Ecrire un polar : qui sera le coupable ?

Bien le bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. Moi, ça va, mon roman de Maja continue de bien avancer : j’ai entamé la troisième partie, j’ai réussi à défaire un noeud qui me dérangeait dans ma progression et niveau retape, j’ai désormais 141 pages tapées. Ca rigole plus. Mais parfois, je me prends à rêver à mon prochain roman. Et si je décidais d’ écrire un polar ?

écrire un polar

J’aime bien lire les polars, je vous en ai présentés quelques uns ici mais c’est un genre que je trouve difficile. Par exemple pour ma part, en tant que lectrice, si je trouve le coupable avant la fin, même si le livre est bien, ça va diminuer mon enthousiasme automatiquement. C’est pour ça que je voue aux nues Les impliqués, Millenium (le 1er) ou encore les 10 petits nègres… parce que j’avais rien vu venir.

SK1 serial killer

Les dix petits nègres justement, parlons en. Jeune, j’ai lu énormément d’Agatha Christie et de Mary Higgins Clark (no judgement please, j’avais 15 ans) et le souci de cette dernière, c’est que j’ai fini par piger la recette et je devinais dès la page 30 qui était le tueur : un homme proche de l’héroïne principale et surtout celui qui n’est jamais le narrateur. J’ai longtemps cru que Christie n’avait pas de recette mais j’ai fini par trouver : la victime est souvent coupable, elle simule sa mort, une attaque ou prendra la place du mort supposé pour trompe l’enquêteur. Cf les dix petits nègres, Meurtre sur le Nil,les vacances d’Hercule Poirot…  par exemple.

Les 10 petits nègres, la série

S’arranger pour que le lecteur ne trouve pas le coupable avant la fin, c’est donc le but ultime du polar et à force d’en lire, j’ai repéré deux ou trois astuces…

Nail art écriture

Le coupable évident

Ca arrive, dans les polars, l’enquête se lance et il semble évident que c’est John le tueur. Sauf que tu lis un roman, qu’il y a trois-cents et quelques pages, dirons-nous et que tu ne peux pas écrire tout ça sur une évidence… Et bien certains y arrivent et quand vient l’heure des révélations tu es légèrement… désappointé. Mais ça peut marcher car tu cherches tellement pendant tout ce temps qui ça peut être car ça ne peut pas être celui que tout le monde accuse que tu te fais quand même bien balader.

Sang chaud pour meurtre de sang froid

Mais y a moyen de le jouer plus subtil…

Le dégueulasse

Celui-là, on ne le voit pas venir car il se rend coupable d’exactions qui dépassent notre entendement genre violer sa fille avant de la refiler au frère de cette dernière…Ca me « fascine » d’ailleurs un peu, cette voie là, faudra que j’en reparle, tiens.

Broadchurch

Le psycho

Un peu le cousin de celui du dessus : tout le ressort du roman est basé sur la folie d’une personne. C’est le cas par exemple de The gone girl ou un film ou téléfilm une fois que j’avais vu plus jeune et dont le dénouement était brillant : un inspecteur enquêtait sur une femme disparue et à la fin, on découvrait que cette femme, en fait, c’était son frère qui avait une double personnalité… En gros, personne n’avait disparu

Tout le monde ou presque

On pense naturellement au crime de l’Orient Express. J’ai lu un autre polar récemment (dont je tairai le nom pour pas spoiler, évidemment) dont la révélation était peu ou prou celle-là, tout le monde était impliqué plus ou moins sur deux crimes ayant lieu simultanément mais finalement sans rapport… et j’ai trouvé ça un peu facile comme rebondissement. Ok, je l’avais pas vu venir mais ça complexifiait tellement l’histoire que tu finis le roman genre “ouais, ok… on s’en fout en fait”.

Le crime de l'orient express

Le tueur sorti du chapeau

Celui-là, c’est celui que je déteste, Parce que c’est trop facile, on est à la limite de la paresse d’écriture. Vous avez votre paquet de suspect mais le tueur en fait, c’est le passant de la page 57, ahah, surprise ! Ca peut être bien amené, attention ! Dans Se7en, par exemple, le coupable n’apparaît in fine que lorsqu’il a terminé son oeuvre (même s’il est rapidement croisé dans un couloir à un moment) mais à aucun moment il n’y a eu de liste des suspects par exemple donc on n’était pas dans le “je te présente John, Mark et Teddy, ce sont nos trois suspects mais en fait, le tueur, c’était Jacob, le chauffeur du taxi que tu as pris à la page 36 et qui t’a dit “vous allez où ?”, incroyable, non ?”

Saga, chevalier des gémeaux, tue le grand pope

Ok, les chevaliers du Zodiaque, c’est pas un polar mais c’est un excellent exemple de ce que je veux dire

Parce que c’est là, à mon sens, toute la difficulté du polar : comment trouver le juste équilibre pour surprendre le lecteur sans faire sortir un tueur du chapeau ? Lui donner tous les éléments sans que la résolution ne soit trop évidente ? Parce qu’un polar où l’on devine avant la fin qui quoi qu’est-ce… Ca donne juste envie de l’oublier au plus vite

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J’ai fini ce foutu livre, victoire !

Dans la liste de mes défauts, je dirais que je suis têtue. Mais comme on a la qualité de ses défauts, on va dire que je suis surtout persévérante. J’adore cette expression et je la dis un peu tout le temps en ce moment, ne faites pas attention. Persévérante ou têtue, quoi qu’il en soit, au bout de 2 mois de calvaire, j’ai terminé Ada ou l’ardeur de Nabokov.


Pourquoi avoir à ce point insisté alors même que ce livre me faisait fuir les pauses lecture ? D’abord par espoir. J’avais adoré Lolita, j’avais acheté Ada pleine d’espoir, d’autant que Nabokov expliquait que ce roman était son préféré. Oooooooh ! Alors je commence à lire. Pénible. Bon on va insister un peu. Il est vrai que rater l’intro d’un livre est un défaut gênant mais on ne sait jamais. Et pendant 750 pages, je donne une chance à Nabokov parce que j’ai aimé son style raffiné dans Lolita. J’ai vraiment voulu croire que je retrouverais celui qui a enchanté mes vacances, celui que je lisais alanguie au soleil. Celui que je pensais un jour retrouver au panthéon de mes auteurs préférés, presque à égalité avec Moravia.


Mais non, Nabokov a commis le péché numéro 1 de l’écrivain sur ce livre : il l’a écrit pour lui. Déjà, en lisant Ada ou l’ardeur, j’ai de vilains sentiments de déjà-vu, certaines scènes sont limite du copier/coller de Lolita sans parler de la proximité du thème. Bon, si tu veux lire ce bouquin, saute quelques paragraphes, je vais raconter là un peu.

Dans Ada, on retombe sur le thème de la sexualité adolescente voire pré adolescente mais entre eux, il n’y a aucune notion de pédophilie. Ceci étant, il reste un pénible goût de déjà vu. Alors oui, ok, on sait que les auteurs ont leurs obsessions mais il n’en reste pas moins que là, pour le coup, ça manque un peu d’inédit. Moravia a beau appliquer peu ou prou le même schéma dans ses
romans, je n’ai jamais eu cette sensation de déjà-lu. Sauf que malgré le thème et les scènes communes ou presque, je n’avais pas l’impression de retrouver le même auteur. Le style était d’un pompeux. Je me souviens d’une phrase précisément qui m’a énervée : le héros, Van, arrive dans un hôtel et donne un pourboire au groom qui « l’empalma dextrement ». Mais pourquoi utiliser une expression aussi lourde pour un geste totalement anodin (le groom s’en va et disparaît totalement du roman) ? Il ne pouvait pas dire un truc genre s’en saisit habilement ? Par exemple. Et tout le roman est à l’avenant, je ne pouvais m’empêcher de penser à cet épisode de Friends où Joey essaie d’écrire une lettre pour le centre d’adoption pour recommander Chandler et Monica et utilise le thésaurus de word pour ne mettre que des mots compliqués. Ben là, pareil.





Puis merde, je sais pas mais l’histoire devrait être palpitante, fascinante (ne lisez toujours pas ce paragraphe si vous voulez lire le livre, là, je vais aller très loin dans la révélation). Pour faire bref, Nabokov fouille ici les méandres de l’inceste avec des frères et sœurs qui couchent ensemble avec quelques touches de saphisme. Quand Moravia le fait dans Desideria, je suis troublée dès que je touche le livre. Quand Nabokov le fait, je regarde le numéro de la page pour voir combien il me reste de pages à lire. Alors que dans Lolita,
explorant un autre tabou, la plume rendait le tout bien troublant. Nabokov, pourquoi tu m’as trahie ?


[Vous pouvez revenir lire !] Alors évidemment, la question majeure est : pourquoi avoir insisté ? Pourquoi avoir lu 750 pages d’un livre qui me tombait des mains dès la page 15 ? En un, je dirais que c’est parce que je suis opiniâtre, je ne m’avoue pas vaincue comme ça. Mais la vraie raison fut l’espoir, l’optimisme voire la naïveté. Je pensais sincèrement que ça allait s’améliorer mais non. C’est fouillis, j’ai mis 300 pages à bien comprendre que l’histoire se passe sur une planète jumelle de la nôtre (mais Seigneur pourquoi ?), je ne lisais quasi plus… Depuis que je t’ai fini, j’ai déjà lu deux bouquins (en moins de 15 jours), comme quelque chose à rattraper.



Du coup, j’hésite à racheter un livre de ta plume, ne sachant pas si je tomberai sur le Nabokov que j’aime ou celui qui m’ennuie.

NB: Il était quand même bien sexe Moravia…

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La meute

Ce matin, je lisais un article très long chez Presse-Citron mais néanmoins intéressant sur le phénomène de meute, phénomène bien connu par tout blogueur ne faisant pas l’unanimité… Soit par tout blogueur, quoi. L’idée ? Quand un détracteur ouvre la porte, une foule s’y précipite.


Si je n’ai pas la popularité et, donc, le nombre de détracteurs allant jusqu’au troll souvent de Presse-Citron (et Dieu merci, au passage, même si le mien de troll doit être mort, ça fait un mois qu’il n’est pas venu faire son gogol « anulingus…hin hin hin…anulingus », mes trolls sont très évolués), à mon plus humble niveau, je l’observe. Et sur pas mal de blogs aussi.


Imaginons que j’écrive un article (je me prends en exemple parce que c’est plus simple, c’est pas pour faire ma victime) sur n’importe quel sujet qui ne fait pas l’unanimité. D’abord, 3 ou 4 comms sympas de gens qui m’aiment bien, souvent me connaissent et ne me prennent pas au pied de la lettre. Parce que oui, en vrai, ça se voit de suite quand je fais une blagounette alors qu’à l’écrit, moins, surtout pour ceux qui sont aux aguets, prêts à me fondre dessus. Non parce que par exemple, savez-vous que le mec qui se faisait appeler Littré dans le temps qui est devenu Louis (heureusement qu’il a changé de pseudo parce qu’un mec qui s’appelle Littré, qui fait une faute du genre : « vous pensaient (véridique) » et m’explique qu’il ne lira jamais Lolita car ça fait l’éloge de la pédophilie, il n’avait plus aucune crédibilité), cette personne donc est venue sur mon blog via son netvibes.  Ce qui me rassure, c’est qu’il ne poste qu’un comm tous les 6 mois, ce que je suis irréprochable le reste du temps, dis donc ! Bref donc n’importe quel blogueur a droit à un lectorat hostile plus ou moins important selon la personne et attendant la moindre occasion de taper.


Et là, un commentateur décide de taper le premier. Quoi que des fois, il ne tape pas, il dit juste que vous avez tort selon lui parce que. Il en faut peu pour lancer la meute. Et tout à coup, les commentaires négatifs, allant crescendo dans l’agressivité pleuvent.  Un peu comme si dans la rue, un premier mec vous filait un coup de pied et comme vous êtes un peu diminué, les autres en profitent pour filer des coups, sachant que vous ne pourrez pas vous défendre. Quoi que moi, perso, au vu de ma taille, je pense pas qu’il faille attendre que je sois diminuée pour me frapper… Enfin, je me comprends. Et c’est systématique. Prenez n’importe quel blog, c’est toujours pareil, les comms sont sympas jusqu’à ce qu’un tape et que les autres se sentent en droit de continuer à taper, de façon désordonnée et disproportionnée.


Et ça me fascine. Pourquoi la meute attend que le premier loup ait mordu ? Quitte parfois à déformer ses propos premiers pour envoyer du bois lourd  à la gueule du blogueur ? Je veux dire qu’à poster un comm trollesque (je rappelle que le comm trollesque n’est pas un comm contre-argumentatif, soyons clairs, on a tout à fait le droit de ne pas être d’accord, le tout est de le dire sans traiter le blogueur de noms d’oiseaux) ne met personne réellement en danger, faut y aller vraiment fort pour que le blogueur puisse porter au mieux une main courante. Alors évidemment, ça peut démontrer que la meute n’a pas d’arguments en soi et qu’elle attend que quelqu’un daigne faire le détracteur pour applaudir et dire « ouais, trop pareil ! ». Mais quand même, j’ai du mal à croire qu’une contre-argumentation soit si compliquée à monter…  Ou alors la meute s’ennuie et veut voir dégouliner le sang donc met de l’huile sur le feu… Ouais possible.

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La liste de la fille qui fête Noël

Et en plus, je me casse dans le sud. Liste dédicacée à mon collègue Louis (mais c’est pas ton vrai prénom, collègue, je sais), vous allez voir pourquoi dans la liste.

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– Cette semaine, je fus malade, comme à peu près tout le temps. Mais ce qui est bien, c’est que je n’étais pas la seule : Ioulia à ma gauche : dans les mouchoirs. Lena derrière moi : dans les mouchoirs. A partir de mercredi, plus de Ioulia, Scarlette n’est pas venue jeudi non plus. Bref, rien ne va plus dans l’open space. Du coup, lundi, je me rends à la pharmacie faire le plein : vitamines, actifed et humex. Parce qu’évidemment, je suis prise tous les soirs du lundi au jeudi inclus puis la soirée de mercredi est reportée à vendredi avant d’être annulé. C’était bien la semaine, tiens.

 

– Lundi, soirée poker chez Vicky. 22h, je suis en train de mourir, je plane donc je suicide mon pactole et je rentre chez moi. Enfin, j’essaie parce que la RATP est pas super
motivée donc me voici sur le quai du RER. Prochain train : 22h42. Il est 22h18. Bon, je pourrais retourner chez Vicky, mais à peine arrivée, je devrais repartir. Et ce qui est bien avec la gare de Vicky, c’est que ce sont des quais et un couloir. Bon, finalement, le train est arrivé à 35, youhou. Mais j’aimerais que la RATP arrête de m’en vouloir un peu, surtout quand je suismalade.

 

– Mardi, soirée de la boîte,je rappelle à mon lectorat attentif que j’étais malade et sous actifed. Donc, au départ, je me suis dit « bon, c’est la soirée de ta boîte, juste un peu de champagne et après, tu arrêtes ». Après 4 verres, je paradais, une guirlande autour du cou. Bon, ce qui est bien, c’est que Ioulia (également sous médicaments) n’était pas mieux que moi. « Iouliiiiiiiiia, viens, je vais te présenter le beau mec, là. – Tu le connais ? – Naaaaaaan ! ». Arrive le moment des cadeaux. En effet, on avait pour consigne d’amener un petit cadeau à moins de 5 euros, on a tout mis dans des sacs (poubelle) et on a eu droit chacun à un truc. Moi, j’ai eu un beau stylo jaune avec des plumes et un petit chat qui
s’allume quand j’écris. Très classe, hein ? Je retourne au buffet vérifier que toutes les bouteilles sont bien finies (j’en ai quand même fini trois dans la soirée) et je me retrouve à côté de deux choupis dont un que j’avais repéré en début de soirée. Moi saoule, moi entreprenante. Donc j’entame la conversation avec les deux jusqu’au terrible « moi, j’ai 23 ans… – Moi aussi ! ». Y en a même un qui me rappelle qu’il est né en 84, des fois que je me serais pas encore sentie assez vieille. Bon, puisque c’est ça, j’en embarque un pour aller fumer et
dehors, je parle à tout le monde, je demande aux gens ce qu’ils font et tout. A un moment, Louis, le collègue du début de l’article arrive donc je lui adresse la parole « ouais, toi, t’es Louis ! (oui, je suis une mine d’information quand même) – Ouais et toi, t’es la nana des vingtenaires ! ». Oh sa mèèèèèère ! Ca fait peur quand même. Bon, je repars à mon bureau, je croise mon boss au passage (toujours avec ma guirlande autour du cou) et je retrouve Ioulia qui allait partir aussi. Les soirées entre collègues, c’est trop sympa !

 

– Mercredi, je deviens la femme incontournable du site TMF. Je passe une bonne heure à discuter avec la grande journaliste au téléphone, à la base pour lui expliquer comment mettre une vidéo sur youtube, mais on a discuté un peu de tout et rien, de son blog, des lecteurs, des vacances… Et pour achever mon image de fille trop indispensable, vendredi, je vais à la rédaction
du magazine, version papier, pour former les nanas au blog, à nouveau. Je retrouve Sylvie qui me présente, je sens que mes chevilles vont exploser tant c’est élogieux, houuuuuuu. J’aime bien le côté « pro du blog ». En repartant, je passe par son bureau, elle est enrhumée suite à une allergie donc je lui dis que je compatis « oh, t’es vraiment mignonne, toi ! T’es vraiment quelqu’un de doux ». Ohlala, mais n’en jetez plus, mes chevilles, mes chevilles !

 

– Cette semaine, j’ai fêté mon premier troll sur le site, un truc assez hallucinant. Bon, la personne est arrivée la semaine dernière, soit disant avec son mari mais dès le départ, j’ai eu des doutes sur la sincérité de ces personnes. Parce que la personne faisait beaucoup de fautes mais jamais les mêmes et des fois, il/elle les oubliait. Officiellement une femme donc on va dire elle. Donc j’ai banni son premier pseudo, le 2e, le 3e. Donc, j’ai eu droit à des sujets dédiés genre « la modératrice est mal baisée ». Non, madame, je suis pas mal baisée, moi, je suis pas baisée du tout, en ce moment ! Elle en voulait surtout aux infidèles qu’elle insultait copieusement. Je raconte ça à un pote qui me répond qu’elle
aussi, elle pourrait être infidèle un jour et je lui lâche « infidèle, je sais pas mais vu comme elle est acharnée, cocue, ça, c’est sûr ! ». Mais bon, elle est partie, m’a-t-elle dit. Mais vu qu’elle harcèle les gens par mail, je sens qu’on n’en a pas fini avec cette histoire.

 

– Jeudi, conversation de déjeuner au boulot : « ouais alors tu vois, le mec, il violait les mortes à la morgue et une fois, il a violé la nana et elle s’est réveillée,
elle était pas vraiment morte ! ». Bref, on a parlé cul, sado masochisme, pédophilie et nécrophilie. Bon appétit bien sûr.

 

– Dans la série, je suis un boulet, jeudi, réunion avec le big boss de notre boîte. Celui là même qui m’a vue (un peu) pétée avec une guirlande autour du cou. Il nous explique donc des trucs sur l’avenir de la boîte (enfin, une histoire de déménagement), sur les entretiens d’évaluation, tout ça, tout ça. Alors que j’écoute attentivement, qui c’est qui reçoit un texto ? Il faut savoir que mes collègues détestent mes sonneries de portable (surtout qu’il est à fond sinon, je l’entends pas dans la rue ou le métro et j’ai jamais de poche donc en vibreur, c’est pire) et veulent même créer un groupe facebook « pour que Nina change ses sonneries de portables ». On m’a dit pareil à mon ancien taf… Bref, alors que big boss nous explique un truc, je commence à entendre la sonnerie m’indiquant un texto. Bon sang, mais elle dure si longtemps ? Pour info, c’est un bruit genre cartoon qui freine… Là, tout le monde me regarde, je suis
cramoisie, big boss rigole. Après la réunion, je regarde : SFR. Ils me font grave chier avec leurs textos de pub. Je m’en fous, je téléphone pas, du con !

 

Et voilà, là, c’est bientôt Noël, je repars quelques jours dans mon pays, je suis trop conteennnnnnnnte !  Je voulais vous mettre le dernier clip de Britney Spears (piece of me) mais il est pas exportable, vous pouvez néanmoins le lire là. Alors je mets autre chose à la place.

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Fantasmer comme des ados, c’’est beau

Jeudi, journée entre filles. Je retrouve LilVirgo à 12h30 à Odéon et on est parties : un déjeuner puis un chocolat chaud au programme. Déjà, en y allant, je feuillette le Cosmo du mois de mars qui m’apprend que la futilité, c’est gai. Ça fait du bien. Ok, ce sera donc ma journée futile.

Pendant qu’elle déguste sa salade et moi mon sandwich très bon qui coule partout (Lil m’a expliqué que ce petit resto tuait mais faut pas y aller avec un mec qu’on ambitionne de séduire), on parle mecs. Pas ceux qu’on côtoie dans notre vie de tous les jours, non, THE MAN, l’übermâle, celui avec qui on partage nos gênes quand il veut : Michael Bergin. Le monsieur sur la photo là. Pour une
fois, on est vraiment d’accord. Oui avec Lil, on a tendance à pas trop fantasmer sur les mêmes mecs alors que l’avantage du fantasme, c’est qu’on peut justement le partager. Non mais c’est vrai, quel est le pourcentage de chances qu’on a de se taper Michael, sachant qu’il est marié, Américain et qu’il s’est tapé Caroline Bessette (donc qu’il a mauvais goûts en matière de femmes). Caroline
Bessette, pour ceux qui connaissent pas et qui ne sont pas potes avec google, c’est l’épouse de John John Kennedy. Enfin, c’était, elle est décédée la pauvre, ce qui fait qu’on la hait moins de se taper les plus beaux mecs de la Terre.

Bref, nos chances de même croiser Michael sont à peu près de zéro, il ne peut y avoir de concurrence entre nous. A moins que ce ne soit une amitié malsaine à base de « moi mieux que toi » et là, la concurrence serait dans l’intensité des fantasmes (et du nombre de séances de masturbation en pensant à Michael tant qu’on y est ?). Avec Lil, nous, on fantasme ensemble, on bave ensemble, on commente même sur MSN les épisodes où il apparaît. Notamment celui de vendredi où il s’accroche au chambranle de la porte de Caroline pour lui parler. Heure du décès de mon string : 19h28. C’est marrant parce que je suis pas très branchée bodybuildé, y a qu’à voir mes exs : ils étaient plus près des 70 kg que des 80, voire même en dessous. Mais bon, Michael, c’est un fantasme, mes exs, la réalité et un mec avec qui je sors m’intéresse au delà de leurs muscles mais je m’égare. Donc, après notre déj et chocolat chaud, on va dans un bar pour fêter une bonne nouvelle et autour de notre
pulp fusion, on liste les qualités de Michael. Déjà, un beau gosse dans Alerte à Malibu, c’est un peu exceptionnel. Non mais c’est vrai, pour fantasmer, on a le choix entre Mitch, Hobby, Cody le
beauf ou Newman, le moustachu dégarni. A la limite, y a Manni mais je suis pas pédophile. Et puis dans la série, il se tape Caroline qui est la plus belle et la plus naturelle. Bon, elle est chiante mais elles le sont toutes. Alors que Cody, il passe de Pamela Anderson à Carmen Electra, beuark ! Puis vendredi, nous avons appris qu’il jouait dans Alerte à Hawaï donc il faut qu’on trouve cette foutue série.

Bref, fantasmer comme des ados sur un mec, c’est bon, mais vraiment. D’abord, on n’aura jamais le cœur brisé parce qu’on n’espère rien. On se contente d’imaginer qu’il nous sauve, nous ramène sur la plage et nous fait l’amour sur le sable alors que le soleil décline, faisant briller les gouttes d’eau sur notre peau comme de l’or. Dans notre tête, on s’en fout qu’il soit marié ou pas, on veut juste qu’il prête son visage à nos petits films X perso, qu’on puisse parler de lui entre copines autour d’un thé histoire de rigoler et puis c’est tout. Sinon, on est érotomane et faut aller
voir un psy. Bon, avec Lil, on partage des tas d’autres choses mais étant toutes les deux célibataires et disponibles (en gros, aucun mec ne nous obnubile), ben fantasmer sur une célébrité commedes ados, ça nous met de bonne humeur, sans concurrence aucune. Michael, il est à toutes les deux, on en fait ce qu’on veut et c’est ça qui est bon. Bon, après, ça m’a pas empêché de mater les mecs de l’équipe de rugby de l’ESCP qui sont venus squatter le bar, y en avait de mignons mais ils étaient un peu jeunes. Donc oui, on rêve notre vie mais ça nous empêche pas de rester en contact avec la réalité.

Fantasmer comme une ado sur un mec, ça n’a donc que des avantages. Hé oui messieurs, vous n’êtes pas les seuls à baver devant la télé !

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Femmes, je vous aime !

Par Lucie
 
Comme vous commencez à vous en douter, je vis sur une petite île des Antilles rendue célèbre par une chanson de Voulzy. L’acclimatation se déroule pour le mieux. Mais il y a un hic ! et oui toujours à se plaindre de quelque chose ces vingtenaires…même lorsqu’ils vivent au soleil, sous les cocotiers, les pieds dans la mer turquoise des Caraïbes !! Quelle honte, et je comprends votre indignation à la vue du bulletin météo de la métropole.

Mais je ne vais pas me plaindre, je vais vous faire part de quelques constatations. En effet, certaines choses m’ont choquée. Et une fois n’est pas coutume, nous allons réfléchir tous ensemble ! Allez tous à vos neurones !

 

Première constatation : cette île est économiquement en ruine et certains indicateurs sont proches de ceux des pays sous-développés.

Deuxième constatation : de sérieux problèmes de pédophilie existent mais sont passés sous silence (vous trouvez normal vous qu’une fille de 18 ans ait un gosse de 7 ans et que le père est 40 ans !!!ça c’est dans le meilleur des cas car il y a également des petits soucis au niveau de l’inceste).

Troisième constatation : la religion et surtout les sectes sont omniprésentes, personnellement j’irai jusqu’à dire omnipotentes.

Quatrième constatation : le sida explose les stat françaises (et lors des journées de prévention, on demande juste aux jeunes de mettre un T-shirt rouge mais on ne leur distribue surtout pas de capotes et on se contente de leur distribuer des brochures sans explications et qui finissent irrémédiablement au bout de 5 minutes dans la première poubelle…).

Cinquième constatation : la vision de la femme est très…on verra par la suite.

Ici, je ne m’intéresse qu’à cette dernière puisque c’est la première à laquelle j’ai été confrontée et c’est celle qui m’a le plus interpellée dans un premier temps (et qui m’a valu une petite déprime, me demandant où j’étais tombée, comment j’allais survivre…).

 

Tout d’abord un petit rappel des faits.

Un samedi soir : soirée sous un carbet sur une plage pour fêter l’obtention du niveau 1 de plongée par notre petit groupe. On mange bien, je bois modérément (ben je me suis pas encore habituée au rhum à 59°), on papote. Arrive enfin la conversation, non le débat sur la femme du XXIe siècle. (Je précise qu’à cette soirée se trouvent des métro, des blancs pays et des Antillais).

Petit résumé des absurdités entendues :

98% des blanches métro viennent dans les Antilles pour se « faire sauter par des Antillais bien montés » (je cite), bon ça va j’appartiens aux 2% restants.

Les femmes ne doivent pas faire de la plongée car ce n’est pas un sport pour elles (pourquoi, on ne le saura jamais).

Les femmes ne doivent pas contrarier les hommes sinon le résultat est catastrophique, « en métropole les mecs sont tous devenus des lavettes à force de laisser les femmes ouvrir leur gueule » (je cite encore).

Les femmes ne peuvent pas revendiquer l’égalité puisqu’elles sont « par nature » différentes (oui pour ceux qui ne sont pas très observateurs, les femmes n’ont pas de couilles et de pénis et ont des seins !) et donc inférieures aux hommes.

Pourquoi une femme voudrait être égale à l’homme alors qu’elle est physiquement incapable de lever des sacs de 50 kilos (je cite aussi).

Une femme est « par nature » un être fragile, sensible et diplomate contrairement à l’homme genre de brute épaisse partant chasser le dîner tous les matins.

Les femmes revendiquant l’égalité (salaire, travail…) avec les hommes n’ont rien compris à la vie (pourquoi, là encore, la personne n’a pas voulu argumenter et c’est contentée d’un « c’est la nature »).

C’est normal qu’il y ait autant de femmes de 25-35 ans célibataires puisqu’elles se la jouent amazone de la vie (ouais, heureusement que les banques de sperme existent pour ne pas avoir à se reproduire avec ce genre de mec !).

Et la note finale : le jeune homme a analysé la situation et m’a analysée. Je suis une fille masculine par mon caractère (et oui j’ouvre ma bouche quand je suis pas d’accord !), une dépravée (mon dieu je le confesse, je suis sortie avec un mec pendant 3 semaines juste pour passer le temps et pour le sexe. C’est mal, je suis une mauvaise fille !! un plan cul de 3 semaines, c’est trop, ça s’appelle pas plutôt un fucking friend !) et une sale féministe !

Pour toutes ces raisons, je finirai ma vie seule, entourée de chats parce que je ne suis pas une vraie femme selon lui. Je m’affirme un peu trop à son goût.

Peut-on me qualifier de féministe et prête à adhérer aux chiennes de garde juste parce que je pense que la place d’une femme n’est pas dans sa cuisine ?

L’image de la femme qu’à ce jeune homme n’est-elle pas d’un autre siècle ?

 

Peut-on vraiment définir la femme, l’homme, en gros existe-t-il une identité sexuée intangible ? Les genres ne tendraient-ils pas à se brouiller ?

Je ne prétends pas répondre à ces questions ici, mais je voudrais juste vous interpeler à ce sujet.

La définition de ce que doit être un homme ou une femme n’est qu’une construction intellectuelle, en ce sens elle a évolué au fil des siècles (même si quelques points perdurent !). L’homme et la femme du XVIe siècle ne sont pas ceux du XIXe siècle puisque les codes de valeur, la morale, les réglementations en matière de sexualité et de comportements sexués ont changé. Henri III a mis les boucles d’oreilles et les froufrous à la mode pour les hommes, comportement et manière impensables et inacceptables pour un homme du XIXe siècle.

Aujourd’hui encore, l’identité sexuée évolue.

Certains diront que les comportements et donc les identités liées au sexe se brouillent du fait de la libération sexuelle (la contraception a permis à la femme de se défaire de sa nature procréatrice et lui a offert la possibilité de désirer et de jouir sans contraintes ; en bref de maîtriser son corps). Et je ne suis pas d’accord avec eux puisque si on s’intéresse de plus près au code pénal (revisité en 1994), on s’aperçoit que la société française n’a jamais été autant réglementée en matière de sexe et assimilé ! Donc point de libération sexuelle en cause ! Le sexe n’est pas libéré mais policé, et il faut admettre que l’on est de plus en plus conservateur à ce sujet. Un rien offense les bonnes mœurs, la bonne morale, les bons penseurs (soit disant !) ! Il n’y a qu’à regarder le débat passionné qu’il y eut autour de la prostitution, des cinémas pornographiques ou même des revues ; sans parler du débat perpétuel sur l’avortement!

Pourtant les genres ont tendance à se brouiller : il n’y a qu’à regarder le phénomène des métrosexuels pour s’en rendre compte. Les hommes n’hésitent plus à se rendre chez l’esthéticienne, la manucure…et j’en passe. Les hommes explorent ce que certains qualifient du côté féminin de chaque homme. Ils prennent soin d’eux et nous les filles on aime (sauf si l’on vit en couple et que le mâle en question pique la salle de bain pendant une heure….investissement dans une deuxième salle de bain ???).

D’un autre côté, on a des filles de plus en plus entreprenantes et indépendantes qui s’affirment et qui demandent à être considérées comme égales aux hommes. Ben oui, on a peut être pas de testicules mais on a un cerveau qui fonctionne parfaitement bien ! Certains voient dans ce changement (qui n’est pourtant pas une généralité) la castration du mâle, la relégation de l’image masculine au placard….l’homme ne serait plus qu’un donneur de sperme quand ces dames le désirent. Je ne pense pas qu’il faille tomber dans cet extrême. Mais il est vrai que la femme (bon ok je parle pour moi ici) en a marre de cette image polie et douce et des attributs dont on l’affuble depuis des millénaires ! Aujourd’hui, je ne veux pas être enfermée dans mon genre : je suis une femme mais ce n’est pas pour autant que je sais et que j’aime cuisiner (je suis même une calamité), repasser ou élever des enfants. Et puis ces activités ne sont pas déconseillées aux hommes que je sache ! Je ne pense pas qu’un homme qui repasse, cuisine, garde ses enfants soit moins viril que le bûcheron du trou du cul du Cantal ou de la Corrèze (je vous laisse le choix pour le département).

L’autre débat (que je trouve stérile) est pourquoi un homme ayant de nombreuses conquêtes est un Don Juan et est porté aux nues tandis qu’une fille ayant le même comportement est forcément une salope ! Putain de morale judéo-chrétienne, voilà au moins c’est dis !

Pour évoquer le brouillage des genres, il faudrait bien entendu parler des transgenres mais bon je pense vous avoir déjà assez saoulé…

 

Bref, vastes questions auxquelles je ne réponds pas mais qui donnent un petit peu à réfléchir (enfin je l’espère !).

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