La liberté sexuelle pour les femmes : le grand leurre

Elle s’appelle Isabelle. 44 ans, divorcée, “pas mal pour son âge”; comme on dit. Pourtant le matin, quand elle se regarde dans la glace, ce n’est pas ce qu’elle voit. Elle ne voit que la peau qui perd un peu de sa tonicité, quelques taches discrètes qui commencent à apparaître, du gras sur le ventre qui refuse de partir. Ce matin, encore un nouveau cheveu blanc. Une sensation que ses belles années sont désormais derrière elle et qu’elle ne les retrouvera plus. Ainsi, elle n’a pas cru sa chance quand ce jeune homme croisé quelques fois à la machine à café est rentré dans son jeu de séduction. Après quelques verres et beaucoup de rires, il l’a ramené chez lui, ils ont fait l’amour, une fois, deux fois . Quelle fougue, ces jeunes hommes, elle avait oublié. Elle repart le lendemain, la confiance en elle remontée, le sourire aux lèvres.

Femme quadragénaire sourit à la vie, confiance en elle, New York

Elle s’appelle Axelle et c’est une femme libre. Elle aime les hommes, beaucoup, elle en rencontre souvent, elle se donne sans calcul et avec délectation. Ce soir, elle prend un verre avec Tiago, un beau garçon croisé sur Tinder. Ils se cherchent, ils se séduisent. Le contrat est clair : juste du cul, pas d’attaches. C’est donc sans surprise qu’ils finissent ensemble au lit pour une nuit torride. Axelle jouit, Axelle est heureuse : elle prend son plaisir avec un beau garçon après une bonne soirée.

une femme nue dans la forêt adossée à un loup, femme sauvage et libre, liberté sexuelle

Elle s’appelle Daria. Depuis quelques temps, elle flirte avec ce garçon, Charles, qui est en cours d’éco avec elle. Il est drôle et prévenant. Un soir, il l’invite à prendre un verre ailleurs qu’à la fac. Soirée délicieuse mais elle ne cède pas, elle veut être sûre. Ce ne sera qu’au bout du 3e rendez-vous qu’elle se donnera à ce garçon qui a conquis son coeur.

Un jeune couple flirte en buvant un verre en terrasse

Le point commun entre Isabelle, Axelle et Daria ? C’est qu’elles sont tombées sur des connards… Mais des connards puissance 10 000 qui les ont photographiées et balancé des photos d’elles nues ou presque prises à leur insu avec des commentaires pas forcément sympa sur leur âge, leur plastique ou leurs performances. Oui, en 2017, ça existe et pour une page Facebook trouvée, celle de Babylone 2.0, il en existe encore beaucoup pas encore débusquées parce que vous vous doutez bien que, nous, les femmes, ne sommes pas les bienvenus dans ce type de groupe fermé.

Un jeune homme prend une photo avec son smartphone

Quels torts ont eu nos trois demoiselles ? D’avoir une activité sexuelle. Point. Et d’avoir mal jugé une personne, pensant être dans un environnement safe avec lui. Et franchement, l’addition est très salée pour juste une erreur d’appréciation. Alors, oui, il est possible qu’elles ne sachent jamais qu’elles ont été exhibées là mais la situation reste dramatique. Des centaines ou milliers d’individus ont pu voir leur corps, allez savoir ce qu’ils ont pu faire sur ces photos. Et rappelez-vous qu’on ne parle que d’un seul cas, là… 

Un homme regarde des photos de jeunes femmes sur un ordinateur

Parce que la femme sexuée est systématiquement brimée. Quand j’écrivais mes aventures sexuelles ici (sans photos, sans vrai prénom ni détails permettant de reconnaître le mec impliqué, des fois qu’un mec ait envie de m’expliquer que je faisais pareil), qu’est-ce que j’ai pu me prendre comme seau d’insultes et de messages de type “va te faire gang banger* connasse” et autres joyeusetés. Dès que j’ouvrais la bouche, j’étais rabaissée par un “ta gueule, restes-en à tes histoires de cul”. Oui parce que le fait que je vive une sexualité épanouie semble me disqualifier pour parler de tout autre sujet… On me renvoyait systématiquement à ça, tout le temps. Mais quel est le rapport entre mon activité sexuelle et ma culture gé ou mes opinions ? Je cherche encore.

Une artiste de burlesque lit le journal avant de monter sur scène

Pourtant, on nous l’a vendue cette liberté sexuelle féminine. On regardait Samantha dans Sex and the city mener de front une carrière réussie (enfin, sa carrière, on la voyait que rarement dans la série) et une vie sexuelle débridée, se tapant les plus beaux mecs de Manhattan, dans la joie et la bonne humeur. Idem pour Miranda qui trouva l’amour en se tapant un barman random dans un bar, Charlotte qui finit avec un avocat qui avait pour seul intérêt au départ de la faire grimper aux rideaux et Carrie… Je sais plus. Sauf que non, dans la vraie vie, une femme qui couche est indigne selon les hommes (pourtant ravis de coucher), on peut l’insulter, la dégrader, l’humilier, elle l’a bien cherché. En 2017, on en est encore là et le pire, c’est que je suis moi-même un petit rouage de ce système. Je veux dire pourquoi j’ai arrêté de parler de sexe sur ce blog ? De peur qu’un employeur tombe dessus et ne m’embauche pas alors que… ben ce que je fais de mon cul n’a aucun rapport avec mon professionnalisme (vu que j’ai jamais eu de coït sur la photocopieuse en plein open space donc je ne perturbe personne). Alors je dirais bien que je vais vous reparler de mes histoires de fesses mais vu que je suis désormais monogame, le suspense est un peu limité. Mais on mesure une nouvelle fois à quel point le féminisme est nécessaire aujourd’hui, plus que jamais, car nous sommes de plus en plus opprimées, jusque dans nos libertés de jouir.

scène de sexe sur le piano dans Pretty Woman avec Richard Gere et Julia Roberts

J’ai publié un tweet sur le sujet vendredi et j’ai reçu des réactions assez diverses. J’ai passé beaucoup trop de temps à expliquer des concepts féministes de base comme le “not all men” et mansplaining donc je prévois pas mal d’articles à caractère féministe dans les prochaines semaines donc si ça vous ennuie… Ben arrêtez de lire mon blog car je passe en mode poing levé.

Logo féministe poing levé

* Je l’ai vraiment eu, celui là…

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Où je ne regarderai pas Game of Thrones (mais j’hésite)

Ce soir, à l’heure où je dormirai à poings fermés, HBO diffusera la nouvelle saison de sa série phare : Game of Thrones saison 06, c’est parti… et je me demande si je vais faire partie du lot des spectateurs… parce que… parce que plein de raisons.

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1 – Parce que HBO

Je ne vais pas forcément cracher sur HBO dans sa globalité car Sex and the City à l’époque, Six feet under, the Leftovers, Veep et certainement plein d’autres séries très bien que je ne connais pas car je ne suis quand même pas une très bonne sériphage. Mais parfois, HBO, cest un peu “alors on a mis du cul et du sang parce que les gens veulent ça!”. Tellement que j’étais persuadée que la série Spartacus que nous pourrions résumer par “des gladiateurs et Lucy Lawless qui baise avec tout ce qui passe”. Du coup, dans Game of Thrones, on retrouve parfois du racolage sans qu’on comprenne bien pourquoi. Exemple dans la saison 5 avec les Aspics du désert, des personnages certes secondaires dans le livre mais là, à part une scène où l’une d’entre elles montre ses seins, elles servent à rien, un pétard mouillé. J’ai rien contre les scènes de cul ou de violence mais si je commence à me demander à quoi ça sert, ça n’est pas très bon signe. Car comme dirait un ex collègue “plus t’as de cul dans l’épisode 1, plus la série pue du cul” (je me suis permise une légère modification de la citation pour la rendre plus “ahah, c’est le cas de le dire”). Donc je suis pas rassurée sur la suite des événements

Scène de sexe dans Game of Thrones

Le sexe est bien présent dans le livre mais son exploitation diffère : dans le livre, les viols sont plus des faits de guerre qu’autre chose, dans la série, ça sert juste à rajouter un arc narratif qui ne sert à rien aux personnages (Sansa, Cersei) et le lesbianisme présent dans le livre sert finalement plus à démontrer une émancipation des femmes concernées (Cersei encore ou Daenerys) et ne sont pas juste mises là pour exciter le spectateur mâle habitué à des scènes saphiques.

Genre typiquement cette scène qui sert à rien

Genre typiquement cette scène qui sert à rien

2- Parce que le livre

J’ai donc entamé la lecture de Game of Thrones il y a 3 ans et j’ai achevé les 5 intégrales, quitte à passer à l’anglais (mais j’ai compris, le style est meilleur en anglais qu’en français) et à acheter une liseuse parce que bon, avoir un tote bag juste pour un bouquin, voilà voilà… Les deux médias présentent deux versions différentes d’une même histoire. Or autant j’ai bien accroché sur les volumes 3, 4 et 5 (le 2 fut une tannée à lire), autant je suis hyper déçue de voir que le rebondissement que je trouvais l plus dingo dans le livre n’existe même pas dans la série pour le moment et je crains qu’il n’arrive jamais. Du coup, tu ne sais pas trop si la série est un spoiler du livre (“ce personnage que tu pensais important ne le sera sans doute pas vu qu’on ne l’a même pas mis dans la série, ahah”) ou juste une autre partition sur un même thème. Mais du coup, vu que je préfère le livre à la série, est-il pertinent de regarder celle-ci et de risquer d’éventer un peu le suspense (genre je savais l’histoire des Noces pourpres avant de les lire… alors que je n’avais même pas regardé la série à ce moment là)

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3 – Mais les spoilers

Toujours les spoilers. J’ai commencé très tardivement Game of Thrones la série parce que je voulais lire les livres avant et ne pas me faire polluer l’imagination. Quand je lis, je me crée les personnages en fonction des descriptions donc forcément, quand on me parle d’Eddard Stark, environ 35 ans, et que je me retrouve soudain avec Sean Bean, ça le fait pas trop. Bref, je ne voulais pas voir les personnages pour ne pas les avoir automatiquement en tête quand je lis que machin fait ça ou bidule fait ça. Je lisais donc pépouse mon tome 2 quand le fameux épisode des Noces pourpres est sorti et tous les petits cons qui ont raconté ce qu’il se passait parce que huhu, c’est trop drôle. Donc quand je suis arrivée à la fameuse scène dans le livre, je savais très bien qui allait mourir et quelle était la traîtrise, youpi… Et en conséquence, je crains que, même si je ne regarde pas la série, ces mêmes petits cons me saoulent avec leurs spoilers et me gâchent le plaisir de lecture

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4- Mais le tome 6 sortira-t-il un jour ?

Parce qu’entre le moment où il va sortir, le moment où je vais le lire (je suis en plein Terry Goodkind sur ma liseuse et un Victoria Hislop sur papier dont il va falloir que je vous parle aussi), je devrais regarder la saison 06 bien après la fin de la série…

Par contre pour GoodKind, j'ai vu un épisode de la série L'épée de vérité et j'ai pas du tout la tentation de regarder la suite car c'était très mauvais

Par contre pour GoodKind, j’ai vu un épisode de la série L’épée de vérité et j’ai pas du tout la tentation de regarder la suite car c’était très mauvais

5- Mais y a plus the Walking dead, j’ai fini les revenants, Trepalium, le baron noir, Mister Robot et Occupied et je galère à trouver les épisodes inédits de The last man on Earth

On regarde quoi maintenant avec Victor, hein (bon, lui, il vaut pas regarder Game of Thrones ni Fear the walking dead (ce que je peux pas vraiment lui reprocher)) ni the Leftovers et il a déjà vu Black Mirror (et on n’a pas aimé du tout le premier épisode d’Utopia) ?

télé-couple

 

Bref, on n’a pas fini de parler de Game of Thrones en ces lieux mais du coup… je la regarde cette foutue saison 06 ou pas ?

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10 ans

28 mars 2005, je traîne ma petite valise sur le trottoir minuscule d’un quartier résidentiel de Plume-sur-Berges, un McDo à la main, me rendant gaiement dans le super appart vide de ma soeur (elle partageait avec une amie l’étage d’une maison, canon). Le lendemain, j’allais démarrer un stage de journalisme à Paris city. Je ne pensais pas forcément moisir ici… 10 ans plus tard, je vis toujours à Plume sur Berges mais que d’aventures depuis.

10-ans

Photo piquée à Je suis cette fille (http://www.jesuiscettefille.com/)

 

C’est étrange de se dire que je vis depuis 10 ans ici, moi, la Toulousaine (je n’ai vécu “que” 7 ans à Toulouse). J’ai rencontré des tas de gens, connu quelques histoires de coeur, beaucoup d’histoire de cul, ri beaucoup, pleuré parfois, eu envie de distribuer quelques bonnes baffes. Je suis arrivée avec des rêves de journalisme, je suis aujourd’hui consultante marketing genre “head of social strategy” (faut que je l’écrive comme ça sur mon CV tiens). Je pensais enfin pouvoir écrire vu que j’avais fini mes études. J’ai ouvert un blog et pondu plus d’un millier d’articles, anéfé (on approche même des 2500) mais je n’ai plus terminé un seul roman. Je me suis fait des amis grâce à ce blog, pris des claques que je n’aurais jamais pris autrement (le courage de l’anonymat allié à la protection de l’écran), découvert que mon amitié pouvait être utilisée comme marchepied pour certain-e-s parce qu’à un moment, j’avais pleiiiiin de lecteurs. Puis j’ai trouvé du boulot et oublié un peu de travailler sérieusement mon blog et aujourd’hui, j’ai plein de lecteurs en moins mais on s’en fout. J’en parlerai pour les 10 ans du blog, tiens (ben oui, forcément).

10-ans

J’avais peur de vivre à Paris puis j’ai trouvé ça géniaaaaaal. La petite provinciale qui monte à la capitale, quelle success story. Ok, j’ai été au chômage pendant 1 an et demi (avec quelques missions de ci de là) mais j’étais Parisienne, moi, monsieur. Faussement snob, j’allais parfois savourer mon thé ou mon chocolat au Café de Flore ou aux 2 magots en mode Simone de Beauvoir, tu sais. Je me réjouissais des pique-niques sur les bords de Seine, des bars ouverts toute la nuit, de me la jouer Sex and the City en sirotant un petit Cosmopolitan au Qong, le resto designé par Starck, rien que ça. J’ai remué mon cul au Batofar, au Cab ou au Showcase, j’avais des soirées boulot au Carmen Café. Je me suis rendue chez une journaliste que je regardais à la télé plus jeune,  Yves Calvi est venu poser sa pêche dans nos toilettes du boulot, j’allais à la même cantine que Faustine Bollaert (qui était très souriante, autant le dire), j’ai appris à une dame de la télé comment on fait son blog, j’ai assisté à des avant-premières, rencontré Amélie Nothomb (enfin, en dédicace) croisé des “stars”.

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Et puis je me suis mise à en avoir marre de Paris. Marre du monde, de la foule, de devoir se battre pour tout, pour rien, ne plus aller aux expos parce qu’en semaine, je bosse et le week-end, je dors. Tout est cher, tout est surfait. Tu trouves une cantine sympa, ça devient vite moisi, tu n’as que rarement l’effet “bons clients” (mais ok, ça existe encore). Tu cours, tu cours, tu deviens infect et insupportable. Tu cours après le métro parce que tu es à la bourre pour une “régularisation de trafic” qui te laisse poireauter dans un tunnel sombre entre 2 stations. Tu cours et il t’arrive des bricoles, tu te troues la jambe ou tu te casses un bout de pied.

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Depuis que je vis à Paris, il y a plein de choses que je ne fais plus car tout est loin, tout est galère. J’ai renoncé totalement aux loisirs créatifs car le magasin le plus proche de moi est à 30 mn (il vient d’ouvrir), je commande tout car j’ai plus de voiture et c’est vite galère de transporter des éléments un peu lourds dans le métro ou le train, je commande mes fringues parce que faire les courses un samedi à Paris, c’est la mort. Je suis fatiguée de tout payer 3 fois plus cher juste parce que c’est Paris et je trouve merveilleux de payer un cocktail à 7 €. J’en ai marre de la pollution qui pue, de devoir m’entasser au moindre rayon de soleil sur un misérable mètre carré de pelouse avec les groupes avoisinants qui nous imposent leur musique merdique, leur bouffe qui pue et leurs conversations navrantes (et rassurez-vous, ils pensent la même chose de nous. Alors que s’il le faut, dans un autre contexte, on se serait adorés).

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Rentrer alors en province ? Oui j’y pense. Mais pas tout de suite. Parce que j’ai conscience qu’être “head of social strategy” à Toulouse City, c’est pas si simple et que je suis en pleine réflexion pour trouver ma prochaine carrière (sachant que là, j’hésite entre instit, masseuse shiatsu et infographiste… On est clairement dans le grand n’importe quoi). Et puis à Paris, y a quand même mes amis, mon amoureux, ma soeur (mais elle va rentrer dans 2 ou 3 ans normalement… Oui, le même délai que moi. Coïncidence ? Je ne crois pas !) et des aéroports qui me permettent d’aller où je veux.

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Il y a 10 ans, je disais “la ligne TGV Toulouse-Paris en 2016 ? Ahah, je m’en fous, j’y serai plus, à Paris !”. Et bien, en 2016, je serai encore certainement à Paris mais on n’aura toujours pas le TGV.

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T’étais où, on te voit plus sur la blogo

Hello, hello !

Un mois sans le moindre petit article, je crois que j’ai battu mon record. Mais j’avais de bonnes raisons :

  • je suis en crise existentielle suite aux événements de janvier (je me trouve toujours bien inutile à la société, hors paiement de mes impôts, ça m’agace)
  • je suis en mode pitch, pitch, pitch. J’ai plus de boulot que nécessaire mais faut bien le faire alors voilà. Même s’il n’est pas tellement utile à la société, impôts exceptés
  • j’ai une vie privée, aussi. J’aurais un peu de mal à refuser une soirée à mes amis ou à mon cher Victor (oui, on a resigné pour une nouvelle saison) juste pour écrire des articles de blog.

Debordee

Mais me revoici, j’ai quelques trucs à dire et faire encore. Vous ne vous débarrasserez pas de moi comme ça, ahah ! Bon, ok, pour se “débarrasser” de moi, il suffit de cliquer sur la petite croix en haut à droite et ça me ferme direct le clapet mais laissez-moi faire ma revenante deux minutes, merci.

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Donc je profite de ce retour pour annoncer quelques petits changements auxquels je pensais. Ce blog va prendre plusieurs directions.

  • Il restera “Nina”, ces articles où je m’interroge sur tout ou rien, selon mon humeur, selon mes discussions avec des gens, selon ce que je l’ai lu. De l’actu, de la sociologie de comptoir, rien de neuf mais c’est bien ça que j’aime.
  • Le retour d’Audrey. En fait, j’ai envie de donner plus de place à Audrey et ses amies. Oui, elles vont aussi prendre la parole, ai-je décidé. En fait, Audrey se rapproche de ce que je voulais faire du blog au départ, une sorte de “sex and the city” à la française. Bon, évidemment, Sex and the city, c’est devenu old comme référence mais j’aime l’idée de ces destins croisés, de cette bande de copines qui vit chacune ses histoires, comme dans la “vraie vie”. Parce que oui, pour le coup, Audrey ne se sape pas en Zac Posen, Jimmy Choo ou Manolo Blahnik parce qu’Audrey n’est pas si riche et est censée vivre “dans la vraie vie”. Exit aussi l’immense appart à Manhattan et les brunches à toute heure avec les copines car : a/ elles bossent toutes et b/ va faire un brunch en dehors du week-end et c/déjà que les week-ends, tu peux te faire jeter… Hmmm. Donc voilà, j’ai envie de raconter des histoires, Audrey et ses potes vont m’y aider.
  • La fin de ma série sur les sites de rencontre et le début d’une nouvelle série sur les plans cul. Oui, j’aime écrire sur les sites de rencontre quand je n’y suis plus et sur les plans cul quand j’ai viré les miens.
  • Je n’oublie pas ma sociologie de la mise en scène du soi sur les réseaux sociaux.
  • J’ai lu plein de livres, aussi, faut que je vous en parle

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Bref, ça fourmille sous mes doigts, manque que le temps. Mais je vais essayer de m’y remettre, promis.

 

Bisous !

 

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Pompéi de Paul W. S. Anderson

Y a des films, des fois, tu sais qu’ils vont être mauvais et c’est même pour ça que tu les regardes.

Avion du retour d’Oman, un bel A380, j’étais toute excitée de le prendre. Dans le catalogue des films, j’aperçois Pompéi. Mon voisin tente de me prévenir que c’est vraiment nul mais je ne peux m’empêcher d’appuyer sur lecture. Histoire d’être sûre. Mettons fin de suite au suspense : c’est mauvais. Très très.
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L’autre jours, sur Twitter, j’ai tenté de résumer le film à Loops en quelques mots, secondée par @sweetyft : « Tu prends Jon Snow, Jack Bauer, des chevaux et le Vésuve et voilà. En fait, c’est Spartacus, la série, sans le cul mais avec un volcan ». Parce que c’est à peu près ça, Pompéi. Avant, quand on voulait faire de l’historique avec des acteurs de série, on en faisait des téléfilms (cf César avec Jeremy Sisto (6 feet under, New York Police judiciaire, Suburgatory) et Chris Noth (Mister Big de Sex and the city) ou encore Jesus avec le même Jeremy Sisto, Debra Messing (Will and Grace), Jacqueline Bisset (James Bond, Nip/tuck, le truc sur DSK, là…) (je sais pas pourquoi mais Jeremy Sisto m’obsède un peu ces derniers temps, j’ai même rêvé que je lui faisais une grande déclaration d’amour et que nous nous ébattions ensuite sur la table de son salon et alors…je m’égare). Maintenant, on en fait carrément des films, ça fera au passage de la pub à HBO (Kit Harington de Games of Throne. Pas de bol pour moi, je préfère Richard Madden, moins emo, mais personne ne m’a demandé mon avis) et Fox (Kiefer Sutherland, le Jack Bauer de 24 qui revient justement pour une nouvelle saison, c’est dingue !). Ah puis tiens, on va rajouter la fille de Matrix (Carrie-Ann Moss) et le mec de Lost (le prêtre Noir) et c’est parti.

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En pays celte, les troupes romaines débarquent en pleine nuit dans le village gaulois et c’est la panique celtique. Les méchants Romains, commandés par le vil sénateur Corvus, massacrent joyeusement tout le monde dont le papa et la maman d’un jeune garçon qui parvient à survivre en faisant le mort (méthode de l’opossum). Mais en se planquant dans la forêt, il finit par se faire attraper et hop, avec les esclaves, merci, au revoir.
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Quelques années plus tard. Le petit Celte, appelé le Celte (mais son petit prénom, c’est Milo, très celte donc), est devenu un homme avec plein de biceps, d’abdos et de poils, un brun ténébreux énervé parce que bon, être esclave, c’est pas super sympa. Comme il est super balèse et tue ses adversaires sur l’arène, un gentil Romain de Pompéi décide de l’acheter.Petit aparté historique parce que ça commence à me courir : la mortalité chez les gladiateurs était beaucoup moins élevée dans les faits que dans les fictions qui y sont consacrées.
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Cheminant parmi d’autres esclaves vers Pompéi, ils se font doubler par un carrosse roulant tambour battant mais le drame se noue : un des chevaux chute et se brise la patte. La jolie donzelle, Cassia, qui occupait le véhicule descend et est très triste pour le cheval. Milo intervient car lui, les chevaux, ça le connaît : la tribu celte à laquelle il appartenait y a 10 ans était calée en équidés, c’est dans les gênes. Ni un ni deux, il tue le cheval car y avait rien d’autre à faire, il se fait traiter de barbare par le maître esclave et la jeune fille se pâme d’amour, sous l’oeil complice de son esclave noire. La demoiselle rentre chez elle, fait bisou à Papa et Maman, elle rentre de Rome où elle prétend s’être ennuyée mais on comprend vite qu’il y avait un truc pas net avec un homme. Et tiens, justement, voilà un Sénateur de Rome accueilli par le gentil Papa qui espère lui soutirer plein de gros sous pour un projet urbain.
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Mais revenons à Milo le Celte qui balade sa gueule d’emo dans les geôles de Pompéi. Evidemment, avec sa gueule de vampire façon Twilight, il agace un peu et on essaie de lui refaire le portrait mais Bouclette sait se battre et finit en cellule avec un grand Noir baraqué. Et là, c’est le début d’une vraie bromance « vas y dis ton nom » « je suis celui qui te tuera dans l’arène » « nan vas-y, c’est moi qui vais te tuer ». Bref, on va nous refaire le coup des frères ennemis, on l’a tellement jamais vu… Puis pour bien nous replacer l’ambiance Spartacus, le rival de Milo ressemble pas mal au Doctore. Comme ça, ça, c’est fait. Très loyal (comme Doctore), le Noir, Atticus, explique à Bouclette que s’il gagne le prochain match, il sera libre et c’est trop cool mais le Celte est méfiant, il balance à son nouveau pote qu’il est bien trop naïf et que les Romains sont des connards. Bon, là, de suite, Atticus est un peu énervé, ça va donner dans l’arène demain.
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Pendant ce temps, Cassia va faire un câlin à son cheval chéri qui est un peu tendu et a tendance à envoyer bouler ses soigneurs. Mais cet étreinte équine est de courte durée car c’est la fête à la villa le soir : gentil papa a invité le Sénateur romain pour tenter de le corrompre et a fait venir quelques esclaves histoire de faire joli. Dont Milo, évidemment sinon cette scène n’aurait pas eu grand intérêt. Cassia débarque et tombe face au Sénateur qui se révèle être l’homme pas net qui l’a poussée à rentrer à Pompéi. Perturbée, elle tombe alors sur Milo, mouille un peu sa culotte, encouragée par les gloussements de son esclave noire mais néanmoins meilleure amie. Mais Milo est un eu vénère car il reconnaît le Sénateur, il est responsable du massacre de son village et ça le met pas de bonne humeur. Mais voilà que le cheval coquin de Cassia fait irruption. Non qu’il soit jaloux de Milo mais il était parti en balade avec son dresseur sur la colline (le volcan, quoi) et des fumerolles et crevasses l’avaient un peu paniqué. Après avoir jeté son dresseur dans un trou, le revoilà donc à la villa, prêt à tout casser. Cassia demande à Milo de s’en occuper et il accepte car, même de mauvaise humeur, un homme reste un homme. Tout rentre dans l’ordre, on oublie vite la disparition du dresseur mais Corvus note que l’objet de son désir en convoite un autre. Bad.
129681_bmLe lendemain, ce sont les jeux, Milo et Atticus doivent aujourd’hui s’affronter dans l’arène, l’un pour gagner sa liberté, l’autre pour sauver sa peau. Sauf que Corvus est allé mettre son petit grain de sel, histoire d’éliminer la Bouclette et épouser Cassia : les esclaves sont attachés à un décor et doivent se battre contre des soldats lors d’une reconstitution historique, celle de la victoire de Corvus face aux Celtes. Oh oui, comme de par hasard, pile poil la bataille durant laquelle les parents de Milo ont été assassinés, incroyable.  Pendant que l’on déclame l’histoire de cette bataille, Milo commence déjà à s’énerver « mais ça s’est trop pas passé comme ça ! » « Oh, comment tu sais ? », s’enquit Atticus. « J’y étais ». Bon, chance de survie de nos amis esclaves : à peu près aucune. Cassia a des vapeurs mais voilà, Atticus et Milo décident de devenir amis car « tu avais raison, Milo, ils m’ont menti, ils voulaient pas me rendre ma liberté » et s’associent pour massacrer les vilains Romains. Evidemment, comme le film n’en est qu’à la moitié et que le volcan n’a pas encore craché sa lave, vous vous doutez bien qu’ils s’en sortent. Un peu énervé – c’est une constante chez lui – Milo saisit l’aigle impérial en bois fiché sur une lance et le brise. Na ! Corvus est un peu agacé et va pour pointer le pouce en bas pour achever Bouclette mais Cassia surgit et pointe le pouce vers le haut, les graciant. Pour sauver Milo, elle accepte de se marier avec le vilain Corvus. Oui, dans les films hollywoodiens, les femmes sont toujours prêtes à se sacrifier pour un mec qu’elles connaissent depuis 24h et, ici, qu’elles n’ont même pas vu tout nu. Au moins dans Spartacus, on les fout à poil, les gladiateurs. Mais le Jack Bauer romain voulant la mater dès le départ, il demande à ses gardes de l’escorter jusqu’à sa maison et de l’enfermer, ça lui apprendra la vie à cit espèce di counasse. Puis il balance son homme de main achever Milo.
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Pendant que les deux hommes se battent sous les vivas de la foule, voilà-t-il pas que le volcan entre (enfin) en éruption ? La piste s’effondre, mettant fin de fait au combat entre Milo et le Romain. Pendant que les gens fuient, Corvus demande à son homme de main d’achever le Celte (il insiste le bougre), Milo entraîne son adversaire dans les sous-sols de l’arène via la crevasse et libère ses copains esclaves : c’est le bordel. Donc à ce moment là de l’histoire, les habitants de Pompéi essaient de fuir au port, les esclaves essaient de fuir l’arène, on sait plus bien qui est qui et qui fait quoi. Scènes d’hystérie au port, le vilain maître esclave donne des sous pour fuir, son bateau commence à naviguer mais plof, il se ramasse plein de bouts de volcans et coule. Et oui, dans les films hollywoodiens, quand tu paies pour avoir la vie sauve quand les pauvres vont mourir, tu y passes, c’est la règle.
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Pendant ce temps, les bro Atticus et Milo se retrouvent, notre ami Noir veut (logiquement) aller au port pour tenter de fuir mais la Bouclette veut plutôt aller sauver Cassia pour lui rendre la pareille. Au-dessus, dans la loge présidentielle, c’est pas la grande forme : la maman de Cassia est sur le point de mourir, elle demande à son mari à peine plus fringant d’aller achever Corvus histoire qu’il épouse pas leur fille. Le Père se traîne pour obéir mais pas de bol, Jack Bauer étant indestructible, il se réveille et tue le Père. Milo débarque sur ces entrefaites mais Corvus s’est bien remis et s’est déjà barré. Milo promet à la maman de Cassia qu’il va s’occuper de sa fille puis elle meurt, rassurée. Je sais pas bien si, à l ‘époque romaine, on refilait comme ça sa fille au bon soin d’un esclave mais apparemment, à Pompéi, ça se fait. Soit. Ni un ni deux, Milo retourne chez Cassia et la délivre à temps de la maison en train de s’effondrer. D’ailleurs, pile au moment où il la récupère, une énorme faille sismique déchire la maison et avale la pauvre servante noire de Cassia.
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C’est toujours le bordel en ville : on a désormais droit à un raz-de-marée qui noie le quartier du port, Atticus s’en sort juste et retourne aux arènes parce que bon, quitte à y être, pourquoi pas. Il y retrouve Milo et Cassia et notre joyeux trio se met à la recherche de chevaux tout en faisant attention aux légionnaires qui rôdent. Oui, apparemment, les légionnaires n’ont pas bien compris la situation et continuent donc de surveiller les arènes plutôt que de tenter de sauver leur peau. Quelque part, ça doit être logique, hein. Mais qui voilà donc ? Corvus et son homme de main, bien sûr ! Le vilain sénateur embarque Cassia sur son char en riant très fort. Question : à quel moment tu traînes dans une ville en péril pour récupérer une meuf franchement casse-couille qui n’avait vraiment pas envie de te suivre ? Non mais je pose la question, hein. Atticus va donc se battre avec l’homme de main de Corvus tandis que Milo va poursuivre le vilain sénateur et le nouvel amour de sa vie. Atticus et l’homme de main s’entretuent tandis que nous assistons à une folle course poursuite en cheval et char. Cassia parvient à se libérer, bagarre et elle finit par enchaîner le vilain Sénateur à un poteau. Milo et elle décident de le laisser là, rapidement tué par les projections du volcan. Ca t’apprendra, vilain !
1231429 - Pompeii
Ils fuient sur le dos du cheval taquin de Cassia, celui là même qui avait précipité le dresseur dans une crevasse car il avait peur des fumerolles du volcan (je remets juste dans le contexte). Le nuage de cendre recouvre la ville et achève Atticus, resté à genoux avec une épée dans le bide mais qui traînait un peu à mourir, il est tout content car il meurt, libre. Oui bah pourquoi pas. Pendant ce temps, Milo et Cassia essaient de fuir mais le cheval va pas assez vite pour cause de 2 passagers donc ils finissent par lui rendre sa liberté et s’embrassent en attendant le nuage qui ne tarde pas à les emporter.
pompei-milo-et-cassia-s-embrassent
Fin !

Voilà, je n’oserai même pas conclure cet article en essayant de trouver quelque chose de bien à dire de ce film, c’est de la daube. Kit Harington joue comme une patate, rien n’est vraisemblable. Au moins, ça permet de réviser quelques classiques du cinéma hollywoodien : l’amour est plus fort que tout, surtout plus fort que la raison et la logique, les méchants résistent à tout sauf à la fin du film, si tu paies pour avoir la vie sauve, tu meurs. Et sans doute d’autres mais comme je lutte pour occulter ce film de ma mémoire, pardonnez moi de ne point m’en souvenir.


Richard-Madden(Richard Madden, juste pour le plaisir)

Heureusement, pour le visionnage suivant, j’ai eu la main heureuse… A suivre !

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Le projet Audrey

Veux-tu jouer avec moi ?

Reprenons l’histoire : il y a presque 9 ans, quelque part en mai 2005. En plein stage, je vais me griller une petite clopinette sur un balcon du 9e arrondissement. Alors que j’observe nonchalamment les passants en bas, une idée me frappe. Les idées me frappent souvent et j’aime ça. Et si je créais un blog un peu à la Sex and the city avec à la place des personnages, mes amis et moi. Même que ça s’appelerait les Vingtenaires parce que y’en a marre des galères amoureuses des trentenaires ! Nous aussi, on en chie parfois. Souvent. Ca tombe bien, en plus : nouvelle dans la grande ville, je découvre les joies de Meetic et l’incroyable univers du plan cul. Oui, moi, je fais les choses à l’envers : je me suis mise en couple toute jeune pour m’éclater à 25 ans.
rihanna
Puis comme je le disais, ça a évolué. En bien, en mal, à chacun de voir. Ma vie sentimentale est passé d’essentielle à accessoire. Les hommes qui étaient le coeur de mes histoires, de nos histoires, ne sont aujourd’hui que des personnages secondaires qui passent et n’ont même plus droit à des prénoms. Je ne m’en étais pas rendue compte avant d’écrire cette phrase mais je suppose que c’est assez symptomatique. Mais peu importe, on n’est pas là pour me psychanalyser, hop ! Des fois, ça me plairait bien de raconter des petites anecdotes mais j’avoue avoir fermé ces chapitres à force de me faire traiter de sale pute et compagnie par les trolls. Oui, c’est triste mais y a des choses qu’on n’a pas envie de se prendre dans les dents, même si ce n’est pas forcément justifié. Non non, pas d’énième chapitre sur les trolls, j’en ai assez parlé par le passé.

troll_ego01Maintenant, le problème se pose autrement : mon blog est (relativement) connu par mes collègues certes adorés à qui je sors de la vanne de cul à la moindre occasion mais on ne sait jamais qui peut obtenir le lien et je n’ai pas forcément envie que tous mes collègues curieux soient au courant de mes folles nuits. Alors que faire si je me censure ? Quelle est ma porte de sortie ?

venezia
La fiction. Semi fiction, on dira. Un bougli bougla d’histoires qui me sont arrivées, qui sont arrivées à  mes potes ou aux potes des potes… On reprend la base : 4 personnages (au moins) mais une seule voix qui parle, celle d’Audrey, 27 ans ? Pourquoi Audrey ? Parce que j’aime bien ce prénom. Pourquoi 27 ? Parce qu’il fut un temps où j’avais la (vague) idée d’écrire un one woman show qui se serait appelée 27 ans, célibataire, vit seule avec son chat, sa mère pense qu’elle est lesbienne. Mais bon, c’est bien joli d’avoir de folles idées mais je sais pas jouer la comédie et je sais pas écrire pour la scène quoi qu’il en soit. Mais du coup, en remixant un peu tout ça, hop, voici Audrey. J’espère que vous l’adorerez. J’espère que je réussirai l’exercice. Ou je m’en lasserai aussi vite que mon projet One day one pic.

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Mon petit labo

Bienvenue dans mon petit labo ! A l’origine du blog était l’envie de garder un lien avec ma vie toulousaine. Je pris mon clavier et j’impliquais mes amis dans un projet commun sans trop leur demander leur avis : un Sex and the city parisiano-toulousain avec des filles et des garçons célibataires qui aiment les hommes. Au départ, on parlait liaisons foireuses, les prénoms et les plans culs s’enchaînaient vitesse grand V.

orgasme

Puis la vie, la vraie comme on dit, a pris le dessus. Des amitiés qui partent en lambeau, une adolescence définitivement terminée. Les galères, le chômage, ce truc qu’on ne pensait jamais côtoyer car on nous avait dit qu’on était les meilleurs et on l’a cru. Avec mon diplôme, j’ouvrirai toutes les portes du monde, c’est mon directeur de master Tintin Hondelatte qui l’a dit. Un an et demi après avoir obtenu ma clé foireuse, je braquais presque par hasard une porte et je pénétrais l’univers tout neuf du community management. Ma vie a changé : fini le chômage, fini les journées à chouchouter son blog entre trois envois de CV et deux entretiens. Petit à petit, la machine ralentit et se grippe : l’article quotidien devient intenable. Alors je ne le tiens plus.

rouages-steampunk

Et là, de la libération de la contrainte naît le grand n’importe quoi. Des longues séries comme la chômagie à peu près suivie ou les « où rencontrer l’homme » qui muteront en l’avortée série « où draguer« , une histoire d’amour qui n’a jamais dépassée la première nuit, un mariage bien mené même si j’ai oublié quelques éléments, la recherche de l’amour sur les sites de rencontre qui n’a pour l’heure pas dépassé la fiche d’inscription (mais faut avouer que c’est une étape salement fastidieuse). Des coups de gueule, des coups de coeur, des petites histoires de tatie Gaga. Parler de tout, de rien, tenter d’éditorialiser puis lâcher pour se laisser aller. S’essorer le cerveau pour en faire couler les mots. Parce qu’au fond, derrière tout ça, il y a cette envie, ce besoin : écrire. Ecrire, écrire. Tenter des styles, des phrases, taper sur le clavier comme d’autres tapotent les touches d’un piano. Je ne suis pas musicienne, je n’y comprends pas grand chose en musique, je ne fais que reproduire les chants que j’aime, j’ai frotté quelques cordes de violoncelle par le passé mais de là à créer… De la même façon, je tricote, je couds parfois, je noue des fils de couleur pour faire du bracelet brésilien ou du macramé. Mais mon vrai talent, ma meilleure façon de créer, c’est l’écriture.

Mon labo d'écriture

Quand j’étais en 6e, nous avons appris en cours en catéchisme la parabole du talent : un riche propriétaire part Dieu seul sait où et donne un talent à chacun de ses serviteurs pour qu’ils le gardent au chaud. Deux l’investirent, le 3e l’enterra. Moi, j’ai naïvement cru que c’était le 3e qui avait bien agi car il avait obéi mais non, ce sont les 2 autres car ils ont fait fructifier leur talent (oooooh, talent/talent, quelle subtile métaphore). Mon cousin, qui était dans un autre groupe, s’exclama alors « ça, c’est ma cousine ! Elle a que des bonnes notes mais elle fait jamais ses devoirs ». Merci la balance hein (mais il avait raison). Du coup, je me dis qu’en attendant de sortir de ma procrastination crasse qui me fait abandonner tous mes romans au bout d’une quarantaine de pages au mieux, je vais faire évoluer mon talent. J’écris. Et quoi de mieux que mon blog, après tout. J’enfile les mots comme des perles, je tisse mes phrases, je construis mes paragraphes. Je ne joue pas le jeu de la blogo en racolant auprès des marques et des « influenceurs »pour choper invites et backlinks. De toute façon, j’ai même pas mis de pub sur le blog et j’arrive déjà pas à voir tous les gens que j’ai envie de voir donc perdre des soirées à faire des sourires à des gens que je n’apprécie pas pour la plupart, à qui je n’ai rien à dire. En faire un business pourquoi faire ? Ah oui, si je travaillais mon réseau plus sérieusement, mes réseaux sociaux, que je reboostais un peu tout ça, j’aurais une super vitrine pour le jour où je finirais d’écrire un truc pour le balancer aux éditeurs, je pourrais sortir un « livre tiré de mon blog ». Peut-être. Mais vu que je passe mes journées à pimper les réseaux sociaux de mes clients, vous comprendrez que j’ai du mal à faire de même le soir sur mes propres réseaux.

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Bref, mon blog est finalement devenu mon labo d’écriture. Je teste les styles. Quand je relis mes premiers articles, il y a 8 ans (bam), c’est le jour et la nuit et ce à tous les niveaux. J’ai grandi, j’ai muté. En mieux ou en pire, ça dépend de là où on place le curseur, je suppose. Mes péripéties deviennent de plus en plus anecdotiques. Je parle un peu de mon job, beaucoup de mes voyages, quasi plus de mes amours ou de mes histoires de fesses. Et là, je me dis… et si je retentais l’aventure ? Reprendre la base, pour voir… Je vous explique ça prochainement.

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L’amour, c’est l’orgueil

En ce moment, j’ai envie de vous parler d’amour, de vous dire des choses tendres… Ou pas vraiment d’ailleurs. Parce que plus j’y pense, plus je me dis que c’est une chose bien étrange, une construction mentale plus qu’autre chose. Quelque chose qui a à voir avec l’orgueil. Laissez-moi donc vous expliquer.

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En 8 ans sur ce blog, j’en ai parlé d’amour, beaucoup. Puis moins. Pourtant, en 8 ans, j’ai été amoureuse parfois, j’ai aimé plus rarement, j’ai eu le béguin, le crush. Parfois, je n’ai pas vraiment d’homme dans ma vie, personne qui ne fait battre mon coeur, plutôt. Parfois, certains restent un peu plus longtemps, je m’attache jusqu’au jour où ça casse et ça fait mal. Comme avec Prince-charmant-devenu-crapaud de l’été dernier. Après 3 mois de douce idylle, patatrac, fin de la romance. Une histoire ordinaire, je sais. Mais comme c’était une goutte d’eau dans mon vase désespérément plein depuis le cataclysme 2011, je suis allée pleurer chez ma naturopathe qui m’a demandé “aimez-vous ce garçon ?”. L’aimais-je ? Je répondis en toute sincérité “je suis amoureuse de l’image que j’ai de lui…”. Puis en creusant, j’ai cru entrevoir ce qui me rendait malheureuse, ce n’était pas tant de perdre un homme dont j’aimais l’image mais la blessure d’orgueil.

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L’amour n’est-il qu’une construction mentale ? Oui, non, je sais pas. Il y a une réalité physique à l’amour, le déluge d’endorphine, l’ocytocine au plafond, ce sont des faits. Cet homme qui squatte mes pensées, jours et nuits, que j’adore et que je hais tout autant, agent hyper réactif de mon humeur qui fait glisser ma cyclothymie vers la bipolarité. Cet homme si charmant que mon cerveau n’arrive pas saisir les nuances de son visage. Je sais pas si ça vous fait ça vous mais moi, quand j’ai un mec dans la peau, j’arrive jamais à redessiner mentalement son visage (alors même que je suis physionomiste, j’ai une mémoire limite photographique). Bref, y a des hommes qui me mettent à l’envers, ok. Mais finalement, pourquoi lui et pas un autre ? Question d’hormone, de compatibilité de peau ? Parce que c’est mon âme soeur, le pot de mon couvercle, la moitié de mon androgyne ? Ou bien est-ce parce que ce garçon que je trouve mignon, sexy, drôle, intelligent, charmant… flatte inconsciemment mon ego ? Blessure d’amour, blessure d’orgueil ?

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Après tout, “réussir” son couple n’est-il pas en soi une condition à la réussite sociale ? Dis comme ça, ça paraît rétrograde mais soyons honnêtes : le célibat paraît toujours un peu suspect. Quand je revois des personnes que je ne fréquente pas régulièrement, j’ai toujours le droit à des « aloooooors, tu as trouvé l’amour ? ». Parfois, ça me démange de répondre une connerie « oui, écoute, je l’ai cherché partout mais il était au fond de mon sac, comme tout ce qui disparaît de chez moi, hihi ». Ou cette terrible question « mais comment ça se fait que tu sois célibataire, toi qui es si merveilleuuuuuse, je comprends pas ». Sans amour, j’en suis forcément victime. C’est pas moi votre honneur, je suis en tout point parfaite, ce sont les hommes qui me veulent du mal après m’avoir fait du bien. Personne n’envisage 30 secondes que le célibat n’est pas une croix. Pour moi, le célibat, c’est la possibilité de faire ce que je veux de ma vie, aller au sport, partir en vacances où je veux quand je veux. Exemple parfait : avec un mec, je partirais pas aux Maldives pour le réveillon, il ne restait qu’une place sur le bateau. Bien sûr que des fois, j’aimerais des bras chaleureux après une journée difficile, j’aurais adoré avoir un gentil masseur à domicile quand je me suis bloquée le cou la semaine dernière, que j’aimerais vivre des moments romantiques avec mon chéri, que j’aimerais moi aussi batifoler dans le bassin ludique de la piscine prout prout avec un beau mâle mais l’un dans l’autre, le célibat, je le vis bien, merci. Mais ça ne colle pas. Tu réussis pas ta vie si tu ne réussis pas ton couple au même titre que ta carrière. C’est comme ça.

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Ainsi, certains couples restent cachés, l’un des partenaires n’assumant pas toujours de fréquenter l’autre. Regardez dans Sex and the city (référence), Charlotte n’assume pas de prime abord sa liaison avec son avocat qui n’est pas bien joli. Je me souviens d’une amie qui, par le passé, me présenta son mec en me précisant de suite « bon, il est pas très beau mais il est gentil ». Oui, enfin, tu sais, je comptais pas le draguer donc je m’en fiche un peu qu’il ne soit pas beau mais le mâle à présenter doit être à la fois beau, bien élevé (pour les parents) et avec un poste qui envoie un peu du rêve (ou du moins un salaire ou un hobby qui fait bien). Ainsi tombe-t-on amoureux de l’autre ou du statut qu’il peut nous conférer ? L’aime-t-on pour qui il est ou pour l’image de moi qu’il va donner ? Si je m’en réfère à mes propres conquêtes et ma longue liste de thésards en toute discipline, il semble évident que je kiffe les intellos. Même quand ils veulent pas m’expliquer le coeur de leurs recherches parce que ça pourrait m’ennuyer (pas-du-tout). Mais est-ce que j’aime les mecs intelligents (enfin, du moins, qui poussent leurs études loin, je suppose qu’on peut être thésard et franchement abruti) ou le fait qu’en me fréquentant, ils valident plus ou moins ma propre intelligence ? Qui sait ?

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L’amour, ne serait-ce qu’une construction mentale pour rendre plus joli notre orgueil ? Quand je vois toutes les profil pictures sur Facebook où les couples s’étalent, tous les albums photo de mariage postés en public sur les sites féminins, je me dis que ce besoin de montrer que, oueeeeee, je suis en couple, t’as vu, t’as vu ! Perso, quand je suis en couple, je mets pas de photos de nous sur Facebook parce que… ben je m’en fous de le crier au monde, en fait. Pas si narcissique, finalement.

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C’est le mystère du Connemaraaaaaaaa

[En un, je m’excuse de ce titre immonde, je vous autorise à me flageller (enfin, envoyez photo avant) et en 2, je suis même pas sûre qu’il y ait un mystère dans la chanson car je la connais pas, je déteste Sardou]

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Comme ma banquière m’a fait remarquer que j’étais tellement riche que je devais placer pour avoir des réductions d’impôts (ah ?), j’ai décidé de cramer ma fortune en voyage. Donc après l’Egypte, la Corse, les virées dans mon Toulouse adoré, à Lyon, à l’Ile de Ré ou même à Versailles (de jour ou de nuit), les Vingtenaire dot com sont heureux de vous présenter : Nina en Irlande. L’histoire commence en juin. Un dimanche comme un autre, quatre filles brunchent. Oh non, c’est pas Sex and the City, ça mange un peu plus gras et ça se marre bien. Autour de la table, l’incontournable Anaïs, Isa rousse de mon ex club de plongée et sa copine Joy. Nos deux amoureuses ont décidé : elles partent vivre en Irlande. Pour la faire courte, le job d’Isa a proposé de l’envoyer là-bas et elles ont dit oui. Donc à quatre, on se fixe une date : on viendra le week-end du 26-27 octobre, week-end de trois jours chez eux grâce à Halloween. Oui, petite aparté : en Irlande, les jours fériés fluctuent et tombent toujours un lundi car c’est plus sympa. Donc le lundi férié d’Halloween, c’était le 28. Je pose donc mon vendredi et mon lundi et nous voici parties pour 4 jours. Au menu : un vendredi à Dublin et le reste du week-end au Connemara. Là-bas, on sait le prix du silence (non mais pardon, promis, j’arrête).

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Vendredi, Dublin

Après un vol sans encombre avec Aer Lingus que je vous recommande, on pose nos fesses dans le bus, direction Dublin. Première mission : trouver la gare routière pour laisser les sacs. C’est pas qu’ils soient lourds mais j’ai pris mon gros sac de périple pour qu’on puisse y coller toutes nos affaires et ne payer qu’un seul bagage et je me sens un peu… encombrante on va dire. Pour marcher dans la rue, ça va mais si on veut rentrer dans un musée ou un pub, laisse tomber. Le gentil monsieur du bus nous explique qu’en descendant à l’arrêt, on va voir un immense machin et tourner à gauche. Woké. On descend du bus, on cherche le grand truc et effectivement, on tombe nez à nez avec une immense perche de 120 m qui va gratter le ciel. Ah oui, d’accord… Bon, on se retrouve dans une rue guère charmante de la capitale, on largue nos sacs et c’est parti : première étape, Trinity Collège.

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Il faut savoir qu’en Irlande, dès que tu dégaines un plan, quelqu’un arrive pour vous indiquer le chemin. Grande classe. On était un peu perdues, à la recherche du Trinity college donc on demande et là, la meuf blasée nous montre un immense bâtiment juste derrière nous. Ah oui, ok… Notre visite avait un but précis : the Old Library. Genre une immense bibliothèque en bois avec des vieux livres et des échelles pour monter aux rayonnages, ça m’émoustille… Enfilant mon plus beau Kway bleu poubelle, on entre donc sur le campus et là, je me dis que ma fac avait franchement pas cette tête ! On tourne et vire un peu avant de se rapprocher de notre but. Après une expo sur les enluminures qui m’a permis d’apprendre un nouveau mot en anglais (peacock, le paon. Ca va me servir tous les jours), on pénètre enfin dans le Graal du Graal. C’est un peu plus petit que ce que j’imaginais mais c’est quand même bien sympa, ça donne envie d’emprunter les échelles, fouiller dans les vieux ouvrages… Evidemment, on n’a pas vraiment le droit. On mate les bustes, on s’imprègne de l’atmosphère puis on finit par partir. Sous le déluge. Alors je tiens à préciser que lorsqu’on est arrivées, il faisait super beau, j’ai même crâné par texto. Un peu dépitées, on court se réfugier dans un pub pour déjeuner. Ah super, c’est un bar à tapas, paie ton typique. Bon, on va manger un fish and chips. Ah oui alors la bouffe irlandaise et moi, on n’a pas été super potes. C’est pas que j’aime pas mais c’est gras et je crois que je me tape une gastrite d’enfer depuis quelques temps, j’ai donc pu profiter de tous les plats ingérés des heures durant, c’est sympa. Bref, on déjeune tranquille et quand on ressort : il fait beau. On ne reverra plus la pluie jusqu’au lendemain.

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On continue notre balade. On remonte Grafton Street, une immense rue piétonne pleine de magasins qui me faisait furieusement penser à la rue St Rome de Toulouse en plus large. Des groupes jouent de part et d’autres (de vrais groupes avec des batteries, carrément), on croise des mecs qui tiennent des pancartes. Sur le coup, ça nous choque un peu puis on réalise que c’est l’équivalent de nos distributeurs de tracts, en moins polluant. On atterrit au St Stephen’s Park et au shopping center, on tourne, on vire, on décide de se rendre à St Patrick’s Cathedral, c’est facile, c’est tout droit. Oui, il faut savoir que, curieusement, j’ai un sens de l’orientation développé en Irlande, j’ai maîtrisé Dublin en 2*2. Sauf qu’Anaïs a quand même voulu vérifier sur la carte à mi chemin et un vieux monsieur apparaît “je peux vous aider”. “Oui…”. Erreur fatale. 20 mn de discours  écolo-techno-gaucho-utopiste (je crois, j’ai pas tout compris mais en gros, il parlait énergies propres, révolution technologique, que l’Irlande était trop forte en la matière et que y avait des Québécois dans l’université juste là et là, il a parlé d’impression 3D, j’ai pas trop compris le rapport. Puis il a décrété que  j’étais de gauche alors que j’ai à peine ouvert la bouche et tenté d’embrayer Anaïs sur le fait qu’elle était architecte et qu’elle devait construire des logements avec de l’énergie propre… Y a aussi eu des Irakiens en Suisse mais là, j’étais déjà en train de mourir) que j’ai tenté d’interrompre à base de “sorry, we’re late, our friend is waiting us…”. Ce qui n’est pas tout à fait un mensonge : on devait retrouver Joy vers 4h30-5h pm (oui, j’écris à l’anglo saxonne) et il était déjà 4h35 et nous n’avions vu ni la cathédrale ni le château.

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Bon, on finit par décoller, petit crochet par la cathédrale qu’on n’a pas visité à cause des quelques euros de prix d’entrée, on passe devant la Christ church, le château et le city hall très chouette. La ville commence à se parer aux couleurs d’Halloween, c’est amusant. Là-bas, c’est une institution mais je ne vous apprend rien. Petit passage par Temple Bar, on retrace le long de la Liffey pour aller mater une tour penchée et un joli bateau puis on remonte à Temple Bar retrouver les filles. A 6.30 pm, ça a “hiiihiiiiiiiiiii coucou salut!” sec à Temple Bar. Pour expliquer, c’est un ancien quartier ouvrier transformé en quartier hyper vivant avec des milliards de pubs bondés, surtout pour un vendredi soir veille d’un week-end de trois jours. Les filles nous amènent dans un pub au nord de la Liffey pour plus de tranquillité. Et là, ça a balancé du potin, raconté la vie en Irlande. Le tout arrosé de bière pour les filles et de cocktail-trop-bon-dont-j’ai-oublie-le-nom et de bailey’s parce que j’aime pas  la bière. J’ai essayé de siroter une Kilkenny, je crois, histoire de voir… Ben non, je trouve ça toujours aussi dégueulasse.

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Demain, je vous raconterai le Connemara car cet article est déjà bien trop long ! Bisous

 

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Ma belle robe de princesse

Quand vous demandez à une femme ce qui la fait rêver dans la notion de mariage, vous entendrez assez rapidement parler de la robe. Non mais vous croyez qu’on a tous les jours l’occasion de porter une robe de princesse ? Non, on n’est pas des people, on n’use pas les red carpets donc pour nous, femmes anonymes, le mariage est l’occasion ultime de porter une robe de rêve. Mais comme toute princesse, avant le happy end, on va en chier.

D’abord, on bave sur les magazines de mariage en cherchant une idée un peu précise de ce que l’on veut. Non, trop meringue. Trop strassée. Trop pouah ! Le problème avec les robes de mariées, c’est que quand on commence à réellement se pencher dessus, on se rend compte qu’on n’en aime à peu près aucune. Surtout que la robe, c’est comme le repas de mariage, tu sais que c’est là que les mauvaises langues vont se défouler.

Mais cessons de rêvasser sur papier glacé et franchissons courageusement les portes d’une boutique dédiée. La vendeuse dévouée (au prix de la robe, c’est la moindre des choses) va devenir tout à tour votre meilleure amie ou votre pire ennemie, selon les robes dans lesquelles vous allez vous glisser. Car n’oublions pas que l’immense majorité des femmes sont… complexées ! Elles ont la pression, elles devront être canonissimes le jour J et cette robe, là, elle souligne trop mon bide mou ou mes bras gras. Quoique, parenthèse fielleuse, ayant bossé pour des sites féminins, j’ai vu quelques albums de mariage où les bras gras s’étalaient fièrement par dessus une robe bustier TRES (trop) serrée… Bref, va falloir trouver une robe qui nous magnifie et qu’on portera avec fierté le jour J.

Sauf que la robe de mariée, on vous a un peu survendu le truc. Souvenez-vous dans Sex and the City quand Charlotte cherche sa robe, elle en refuse une demi douzaine quand on lui en présente une nouvelle et là, elle saisit la main de son styliste de mariage (?) et s’écrit : c’est elle ! En vrai, aucune robe ne vous frappe d’évidence, vous allez en enfiler des tenues en vous disant que sur celle-ci, vous aimez bien le perlé mais préférez la forme de celle là mais sans les trois tonnes de tulle parce que faut pas déconner non plus… Bref, rien ne sera évident, sachez le.

Pendant ce temps, la vendeuse trouve que tout vous va, même cette robe qui vous boudine atrocement et transforme vos bras en gros boudins informes (oui, pardon, je bloque sur les bras), souligne tellement votre bide qu’on va croire que vous allez vous marier et accoucher dans la foulée, sans parler de vos seins tellement compressés qu’ils risquent de surgir de la robe à tout moment. Ca ferait certes une histoire très drôle “et tu te souviens, le mariage de Nina, quand ses seins ont sauté à la figure du maire, rohohohoh !”. Oui, non, hein… Bref, la vendeuse est là pour vendre, elle s’en fout que vous ayez la distinction d’un petit rôti prêt à être enfourné, et vous commencez à sentir monter l’envie de pleurer. Remboursez le conte de fée !

Mais l’horloge tourne, le mariage approche et on n’a jamais vu personne se marier en paréo (sauf Pamela Anderson mais veut-on vraiment faire quelque chose comme Pamela Anderson ? A part se taper Kelly Slater, je veux dire). Ou alors vous allez vous marier sur l’Ile du Levant, tout le monde à poil et on n’en parle plus. Pour le coup, vous allez faire pas mal d’économie, les amateurs de tout nu se comptent sur les doigts de la main et vous économiserez les beaucoup d’euros que coûte la robe. Mais votre conscience, aka votre mère qui vous a gentiment accompagnée, vous rappelle à l’ordre et finalement, vous prenez la robe qui vous sied le mieux. En vous promettant mentalement de vous mettre au régime dès le lendemain. Mais vous n’êtes pas au bout de vos peines, non, non…

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