J’aime pas mon métier, en fait.

Il y a 10 ans, j’arrivais, fringante et un peu excitée dans une petite SSII dans le XVe arrondissement de Paris pour débuter mon premier CDI. Le 16 avril 2007 (oui, y a un an et 2 jours mais j’allais pas publier un article sur le travail un jour où on en travaille pas, justement). 10 ans plus tard, j’ai progressé, doublé mon salaire et je parle comme une sale marketeuse. 10 ans que j’essaie d’évoluer car j’aime pas mon métier.

démotivation pour aller au travail, j’aime pas mon métier

Absolument tout à fait ça

Pour ceux qui tomberaient ici sans me connaître, je suis marketeuse dans les réseaux sociaux : community manager, social media manager, social paid media manager, stratégiste, consultante et même responsable social intelligence dans les prés’ pour faire genre qu’on est beaucoup et qu’on a tous beaucoup d’importance. Bref, l’intitulé change, les missions aussi : j’ai fait du SAV, j’ai vendu des billets sponsorisés, j’ai animé des forums, blogs, réseaux sociaux, j’ai écrit des articles, des statuts, j’ai raconté que tout ça, c’était important. Je le raconte toujours d’ailleurs car je fais aussi de la formation

Sourire désabusé à la dernière du grand journal

Je l’ai déjà dit sur les trendhacks, j’ai toujours l’impression qu’on s’incruste dans la vie des gens qui n’ont rien demandé, on propose des statuts sans histoire où les gens vont répondre car ils résolvent toujours (mal) les équations, qu’ils sont prêts à vendre père et mère pour un goodie, qu’ils sont là à nous hurler dessus des fois qu’on pourrait résoudre leurs problèmes alors que certains sont de mauvaise foi… 

Paon bleu qui fait la roue

Je n’ai pas choisi cette voie, je n’ai pas fait d’études pour ça. Je m’en sors parce que je suis intelligente, bosseuse. Mais j’échoue parce que je ne suis pas politique. Ma carrière, c’est des tas de gens qui viennent me taper sur l’épaule en me disant que je suis brillante, “une pépite”, mais jamais de promotion à la clé, j’étais trop occupée à travailler, pas assez à me faire voir. Et honnêtement, ça ne m’intéresse pas. J’en ai marre de ces boîtes où le copinage et le brossage dans le sens du poil poussent vers le haut des gens moins compétents mais qui ont fait croire qu’ils étaient fiables et reconnaissants. Je suis fiable mais je suis indifférente. Et surtout, ceux qui jouent ce jeu là, on le sait qu’ils ont un talent inné pour poignarder dans le dos. Ce doit être la génération Macron… Oui, j’en refous une couche mais ça me rend malade que des gens votent pour un projet de société qui représente absolument tout ce que je déteste… Ce qui fait que j’aime pas mon métier.

Démotivation au travail

Je l’aime pas parce que je n’apporte rien à personne, parce que je ne fais que brasser de l’air, parce que je devrais me compromettre pour arriver à un niveau correspondant à mes compétences. C’est vain. Si je m’arrêtais de bosser demain voire même si mon métier disparaissait dans son intégralité, personne ne s’en rendrait compte. Je m’amuse juste quand je fais de l’analyse ou du social listening et que je dois trouver des leviers pour raconter mon histoire et que ça me fait un (tout petit peu) de socio.

Graphiques et statistiques

Alors évidemment, je cherche un échappatoire, vous imaginez bien. Depuis presque trois ans, je cherche une épiphanie car je me rends compte que de voler de boîte en boîte en grattant un peu plus d’argent et un titre de plus en plus ronflant ne me rend pas satisfaite pour autant. J’ai fait un premier stage de yoga pour essayer de déclencher une révélation, j’ai chopé des courbature et une humiliation.J’ai persévéré : yoga (avec d’autres profs beaucoup plus bienveillantes)(surtout, je suis in love du vinyasa), sophrologie, parcours Perspectives de l’APEC (que je conseille même si j’ai pas eu mon épiphanie mais ça fait sacrément du bien quand même). Et puis un jour, c’est venu, ça m’a frappée, la révélation tant attendue…

Coucher de soleil, derniers rayons

Je vous raconte demain

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Je cherche un mec

Par PinkLady

Soirée entre copines, l’alcool aidant, vous vous laissez aller à quelques confidences et vous laissez échapper cette phrase terrible : “j’veux un mec!”. Erreur fatale, hiiiiiiin hiiiiiiiiin hiiiiiiiiiin*. Pourquoi donc ? me demandez vous naïvement. C’est très simple, dans chaque groupe se cache l’ennemi de toute célibataire en recherche d’un partenaire de vie : la marieuse. Plus rarement la marieuse peut être un marieur, certains mecs s’adonnent aussi à ce petit loisir, ne les oublions pas.


Le marieur ou la marieuse, c’est quoi ? C’est une personne en couple qui commence à un peu s’ennuyer dans sa relation et cherche à revivre les frissons du début à travers vous. Ou bien, pire, c’est une personne attirée par un individu de type masculin et célibataire mais elle refuse de croquer la pomme et vous la refile, tout en se délectant des détails croustillants que vous accepterez de partager. Une bonne façon de vivre cette idylle par procuration. Parfois la marieuse n’a pas d’intentions perverses, elle cherche juste un couple ami avec qui faire des virées en chiffres pairs. Puisqu’elle et vous êtes déjà amies, vous n’avez qu’à rapporter votre homme et hop ! Pour peu qu’elle le connaisse et l’apprécie déjà, mathématiquement, cette relation à 4 s’annonce parfaite.

Pire : la marieuse célibataire. Alors là, gros warning qui clignote, ça pue l’arnaque. La marieuse célibataire veut vous refiler un mec donc :

– soit elle n’en veut pas pour elle-même, mauvais plan à priori

– soit c’est son ex ce qui implique que soit il était pas assez bien pour elle, soit elle est toujours amoureuse de lui et nous en revenons à “je vis ma relation amoureuse idéale à travers toi”. Pas bon plan quoi qu’il en soit.

A moins bien sûr que cette amie célibataire et vous n’ayez pas du tout les mêmes goûts…


**

Quel que soit le schéma, la marieuse vous met une pression d’enfer car elle a décidé que célibataire, vous ne seriez plus. Donc elle vous présente des mecs et assure un SAV d’enfer. Enfer, oui, le mot est choisi. Vous ne trouvez pas cet homme à votre goût ? C’est que vous êtes trop difficile. Et si par malheur il vous plaît et qu’il se passe un truc, là, c’est pire que tout. Comme mentionné ci-dessus, votre relation ne se déroulera pas à deux mais à trois. Priez pour que tout se passe bien si vous ne voulez pas passer à la question “mais pourquoi tu veux rompre avec lui ? Hein ? T’as pas réglé ton Oedipe ou quoi ?”. Vous n’osez pas lui répondre qu’il n’y a que dans un monde parfait où il suffit de mettre un homme et une femme en présence pour que la magie de l’amour opère et que, en l’occurence, son Jean-Louis, il est sympa mais ça le fait juste pas. Avec de la chance, la marieuse finit par comprendre et vous lâche. Au pire, elle est obtus et vous perdez un mec et une copine.

Parfois, la marieuse n’a rien sous la main mais reste aux aguets pour vous. Un bellâtre entre dans votre zone ? Elle se met à gesticuler, à le montrer du doigt et à énoncer haut et clair : “Et lui, il te plaît pas, lui ?”. Mais heu… Là, maintenant, j’ose plus le regarder vu qu’il a bien senti qu’on parlait de lui, je ne crois pas que mettre un homme mal à l’aise est une bonne technique de séduction.



Tout ça part bien entendu d’une bonne intention, reconnaissons-le. Cependant, en prononçant ces 4 petits mots fatidiques “je cherche un mec”, vous vous mettez une pression qui n’a pas lieu d’être. Enfin, on vous met une pression qui n’a pas lieu d’être. Parce que chercher un mec, ça ne veut pas dire se mettre à la colle avec le premier venu, avec ou sans bénédiction des copines, on a le droit de choisir. Même quand nos 20 ans commencent à dater un peu. Et ce choix, personne ne peut le faire pour vous puisque les goûts, curieusement, c’est très subjectif. Le bellâtre de A n’est pas celui de B ni même celui de C et je vous parle même pas de la personnalité parce que là, entre celui que vous, vous trouvez drôle mais que la marieuse trouve lourd, celui que vous trouvez prétentieux et qu’elle trouve brillant… Non, croyez-moi, si vous cherchez un mec, restez discrète ! Alors bien sûr, on pourrait me rétorquer qu’un mec, c’est comme un appart, si on veut trouver la perle, mieux vaut faire passer le mot. Oui sauf que si vous trouvez un appart via des amis, ils peuvent aussi s’incruster tout le temps chez vous, ce chez vous que vous avez trouvé grâce à eux, vous faire remarquer qu’il n’est pas d’une propreté impeccable, que vous devriez mettre le canapé là plutôt que là… De fait, pour trouver un mec, première règle : empêchez quiconque d’y mettre son grain de sel.

* Ceci est le bruit d’une alarme

** Par exemple lui, il me laisse totalement indifférente contrairement à nombre de demoiselles.

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Je suis une bien mauvaise marieuse

Je me suis donné un objectif dans la vie : jouer les marieuses. Pourquoi ? J’en sais fichtre rien mais parfois, je vois un homme seul d’un côté, une femme seule de l’autre (ou un homme et un homme, une femme et une femme, l’hétérosexualité n’est pas une fatalité) et j’ai la sensation que ça va faire des étincelles. J’aime faire le bonheur des autres… Enfin, sauf que la plupart du temps, j’échoue.

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Ma vocation de marieuse est née en 1996, en décembre, très précisément. Ma meilleure amie de l’époque, Cécile, avait craqué pour un garçon, Bruno. Au mois de juin, un ami de Bruno était allé voir Cécile pour lui apprendre que son pote la trouvait très très jolie mais à l’époque, Cécile était in love d’un Italien. L’été étant passé et ses amours italiennes concrétisées puis terminées, Cécile se dit que Bruno n’était pas si mal. Mais il ne se passait rien de rien, on se contentait de le suivre dans la rue (on adorait ça, suivre les garçons). Un
jour, Bruno vint me parler « Et, salut, tu connais Cé… » je m’arrête de respirer « line Lemoine ? Elle a oublié son équerre. » Je récupère l’équerre en lui adressant mon plus grand sourire invitant poursuivre la conversation mais il s’en va. Cécile fut profondément jalouse de cette brève entrevue. Agacée d’observer cet immobilisme, je suis intervenue. Bruno était très ami avec une de nos copines, Elodie, j’ai donc décidé de parler à Elodie « Tu sais, Cécile, elle aime bien Bruno, tu devrais lui dire ». Ce qu’elle fit. Et rien. Cécile était très fâchée par mon intervention mais on continuait à le suivre, découvrant qu’il achetait un stylo féminin aux Nouvelles Galeries « Rah, il a une copine ! » « Mais non, je suis sûre que c’est pour sa petite soeur ». Arrive le dernier vendredi avant les vacances de Noël, nous étions sorties à 16h et nous traînassions au marché de Noël. Soudain, je vois Bruno qui tourne et vire dans nos parages. « Tu peux partir Cécile, lui
dis-je, ma mère ne va pas tarder à arriver. » « Tu veux pas que j’attende avec toi? » « Non, non, c’est bon… On se voit ce soir au repas de Noël de la classe ». A peine étais-je sortie du tableau que Bruno aborda Cécile et lui offrit le fameux stylo. Aux dernières nouvelles (fin 2005), ils vivaient ensemble. Trop forte, non ? Pour l’anecdote, il semble que j’ai d’abord été facteur de ralentissement dans cette histoire car Bruno avait peur… de moi. Moi aussi, ça me fait hurler de rire. Apparemment, il pensait que j’étais une grosse prétentieuse connasse hautaine qui allait se foutre de sa gueule. Puis après l’histoire de l’équerre, il avait décrété : « Non mais elle a l’air sympa finalement ». Ben oui, tiens, je t’ai un peu changé la vie quand même.

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Depuis, je tente de réitérer l’exploit. Et j’échoue systématiquement. Dernier exemple en date : je voulais coller un pote de la plongée, Thibault à une de mes stagiaires, Charlotte. Ils ont le même âge, Thibault est un garçon bien, doux, bonne situation, mignon, Lauren est super belle, douce, intelligente, rigoureuse dans son travail. Alors que je commençais déjà à m’imaginer être la marraine de leur premier rejeton, terrible coup de poignard dans mes illusions : sur mon Facebook, je vois apparaître : « Charlotte est désormais en couple avec Bruno » (pas le même que celui de Cécile, là, ça aurait été un tsunami d’amertume et de désillusion). Mais d’où elle se remet avec son ex ? D’où elle brise mes illusions ? Ok, j’en étais encore à « tiens, faudrait que j’arrive à les présenter l’un à l’autre » mais quand même quoi ! Bon, il me reste une autre stagiaire de dispo, très très jolie aussi mais un peu plus bohème, ça me paraît moins idyllique mais à voir. Ceci étant, physiquement, je crois qu’elle sera plus son style… Mais bon, on a encore cassé mon couple idyllique. Un peu comme Anaïs que je voulais coller avec un de mes exs mais vu que j’ai un peu rebutiné le monsieur, j’ose plus. Mais sinon pour Thibault, il y a une autre fille de la plongée que j’ai appris à connaître ce week-end et qui est super mais je crois qu’elle a un peu tenté mais vu qu’il n’a pas réagi, elle a laissé tomber.

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Et puis il y a les erreurs d’appréciation. De façon générale, je perçois bien les gens, en positif comme en négatif, mais parfois, je me trompe et souvent au bénéfice de la personne. Mon bisounoursisme est solidement installé. Du coup, parfois, je me dis « il/elle est quelqu’un de bien, je pourrais le coller avec telle personne ». Et là, patatrac, c’est la cata. Le mec ou la fille bien se révèle être un psychopathe paranoïaque, un mythomane, un pervers narcissique, autre, rayez la mention inutile. Et là, je vous dis pas la lose quand il est l’heure de faire le SAV. Parce qu’un tel échec vous culpabilise. Avec de la chance, les choses ne sont pas allées loin mais s’il y a eu concrétisation avec naissance d’une certaine affection (cf mon échelle des sentiments), là, on se sent super mal. Je veux dire qu’on a conscience qu’on prend un risque que ça ne marche pas mais si ça foire parce que celui qu’on a conseillé est un sale connard (ou une sombre connasse), c’est un petit peu gênant. 

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Peut-être qu’en fait, il faut laisser faire les choses, arrêter de vouloir rendre les gens heureux limite malgré eux (certains ne demandent pas qu’on les rencarde). J’essaie aussi de coopter les gens au niveau professionnel mais ça marche pas non plus. Bon, je vous laisse, je vais retrouver la fée qui m’a filé des dons pourris (casser les appareils électriques, dérégler les boussoles, attirer la lose quoi que je fasse) pour lui refaire le dentier.

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Patte de lapin et fer à cheval

Il y a des moments où, dans la vie, les embrouilles s’accumulent sans qu’on comprenne bien ce qu’on a fait pour mériter ça. Personnellement, ça doit faire six mois que les petits tracas de la vie quotidienne s’accumulent. Certes, il n’y a pas mort d’homme mais parfois, on aimerait vraiment pouvoir s’en prendre à quelqu’un tellement ça fatigue.

Je vous avais déjà raconté mes loses. J’avoue que, jusque là, j’étais du genre chanceuse dans la vie : toujours au bon endroit au bon moment. C’est pour ça que je ne pensais pas connaître le chômage un jour : j’aurai forcément la bonne opportunité à la sortie de mon stage. Tout faux. Depuis, je suis devenue la postuleuse folle, je réponds à toutes les annonces qui correspondent à peu près à mon profil, je parle de mon chômage à tout le monde, au cas où la personne connaîtrait quelqu’un qui travaille dans la presse. Mais ma chance m’a abandonnée, on dirait.

Retour chez mes parents pour les vacances, youpi, un peu d’air pur et de vie en communauté. A peine rentrée, je peux mesurer la malchance familiale… Oui parce que la lose, c’est héréditaire, ça me vient de mes parents. Donc pour l’anniversaire de mon père, ma mère décide de lui offrir un GPS. Ma tante va donc en acheter un à Toulouse et nous le ramène. Mon père a hâte de l’essayer, il monte à l’ordinateur familial, il met le CD d’installation et…rien. Je fouille dans l’ordi, je clique sur le fichier « install », il veut pas partir, sous prétexte que ce n’est pas une application valide. Application valide toi même ! On tente l’installation manuelle, toujours rien. Bon, très bien, on va aller faire un tour à Toulouse pour leur signaler le problème. Donc c’est parti, trois quarts d’heure aller, trois quarts d’heure retour, tout va bien… Arrivée au magasin, je vais au SAV qui m’envoie gentiment bouler : je suis priée de me rendre au rayon correspondant. De toute façon, je suis une bonne femme, ils me prennent de haut genre : « t’es trop conne, tu peux pas comprendre un objet aussi évolué. » Un poil agacée, j’y vais et je tombe sur un gentil vendeur et je lui explique mon problème, il teste le CD et… ouf, ça lui fait pareil ! Il me propose donc de me filer le CD d’installation du modèle d’exposition mais, heureusement, avant de me le filer, il le teste : même souci. TOUT VA BIEN ! Il regarde la notice : « Ah mais regardez, y a un numéro au cas où le logiciel marcherait pas, ça doit arriver souvent… Il faut les appeler et ils vous enverront un nouveau CD.
– Ok… Et on a combien de temps pour changer le GPS ? »
C’est pas que je pressentais que ça allait arriver mais bon… Je rentre dans ma ville, de mauvaise humeur, j’arrive chez moi et je vois le chat du voisin jouer dans le jardin… Mais que sont ces étranges cristaux que j’aperçois ? Je sors, curieuse et là, c’est le drame : ces charmants cristaux sont de l’eau séchée : une canalisation a pété et pulvérise de l’eau partout ! Au secours !

Bon, on a coupé l’eau et une semaine plus tard, je retournais sur Toulouse changer le GPS puisque j’ai jamais pu joindre le constructeur du GPS… Quand j’appelais, une gentille dame m’explique que tous les correspondants sont en ligne mais on va me prendre, pas de panique. Au bout de 10 minutes à attendre le même refrain, je raccroche. Je réessaie, un quart d’heure à entendre toujours la même dame… Excédée, je décide donc de ramener le tout et je me suis jurée de ne jamais acheter de matériel informatique de cette marque là. Donc je me tape un nouvel aller-retour sur Toulouse, je me fais rembourser. Sauf que je m’étais garée dans un parking que je connaissais pas et que la porte que j’avais empruntée pour sortir ne permettait pas de rentrer dans le parking… J’erre, donc, et je finis par demander à un vigile :
« Bonjour, on fait comment pour entrer dans le parking ?
– Ah bé c’est pas compliqué, vous prenez l’ascenseur, là, et vous ouvrez la porte avec le ticket de parking.
– Mais j’ai pas de ticket, j’ai payé avec ma carte bleue… ».
Donc le vigile a gentiment demandé un ticket au pc sécurité pour me permettre de récupérer enfin ma voiture. Donc je suis rentrée chez moi de mauvais poil…

2006 commence, ça ira forcément mieux… Grossière erreur. Lundi 2 janvier, mon père m’amène à la gare : je retourne sur Paris où je retrouverai Guillaume, youpi ! J’avais réservé mon billet sur le net une semaine avant, j’avais pris une place en 1ère vu que c’était le même prix qu’en seconde. Je retire mon billet et là, je m’énerve : je n’ai pas de place attitrée, « place assise dans la mesure des disponibilités ». Je commence à râler mais mon père me rassure : en première, y a toujours de la place. Je monte dans le train, je range mon sac comme je peux en me faisant un merveilleux bleu sur le bras gauche et je vais m’asseoir : c’est vrai, y a plein de place ! Mais à Bordeaux, c’est la ruée et je me retrouve… debout ! Folle de rage, j’appelle mon père pour me plaindre : « tu vois, je te l’avais dit ! ». Et là, le contrôleur passe et il se prend tout dans la gueule : « Non mais c’est scandaleux, j’ai payé 80 euros et je me retrouve debout !
Ah oui, ça arrive…
Mais quand j’ai réservé sur Internet, il était marqué « place assise garantie » et là, je n’en ai pas ! »
Bref, je fais une scène pas possible, une nana (assise) se fout limite de ma gueule, qu’elle m’énerve pas trop, celle-là aussi. Le contrôleur fait le tour et confirme qu’il n’y a plus de places assises (comme si j’avais pas pu le constater par moi-même, je le savais, déjà !) donc il m’explique comment faire les démarches pour me faire rembourser. Ainsi, me voici donc assise sur les marches à côté de la porte (oui, tous les strapontins étaient pris, aussi). Et bien figurez-vous que les portes d’un TGV sont mal isolées… Donc j’arrive sur Paris d’humeur massacrante, je me vrille le doigt avec ma valise à roulette qui a tendance à se retourner, je suis de mauvais poil, je vais mordre quelqu’un ! Heureusement, je retrouve Guillaume à la gare, ça va mieux mais les galères ne sont pas terminées. On arrive à ma maison, je prends mon courrier : j’ai reçu un colis le lendemain de mon départ de Paris, soit quinze jours auparavant… Or la poste ne garde les colis que 15 jours ! Je suis à nouveau furieuse : j’avais demandé à l’expéditeur de me prévenir s’il m’envoyait ce colis ! Mais ça, encore, c’est rien !

Guillaume entre dans la salle de bain et en ressort aussi sec : quelle odeur là-dedans ! On se croirait dans une grotte : affreusement humide et ça pue la moisissure. Effectivement, par terre, il y a une grosse flaque… Non, je n’avais pas oublié de couper un robinet, ça s’appelle une fuite. Là, tout ça cumulé, j’ai eu envie de pleurer… Le lendemain, je vais à la Poste : mon colis est reparti. Et pour finir dans la lose, France Telecom m’a coupé mon ADSL samedi, donc je n’ai plus le net… De plus, mes parents sont venus sur Paris, ce week-end, ce qui a donné : ma sœur et moi malades dans la nuit de vendredi à samedi, mon père malade samedi en fin de journée et ma mère malade dans la nuit de samedi à dimanche. Mais quelle famille !

Pourtant, peut-être que tout va s’arranger : jeudi, on m’a remplacé ma chaudière et le plombier a remplacé mon réservoir de WC qui fuyait… Maintenant, faut que j’envoie la facture à mon proprio qui me doit 800 euros, maintenant, youpi… Mais à présent, je peux prendre une super douche chaude (avec de la pression ! C’est nouveau, ça, pour moi, dans cet appart) et ma salle de bain ne sent plus mauvais, il n’y fait plus si froid. De plus, j’ai un déjeuner lundi avec de possibles futurs employeurs donc à suivre… Ma lose serait-elle en train de partir ? Les six derniers mois m’ont appris à ne pas crier victoire trop vite…
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