Routine d’écriture

En 2016, j’écris. En voilà une bien belle résolution et force est de constater que 23 jours après le nouvel an, j’ai écrit environ une demi page… Je suis donc très loin des 3 pages par jour que j’ambitionnais. Des mauvaises excuses, j’en ai plein mon sac et on y reviendra mais pour s’y mettre pas le choix : je dois me créer une routine d’écriture.

Routine d'écriture

Les jours se suivent et se ressemblent. Enfin, pas vraiment mais on a une idée principale : je ne dégage pas de temps pour écrire. Je pars du boulot un peu tard (je ne me plains pas de ça, j’avance à 2 à l’heure en ce moment, pénible) et là, trois scénarii possibles : je sors (au resto ou à la salle de sport avec Anaïs), je rejoins Victor chez lui ou chez moi ou je retourne chez moi. Clairement, les deux premiers cas nuisent à l’écriture : c’est difficile d’écrire en société et quand je suis avec Victor, on essaie de faire des choses à deux : papoter, regarder un film (on a quasi fini tous les Wes Anderson)… ou jouer à la Nintendo 3DS côte à côte (j’ai salement replongé dedans, mon addiction est en pleine forme). Reste donc le troisième cas qui paraît idéal pour l’écriture : les soirées chez moi seule.

Cocooning version chapka culotte... Parce que pourquoi pas ?

Cocooning version chapka culotte… Parce que pourquoi pas ?

Sauf que ça se passe toujours de la même façon. Pendant le trajet du boulot à la maison, comme je marche, je suis en forme, stimulée, motivée : ce soir, je vais manger sain, faire un brin de rangement, faire quelques papiers, écrire. En général, les choses se passent comme suit : je mange sain (enfin, depuis quelques temps, ce ne fut pas toujours le cas), je lance un escape game et quelques vidéos Youtube pendant que je dîne… mais attends, je fais une dernière partie. Ah non, celui là n’était pas top, j’en fais un autre… Encore un autre… Oh ben il est déjà 0h 0h30 1h 1h30… Bon une douche et dodo, j’écrirai demain. Je vous jure que c’est systématique. J’ai même voulu bloquer le dit site d’escape game (je suis une fille pleine de volonté) mais apparemment, je n’ai pas le droit de bloquer un domaine sur mon pc perso…

escape_game

 

Alors puisque les habitudes, ça se change, c’est là que je dois attaquer et me créer une routine d’écriture. Tout simplement. J’ai envisagé plusieurs possibilités :

  • arriver plus tôt au boulot pour écrire avant de commencer ma journée de boulot. Bon, on a bien compris que j’étais pas du matin et que j’aimais pas bien me lever donc on va abandonner cette idée.
  • J’avais lu un article expliquant que le rythme idéal de travail, c’est 52 mn d’activité, 17 mn de repos. Donc je mettais un timer sur mon pc pour bosser 52 mn puis 17 mn de pause pendant laquelle j’écrirais… Sauf que dans les faits, c’est un peu chaud de se couper en plein élan, que tu sois en train de bosser ou en train d’écrire.
  • Ecrire le soir, dans mon lit avec ma tablette et mon clavier bluetooth
Obstacle majeur à l'écriture au lit : le chat

Obstacle majeur à l’écriture au lit : le chat

Voilà donc sur trois options, il n’y en a qu’une de réaliste : écrire le soir. Donc arrêter de procrastiner méchamment sur des jeux à la con (j’ai 94% sur ma tablette aussi) et écrire. Sauf que voilà, je glande, je laisse filer la soirée, je me couche trop tard et je me lève en bad, m’autoflagellant sur cette soirée encore perdue. Pour écrire, il me faut donc une routine, un réflexe d’écriture comme j’ai un réflexe de jeu à la con. Ca me paraît pas si compliqué : je rentre, je glande en mangeant PUIS je coupe ça et je vais me poser dans mon lit écouter de la musique et écrire avant de lire un bout. Je peux même m’offrir une heure de matage de série/tricot (j’ai envie de me remettre au tricot). Tout est question d’organisation…

Je tricote un peu serré

Je tricote un peu serré

Mais c’est un peu comme tout, le plus dur, c’est de s’y mettre. Je m’accroche toujours à l’exemple de ma pratique sportive. Je n’ai jamais été très sportive, à part quelques crises (une à 15 ans, une à 24 ans post rupture et là, depuis mes 27 ans) mais globalement, j’ai toujours été plus “affalée sur mon lit à imaginer aller faire du sport” (en gros). Puis ça m’est un peu tombé sur le coin du nez et depuis, j’en fais régulièrement, on peut même dire que je suis… sportive oui (quelque part dans le passé, mon moi ado est très surprise de l’apprendre). Et pour m’aider à être sportive, je mets en place des habitudes. Donc pour écrire, prenons l’habitude de le faire…

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Ah tiens, c’est encore grève ?

Je suis fascinée par l’adaptabilité de l’homme à son environnement et aux obstacles qui se dressent contre lui. Si, si, tout le monde ne se noie pas dans un verre d’eau. Un exemple
totalement au hasard : les grèves des transports. Dans l’épisode 1, tout le monde était catastrophé/énervé/tassé dans le métro. Dans l’épisode 2, on garde l’entassement mais pour le reste, j’ai l’impression d’une globale indifférence. Boaf, on fera avec, c’pas grave !
 

Si je prends mon cas personnel, j’avoue que cette fois-ci, la grève constitue un problème mineur mais y a une grosse différence, aussi : j’ai changé de taf. Et alors ? Et
alors c’est plus facile d’aller à taf 2 en tant de grève qu’à taf 1. Juste pour vous expliquer :

– taf 1 : 15 minutes de marche, métro 1, métro 2, re-10 mn de marche

– taf 2 : 15 minutes de marche, métro et 15 mn de marche, point.

Forcément, un métro de moins, ça fait la différence et en plus, il fait beau donc c’est pas gênant de marcher. Même que du coup, j’arrive au travail réveillée et déjà en pleine
ébullition alors qu’avec les transports, j’arrive au travail la tête dans le pâté et en plein manque de caféïne. Mais si moi, j’ai de bonnes raisons d’être plus zen, j’ai l’impression que je ne suis pas la seule. Au boulot, c’est devenu limite une blague « et c’est la grève, je viens en vélo, demain, hihihi ! ». Oui, je bosse avec des filles maintenant donc on rigole en
i. Même le pauvre Alix qui met 2h30 à venir est totalement résigné. C’est comme ça, c’est comme ça, puis c’est tout.

 

Après tout, on peut pester tant qu’on veut, ça ne changera rien. Je ne suis ni syndicaliste ni au gouvernement donc je peux râler tant que je veux, ça fera pas avancer le schmiblick. Et puis, c’est con à dire mais on s’habitue. La première fois, on est emmerdés et on finit par trouver la solution au problème. Bien sûr, les rythme de travail sont décalés, pour nous
qui continuons, je fais du 11-20 en ce moment plutôt qu’un 10-19 (voire un 9h30-18h30) histoire d’éviter la foule qui m’empêche même de lire mon livre alors que c’est un tout petit livre de poche et que les gens qui montent, qui descendent et qui font marée humaine, ça finit par me donner la gerbe. Sauf aujourd’hui parce que vendredi, c’est petit déj et que c’est même mon service qui l’organise alors faut assurer quoi. Alors, certains diront un peu catastrophés et défaitistes : « non, mais c’est horrible, c’est comme l’histoire de la grenouille ! ». Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire de la grenouille, je vous explique : si on plonge une grenouille dans de l’eau bouillante, elle en sort aussi sec mais si on la met dans de l’eau normale et qu’on fait chauffer à mesure, elle bouge pas et finit cuite. Maintenant, vous saurez cuisiner la grenouille grâce à moi, ce blog est vraiment une mine d’information. En gros, la parabole de la grenouille, c’est « quand on se retrouve subitement dans la merde, on se bat pour en sortir mais quand la merde vient petit à petit, on y reste ». Donc, là, si on reprend mon histoire de grenouille appliqué à la situation présente, les défaitistes pessimistes fatalistes disent en gros : « on perd vite notre capacité à s’indigner ». Ouais ok mais j’ai pas que ça à faire, moi, de m’indigner, j’ai une vie aussi.

 Par contre, je crois qu’il ne faut pas tomber dans l’euphorie optimiste non plus, ce n’est pas parce qu’on ne râle plus que toute l’opinion publique va supporter la cause des

cheminots. Selon un sondage lu dans le Monde de mercredi, si mes souvenirs sont bons, 59% des Français approuvent le gouvernement dans cette affaire. Moi, je pense juste que cette résignation face aux grèves n’a rien à voir avec mon opinion sur la question. Je reste à me demander si les méthodes utilisées sont les bonnes et je reste à voir le pour et le contre de chaque réponse. Je reste aussi à dire que ça me scandalise que certains métiers ne soient pas reconnus pénibles alors qu’ils le sont et qu’ils le méritent mais à la limite, ça, c’est une autre histoire (et je refuse d’en débattre en comm, c’est pas le sujet et c’est pas un blog politique, ici, merci de ne pas confondre). Bref, moi, je vois dans tout ça la politique du « faisons contre mauvaise fortune, bon cœur » parce que ça ne sert à rien de gueuler pendant 107 ans, on n’est pas impliqués dans le débat en cours, ce qu’on dit ne changera rien. En attendant, moi, je marche. Tant qu’il pleut pas, c’est plutôt agréable.

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Je vais sur mon chemin

Par Tatiana
Aujourd’hui j’ai envie de parler de ce qui me fait avancer dans la vie. Ou tout au moins de ce qui me donne l’impression d’avancer. En ce moment, ma vie roule plus ou moins toute seule. Je vais à mon école, je vois mes amis (quand j’ai un peu de temps libre), ma famille. Une petite routine tranquille. Bien sûr mon école me demande beaucoup de ressources et c’est quelque chose de totalement nouveau pour moi. Ca me plait beaucoup d’ailleurs, même si ça me demande une tonne de travail. Je dois apprendre plein de nouveaux logiciels, me faire à un nouveau rythme de travail (complètement différent de l’université). Et retrouver ma créativité enfouie par des années d’études à l’université. Croyez-moi c’est pas tous les jours évidents.
 
Malgré cela je n’ai pas vraiment l’impression d’avancer, je tourne un peu en rond. Je ne devrais pourtant pas ressentir cela, car après tout j’avance sur le plan professionnel. J’ai changé de voie, je peux difficilement faire plus grand comme changement. Mais pour moi ce qui me donne l’impression d’avancer ce sont les relations humaines, le travail reste secondaire. Les relations humaines ont toujours primées dans ma vie, bien plus que la réussite professionnelle. C’est à travers les gens que je rencontre et les relations que j’établis, que je sais que ma vie avance, bouge et que je ne reste pas sur le passé. Par exemple en ce moment j’ai très envie de retomber amoureuse. J’aime beaucoup ma vie telle qu’elle est, mais j’ai la désagréable impression qu’il manque quelque chose pour que je me sente absolument bien, invincible et que j’ai le sentiment que tout bouge autour de moi. Je pense que cette réaction est normale et commune chez la plupart des gens. Mais comme tous les domaines de notre vie ne peuvent pas bouger à fond en même temps, et que moi j’ai déjà le domaine professionnel, ma vie sentimentale et relationnelle en pâtis drôlement. J’ai changé de voie pour faire quelque chose qui me plait vraiment, et auquel je pense depuis un certain temps (oui ce changement ne s’est pas fait du jour au lendemain, ça fait un bail que je songe à changer). Certes, cela m’apporte beaucoup, et je me sens à ma place (même si des fois je suis complètement parano et je me dis que tous les gens de ma classe pensent le contraire), mais je ne peux pas dire « ma vie est parfaite je me sens pleinement épanouie, il ne me manque rien ».
[…]
 
Je reviens de cours, putain ça m’a soulé. Ce cours je ne l’aime pas vraiment car je galère un peu je ne suis pas très à l’aise avec le logiciel. Bref, c’est pas vraiment l’objet de l’article, mais faut que je me remette dedans là. Ah oui ! j’en étais à « tous les domaines de notre vie ne peuvent pas bouger en même temps ». Ben moi j’aimerais bien pourtant. Heureusement je suis très prise par mon travail donc je n’ai pas vraiment le temps d’y penser mais je sens bien qu’il me manque un truc. Ca doit être mon côté sentimentale j’ai besoin de ça pour me sentir vraiment vivante et boostée. L’amitié a aussi cet effet la sur moi mais comme j’ai pas vraiment le temps de voir mes amis ben ça compense pas vraiment. Donc voilà, je suis dans une période un peu fade, pas mauvaise (parce qu’il ne m’arrive rien de mauvais) mais pas non plus rose bonbon. C’est quand même assez frustrant pour moi de voir que je ne peux pas m’épanouir complètement même en faisant un truc que j’aime. Je fais partie de la catégorie « les gens priment sur le travail », faut que je m’y fasse. C’est comme ça que j’ai découvert aussi que pour mon futur travail il me faut l’ambiance de travail que j’aime sinon c’est impossible. Je préfère faire un travail moins épanouissant mais dans une super ambiance de travail que l’inverse.
 
Mais revenons à mon idée de tomber amoureuse. Vous trouvez peut être ça un peu fleur bleue ? Bon déjà j’ai écrit un truc là-dessus sur mon blog donc je n’y reviendrais pas (et c’est que je vais voir si vous allez y jeter un coup d’œil ou pas), et puis non je pense pas que ce soit fleur bleue. Après tout, tout le monde a besoin d’aimer et d’être aimé pour se sentir vivant et avoir envie de foncer vers le futur. Oui c’est toujours mieux de foncer vers le futur en sachant qu’on peut le partager avec quelqu’un. Et puis je crois que plus on tombe amoureux et plus ca donne envie de rester dans cet état, un peu comme une drogue. On a envie de planer. Et moi en ce moment j’ai envie de planer, même si je me dis que j’aurais super pas beaucoup de temps à consacrer à ma source de planage. Mais ça n’empêche que j’ai quand même envie. Le pire c’est que ce matin je me tire les cartes (oui ça m’arrive des fois) pour savoir si oui ou non je vais tomber bientôt amoureuse. Et elles me répondent que je suis dans la période idéale et que y a déjà le mec pour dans ma vie (suivez mon regard), mais qu’il faudrait que je me bouge les fesses. Ben voyons, mais moi je voulais que ça me tombe dessus, pas que je me batte pour. Apparemment j’ai pas le choix, alors vais-je le faire ? La suite au prochain épisode !!
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