Où on a failli voir la mort en direct

(Je sais, je fais trop de titres commençant par « où » ou « de »)

Dimanche soir, à l’heure où l’aspirateur me fait de l’œil, je me dis que, tiens, je vais plutôt regarder Felix Baumgartner se jeter de la stratosphère. L’ascension ayant duré 2h, j’ai bien eu le temps de faire mon ménage mais alors que l’on se rapprochait de l’altitude fatidique, mon cœur s’accélérait un peu. Quand Félix a commencé à dépressuriser la cabine, il jouait une toccata. Quand il a ouvert la porte et que j’ai vu la poussière de glace, je me suis accrochée à mes accoudoirs. Il a sauté et mon cœur s’est arrêté.

Félix n’était plus qu’un minuscule point blanc, un corps semblant désarticulé tourbillonnant comme un fou. Angoisse : est-il bien conscient ? C’est normal qu’il soit tout malmené comme ça ? Ah oui, il se stabilise. Puis parachute et un atterrissage en toute sérénité. Il l’a fait. Il a sauté de la stratosphère et il a l’air tout cool.

Pourtant, ce saut n’était pas si anodin. 5 ans de préparation, la validation de toutes les communautés scientifiques mais le risque est là. En attendant le saut, je suivais le streaming sur CBS vu que YouTube me la jouait en saccadé et je voyais régulièrement passer des « jump & die », ambiance ! Bon ok, ça plafonnait sec, je vous passe le débat sur « french people are racists » avec de grande réponses à base de c’est c’ui qui dit qui est. Mais le fait est qu’au moment où il a sauté, tout pouvait arriver.

Et n’est-ce pas l’une des raisons du carton d’audience de cet événement ? L’a-t-on regardé pour la prouesse humaine ou parce qu’il y avait risque de mort ? Non parce que soyons honnêtes, les images du saut en direct étaient un peu pourries. Tu prends ça en cours, tu sais pas trop ce que tu regardes. Avions-nous rendez-vous avec la science ou avec la mort ?

Faut dire ce qui est, on n’est plus habitués. Les sports grand spectacle sont aujourd’hui très sécurisés. Si on prend la Formule 1, plus aucun pilote n’est mort en piste depuis 94, le dernier décès était celui d’un commissaire de piste tué par une roue folle en 2001. Les pilotes s’harnachent dans un caisson anti choc, leur baquet devient civière avec minerve incorporée. Les roues sont rattachées à la voiture par de solides câbles. Le spectacle oui, la mort non. Et si on déplore encore des décès en Cart, moto ou même foot, on regarde ses spectacles sans avoir conscience qu’un coureur peut y laisser sa vie.

Alors quand le risque de mort est élevé, on regarde, on tremble. Le suspense est total, on a beau se dire qu’une marque ne prendrait jamais un risque aussi insensé, il n’en reste pas moins que ce sait était faisable en théorie.

6 mn de chute plus tard, on sut avec soulagement qu’il l’était également en pratique.

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Les joies de l’entretien

Quand on cherche un travail, à force d’envoyer des CV partout, forcément, on finit par décrocher un entretien. J’ai déjà parlé de la préparation physique, passons directement à
l’entretien en lui-même, je ne suis pas encore en âge de radoter.

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L’histoire de l’entretien commence au moment où on reçoit le coup de fil tant attendu « Bonjour, je suis M. le recruteur, j’ai bien reçu votre CV et je serais intéressée pour
une rencontre ». Oh mon Dieu ! Je me souviens, quand j’étais au chômage et que je recevais un coup de fil d’un numéro en 01 ou « privé », mon cœur s’emballait. Mais c’est fou
le nombre de boîte de sondages qui ont des numéros cachés… Mais quand il s’agissait d’un coup de fil pour un entretien, il fallait vite tout intégrer : nom de l’entreprise, adresse… Une fois raccroché, il est temps de préparer cet entretien, on n’y va pas les mains dans les poches. Etape 1, vérifier son book et s’il n’est pas à jour, imprimer nos derniers articles pour les montrer à l’employeur. Une fois notre book à jour, il faut savoir qui on va voir. En général, la personne que vous rencontrez va vous expliquer le poste mais je vous jure que si à la question « vous connaissez notre entreprise », vous répondez « non, pas du tout », vous n’aurez pas le poste. Inutile d’en faire des caisses mais sachez au moins dans quel domaine d’activité vous allez travailler, essayer de noter les infos essentielles, ce sera déjà bien. Enfin, point essentiel, surtout pour les gens comme moi, repérer le trajet. Quand on me fixait l’entretien, je demandais toujours la station de métro la plus proche, histoire de me repérer au moins mentalement. Puis je vais sur le site de la ratp et j’apprends le trajet par cœur. Quand on n’est pas douée en orientation comme moi, le plus angoissant dans l’entretien, c’est l’idée d’arriver en retard parce qu’on s’est perdus.

 

Bon, vous êtes arrivés. Parfois, la personne ne vous prend pas de suite donc il faut s’asseoir et patienter. Dans ses cas là, j’ai toujours un livre un peu sérieux dans le sac (même si je peux aussi avoir un Cosmo dedans) au cas où je devrais attendre un peu. Faut pas se leurrer, si je lis « les aventures d’une pétasse », ça fait moins sérieux que
« essai sur l’être et le paraître », par exemple. Je prends un air détaché et détendu. Je suis zen, j’ai confiance en moi et mes capacités, tout va bien. Enfin, le recruteur arrive et
vous tend la main. Attention, une poignée de main est significative. Pour ma part, je déteste les poignée de mains ultra viriles genre « ah, je t’ai pas cassé un doigt ? J’ai essayé
pourtant ! » ou les mains molles genre je serre une éponge, tu les as mis où tes os ? Donc je tends une main ferme mais pas trop, je ne veux passer ni pour la nana prête à tout
écraser à commencer par les phalanges de mon interlocuteur ni pour une personne sans énergie. Une fois dans le bureau du recruteur, je sors le nécessaire de la parfaite candidate : book sur le bureau, un cahier pour prendre des notes et mon stylo, je me tiens droite. Et le sourire n’est en aucun cas une option. Durant tout l’entretien, je regarde mon interlocuteur dans les yeux.

Sur l’attitude, je dois me contrôler. J’ai la manie terrible de parler avec les mains et si celles-ci peuvent jouer avec le stylo qui traîne là, elles sont contentes. Mais en entretien, c’est rhédibitoire. Lors du premier entretien que j’ai passé, j’ai dû démonter et remonter trente fois mon stylo sans même le faire exprès. C’était 30 fois de trop. Donc quand je
parle, je pose sagement mon stylo sur mon cahier et je n’y touche plus. De la même façon, je ne me dandine pas, je reste calme. Moins je fais de gestes, moins j’envoies de messages
contradictoires.

Mais et l’entretien dans tout ça ? Que dire ? Comment se présenter ? Nous verrons ça la semaine prochaine !

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