Ma vocation : l’écriture

Un vendredi midi, je suis en sophrologie et nous voici en visualisation à nous imaginer dans une forêt où l’on rencontre un sage (qui est Colin Firth pour moi, je me demande bien pourquoi je l’ai pris lui) à qui on pose une question. Moi : “quelle est ma voie”. Il va nous répondre. Sur le coup, je suis un peu sceptique : c’est moi qui joue la scène, je vais pas avoir ma réponse… “Ecrire”. Ah, si putain. Et en même temps, c’est tellement évident. Des années que je cherche ma vocation alors que je l’ai toujours su.

cahier d'écriture ma vocation

Quand tu écris lors d’un week-end yoga sur les bords de Loire

J’ai 8 ans, peut-être 9. J’ai trouvé une vieille machine à écrire dans le cellier (qui était en fait une sorte de débarras avec quelques bouteilles au fond) et je tape des histoires navrantes sur ma vieille Olivetti qui coince des fois les doigts (oui, je sais plus pourquoi mais il semble que j’ai mis mes doigts là dedans un jour… ou alors je les ai coincés entre deux touches ?). Je suis une enfant, j’écris des phrases sujet-verbe-complément, les gentils sont trop gentils et les méchants vraiment trop méchants mais j’aime déjà ça. J’ai donc 8 ou 9 ans, je suis en centre aéré et la nouvelle monitrice (je faisais mi-juillet, fin août avec gros turn over au milieu) nous demande ce qu’on veut faire plus grand. Crânement, je réponds “écrivain” (oui sans e, j’étais pas très féministe à l’époque). Parce que j’aimais écrire. Parce que j’ai passé mon adolescence à écrire. Parce que j’ai un peu arrêté adulte parce que les études puis le travail. Sauf ce blog.

Machine à écrire Olivetti

Retour à la forêt du sage. “Le sage vous demande ce que vous feriez si vous étiez sûre de ne pas échouer”. J’écrirai. Tellement évident. Qu’est-ce que j’ai foutu ces dix dernières années, qu’est-ce que je suis allée faire dans cette voie qui ne me correspond pas ? Gagner des sous, youpi… Oui parce qu’on va pas se mentir, c’est à peu près ma seule carotte et vu que c’est pas la politique de la maison d’augmenter (j’ai eu 2% en 2 ans et demi, youhou… mais une de mes collègues a eu une fois 3% en 5 ans… pendant ce temps, d’autres se font des plus +10 000 en un an, peinardos), faudrait que je bouge encore et encore mais pffff. La flemme. Surtout que depuis ma révélation, je cogite, je réfléchis à un plan. Etape 1 : lancer des blogs un peu plus rentables que celui-ci (vu que j’ai pas de pub ici, ce sera pas dur de faire plus rentable, ça le sera dès 5 cts gagnés)… Etape 2: continuer et finir le roman de Maja pour l’envoyer à des éditeurs (123 pages à l’heure où j’écris cet article, hihi). Et puis aussi finir de retaper Technopolis si ce n’est fait (je ne me souviens plus) et le balancer en auto édition pour avoir un peu d’argent de poche. En clair : lancer une petite activité autour de l’écriture et voir ce que ça donne. Si ça marche un peu, passer à un ⅘, voire un ⅗… voire en totale indépendante si ça marche TRES très bien, retourner vers le journalisme. Parce que ça paie peut-être moins mais j’aime un peu mieux. Mais sans précipitation ni obligation, le but n’est pas de finir dans la rédaction d’un journal people à pisser des news sur des gens que je ne connais même pas histoire de générer du trafic non plus. Peut-être forcer à mort dans ma boîte pour partir vers la data et les études pour devenir data journaliste… Un truc dont j’ai rêvé l’autre nuit, justement, amusant…

data journalisme

Bref, maintenant que je sais, je comprends ma lassitude au sujet du travail, ma procrastination crasse (qui n’est rien d’autre qu’un manque de motivation et d’envie, quel que soit le nom qu’on lui donne), ma non envie de jouer le jeu de la politique même si je suis blessée dans mon orgueil de voir les petits jeunes aux dents longues me passer devant mais je le sais : le mérite n’est rien, il faut savoir se placer avant tout. Je joue pas le jeu, je devrais en accepter les conséquences. Mais justement, inversons le paradigme : mon taf, là, redonnons lui le sens qu’il a vraiment : c’est de l’alimentaire. Stressant (pour rien), fatigant mais au fond bien payé et un boulot de caissier est tout aussi fatigant (je déteste le bruit) et stressant avec tous les clients qui viennent te prendre la tête… Moi au moins, les clients qui me prenaient la tête quand je faisais du CM, ils étaient derrière un écran, je risquais rien. Alors on va faire ça : du 9h45-18h45, apprécier l’argent gagné pour la liberté de créer qu’il m’offre et s’en foutre. En attendant de, peut-être, réussir dans ma vocation de coeur.

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I want to believe

Un dimanche de novembre, je suis allée au salon des bouquinistes avec mes parents (il ne m’arrive que des choses folles) et j’ai été surprise par le nombre d’ouvrages ésotériques qui fleurissaient ça et là : ovnis, fantômes, sorcières et voyants. Par ici, vous trouverez les réponses à toutes vos questions.


J’avoue que l’ésotérisme a toujours été l’un de mes péchés mignons. La faute à l’emission Mystères qui me manque tant. Dès que je vois une émission ésotérique poindre, faut que je la regarde, surtout quand y a des reconstitutions. Même quand elles sont mauvaises. Je ratais pas un normal/paranormal alors que le concept de l’émission était un peu bancal : un reportage, un débat sceptique/croyant où chacun restait strictement sur ses positions et Stephane Rotenberg qui disait « à chacun de se faire sa propre opinion ». Mais j’aime les histoires de voyance, d’ovnis et surtout de fantômes. C’est pas pour rien que j’étais une fan absolue de X files et que j’avais justement le fameux poster « I Want to believe » dans ma chambre.

Parce qu’aujourd’hui, le principal problème est là : je ne crois plus. Toutes mes croyances adolescentes se sont envolées au fur et à mesure que je grandissais. Parce que j’ai beau ne pas être scientifique pour deux sous, l’âme me parait un concept bien trop flou pour être crédible. Pourquoi tous les êtres vivants n’en auraient pas ? Même une amibe ? Ce n’est réservé qu’à l’être humain ? Pourtant mon chat me semble doué d’une certaine affection, d’une capacité de réflexion (elle a compris qu’au bout de mon coude, y a mon avant-bras et ma main et que si elle le grignote, ma main finira par sortir de sous l’oreiller pour lui faire un câlin). Elle n’aurait pas d’âme ? Or si l’âme n’existe pas, qu’est-ce qu’un fantôme ? La résurgence électrique d’un souvenir ? L’activité électrique d’un individu voyagerait dans le temps ? Mais si on n’a pas d’âme, qu’on est une simple mécanique, quand on mourra, ce sera un tomber de rideau définitif.

Et ça, j’aime pas. Je n’ai pas peur de la mort en soi. S’il n’y a rien après, on ne s’en rendra pas compte. Mais je trouve cette idée révoltante ! Je ne vivrais qu’un mini bout de l’histoire humaine ? Vraiment ? Tu veux dire que quand je meurs, je ne connaitrai jamais la suite de l’histoire ? Que mon moi, sous une forme ou une autre, ne pourra jamais savoir ce qu’il se passera en 2200 par exemple ? Ah mais non ! Évidemment, si mon âme existe bien en 2200, elle ne se souviendra pas avoir vécu en 2011 donc bon… Mais quand même. Je me souviens ado, alors que je pensais du haut de mes 15 ans que ma vie était un gâchis, que j’étais moche et qu’aucun mec ne voudrait jamais de moi, seule une pensée me consolait : dans ma prochaine vie, je gèrerai mieux. Bon depuis, j’ai un peu rattrapé mon retard sur cette question là et je me trouve plutôt pas mal et j’ai surtout pas envie d’arrêter cette vie là. Même si j’en ai une après, elle attendra.

J’ai envie de croire. Parce que l’ésotérisme a quelque chose de magique et donc d’enfantin. J’ai envie de croire que tout ne s’explique pas car il y a des choses au delà de la simple physique, chimie ou biologie, qu’il existe une science surnaturelle dont nous ne maitrisons que les bribes et dont nous avons tout à apprendre. Quoi qu’en ce qui concerne les extraterrestres, c’est pas du surnaturel. Je veux dire que si on a un jour la preuve de leur existence, ça ne sera plus soumis à débat. D’ailleurs, faut forcement que mon âme continue à vivre, je ne peux pas rater ce jour là, je suis curieuse de voir quelles seraient les relations avec nos amis extraterrestres. Ça dépendra bien sur de qui est le plus évolué, s’ils nous trouvent ou si on les trouve… Oh ça m’excite l’imagination, ça… Bref, tout ça pour dire que l’idée qu’il y ait des domaines de connaissance inconnus et non maitrisés, ça me fait fantasmer, j’imagine toute cette masse de connaissance peut-être à découvrir… Ou peut-être pas.

En attendant, les histoires de fantôme, ça fait toujours un tabac auprès du feu de camp…

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