu nous parles avec mépris ; ils n’ont toujours pas compris que les filles dans ton genre – comme la plupart de celles qui dévorent ces magazines féminins débilisants pour lesquels tu sembles vouer une passion malsaine qui suinte à travers ton style d’écriture très « pétasse assumée » (mais il se situe peut-être là l’objectif ultime de notre petite carriériste : rédac en chef chez Cosmo…) , ces filles donc, n’éprouvent aucune pitié pour les pauvres bougres qui recherchent désespérément le grand amour et se font systématiquement larguer au profit d’un gros connard en Porsche Cayenne, voire en Mini décapotable – la marque et le modèle de l’attrape-gonzesses mobile pouvant varier en fonction de l’âge, et donc de l’ambition, de la pétasse assumée et de son gros connard
[le commentateur s’introduit en se positionnant en tant que psy bénévole]
[le commentateur veut amener l’auteur à un questionnement profond qu’on peut résumer ainsi (sans les insultes) « est-ce qu’elle se demande pourquoi les gens sont comme ça avant de les taper injustement ? »]
[le commentateur en mode « robin des bois », avec la terrible introduction « ce sont eux les vrais gentils dont tu nous parles avec mépris », entrecoupé d’un pavé mysogyne sur l’idée que se fait le commentateur de certaines femmes]

Oui, je sais, je suis aigri et incapable de « pécho », comme tu dis. Mais cela n’a pas toujours été le cas.
[paragraphe court, je ne le résume pas : « Oui, je sais, je suis aigri et incapable de « pécho », comme tu dis. Mais cela n’a pas toujours été le cas. » la dernière phrase annonce une rétrospective de la vie du commentateur, façon « la cité de la peur »]

Je me suis tapé des bombes sexuelles auxquelles même Brad Pitt, dans ses rêves les plus fous, n’aurait pas osé adresser la parole de peur de se prendre un râteau. Je ne suis pourtant pas spécialement beau : pour être honnête, je suis encore plus moche que lui. En revanche, il paraît que je suis une « rock star » (à mon avis, bien plus star que rock, mais passons…). Et ça, mon petit, c’est l’arme ultime du connard triomphant.
[le commentateur raconte qu’il est une rock star en fait et qu’il se tapait toutes les plus belles filles]

Ma carrière artistique débuta de bonne heure, et le succès fut immédiat. Je n’ai donc pas eu le loisir de connaître ni de pleurer mon premier amour d’adolescent. Dès le début, rien que du cul, pur et dur. J’étais un gros connard-né, en quelque sorte, et l’exemple de mes grands-parents (une romance exceptionnelle qui dura soixante ans et s’acheva à la mort de mon grand-père) ne parvenait pas
à me servir de repère étant donné qu’ils appartenaient tout deux à une époque révolue, conjointement assassinée par la révolution sexuelle des seventies et l’accession au pouvoir de ces connes de féministes. Bref, durant de nombreuses années, question nanas, j’ai lâchement profité de mon statut de vedette pour passer à la caisse devant tout le monde et sans payer. Mais, de ces dizaines de
filles jeunes et belles qui m’offrirent sans retenue leur corps magnifique – hélas plus souvent allongé sur un flight-case, à l’arrière d’un camion, que dans les draps de soie d’un palace -, parmi toutes ces filles, disais-je, aucune ne m’a inspiré la moindre composition, pas même instrumentale. Ça situe le niveau. Rien que des détraquées ou des salopes qui, pour les plus perverses, poussaient le vice jusqu’à dévoiler après-coup à leur petit ami le récit de nos ébats (hé oui, Michel, elle adorait la sodomie…). Il y a bien sûr eu quelques histoires presque durables – avec les plus cochonnes, cela va de soi -, mais rien qui vaille la peine d’être gravé sur le tronc d’un chêne millénaire.
[rétrospective de la carrière de rock star du commentateur, enfin surtout la facette sexe pour coller au thème, c’est un peu génant, on a l’impression de déranger le commentateur dans sa masturbation]

Puis, un jour, après avoir lu dans une revue animalière que des chercheurs canadiens étaient parvenus à établir une sorte de dialogue avec des orques, et que certains spécimens auraient même témoigné de sentiments quasi-humains, il me vint à l’esprit une question d’une étrangeté choquante pour toute personne sensée : puisque des hommes ont réussi à communiquer avec des cétacés,
pourquoi ne parviendrais-je pas à en faire de même avec une femme ? J’en parlai aussitôt à mon dentiste (la revue provenait de sa salle d’attente), lequel conforta mon intuition délirante en affirmant que j’obtiendrais sans nul doute un résultat comparable à celui des canadiens. Selon lui, il suffirait pour cela que j’empêche le sujet de se déshabiller tout de suite et que je l’emmène au restaurant. Je décidai donc de tenter l’expérience et me métamorphosa en… crétin amoureux.
[le commentateur découvre que les femmes ne sont pas des animaux à la lecture d’une revue animalière parlant de communications entre des orques et des humains, il se décide à devenir un « crétin amoureux »]

La première hyène qui flaira l’odeur allèchante de la proie sans défense s’appelait Julie. Elle détruisit ma vie en l’espace de deux ans. Elle ne mérite donc pas que je lui consacre plus de deux lignes.
[le commentateur rock star a vu sa vie détruite par une fille, suite à ce changement de mentalité (en plus pas de bol, ça lui est arrivé dès la première rencontrée)]

Tu dois te dire « Bien fait pour ta sale gueule, espèce de misogyne, tu as eu ce que tu mérites. ». Mais tu aurais tort de penser cela, car je n’ai pas mérité d’être puni. A l’exception de ma pauvre mère le jour de ma naissance, je n’ai jamais fait souffrir aucune femme. Il n’a jamais été question de sentiments dans nos relations, c’est différent. Tout était clair et sans mensonge, de mon côté en tout cas.
[le commentateur imagine la réaction de l’auteur, c’est toujours bien plus facile de parler tout seul]

Depuis lors, je suis incapable d’aimer. Dès qu’une femme m’approche, je fuis. J’ai des numéros de téléphone, mais je n’appelle jamais. Même le sexe ne m’intéresse plus : je me branle juste de temps en temps sur des vidéos pornos, pour évacuer la pression lorsque je rentre au petit matin, bourré et toujours seul. Après ça, je dors comme un bébé. Pathétique, n’est-ce pas ?
[le commentateur est triste et découvre qu’il est gynophobique maintenant (mais il arrive quand même à chopper des numéros de tél’), puis raconte sa vie onanique (apparemment il n’est plus rock star, ou alors la fille citée au dessus a détruit sa carrière, ou alors il a oublié ce qu’il avait dit avant]

Et toi, Nina, tu nous parles de tous ces mecs que tu te tapes (les connards, les gentils, les ceci, les cela…), depuis vingt-neuf ans, n’as-tu pas encore trouvé chaussure à ton pied ? On dirait bien que non. Peut-être n’es-tu pas une fille si formidable que ça après tout… Manquerait-il un vice caché ou, au contraire, y en aurait-il un peu trop ?

[ le commentateur imagine que l’auteur (qui a 29ans) se « tape des mecs » depuis sa naissance. puis applique la logique « si c’est comme ça, c’est que c’est ta faute » mais se garde de l’appliquer à soi-même]

Quoi qu’il en soit, gardons à l’esprit ces trois choses essentielles :

1. « Ne vous vengez pas d’une femme, le temps s’en charge pour vous. » (Claudel)
2. « Les féministes travaillent, picolent, conduisent comme des mecs et après elles s’étonnent qu’on les encule. » (Patrick Timsit)
3. « Les femmes équilibrées ne sont pas attirées par les connards et ne racontent pas leur vie sur des blogs : elles la vivent avec le gentil crétin qu’elles aiment. » (Moi)
[pour faire intelligent, le commentateur sort quelques citations en y glissant sournoisement la sienne avec le message classique dédié aux blogueurs « get a life! »]

Très tendrement,

Dr House.
[puis il finit par un « Très tendrement », ce qui est la moindre des choses après avoir traité l’auteur d' »ultime belle salope »]
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La réaction d’Enzo m’ayant bien fait rire (plus que le message original,c’est dire), je me disais qu’il fallait partager ça avec vous. Mais pour finir, je ne pouvais partir sans vous faire partager l’ultime mail de ce monsieur qui aura bien égayé ma semaine quand même : « Nina ma douce,

Je me délecte de tes mots comme un chat habilement caressé.

« Ultime salope » n’était qu’un compliment, pas une insulte. Désolé de m’être mal exprimé envers une encore jeune fille (il paraît qu’aujourd’hui, on est une femme à partir de quarante ans). Mon approche était donc bien trop cavalière pour l’époque, j’en conviens. Fais-moi donc le plaisir de me relire dans dix ans, j’espère qu’alors tu en riras vraiment de bon coeur.

Ton style « pétasse assumée » ainsi que ton élégant revers slicé me manqueront, c’est certain. Mais je respecterai ton désir et ne t’importunerai plus. J’en suis navré, mais je comprends qu’une si noble relation doive se briser d’un coup, et non s’user dans un combat indigne d’elle.

Bien à toi

Le Batard. »
(le bâtard est lié à son adresse mail, je précise).

Avec de tels compliments, c’est vrai, si je suis célibataire, ça doit vraiment être de ma faute,j’ai qu’à accepter les avances de tous mes prétendants, moi aussi !

Si toi aussi, une fille t’a brisé le coeur, n’hésite pas à m’envoyer un mail d’insulte. Je ne sais pas bien pourquoi mais manifestement, ça doit être de ma faute, alors…

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La mélodie du bonheur

Par Diane

Françaises, français, belges, belges, vingtenaires, vingtenettes, aujourd’hui est un grand jour: j’ai trouvé la recette du bonheur. Si.

Il se trouve que ça a l’air d’être une constante chez le moindre organisme vivant doté d’un cerveau et d’une conscience; homme, femme, enfant,vieux, jeune, socialiste,mexicain ou comptable: le bonheur.

Pascal, quand il pense, dit: « tous les hommes recherchent d’être heureux; cela est sans exception…C’est le motif de toutes les actions de tous les hommes, jusqu’à ceux qui vont se pendre… », et oui, on est prêt à faire tout et n’importe quoi pour quelques gouttes d’endorphines dans le cortex: être con, stupide, intelligent, spirituel, borné, infidèle ou martyre,  quitter femme et
enfants, lécher les bottes d’un dictateur,  trahir son meilleur ami, tout sacrifier pour son meilleur ami,manger de la gelée à la menthe, bref, quoi qu’il fasse faire pour avoir sa dose, jusqu’à ce qu’on soit satisfait, et que notre petit bonheur se fasse de nouveau la malle pour laisser place à un énoooorme vide fait de déprime et de désespoir, qu’on va se dépécher de vouloir effacer derechef, etc etc.

Alors après, qu’est ce que le bonheur, si on commence à disserter là dessus on est franchement pas couché et moi j’ai un quota d’heures de sommeil à respecter, donc je me permettrais de zapper cavalièrement la question, étant donné qu’on doit pouvoir trouver environ 45784 réponses différentes, et qu’on aille chercher son bonheur chez Régine, dans le droit des affaires (non mais franchement…) ou dans la choucroute congolaise, ça me regarde pas laissez moi tranquille j’aime pas la choucroute. (N.B: raindrops on roses and whiskers on kittens, bright copper kettles and warm wollen mittens, brown paper packages tied up with strings, these are a few of my favourite things…)

Mais LA question la plus intéressante et la plus pragmatique étant surtout: comment le bonheur? Alors là, on peut aller à la bibliothèque et lire Platon, aristote, epicure, Spinoza, Diderot, cyrulnik, Comte, sponville et j’en passe… mais là, ça dépasserait quand même gravement mon quota d’heures de sommeil, surtout que je n’ai pas trouvé la recette magique chez Platon epicure Spinoza Diderot Cyrulnik Comte-Sponville et j’en passe, que nenni (et pas seulement le cheval), mais chez Poe. Edgar Haleine Poe, qu’il l’avait mauvaise contre l’atroce angoisse despotique des longues soirées d’hiver (veuillez m’excuser chers lecteurs pour l’ignoble jeu de mots qui s’est glissé dans la proposition précédente, moi je cherche le bonheur dans les jeu de mots) et qu’il a énoncé, dans une de ses nouvelles, une théorie intéressante.

Dans cette nouvelle, (intitulée le domaine d’Arnheim), le naratteur raconte la vie de son ami Ellison, qui s’est avéré avoir traversé la vie favorisé par une « brise de prospérité » et totalement heureux, et il nous révèle la recette du bonheur d’Ellison, qui s’avère être le résultat d’un « système préconçu ».

Il apparaît alors qu’Ellison a vécu sa vie invariablement selon 4 principes, qu’il jugeait être les quatre conditions élémentaires de félicité.

….je vous sens, lecteurs, je vous sens trépigner d’impatience et tout fébriles d’émotion extatique devant l’imminence de la révélation qu’Edgar a offerte au monde aveuglé par trop de choucroute congolaise et d’épisodes de desperate housewives. (non mais sérieusement, susan est vraiment trop gourde, ça commence à m’exaspérer, et j’ai envie de foutre la tête de la fille de Tom dans le
caniveau. Ahhh jvous jure, heureusement qu’il y a Lynette. J’ai grand espoir qu’elle finisse par effectivement foutre la tête de la fille de Tom dans le caniveau). Je ne jouerai donc pas plus longtemps avec vos petits nerfs fragiles et m’en vais vous livrer les quatre ingrédients de la fameuse recette du bonheur selon Poe:

1/La simple condition physique, du libre exercice en plein air. La prise en compte du corps donc, qui doit s’épanouir au contact de la nature et ainsi permettre un terrain fertile pour l’harmonie avec l’esprit. (et là je me demande: et pour ceux qui ont le rhume des foins??) J’sais pas pour vous, mais pour moi c’est mal barré, enfant de la pollution (le nez au vennnt, je respire à fonnnnd),
mais effectivement je reconnais qu’à chaque fois que je m’évade de ma banlieue Nord pour aller m’enterrer dans un endroit tout désert et tout vert où ça capte même pas le WIFI (voire-j’ose à peine le dire- le téléphone), eh bien je ressens une certaine béatitude sereine à déambuler parmi les petits chemins qui sentent la noisette et l’herbe mouillée.

2/L’amour de la femme. Bon, là, je vous sens venir, « ouiiiii c’est n »importe quoiiii, l’amour ça apporte que des emmerdeeees, ça rend malheureux, toutes des salopes/tous des connards (rayez la mention ridicule) fais chier bordel mieux vaut être seul que mal accompagné et puis zut ». Certes, vous n’avez pas tout à fait tort, mais déja laissez moi vous dire que ce n’est pas une raison pour
être vulgaire, et ensuite il est avéré que, au bout du compte, quoiqu’on puisse râler et dire, on rêve tous de l’autre, et quand on se remémore les moments les plus heureux de notre vie, bah c’était rarement des moments où on était seul…

3/La troisième condition (la plus difficile à réaliser selon Ellison) est le mépris de toute ambition. Alors j’imagine qu’on pourrait placer dans cette case tout ce qui est « le pouvoir/l’argent/la célébrité n’apportent pas le bonheur »…, et surtout dans le sens  où l’ambition n’est jamais satisfaite, qu’on veut toujours plus, et qu’on reste bloqué dans un sentiment de « manque » à combler etc…et qu’au final l’attitude la plus raisonnable semblerait d’essayer tout simplement d’aimer ce qu’on a et ce qu’on est, sans passer sa vie à se soucier de ce que l’on
pourrait avoir/être.

4/L’objet d’une poursuite incessante. Avoir dans la vie quelque chose pour laquelle on se passionne et pour laquelle on se fixerait un but. Ellison, pour sa part, a pour « objet de poursuite incessante » la création de ce qu’il nomme un « jardin-paysage », une forme nouvelle de beauté où il se donnerait pour mission de corriger les défauts de composition d’un paysage, créer une sorte de paradis naturel fait pour charmer les sens.

Bref, voilà ma découverte du jour, faites-en ce qu’il vous (en)chante!


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