Quand la fin approche

Je le sais, elle est là, je la vois arriver. Chaque moment prévu, chaque scène imaginée est née sur papier, certaines attendant encore d’être retapées. Alors qu’au dehors défilent la Grèce puis la Croatie et les Alpes (écrire dans un avion a un côté très magique), je mets les mots sur cette scène là, celle que je n’avais pas réussi à caler juste là et après… Une dernière scène forte, quelques discussions et ce sera la fin. Et je commence à galérer.

Quand la fin approche

Je me penchais l’autre jour sur le pourquoi de l’écriture, le fait que ce que je kiffe, c’est le processus plus que le succès final et il m’arrive aujourd’hui ce qui m’arrive souvent quand j’approche de la fin d’un projet chronophage : je me disperse. Concrètement, pour l’écriture, ça donne que j’ai de plus en plus de mal à terminer mon roman de Maja et je suis en train de voir lequel attaquer ensuite (nous avons pas mal de challengers et puis, je suis résolue à réécrire Technopolis pour en faire une oeuvre plus mature, plus “j’ai 17 ans de plus que la gamine qui a pondu ça, je vais un peu lui apprendre la vie”), commencer à plus réfléchir au début de ma prochaine aventure d’écriture qu’à la fin de celle-ci.

Tableau de répartition des tâches

C’est un peu quand on arrive à la fin d’un séjour chouette, qu’on sait qu’on va bientôt reprendre l’avion ou le train et que pour se consoler, on envisage déjà le prochain voyage, histoire d’avoir une perspective. C’est tout à fait ça, moi, je crois que je ne supporte pas de ne pas avoir de verbes à conjuguer au futur, je ne suis pas trop capable de prendre des vacances de projet, en quelques sortes.

Projets professionnels

Sauf qu’à me projeter, j’oublie que j’ai pas fini mon roman de Maja. J’ai toujours eu ce travers là. Je me souviens, quand j’étais jeune et que j’écrivais tout le temps, je commençais toujours un roman avant d’avoir fini celui d’avant, c’était plus fort que moi. A noter d’ailleurs que ce roman commencé avant la fin de l’autre finissait toujours à la poubelle mais j’ai un espèce d’enthousiasme d’écriture qui fait que quand j’ai une idée, je dois l’écrire maintenant. Et comme le roman de Maja n’occupe plus tellement mes pensées, je pense forcément aux autres histoires et…

groupe qui s'ébat dans l'eau

Et j’ai récidivé, j’ai commencé à réécrire Ofelia même si je sens déjà mon envie de celui-là faiblir. Ceci étant, j’ai commencé à écrire un nouveau roman mais en vérité, je vous le dis… A l’heure où vous lisez cet article, j’ai déjà écrit le mot fin sur le roman de Maja (du moins dans sa version manuscrite). Quelques pages à retaper encore et ce sera la fin pour de vrai… Ca mérite un article à part !

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

37 ans, l’âge des questions… ?

Si j’en crois ma carte d’identité, ça y est, j’ai 37 ans. Bien. Et… ben je sais pas trop quoi dire. Bon ben salut !

Cupcake d'anniversaire

Non bien sûr que j’ai des choses à dire. Si vous me lisez un peu régulièrement, vous savez à quel point je me délecte de ces moments de bilan et perspectives (sachant que le prochain est à la rentrée scolaire, je vais en profiter là).

Faire le bilan

Faire le bilan

Donc que s’est-il passé pour mes 36 ans ? Mon Dieu mais tant de choses. Ah oui, juste avant de poursuivre, je vais pas parler de ma vie pro ici parce que je vais fêter mes 10 ans de carrière le 16 et j’ai trop de choses à dire sur le sujet pour le balancer ici (spoiler : j’ai eu une épiphanie de ouf), je le garde pour un article en entier.

Ampoule brisée par un projectile

Donc 37 ans, je disais. Je suis sereine. Faut dire que si on en reste sur ma vie perso, y a pas trop de quoi se plaindre. Vie commune réussie, ma vie avec Victor et nos deux chats, c’est quasi que du bonheur. “Quasi” ? Oui parce qu’on a la voisine du dessus qui est revenu nous saouler (mais plus de news depuis, elle a dû réaliser qu’elle était dans l’abus total et n’avait aucun recours, je sais pas, je m’en fiche) mais surtout, surtout, on a une bête noire absolue : les courses à l’hypermarché le samedi. Tiens, j’écrirai un article là-dessus parce que ce lieu est un aspirateur surpuissant à bienveillance et patience. Mais putain, pourquoi tous les vieux y vont le samedi alors qu’ils ont toute la semaine pour y aller ? Ce truc est une épreuve, un cauchemar, je crèèèèèèèève à chaque fois. Non mais vraiment, comparons : quand je dois sortir pour aller à un atelier couture, un atelier yoga, j’y vais en courant alors que le supermarché, je fusionne avec le canapé, LITTERALEMENT. Et je viens de faire plus de trois phrases sur mon cauchemar de l’hypermarché dans l’article sur mon anniversaire, gasp.

Yoga sur la plage

Mais du coup, mes 36 ans, ce fut beaucoup d’explorations et mes 37 ans le sauront d’autant plus, surtout quand j’aurai sorti mon mythique blog Nina feels good, le truc dont je parle depuis une éternité sans me lancer. Mais le fait de ne pas écrire sur le sujet ne m’empêche pas d’expérimenter, de vivre. En fait, j’ai décidé qu’il était temps de vivre de nouvelles vies. Au pluriel, oui. En fait, je suis en train d’inverser le paradigme. Pendant des années, je me servais de mon travail comme base de (très relative) stabilité dans ma vie et je butinais dans ma vie perso, me créant des dizaines d’aventures… pas toutes incroyables, loin de là mais bon, c’était là ma nouveauté. A présent que j’ai mon Victor et notre appart du bonheur, où pouvais-je donc puiser ma nouveauté, mon aventure ? Et bien, dans ma vie “professionnelle”.

écrire sur des documents

Parce qu’en ce moment, je fourmille de projets. Comme d’hab, oui, ok, mais là, je touche du doigt quelque chose. Je sais que mon kiff, c’est apprendre, me cultiver. Et il faut que je le fasse plus souvent, pour moi. Il y a quelques temps, je me posais un peu la question de l’intérêt de m’investir dans des activités annexes et aujourd’hui, j’ai ma réponse : parce que ça fait vivre plusieurs vies. Parce qu’à un moment, je peux être une plongeuse, une yogi, une étudiante en langues étrangères, une couturière, une artiste en papier, une photographe, une vidéaste, une ce que je veux. Parce qu’en fait, on s’en fout de ce que ça pourrait m’apporter demain ou après-demain, c’est ce que ça me rapporte maintenant qui compte car comme dirait Teresa “être ou ne pas être, moi, je suis” (philosophie).

Paper art

C’est tellement cool le paper art

Alors évidemment, y a toujours la question du temps qui manque mais je me mets petit à petit au Morning miracle (se lever à 6h le matin… normalement, c’est 5h30 mais on va pas pousser mémé dans les orties non plus) et in fine, j’espère y arriver.

Lever de soleil parisien

37 ans, nouvelle page, nouvelle vie… ?

PS : je me rends compte en relisant mon article de l’an dernier que j’avais quasi écrit les mêmes choses… Ok.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Cette période de flemme

Hello les amis, comment ça va ? Bien ou bien ? Moi, je dois vous avouer qu’en ce moment, c’est un peu la période “meeeeee”. Vous savez, ces périodes où, objectivement, tout va bien mais vous êtes empêtrés dans une espèce de langueur, une envie de pas faire grand chose, une envie de flemme…

Jeune femme alanguie avec un pull chat a la flemme

Ce que j’aime dans la vie, c’est avoir la patate, me bouger les fesses, déplacer des montagnes, même si ce sont in fine des petits monticules de terre. J’aime avoir des projets, des ambitions, me dire que ma vie sera toujours exaltante, pleine. Mais y a des périodes dans l’année où tout devient gluant, lourd, agaçant. J’ai un planning idéal à base d’apprentissage, de remuage de ciel pour atteindre mes objectifs, mais… mais ce sont quoi mes objectifs, déjà ?

Atteindre ses objectifs

Oui parce qu’en période de flemme comme celle que je traverse, tout me paraît assez vain, fatigant sans bénéfice… Je ne pense plus à cet “après la montagne”, je ne vois que les pentes à escalader et ça me fatigue par avance. Attention, ne pensez pas que je fais une bonne dépression des familles parce que rien n’est moins faux. On parle ici de projets annexes, de choses qui pourraient m’ouvrir des portes ou des intérêts nouveaux, des bénéfices immédiats comme une bonne séance de sport mais j’ai juste envie de rester chez moi, sur le canap, sous le plaid, à mater des séries avec mon adoré en tricotant un peu. Faut dire qu’il fait nuit tout le temps, il fait froid, y a tellement de brouillard que je suis déconnectée du monde… Comment tu veux aussi ? Bref, laisse moi dans mon métro-boulot-dodo, c’est déjà assez.

paresser en couple

Au boulot, justement, c’est à peine mieux. Chaque mail me fait soupirer, je me dis que je devrais profiter de la baisse d’activité de la période pour avancer sur mes projets persos mais je traîne, je navigue de réseaux sociaux en réseaux sociaux en soupirant de ne rien trouver d’intéressant. L’ennui me cloue à ma chaise, plus rien ne sort. Je traîne à en être débordée, obligée d’avancer, de travailler. Plus positif. Parce qu’en fait, c’est ça le pire du pire dans ces périodes de flemme, c’est juste une passivité contaminante : moins t’en fais, moins tu as envie d’en faire. Alors que si ma boîte mail ne déborde pas, je pourrais profiter de ces heures pour trouver des études ou articles sur des sujets qui m’intéressent, lancer mon blog Nina feels good, écrire, encore et encore : des articles, recopier mon roman de Maja (je suis dramatiquement en retard sur le recopiage), entamer l’écriture des aventures d’Audrey, retaper mon blog, me cultiver… Mais non, je traîne en m’autoflagellant “putain mais bouge-toi le cul, espèce de grosse gélatine fondue au soleil”. Blob Blob !

Bonbon ourson en gélatine géant
Alors je sais, je saiiiiiiiis “non mais ça va, on peut pas toujours être productif et performant H18 (je ne dors que 6h par nuit en moyenne en ce moment), respire meuf”. Et c’est vrai, certes. Mais j’ai mes plages de relative glande, le soir, quand je mate des trucs avec Victor en tricotant, à la cool. Les grasses mat du week-end… Bref, quitte à bouger mon cul à l’autre bout de Paris alors qu’il fait froid et mauvais, autant que ce soit pas juste pour soupirer…Je sais que c’est un peu un sentiment général et que je vais vite me remettre en selle mais je vous le dis : je déteste cette petite mollesse.

Rendez-vous sur Hellocoton !

La discipline de l’écriture

Pour que la vie me soit plus douce et demain toujours un peu exaltant, j’aime avoir des projets. En ce moment, par exemple, je cuisine, je tricote, je couds. Un peu tous les jours, je vois le chemin se dessiner vers l’accomplissement de mon projet. Et je cherche à appliquer cette même discipline du “un peu tous les jours” à l’écriture, afin de réellement faire avancer mon aventure éditoriale. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

Machine à écrire, papier et crayon, ambiance rétro

J’ai une obsession du chiffre et de la to do list. En début d’année, je m’étais fixée une liste de tâches quotidiennes à effectuer pour avoir une vie très réussie : écrire un article par jour (pour les vingtenaires mais aussi pour des projets annexes genre “Nina feels good”, le truc dont je parle tout le temps mais qui n’existe toujours que dans ma tête), faire mes exercices duolingo (faut que je m’y remette, j’y ai pas touché depuis mai, je crois), monter 20 étages par jour (oublié aussi alors que je les tenais), faire mes 10 000 pas, traqués par mon fidèle bracelet Jawbones… Et écrire 1500 mots par jour sur mes romans divers et variés. Beau programme, hein ? Autant vous dire que je n’ai jamais réussi à tout faire, essentiellement parce que pas mal de mon temps est occupé par mon travail, mon mec et des fois, je dors aussi. Si j’arrive à peu près à écrire pour nourrir ce blog, côté écriture de roman, ce fut un flop retentissant.

échec reine renversée sur un damier

J’envisageais alors l’écriture comme un sport, quelque chose à pratiquer de façon régulière pour parvenir à ses fins. J’ai beau adorer le sport, il y a des jours où, sur le coup, je n’ai pas forcément très envie de me lancer. Typiquement, la piscine. J’adore l’eau, j’adore nager, je pense que ceux qui me lisent depuis quelques années s’en sont bien rendus compte. Mais la piscine est froide, quand même (surtout quand on baisse la température de 1 degré pour faire des économies d’énergie. Pour nager, une eau pas si chaude est mieux mais pour y entrer, il faut faire preuve de courage et d’abnégation, voire d’un peu de folie) et leur sèche-cheveux pourris ne sèchent rien du tout, je vais choper la crève et je n’ai pas trop le temps d’y aller finalement… Bref, j’ai un bon gros chapelet d’excuse pour ne pas y aller, pour baigner dans ma démotivation. Et pourtant, une fois que j’y suis, que je sens l’eau glisser sur mon corps en plein effort, je suis contente d’y être allée. Du coup, pour l’écriture, ça doit fonctionner pareil, non ? Une fois le starter mis, ça devrait glisser tout seul.

ecrire au quotidien, une discipline - carnet page blanche et stylo

 

Mais est-ce une si bonne idée de se forcer à écrire ? L’idée de ce rythme pas si effréné était d’avancer dans le récit, quitte à reprendre plus tard pour relever le niveau les jours où j’ai écrit avec les pieds. Ca me rappelle une anecdote d’ailleurs. Quand j’étais en 4e, la prof nous avait demandé d’écrire un petit roman, j’ai déjà dû en parler trente fois sur ce blog, je crois. Si j’avais hérité d’un magnifique 16 (et ce même si je soupçonne la prof de s’être un peu moquée de moi quand elle a dit que mes dessins avaient un style… Sans mentir, c’était franchement laid mais dans le style très naïf et enfantin), quelques passages avaient été soulignés de rouge, la prof soupirant un peu d’une pauvreté soudaine de vocabulaire. C’était notamment le cas au moment où mes personnages entrent dans une chapelle secrète ou je ne sais plus quoi (j’avais 14 ans, je ne me souviens pas de tout) et la description ressemblait à peu près à ça “pia pia était pia pia était pia pia étaient pia pia était”. Oui, il devait y avoir une promo sur le verbe être le jour où j’ai écrit ça… Ou alors, j’ai écrit ça un jour de non inspiration mais où je n’avais pas le temps de niaiser car le rendu était proche. Et point de réécriture car j’ai tout écrit à la main (en 1994, je ne devais pas encore avoir d’ordinateur à la maison… Pourtant, je devais bien avoir une vieille machine à écrire, mmmm…j’étais peut-être juste maso). Bref : plus tu te forces, plus c’est atroce.

Jeune femme énervée froisse une feuille de papier devant son ordinateur

Oui ok mais du coup, on va abandonner direct le rêve éditorial parce que… Ben parce que mon emploi du temps, il s’en fout des bonnes vibes de mon inspiration. Il y a des jours où je crève d’envie, littéralement, d’écrire… Sauf que ça tombe comme de par hasard le jour où je suis blindée de taf, que j’ai une reco à rendre impérativement et que l’excuse “pardon de ne pas avoir tenu les délais mais j’avais besoin d’écrire”, ça ne fonctionne pas. Déjà que ces jours là, t’es limite obligé d’avaler un sandwich devant ton écran au lieu d’aller à la cantine pour prouver ton abnégation, hein… Donc si je veux écrire de façon régulière, je dois choisir d’écrire en fonction de mon temps libre plutôt que de mon inspiration, histoire d’être sûre d’avancer un tout petit peu ? Oui. Et j’ai même un nouveau jeu qui va me permettre d’y arriver, je vous raconte une prochaine fois…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Souffler, respirer

Hey ! Hé non, contrairement aux apparences, ce blog n’est pas mort ! C’est juste qu’avec le déménagement, le boulot et les vacances, j’ai pas pondu une ligne… PAS UNE ! Et je vais vous dire, tout ça fait bien du bien, j’avais besoin de souffler. Enfin, les vacances parce que le déménagement et le boulot, c’est pas de tout repos (et le déménagement, si tu enlèves l’aspect vie commune avec Victor, c’est même carrément un cauchemar, une giclée de stress permanente).

badge hollande 2012 à la poubelle

Mais j’ai pu faire des photos blagues en retrouvant un badge datant d’une époque où je croyais qu’Hollande, ce serait quand même mieux que Sarkozy (ahah, l’idiote)

Donc voilà : nous avons aménagé dans l’appart du bonheur le 21 mai, on décollait pour l’Europe de l’Est le 19 juin, sans frémir ! Sur le coup, nous étions presque un peu déçus de partir : on aime d’amour notre nouvel appart et surtout notre nouvelle terrasse, on regrettait de le quitter, sachant qu’il nous reste encore des cartons à déballer. Mais finalement, ça nous  a fait un bien fou, je suis rentrée reboostée et motivée, ça fait du bien.

chats et cartons déménagement

Les chatonnes kiffent bien la déco carton, par contre

Du coup, je fourmille de projets : un peu pour ici, beaucoup pour ailleurs mais il faut que je reprenne un peu en main ce pauvre petit blog abandonné. Parce que je dois parler de plein de choses : de nos vacances (toi aussi, fais 4 pays en 15 jours, easyyyyyyyy), de quelques expériences pré vacances, de boulot, un peu, peut-être de quelques considérations sur le déménagement, qui sait ? Peut-être de l’actu mais arrive un moment où je n’arrive pas à écrire à temps ce que je ressens. D’abord parce que le boulot me prend du temps et le déménagement encore plus, que je passe mes soirées à regarder des trucs avec Victor plutôt qu’écrire mais c’est vrai que quitte à vivre ensemble, autant passer du temps ensemble. Mais surtout parce que j’essaie de sortir d’une réaction brute face à toute cette actualité pour en faire quelque chose de plus argumenté et que ça me prend pas mal de temps… et que le temps que je fasse ce travail, on est déjà passé à autre chose. Ah, j’ai plein de livres à vous conseiller, aussi, toujours utile pour l’été !

Livres Ken Follett l'Histoire du siècle

Pas ceux là d’ailleurs car j’en ai lu qu’un et même pas le 1er, j’ai tout fait à l’envers

Bref, c’est une Nina régénérée qui revient, plus zen, plus motivée, toujours plus envie de tester de nouvelles choses, de me lancer dans de nouveaux projets. Certaines mauvaises langues me diront que, comme d’hab, beaucoup n’aboutiront pas… mauvaises langues ? Non, c’est moi qui suis là de mauvaise foi, je sais bien que pas mal de choses finiront lettre morte car mon temps libre n’est hélas pas extensible et une partie est consacrée au sport (on se remet au yoga sérieusement et à la piscine aussi, je suis en train de réfléchir à mon “planning” idéal de semaine du genre : lundi salle de sport, mercredi yoga, vendredi yoga, samedi un cours de sport à la salle, histoire de rentabiliser, dimanche piscine. Je voudrais aller à la piscine le midi une fois par semaine aussi mais je sais pas trop quel jour… Ma vie est SI compliquée). Mais maintenant que notre appart du bonheur est à peu près aménagé, je vais profiter des séances de mixage de mon adoré pour écrire. Je vais essayer de le faire. Au pire, c’est pas grave… faut juste que je me fasse un vrai cahier d’idées/projets pour pouvoir récupérer des projets au besoin.

sli-236-cahier_didees

Mais no stress ! La Nina 2016 essaie mais ne culpabilise plus. Au mieux, je réussis, au pire… au pire, c’est pas grave.

flip arrière

Vous avez vu comme je suis sereine. Je vais imprimer afficher cet article quelque part car je me connais, je connais mon environnement de travail et je vous l’annonce direct : CA VA PAS DURER.

souffler

Enfin tout ça pour dire que je suis revenue et que je vais enfin re publier des trucs par ici… normalement.

Rendez-vous sur Hellocoton !

L’abîme de l’indifférence

En ce moment, je flotte. Tranquille, en surface, l’eau glisse sur moi. Je suis là mais je ne réagis pas, je me laisse porter. C’est agréable des fois de ne rien faire, juste se laisser dériver sur le flot de la vie.

poste-085

Pourtant, c’est étonnnant, ça bouge pour moi en ce moment, des rencontres, des envies, des projets… La fin de cette année 2013 n’est pas tout à fait un fleuve tranquille mais c’est un fleuve chouette, pour le moment. Ca change des deux dernières années où je buvais la tasse à chaque fois que je croyais la tempête calmée. Pourtant, c’est tempête sous le casque, je me pose des questions, des tas, trop. Pourquoi ? Comment ? Dois-je rappeler ? Dois-je laisser couler ? En ai-je vraiment envie ? Dois-je me satisfaire d’un statu quo ? Trop de questions tue l’initiative, je laisse donc couler, dans un grand état d’indifférence. Rien de dramatique quoi qu’il arrive, quoi que je choisisse, autant laisser la vie faire. Je reprendrai la main un peu plus tard. Là, je me repose.

394

(mon chat vous salue)

Du coup, première victime : mon blog. En ce moment, j’ai pas super envie d’écrire. Pourtant, j’ai bien des choses à raconter, des séries à avancer, des voyages à vous narrer. Des romans qui végètent, cet éternel rêve d’envoyer un jour un manuscrit à des maisons d’édition. Le problème est toujours le même : plus j’avance, plus je trouve ça pas terrible finalement. A la place, je pianote, je pianote, laissant mon week-end se dérouler sur yahoo! jeux. Ca faisait longtemps. Jacuzzi pour le cerveau, c’est toujours moins nocif que de se taper les anges de la téléréalité et leurs amis, je suppose.

screen_amazon_survival_en_US

Bref, tout ça pour dire que, pardon, je reviens vite, promis… Juste le temps de réenclencher le truc, me remettre en ordre de marche. D’ailleurs, je reprends la piscine tambours battants (ou plutôt palmes), c’est bon signe. Je crois.

Rendez-vous sur Hellocoton !

J’ai testé pour vous la thalasso

Hop, petit crash test thalasso rien que pour vous. Tout à commencé en novembre quand mes parents m’ont annoncé qu’ils offraient une thalasso post natale à ma soeur et au pitchou et qu’ils y allaient aussi. Donc si je voulais me joindre à la tribu… Résumons : une semaine de vacances en famille avec le bébé, des soins et de l’eau… Mais pourquoi refuserais-je ?

IMG_1398

Nous voici donc en thalasso à l’Ile de Ré. On imagine souvent la thalasso comme un truc de vieux et, effectivement, les personnes de moins de 60 ans se comptaient sur les doigts de la main. Quoi que nous avons eu droit à toute une équipe de foot de 2ème division. Même que ma mère était toute émoustillée et m’a glissé « houla, t’as de quoi glisser un ou deux beaux mecs dans ton lit, là, hihi! ». Hashtag malaise. Il y a toujours une célébrité vieillissante en cure, cette semaine, c’était Claude Brasseur qui m’a d’ailleurs jeté un regard courroucé alors que je déambulais avec mes tongs qui couinent dans les couloirs du centre thalasso. Le décor est planté, petit détail des soins dans l’ordre inverse de mes préférences :

photo (5)

L’enveloppement aux algues marines ou boue marine. Le topo : vous vous mettez à poil, on vous badigeonne d’algues ou de boue (sur les articulations, la boue), on vous emballe dans du cellophane puis une couverture chauffante et vous macérez 20 mn. Première séance, j’ai souffert : ça gratte mais tu es coincé dans ton truc. Tu as pris des lunettes réfrigérantes posées sur ton nez : elles te brûlent la peau les 10 premières minutes et te coulent ensuite sur le visage les 10 suivantes mais tu peux pas t’essuyer. Niveau détente : aucun. Heureusement, ma mère m’a filé une astuce : demander à laisser les bras hors de l’emballage. Effectivement, ça allait beaucoup mieux et j’ai réussi à me détendre, voire légèrement m’endormir… Mais la mixture continue de puer.

IMG_1450

Le jet tonique : une dame vous arrose avec un gros tuyau au jet surpuissant. Les jambes, le dos, les bras, le ventre… Et même les pieds. Et bon, moi, les pieds, j’aime pas trop trop qu’on me les touche. Mais le soin fait du bien, même le final à l’eau froide pour booster la circulation (la mienne est pourrie).

distribution_eau_tuyau

L’aquagym marine : j’aime très beaucoup l’aquagym, je vais même m’inscrire à la rentrée. Mais je vous rappelle que la moyenne d’âge est plus proche des 70 que des 30 alors forcément, le niveau n’est pas des plus élevé. Ça reste néanmoins amusant même si un peu galère, deux ou trois participants faisant l’essuie glace (durant le cours, ils se déplacent vers leur droite, leur gauche, avancent et reculent, empêchant quiconque de prendre place dans leur sphère élargie). Une petite mise en bouche de ce qui m’attend l’an prochain et une petite vengeance par rapport à mes jeunes années où j’étais nulle en sport. Là, je me sentais habile, gracieuse, tonique, jeune, ferme, mince… Priceless.

girl in aqua fitness aerobic

Le bain massant : vous entrez dans une baignoire qui fait des bulles pendant 15 mn. Des tas de petits jets directionnels vous massent la couane, on a jeté dans l’eau des cristaux marins (qui sentent hyper bon) ou des huiles essentielles aux vertus tonifiantes, relaxantes, amincissantes ou circulatoires. Seul bémol : si je ne me tenais pas très droite, un jet passait entre mon épaule et mon cou, sifflant sous mon oreille et allant s’écraser sur le mur d’en face. Les joies de mesurer moins d’un mètre 60…

bain-massant

Attention, voici le podium de mes soins préférés !

– En troisième position : le modelage sous pluie marine. En gros, on vous allonge sur une table, sous des tuyaux qui font un peu ovni, on allume le tout et pendant que l’eau vous ruisselle dessus telle une douce pluie, une dame vous masse. 2 bémols à ce soin au top : l’eau peut vous couler dans les yeux et ça pique (eau de mer) et la cire utilisée pour le massage laisse un dépôt un peu gras. Mais c’est pour pinailler !

Massage-sous-pluie-marine-Relais-Thalasso

– En 2ème position : le lit hydromassant. Je veux le même ! Vous vous allongez sur un matelas à eau et des jets passent par en dessous vous masser. Juste parfait. Sauf que ça dure que 15 minutes !

lit-hydromassant

– Et en premier : le modelage relaxant. Soit un massage somme toute assez classique mais j’aime ça, les massages ! Détente tellement assurée que je me suis légèrement endormie le premier jour et je me suis réveillée en sursaut (en criant légèrement) quand la dame à rebaissé la table de massage.

relaxation2

Conclusion : j’ai surkiffé. Avec une aquagym plus dynamique, ça aurait été carrément parfait. Et ces petite plages de détente m’ont permis de penser à plein de choses. Les projets refourmillent, le signe que je vais bien. Reboostée la Nina !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Week-end sac à dos

Toi qui me lis depuis si longtemps, tu me connais, j’ai quelques marottes dans la vie : la merdophagie, les concepts et théories, les métaphores foireuses et les résolutions. Voyez, moi, les résolutions, j’en fais pas juste au 1er janvier, j’en fais toute l’année avec une petite préférence pour le dimanche soir et son fameux cafard « ma vie pue ».

Récemment, j’ai traversé une phase « marre de dire sans faire » qui est un grand classique de ma vie. En témoigne l’état de ma machine à coudre achetée en décembre 2010 (la pédale est toujours sous plastique), de ma pâte fimo jamais utilisée… Dans ma tête, j’ai des milliards d’idées et de projets mais ça n’enclenche pas. Sauf que vivre dans ses rêves n’engendre in fine que de la frustration donc ça suffit de dire « je voudrais », « j’aimerais ». Maintenant, je fais. Et en première place de mes envies à réaliser : les voyages.

Je crois que je suis incapable de faire la liste de toutes les villes européennes qui me tentent les bras, qui me donnent envie de prendre mon sac à dos, mon appareil photo et c’est parti pour l’aventure. Pour une nuit, je dors en auberge de jeunesse, peu importe. Si on part à deux, un petit bed and breakfast voire un hôtel et on sillonne. Trop court un week-end pour connaître une ville ? Bien sûr mais c’est mieux que rien.

Dans mon sillage, des amies se montrent intéressées. Anaïs, Salima, Zénobie me disent « mais tiens moi au courant, je veux venir ! ». Oui, partons, crapahutons, prenons nous en plein les mirettes. Grâce à la magie des low costs et des auberges de jeunesse ou B&B, y a moyen de se faire plaisir sans trop se ruiner. Pas tous les week-ends bien entendu (j’ai toujours pas gagné au loto mais je joue toujours pas) mais de temps en temps, faisons nous plaisir. A moi Londres, Amsterdam, Rome, Florence, Barcelone, Bruxelles, Prague, Berlin, Vienne, Madrid, Naples, Stockholm… Et tant d’autres. Et puis Lyon, aussi, Strasbourg… Bref, c’est ma résolution. Et j’ouvrirai un blog dédié quand je commencerai (septembre/octobre à priori). Une sorte de petit carnet de voyage perso que je partagerai avec vous.

Et puisque j’ai décidé de voyager, je commence. Là, pendant que vous me lisez, je me la coule douce en Sicile avec Zeno. Un voyage de dernière minute dont mon corps réclamait la nécessité à corps, à cris et à coup de crise de spasmophilie (cet épisode m’a légèrement traumatisée). Profitons de la vie tant qu’on est jeunes et sans enfants. Les regrets, ça sert à rien, autant ne pas les provoquer.

Rendez-vous sur Hellocoton !

2011, en avant !

Ca doit faire la 3e ou 4e fois que je dis ça cette année mais je pratique la méthode Coué et je dis qu’aujourd’hui, 2011 débute. Accrochez vos ceintures, ça va secouer. Enfin, pour le coup, ça a déjà beaucoup remué. Si je devais résumer cette moitié de 2011, je la résumerais à ça :

Mon univers a été bouleversé, j’ai beaucoup perdu, j’ai dû cravacher pour reconstruire mon univers. Des fois, je me dis que j’aurais su, j’aurais accepté de passer l’entretien pour le poste à Londres qu’on m’avait proposé une semaine avant le début du marasme (le 09 décembre 2010, je crois que je vais pas l’oublier de si tôt cette date).Peut-être que je l’aurais eu, peut-être que, quitte à tout reprendre de zéro, autant le faire ailleurs. Ceci étant, je ne regrette pas vraiment. Oui, j’avais un bon créneau pour me déraciner mais on ne peut pas dire que je n’ai rien construit depuis ce marasme. J’aime sincèrement mon nouveau boulot, j’ai rencontré des gens que j’aime vraiment bien, certains ont pris plus de place dans ma vie. Je me reconstruis petit à petit, j’essaie de ne pas me précipiter à me déclarer parfaitement guérie, j’essaie de prendre le temps, de faire de petits pas plutôt que des grands qui vont me faire tomber. Mais là, j’ai décidé que voilà, ma vie est comme une bâtisse, les travaux de retape sont finis, on peut maintenant l’aménager pour qu’elle soit toute confortable. Oui et on pourrait dire que qui dit nouvelle vie dit on arrête les métaphores foireuses. Mais non, je vais le garder ce vice là.


vieilles-maisons-a-retaper.jpg

De toute façon, j’ai des preuves : ce matin, alors que vous me lisez, je souris de toutes mes dents parce que scary dentiste a fini les travaux (finalement, ma métaphore n’est pas si pourrie) et j’ai sur le nez mes splendides nouvelles lunettes à nouveau à ma vue. Je suis restaurée physiquement. Aujourd’hui est le début de ma vie où mes “problèmes” de santé sont sous contrôle donc ça me paraît un bon moment pour dire que voilà, c’est un peu mon 1er janvier mais un 1er janvier plus utile que les 1er janvier habituels où on se contente de se remettre de sa cuite de la veille. A partir d’aujourd’hui,
je décide que j’ai assez laissé 2011 me glisser entre les doigts (on est déjà en juin, comment c’est possible ?), que je dois faire des choses constructives, même si ce sont de petites choses. Je trouve que j’ai trop subi les événements ces derniers temps, j’ai tout laissé filer, je n’ai pas cherché à me battre. Pas d’énergie. Maintenant je dis stop. Déjà, je vais commencer à ranger mon placard d’entrée, ce sera un départ énorme (je vous dis pas la flemme). Je n’ai pas envie en décembre de me dire que cette année a été chiante ou qu’elle n’a servi à rien. Quitte à me ramasser un tsunami perso, il doit en sortir du positif, du neuf. Tout n’est question que d’angle de vue : plutôt que de regarder les ruines qui ne sont même plus si fumantes, regardons plutôt toute cette nouvelle place dédiée à mes nouveaux amours, amitiés, projets. 

200.JPG

Allez, haut les coeurs, tout va mieux. Puis tu vois, je me dis que la vie, elle aime bien me filer les trucs par lot (surtout les saletés genre « t’es à genou ? Ah ben j’en profite pour te filer un coup de pied dans le bide et peut-être te péter une côte en plus, pour voir ») donc comme j’ai bien eu mon lot de coups et que j’en fus au stade « rate éclatée », quand elle va se mettre à me faire des bisous, je vais devenir la fille la plus heureuse du monde. Donc certainement la plus chiante. 

PS : Oui, je sais, je me répète mais chut.

PPS : Je sais que la photo de la mouette n’a rien à voir avec ce que je raconte mais je l’ai retrouvée sur mon pc et je l’aime bien donc publiée. Oui, je penserai à la recadrer à l’occase

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

L’écran de résolutions

Par Lucas
(n°1 sur les jeux de mots foireux)

Vous vous rappelez la chanson de Rose ?
« Aller à un concert,
Repeindre ma chambre en vert,
Boire de la vodka,
Aller chez Ikea… »

« La Liste ».
J’y repense chaque année au moment du nouvel an, période, s’il en est, des bonnes résolutions. Pour un nouveau départ, une année toute neuve, comme une nouvelle vie, qu’il vente ou qu’il pleuve. Game over, insert coin : same player shoot again !

http://emma.indoril.free.fr/dotclear/images/sisyphe.png
Mais chaque année je me refuse à prendre de bonnes résolutions.
Je me dis que je ne vais jamais les tenir alors à quoi bon faire un listing de velléités.
Exactement ce que chante la Grande Sophie dans sa chanson « Les Bonnes résolutions ».

Quand vient le mois de Janvier, je nage
Même au mois de Février, je nage
Et d’année en année
Je n’ai fais que passer
A côté de mes promesses

Quand arrive l’été, j’enrage
Je n’ai fait que brasser, dommage
Brasser de l’air
Jusqu’au prochain hiver
D’autres résolutions…

Les lecteurs intègres vont me dire que, Sophie et moi, on manque simplement de volonté,  que si on avait vraiment envie d’appliquer un programme on le ferait…  Ce n’est pas faux. Mon petit frère a décidé l’an dernier d’arrêter la clope : un an après il n’a pas rechuté. Idem pour la beuh. Chapeau bas, p’tit frère.

Je n’en suis pas fier mais la raison pour laquelle je n’ai jamais pris de résolutions, au nouvel an, c’est tout simplement que j’ai toujours eu  peur de ne pas aller au-delà de la déclaration d’intentions. Peut-être que c’est l’intérêt de rendre publique une liste de bonnes résolutions ; comme on a des témoins qui ne manqueront pas de nous questionner quelques semaines plus tard quant à l’application du programme, c’est la fierté qui incite à se tenir aux prévisions annoncées.
C’est un peu sournois comme logique.
Je ne le fais pas pour moi je le fais pour ne pas être stigmatisé par les autres.
C’est lâche, c’est  débile (à tous les sens du mot), c’est nimp…

Les résolutions, normalement, ça doit être une manifestation d’énergie et ensuite d’opiniâtreté.
D’ailleurs, en pratique, mieux vaut-il en avoir une kyrielle et n’en faire que quelques-unes ou en choisir trois ou quatre et les faire toutes ?
Pour une question de fierté je préfèrerais la deuxieme solution… mais ya toujours un problème de volonté initiale, une lâcheté implicite que je dois mettre au placard.

Résolutions de Lucas
–    Trouver un taff, même merdique
–    Courir plus souvent sur les bords de Seine
–    Mieux ranger chez moi, être plus rigoureux
–    Me remettre au piano et acheter des anches pour mon xaphoon.

http://www.swisscastles.ch/cinemascotte/films/images98/anges1.jpg
En écrivant ces phrases,
Je repense à ce film magnifique, « La vie rêvée des anges« ,  avec Elodie Bouchez (qui se bouge les fesses) et Natacha Regnier (qui se berce d’illusions).

Je repense surtout à ce mail de Nina, qui est venu dans la droite ligne de celui de Maud et de Fabian.
Des mails d’engueulade légitimes devant ma passivité lymphatique et mon incapacité à aller de l’avant, à prendre le taureau par les cornes et à me bouger le cul. Tiraillé que j’étais entre mon envie de trouver un « bon » taff (comprenez un taff payé 2 fois le smic…) associé au fait que mes copains me disaient guéris,  mais avec, en face, des parents médecins qui refusaient de l’admettre et me disaient que mes efforts ne servaient à rien.
Le tout au sein d’une crise  économique (chais pas si vous etiez  au courant) qui a rendu encore plus légitimes les 300 réponses négatives ou silences pusillanimes que les DRH m’ont assénés depuis 15 mois (bande de crevards)

Donc, les déclarations d’intentions, ca suffit.
Je repense au titre d’un film (oui, encore un) et je l’associe au titre d’un bouquin.
Le livre c’est « Et que le vaste monde poursuive sa course folle » (meilleur bouquin de l’année selon la rédaction de « Lire ») très joli titre, un peu fataliste, auquel j’oppose un « Va, Vis, et Deviens » nettement plus volontaire.
Parce que,

Je repense à la belle Tatiana qui est partie, son amour et son baluchon sous le bras, pour refaire sa vie en Amerique du Sud.
Je repense à Nina qui a galéré comme une crevarde pour trouver un taff.
Je repense à Bobby qui mène plein de projets de front
Je repense à tous mes copains qui ont maintenant des salaires annuels à pleurer et dont certains sont vraiment heureux (mais certains seulement)
Et je suis un peu frustré mais pas aigri ni jaloux.
Au contraire.
Léger,
En mode Super Constellation,
Vous savez cet avion magnifique, dont on a l’impression qu’il est toujours prêt à bondir…

Te regarder dormir
Me regarder guérir
Faire du vélo à deux
Se dire qu’on est heureux
Emmerder les envieux.

Et vous, vous vous y tenez à vos résolutions ?
Je laisse le mot de la fin à Calvin & Hobbes :
« it’s a magical world, Hobbes, ol’ buddy. Let’s go exploring ! »
Je vous souhaite à tous, complices lectrices, complices lecteurs, pour 2010, tout plein d’bonheurs.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !