Se divertir tout en apprenant, c’est possible ! le cas Max Bird

“Oui, je sais que c’est con et nul mais je regarde ça le soir parce que ça me détend”. 10 fois sur 10, j’ai envie de hurler sur celui ou celle qui légitime la médiocrité par une fatigue mentale. Je me demande souvent à partir de quand la culture (petit c) est devenue aussi fatigaaaaante surtout que ça va, y a des moyens d’apprendre ou de rire sans se taper la lecture de l’encyclopédie ou faire dans l’humour oppressif. Une preuve ? Oui, Max Bird.

L'affiche de l'encyclo-spectacle de Max Bird

Bon y a Alexandre Astier aussi, avec notamment son Exoconférence, mais ce n’est pas de lui donc je voulais parler même si je souscris totalement à ce qu’il dit sur le divertissement : “On ne peut pas ranger tous ceux qui réfléchissent dans le camp de ceux qui se prennent la tête”. Et c’est navrant de cette persistance, de se dire que si on est fatigués, on passera un meilleur moment devant Secret Story ou je ne sais quoi plutôt que devant C’est pas sorcier (qui n’existe plus certes mais je sais plus ce qu’il y a à la télé) ou un reportage d’Arte. Arte vu comme une chaîne chiante alors qu’elle parle énormément de pop culture, au passage… Pourtant, petits, on regardait des dessins-animés éducatif du genre Il était une fois… et je ne crois pas qu’on en ait été malheureux. Je suis même sûre que si vous retombiez dessus, vous regarderiez avec plaisir. Apprendre n’est pas ennuyeux.

Extrait d'il était une fois la vie

La vie, la vie, la vie, la vie… (oui, je sais que vous l’avez instantanément eu dans la tête aussi)

Et justement, aujourd’hui, je vais vous parler de Max Bird et son (un peu trop) court spectacle “l’Encyclo-spectacle”, situé au nez rouge (c’est sur une péniche vers Stalingrad, de suite, j’étais conquise, j’adore les péniches). De quoi ça parle ? Et bien, c’est un peu dur à résumer car y a de la biologie, des dinosaures, des pingouins et des manchots, de la mythologie égyptienne et grecque, une chanson, un jeu vidéo… et un sketch final dont je vous parlerai une prochaine fois car il mérite un article à part entière. Ouais, tout ça et en une heure, s’il vous plaît. Alors forcément, dans le lot, vous allez apprendre un truc ou deux, c’est promis. Et je vous garantis qu’on s’est bien marrés avec Victor.

Max bird fait le vélociraptor

Et j’en suis sortie, résolue à diffuser cette bonne parole : apprendre, savoir n’est pas chiant. Il faut arrêter de croire ça. Il n’y a même pas besoin de réfléchir de trop, de se “prendre la tête”, le savoir vient à vous, tout doucement, vous rigolez mais vous retenez des choses. Par exemple, vous saviez qu’il existe un rapace extrêmement rare en Amazonie qui s’appelle la harpie féroce ? Moi non plus mais maintenant, je sais. D’ailleurs, coucou, la voilà :

Photo d'une harpie féroce de Guyane par Maxime Dechelle

Harpie féroce. Famille des Accipitridés. Ordre : Accipitriformes

Prise justement en photo par Max Bird himself. J’ai rafraîchi mes connaissances sur le mythe d’Osiris (j’en étais à “il a été découpé par Seth, Isis l’a remonté et voilàààààà”, donc assez loin, en fait), j’ai appris l’existence de la harpie féroce, comment différencier un pingouin d’un manchot, que les iguanes se masturbaient… Franchement, il faut y aller. Et pour ceux qui ne peuvent pas, vous pouvez toujours vous abonner à sa chaîne Youtube dédiée au spectacle (y a le sketch d’Oedipe dispo, par exemple).

Oedipe et le sphynx, un tableau de Ingres

Et portons ce message : OUI, on peut se cultiver tout en riant franchement. Le savoir n’est pas prise de tête… Et ça évite de laisser la médiocrité prendre toute la place. Pensez-y la prochaine fois que vous aurez envie de mater de la merde (moi, j’ai arrêté, je me sens beaucoup mieux) juste parce que “ça repose le cerveau”. Loin de moi l’idée de vous imposer un programme plutôt qu’un autre mais juste, soyez honnêtes : vous regardez parce que vous aimez ça, par par peur de vous “prendre la tête”.

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On regarde la télé pour détester

Depuis maintenant 2 ans et demi, je vis sans télé. Ca a commencé par une télécommande cassée, une flemme de s’en occuper et une découverte des Youtubeurs, le tout couplé à un petit copain très peu fan de la petite lucarne également. Nous passons désormais nos soirées à regarder la production de nos Youtubeurs préférés, pas mal de séries et parfois, des films. Mais parfois la télé revient inopinément dans ta vie et là, tu hallucines : en fait, on regarde la télé pour détester, c’est ça ?

Yann Barthes sur le plateau du Quotidien, lance une vidéo où il répond à Cyril Hanouna de TPMP

31 décembre, 23h et quelques, je fais le réveillon chez mes parents parce que j’aime pas faire le réveillon donc j’étais ravie de m’échapper de Paris pour ne pas être obligée de faire un truc jusqu’à 7h du matin. Après un petit gueuleton 4 étoiles et un DVD des Chevaliers du Fiel parce que Victor doit prendre une bonne dose de sud ouest avant de repartir (ohé, ça va, moi, j’ai dû regarder Plus Belle la Vie chez sa mère qui vit dans le sud est), il nous reste quelques instants avant minuit, mes parents décident donc de passer sur la télé pour ne pas louper le décompte. On tombe d’abord sur France 2 avec Patrick Sébastien et son plus grand cabaret, ma mère hurle et zappe. Nous voici donc sur TF1 pour une émission dont je n’ai absolument pas compris l’intérêt. Je vous raconte un peu : y a Nikos Aliagas à Disneyland et il reçoit des people en pleine campagne promo par paire et ils balancent tous vite fait une playlist de chansons qu’ils aiment bien. En gros la playlist apparaît et si les artistes ont chanté ladite chanson sur un plateau de TF1 un jour, pif, on a droit à un extrait de 10 secondes… Aucun intérêt, oui, c’est tout à fait ça.

Emission du réveillon sur Tf1 : Nikos Aliagas reçoit Tal et Amir à Disneyland

Ah par contre, ma mère m’a étonnée, elle connaît Amir… Mec que je connais moi car twitter s’est moqué d’Elodie Gossuin et son houhouhou. Je suis trop connectée

Comme ma mère commençait à tout critiquer “il est nul ce Nikos, pfff”, “c’est qui cette moche ?”, “c’est nul ce qu’elle chante !” “Ah il manquait plus que la Jenifer, là, elle est toujours en train de montrer ses aisselles celle-là!” (je cherche encore l’histoire des aisselles, je vous tiens au courant), je saisis la télécommande pour mettre autre chose mais là “non mais laisse, j’aime bien le truc des chansons, là…”. Et là, la vérité terrible fond sur moi : en fait, on mate juste la télé pour dire du mal. Et ma mère est totalement là-dedans. Non parce que ma mère, quand la télé est éteinte, elle est beaucoup plus civique, charmante, beaucoup moins… la réincarnation d’un des vieux du Muppet Show.

Les deux vieux du Muppet show

Il y a quelques années, je confessais un certain goût pour la merdophagie qui laisse encore quelques traces. Je n ‘ai plus la télé donc loin de moi toutes les sitcoms, telenovelas et autres soap operas dont j’adorais me moquer (parce que cible hyper facile), me reste parfois une petite affection pour les nanards. Mais même si je n’ai plus la télé, j’ai toujours une vague idée de ce qui se passe car… Twitter ! Hé oui, quand je viens mater mon fil d’actu le soir, j’ai le résumé de tout ce qu’il se passe à la télé et en général… vous n’aimez pas ce que vous regardez et vous daubez bien dessus. Oui, j’ai fait pareil dans le temps et la question reste : mais pourquoi on fait ça ?

Le bachelor, Diane et Marco s'embrassent à Paris

J’aimais bien basher le Bachelor mais juste parce que les ficelles étaient trop grosses

Peut-être est-ce par paresse ? Regarder une émission conne et critiquable nous rend notre cerveau tout disponible pour coca, j’aime appeler ce genre de programme des “jacuzzis du cerveau”. Sauf que bon, quand je regarde un reportage, ça ne me fatigue pas intellectuellement, j’apprends des trucs certes distraitement et il est possible que j’en oublie la moitié mais ça marche quand même. De la même façon, je peux regarder un film profond ou haletant (un thriller nécessite de réfléchir, quand même, c’est une sorte de réflexe, on tente pendant deux heures de remettre les pièces du puzzle) sans m’évanouir de fatigue… En fait, je trouve très regrettable qu’on associe “pas prise de tête” avec médiocre.

regarder la télé pour détester, jeune femme assise entre deux téléviseurs, années 50

Est-ce par manque d’envie de faire autre chose. On zappe, on mate, y a rien de bien, on met la première connerie qui passe histoire de s’occuper en attendant le coucher ?

Une jeune femme s'ennuie devant la télé et grignote des chips

Ou est-ce par une sorte de mesquinerie ? Une sorte de miroir déformant qui, par écho, nous rend plus intelligent, beau et intéressant. Je veux dire quand on voit à la télé une fille expliquer le plus sérieusement du monde qu’il ne peut pas y avoir qu’une lune et que la lune, c’est pas un satellite car il n’y a pas d’antenne, le seul plaisir qu’on peut ressentir sur le sujet, c’est un “mimimi, je suis intelligente, moi, je le sais, ça !” Ouais te la pète pas trop non plus parce que…
Qui veut gagner des millions, le public pense que c'est le soleil qui gravite autour de la terre

Mais merde !

Bref, et si la télé, c’était juste un catalyseur pour la méchanceté humaine ? Un besoin de se défouler, de dire du mal de Nikos et ses amis ? Ce qui expliquerait le succès des shows médiocres comme les Chtis, Secret Story et tout ça ? Après tout, est-ce que parfois, j’ai pas la tentation de mater des replays de conneries juste pour laisser ma plume acérée s’exprimer sur les réseaux sociaux parce que, oui, j’aime tordre les récits de sitcoms plates pour en faire quelque chose de drôle… et j’avoue que certains tweets sarcastiques me font marrer alors que je ne regarde même pas le show en question… Mais quand même, est-ce vraiment ça qu’on est censé attendre d’un medium qui pourrait nous apporter tellement plus ?

 

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Non, je connais pas, j’ai plus la télé

Septembre 2014. Profitant de mon intercontrat, je révolutionne mon appart pour gagner plus de place et parce qu’un nouveau départ, c’est bien de le signaler aussi par son ameublement. Durant une des manoeuvres, je bousille la télécommande de ma sfr box. Désomais, je ne peux plus regarder que la chaîne mosaïque avec TF1 format timbre poste. Ah, faut que j’appelle SFR pour leur demander une nouvelle télécommande… ah faut que j’appelle SFR… Ah, j’ai encore oublié d’appeler SFR… Et c’est ainsi que je n’ai plus eu la télé.

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Et ça ne me manque pas. En fait, je n’avais pas une très bonne consommation de la télé : je l’allumais dès que j’approchais de mon ordi et elle tournait. C’est souvent par flemme de zapper et/ou par flemme intellectuelle que je me suis mise à mater de la merde, allant de Secret Story aux Mystères de l’amour en passant par les telenovelas et même quelques épisodiques passages sur Plus belle la vie. J’avais même ouvert un compte Twitter dédié au livetweet légèrement exagéré de ces merdes télés parce que bon, quand même, c’est rigolo. Et je continue à penser qu’il y a quelque chose de drôle, voire d’utile dans certains cas, à caricaturer la télé pour en démontrer les sous textes pervers mais… mais y a tellement plus positif à faire, en fait.

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Je n’ai plus la télé. Quand je dis ça, on me regarde comme une sorte d’extraterrestre, une sorte d’intellectuelle gauchiste, sans doute vegan et ultra féministe poilue. J’exagère un peu mais il y a toujours un mouvement de surprise puis un plissement de yeux suspicieux en mode “rah, elle va nous faire chier avec sa propagande anti télé”. Alors déjà, non car je considère que la télé, comme tout autre média, est avant tout ce que tu en fais. Selon ce que tu choisis de regarder, tu peux te laver le cerveau au coca ou apprendre des trucs. D’ailleurs, je n’ai jamais autant regardé Arte que depuis que je n’ai plus la télé. Mais en même temps, pourquoi ne pas avoir la télé ferait de moi quelqu’un de différent, quelqu’un qu’on soupçonne d’être… chiant ?

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Reprenons. Ma vie, en résumé, c’est rentrer chez moi jamais avant 20h et souvent bien plus tard (pas juste à cause du taf, je vous rassure, j’ai aussi une vie sociale et sportive) donc la télé et ses horaires ne me conviennent plus. Sans parler de ma vie amoureuse : un coup chez Victor, un coup chez moi, comment tu veux que je sois une spectatrice télé assidue ? Sans parler du fait que j’ai toujours trouvé triste de ne pas sortir pour regarder telle ou telle émission. Bref, la télé est un média qui ne me convient pas car avec horaires.

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Mais ne plus avoir la télé ne signifie pas non plus “ne plus rien regarder de ce qui passe à la télé”. J’ai pas mal de séries en cours (je suis en train de découvrir The walking dead 6 ans après tout le monde), je mate quelques replays, surtout des reportages… Je regarde des émissions télé, oui, mais je ne regarde plus par défaut, je ne passe plus mes soirées à regarder de la merde en me convaincant que je vais pouvoir m’en moquer sur mon blog donc c’est jamais perdu, non. Et mon horizon culturel s’ouvre… Je connais quasi par coeur tous les épisodes de mayday danger dans le ciel, j’ai découvert des tas de Youtubeurs que j’adore, je consomme de la vidéo, oui, mais différemment. Bon, par contre, pour quelqu’un qui bosse fans le marketing, ne pas connaître les dernières coqueluches télé issues de je ne sais quelle télé réalité de merde ou émission à la con, ça fait un peu tache. Ne pas savoir de quoi on me parle quand on me dit “Y a le client, il voudrait repartir de sa copie télé pour développer un concept sur les réseaux sociaux”, c’est un peu dommage (oui parce que j’ai un adblock aussi, je suis une super e marketeuse). Mais j’ai découvert des tas de gens talentueux qui réalisent des émissions dans leur chambre avec 3 bouts de ficelle et qui prennent la parole comme ils en ont envie, quand ils en ont envie, et nous offrent un spectacle bien plus réjouissant.

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Youtube vs télé… Je vous en reparle la semaine prochaine.

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Je lis l’avenir dans la téléréalité

J’ai un don : je mate une émission de téléréalité et je peux vous dire qui va gagner. Même sans la regarder d’ailleurs, il me suffit de lire les résumés sur Voici et je vous sors le nom du vainqueur. Parce que, oui, la téléréalité, c’est surtout une belle histoire qu’on vous raconte.

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Je suis tombée dans la spirale du Bachelor. Pas les premiers épisodes parce que j’avais chorale mais petit à petit, j’ai vu. Surtout que chaque épisode a dû être diffusé une bonne douzaine de fois. Vous avez vu l’histoire d’un bellâtre à accent qui tombe amoureux de plein de filles mais finit par n’en choisir qu’une dans un grand moment d’émotion, de rose et de bague échangée. Au bout de max trois semaines de tournage mais ça fait bien pour la télé. Mais voici la vraie histoire que l’émission vous a raconté.

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Il était une fois une jeune fille de province de type girl next door, jolie mais pas canonissime qui se rêve la nouvelle Cendrillon. Elle se retrouve projetée dans un univers de jeunes femmes qui ont été miss de beauté, sont mannequins ou Dieu seul sait quoi. Bien sûr, dans le lot, quelques fille moins jolies mais elles seront dézinguées dans les premiers épisodes vu que le garçon doit rembarrer une douzaine de ses prétendantes en deux soirs, bam. D’emblée, on voit de la bonnasse, certes vulgaire pour la plupart, mais remarquable. Pourtant, notre prince repère d’emblée sa Cendrillon. Et c’est parti pour deux mois (je crois) d’une romance simple, une romance à portée de main. Pendant que les mannequins et miss tombent au champ d’honneur, notre Cendrillon reste courageusement épisode après épisode. Elle est timide, réservée, naturelle… Une fille comme vous et moi. Plus que quatre filles : un mannequin, deux ex Miss et la fille comme nous. La mannequin tombe. Puis les deux miss. Bravo Cendrillon, t’as gagné !

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Je n’affirmerai pas que tous les participants de l’émission sont des acteurs et que tout est écrit, non, non. Je mettrai juste en avant l’incroyable talent des monteurs et réalisateurs qui vous racontent une bien belle histoire. Pour le Bachelor, le tournage a dû avoir lieu fin d’été, début d’automne à vue de nez. Imaginez tout le temps qu’ils ont eu pour bricoler cette histoire de Cendrillon. Ils auraient pu faire la même avec Livia (j’aime bien ce prénom mais je suis un peu traumatisée, là…), effacer les moments où elle est hypeeeeeeeeer exubérante pour ne garder que les moments fille sensible, gnagnagna. Idem pour la Déborah qui explique être “de plus en plus proche de la femme qu’Adriano recherche” (sous entendu “je veux gagner donc j’essaie de piger ce qu’il veut et je lui sers”… Mais elle s’est loupée, elle faisait super peur en parlant mariage, bébés avec prénoms déjà choisis…), on peut toujours choisir l’angle d’attaque.

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Prenons les Secret Stories, réalisation plus au cordeau mais si on regarde la liste des gagnants (pour ce que je m’en souviens, j’avoue n’avoir suivi que les saisons 3 et 4 mais je fais quand même comme si je savais de quoi je parlais), ce sont souvent les “gentils” de l’histoire, les un peu grande gueule mais pas trop, les pas trop mal mais pas trop canons, ceux qu’on pourrait avoir en meilleurs amis… Voire qui pourraient être nous.

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Parce que c’est bien de cela qui s’agit. La téléréalité vous raconte une histoire dont vous pourriez être l’héroïne, vous, oui, vous, la ménagère de moins de 50 ans. D’ailleurs, les gagnants sont quand même très souvent des gagnantes, non ? Vous pensez avoir le pouvoir de choisir le candidat qui restera mais vous choisissez celui que la prod vous impose par un subtil jeu de montages et de règles à la con permettant d’éviter la nomination des fortes têtes imbuvables mais qui font le spectacle. Vous pensez assister à la naissance d’une love story et choisir une candidate car elle vous paraît plus vraie. Mais on vous l’a vendue ainsi alors qu’on fait passer l’autre pour une hystéro prétentieuse et égocentrique.

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La téléréalité, ce n’est finalement ni plus ni moins qu’un jeu de lumière. Et je suis super douée pour voir vers qui pointe le projecteur.

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Tuons la téléréalité

Depuis plus d’un an maintenant, j’ai une sale manie : je compulse les réseaux sociaux pendant mes trajets en métro au lieu de lire. Triste habitude qui m’empêche de nourrir mon esprit mais exaspère mon désespoir envers l’humain social et sa propension moutonnière. Comme par exemple sa volonté à live tweeter la moindre émission racoleuse de télé réalité ou associée (genre émissions de reportages merdiques où l’on fait croire aux gens qu’on leur donne la parole alors qu’on veut juste se moquer d’eux). Et là, je dis “mais éteignez votre télé bordel ! ».

Petite parenthèse sémantique pour que le reste de l’article soit clair pour ceux qui n’utilisent pas Twitter : en gros, ce sont des gens qui commentent en direct une émission de télé. Or si tu reprends mon paragraphe précédent, je consulte surtout Twitter dans les transports donc quand tu te retrouves à un tweet genre “Oh quelle pute la blonde #emissiondemerde”, tu comprends pas trop de quoi il s’agit et quel est l’intérêt de la déclaration, mais voilà, tu sais que quelque part dans le poste de télé, y a une blonde qui est assimilée à une pute. Mais sutout, tu découvres un phénomène pervers : la téléréalité et consort sont regardés par des kikoolol mais aussi par des amis que tu pensais intelligents et cultivés mais qui ont envie de leur dose de lol et de cracher sur le prolo inculte qui rêve de ses 5 mn de gloire.

J’ai moi même regardé ces émissions. Essentiellement Secret Story 3 (les autres ne m’ont pas accrochée), le Bachelor 3 (parce que j’aime l’histoire de cet homme qui dit je t’aime en toute sincérité toutes les 2 minutes et ce dès le premier rencard et passe pour un prince. Alors qu’un mec qui fait pareil hors caméra passe sutout pour un connard), Pékin Express 1, un peu l’Ile de la tentation (saison 4, 5 ou 6, j’en sais fichtre rien). Et je me suis moquée de leur français plus qu’approximatif et de leur bêtise profondément incrustée. J’ai tenté quelques Confessions intimes mais j’ai un peu de mal, ça me rend terriblement mal à l’aise. Quand aux On a échangé nos mamans et Super Nanny, j’en avais parlé tantôt.

Pourtant, même si on en rit au premier abord, ça finit par créer un malaise. D’abord parce que ces gens qui passent à la télé n’ont pas toujours conscience du traquenard dans lequel ils se sont fourrés. Ils pensent pouvoir trouver une solution à leurs problèmes, faire parler de leurs particularités, de leur passion ou devenir enfin des stars. Touchant sauf que la télé saloparde se fout des bons sentiments, on n’est pas chez les Enfoirés ici. Le montage pervertit les images, ne ressort que les “perles” des brèves participants. Si tu prends Secret Story par exemple, faut pas se leurrer, on prendra toujours le moment où Sandy dit une énormité de type “oh bah je m’a trompée hihihi!” mais si elle se mettait à parler physique quantique (on ne sait jamais), jamais vous n’auriez accès à cette scène. Les abrutis parlent aux abrutis ou aux snobs imbus se moquant de ces losers en quête de leur 15 minutes de gloire. Et ça finit par me faire de la peine, tous ces jeunes paumés prêts à montrer leurs fesses H24 pour “devenir des stars”, seul avenir un peu clinquant qui leur est promis. Mais au bout de 2 mois, tout le monde les aura oublié.

Et c’est là que je dis stop, faut arrêter de nourrir le système. On ne peut pas s’indigner du racolage de ces émissions et les raconter limite minute par minute sur un réseau social, accroissant le succès de la dite émission. Ca fait 10 ans qu’on se moque des débilos exhibos qui parlent pas français, ça va aller maintenant. Si vous voulez de la merdophagie, regardez des séries télé, y en a plein de pourries (je vous en parle suffisamment souvent). Au moins, les acteurs et scénaristes sont payés et non pas exploités avec une vague promesse de célébrité. Et après, on se retrouve avec une ancienne “star” de la téléréalité dépressive qui s’enchaîne les tentatives de suicide.

Alors, on arrête ?

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Attention ne pas flirter dans l’open space

Il y a quelques temps lointains, je chantais les louanges du crush de bureau, vous savez, ce petit palpitement provoqué par un(e) collègue bien à votre goût que l’on entretient de loin en loin pour avoir une bonne raison de se lever le matin pour aller au travail et toujours paraître au mieux. C’est mignon, c’est frais, ça donne le sourire. Sauf que je n’avais pas pris en compte un élément dans ma petite histoire : les pipelets.


Oui, pipelets parce que les mecs, ce ne sont pas les derniers à bavasser. Voire même les premiers. Avant, j’avais un pouvoir magique, celui de voir, et particulièrement les connivences entre deux êtres qui se cherchent et se trouveront peut-être dans le secret de l’intimité. Je sais pas, j’y serai pas. Mais en général, je partage assez peu mes observations sauf avec mes plus proches collègues car je suis pas une cancanière. Enfin, pas trop… Quand je veux lancer de fausses rumeurs, je dis les choses haut et fort et personne ne me croit. On en rit et on en oublie. Mais depuis qu’on a déménagé, on m’a mis dans un coin où mon pouvoir ne sert très peu puisque je n’ai dans mon angle de vue plus que 4 personnes, tous les autres sont dans mon dos. Heureusement que j’ai un pouvoir annexe : celui d’attirer les pipelets qui me racontent tout. Même quand le tout est le fruit de leur imagination.


Quoi qu’il en soit, la vie d’une entreprise tourne aussi autour des ragots échangés autour de la machine à café et là, attention, c’est parti pour le quart d’heure jugement où les personnes impliquées dans le flirt peuvent être vues comme des garces (“elle drague un mec marié alors qu’elle le sait”), des salauds (“il est en couple mais répond à ses avances”), des queutards (“il se tape n’importe qui dans la boîte, il paraît qu’il a déjà eu une liaison avec Jasmine de la compta/ Kevin du service marketing”…). Rare sont les idylles naissantes, réelles ou supposées, qui ne font pas l’objet de commentaires chuchotés à la cantine et étouffés sous quelques pouffements mal venus.


Parce que faudrait voir à pas oublier deux choses :
– ça ne nous regarde pas.
– nombre de couples se rencontrent au travail, près d’un couple sur deux (mais ça varie selon les statistiques) donc une idylle naissante entre deux dossiers n’a rien de surprenant.


Oui, certes, mais ça n’empêche pas la discrétion. Surtout si l’un des deux est déjà en couple de façon on ne peut plus officielle. Parce que si on a le droit de se conter fleurette dans l’open space (cadre teeeellement romantique), il ne faut pas oublier que ce petit jeu de séduction est une pénétration de la sphère privée dans la sphère professionnelle et ça n’a rien à faire là. Oui, on parle un peu de nos vies privées entre nous, je sais qui est en couple ou qui ne l’est pas, on a des anecdotes mais on en parle entre nous, à la cantine ou en pause. Dans l’open space, on drague pas, on bosse. On rigole aussi mais le problème d’une séduction repérée, c’est qu’elle trouble : sont-ils au top de leur concentration ? A-t-on vraiment envie de voir ça ? Et surtout, si l’une des personnes est en couple comme déjà évoqué, ne sommes-nous pas malgré nous complices d’un adultère possible ?


Quoi qu’il en soit, ça occupe, ça génère de la discussion. Au mieux ça amuse, au pire ça agace. Mais finalement, n’est-ce pas humain ? Tous ces gens passant leur journée ensemble enfermés entre 4 murs, ça finit bien par susciter des rapprochements. C’est le principe même de base de Secret Story et autres TV réalité. Et puis aussi incroyable que ça puisse paraître, les flirts de bureau peuvent se transformer en réelle love story. Genre je connais un couple qui s’est rencontré sur le lieu de travail et ça fait maintenant 35 ans. Même que ce sont mes parents et qu’ils ont bien fait de se foutre du “no zob in job”. Mais même si chacun fait ce qu’il lui plaît, n’oublions pas ce bel adage : pour vivre heureux, vivons cachés.

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Le retour de la liste

Parce que j’ai eu deux semaines un peu folles et que la vie a joué les succubes avec moi en me pompant pas mal de mon énergie vitale donc j’ai pas le courage de faire un article de suite. Et puis en avançant sur le déménagement du blog, je me suis rendu compte que je les aimais bien, mes listes. Allez, c’est parti.

– Deux rendez-vous clients la semaine dernière, il était temps que je revienne aux affaires.

– Mercredi dernier, petite journée à Lyon. On avait une réunion là-bas à 10h30 donc on saute dans un train à 7h54, on revient à 18h. J’aime bien ce genre de journées même si ça crève un peu mais ça change du bureau. Puis la petite sieste dans le train du retour (on a dû changer les billets car on allait rater le train de 15h en somme) a fait du bien même si je suis arrivée un peu vaseuse. Tout comme mon manager qui m’a demandé, dépité : “toi aussi, tu t’es endormie ?”

– Sinon, à l’autre réunion, y avait du café et des chouquettes, ça fait toujours plaisir. Mais ce n’est pas le pied à toutes les réunions. A celle de mercredi, je crois qu’ils m’ont fait un café nespresso. Mais sans la capsule. C’était de l’eau au café et j’ai dû la boire. Beuuuuh…

– En ce moment, j’ai pas le modjo. Mais mes amants récurrents viennent de temps en temps toquer à ma porte ce qui a donné à peu près “oh, tu t’es cassée la jambe ? Tu peux pas te mettre à genou ? Oh ben je dois déjeuner… Salut!”. Bon, ok, j’ai extrêmement résumé la conversation et je devais filer au kiné. Mais l’enchaînement fut intéressant…

– Ils m’avaient manqué mes collèèèèèèègues. Franchement, les pauses déjeuner sont toujours un moment plaisant.

– Enfin sauf que la cantine est dégueu.

– Dans les films, s’embrasser devant le Sacré Coeur la nuit, c’est romantique (enfin, plutôt devant la vue de Paris la nuit). En vrai, ça pue la pisse, t’as des mecs qui viennent essayer de te vendre une bière toutes les 2mn30 et une nana qui s’accroupit devant toi, laissant voir son string rose et bleu marine en coton.



– Au passage, dans la série Nina les bonnes idées : filer rencard à Montmartre. En bas. Et monter tout en haut en prenant les escaliers avec un genou douteux.

– Sinon, j’ai trouvé mon moi masculin et ça me fait peur. Genre un mec qui s’est cassé le pied en dansant sur du Michael Jackson. Genre le mec qui adore tellement les lunettes qu’il m’a demandé de les garder pour faire du sexe… Oh mon Dieu, ce mec, c’est moi !



– Bon, j’ai reçu mon matos pour tricoter, lancement des hostilités imminentes.

– “Bon, tu restes dormir, hein”. Au début, j’ai dit “naaaaaaaan, j’ai pas mes affaires pour demain” puis à 1h du matin, alors que je n’étais plus que rhum, j’ai dit un truc genre “hihihihihihi !”. A 4h du matin, quand Anaïs s’est assise sur le lit que nous partagions, a allumé la lumière pour baragouiner des phrases sans queue ni tête avant de ré éteindre et de se rendormir, je me suis souvenue que dormir avec une semi somnambule, c’est pas trop cool.

– D’ailleurs quand dans un appart de 2 pièces avec un lit de deux places dans l’un, un lit une place dans l’autre et trois personnes à répartir dont une semi somnambule, une ronfleuse et une qui ne bouge, ne parle ou ne ronfle de la nuit, c’est cette dernière qui devrait dormir seule et peinarde. Et je dis pas ça parce que c’est moi, hein…

– Le monsieur qui a tenté de mettre ses doigts dans ma culotte quand je me suis cassée la jambe m’a nonchalamment proposé qu’on aille boire un verre. Comment dire…

– Faut que je me trouve un mec dans le XIXe pour pouvoir sortir avec mes copines de plongée et pas rester dormir (se coucher à 3h, se lever à 7h, ça pique un peu, surtout avec l’épisode du semi-somnambulisme). Et un du côté de Glacière aussi car y a une chorale qui a l’air cool. Je suis une célibataire urbaine : un mec dans chaque arrondissement (en théorie…).

– D’ailleurs, la meuf dans Secret Story qui est somnambule… On se fout pas un peu royalement de notre gueule ? Non parce qu’une vraie somnambule, on aurait grillé son secret dès la première nuit, non ?

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Bilan de cette année 2011

Par Laurent

2011 restera dans les annales pour bien des raisons. Dans cette année pré-présidentielle, de l’inattendue et des célébrités au summum de leurs arts, petite rétrospective de ce qu’il faut retenir de cette année 2011 :

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28 mars 2011 : Apres la démission du premier ministre François Fillon pour cause de dépression, Roselyne Bachelot, fut nommée pour prendre sa succession à l’hôtel de Matignon, une première depuis Edith Cresson. En vue des élections à venir, elle fut sommée par Nicolas Sarkozy de trouver des mesures phares afin de réduire le déficit de la sécurité sociale
et de lutter contre le chômage.

Elle réussit en moins de 3 mois à diviser le chômage par 2 et rendre le bilan 2011 excédentaire.

En effet, elle eu l’idée fantastique non seulement de rendre légale la prostitution, mais de l’organiser par le ministère de la santé. Ainsi les médecins traitants furent habilités à prescrire des massages récréatifs. Pole emploi recruta 1.2 millions de chômeuses afin de dispenser ces massages au tarif conventionné de 97€ l’acte, imposé à 40% par l’état. Comme elle l’avait fait pour la campagne de vaccination, Roselyne Bachelot s’est mise en action devant les cameras pour prouver les bienfaits de sa réforme.

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21 avril 2011 : Ce fut un choc dans le monde occidental quand 8 adolescents allemands ont déposés plainte à l’encontre de Benoit 16 pour attouchement. Les faits remonteraient à l’époque ou Joseph Reitzeiger n’était encore que cardinal de Munich, et le jeune Ulrich bouleversa toute l’Italie en témoignant à la télévision de comment le pape l’avait obligé à
astiquer son crucifix. La police rattrapa Benoit 16 quelques heures plus tard essayant de s’échapper à bord de sa mercedes immatriculé conception. Face à la menace de dissolution de l’église faite par de nombreux états et en prévention de nouveaux dérapages, le nouveau pape fut contraint de mettre en place au sein l’église catholique 20 minutes de masturbation quotidienne obligatoire. 

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19 mai 2011 : Ce jour fut l’annonce officielle de la candidature de Zahia Dehar à l’élection présidentielle de 2012. Afin de facilité l’obtention des 500 signatures, elle proclama qu’il y avait largement assez de place pour que tous les élus puissent signer directement sur sa poitrine. Stratégie payante car elle obtint les 500 griffes en moins d’une semaine. Son slogan un sein vaut mieux que deux tu l’auras convint le candidat socialiste à l’élection présidentielle Dominique Strauss Kahn, qui lui offrit une place dans son futur gouvernement. Mais à ce jour le transfert n’était toujours pas signé avec son ancien employeur Franck Ribery.

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8 juillet 2011 : Mariage de son altesse sérénissime le prince albert Grimaldi de Monaco avec la nageuse Charlene Wittstock. Toutes les têtes couronnées étaient présentes en principauté  pour célébrer cette union.  Mais l’effroi figea toute la cathédrale Notre-Dame-immaculé de Monaco quand la belle tout de blanc vêtue eu préférée s’enfuir au pas de course en se rendant compte qu’elle était beaucoup trop bien pour lui, prenant le premier avion en partance pour l’Afrique du Sud. Albert se consola auprès d’une hôtesse de l’air du vol Nice-Bangkok, où il se rendait initialement pour acheter une nouvelle femme en remplacement de Charlene. 

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24 septembre 2011 : Comme les spécialistes le craignaient, la firme de Mark Zuckerberg décida de revendre toutes les informations de Facebook à des entreprises. Wikileaks réussit à pirater des renseignements lors d’un échange de fichier et rendit publique les informations les plus croustillantes. Ainsi nous y avons découvert pêle-mêle les photos d’une
orgie homosexuelle dans les vestiaires du stade français, que Marine Le Pen avait un enfant noir, que Lady Gaga s’était secrètement converti à l’islam, que Nicolas Sarkozy aimait que Carla lui roule un joint tous les soirs pour se détendre, et que Madonna avait montée un atelier clandestin avec tous les enfants qu’elle avait adoptée à Haiti.

De plus la France connut une vague de plusieurs milliers de licenciement quand les patrons découvrirent que leurs employés passaient leurs temps à buller, écrire des blogs ou pire suivaient Secret Story.

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14 décembre 2011 : « La famille Bieber a le regret de vous annoncer le décès de leur fils Justin dans des circonstances tragiques». L’enquête préliminaire de ces dernières semaines tend à démontrer que le jeune homme de 17 ans eu l’inadvertance d’échapper un Mentos durant la visite d’une usine Coca Cola à Philadelphie, s’en suivit une explosion de 3
Mégatonnes et le corps du jeune garçon ne fut jamais retrouvé. Durant plusieurs jours des centaines de rassemblement à sa mémoire eurent lieu. Son fanclub intégriste initia même un suicide collectif en se plantant une fourchette dans le cœur. C’est ainsi que 178 jeunes filles furent amené à l’hôpital en urgence pour une perforation du poumon droit. Sa disparition laisse un grand vide pour la chanson à texte américaine.

Cet année 2011 fut un excellent millésime, bien sûr la ressemblance avec des personnes existantes ne serait que purement fortuite…

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Qu’il est dur d’être un bon troll

Comme toute blogueuse qui se respecte, j’ai un troll. Cependant le mien est à ce point stupide que ça en devient vexant. Par exemple, mon grand jeu, c’est de publier ses comme, y répondre et, tout à coup, les effacer. Car le troll est un animal fragile : tu cliques sur un bouton, c’est comme s’il n’avait jamais existé. Clic clic t’es mort. Mais le troll n’a pas de vie (surtout pendant les vacances scolaires et les week-ends) donc il insiste. Et il tape tellement à cote que si j’étais un arbre qu’il cherchait à abattre, il aurait déjà creusé une belle tranchée à quelques mètres de moi. Attention petit, tu vas te couper.

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Mon troll aime m’attaquer sur 3 points, le premier étant mon physique. Selon lui, je suis un gros boudin. Le mot gros de la phrase précédente est à prendre au sens premier du terme. Voilà, je suis grooooosse, en atteste ma main boudinée. Oui, mes mains ne sont pas jolies, je pense peut-être l’avoir dit, mes pieds pareils, ils sont tous petits. Une fois, une
copine m’a dit que j’avais des mains d’enfants. Ok et ? Je n’ai jamais utilisé mes mains comme argument vente donc je vais pas me rouler en pleurant dans mon lit pour si peu. Quant à être grosse, je te laisse le croire sans aucun souci. Ta grande finesse psychologique t’as en effet permis de constater que j’avais choisi un sport impliquant le port de maillot de bain et même d’être intégralement nue devant mes copines de vestiaire. On sent la fille super mal dans sa peau qui n’assume pas son corps. Il me serait aisée de poster une photo de la personne pour te détromper mais non, a force de te couper l’herbe sous le pied, va plus y avoir de gazon. Alors considérons comme acquis que je suis grosse. Mais pas trop apparemment puisque tu penses qu’une robe ample permet de cacher mes bourrelets disgracieux…

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Ensuite, je suis pour toi une pute gratuite. La société devrait me délivrer une médaille pour ça dis donc, tout ce mal être sexuel que je guéris gratuitement… Je suis un boudin hypra complexé mais une bite n’ayant pas d’oeil, les mecs sont hyper partants, suffit de me mettre un sac sur la tête et let’s go. Ah non attends, c’est vrai, c’est pas la tête le problème… Donc suffit de cacher le gros tas sous les draps, de ne pas y mettre les mains et prier très fort pour que la sainte Verge, érigée grâce à l’évocation mentale des Clara Morgane ou je ne sais qui, trouve seule le chemin de mon antre, bien cachée entre mes cuisses capitonnées. Bon, tu noteras que c’est toi, en tant que mec (enfin je crois) qui dis que n’importe quel homme peut bander et baiser sur commande, que la fille soit un clone d’Angelina Jolie ou de Mimi Mathy. Moi, j’aurais dit ça, j’aurais eu tous les chiens de garde sur le dos. Bref, je suis donc imbaisable mais très baisée car je suis une pute. Tu m’as même diagnostiqué quelques MST. Mon gynéco appréciera que tu fasses le boulot à sa place, moi aussi, ça coûte moins cher à la sécu. Bon par contre, ton diagnostic n’étant que l’expression d’une certaine rancoeur, il n’a que peu de valeur (et même aucune en fait), c’est dommage. 

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Mais passons maintenant à mon sujet préféré, celui où tu excelles dans ta médiocrité trollesque : le travail. Ton credo préféré : « j’ai été virée ». Note que ça ne m’aurait pas forcément dérangée et même arrangée, imagine un peu le parfait enchaînement de situation : je négocie une rupture conventionnelle (vu que je n’ai fait aucune faute justifiant un
licenciement sans indemnité), je ramasse la tune, je trouve un autre job, je m’offre 15 jours de vacances et je débarque fraîche et riche à mon nouveau boulot. Non, hélas, j’ai bel et bien démissionné, je n’ai eu comme sous de départ que mon solde de tout compte. Solde assez conséquent du fait que dans mon ancien job, les vacances, c’était tabou. Mais il a juste suffi à combler la quinzaine de jours prise entre les 2 contrats. Bref, là n’est pas le sujet. La question est : tu espères quoi ? Qu’à force de me dire que j’ai été licenciée, je finisse par le croire et m’effondrer sur mon lit en sanglots ? T’es pas un peu mentaliste dans Secret Story ? Ah, peut-être veux-tu semer le doute parmi les lecteurs ? Si ça t’amuse… Du moment que ma famille, mes amis et surtout mes nouveaux collègues savent la vérité, hein…

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Mais la vraie question est pourquoi tant de haine ? Pourquoi hais-tu au point de perdre toute dignité une fille que tu prétends ne pas connaitre (c’est ça le pire au fond) ? Quel vide dans ta vie essaies-tu, maladroitement, de combler ? Mais comme je suis de bonne humeur, je vais te filer une astuce : enleve-moi de ton netvibes. Je te jure que ça soulage.
Moi aussi, y a des blogs qui m’énervaient, des blogueurs que j’avais un peu envie d’insulter sous couvert d’anonymat (mais toujours des gens que je connaissais en vrai, c’est plus sain). Et un jour, je les ai virés de mon netvibes, twitter et autre et en quelques jours, j’avais tout simplement oublié leur existence. C’est meilleur pour la santé, t’imagines pas comme c’est corrosif, l’aigreur. 

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Allez, libère-toi, rends-toi service, clique sur la croix rouge. Ma grasse main et moi te souhaitons bonne route.

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PS : Ouiiiiii, je sais « non mais tu lui donnes trop d’importance » mais vu que ça fait un petit moment que je me fous de sa gueule en privé, j’ai eu envie de partager…

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Mais un bébé n’est pas un jouet [bordel]

Je sais pourquoi je regarde de moins en moins la télé : ça me fait peur et ça menace grandement tout mes schémas de pensée. En somme, si je veux rester dans monde bisounoursiste basé sur la justice de la vie, je dois arrêter de lire les articles sur Secret Story ou regarder le prime quand je glande le vendredi soir. Quoique je me rends compte que les vendredis se passent rarement à la maison, tiens.

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Mais vendredi, j’y étais et j’ai cru avoir pris de violentes drogues tellement j’hallucinais. En cause le couple Sennamelie, devenu chiant comme la pluie. Maintenant que la prod les a poussés à se « marier » (Dieu merci pour de faux), ça s’emballe et voilà que miss décibel 2010 arrête la pilule. Et que même, comme elle a faim, elle se pense enceinte. C’est là que mon monde s’écroule. Dans le pays magique de Nina, les spermes et les ovules sont plus intelligents que leurs propriétaires et ne fusionnent pas si futur fœtus doit récupérer une vie de merde. Cette croyance est héritée d’une ancienne copine, Valérie. Pendant 5 ans, elle a cherché à avoir un enfant de son compagnon, sachant qu’ils avaient tous deux un enfant d’une première union. Oui, je sais, on pourrait croire qu’éventuellement, monsieur n’était pas le père biologique de son premier né mais ils ont passé tous les tests. Quelques FIV plus tard, toujours rien. Puis
un jour, Valérie a rencontré un autre homme, largué le sien, perdu une trentaine de kilos et a eu cette phrase : »tu vois, si j’ai pas réussi à faire un gosse avec lui, c’était pas pour rien. » Moi, je trouvais ça cool comme concept. Même si à coté, ma cousine folle à lier a eu 3 gosses (l’ainé a menacé son petit frère avec un couteau et frappe sa mère à 6 ans…), la mère de Vicky nous parle de ses cas sociaux fertiles dont ce couple qui a accouché de jumelles… Toutes les 2 mortes rapidement dans d’etranges accidents domestiques. Sans parler de ce que je lis sur les forums. Et encore, je ne regarde pas Confessions intimes.

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Dans mon monde magique, j’aime croire à une justice. Une justice de la vie qui empêcherait les fécondations dans les couples incapables d’offrir le bonheur à leur gosse. Évidemment, mon enfance a été un conte de fée, mes parents ont été, à mes yeux, parfaits, un juste milieu entre permissivité et autorité (les parents, je ne vous remercierai jamais assez de ne pas avoir cédé à mes caprices sur l’idée d’avoir une télé dans ma chambre). Et en plus, comme ils travaillaient avec des horaires difficiles, j’ai pu réaliser très tôt que je n’aurai pas à choisir entre une vie de travailleuse et une vie de mère si la question se posait. Heureusement, j’aurais tout misé sur le second point, je me ferais un peu chier actuellement…

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Oui je suis donc extrêmement intolérante sur le sujet et c’est très certainement ce qui explique que mon horloge biologique est aux abonnées absentes : je n’ai pas la stabilité minimale à offrir à un enfant alors je n’en fais pas, mathématique. Évidemment qu’on ne sait jamais comment les choses vont évoluer, si Paul et Jeanne, les heureux parents, auront toute leur vie le désir de rester ensemble par amour et non par nécessité ou habitude. Et je ne dis pas qu’il faut rester ensemble « pour les enfants », une famille où tout le monde se fait la gueule n’est pas un bon terreau fertile pour nos jeunes pousses. Je ne dis même pas qu’il faut forcément un Paul ET une Jeanne dans l’affaire. Certaines familles monoparentales ou homoparentales sont bien plus aptes à offrir du bonheur à leur enfant qu’une famille hétéroparentale, soyons clairs sur ce point. Mais il faut quand même comprendre qu’un enfant n’est pas un jouet : une fois qu’il est là, faut l’assumer. Ca coûte cher (500 € le landau premier prix, je ne parle pas des couches, c’est du vol…) et surtout, une fois qu’il est là, votre vie ne sera plus la même. Car un bébé met en moyenne un trimestre à faire ses nuits… si vous avez de la chance. Et tant qu’il ne les fait pas, il se réveille en moyenne toutes les 3h. Une fois que ceci est maîtrisé, il va falloir lui apprendre des milliers de choses comme marcher, par exemple. Et une fois le bébé mobile, on rigole trop à le surveiller pour pas qu’il marche là où il ne faut pas… Puis faut l’éveiller, l’éduquer. Bien sûr que l’on fait des erreurs, tous les pédopsychiatres vous le diront, il n’y a pas de parents parfaits. Mais bon, quand j’entends certaines gamines de 16-18 ans expliquer le plus sérieusement du monde qu’elles rêêêêêvent d’être enceinte, j’ai envie de les prendre par les épaules et les secouer très fort en leur criant dessus « mais tu sais ce que c’est un bébé pour de vrai ? Tu sais les responsabilités que ça implique ? ». Je me souviens par exemple y a quelques années avoir vu un reportage sur une petite pétasse de 20 ans, maman, qui larguait sans complexe bébé le samedi soir à son grand-père pour aller choper en boîte. Je sais qu’à sa place, ma mère m’aurait ramené par la peau du cul et m’aurait rendu ma progéniture « tu l’as voulu, tu gères ». Non parce qu’entre adultes, si ça nous amuse de nous faire du mal, ok, mais un gosse n’a rien demandé lui… Et je n’aborderai pas aujourd’hui le cas des nanas qui utilisent leur utérus fertile pour retenir un mec, ça méritera un article en entier, je pense.

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Pourtant, dans Secret Story, ils ont fait un truc bien (pour une fois) : pour calmer les ardeurs de nos mariés et sans doute parce qu’ils se rendent compte qu’ils les ont poussé un peu loin, ils leur ont filé un vilain bébé en plastique qui fait tout comme un vrai (sauf vomir) : il pleure, il mange et fait pipi. Waouh ! Il n’empêche qu’on devrait filer ça à tous ceux et celles qui envisagent de se reproduire. Je suis sûre que ça nous ferait quelques malheureux en moins.

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