Quand les femmes n’ont pas le droit à l’erreur

Coucou les petits choux ! Vous vous souvenez, la dernière fois, y a 15 jours parce que ma vie est horrible en ce moment (enfin, elle est horrible de 9h à 19h à peu près si vous voyez ce que je veux dire), je vous évoquais une conversation Twitter autour des femmes vidéastes. Du coup, après avoir parlé trolls, je vais vous parler du droit à l’erreur des vidéastes femme… Et du fait qu’il n’existe pas, en fait.

Femme humiliée

Despaired secretary picking up some files

Sur ce coup là, je vous renvoie en premier lieu sur le thread de Ginger, vidéaste dont j’ai déjà parlé et qui, étant une féministe assumée, se prend régulièrement des stormshits dans la gueule. Pour ceux qui auraient la flemme de lire le thread, je résume viteuf : quand t’es une femme vidéaste, tu crouleras sous les messages à la moindre erreur ou inexactitude (y compris dans la prononciation d’une ville) alors qu’un mec qui balancera une contre vérité sur un élément, ça passera crème. Et en fait, elle n’a pas tort…

Droit à l'erreur des femmes

Je vais sortir du cadre de l’Internet pour étudier un peu cette vérité dans la vraie vie (même si, sur ce blog, j’ai jamais eu droit à l’erreur non plus, me ramassant parfois des insultes pour une putain de faute d’inattention). Je vais vous parler de Boris, un garçon certes fort sympathique croisé dans une autre vie, dans un cadre pro. Boris était un mauvais exécutif, il multipliait les conneries par manque de soin sur ses dossiers, a réussi l’exploit de faire perdre un client car il l’avait critiqué sur son Facebook (en oubliant qu’il était pote avec ce dernier)… Bref, pas l’employé de l’année. Il est aujourd’hui directeur. Dans la même équipe, des femmes ont été virées pour des bourdes sans réelles conséquences (pas de client perdu) mais bon, tu comprends, ça ne le faisait plus trop, bla bla bla. Y en a une, je crois que je sais même pas ce qu’ils ont pu invoquer pour la virer. Dans une autre boîte, j’ai pu croiser la route d’Antonin, garçon fort sympathique mais brouillon dans son exécution qui fut un jour puni d’une terrible sentence “puisque tu es nul en exécutif, très bien, tu ne feras plus que de la strat !”. Alors que bon, moi, par exemple, dont on louait le sérieux et la rigueur, j’aurais bien aimé passer en strat, justement. C’est peut-être le hasard, me direz-vous. Sauf que…

Une femme en réunion

“Pfff, les féministes, vous vous cherchez toujours des excuses à vos propres échecs”. Ok alors on passe en level hardcore sur le pardon aux fautes des hommes alors que les femmes n’y ont pas droit, c’est parti pour le rayon dégueulasse du sexe et surtout des violences sexuelles voire viols. Si je vous dis Johnny Depp, Roman Polanski, Bill Cosby, même DSK… Ces hommes ont violenté ou violé des femmes et pourtant… rien n’a arrêté leur carrière, ce n’est que très récemment que les lignes ont bougé et encore : Cosby et Polanski restent libres, Depp à l’affiche d’un blockbuster, DSK se fait des tapis rouges avec sa copine à la cool. A côté, prenons Maruschka Detmers. Je ne sais pas si vous connaissez de nom, c’est une actrice des années 80 que j’avais vu pour ma part dans La vengeance du serpent à plumes où elle jouait une italienne alors qu’elle est néerlandaise. En 1986, le festival de Cannes ne parle que d’elle. Pourquoi ? Parce que dans le film Le diable au corps de Marco Bellochio, elle gratifie son partenaire d’une fellation non simulée. L’histoire prétend que ce geste était son initiative mais qu’elle le regretta car non seulement ces quelques secondes ont éclipsé tout son travail sur ce film (que j’ai pas vu donc pas d’avis) mais surtout que sa carrière en a été plombée. Sinon, un épisode de cleptomanie tuera plus sérieusement une carrière que des accusations (et condamnations) pour viol, n’est-ce pas Béatrice Dalle ou Winona Ryder. Une erreur coûte toujours plus cher à une femme qu’à un homme (bien que j’ai du mal à parler “d’erreur’ en matière de viol et de violence, mmm).

Maruschka Detmers

Et en politique ? Qu’une ministre n’ait pas le malheur de bafouiller ou c’est déluge contre elle, alors même que son homologue masculin faisant la même erreur n’aurait pas droit au même acharnement. Un exemple récent qui m’a un peu frappée : l’histoire de l’appartement du couple Corbière-Garrido. Alors juste un point : oui, je sais que leur occupation des lieux n’était pas illégale puisque l’immeuble a été classé HLM bien après leur arrivée et qu’ils auraient tout à fait pu rester là sans qu’il s’agisse d’un arrangement ou autre. Après, moralement, quand on a la thune, c’est sympa de céder sa place à ceux qui n’en ont pas. Mais ce n’est pas de ça dont je veux parler mais du fait qu’elle s’en est pris trois fois plus dans la gueule option insultes sur le physique, bien entendu, alors que c’est quand même lui le député donc qui devrait faire preuve d’une probité sans faille. Vous voyez ? Et je suis sûre que si on analysait la campagne 2007 (Sarko vs Royal), on retrouverait plus d’articles sur ses erreur à elle et écrits de façon fort peu sympathique alors que lui-même en a sorti pas mal.

Ségolène Royal

Et je suis sûre qu’en fouillant, je pourrais multiplier les exemples de journalistes femmes rabaissées pour une coquille alors que PPDA pouvait faire une fausse interview de Fidel Castro sans que ça ne lui coûte sa carrière. En fait, l’explication est assez simple : la parole des femmes ne paraît jamais tout à fait légitime. La moindre erreur et on se foutra de notre gueule à vie. On aura une dette de crédibilité impossible à remonter. Parce qu’on ne veut pas nous donner crédit, de toute façon. Pas plus tard que cette semaine, sur Twitter, une nana qui racontait que lors d’une réunion, elle avait pris la parole et qu’un client ou directeur avait sorti un “ah mais elle connaît son sujet en plus”. Ah oui, un pot de fleur expert, je comprends que ça surprenne, hein… Sur ce sujet, je vous renvoie à tous les tumblr “paye ta”, je vous en avais listé plein, on croule sous les témoignages qui pourraient se résumer à “si tu es jolie, tu ne peux pas être pertinente”. Du coup le moindre caillou qui viendrait conforter cet édifice serait exhibé à outrance. Et on aurait tôt fait de nous enjoindre de façon fort peu courtoise à “rejoindre notre cuisine”, là où serait notre vraie place. Oui, en 2017, on a encore droit à ça. Il serait peut-être temps, messieurs, que vous éduquiez vos potes, non ?

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Nostalgie du désir

Certaines de mes copines cherchent l’amour, de Katel à Mélanie en passant par plein de gens qui sont plus ou moins fondus dans les deux entités nommées ci-dessus. Or en tant que meuf en couple stable et qui a trouvé son doux sur un site de rencontre, forcément, je suis la vieille briscarde de service à qui on demande conseil et à qui on raconte les petites anecdotes croustillantes… jusqu’à réveiller une certaine nostalgie du désir.

Rêve érotique féminin

Est-ce que ça ne vous le fait pas, à vous, quand on vous raconte une première soirée, un premier date, ces quelques secondes de tension entre les saluts et, peut-être, le premier baiser ? Cette petite excitation avant le rendez-vous, cette envie de croire que celui-là, ça pourrait être le bon parce qu’il a l’air joli et a plein de trucs en commun ? Cette petite exaltation quand on se prépare le matin pour ce rencard ? La petite appréhension quand on a ramené l’autre chez soi : est-ce que ça sera bien ? La douce sensation de la découverte d’un nouveau corps, mmm…

nostalgie du désir

Sauf qu’en fait, tout ça, c’est un peu du bullshit. Mon paragraphe précédent n’est qu’une nostalgie et vous savez ce qu’elle fait la nostalgie ? Elle nimbe tout d’or et de lumière, répand dans l’atmosphère une suave odeur de fleurs d’oranger… Alors que pardon mais tout ça, c’est un putain de mytho. Je veux dire pour un date cool (je parle même pas de conclure ou quoi), combien de moments d’ennui, de panique dans le cerveau en mode “comment je me tire de là maintenant ?”, combien de “mais c’était qui sur la photo, du coup ?”. Et encore quand l’emballage est à la hauteur, vaut voir ce qu’il sort de sa bouche, y a des moments où tu te demandes si tu es en date ou en entretien d’embauche pour le Klux Klux Klan…

rencard raté, ennui

Et le sexe. Parlons-en du sexe. La découverte du corps de l’autre, pia pia pia. Là, encore une belle histoire… qui n’est que mensonge ! Sincèrement, combien d’entre vous ont trouvé leur première fois avec leur tendre moitié absolument géniale ? Sincèrement, ma première nuit avec Victor fut très plaisante mais mes meilleurs souvenirs sexuels avec lui, ce n’était pas cette nuit là. Combien de moments un peu gênants avez-vous passé à vous rendre compte que non, là, y avait pas compatibilité ? A regarder un plafond ou un oreiller en espérant que ça allait vite se terminer ?

Couple qui s'ennuie au lit

Alors oui, je dis pas, le jeu de la séduction, ça reste toujours un truc plaisant… quand ça fonctionne. Ah parce qu’ultime mensonge de la nostalgie du désir : l’attente. Une fois que t’as chopé l’objet de ton désir, tu racontes à tes ami-e-s célibataires comme l’attente et l’incertitude avant le premier baiser était un moment doux et délectable. Mais arrête de mentir ! C’est l’horreur ce passage là, quand tu sais pas si l’autre a envie de toi ou s’il-elle est trop poli-e pour te jeter sans ménagement, que tu te regardes dans la glace en te trouvant tellement moche que tu ne comprends pas comment l’objet de ton désir pourrait avoir envie de ramener ça chez lui-elle… Le doute, l’agacement. Il n’y a vraiment que quand t’es sûr-e de toi que ce moment là est parfait, cette petite tension juste avant ce premier baiser que tu sais inévitable, le coeur qui s’accèlère, les poils qui se hérissent, le ventre qui chauffe…

Tension amoureuse

“Ouais ok, tu nous racontes un article juste pour te la péter en mode “moi je suis en couple et votre quête d’un-e partenaire potable, c’est vraiment l’horreur”, c’est ça ?”. Bien sûr que non. D’abord parce que ce serait tellement hypocrite au vu de mon propre parcours (et du fait qu’à des moments, j’aimais bien être une séductrice collectionneuse) mais c’est surtout de cette nostalgie qui patine tout dont je voulais vous parler. Parce qu’en fait, c’est un matériel franchement pas mal… pour écrire.

Femme tape sur une machine à écrire rose

Mon Dieu, si je me crée des réseaux sociaux d’écrivaine, j’ai mon avatar, là…

Je vous explique ça très vite !

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L’amour et le monstre, roquettes sur Creys-Malville de Chaïm Nissim

J’ai tendance à privilégier les romans, en terme de lecture, mais je sors parfois de ce sentier tout tracé pour goûter à de nouveaux ouvrages. Après un reportage de Society cet été évoquant Chaïm Nissim et, notamment, son activisme contre la centrale nucléaire de Creys-Malville avec, en point d’orgue, un tir à la roquette sur la dite centrale. Oui, rien que ça. Mesdames et messieurs, partons à la découverte d’une poignée d’activistes écologistes qui se battent pour leurs convictions. Voici l’amour et le monstre, roquettes sur Creys-Malville du député écologiste suisse Chaïm Nissim.

Roman l'amour et le monstre, roquettes contre Creys-Malville de Chaïm Nissim

J’avais très envie de lire ce livre mais difficile de se le procurer puisqu’il n’est plus édité : je commande une première fois, il n’arrive jamais. Je commande sur une deuxième fois et il met quasi 3 semaines à débarquer. A un moment, je me suis dit “wooooh putain, il a été intercepté, je suis fichée S maintenant !” (oui, non, je déconne, hein). Mais enfin, ce petit ouvrage de 140 pages se retrouve entre mes mains. C’est assez difficile à définir comme objet : est-ce une confession romancée ? Un récit autobiographique ? J’y vois vraiment une sorte de plaidoyer pour la cause et la façon d’agir, expliquer comme on passe de l’occupation d’un terrain où doit être construite ladite centrale à une attaque en règle à la roquette.Il y a des questions sur la (non) violence militante, les rapports humains entre ces personnes convaincues d’agir pour le mieux, un peu d’amour et de sexe aussi. Et même quelques considérations sur le nucléaire.

La centrale nucléaire de Creys-Malville, Superphénix

Et ça se dévore. Ca fait pas mal de temps que je me pose des questions sur l’action à entreprendre pour faire changer les lignes et ce livre reprend pas mal de ces interrogations. Comprenez bien, je ne dis pas que je vais aller dynamiter demain des pylônes électriques, bien sûr, mais ça prouve par l’expérience qu’une même cause peut engendrer beaucoup de désaccords entre ses défenseurs. Nissim fait partie d’une branche activiste non-violente : dans toutes leurs actions, ils essaient de ne pas blesser d’humains. Leurs actes sont dirigées contre des infrastructures et non des individus, ce qui peut leur valoir d’être traité de lâches par des groupuscules bien plus violents. Nissim nous invite à découvrir des petits moments de vie de ce groupe : entre liaisons, missions ratées, missions réussies, l’euphorie du succès, la méfiance vis à vis de ce groupe qui leur file un lance-roquette, le questionnement, le doute… et cette vérité : si ça a fonctionné et qu’ils ne se sont jamais fait prendre, c’est sans doute qu’ils faisaient à peu près n’importe quoi et ont eu de la chance.

les étoiles noires de Starmania, version 94

Alors oui, il n’est pas impossible que mon « intérêt » pour l’activisme soit né de Starmania…

J’avoue cependant être restée un peu sur ma faim sur l’aspect “amoureux” du roman car la liaison entre Nissim et “Chloé” n’est finalement que peu évoquées, un clin d’oeil de ci de là. C’est certes pas le coeur du récit et Nissim reste finalement fidèle à sa propre histoire en ne rajoutant pas de flon flons à une aventure qui n’a pas été si forte et incroyable que ça, juste une liaison entre deux adultes qui se battent pour une même cause.

Deux femmes s'embrassent devant des militants de la manif pour tous

Mais ce livre m’a inspirée, beaucoup. Non, toujours pas pour faire péter des trucs mais pour écrire… Parce que là, on va arrêter de niaiser et s’y mettre pour de vrai. Si si ! En attendant, n’hésitez pas à essayer de vous procurer ce court roman, il y a vraiment des choses intéressantes dedans. Et ça fait furieusement écho à ce qu’il peut se passer aujourd’hui à Notre Dame Des Landes ou même dans les manifestations, Nuit debout… Et ça remet à jour sur l’histoire de nos centrales nucléaires que, pour ma part, je connais très mal.

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T’as quoi dans le pipe ?

Je vous sens, avides, derrière votre écran, à guetter une mise à jour par ici (je rêve ma vie, oui, je sais). Et ce titre d’article aurait pu suggérer que j’allais vous parler de sexe, comme au bon vieux temps. Mais point du tout ! Dans notre jargon de pubard qui anglicise tout et surtout n’importe quoi, ce qu’on a dans le pipe (prononcez païpe), c’est juste ce qu’on a dans les tuyaux. Et moi, mes tuyaux ils débordent parce que j’ai :

Dans le pipe

  • du boulot (plein, des trucs qui me motivent à mort, je barbote dans les chiffres et leur analyse)
  • des formations dont une offerte par le boulot (une 2e formation Powerpoint qui m’a été offerte car je donne des cours en interne) et un MOOC sur l’outil de statistiques R et, on va pas se mentir, j’entrave rien. Surtout parce qu’en fait, j’y connais pas grand chose en statistiques. Du genre quand on me dit ça : « Les bornes inférieures et supérieures de la première et dernière classe seront naturellement les valeurs minimale et maximale observées pour la variable age. À l’exception de la première classe dont les deux bornes d’intervalle seront fermées (c’est-à-dire que les bornes seront inclues dans l’intervalle), les bornes inférieures des classes suivantes (2 à 4) seront ouvertes, et les bornes supérieures fermées. Indiquer l’effectif associé à la 3ème classe ainsi constituée », ma première réaction est à peu près : « meeeeeh ? » (mais j’ai découvert les boîtes à moustache et rien que le nom, je veux en faire tout le temps maintenant)
  • des recherches juridiques parce que ça commence à sérieusement dégénérer avec la voisine du dessus (ceux qui me suivent sur Twitter savent. Pour les autres, en résumé : le moindre de nos bruits la rend folle, elle nous engueule parce qu’on ferme les volets trop tard, parce qu’on parle sur le balcon, parce qu’on reçoit une copine le samedi après-midi, parce qu’on perce le samedi après-midi, conformément aux heures de travaux correspondant au règlement de la copropriété affiché dans l’ascenseur. En conséquence, si on ferme trop tard les volets le vendredi, genre 23h30, elle va taper dans les tuyaux et sur son sol de 7 à 10h du matin pour nous faire chier.)
  • du rangement parce que l’appart est en bordel
  • du sport parce que là, j’ai sérieusement besoin d’évacuer rapport à l’histoire de la voisine. Et j’ai découvert la sophrologie, je vous en reparlerai.
  • des projets genre écrire (ahahah, faut que j’arrête de le dire, j’ai plus aucune crédibilité), lancer mon nouveau blog Nina feels good, faire du powerpoint art, etc. etc.
  • aller chez le coiffeur (ok, ça m’a pris qu’1h45 samedi mais quand même… D’ailleurs, contrairement à tout ce que j’ai toujours imaginé, j’ai osé, j’ai les cheveux courts maintenant, c’est… un tout nouveau monde qui s’ouvre à moi, un monde sans élastique déformé à mon poignet, par exemple)

 

Oui bon, je sais, y a encore du progrès à faire, c'est le avant-après du coiffeur

Oui bon, je sais, y a encore du progrès à faire, c’est le avant-après du coiffeur

cheveux garçonne

Sinon ça ressemble plus à ça, en vrai

Plus une vie sociale avec moult pots de départ (dont le mec avec qui j’avais fait mon pot de départ dans ma précédente boîte, histoire de bien imprimer le « bravo, tu as dépassé les 2 ans ici, tu es une Dinosaure maintenant), Joy et Isa qui reviennent du Canada (hiiiiiiiii!), des amis à voir que je néglige que trop, j’ai pris des cours de couture en octobre aussi…

Du coup, ben comme j’ai pas encore pris le coup d’écrire sur le chemin du travail parce que je lis, ce blog fait la gueule alors que j’ai tant à dire. Mais au moins, retenons le positif : mon silence est l’illustration parfaite du « pas de nouvelles, bonnes nouvelles ! »

Bisous les jeunes et les moins jeunes !

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Comment trouver son plan cul ?

Vous avez bien réfléchi : vous avez envie de fun, de sexe mais pas d’engagement. La solution semble donc évidente : il vous faut un plan cul. Evidente ? Pas tant que ça car le vouloir, c’est bien, le trouver est, par contre, une autre paire de manche.

trouver son plan cul

“Mais Nina, t’es con ou quoi ? Tu te connectes sur Tinder et en 2 mn, tu as de quoi t’occuper”. Alors dans l’absolu, oui, vous pouvez trouver un joyeux partenaire de jeu sur votre mobile ou Internet mais je vous parle ici d’une relation suivie, une personne à croiser ponctuellement histoire de mélanger vos fluides (enfin, n’oubliez pas de vous protéger, hein !). Et là, trouver la perle n’est pas une mince affaire.

femme_ch_plan_cul

Etape 1 : éliminer les queutard-e-s. Les one shots ont aussi leur charme, je ne dis pas mais on n’est pas là pour ça. Donc si la conversation vire en 2 minutes à “j’ai envie de te faire un cunni/une pipe. Et la sodomie, tu en penses quoi ?”, ne vous attendez pas à une relation pérenne. Car sur les sites de rencontre, les serial fuckers pullulent. Quand vous recherchez une relation coquine suivie, n’attendez rien d’eux, ils ne cherchent qu’à épingler votre photo sur leur tableau de chasse. Au moins, l’avantage, c’est qu’ils s’en cachent rarement.

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Parce que la clé du plan cul, et je dirais même son principal intérêt, c’est la connivence. Partons du principe que la première fois avec une personne n’est jamais la meilleure expérience sexuelle avec ce partenaire : on se connaît mal, on applique bêtement un savoir faire un peu généraliste, on connaît les grandes zones érogènes donc on capitalise dessus pour donner du plaisir. Mais en pratiquant régulièrement une personne, on dessine un petit do et don’t de ce qu’il/elle aime ou non. Et la réciproque est vrai ! Plus de plaisir, plus de sensation. Et si votre partenaire n’est pas très intéressé par votre plaisir, j’ai envie de dire : changez.

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Donc ok mais comment qu’on fait pour en trouver un du coup ? Alors je dirais : faites un peu mariner. Parce que l’amateur du one shot ne va pas vraiment vous courir après car… ben vous n’êtes pas unique. Donc pendant que vous tergiversez, une autre personne se montrera plus disponible et vous voilà éliminé-e. Bon, comme on a dit qu’on voulait un plan cul régulier, ce n’est que gain de temps et peut-être êtes-vous même passé à côté d’un mauvais coup. Non parce que je sais pas si vous avez remarqué mais les serial fuckers ont tendance à beaucoup se regarder baiser et oublient qu’ils ont une autre personne dans leur lit. Discutez un peu avec votre cible, voyez si y a moyen de trouver quelques sujets de connivence. Ah oui parce que le plan “non mais on fait que baiser, on se parle pas”, ça d’expérience, ça marche pas sur la durée.

Après chacun ses délires, hein, pas de jugements

Après chacun ses délires, hein, pas de jugements

Alors, vous avez trouvé une personne qui vous plaît et a une bonne conversation ? Bien, après quelques jours d’échanges de mail (pas trop non plus), prenez rendez-vous… Et vous verrez bien ce que ça donne.

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Les sites de rencontre nous pervertissent

Il y a 10 jours, petite pause dans l’hystérie de ma semaine, je jette un œil sur Twitter et voit quelqu’un ricaner sur un article des Inrocks évoquant la culture du plan cul qui prend ses aises en France. Heu… Je voudrais pas vous choquer les gars mais le plan cul, c’est pas nouveau nouveau comme concept. Je pense que dans les années 80, déjà, VSD et autres titres putassiers devaient déjà réaliser des enquêtes sur ce nouveau phénomène qu’est le plan cul. Phénomène qui n’avait lui-même rien de nouveau à l’époque non plus. Pour moi,la réelle évolution n’est pas dans une certaine libération des mœurs mais plus dans la prise de parole autour de ça. C’est mieux assumé, moins amoral même si de grands intellos masculinistes considèrent qu’une femme qui se donne sans Amour et sans espoir d’être fécondée par ledit monsieur sont de grosses putes vérolées. J’y reviendrai tiens.

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Cet article, outre qu’il doit bien avoir 40 ans de retard, se permet en plus de distribuer les responsabilités, nous rappelant insidieusement que baiser sans Amour, c’est mal. Premier coupable de notre récente  (hmmm) perversion : les sites de rencontre ! Mais oui, à peine est on inscrits dessus qu’on se transforme automatiquement en prédateurs sexuels en recherche perpétuelle de chair fraîche. Ouiiiiiiiii ? Alors qu’avant, tu comprends, les gens ne cherchaient que l’amour parce qu’ils n’avaient pas le choix (c’est vrai, le Minitel ou les petites annonces, sans parler des différents bals et orgies n’ont jamais existé, c’est faaaaaaaaux !) mais depuis que l’on a désormais autant de choix, on se sent obligé de tout goûter. Noir ou blanc, petit ou grand, sec ou rond, jeune ou vieux, homme ou femme. Venez tester, venez vous amuser ! Qu’est-ce que ce sera pour vous ce soir, madame ? Ce délicieux monsieur aux couleur caramel ou un petit trio pour entamer la semaine sur une note d’audace ?

le-cuisinier

Oui… Mais non. La quête d’un partenaire varie déjà d’une personne à une autre. Quand je me suis inscrite sur un site de rencontre la première fois (et les fois suivantes), c’était avant tout pour tromper mon ennui. Avoir de nombreuses conquêtes m’a permis de prendre confiance en moi, multiplier les expériences, rencontrer des personnes intéressantes (aussi). Certes, le rythme s’intensifiait dans les périodes où je n’allais pas très bien et que j’avais besoin de ne pas penser. Je pense que je n’ai jamais autant baisé que durant mon chômage et quand je bossais chez Pubilon. Ca, c’est mon cas. A côté, j’ai des ami-e-s qui cherchent un partenaire de vie et ce très sérieusement. Après tout, les sites de rencontre comme les bals populaires d’antan sont avant tout un carrefour où se rencontrent les âmes esseulées. Il peut en naître de l’amour, du sexe, de l’amitié… ou éventuellement un moment gênant.

Quelques-verres-de-vins
Et puis, pardon mais ça veut dire quoi cet article ? Savais-tu, cher journaliste réac, qu’on pouvait tout à fait trouver l’amour sur un site de rencontre même si on ne dit pas non à quelques jeux sexuels de temps en temps. Sais-tu qu’on peut aimer le sexe, avoir envie de s’amuser mais, si on rencontre une personne qui nous intéresse, on a aussi la possibilité de cesser tout jeu de séduction avec les premiers venus pour tenter l’aventure avec celui ou celle qui nous fait battre le coeur ? Est-il impossible de trouver l’amour si on le cherche ? Une fois que l’on s’est adonné au plan cul, sommes-nous condamnés à ne plus être “dignes” d’amour ? Non. Peut-on réellement affliger ce type de raisonnement digne d’une adolescente de 15 ans dans un soap en 2015 ? Non mais pitié…

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Plus t’as du sexe dans le pilote d’une série, plus elle sera mauvaise

Arthur, mon collègue citant un de ses potes, un jour de 2011. Ou 2012 ? On s’en fout.

Un soir de tricotage, je tombe sur Spartacus, série dont j’avais entendu parler car elle flirtait à la limite du film érotique. Éprouvant toujours une curiosité pour le stupre et la sulfure, tout en réveillant l’ancienne étudiante en histoire qui sommeille au fond de moi, je me cale bien au fond de mon canapé, ravie de découvrir cette série (téléchargée bien 6 mois plus tôt mais je ne regarde jamais ce que je télécharge. Alors que j’ai l’intégrale de Xéna quand même). 3 épisodes d’affilée et mon enthousiasme se transforme en perplexité mâtiné d’ennui et de déception. Ah oui, ça, y a du cul, du nichon et du pectoral mais en dehors de ça… Ah oui, y a du sang, des tsunamis d’hemoglobine somme toute inutile. L’étudiante en histoire qui sommeille au fond de moi s’est évanouie d’effroi devant un tel manque de réalisme et ma culotte reste fraiche et sèche, si j’ose dire. Et la couleur saturée donne un effet toc qui me fait furieusement penser au Duke Nukem de mon adolescence, celui où il voyageait dans le temps et finissait à l’époque antique.

Le lendemain, j’en parle à Arthur, mon compère de « cette série/ce film est nul » même si on peut dériver sur « c’est tellement nul que c’est génial ! ». A peine ai-je prononcé le nom de Spartacus qu’il me répond « han c’est mauvais ! » puis de m’énoncer cette haute vérité : « Comme dirait mon pote, plus t’as de sexe dans le pilote d’une série, plus elle sera nulle ! ». En effet, force est de constater que souvent, la place du sexe dans une série est inversement proportionnelle à celle du scénario. Faut dire qu’une bonne baise télévisuelle, on peut la faire durer bien 5 voire 10 mn. Dans Spartacus notamment, y a une scène de baise entre lui et une femme de la haute qui doit bien durer la dizaine de minutes, des images certes très léchées, une scène très esthétique mais j’ai envie de dire « oui, on a compris, il se l’envoie en long, en large et en travers, on passe à la suite ? ».

Le sexe fait partie de la vie, ok, il a sa plaçe légitime dans une série tout autant qu’une scène de dîner ou de course au supermarché et je ne sais quoi. Et les scènes de sexe neuneu à base de « on retombe violemment sur l’oreiller font plus rire qu’autre chose. Sauf que depuis quelques temps, j’ai un peu la sensation que pas mal de séries sont de type : « c’est l’histoire d’une poignée de personnages qui ont un métier particulier (chirurgien plastique, croque mort ou écrivain) ou une particularité physiologique (vampire) et ils adorent la baise. De là, on brode des histoires navigant entre sexe sauvage, violent, on flirte avec les films érotiques mais y a quand même un voile de puritanisme puisque les personnages tombent amoureux et là, ils ne baisent qu’avec leur only one. Et quand ils cèdent à leurs bas instincts, moteur essentiel de leur vie, ils se prennent la tête enregistre leurs mains et se désolent « je suis un être immonde » blablabla. Je vous renvoie au sexe dans les séries et les positions adoptées par les protagonistes selon leurs sentiments.

En fait, ça manque de juste milieu. D’un côté, on a la bluette pour ménagère de moins de 50 ans qu veut de belles histoires et de l’autre des séries trash pour le simple amour du trash avec levrette, plan à 3 et sodomie quasi à tous les épisodes. Avec quelques incursions dans l’homosexualité, le sado-masochisme et fétichisme avec de légères incursions dans les amours incestueuses. Sauf qu’entre le trop peu et le trop trop, il existe tout un univers inexploré, un univers sur je désire ardemment découvrir. Un univers où on pourrait exposer des amours compliquées, douloureuses et pourquoi pas malsaines mais sans combler les trous avec quelques levrettes et un plan à 3. Parce que ce systématisme est blasant. Normalement, voir des scènes à haut potentiel érotique devrait m’exciter, je devrais lâcher mon tricot, la respiration haletante, le corps en émoi. Plutôt que de regarder l’heure en me disant que ce sera dur le lendemain…

Bref, c’est officiel : désormais toutes les séries qui ont l’érotisme en argument vente, je les boycotte.

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Je suis pas ta pute (gratuite)

Ca fait longtemps que je vous avais pas un peu parlé sexe. Bon, faut dire que chez moi, hiver et libido font rarement bon ménage. Effet hibernation ou effet bonnes résolutions, je ne sais pas. Bonnes résolutions, disais-je ? Ben oui, quand s’en vient la nouvelle année, on se résoud toujours à arrêter le mauvais sexe, celui où tu sens dès le départ que le respect a été oublié des cadres. Bof quoi.

Il y a des mecs qui ont noté que tu étais une fille plutôt open sur les possibilités de se laisser butiner. Sauf que bon, faudrait voir à pas oublier que pour me laisser butiner, faut quand même me donner envie. Le style « salut, c’est quoi ton prénom ? L’éjac faciale, j’adore et toi ? ». Tout faux mon ami. En me posant précisément cette question alors même que tu n’as absolument pas cherché à savoir qui se cachait derrière ce prénom que je venais de te donner (est-ce le bon ? Tu t’en fiches), tu rentres dans la liste de ceux qui n’auront jamais la réponse à cette question par l’expérience. Peut-être que j’aime, peut-être que j’aime pas mais tu ne pourras jamais le vérifier de toute façon. Bye bye Charlie.

J’entends déjà les râleurs qui vont me signaler avec véhémence que je suis un peu mal placée pour jouer les prudes. Mais non, je ne joue pas les prudes, au mieux les filles blasées. Voyez, je considère que le sexe, le bon, le vrai, ça se partage. La question n’est pas celle de l’éjac faciale, j’aurais pu remplacer ce terme par sodomie, avalage de sperme ou léchage de pieds. La question est qu’au fur et à mesure de l’entretien sexuel que le jeune homme me fait passer et malgré la lointaine promesse d’un cunnilingus d’anthologie (formulé du type « j’adore lécher. Sinon, tu avales ? »), je sens que ça va être le classique tout pour lui ou la bonne baise d’autiste où on est tous seuls dans notre tête pendant que nos corps s’emboîtent. Ouais, super…A ce niveau là, tu m’excuseras mais je préfère me démerder toute seule. Au moins, je me sens pas frustrée avec une pointe d’humiliation derrière.

Je me suis longtemps demandé pourquoi certains sex talking me ruinaient la culotte et d’autres me glaçaient le sang. La réponse est simple : tout dépend de la place que j’ai dans la conversation. Si je sens que le mec veut partager un moment sexuel, ça va me faire tout chaud dans le bas ventre. Si je le sens triper tout seul dans son coin, je baille d’ennui. Pitié, mec. On pourrait me dire que c’est à moi de prendre ma juste place dans cette histoire, m’insérer dans l’histoire mais j’ai juste pas envie. Parce que ce mec qui veut savoir tout ce qu’il pourra faire de mon corps pour assouvir ses envies (et non les miennes), il me prend juste pour une pute gratuite. Ni plus ni moins. Cool, meuf, t’es ouverte, je vais pouvoir réaliser mes fantasmes avec toi. Oui, mais non. Le pire étant ceux qui manquent de tact. Du genre : « Ca va ta libido ? » (moi,on s’en fout) « Non, ma grand mère est mourante » « Oh, c’est triste. Dis-moi ce que je peux faire pour réveiller ta libido ? ». Dialogue réduit mais auquel j’ai réellement eu droit. En fait, avec ton tact, ma libido, tu l’as définitivement enterrée, du moins te concernant. Je ne suis pas une machine à sexe facile, je ne suis pas ta pute. Pardon d’être sensible aux fluctuations de la vie, pardon de ne pas me concentrer uniquement sur ta jouissance en te prêtant gratos ma bouche, mon cul, ma face ou tout autre partie de mon corps avec laquelle tu as envie de jouer. Je ne suis pas un pantin, une poupée gonflable.

Il ne faut pas confondre fille libérée et pute gratuite, mec. Car tu vas finir par te la mettre derrière l’oreille comme on dit.

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Le complexe de la boîte

Quand je parle de boîte, je parle du fait que je traîne la jambe mais j’aimais bien le titre comme ça, ça fait un peu théorie métaphysique.


Comme tu le sais, petit lecteur, un soir de fête et pas tellement d’alcool, j’ai chu et mon plateau tibial n’a pas beaucoup aimé. Deux mois de convalescence plus tard, me revoici, belle mais pas vraiment fringante. Et oui, je boîte. De moins en moins certes mais j’ai pas la démarche sensuelle et chaloupée façon femme fatale, graouuuuu… Et je me sens totalement transparente par conséquent.


 Comme toute femme, je joue de mon corps pour envoyer des messages de séduction. Le regard par en dessous de mes grands yeux bleus qui pétillent, plein d’espoir et d’attente, ma crinière souple (faut que j’aille chez le coiffeur au passage) et la démarche féline de la femme sûre d’elle. Ben, là, la démarche, je l’ai plus. Quand je me déplace, je suis bancale, la jambe gauche qui traînasse, je lâche parfois quelques grimaces. Mais paie ton sexyness ! Et je ne vous parlerai même pas de la balafre de 13 cm qui me défigure le genou. L’autre jour, je me suis mise en bermuda (c’est plus long qu’un short, ça cache une partie de ma cicatrice), mon manager m’a regardé en plissant le nez genre “aaaaaaaaaaah, rien que de te voir, je souffre”. Enfin, moi, ma cicatrice, je le torture pas mon manager. Non mais voilà, je suis l’Albator du genou, mon modjo est resté quelque part sur les rives méditerranéennes de Provence, au pied du bar où je me suis fracassée le genou.



Or il se trouve que je déteste ces périodes où je me sens transparente, dépourvue de tout modjo. Et encore, heureusement que j’ai ma réserve personnelle de friends with benefit qui me réclament à corps et à cri… Oui, enfin, j’exagère peut-être un chouïa mais j’ai passé deux mois chez mes parents sans une once de romance, de sensualité ou même de sexe alors pardon mais j’ai un peu le droit de m’imaginer que certains d’entre eux ne rêvent que de toucher mon corps et ma peau douce. Oui parce que j’ai peut-être la patte qui traîne et le genou défiguré, je conserve ma peau douce (et ma crinière et mes grands yeux).



Mais le modjo est avant tout un pouvoir psychologique basé sur le cycle de la confiance, cycle vertueux ou vicieux, c’est selon. Quand on se sent au top, le cycle de la confiance est vertueux, on attire les hommes (ou les femmes) comme le miel les mouches. A l’inverse, pas de confiance, on se sent de plus en plus transparente et pouf, le miel devient vinaigre. Magie des théories, on crée même des réactions physiques qui n’existent pas dans les faits. Mais bon, une fois vinaigre, comment redevenir miel ? Bon, dans mon cas, y a déjà de l’amélioration notable dans la démarche et ma cicatrice s’estompe de jour en jour. Mais c’est long et je commence à en avoir marre. Non parce qu’entre ma rémission suite à la rupture de début d’année et ma convalescence, mon année 2011 est amoureusement catastrophique. Et voilà que je me la joue boîteuse en plus. Et faut arrêter de dire que c’est sexy. C’est sexy pour le Dr House mais c’est qui la boîteuse dans les séries américaines ? C’est Kerry Weaver et franchement, elle suscite pas grand chose. Alors si c’est pour virer lesbienne et se tirer Elisabeth Mitchell, ben merci bien. Oui, elle m’énerve Elisabeth. Alors je vais encore prendre mon mal en patience mais c’est loooong ! Demain ou un autre jour, faudra que je vous explique d’ailleurs que j’ai envie d’une belle romance. Pour changer, un peu.

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Mais pourquoi tu ne parles plus de sexe sur ton blog ?

Ceux qui me lisent depuis le début ou à peu près l’auront remarqué, ma vie sexuelle n’est plus la star de ce blog et ce depuis un bon moment. Hormis quelques anecdotes et réflexions de ci de là, impossible de connaitre la météo de mes amours et coucheries. Et c’est fait exprès.

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Ce n’est pas parce que je n’ai plus rien à raconter, je dirais même que c’est précisément l’inverse. Première explication et la moins intéressante : certains de mes collègues connaissent ce blog. N’y voyez pas de la fausse pudeur ou autre mais je n’ai pas forcément envie qu’ils connaissent le détail de mes nuits et si je veux raconter un truc, je le fais à la pause. Donc même si je sais qu’à l’arrivée, connaitre ce blog ne signifie pas forcément le lire, la possibilité existe.

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Mais ça, ce n’est qu’une explication mineure, la vérité est ailleurs. En fait, je me suis rendu compte que je n’avais plus tellement envie de partager les histoires de fesses et/ou de cœur. Non, pas envie, le mot exact serait plus besoin. Je n’ai plus besoin de raconter mes folles nuits pour prouver, pour ME prouver que, oui, je plais. Fini le temps du doute et des choses à prouver. Aujourd’hui, je vis ma sexualité pour moi et pas pour raconter sur ce blog.

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Je ne dis pas que des fois, le clavier me démange un peu, j’ai un peu envie de partager certaines expériences. Parce qu’elles sont folles, parce que je découvre certaines choses sur moi, les autres, le sexe, l’amour… Mais en grandissant (je ne vieillis toujours pas), force est de constater que les limites de mon extimité sont de plus en plus étroites. Peut-être aussi parce que Nina est de moins en moins anonyme, j’ai la sensation de parler ici à des potes, certains particulièrement prompts au jugement, et je ne raconte pas les détails de ma vie sexuelle à mes potes. Juste à Vicky que j’ai traumatisée un peu. Et à certains de mes amants mais ils en sont les acteurs donc bon…

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Et puis je ne suis pas qu’un cul ou une paire de seins voire un clitoris… Aujourd’hui, je lis mes jeunes camarades sur Twitter et je suis un peu attristée par les personnes qui passent leur journée à crier leur sexualité débridée. J’attends même le « mon mec vient de me defoncer le cul, je vais me doucher et je reviens, hihi ! ». Principe de la poutre et de la paille : quand on le fait, on trouve ça super drôle, tellement subversif mais quand les autres le font, on sent alors toute la lourdeur du propos. Non parce que parler de sexe sans recul, juste pour rajouter une ligne sur son carnet de conquête et le montrer fièrement, je me rends compte que c’est sans intérêt et qu’en plus, ça finit par devenir suspect. Si tu insistes autant sur le fait que quelqu’un a daigné te sauter la veille, ça donne limite la sensation que c’est exceptionnel. Oh, je sais, Hopital, charité mais force est de constater que plus j’ai confiance en moi et en ma séduction, moins
je la ramène sur le sujet. C’est un fait. Il y a aussi ce sentiment émancipatoire à base de « je bois, je baise, j’emmerde les conventions » mais bon, le sexe et l’ivresse, ce n’est pas vraiment novateur comme concept… On est même drôlement soft par rapport à des temps plus ou moins lointains.


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Pourtant, le sexe en soi peut tout à fait être intéressant pour peu qu’on prenne un peu de recul, il existe de très bon blogs de sexe, de zone zerogene dont je parlais l’autre jour à rue69 en passant par second sexe ou sexactu. Mais le but n’est pas la-bas de se poser en personne sexuée mais bien de replacer la chose dans son contexte. Parce qu’il y a des milliers de choses intéressantes à dire sur le sujet, encore faut-il chercher à décoller un peu le nez de son oreiller. Par ailleurs, je trouve que de façon générale, on perd un peu le côté léger et grivois des conversations sur le sexe, ça devient limite une revendication, un manifeste à la limite de l’agressivité. Mais enfin, mes enfants (j’ai 30 ans, je grandis toujours mais commence à prendre un ton maternaliste, quand même), baiser est un acte
joyeux, agréable, ludique (enfin, j’espère pour vous), pourquoi en faire une sorte d’arme pour… pour quoi d’ailleurs ? J’ai pas encore compris.

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Voilà donc pourquoi ma sexualité n’apparaît plus qu’en filigrane ici. Et si quelques uns (voyeurs ?) le regrettent, je pense pour ma part qu’on y gagne tous au change, finalement. Même si en ce moment, pour reprendre Isadora « ohlala, ta vie, c’est trop Clara Sheller! ». Ouais, à peu près…

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