Pourquoi se lever le matin ?

Ceci n’est pas un article sur la dépression. Au contraire, j’ai une bonne pêche cette semaine malgré le froid et cette sensation de nuit sans fin. En fait, cet article aurait été parfait pour mon blog Nina feels good mais vu que je l’ai toujours pas créé… Donc c’est ici même que nous allons nous poser la question : pourquoi se lever le matin ?

pourquoi se lever le matin

Un début d’année, c’est une motivation, un nouvel élan. On laisse les échecs de l’année passée derrière nous, on se promet d’essayer de faire mieux. Et si vous me lisez depuis quelques années, vous savez à quel point j’aime ces dates symboliques (nouvel An, mon anniversaire, la rentrée), que j’adore faire des voeux pieux pour une vie meilleure… même si mon taux de réussite de mise en application est dramatiquement bas. Mais je ne renonce pas (sinon, là, je serais en dépression, les lendemains qui chantent sont mon moteur) et de temps en temps, je me pique à lire quelques ouvrages de développement personnel. C’est ainsi que suite aux conseils de ma bonne amie Amy, je me suis penchée sur “The morning miracle” de Hal Elrod dont je vous reparlerai sans doute en détail. Parmi les tas de choses évoquées dans le bouquin, cette question “c’est quoi qui vous fait lever le matin ?”. Ah ben, oui, tiens, c’est quoi.

Réveil difficile

Je ne suis pas du matin. Je pratique ardemment le snoozing (moins depuis que je vis avec Victor, cet homme est merveilleux), j’ai jamais trop envie de quitter la couette, surtout en ce moment. Mais ce n’est pas une vérité générale et immuable, il peut m’arriver de me lever sans trembler très tôt si j’ai une carotte : je peux me lever à 6h pour prendre un train, un avion, ou shooter un sublime lever de soleil aux Philippines. Je peux me lever dès potron-minet parce que j’ai décidé de réaménager mon appart et que j’ai pas envie d’attendre une minute de plus. J’ai même pu me lever tôt pour préparer un concours de journalisme… certes aidée par l’horrible accordéoniste qui squattait le carrefour juste en bas de chez moi et qui attaquait dès 7h30. Idem quand je faisais mon stage dans un journal local où je me levais fraîche et dispose à 7h30, la fleur au fusil. Donc oui, la motivation, ça joue. Et il me semble un peu difficile d’être à fond tout le temps. Mon boulot me plaît mais y a des jours, bof. Pire, comme je disais à Victor récemment, “c’est pas que j’ai pas envie de travailler, c’est juste que j’ai pas envie d’aller travailler”.

s'habiller pour le froid

Bon, par contre, la fourrure, c’est nul…

Alors j’ai réfléchi. C’est pas le quotidien et la routine qui va me donner envie de chanter dès le matin, je dois trouver ce que j’aime, ce qui me fait lever d’un bond, le sourire aux lèvres… Comme cette semaine, tiens. Et que fais-je cette semaine ? J’apprends, j’expérimente. Oui, je suis actuellement en formation et je me régale. Tiens et qu’est-ce que j’aime dans mon travail au quotidien ? Quand j’apprends des trucs ou que je teste quelque chose Et c’est ça un peu la magie de mon poste de… nom pas encore trouvé mais en gros, j’analyse de la data pour en tirer des histoires et j’apprends toujours des trucs, c’est hyper intéressant. Oui, en fait, c’est ça mon moteur : apprendre, découvrir, expérimenter, m’enrichir. J’aime voyager parce que j’aime accumuler des images sur ma destination, apprendre des nouveaux us et coutumes, me remplir de la petite anecdote sur tel lieu, remarquer les habitudes, goûter, sentir… J’aime lire parce que même dans la fiction la plus niaise,il y a quelque chose à trouver. Par exemple, j’ai découvert le violent placement de produits dans les fictions romantico-perverses de type After… Bah oui, la meuf qui passe sa vie à dire que les fringues Karl Marc John, c’est trop de la balle, je croyais que c’était une métaphore pour des marques types Zara mais NON, ça existe. Ah oui, l’apprentissage, c’est pas toujours pour un truc cool mais du coup, je sais que ça existe.

Boutique Karl Marc John

C’est un peu comme si la vie était une immense collection de perles de rocailles que je recueille précieusement pour m’en faire des colliers. Je tisse mon savoir de ces petits riens que je raconte ensuite quand l’occasion se présente. Sans pédance (j’espère), juste pour le plaisir de partager. En septembre, par exemple, quand notre stagiaire est parti, elle a mis à propos de moi sur son mail de départ “merci pour toutes tes petites histoires et anecdotes pendant les pauses”. Ca m’a fait la journée, vraiment, j’étais super touchée. Parce que bon, avoir du savoir, c’est bien mais faut le partager (et savoir le recevoir aussi).

broche chat en perle miyuki

Petite photo piquée à ma copine Nelly (qui doit m’apprendre à faire ça d’ailleurs), clic sur la photo pour aller voir l’article (pattern inclus)

Du coup, j’entrevois une nouvelle vie. Je veux changer des choses et laisser plus de place à l’apprentissage, que ce soit de la culture gé, du bidouillage informatique, du loisir créatif… Parce que ça fait partie de mon fameux voyage intérieur dont je parlais dans mes résolutions mais surtout, on ne sait jamais de quoi demain est fait. Et si ma carrière m’a bien appris un truc, c’est qu’on ne sait pas quel savoir ou compétence va t’ouvrir des portes.

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Voyage de pacs en Guadeloupe

Mardi 8 novembre, 7h01. La gueule enfarinée et les muscles endoloris par une nuit quasi blanche dans les avions peu spacieux et glaciaux d’Air France, un couple fait la moue en attendant de débarquer de l’appareil. Fin de leur voyage de pacs avec un retour à la réalité bien violent : hier encore, ils barbotaient dans un océan à 29° en Guadeloupe, aujourd’hui, les voilà engoncés dans une doudoune prêts à affronter la neige.* Jet lag à son paroxysme.

Plage de Pompierre sur l'île des Saintes, Guadeloupe voyage de pacs en Martinique

Si la suite de notre relation ressemble à ce séjour, je pourrais résumer ça à chaleur, douceur, peau salée et dorée, rire et rhum. Et pour le versant moins cool et glamour : courbatures, pluie, transpiration et coups de soleil (compensé par un massage à l’après solaire, on se laisse pas aller !). Donc en résumé : une super semaine qui nous a permis de partager de beaux moments. Top je sais pas encore combien des moments romantiques du séjour, des fois que vous partiez en amoureux aux Saintes.

Plage de Pompierre sur l'île des Saintes, Guadeloupe

  • le snorkeling. Alors oui, ça je le mets direct en tête de liste parce que c’est un pur souvenir pour moi. Comme vous le savez, je suis une accro à la plongée… Contrairement à Victor qui a un léger blocage sur le sujet, malgré une expérience réussie en Egypte il y a quelques années. Du coup, ça complique un peu nos prises de vacances mais on y arrive. Genre là, je plongeais, il faisait du catamaran, on passait tout notre temps libre ensemble (on était en mi-temps donc c’est bon), le bonheur quoi. Mais il a voulu réessayer le snorkeling et nous avons passé des heures à naviguer au dessus des rochers, j’ai pu lui montrer plein d’espèces que je ne vois qu’au large genre une murène, des poissons perroquets,un petit serpent, des bagnats (je les aime trop), j’ai même trouvé un lion fish et, cerise sur le gâteau, une langouste planquée au pied de l’hôtel. Génial… Bon sauf évidemment le massif coup de soleil pris dans le dos vu que j’avais un peu oublié mon lycra au centre.

*photos prises en plongée, mon appareil est trop chiant pour le snorkeling*

Petits poissons bagnats à la Guadeloupe

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  • le chameau : j’aurais bien mis les couchers de soleil mais on n’en a pas eu de dignes de ce nom vu qu’il a plu presque tout le temps. Les Saintes, c’est une petite île très vallonnée, ça monte et ça descend avec un point culminant à 300 m : le chameau. Sur le papier, 300 m de dénivelé, c’est easy mais dans les faits, quand vous vous retrouvez à grimper une côte estimée à 70° par Victor (estimée à “putain, je vais crever” par moi), ça tire un peu sur les pattes. Mais le résultat est superbe… Même s’il pleut. Assise en tailleur sur un rocher en respiration ventrale, j’observais les averses se déverser aux alentours. Je n’aurais pas eu les babillages d’une meuf un peu trop grande gueule à côté (voyages en groupe…), ça aurait été juste parfait

Vue du haut du chameau, Terre de haut, les saintes

Averse sur Terre basse vu du Chameau de terre de haut, les saintes, guadeloupe

Terre de Haut, île des saintes, guadeloupe, vue du chameau

  • la plage de Pompierre : ma plage préférée des Saintes, du moins celles que j’ai pratiquées (Pain de sucre : beau contexte mais pas de place, la nouvelle plage, pas trop compris l’intérêt, la plage du centre UCPA, bien aussi, et Pompierre, donc). Le sable, les palmiers, une eau à 29° et pas grand monde le matin quand elle est bien exposée, de quoi batifoler en amoureux.
La nouvelle plage, île des saintes, guadeloupe

Ici la nouvelle plage

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Là le pain de sucre

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Là un iguane à Pompierre (mais ça fait pas peur en vrai : ils se mettent à marcher et c’est le truc le plus ridicule du monde)

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Pompierre again

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Pompierre toujours

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Et la plage du centre UCPA

  • Les orages tropicaux : moi, les orages, ça m’a toujours émoustillée.

orage pluie guadeloupe les saintes orage pluie guadeloupe

  • Le karaoké. Oui alors je suis la première surprise à mettre ça vu que je dois confesser que je n’avais fait de karaoké de ma vie (j’y suis déjà allée mais je n’ai jamais chanté devant les gens, je suis timide. D’où mon expérience en chorale… et mes rêves de devenir chanteuse envolés). Et bien non seulement j’ai (bien) chanté sans trembler (une magnifique chanson française « Moi Lolita ») mais j’ai surtout découvert le talent de mon Solidaire. En fait, j’avais appris cet été qu’il avait été chanteur dans un groupe avec ses potes (sa soeur a cafté puis j’ai trouvé les photos). Ce que je ne savais pas, c’est qu’il chantait du reggae. Ce que je ne savais pas, c’est que je vivais avec le sosie vocal de Bob Marley. Du coup, pendant le reste du séjour (2 jours), les gens qui n’avaient pas retenu nos prénoms nous appelaient « les chanteurs ». On va faire des concours de karaoké et devenir riche… Même si j’imagine assez mal un duo Alizée-Bob Marley…

Une maison sur l'île des Saintes en Guadeloupe

Bref, oui, le trip “sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés”, ça fonctionne… même si la plage n’était pas si abandonnée que ça, nous contraignant à garder nos maillots sur nous. Mais la —Guadeloupe, ce n’est pas qu’un truc de couple, je vous en dirai plus une prochaine fois !

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je  mens un peu sur la doudoune : comme il faisait beau quand nous avons quitté la métropole, j’étais en charmant petit pantalon en toile et veste en cuir. J’ai eu UN PEU froid en rentrant donc.

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Manifeste pour tweeter autrement

Si je devais faire un graphique de ma journée type comme Marissa, je pense que je devrais mettre un segment conséquent intitulé “ tweeter ”. Je tweete et retweete à mort, c’est ma radio, ma télé, mon regard sur le monde. J’ai beau ne plus avoir la télé depuis 2 ans, je ne rate absolument rien de l’actu alors que des fois, ça me ferait des vacances. Pire, je suis parfois un des premiers relais d’une new tombée. Et ça, je dois arrêter, essentiellement parce que c’est anxiogène.

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Avez-vous entendu parler du vol AH1020 ? Ce vol d’Air Algérie a décollé d’Alger pour Marseille le 06 août dernier. Suite à un problème à bord, il fait demi-tour et… disparaît des écrans radar. Alerte et branle-bas de combat, Twitter s’agite, reniflant déjà l’odeur du sang et du crash… sauf que l’avion se repose à Alger quelques instants plus tard, tout le monde va bien, merci.

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Avez-vous entendu parler de la prise d’otage dans une église à Châtelet le samedi 17 septembre ? Je me connecte sur Twitter et gros coup de pression : une prise d’otage à Châtelet, police et armée débarque, les infos fusent, on parle de coups de feu… sauf qu’en fait non, ce n’est qu’une fausse alerte. J’ai donc assisté en direct à un drama imaginaire collectif.

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Depuis quelques temps, je suis prudente dans mes RT : plus rien tant que je ne suis pas sûre de la réalité des faits. Histoire de ne pas planter un avion qui s’est posé sans soucis sur un aéroport ou annoncer un attentat qui n’a jamais eu lieu, entre autres. Et puis, j’ai réfléchi et je me suis dit que je devais aller plus loin. Qui suis-je ? Pas l’AFP. Pourquoi donc retweeter une info sur un attentat en Turquie ou au Pakistan (pays dont on suit globalement moins l’actualité) ? Quel message je veux faire passer ? “Regardez ce qu’il se passe ailleurs, c’est terrible” ou ne suis-je pas finalement en plein snobisme géopolitique dont je parlais y a quelques temps ? Oui, mesdames, messieurs, je suis trop au courant de ce qu’il se passe dans le monde, tu as vu ? Mais c’est quoi ma valeur ajoutée là-dedans ? A part faire crouler mes followers sous une avalanche de news angoissantes (parce que non, j’ai pas l’exclusivité des RT d’infos sur le monde) ?

angoisse, anxiété, paranoia

Je suis certainement ce qu’on peut appeler une retweeteuse compulsive, je dois avoir en moyenne 3 RT pour 1 tweet de ma personne mais finalement, quel est le but ? Soit diffuser un avis que je partage. Quelqu’un a dit quelque chose à laquelle j’adhère donc plutôt que de réécrire la même chose. Voire dans certains cas donner de la visibilité à la parole d’une personne que je trouve plus légitime que moi sur un sujet donné. Par exemple si une personne a fait des études sur un sujet et fait référence, son avis vaudra forcément plus que le mien (quoi qu’on pourrait débattre de l’argument de l’autorité mais pas aujourd’hui). Parfois aussi, je lis des trucs que j’ai envie de partager parce que je trouve ça intéressant. Et encore, je me bride car souvent, quand je lis des trucs dans Courrier International, je suis en mode “mais troooooop, je vais le prendre en photo et le poster sur Twitter !” Là aussi, hier, je lisais un court reportage sur Kotor dans Society et j’avais envie de le partager parce que 1/ j’y suis allée et 2/ je n’avais pas du tout idée de ce qu’il s’y passait, niveau mafia locale. Dans ce cas, le message n’est pas “zavez vu comme je me préoccupe trop du sort du monde, bande d’incultes nourris au Hanouna ?” mais plus “oh ben dis donc, je viens d’apprendre ça que je ne savais pas, c’est intéressant”. Bon, j’avoue que parfois, j’ai des “débats” sur Twitter et si des articles qui vont dans mon sens sortent à ce moment là, je les balance joyeusement à la gueule de mon contradicteur (qui, curieusement, m’unfollow juste après ou me bloque, c’est selon). Je RT parfois comme je faisais des citations dans mes copies de philo “moi je pense ça et d’ailleurs j’ai raison, Descartes et Hegel, ils disent pareil !”.

carton citation chewbacca

J’ai raison, la preuve : Chewbacca pense pareil

Si l’apport de la connaissance est effectivement une bonne façon de RT, il faudrait qu’on arrête tous de se prendre pour BFM et consort, à s’entretenir les uns les autres dans une bulle terriblement anxiogène. Non parce que quand je me connecte à mon Twitter et que je vois en boucle des tweets et retweets sur le dernier attentat ou le dernier bombardement en Syrie qui a encore tué des enfants (parmi une bonne centaine de civils), ça me donne juste envie de renoncer définitivement à ma foi en l’humanité. Je ne dis pas qu’il faille ignorer les mauvaises nouvelles : ne pas vouloir savoir qu’il y a encore eu une centaine de civils massacrés sur l’autel d’intérêts qui ne le concernent même pas in fine, ça ne leur rendra pas la vie. Mais si je veux suivre l’actualité, je n’ai qu’à m’abonner au Monde, à l’AFP ou qui vous voulez. Si je veux l’information, je vais la chercher et je pense que ça marche pour tout le monde pareil. Du coup, cessons de répéter 100 000 fois la nouvelle du  même drame ad nauseum : personne n’a besoin de lire 100 fois la même news déprimante pour en mesurer l’impact… et personne ne nous discernera le badge du bon petit suiveur d’actualité. Partager des analyses, oui, partager des dépêches AFP déguisées en articles de news, est-ce que vous pensez vraiment que vous êtes le seul ou la seule à être au courant que le monde s’écroule ?

the fight club, scène finale

A partir de maintenant, je ne retweeterai donc plus que des analyses pertinentes et un peu plus à froid… et évidemment les meilleures vannes et des animaux mignons parce qu’un peu de pommade sur tous nos maux ne fera jamais de mal. Sur ce, je vous quitte avec cette petite loutre… rapport à la pommade, donc.

Maman loutre et son petit

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Couper les fils

Ce week-end, je suis partie en week-end yoga, faudra que je vous raconte, j’ai souffert. Non, pas souffert mais souffeeeeeeeert. Mais j’en ai recueilli une certaine sagesse et des résolutions que j’ai immédiatement appliquées : j’ai cassé certains fils.

barcelona

Nous sommes la génération connectée. Connectée à la toile mais connectés entre nous aussi, si bien qu’il devient difficile de réellement rompre tout contact. Il y a environ un mois, après un petit dîner à 4, je rentre avec Victor qui me fait remarquer que c’est bizarre que j’ai toujours mon ex à qui je ne parle plus dans mes contacts Facebook (ceci n’était pas du tout une scène de jalousie, juste un constat). Du coup, j’ai un peu réfléchi à tout ça. Pourquoi tu gardes ce mec dans tes contacts ? Raison 1 : parce que tu ne veux pas être celle qui rompt tout contact (même s’il n’y en a plus). Raison 2 : parce que j’ai une curiosité mesquine. Vous savez, ce côté “sa vie est moins bien que la mienne”, le match des exs en un sens. Et raison 3, aussi : voir ses défauts m’exploser à la figure à chaque statut. Mais là, ça vire limite au masochisme, quand on lit une énième fulgurance en se demandant “mais je lui trouvais quoi à lui, déjà ?”

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Donc 3 mauvaises raison de rester en “contact”. Suite à mon stage, une séance de lecture avec l’océan pour seul compagnon et un massage ayurvédique, ma décision fut prise. Ciao ex. Ciao un autre d’ailleurs. Un autre sautera bientôt (seule la raison 1 m’a empêché de le faire). Ciao les 2 ex manageuses que j’ai détestées et que j’espère ne jamais recroiser. Ciao une ex amie qui m’a un peu foutu hors de sa vie sans que je sache pourquoi tout en continuant à suivre la mienne et à la raconter à des gens. C’est ainsi qu’après quasi un an sans se causer, je l’ai croisée à une soirée et elle me présentait comme Nina “tu sais la fille dont je t’ai parlée par rapport à [événement assez récent]. D’ailleurs, ça va mieux ta jambe cassée ?” Freakyyyyyyyy ! Donc on enlève. Puis passons sur Twitter couper les ponts avec une ex amie qui me disait le lundi qu’aucun homme n’arriverait jamais à nous séparer pour me virer dès le mardi parce que monsieur ne m’aimait pas. Sans doute parce que je n’étais dupe d’aucun de ses mensonges… En même temps, je n’y suis pour rien s’ils étaient dramatiquement énormes ! C’est depuis ce temps là que je suis très énervée sur la question des pervers narcissiques d’ailleurs.

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Bien sûr, ça ne se fait pas comme ça, ça réveille forcément des souvenirs, des regrets. Pas pour mes exs, eux, c’était bel et bien terminé et le fait que je les laisse désormais glisser peu à peu dans l’oubli me laisse indifférente. Oui, il y en a un qui m’a rendue marteau, qui m’a permis de voir certaines de mes limites, où je me suis rendue compte que j’avais fait de la merde sur pas mal de points mais aujourd’hui, il ne représente plus rien. L’idée de ne plus jamais parler avec lui ne suscite plus rien en moi. Par contre, les amitiés, ça fait un peu plus chier. Elles ont été remplacées depuis, il n’est pas dit que mon moi d’aujourd’hui se serait entendu avec leur Elles du jour. Une, je suis même sûre qu’on était arrivées au bout de toute façon, l’autre… Je ne sais pas mais après tout, si les choses sont telles qu’elles, c’est sans doute qu’il n’y avait pas d’autres alternatives. Tant pis, tant mieux. Alors au lieu de soupirer de la voir s’enfoncer dans son déni et sa fuite en avant, tournons la page.

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De temps en temps, il me prend une frénésie de vide. Je suis une fille qui accumule. Trop, tout le temps, qui garde des bouts de ficelles “parce que ça pourrait me servir”. J’ai gardé des magazines plusieurs années parce que je voulais découper les jolies images et m’en servir pour des tableaux ou des bijoux. Je garde des vieilles fringues que “si, si, je vais remettre” et que je ne renfile jamais. Alors parfois, je pète un plomb et je remplis les sacs poubelles. Au fur et à mesure que je les évacue, je me sens mieux, je me sens renaître. En ce moment, je liste les choses à revendre/jeter, mon Victor en fait autant, on s’encourage à faire de la place. Mais la place, ce n’est pas que dans l’appart qu’il faut la faire…

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Je coupe les fils. Bye gens qui n’avez plus de place dans ma vie, je vous laisse filer. Au fond, on ne partageait plus rien. Je laisse désormais la place libre pour qui voudra la prendre, pour qui je voudrai la donner.

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Le dating, ça lasse

Puisque je suis à nouveau célibataire (déjà 2 mois !), je me suis dit : tiens, retournons sur un site de rencontre de qualité et retrouvons un homme. Ou plusieurs peut-être. Sauf que, est-ce la frustration d’avoir tout juste goûté aux délices de la complicité amoureuse trop vite enlevée ou le travail de ma naturopathe ? Le cul pour le cul, ça ne m’intéresse plus.

Oui, on peut trouver l’amour sur un site de rencontre. Mais faut chercher, beaucoup. Parce que le mec bien, celui qui veut plus qu’un fouillage en règle de mes orifices, il est caché au milieu des daleux. Une vraie chasse aux trésors. L’autre soir par exemple, un charmant garçon commence à me parler. Peu importe ce que je raconte, il veut juste savoir ce que je cherche sur le site, question typique du crève la faim aux couilles pleines. Je réponds donc clairement que le cul pour le cul, j’ai pas envie, que j’ai plus envie de complicité et il me répond « ouais enfin, la finalité reste la même ». Ben non : un mec avec qui je partage quelque chose, j’aurais envie de le rencontrer. Toi, tu dormiras sur la béquille.

Autre cas, plus vicieux : délicate conversation qui s’engage, le jeune homme paraît intéressant, il ne fait pas de fautes et évoque des sujets où j’ai tout à apprendre (le cinéma). Il évoque l’idée d’un café, je réponds en proposant ma seule disponibilité avant 2013 (ou à peu près) et là, pouf « oui enfin, commençons par échanger des mails et faire des chats vidéo sur skype ». Oh comme je le sens venir le plan cam de merde « vas y allume ta cam, tu veux pas te mettre toute nue ? Tu veux pas voir ma queue ? Oh Ben tiens la voilà dis donc ! ». Non mais serieuuuuux… Si je veux voir un mec qui s’astique, je m’en vais mater un porno hein… Je réponds donc que je veux bien discuter mais pas par cam. Tiens, je viens aussitôt de perdre mon aura de femme parfaite…

Tout ça me lasse. Je suis pas en phase Sex burger, j’ai eu ma dose, merci. Rien à faire d’un coup vite fait qui ne me satisfait pas, contrairement à quelque chose de plus construit, plus complice. Si tu n’as que ta queue à donner, propose la à une autre, je préfère encore faire mumuse avec mes propres jouets. Au moins, l’orgasme est sans arrière goût amer…

Du coup, va falloir que j’étudie un peu plus sérieusement pour ma série « faut-il draguer », il semble que les sites de rencontre ne soient plus faits pour moi. Dommage pour le mec bien caché sous 4 tonnes de mecs lourds et affamés.

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Le boulot, c’’est fendard !

En ce moment, j’aime ma vie, y a pas à dire. Est-ce le fait de reprendre le rameur ? Est-ce parce qu’il refait beau ? Est-ce le fait que des hommes fascinants s’intéressent à moi ? Enfin bref, en ce moment, je suis bien dans mes baskets. Et niveau boulot, ça va bien. Bon, je suis totally débordée mais y a vraiment des jours où on rigole bien.

 
Jeudi soir, réunion hebdomadaire. « Bon alors, on se retrouve à 19h30 pour avoir fini vers 22h ». Résultat, je suis rentrée en taxi car j’avais raté le dernier métro.Mais nous n’avons pas passé tout ce temps à taffer, nan, nan, nan. En fait, la réunion en elle-même s’est terminée vers 22h30, 23h puis nous nous sommes collégialement dirigés vers la pizzeria en bas avec un serveur trop mignon, miam miam ! Je l’aurais bien mangé à la place de ma pizza. Bref, on mange, on discute, y a une petite jeunette de 21 ans (la garce, elle m’a piqué ma place de benjamine !) qui était fan de tout le monde, même de moi. Il faut savoir qu’au boulot, je suis radicalement différente, c’est à dire que je suis discrète et sérieuse. Normal, je suis pas là pour faire la fête. Me souviens, quand je faisais un stage dans un canard local, chez mes parents, un journaliste m’avait dit : « mais faut pas être réservée comme ça ! », ce qui a fait rire mes amis. Réservée, moi ? Ben si tel était le cas, je pourrais changer de suite de métier. Mais bon, passons. Donc en réunion, je suis la calme qui rigole aux blagues d’Isa, qui sort une connerie de temps en temps mais grosso modo, moi, je suis pas payée pour amuser la galerie. Et comme je suis la seule à être payée, justement, je fais la sérieuse.
 

Mais bon, jeudi, c’était pas pareil. On va au resto et le vin aidant, on commence à parler cul. Bon avant, on a expliqué à un nouveau de l’asso la différence entre plaques à induction et vitro-céramique et pourquoi un wok et une sauteuse, c’était pas pareil. Mais après, on en arrive au débat que tout le monde aime, celui où (presque) tout le monde a quelque chose à dire : le sexe. En fait, c’est Simon, le Président de l’asso qu’a commencé. Simon, je le vois les ¾ du temps en costard, il travaille dans une grande institution (je dirai pas laquelle), il est prof à HEC, à Sciences Po, je crois, aussi, il prépare toujours un DEA de quelque chose, bref, la tête. D’ailleurs, la petite de 21 ans, Latifah, l’avait eu en cours au lycée pour une sorte de prépa Science Po. Donc Simon, qui n’a pas toujours l’air très drôle, quoi, commence à dire : « Moi, j’adore quand ma nana invite ses copines à dîner, je me fais discret, pour qu’elles m’oublient un peu et là, elles commencent à parler cul, c’est génial ! ». Flora renchérit sur le sujet : « Ouais mais nous, on parle pas de cul pareil. Les mecs, vous faites les fanfarons, nous, on partage ». Et c’est carrément vrai. Perso, je me vanterai jamais de mes prouesses sexuelles (sauf avec Gauthier), en général, je parle plus des sensations. En gros, je dirai pas : « on l’a fait 5 fois cette nuit » mais plutôt « putain, ce mec est un Dieu au lit, j’ai jamais autant joui de ma vie ». Et on se conseille, on échange… Le but n’est pas à celle qui en aura fait le plus mais de dire ce qu’on aime ou pas, éventuellement pour inspirer les copines. Evidemment, y a des exceptions mais c’est comme tout. Après Flora a expliqué qu’on ne disait jamais du mal de nos exs, sauf s’ils nous avaient fait un coup de pute. Et c’est vrai, du moins sur le plan sexuel. Je pense avoir rarement été méchante en parlant d’un de mes ex amants, sauf peut-être avec Benoît mais c’était vraiment un sale enfoiré (et le plus petit zizi que j’ai croisé en plus et c’est vrai mais je pense pas qu’il y ait un rapport de cause à effet). Et c’est là que j’ai appris que la demoiselle était sortie dix mois avec un « people » (un journaliste qui a travaillé à Nulle Part Ailleurs et qui est maintenant chez Ruquier mais je ne dirai point son nom pour pas être accusée de calomnie)et elle lui a taillé un short assez impressionnant au petit. Mais comme y avait des hommes avec nous, je n’ai point su certains détails croustillants que j’aurais répété à Gauthier qui savait même pas qui était ce people (pfffffffff !). D’ailleurs, Flora, faudra que je la présente à Gauthier parce qu’elle est géniale cette fille. Elle a l’air toute calme comme ça mais elle sort de ces trucs ! Puis elle est super belle, en plus. Je serais lesbienne, je serais amoureuse d’elle (mais bon, je le suis pas et elle non plus et en plus, elle a un mec donc débranche de suite la machine à fantasme, lecteur à tendance mâle hétéro ou femelle lesbienne).

De là, Simon nous raconte des anecdotes. Comme le fait qu’à 15 ans, il roulait des pelles aux copines de son frère qui avaient 18 ans ou comment il s’était retrouvé quasi à poil en bas d’un immeuble à 2h du mat car le papa de sa nana venait de rentrer. Ou encore, la meilleure, quand il passe à 1h du mat’ chez une nana pour la sauter et qu’il tombe nez à nez avec le mec de cette dernière (il était au courant pour le mec mais la réciproque n’était pas vraie). Ni un ni deux, il a sorti des feuilles de son sac et les a donné à la nana : « Tiens, tes cours d’allemand » avant de se barrer. Il a jamais su si ça avait marché ou pas son stratagème car il a pas revu la nana. Et là, j’ai vraiment envié Latifah. Je rêverais qu’un de mes anciens profs me raconte ça, ce serait excellent ! Bien qu’il y en a un qui m’a raconté qu’il devait arracher le string d’une strip-teaseuse avec les dents, une fois… Il aimait beaucoup ses petites étudiantes, ce prof, ceci explique cela.

 

Bref, cette petite soirée a permis de découvrir un peu plus de la personnalité de chacun et c’était vraiment bien. Mais il m’est arrivé autre chose, depuis, c’était dimanche. J’étais donc allée à la conférence de M. Jack Lang au cirque d’hiver de Paris (c’est super joli comme endroit mais il faisait un peu 40 degrés, pas cool) avec une collègue, Véronique, journaliste professionnelle. Bon, la conférence se passe, on traîne une heure pour essayer de parler à sa directrice de comm ou je sais pas quoi car elle avait rencontré Simon et Michel à l’université du PS. Bon, je tiens à préciser que Véro était venue car « elle, elle est forte pour attraper les gens » (dixit Simon) et qu’une fois qu’il a fallu attraper des gens pour leur parler, c’est moi qui ai dû tout faire. Bref, avec Véro, on parle avec la nana puis on se casse, on rentre dans la station de métro et là, c’est parti pour un grand moment de n’importe quoi. Bon, il faut dire que j’avais eu la grande idée de mettre une jupe avec des bas qu’on voyait un peu selon le mouvement de la jupe mais quand même ! Un mec chelou nous croise, je trace, il touche Véro derrière, je me retourne mais apparemment, ça doit pas être trop grave puisqu’elle dit rien. On arrive aux portiques, je glisse ma carte et là, je sens deux mains sur mes hanches qui ne sont pas les miennes : le mec, un type d’une cinquantaine d’année tout cuité. Donc je lui gueule de pas me toucher et on se casse. Pas de chance, il nous retrouve sur le quai donc il commence essayer de me toucher les cheveux et je lui aboie de pas me toucher. Il me demande pourquoi, je lui explique très sèchement qu’il n’a pas à me toucher et que je n’ai pas à me justifier. Donc, là, il me dit « tu as peur de l’orgasme, c’est quoi l’orgasme ? » un truc du genre, je réponds même pas, Véro parlemente un peu et il lui demande si elle est jalouse qu’il me préfère à elle (n’importe quoi !). Il nous dit que les Françaises sont méchantes donc Véro lui répond qu’on est effectivement racistes, antisémites et tout ça, comme tous les Français quoi. Après qu’il m’ait à nouveau touchée les cheveux et que je me sois à nouveau énervée, le métro arrive, j’entraîne Véro plus loin dans la station mais il nous suit. On grimpe dans la rame, on s’asseoit au milieu d’un groupe de jeunes. Le mec arrive et demande au jeune en face de moi de se décaler pour se retrouver donc pile sous mon nez, je demande au jeune de pas le faire. On parlemente quelques secondes comme ça et le super collant dit un mot en slave (j’ai pas reconnu la langue exactement… Enfin, je parle aucune langue slave, ça aide pas) et là, le jeune se lève, toise le vieux et le pousse. Pas de chance, il était de la même origine, ses copains s’en mêlent, ça pue la castagne et avec Véro, on se pousse. Dieu merci, on arrivait à République, on s’est barrées en courant : comme y a plein de lignes, une fois hors vue, impossible de nous retrouver. On en a ri, après, je me suis limite demandé si c’était pas une caméra cachée parce que le mec slave qui tombe sur un groupe de la même nationalité, c’est quand même énorme. En tout cas, ils nous en ont débarrassés et franchement, Dieu Merci car on se séparait à République, Véro et moi, et ce mec, je le sentais vraiment pas, j’avais pas envie qu’il me colle jusqu’à chez Gauthier. Vous allez me dire que j’aurais peut-être dû lui foutre une baffe mais avec ce genre de personnes, on sait pas comment elles vont réagir…

Bref depuis que je travaille, c’est fou le nombre de petites anecdotes marrantes que j’ai à raconter ! Plus tard, je vous parlerai de ma conférence Jack Langienne.

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