Adultère professionnel

Je vous préviens, je vais vous emmerder avec mon “je change de taf” parce que pour une fois qu’il m’arrive un truc qui peut générer plein d’articles, je vais pas me priver !

adultere

Tout commença par un échange de mails. Dès le départ, je me sentis coupable de discuter avec ce Simon que je ne connaissais pas, de lui donner mon numéro de téléphone, de
guetter mon mobile, le cœur battant. Tu sonnes oui ? Mais je sauvais les apparences, je ne laissais rien paraître. Quand on discutait des démissions nombreuses que subit l’agence,
j’approuvais sans rien ajouter. Ouais, tous ces gens qui partent, c’est dingue, hein ! Ne rien dire, ne rien laisser paraître, surtout pas. Puis vint ce coup de téléphone, j’étais, Dieu
merci, chez moi. Dans la clandestinité la plus totale, je prenais rendez-vous avec Simon pour un entretien informel. Mmmm, delicious !

 

Le lundi de l’entretien, Nina dans sa salle de bain. Comment je m’habille ? Il faut que je donne envie de m’embaucher mais que je porte pas un écriteau « je vais à
un entretien » quand même ! Oui, je laisse tomber le style narratif passé simple et co, c’est rigolo un paragraphe, pas deux. Je me pomponne sans en avoir l’air. Mon pressbook est
énorme, je le cache comme je peux dans mon sac mais c’est pas trop ça. Je file vite à mon rendez-vous sans dire où je vais puis je fais un compte rendu à mes parents loin du boulot, au cas où. Ca 
y est, j’ai mordu dans le fruit interdit.

 Tout s’enchaîne, les coups de fils imprudents en pleine journée pour prendre rendez-vous, les confidences aux amis (mais pas beaucoup pour pas porter la poisse). Un jeudi, j’ai rendez-vous chez TMF, chantre de l’élégance et du raffinement donc je DOIS être super sapée. Je shoppe pendant ma pause déjeuner mais je ne trouve rien de rien, c’est laid, c’est moche, c’est triste, c’est mal taillé. Quelle angoisse. Obsédée, j’y retourne le soir et je trouve mon bonheur dans une sobre robe chasuble, parfait. Le lendemain matin, je pars conquérante et en robe à mon entretien mais peut-être en ai-je trop fait puisqu’en arrivant au boulot, avec mon sac Lancel dissimulant à peine mon gros pressbook, Claude me fait « bah alors, t’es drôlement bien habillée ! Tu avais un entretien ou quoi ? » Heu mais non, paaaaaaaaaaas du tout ! Mais les erreurs se multiplient
 

Une semaine plus tard, un peu plus, je reçois ZE coup de fil qui me confirme que je suis prise. Je vais devoir rompre avec mon entreprise pour courir dans les bras de la
nouvelle. Je me cache un peu dans une rue voisine pour appeler toute ma famille, je suis euphorique. Masque tes sentiments, mademoiselle ! Mais hiiiiiiiiiiiiiiiiiii quoi ! Mais le faux
pas n’était pas loin. Quelques jours plus tard, nouveau coup de fil pour m’annoncer mon salaire. Entre midi et deux, je vais à la FNAC et j’appelle ma mère en chemin pour lui en parler. Au retour, alors que je suis sur le quai du métro, ma mère rappelle pour me demander de repréciser certains trucs, je rentre dans la rame en pleine conversation, je m’assois et coupe la conversation. Et là, mon sang se glace : de l’autre côté de l’allée, Guillaume, mon collègue. Et là mon père qui rappelle « Oui, ta mère, elle se souvient pas de ton salaire… – Je te rappelle plus tard, je peux pas parler, là, suis dans le métro ! ». Putain, putain, est-ce qu’il m’a entendue ? On se fait la bise à notre station, on papote en cheminant il ne dit rien. Mais quelques temps plus tard, nous revoici tous les deux dans le RER, cette fois ci, pour aller à une réunion chez Big Entreprise. « Et tu te plais à l’agence ? ». Heu, pourquoi il me demande ça ? Réunion, retour, on reprend le bus et quand on monte dedans (on parlait de Big Entreprise), il me dit : « chut, les bus ont des oreilles ». Putain
mais pourquoi il dit ça ? Bon, comme j’ai pas encore eu l’occasion d’annoncer à tout le monde ma démission, je ne sais toujours pas s’il a entendu quelque chose ou pas, à
suivre.

 Maintenant que mon destin est officiellement lié à TGGP, il faut que je l’annonce à l’agence, comment va se passer la rupture ? A suivre dans le prochain épisode (non, ne me détestez pas !)
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La liste de la victime de la mode (couic)

– Mercredi, séance shopping, j’ai besoin de fringues tendance. La mode est au gris, j’ai envie d’un pantalon tailleur gris avec la veste assortie et un top coloré histoire de
pas passer pour la dépressive de service. Etape 1 : Mango. Mango, c’est concept, ils ont décidé que le gris ne passerait pas par eux. Naf-Naf ? Ils taillent leurs fringues comment
eux ? Je teste un chemisier, je nage dedans sauf au niveau de la poitrine où la boutonnière baille outrageusement. Sac à patate powaaaaa ! Une robe sinequanone ? Ah ben tiens,
c’est donc à ça que je ressemble avec la poitrine hyper comprimée et le teint bleu. Je tourne, je vire. Au bout d’une heure et demi, je n’ai rien acheté. Match retour le soir, je vais chez
H&M, je trouve un tailleur gris super sympa avec un pantacourt très court (ou un short long, chuis pas sûre). J’essaie un chemisier en satin aubergine. Bon, ben, si je le mets, va falloir que 
j’évite de respirer, je risque d’éborgner mon interlocuteur avec le bouton qui menace de sauter. Je prends mon tailleur puis direction Promod pour trouver le haut coloré que je veux. Finalement, je repars avec une robe chasuble, un chemisier, un petit haut marron et taupe et un sautoir vert. Sautoir qui une fois mis est horrible. Mais j’ai pas trouvé de chaussures. En tout cas, je n’ai qu’une chose à dire : la mode automne-hiver est atroce et déprimante. C’est déjà moche, l’hiver, si en plus, on s’habille en gris, faudra pas s’étonner d’être dépressifs.

 robe-chasuble

– Après vérification, le coca light et le coca zéro, c’est pas tout à fait pareil, le zéro est plus calorique (1.3 ka par verre contre 1.2 pour un coca light, faut le savoir). 

– « T’as la peau douce, c’est super agréable ». Avec tout le mixa bébé que je m’étale consciencieusement tous les soirs avant dodo, j’espère bien. Mais après réflexion, je suis plus sûre si cette phrase a été prononcée ou si je l’ai rêvée, faut pas me parler dans un demi sommeil.

– Article très drôle que m’a fait suivre un collègue, je vous laisse découvrir, c’est sur le rugby qu’est mieux que le foot (http://fr.sports.yahoo.com/07092007/52/15-raisons-de-preferer-le-rugby-au-foot.html). D’ailleurs, je tiens à dire que la chanson basée sur le haka qu’ils viennent de sortir est carrément atroce, je milite contre. Le haka, c’est pas français, laissons le aux Néo Zélandais et admirons.

– Lundi, j’arrive au boulot, un gars que je connais pas est installé sur le canapé. Je salue et ne fais pas trop gaffe, sans doute un candidat pour un des postes à pourvoir. A un moment, je vois un nom inconnu se connecter à notre messagerie instantanée donc je demande à Claude qui c’est « Ben, le mec qui était sur le canapé, tout à l’heure, c’est un nouveau ! ». Pourquoi dès que je prends des congés, l’agence en profite pour recruter quelqu’un, hein ?

 – Cette semaine, je suis pas sortie, nananère. Bon, ok, j’ai fait des folies de mon corps lundi nuit mais chez moi donc je suis pas sortie. Mais c’est fou comme dormir moins

de 3h le lundi vous ruine toute une semaine. Mais ce week-end va être hyper girlie.

 – D’ailleurs, hier soir, j’ai passé la soirée chez ma chérichounette en convalescence et elle n’a rien trouvé de mieux pour me remonter le moral que de me faire jouer à Sing

Star. Effectivement, le moral est remonté mais la prochaine fois, je prends mes lunettes, ça m’aidera à gagner.

 – Entendu au boulot : « Y a un peu une drôle d’odeur, ici, ça sent un peu le rat mort – Ouais, heureusement qu’il y a Nina qui parfume un peu. – Ouais, ça sent le rat mort à la fraise ». Ce qui est faux, mon parfum n’est pas à la fraise.

– Entendu au boulot (bis) : « Ouais, Nina et Claude, vous vous absentez des fois, y a un hôtel dans le coin ? », « Nina, tu veux déjeuner avec Farid ? Moi, je dis, y a anguille sous roche ! », « Moi, je dis, entre Nina et Guillaume, il se passe quelque chose, suis sûr que vous couchez ensemble ». Donc moi : « Super, avec toutes ces histoires, je me suis déjà tapé toute la boîte ! » « Bah, il te reste ceux de Prague encore ». Dur d’être la seule fille. D’ailleurs dialogue de mardi : « Ouais, t’as passé la nuit avec une fille ou un mec ? – Un mec. – Bah, je suis sûr que t’es lesbienne ! –Heu… Ben non. – La fille avant toi, on la charriait comme ça et la pauvre un jour, elle a dit « ah ben non, j’aime trop la bite ! » -… – Ben tu dis rien ? ». Non mais j’ai pas l’air comme ça mais je les adore mes collègues.

 – C’est la rentrée, y a du monde tout partout dans le métro et les trains reprennent leurs retards de 20 minutes. Ca pue.
 
– Je crois que mes cervicales cherchent douloureusement à communiquer avec moi mais je comprends pas ce qu’elles me veulent. Du coup, j’ai voulu faire chauffer mon masque

pour la figure qui est censé aller au micro ondes, il a explosé au bout de 10 secondes. Je me sens très con, là…

 – La France a perdu contre l’Argentine… Bordel de merde, ça commence bien ! Bon, en l’honneur de la coupe du monde de rugby qui est un peu mon sport à moi, que je suis

née au pays de l’Ovalie et que j’aimais le rugby avant que ce ne soit la mode, un petit haka.

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