J’invoque le droit à me foutre du foot

Ce soir, l’équipe de France de football rencontrera l’équipe du Portugal pour une finale inédite…. enfin, je crois. Celui qui gagne sera sacré champion d’Europe, youhou ! Youhou ? Alors, non, excusez-moi mais j’en ai rien à faiiiiiiiiiiire. Et ceci n’est pas une posture condescendante de pseudo intellectuelle qui considère que le foot, c’est que pour les beaufs illettrés, non… C’est juste que je ne ressens strictement aucun intérêt pour cette compétition.

je-m-en-fiche

Et je dois avouer que j’ai du mal à saisir la force de l’euphorie entourant ce sport. Oui, je sais qu’un beau match peut être haletant et que ça peut être un spectacle tout à fait plaisant à regarder, j’ai déjà eu l’occasion de mater des matchs (quand même) mais le point reste : pourquoi ça rend la nation folle à ce point ? Déjà, je trouve fantastique que le peuple dans le sens très large du terme revendique une telle victoire. Le “on a gagné” légèrement abusé : ce n’est pas “on” qui a gagné mais une vingtaine de joueurs et leur staff technique. “Et le public, tu l’oublies, le 12e homme et tout ?”. Alors, je veux bien mais ça me fait doucement rire quand je vois comment, en France, on maîtrise à mort la critique ultra violente des joueurs s’ils ont le malheur de ne pas marquer. J’ai beau ne pas m’intéresser au foot, je connais les histoires de poids de Gignac, les critiques sur Giroud et puis, hop, il marque et c’est devenu l’idole de la nation. Ah woké… Est-ce que vous pourriez changer d’avis un peu moins vite que je puisse suivre ? Le cas le plus manifeste reste Aimé Jacquet, le mec sur lequel on a craché pendant tout son mandat d’entraîneur jusqu’à ce qu’il gagne la Coupe du Monde. Bref, un peu boîteux ce 12e homme mais on dira qu’on ne parle que des supporters du Stade.

public match de foot

Mais la vraie question est : pourquoi le foot ? Je pourrais comprendre cette légère préférence par rapport au rugby où nous n’avons jamais été champions du Monde malgré quelques finales disputées, nos frêles joueurs ne semblant pas à la hauteur des mastodontes de l’hémisphère sud. Mais il y a pas mal de sports où on domine largement la discipline comme le handball où on a accumulé pas mal de titres, la natation, le biathlon, le saut à la perche, même le basket, je crois qu’on est bons. Et niveau spectacle et tension, le handball me paraît largement au dessus par rapport à des matchs de foot qui semblent régulièrement vous amener au bout de l’ennui. Donc pourquoi le foot ? Je pense qu’il y a là quelque chose d’historique que je ne situe pas bien, très peu de pays semblant exclus de ce délire footballistique (mention spéciale au Canada cependant, le pays où tout est merveilleux).

canada-foot

On voit que ça attire du monde, là bas

Mais surtout, ce qui m’agace, c’est que j’ai l’impression qu’on me refuse le droit de m’en foutre. Je ne parle pas de ne pas aimer, ce n’est même pas ça : c’est juste un truc qui ne fait pas du tout partie de ma vie. Déjà, là, sur cette compétition en particulier: je n’ai plus la télé, j’ai été en vadrouille durant la moitié de la compétition (ce qui ne m’a pas empêchée de me retrouver noyée dans une marée de supporters hongrois lors de notre premier soir à Budapest et franchement, ça m’a donné une première impression horrible de la ville : c’est à celui qui gueulera le plus fort dans une espèce de compétition de voix viriles à la con, les bouteilles de bière volent, ça pisse dans tous les coins… waouh, la belle fête… Et évidemment, on a fini par se réfugier dans notre appartement avec des vivres achetées en urgence au supermarché, top la première soirée) et je ne sais même pas qui joue à part ceux qui marquent les buts car je vois leurs noms passer sur Twitter. Et une victoire de la France (ou sa défaite) ne changera strictement rien à ma vie : je ne vivrai ni mieux ni mal, j’aurai juste du mal à accéder aux autres nouvelles pendant quelques jours et je pesterai quand je verrai que Hollande et Valls sortiront des abysses des sondages avec quelques points en plus juste parce que quelques gars qui courent sur une pelouse ont gagné.

Hollande joue au foot

« Ouais, j’ai presque 25% d’opinions favorables, vive le foot ! »

Et la fierté ? Mais fierté de quoi ? De partager la même nationalité de ces coureurs de pelouse ? Oh wouah, effectivement, je suis très fière de… Non, pardon, je vois pas. Je comprends limite plus ça dans les championnats club où tu supportes ton club tout au long de l’année et que tu t’investis un minimum mais là… Je veux dire, cette équipe, là, elle joue combien de fois dans l’année ? Une demi douzaine à une quinzaine de fois maximum ? Certains joueurs y jouent tellement peu qu’à ce niveau là, on est carrément dans le caméo. Donc bon, quitte à être fière de la France, j’aimerais que ce soit parce que nous avons fait une découverte majeure qui va révolutionner le monde, parce qu’on a mis en place un modèle de société égalitariste, social et écologique (la fille qui rêve sa vie, tsééé…). Mais être fière parce qu’une équipe de mon pays a gagné une compétition, pardon, mais vous m’en demandez trop là.

Equipe de France de foot Euro 2000

C’est marrant parce que la dernière fois où on a gagné l’Euro, on avait Deschamps dans l’équipe et là, il est entraîneur… C’est un signe ? (oui parce que j’ai beau ne pas m’intéresser au foot, je sais des trucs, quand même)

Bref, j’aimerais juste qu’on ne me parle pas de foot, qu’on ne me regarde pas comme une extraterrestre parce que je n’ai pas vu un seul match et que je n’en ai pas envie, que la ferveur nationale me laisse froide. Ce n’est pas parce qu’une bonne partie d’entre vous s’est soudain découvert une passion pour le foot (passion oubliée dans 3 semaines max) que je dois suivre le même chemin que vous. Et il n’y a rien de grave.

Rendez-vous sur Hellocoton !

L’Eurovision, c’est politique

A l’heure où je tape ses quelques mots, je ne suis pas sûre du gagnant de l’Eurovision et, à dire vrai, je m’en fous un peu (beaucoup). Quoi que ça m’aurait fait plaisir que ce soit les mamies russes mais quand j’ai éteint le poste, ça semblait plus être la frangée suédoise. J’ai rien vu de la soirée vu qu’on regardait du rugby avec mes parents mais MAIS quand même, je tenais à évoquer les incroyables connivences politiques que j’ai vues hier soir.

De façon générale, je ne comprends pas l’intérêt de l’Eurovision. Peu importe le gagnant,on l’aura oublié dès le lendemain, qu’il soit bon ou mauvais. Je suis bien incapable de vous faire la liste des 5 derniers participants français, je ne me souviens même pas de qui a défendu nos couleurs l’an dernier. Depuis 1977 et Marie Myriam, on cumule les échecs et plutôt retentissants, on finit plus souvent avant-dernier qu’après-premier (deuxième quoi mais c’était plus percutant dit comme ça). Et la vérité, la voici : si on ne gagne pas, ce n’est pas parce qu’on est mauvais mais parce qu’on est victime d’alliances géopolitiques. Et peut-être un peu parce qu’on est mauvais aussi, j’ai pas écouté ce que chantait Anggun, le seul extrait qui passait pour dire de voter pour la France, je regardais ses étoles voler. Bref.

La géopolitique, disais-je. Avec mon père, nous regardions les attributions de points en rigolant à base de « hihihi, personne ne vote pour nous. Oh putain, même les Belges ne nous ont rien filé, on est mal, huhuhu ! » Oui, avec mon père, on a un humour anti chauvin assez développé sur ce genre de choses (pas sur le rugby par contre, faudrait voir à pas déconner). Je lui explique que de toute façon, les pays scandinaves votent tous les uns pour les autres, les pays de l’est idem, que la Grèce et Chypre (Saïpreusss. Je trouve la prononciation anglaise de certains pays terriblement plus classe en anglais comme Cyprus donc ou Russia. Reuchia, je me lasse pas de le prononcer. Faut que je me dépêche de partir là bas pour pouvoir raconter à mes amis anglophones que je n’ai pas que j’ai travelled in Russia) (cet article est décidément un tissu de grand n’importe quoi mais sur l’Eurovision en même temps…), que la Grèce et Chypre, disais-je, se filent systématiquement les 12 points (poïnts). Donc hier, voilà, la Grèce et Chypre se sont échangés leurs 12 points, la Turquie et l’Azerbaïdjan aussi. Puis vint la jolie Croate qui donna les 8, 10 et 12 points à la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et à la Macédoine (je crois, je me souviens plus bien qui était en lice et ça correspond le mieux à mon histoire). Là, je dis à mon père « quand tu penses qu’il y a 20 ans, ils se faisaient tous la guerre et là, ils se dealent les points à l’Eurovision, c’est beau… »


Je me pose quand même une question essentielle quand je vois ça : l’Eurovision aurait-elle une dimension géopolitique que je ne conçois pas ? Pour moi, ce ne sont que des chanteurs qui, en général, disparaissent très vite de la circulation (allez lire le top des pires tôles à l’Eurovision, vous verrez qu’on en a oublié les 3/4. Moi, je me souvenais que des Fatals Picards et de la Raélienne, précisément pour cette raison là). Hier soir, ça se partageait entre pop et tradition, électro et folklorique, une étrange soupe sans queue ni tête. La Russie a envoyé des petites mamies toutes adorables alors que la moitié des candidates avait oublié sa culotte. La France a tout tenté au fil des ans : des chanteuses à voix, des artistes scéniques, des artistes décalés, de l’electro, même du régional, des fois que nos amis celtes aient des points à dealer. Le tout aboutissant toujours sur un résultat mauvais. J’ai pas la sensation que beaucoup de pays prennent ça au sérieux dans la sélection des artistes mais à l’heure de distribuer les points, ça ne rigole plus. Que se passerait-il si la Grèce ne filait pas ses points à Chypre ? Les Chypriotes grecs s’expatrieraient-ils aussitôt pour abandonner l’île aux Turcs (qui eux ne filent jamais de point à Chypre) ? Et si la Macédoine ne donnait rien aux gentils voisins ex-Yougoslaves et Grecs, tant qu’à faire, perdrait-elle aussi sec son statut de république ? La Grèce lui referait-elle la guerre pour qu’elle rechange de nom ? Et puisque les Belges ne nous ont pas filé le moindre point, peut-on dire que s’il survient une scission, la Wallonie pourra aller se faire voir mais qu’on l’intègrera pas chez nous ? Bon, ok, le monsieur qui distribuait les points avait un accent plus flamand que wallon mais merde, y a eu trahison, là. Et si Nicolas Sarkozy était repassé, aurait-on gagné quelques points en plus de nos voisins qui boudent car ils craignent la vague rose ?


En fait, l’Eurovision, c’est encore plus compliqué qu’un sommet de l’ONU. Et pour le plaisir, la prestation de la gagnante que je découvre avec vous ou à peu près.

Ok, c’est atroce, c’est juste de l’Eurodance…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les fiançailles de l’extrême

Ce week-end, alors que des amazones apparemment hystériques décidaient de tenir tête à l’équipe des hommes sur une île lointaine, je m’apprêtais à vivre mon propre Koh Lanta. Au menu des épreuves : marche en talons hauts et collants (soit « marche sur une patinoire ambulante toute la journée »), messe d’une heure, repas gargantuesque en tenue de gala, nuitées en camping car. Bref, vendredi soir, quand je suis montée dans le train, nonobstant les baisers et les caresses d’encouragement d’Amant chouchou sur le quai (comme c’est romantique), je n’étais
guère jouasse. Cramer tout un week-end pour des fiançailles, ça fait un poil chier. Des fiançailles aux allures de mariage avec placements à table, obligation d’être chic et même une urne pour
donner des chèques (??). Pour plus de clarté, ne sachant plus si j’en ai parlé ou non dans ce blog, les fiancés, ce sont Yohann mon presque frère et Blanche, sa copine (oui, il se fiance avec sa copine, c’est quand même d’un pratique !)

photo--3-.JPG

Arrivée à la gare, je suis récupérée par Alice et Anthony, on embarque un autre mec au passage, Yohann dont je vous reparlerai car il fait partie de mes fantasmes récurrents. Mais ce sera dans un autre article. Donc ma soeur et son mec viennent nous chercher à la gare et nous annoncent que tout le monde est parti se coucher donc en gros, en arrivant, on va devoir en faire autant. Yohann commence à râler en soulignant qu’il est parti direct du boulot pour prendre le train et qu’il aurait apprécié, outre le fait d’être accueilli, d’avoir genre une petite bière. Ma soeur fera donc la barmaid tandis qu’Anthony me largue devant le camping-car familial où sont installés mes parents et où je vais passer la nuit. Oui, je suis logée dans un camping car, je ne connais absolument pas ces choses, c’est mon dépucelage de camping car. A 30 ans, il était temps. Alors en fait, le camping car, ça ressemble à un bateau jusque dans le tangage. Oui parce qu’une fois couchés, dès qu’il y en avait un qui bougeait, ça faisait bouger le camping car. On se maaaaarre. Ah, j’avais aussi oublié que mes parents avaient tendance à ronfler. A un moment, je crois avoir pensé que j’allais passer une bien courte nuit. Heureusement, mon gêne marmotte fut le plus fort et j’ai fini par m’endormir.

photo--4-.JPG

Jour J des fiançailles, je me lève et me douche en faisant bien attention à l’eau (c’est pas stressant ça aussi, tiens), enfile ma belle robe marron, dans les mêmes tons que celle de ma mère et de ma soeur. On se la joue un peu « drôles de dames » dans la famille Bartoldi, yeah. Je pars à l’église avec la mère de la fiancée très « artiste » comme nana, c’est pas triste. Mais le mieux, c’est la cérémonie qui est assez folklorique. Entrée sur Etienne Daho joué par des amis de Yohann (la fille chante faux) on a eu droit à un K’s Choice et du Paolo Conte, des discours et des prières pas trop cucul, ça va. Ma soeur a réussi l’exploit de terminer une prière sur le couple par une référence au rugby. Elle est grande. A un moment, on a eu aussi eu des chants juifs… Ca fait son effet dans une cérémonie simili-catholique. Les gens applaudissaient en rythme, je me suis un peu demandée où j’étais sur le coup… Bon, finalement, la cérémonie n’est pas trop chiante et on part pour la meilleure partie de la journée, à priori, l’apéro. Bon, je savais qu’à table, j’étais désolidarisée de ma famille et placée à la table des vingtenaires avec Yohann-fantasme. Je discute un peu avec les gens notamment un mec qui était au lycée avec ma soeur devenu bien appétissant qui me raconte des choses intéressantes : « alors, il paraît que tu as été éditée ? ». Ah ? J’étais pas au courant. J’avais effectivement été contactée par une maison d’édition mais je n’ai jamais rien rendu donc non. Quoi qu’en ce moment, j’avance bien sur mon nouveau roman, je dois écrire à peu près 3 lignes par jour, youhou !

photo--5-.JPG

Bref, le déjeuner se passe à merveille, je suis à la meilleure table, on rigole bien, on se promet de se revoir à Paris (j’ai filé mon numéro à personne, ça va être compliqué), on boit beaucoup. Après une baignade des jambes dans la piscine (j’avais pas de maillot et j’ai pas osé me baigner en string), je m’endors comme une merde sur le transat, le vin rouge monte à la tête. Le soir, c’est danse party sur le parquet, ma mère est déchaînée. Et voir sa mère imiter du Gilbert Montagné alors qu’elle est même pas bourrée, c’est un peu une expérience à laquelle on ne s’attend pas. Anthony me sert un punch de sa composition et me fait manger du camembert rôti (c’est boooooon), je colle un peu Yohann-Fantasme mais pas trop car y a mes parents à côté et qu’ils pensent toujours que je suis monogame et en couple, actuellement (même si j’ai laissé mon compagnon à la maison et que je n’ai pas parlé de le ramener à Noël).

photo--2-.JPG

Moralité ? Moi qui traînais des pieds à y aller, finalement, j’ai passé un bon week-end dans une propriété magnifique avec le soleil en prime. Que demander de plus ? Le dimanche matin, en attendant qu’on me ramène à la gare, je suis allée me promener quelques instants dans les vignes. C’est marrant comme la nature me rend toujours sereine, on est bien dans le silence de la campagne. Finalement, moi qui pensais un week-end pénible, j’ai pu passer de bons moments. Par contre, je suis bien claquée…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Et si je faisais un site pro ?

Chercher du travail, c’est finalement accroître au maximum sa visibilité auprès des recruteurs. Envois de CV, inscriptions aux agences d’emploi (ANPE et interim) et cabinets de recrutements… Bref, si vous voulez décrocher un emploi, il faut que l’employeur sache que vous existez. Vous êtes inscrits à viadeo et Linked in, bref, aux sites permettant de développer votre réseau. Même facebook, ça marche mais ça, j’en parlerai plus tard. Mais une bonne façon de se démarquer, c’est de créer un site pro.

Imaginons que je réponde à une annonce. Premier réflexe du recruteur : taper mon nom sur google. D’ailleurs lors d’un entretien, un recruteur m’avait sorti un vieux CV avec une photo de moi à 20 ou 21 ans dessus. Il m’a sorti les articles que j’avais écrit pour un webzine et pour le site de rugby. Bref, on commence l’entretien, le gars sait déjà un peu qui je suis et a eu le temps de lire ma prose à tête reposée car un entretien, ça va vite et on n’a pas le temps de faire lire tout son pressbook. Alors au lieu de le laisser trouver des articles au petit bonheur la chance, aidons le un peu en créant un site à mon nom. Quand je dis site, ça peut être un blog qui a l’avantage d’être plus facile à utiliser qu’un site en html. D’autant que certaines plates formes proposent la possibilité d’intégrer des pages fixes qui serviront pour le CV, par exemple.

En un site, vous pouvez tout présenter à l’employeur : CV, articles rédigés, rapports de stages, réalisations… Evidemment, tout dépend du secteur concerné. Pour ma part, j’avais crée un blog journalistique qui me servait à mettre CV, press book mais aussi écrire des articles bonus genre chroniques de film ou de livres, des réactions sur des reportages, des opinions… Surtout que ce blog a vécu juste avant les présidentielles, ça tombait plutôt bien. Je détaillais aussi l’état de ma recherche d’emploi, racontant mes entretiens et
tous les dimanches, je faisais un journal de la semaine précisant combien de candidatures spontanées, combien d’annonces répondues, combien d’articles écrits ou combien d’entretiens passés j’avais à mon actif. L’avantage, c’est que ça me forçait à ne pas faiblir. Bon, dans les faits, je n’ai jamais mis le press book en ligne vu que j’ai trouvé du boulot deux mois après sa création.

Ce genre de site présente deux avantages : quand vous postulez à une annonce, vous donnez l’adresse du site/blog, permettant à l’employeur de voir rapidement de quoi vous êtes capables. Il n’y passera pas deux heures non plus donc il faut que la navigation soit la plus simple possible. Evidemment, ce n’est pas une raison pour faire l’impasse sur le pressbook en entretien : si la plupart des employeurs prennent la peine de fouiller sur le net pour vous trouver, rien n’indique que tous vont le faire.

Autre avantage : ça offre une visibilité et ça permet à des chasseurs de tête de vous trouver. Evidemment, ça dépend du secteur, là encore. Dans le mien, par exemple, ça m’est arrivé une fois, ça m’étonnerait fort que ça se reproduise, il ne faut pas se reposer dessus. Mais les cabinets de recrutement fouillent, certains recruteurs aussi. Quand je faisais mon stage occulte dans une cave en été 2005, mon « tuteur de stage » avait demandé à l’autre stagiaire de lui trouver des CV de développeurs en ligne.

Soyons clairs : avoir son site à son nom ne dispense pas des recherches, faut arrêter de croire au Père Noël. Mais ça reste qu’en un seul lien, le recruteur peut déjà savoir à qui il a à faire avant même l’entretien. Puis si on choisit la forme blog, on est obligé de le remplir plus ou moins régulièrement et d’écrire donc des articles sur notre métier, ce qui ne peut pas nous faire de mal. A condition bien sûr de soigner son orthographe, grammaire, syntaxe, la présentation et évidemment de ne pas dire trop de bêtises. Mais finalement, soigner son site, c’est comme passer un entretien virtuel, finalement. On n’aurait pas idée d’aller en entretien en pantoufle alors pareil : on écrit comme il faut, ça donnera de suite bonne impression.

Mais Internet n’est pas toujours notre avis, je vous en parlerai la semaine prochaine.

En attendant, un petit article d’un chef d’entreprise qui parle recrutement.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Un nouveau diplôme pour un job ?

Quand on est en recherche d’emploi, le problème, c’est qu’on a quand même pas mal de temps libre pour cogiter et plus le temps passe, plus le sujet de l’emploi prend une place prépondérante dans les pensées. Mais au lieu de se demander comment faire pour trouver un boulot, on passe à « mais que me manque-t-il, bon sang ? ». Et là, on se dit qu’un nouveau diplôme, ça règlerait peut-être tous les soucis.

Octobre 2005, me voici titulaire d’un master professionnel de journalisme, un bac+5, quoi. Dans ma vision naïve et optimiste du monde, je crois sincèrement que ça va m’ouvrir des portes. Résultat : pas du tout. D’abord parce que des bac+5, y en a des wagons entiers, y compris dans le journalisme. Ensuite, ayant fait mes études sur Toulouse, j’ai un gros problème de réseau. Alors un jour de déprime, je me suis dit : « pourquoi ne pas reprendre mes études ? ». L’idée : faire un diplôme reconnu de journalisme ce qui
m’apporterait prestige ou à peu près et surtout
réseau. Je fouille un peu sur le net et je trouve un diplôme pas mal : un master professionnel de journalisme à l’IPJ, reconnu donc par la profession et qui se fait sur Paris, youpi. Alors sur le papier, l’idée est bonne mais dans les faits, les preuves que c’est une fausse bonne idée s’accumulent :

– la rentrée est en octobre donc en attendant, je peux trouver un boulot. J’espère trouver un boulot. Me dire que je vais rester encore 6 mois désoeuvrée me donne envie d’aller me recoucher.

– j’ai déjà un master professionnel de journalisme et forcément, ça va plus plomber mon dossier de candidature « mais mademoiselle, pourquoi vous voulez présenter ce diplôme alors que vous en avez un équivalent ? ». Même si je sors mon argumentaire réseau et tout ça, je me doute qu’entre une candidate qui a déjà son bac +5 et un qui ne l’a pas encore, je suis forcément éliminée.

– je peux « omettre » d’indiquer mon bac+5 mais il faut justifier les trous dans le CV. Il y a bien mon stage de rugby mais vu que le stage suivant était une vaste blague, ça fait quand même des trous à combler. Sans compter l’année suivante de recherche d’emploi. C’est mal parti.

Donc déjà, je pars avec un mauvais dossier. Mais surtout, je n’ai pas la bonne démarche. Arrive un moment où le diplôme n’est plus si utile mais il vaut mieux mettre l’accent sur l’expérience. Oui, évidemment, ça aide pour le réseau mais il existe d’autres façons de le peaufiner. D’autant qu’un diplôme supplémentaire, c’est un peu reculer pour mieux sauter : 9 mois de cours donc 3 de stages. Ca repose au niveau de la recherche d’emploi mais une fois qu’on est lancé, est-il intelligent de s’arrêter tout ce temps ? Je n’en suis pas certaine. Rien ne dit qu’à la fin de cette année scolaire là, j’ai du travail mais à un moment, il faut arrêter de marcher sur le côté. Surtout que faire deux fois la même chose ne me paraît pas vraiment l’idée la plus pertinente du monde.

Arrive un moment où il faut se jeter dans le bain. Alors reprendre ses études, finalement, ce n’est pas une bonne idée.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Où trouver l’homme ? Episode 7 : au stade

(Je rappelle à mon lectorat adoré que tout ceci est une fiction, je ne suis pas blessée au poignet en vrai, c’est pour de rire)

Me voici donc blessée. Une entorse au poignet, c’est pas grave comme dirait le docteur mais c’est quand même un peu handicapant quand on passe sa journée à taper sur un clavier. Et encore, je me plains pas, c’est le gauche, ça aurait pu être pire. Mais j’ai retenu la leçon : les activités sportives pour la drague, c’est pas pour moi, ça ne me réussit pas. Quoi que… Pratiquer un sport ne me réussit pas, certes, mais le mater en collectivité ? Voyons voir un peu.

 undefined

Pour les 10 ans du Stade de France, il y avait des places bradées pour le match de rugby France-Italie. A l’époque où j’avais deux poignets valides, j’avais donc pris deux places. Au début, j’envisageais d’embarquer Vicky pour l’initier aux joies du rugby dans un vrai stade et pas sur un canapé avec ma mère qui hurle à côté. Mais la demoiselle étant partie la veille en Australie, je me trouve une autre comparse et pas des moindre : ma sœur. Deux créatures délicieusement plantureuses aux yeux clairs, la blondinette et la brune sauf aux racines (oui, je suis pas sûre de rester brune actuellement, je vais peut-être ré explorer le côté clair de ma chevelure) sont donc au stade. C’est pas la première fois qu’Alice et moi allons ensemble à un match, toutes les deux, et en général, ça plaît pas mal, les deux sœurs toutes seules. Déjà, on croise deux mecs tandis qu’on monte les marches pour rejoindre nos places : « hé, bon match les filles ! ».

Un stade plein de mâles qui aiment le rugby, la plupart venant du sud ouest et les beaux gosses du sud ouest, ça m’émeut toujours, sans doute parce que ça me rappelle mes origines toulousaines. Ou parce que ce sont les plus beaux, tout simplement. Le pourcentage de femmes célibataires me paraît pas bien élevé, il me semble que je suis plutôt bien barrée, sauf que j’ai quand même un handicap de taille, il fait même 1m56 (selon sa carte d’identité) : Alice. Non parce que les mâles en stade marchent par grappe et je ne vois pas trop comment draguer avec un binôme en couple et rigoureusement fidèle. Faut savoir qu’Alice, elle n’a qu’un style de mec : Anthony. En plus, draguer devant ma sœur, c’est un peu bizarre, même si je l’ai déjà fait. Je suis pas très pudique !

Le match commence. Bonne nouvelle, on mène. D’un autre côté, les Italiens auraient gagné, j’aurai ramené un supporter italien, ils sont beaux aussi même s’ils sont beaucoup moins nombreux. Alors, profitons d’un petit arrêt de jeu pour mater un peu mes entourages, histoire de verrouiller quelques cibles. Oui, je fais en gros, là, j’affinerai plus tard. Bon, là, dans mes entourages immédiats, c’est pas trop ça. On est un peu au milieu de familles, y a même un gosse qui nous a bien beuglé la Marseillaise dans les oreilles. On sent qu’il y connaît pas grand chose le petit, il crie un peu à contre temps. Bon, je mate un peu le père, ne sait-on jamais. Après tout, dans mon immeuble, le beau gosse de service, c’est le père des deux furies qui me réveillent tous les samedi matins à 9h30 en pleurant comme des malades devant ma porte. Mais là, non, c’est pas le cas. Bon, ils sont où les beaux gosses ? Ah, plus bas, ça s’agite bien, ça veut faire la ola en permanence, ça sent le jeune. Mais là, c’est loin. Bon, je vais attendre la fin du match et le bain de foule pour récupérer le métro.

Fin du match, Alice et moi ne nous pressons pas trop, on essaie de trouver le chemin le plus court. Comme je lui ai expliqué que quand je marche dans la foule, je peux pas m’empêcher de jouer la voiture et de faire « gniaaaaaaaan » dans ma tête quand je croise ou double des gens, on joue à ça. On double les gens en rigolant et à un moment, on se rentre dedans sans que ça soit calculé. Ca nous fait bien rire. Le côté barjot, ça doit être génétique. Bon, suite à un bain de foule, nous voici dans le métro. Pas de beaux mecs mais des joyeux drilles qui crient en racontant des blagues « et alors, jé lui démande ung cinquante et hein ! » . Ils ont plus que l’âge de mon père donc forcément, y a rien à emballer mais ça nous fait bien marrer, c’est toujours ça de pris.


Retour chez moi. Conclusion : la prochain fois que je veux draguer au stade, je prie très fort pour tomber au milieu d’un car de jeunes et beaux supporters, pas dans le carré familial. Puisque c’est ça, la semaine prochaine, je vais mater le match dans un pub.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Où trouver l’homme ? Episode 6-2 :aux urgences

(Je rappelle à mes lecteurs chéris que tout ceci est une fiction et qu’en vrai, j’ai pas foutu les pieds aux urgences depuis 97, quand j’ai fait mon allergie à l’aspirine. Mes deux poignets vont très bien)

Me voici donc aux urgences. Après avoir attendu x temps à relire des vieux magazines people pour tuer le temps, me voici enfin dans une salle d’examen à attendre le docteur. LE, sexe masculin, à priori. Il n’empêche que je me moquais de la news de Britney Spears qui était enceinte la semaine dernière mais apparemment, elle serait possiblement enceinte de son paparazzo, les experts ne se prononcent pas. Grossesse ou mauvaise alimentation ? Le bidou s’arrondit alors finalement, avec mon
magazine qui date d’il y a deux ans, je suis pas si larguée. Mais revenons à mon docteur, ça compte plus que les aventures de Britney qu’on n’arrive plus à suivre, de toute façon.

Donc voici le docteur qui rentre… Bon, ce n’est pas George Clooney mais il a du charme quand même. On va sourire, c’est toujours plus sympa. Il me le rend bien, c’est bien
engagé ! Je lui raconte un peu mes mésaventures palpitantes et il répond en blaguant « ah, les enfants, c’est plus dangereux qu’on ne le croie ! ». On est sur la même longueur d’ondes, doc. Il examine mon poignet, le tourne, je grimace, je laisse échapper un sifflement de douleur. Je crois même que j’ai mes yeux qui pleurent un peu.

« Ce n’est rien, juste une petite entorse ! ».

Ce n’est rien, ce n’est rien… Bah, tiens, j’aimerais t’y voir toi ! Ok, on ne m’amputera pas mais j’ai très très mal et j’ai envie de prendre n’importe quoi pour ne plus avoir
mal. Pourquoi les médecins minimisent toujours nos bobos ? C’est quand même une entorse, c’est pas comme si je simulais ! Là, il perd des points le docteur pas si choupinou.

« On va vous faire un petit bandage et ça ira mieux ! ». Alors déjà, c’est pas en minimisant le bandage que je vais guérir mais surtout, je suis pas débile. Ca me
fait penser quand on était petit et que les parents nous faisait un bisou sur notre bobo pour nous « guérir ». Petite, je tombais souvent, étant plus tête en l’air que terre à terre. Et bien je vous promets qu’un bisou, ça ne soigne pas les écorchures et que quand on met de l’alcool dessus, ça pique très fort. Mais revenons à mon médecin, mon entorse « pas grave » et mon « petit » bandage. Il me donne quelques conseils pour vivre au mieux mon entorse. « Vous vivez seule ? ». Oui. « Ah, charmante comme vous êtes, c’est étonnant ». C’est qu’il marquerai des points le docteur choupinou. Bon, allez, je vais lui sourire à nouveau. Après tout, ramener un docteur à la maison, ça fera plaisir à papa, ils pourront parler médecine.

On discute un peu, il me demande ce que je fais dans la vie, je ne peux pas lui demander la même chose (je le sais déjà) donc je pars un peu en impro du one woman show en imaginant ma vie de future grande blessée de guerre. C’est pas que je sois hyper manuelle et je suis pas du tout gauchère mais un poignet de moins, c’est un peu lourd, surtout quand on passe la journée à taper sur un clavier. Et là, crucifixion moins 3 secondes : « oui, mon copain s’est cassé le métacarpe l’an dernier, c’était une horreur ». Son copain ? De quoi ? Non mais c’est une blague ou quoi ? Résumé de la situation : j’ai une entorse « pas grave » au poignet gauche, j’ai poireauté je ne sais combien d’heures dans un hôpital qui sent l’hôpital à lire des magazines qui se décomposaient limite entre mes doigts tellement ils étaient vieux à ne pas voir la queue d’un mec (au premier degré à lire, ma phrase) et quand je vois enfin un homme, un vrai, un docteur, il est gay.

C’est là qu’on dit fuckin’ karma non ? De toute façon, sortir avec un médecin pour une fille de docteur, c’est d’un cliché, ça fait un peu trop complexe d’Œdipe. Et puis les
écouter parler médecine, ça m’aurait emmerdé de toute façon. Non, vraiment, c’est mieux comme ça.

Bon, avec mon poignet, il est évident que je vais arrêter les activités sportives pour draguer, ça ne me réussit pas, de toute façon. Mais c’est pas grave, j’ai des billets pour un
match de rugby pour me consoler. La semaine prochaine, je drague donc au stade.

 

PS : Matt, désolée, j’ai pas fait de jeu de mot merdique avec le gros thermomètre du docteur !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Mmmmm Chabal !!

Débuter un article avec un titre aussi naze, je sais, je devrais avoir méga honte mais pas du tout, en fait. Pour les 3 du fond qui n’ont pas suivi, je vais parler rugby mais restez parce que le sujet, c’est pas que ça, en fait. En fait voici l’article que j’avais prévu la semaine dernière mais que j’avais pas écrit parce que je faisais autre chose.

 abs.jpg

Semaine dernière, avant le quart de finale contre les All Blacks, je lis mon Elle. Oui, une phrase qui allie Elle et rugby, c’est possible. Là, je découvre une chronique de mon cher ami Eric Zemmour. Lui, je vois son nom, j’ai des envie de meurtre, c’est automatique. Et quand je le lis, c’est pire. Je vous résume sa pensée (si, si, paraît qu’il y en a une) : Chabal, c’est trop trop cool qu’il soit mis en avant parce que ce sont les vraies valeurs viriles du rugby qu’il représente, contrairement aux tapettes joueurs du calendrier et du Stade Français. Regardez, femmes, un homme, c’est barbu, poilu, hirsute, musclé, cradouille, pas gentil… Les autres, c’est que des pédés, il nous sape notre virilité. Et puis vous n’y connaissez rien au rugby, d’abord, c’est votre faute, à vous et aux tafioles homosexuels qui ont imposé cette féminité dans le sport. Au moins.

Forcément, je lis ça, je m’énerve. Bon, déjà, Zemmour, je devrais vraiment pas lire, je le sais que ça va m’énerver. Alors, M. Zemmour, je me permets de vous répondre, malgré mon irrespect et mon mépris pour vous. Alors commençons par le « vous n’y connaissez rien au rugby et vous le féminisez ». Prenons mon cas personnel, au hasard. 25 ans, journaliste rugby (oui, stagiaire mais quand même) qui attend devant les vestiaires pour interviewer les joueurs et qui pose des questions intelligentes parce que je m’intéresse à ce qu’ils ont fait sur le terrain. Même que j’ai suivi le match et même que j’ai compris tout ce qu’il se passait. Oui, je m’intéresse au rugby et pas qu’au cul des joueurs. Moi, quand je regarde le rugby, j’explique à Enzo sur MSN les règles, je m’énerve face à certaines couffes des Français, je peux expliquer à Vicky ce qu’il se passe à la télé… Alors, oui, je suis folle amoureuse d’Elissalde, j’ai fait ma maline
quand Michalak m’a fait la bise, quand je croise Betsen en boîte, je trouve sa virilité torride. Donc je m’intéresse au rugby en dépit du calendrier, du maillot rose du Stade Français, du côté glamour de certains joueurs parce qu’au fond, je ne regarderais pas un sport juste pour mater des mecs. Si on regarde le foot, par exemple, y a des joueurs très craqua miou genre les Italiens, là, mais je vais pas me taper de 90 minutes d’un sport qui m’intéresse pas pour mater épisodiquement un mec. J’ai autre chose à foutre de ma vie.

 Et puis ça veut dire quoi « vous, les femmes, vous vous intéressez qu’à la plastique des joueurs ». Alors voilà, aux hommes le sport, aux femmes les soap et émissions de cuisine. Bah ouais, qu’est-ce qu’on fait chier à regarder et même à aimer le sport ? C’est un truc de mec, nous, on a juste droit à la gym, la danse et à la limite, la natation synchronisée. Ah, et le cheval aussi. Ce qui est « amusant », très entre guillemets, c’est la réaction des mecs lambdas quand on dit qu’on s’intéresse à des sports de « mecs ». Toi, tu t’y connais en rugby? Mouahahahah! Ben ouais, mon gars, je suis allée dans les vestiaires, je les ai interrogés, j’étais la chouchoute de l’équipe d’Aurillac, j’avais qu’à demander quel joueur je voulais interviewer et je l’avais. Et ce n’est pas juste parce que j’ai des gros seins et les yeux bleus, c’est surtout parce que je faisais de bons papiers. D’ailleurs, je n’ai jamais été mal vue par les joueurs. Entre eux et moi, il

n’y avait pas de question de sexe, j’étais journaliste asexuée, point. Pareil quand je me mets à parler F1, au début, ça rigole et on se rend vite compte que je sais de quoi je parle. De toute façon, en F1, si on regarde que pour la beauté des pilotes, il ne faut regarder que les 5 minutes du podium, sinon, ils ont un casque, on voit rien ! On voit même pas leur cul. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui encore, j’ai l’impression qu’une femme ne peut pas aimer le sport sans que ça paraisse suspect.

 Enfin, Chabal. Bon joueur, ok, mais pas toujours. Face à la Nouvelle Zélande, il a été plutôt discret, on dira. Pourquoi c’est la nouvelle coqueluche? Mais parce qu’il détonne. Il y a 5-10 ans, ce qui déteignait, c’était les beaux gosses pas abîmés et « fins » (par rapport aux autres parce que même les plus fins sont hyper baraques). Et ça, on aime les « pas pareil ». Je suis pas sûre que si Chabal avait été anglais ou néo-zélandais, il aurait été une star à ce point vu qu’il serait plus dans le ton. Oui, il est bon, oui, il est impressionnant mais moi, il me fait pas

triper. Sa virilité, ça me fait pas craquer du tout, c’est juste pas mon genre. Quand il fait une belle action, j’applaudis, quand il se vautre, je râle. Il joue tant mieux, il joue pas, tant pis. Mais si on regarde, sur le papier, j’ai l’impression que le meilleur joueur français de ce mondial, c’est Elissalde, le gars fin d’1m72. Forcément, Elissalde et Chabal, ils n’occupent pas le même poste, je rappelle. On n’a pas besoin des mêmes forces pour l’un et l’autre… Ah, ça, M. Zemmour, il a pas fait gaffe. Non parce que si on regarde Betsen, par exemple, qui a toujours été dans le calendrier, avec son visage aux traits saillants, ses cicatrices, ses cuisses larges comme des troncs, sa carrure puissante, il n’a rien du tout à envier à Chabal. Hé oui, les joueurs virils n’a rien de nouveau et même que des fois ils sont dans le calendrier… Je ne sais pas pourquoi Betsen n’a jamais été plus sur le devant de la scène et pourquoi Chabal est devenu la nouvelle coqueluche, peu importe. Mais je le dis haut et fort : oui, les femmes ont le droit de s’intéresser au sport et pas juste pour les petits culs moulés, les (bons) joueurs virils peuvent aussi jouer le jeu du calendrier. La « pédéisation » du Stade Français amenée par Max Guazzini, ça agace ? Et alors ? Ils sont quand même champion de France et c’est pas un hasard. Mais bon, c’est vrai qu’à force de se focaliser sur ce genre de détails, on oublie que les mecs sur le calendrier, ce sont des joueurs des vrais. Ceux qui, une fois rhabillés, s’arrachent sur un terrain. Et c’est ça qui compte. N’est-ce pas, M. Zemmour ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Donnons nous la main, soyons copains !

L’autre jour, je lisais Glamour qui donne des petits conseils stratégiques pour sa carrière notamment sympathiser avec ses collègues pour développer son réseau. Sans être aussi calculatrice, je fais attention à mes relations avec mes collègues parce que je les vois tous les jours donc si on s’aime pas, ça va vite devenir invivable.

brune.jpg

 Première semaine, me voici face à une quinzaine de personnes que je ne connais pas avec plein de prénoms à retenir. Ok, je suis là pour un bon moment donc retenons vite qui est qui et qui fait quoi. Ben oui, autant demander les choses à la bonne personne sinon, tout le monde perd du temps. Bon, y a que des garçons à tendance bruns mal rasés mais ça va, je gère, je retiens

vite. Maintenant que je connais les prénoms, passons la vitesse supérieure, adressons la parole aux gens. Dès le départ, certains sont plus chaleureux que d’autres donc on va dire que c’est ma porte d’entrée. Comme j’ai de la chance, la fille que je remplace part la semaine où j’arrive, elle fait donc un pot de départ donc idéal pour discuter avec les gens. Pour sympathiser, j’accepte même une partie de fléchettes. Bon ben voilà, au bout d’une semaine, je me sens déjà intégrée, trop forte moi.

 Oui, mais c’est pas le tout. Les collègues, faut faire amis amis sans pour autant sortir avec eux tous les soirs, c’est pas une obligation. Mais travailler dans la joie et la bonne humeur ça se travaille, manger seule devant son écran, c’est un peu bof comme principe. Dans l’agence on a un espace pour déjeuner (enfin, un canapé et des tabourets autour d’une table basse), la tradition veut qu’on mange tous autour avec ce qu’on a acheté et on papote. Parfois, on va aussi manger dehors, je n’accepte pas toujours parce que bon, resto tous les jours, ce n’est bon ni pour mon porte monnaie, ni pour ma ligne. Bon, bref, il faut trouver un bon dosage pour pas faire la snob de service ni faire pleurer ma conseillère financière. Il y a aussi les pots, des fois, à ne jamais rater, avec le tournoi fléchettes qui va avec (et que je perds toujours lamentablement mais j’essaie quoi).
 

Bon, passer un instant de détente avec ses collègues, c’est bien mais si c’est pour faire tapisserie, ça ne sert à rien. Il faut parler. Face à moi une quinzaine d’hommes entre 25 et 37 ans, la plupart entre 25 et 30 (enfin, 28-30, même). Bon, même génération, de suite ça aide. Mais le problème avec des garçons programmeurs et compagnie, c’est qu’ils parlent beaucoup technologie et jeux vidéos et c’est pas forcément ma tasse de thé. Ceci étant, de temps en temps, je joue avec eux, même qu’une fille qui joue à GTA, c’est pas si courant que ça. Même que je tape tous les gens que je croise dessus, trop forte moi. Bon, la F1 et le rugby, c’est pas leur truc, reste la politique, le cul et les conversations de type scatologiques où je peux suivre. Bon, des fois, on parle taf aussi mais c’est moins marrant. Seulement attention à ces petites conversations. Il est vrai que dans mon cas, mes collègues peuvent être facilement pris pour des potes du fait
de notre âge similaire mais il ne faut point trop en dire. On n’a pas besoin de savoir que je me suis faite secouée dans tous les sens la nuit dernière, tututut. J’ai pas besoin de faire la liste de tous les mecs avec qui je couche, quelles positions on a testées, non. Je dirais même que je préfère pas. Bon, j’ai vaguement expliqué à Rémi et Guillaume le dossier Gabriel, j’avais aussi
clairement la tronche d’une nana qui avait fait des folies de son corps la semaine dernière (je ne boirai plus de Dark dog au boulot, on va croire automatiquement que j’ai sexé) mais je reste discrète, tout comme eux, d’ailleurs. Je sais qui est maqué, le prénom de la plupart de leurs copines mais j’avoue que je suis pas sûre que j’aimerais savoir qui fait quoi. On sort pas
ensemble, chéri, alors tes pratiques sexuelles, je m’en passerai. Déjà que je sais qui fait pipi la porte ouverte chez lui…

 

De la même façon, je suis la seule fille de l’agence avec la boss et la secrétaire (mais on la voit jamais parce qu’elle est dans sa pièce et c’est la seule dans la catégorie plus de 50 ans) donc forcément, j’en joue un peu, je minaude, je demande toujours à celui qui tient la cafetière « tu me sers un café s’il te pléééééééééééé ! » en papillonnant avec ma petite voix mais après, si on se sort quelques vannes de cul, je ne drague pas. Déjà que ça jase quand je papote avec mon collègue tchèque, hein ! Non parce que les histoires de coucherie au
boulot, c’est compliqué, même si elle sont fantasmées. Oui, forcément, ils me taquinent sur le sujet et je réponds mais c’est que du jeu. Mais ça fait que je me sens à l’aise avec mes collègues et c’est ça de pris.

Bref, le boulot, ce n’est pas « que » bien faire son job, c’est également soigner ses relations. Car mine de rien, à qualités égales, on préférera toujours une personne souriante et sociale à celle qui se la joue perso et qui se limite « bonjour, bonsoir, tu me passes l’agrafeuse ? »

Rendez-vous sur Hellocoton !

La liste de la victime de la mode (couic)

– Mercredi, séance shopping, j’ai besoin de fringues tendance. La mode est au gris, j’ai envie d’un pantalon tailleur gris avec la veste assortie et un top coloré histoire de
pas passer pour la dépressive de service. Etape 1 : Mango. Mango, c’est concept, ils ont décidé que le gris ne passerait pas par eux. Naf-Naf ? Ils taillent leurs fringues comment
eux ? Je teste un chemisier, je nage dedans sauf au niveau de la poitrine où la boutonnière baille outrageusement. Sac à patate powaaaaa ! Une robe sinequanone ? Ah ben tiens,
c’est donc à ça que je ressemble avec la poitrine hyper comprimée et le teint bleu. Je tourne, je vire. Au bout d’une heure et demi, je n’ai rien acheté. Match retour le soir, je vais chez
H&M, je trouve un tailleur gris super sympa avec un pantacourt très court (ou un short long, chuis pas sûre). J’essaie un chemisier en satin aubergine. Bon, ben, si je le mets, va falloir que 
j’évite de respirer, je risque d’éborgner mon interlocuteur avec le bouton qui menace de sauter. Je prends mon tailleur puis direction Promod pour trouver le haut coloré que je veux. Finalement, je repars avec une robe chasuble, un chemisier, un petit haut marron et taupe et un sautoir vert. Sautoir qui une fois mis est horrible. Mais j’ai pas trouvé de chaussures. En tout cas, je n’ai qu’une chose à dire : la mode automne-hiver est atroce et déprimante. C’est déjà moche, l’hiver, si en plus, on s’habille en gris, faudra pas s’étonner d’être dépressifs.

 robe-chasuble

– Après vérification, le coca light et le coca zéro, c’est pas tout à fait pareil, le zéro est plus calorique (1.3 ka par verre contre 1.2 pour un coca light, faut le savoir). 

– « T’as la peau douce, c’est super agréable ». Avec tout le mixa bébé que je m’étale consciencieusement tous les soirs avant dodo, j’espère bien. Mais après réflexion, je suis plus sûre si cette phrase a été prononcée ou si je l’ai rêvée, faut pas me parler dans un demi sommeil.

– Article très drôle que m’a fait suivre un collègue, je vous laisse découvrir, c’est sur le rugby qu’est mieux que le foot (http://fr.sports.yahoo.com/07092007/52/15-raisons-de-preferer-le-rugby-au-foot.html). D’ailleurs, je tiens à dire que la chanson basée sur le haka qu’ils viennent de sortir est carrément atroce, je milite contre. Le haka, c’est pas français, laissons le aux Néo Zélandais et admirons.

– Lundi, j’arrive au boulot, un gars que je connais pas est installé sur le canapé. Je salue et ne fais pas trop gaffe, sans doute un candidat pour un des postes à pourvoir. A un moment, je vois un nom inconnu se connecter à notre messagerie instantanée donc je demande à Claude qui c’est « Ben, le mec qui était sur le canapé, tout à l’heure, c’est un nouveau ! ». Pourquoi dès que je prends des congés, l’agence en profite pour recruter quelqu’un, hein ?

 – Cette semaine, je suis pas sortie, nananère. Bon, ok, j’ai fait des folies de mon corps lundi nuit mais chez moi donc je suis pas sortie. Mais c’est fou comme dormir moins

de 3h le lundi vous ruine toute une semaine. Mais ce week-end va être hyper girlie.

 – D’ailleurs, hier soir, j’ai passé la soirée chez ma chérichounette en convalescence et elle n’a rien trouvé de mieux pour me remonter le moral que de me faire jouer à Sing

Star. Effectivement, le moral est remonté mais la prochaine fois, je prends mes lunettes, ça m’aidera à gagner.

 – Entendu au boulot : « Y a un peu une drôle d’odeur, ici, ça sent un peu le rat mort – Ouais, heureusement qu’il y a Nina qui parfume un peu. – Ouais, ça sent le rat mort à la fraise ». Ce qui est faux, mon parfum n’est pas à la fraise.

– Entendu au boulot (bis) : « Ouais, Nina et Claude, vous vous absentez des fois, y a un hôtel dans le coin ? », « Nina, tu veux déjeuner avec Farid ? Moi, je dis, y a anguille sous roche ! », « Moi, je dis, entre Nina et Guillaume, il se passe quelque chose, suis sûr que vous couchez ensemble ». Donc moi : « Super, avec toutes ces histoires, je me suis déjà tapé toute la boîte ! » « Bah, il te reste ceux de Prague encore ». Dur d’être la seule fille. D’ailleurs dialogue de mardi : « Ouais, t’as passé la nuit avec une fille ou un mec ? – Un mec. – Bah, je suis sûr que t’es lesbienne ! –Heu… Ben non. – La fille avant toi, on la charriait comme ça et la pauvre un jour, elle a dit « ah ben non, j’aime trop la bite ! » -… – Ben tu dis rien ? ». Non mais j’ai pas l’air comme ça mais je les adore mes collègues.

 – C’est la rentrée, y a du monde tout partout dans le métro et les trains reprennent leurs retards de 20 minutes. Ca pue.
 
– Je crois que mes cervicales cherchent douloureusement à communiquer avec moi mais je comprends pas ce qu’elles me veulent. Du coup, j’ai voulu faire chauffer mon masque

pour la figure qui est censé aller au micro ondes, il a explosé au bout de 10 secondes. Je me sens très con, là…

 – La France a perdu contre l’Argentine… Bordel de merde, ça commence bien ! Bon, en l’honneur de la coupe du monde de rugby qui est un peu mon sport à moi, que je suis

née au pays de l’Ovalie et que j’aimais le rugby avant que ce ne soit la mode, un petit haka.

Rendez-vous sur Hellocoton !