« Toi tu t’es affranchi du modèle parental »

Ce week-end, enterrement de vie de jeune fille de ma soeur avec la majorité des gens qui l’aiment notamment Yohann, le « presque-frère », et votre servitrice, donc. Filles et garçons s’étant retrouvés en fin de journée, nous avons donc dîné tous ensemble. Au fur
et à mesure des mouvements des uns et des autres, je me retrouve à côté de Yohann qui me déclare solennellement : « Tu vois, ce que j’ai toujours admiré chez toi, c’est ta capacité à t’affranchir du modèle parental ». Ah, j’ai fait ça, moi ?


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De fait, Yohann parlait de ma capacité à m’inventer mon propre modèle de vie là où Alice était plus dans la reproduction du couple parental. Je suis célibataire et vis seule sans que ça me mine, j’ai eu des histoires très compliquées que j’ai osé tenter plutôt que de les condamner de suite. Même pour ma carrière, je suis électron libre. J’en avais justement parlé à Blanche, sa compagne dans la journée. Je lui expliquais que quand on m’avait annoncé dans la-boîte-à-qui-j-ai-jamais-donné-de-nom qu’ils ne me gardaient pas, j’ai fini par en pleurer, elle m’a regardée, interloquée : « Oh ben avec Yohann, on admirait justement ta capacité à changer de boulot quand ça va plus sans jamais t’en inquiéter.

– Oui mais là, c’était pas mon choix… » 

Enfin, pas vraiment…


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Pourtant je ne prétends pas à ça. Je ne me sens pas trente secondes en rébellion contre un quelconque modèle. Il est vrai que je suis un peu différente du reste de ma cellule familiale, je suis l’éternelle papillon qui volète de fleurs en fleurs, d’hommes en hommes, de boulot en boulot. Je saisis les opportunités sans réellement m’en angoisser. Et je suis la seule de gauche aussi quoi qu’il faudrait que je regarde où en sont Yohann et Alice, deux très gros déçus du Sarkozysme. Mais vu que lorsque j’ai présenté l’Amoureux à la famille, mon père
s’est à un moment senti obligé de préciser Yohann que l’Amoureux était de gauche, je suppose que je suis la seule à avoir un poster de François Hollande dans ma chambre. Mais je suis juste incapable de comprendre comment mes convictions m’ont portée à gauche, je n’ai pas du tout la sensation que c’est en contradiction avec mes parents, juste que ça correspond mieux à mes préoccupations, ma vision de la société… Mais ces différences, je n’en fais rien. J’ai cessé de parler politique avec mes parents pour la paix de nos esprits, je ne leur raconte que très rarement mes péripéties amoureuses (je crois qu’ils ont entendu parler de 5 des mecs que j’ai rencontrés et encore, deux, c’était par hasard du genre l’un m’avait mis des suçons plein le coup et l’autre m’envoyait des tas de textos durant le week-end parisien de mes parents, ces derniers ont donc compris qu’il y avait quéquette sous couette), pas du tout mes péripéties sexuelles et je jure en toute sincérité à chaque changement de poste que cette fois-ci, je vais y rester. Donc cette fois-ci, j’ai retenu, j’ai rien juré du tout, je ne dis RIEN.


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Pourtant le modèle parental de la famille Bartoldi me paraît plein de bon sens et garantie d’un certain bonheur. 35 ans que mes parents sont amoureux et ils ont leur coté foufou puisqu’ils se sont mariés 1 an et 3 mois pile après leur premier bisou. A l’heure actuelle, je ne serais pas capable d’un tel engagement en si peu de temps. Mes parents sont un merveilleux modèle dans la mesure où ils m’ont appris qu’on pouvait avoir une carrière chronophage et avoir des enfants heureux. Pendant toute mon enfance, mon père faisait des journées de 12h, de 8 à 20h (aujourd’hui encore…), ma mère a fait les 3×8. Alors oui, le soir, quand je rentrais chez moi, j’étais pas toujours accueillie par ma maman qui nous avait préparé un bon goûter, nous avons dû nous débrouiller toutes seules pour de petites choses comme faire nos devoirs sans rendre de compte à personne (ce que je n’ai jamais vraiment fait, en fait, j’ai commencé à bosser à la fac). 


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En fait, je trouve que cette histoire de rupture avec un modèle quel qu’il soit ne me correspond pas. J’agis et réagis en fonction des aléas de la vie, sans calcul spécifique car j’ai compris qu’il s’agissait d’une gageure. Je peux commencer une nouvelle relation ou un nouveau boulot avec le secret espoir d’y trouver une stabilité, que ça dure, on ne sait jamais. Mais je refuse de me mettre la pression là dessus. A l’heure actuelle, je suis bien dans mon nouveau boulot, nouveau boulot que je n’aurais jamais obtenu si je m’étais entêtée à rester chez TGGP ou Pubilon. Enfin, à priori mais ma non confirmation coïncidant pile avec un besoin de mon agence d’un community manager, nous nous sommes trouvés. Aujourd’hui, je suis célibataire et je fais avec, c’est parfois top, parfois chiant. C’est comme ça mais je ne force rien. Si demain, je rencontre un mec extra avec qui je suis bien, je ferai en sorte que ça dure. Si je ne suis pas
ou plus heureuse, je partirai, comme je l’ai déjà fait. Car je me fous de me faire passer la bague au doigt un jour, je n’ai effectivement pas besoin d’un nous pour exister, je ne veux d’un nous que s’il me rend heureuse (avec un petit h, l’amour comme le boulot, c’est jamais tout rose). Ce « nous » est à lire dans le sens personnel et professionnel. Je me veux et je nous veux épanouis. Est-ce vraiment une rupture ?

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Non, mes parents ont juste eu la chance de trouver le bon « nous ».

 

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De l(‘)a normalité

J’aime observer mes congénères et me moquer un peu des comportements caricaturaux, notamment les anticonformismes qui ne sont finalement qu’une obéissance à un autre conformisme. Pour ma part, je ne sais pas bien me positionner sur la question, je fais comme à mon habitude : à la carte. Mais tu te rends vite compte que même quand tu ne revendiques rien en soi, la pression sociale est terrible.

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La semaine dernière, voyage en famille à 7. Ma sœur et son mec, mon presque frère et sa copine, mes parents puis moi, le boulet célibataire. Enfin, célibataire, tout est relatif puisque suite à une histoire de médicaments, mes parents sont persuadés que j’ai un compagnon. Ce n’est pas faux en soi mais c’est compliqué et surtout non exclusif et j’ai juste pas envie de leur expliquer. Mais voilà, je provoque le chiffre impair. Et quand ça parle mariage ou bébé, je me sens exclue. Quand je vois qu’on ne me compte aucun +1 éventuel à une fête qui aura lieu dans un an ou qu’on me demande si je peux envisager de vivre toute mon existence seule (sans compagnon et sans enfants), je me sens vieille et desséchée.

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Et pourtant, parallèlement, je n’ai pas forcément envie du schéma traditionnel mariage et gosses. Surtout pas mariage, d’ailleurs, ça coûte un fric monstre, on doit se supporter des gens qu’on aime pas, ça met une éternité à s’organiser. Moi je me dis qu’à mes yeux, le seul mariage tolérable, c’est celui de Lily et Marshall au pied d’un arbre avec juste les amis proches dans How I met your mother. Non parce que soyons sérieux, le mariage, fiscalement, ça reste intéressant, plus que le pacs. Mais à force de te sentir la bête curieuse, tu finis par ne plus si bien vivre ta vie de… De quoi d’ailleurs ? Je n’avais jamais cherché à me définir jusque là, j’aime me voir comme un papillon même si je manque parfois de légèreté sur certains points.


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Finalement, se range-t-on des voitures par pression sociale ? J’en parlais l’autre jour avec un homme et on était assez d’accord pour admettre que les femmes à la sexualité débridée se comportaient souvent comme ça pour ne rien regretter quand viendra the big one. Moi comprise. J’ai souvent « peur » de ne pas vivre toutes les expériences qui me tentent car une relation forte de type monogame me sera tombée dessus un beau matin. Il n’y aurait pas drame en soi, je sais que mes fantasmes ne sont pas immuables et même casée, monogame et heureuse, je fantasmerai sur des personnes ou situations pas forcément réalisables. Mais on en revient au point de départ : pression sociale ? Si je considère ma relation non exclusive avec Amant chouchou, personne identifiée par mes parents mais qui ne savent pas que je ne suis pas la seule dans le tableau, je ne suis pas sûre d’être capable de leur expliquer très précisément la situation. D’ailleurs pas qu’à mes parents, la plupart des gens ont du mal à comprendre… Pourtant ma mère envisage tout à fait que, moi, je puisse avoir plusieurs hommes en même temps vu que quand j’évoque un ex dont elle a déjà entendu parler, elle me demande spontanément si je le fréquente toujours alors que je suis censée être avec Amant Chouchou. De toute façon, comme elle me répète
sans cesse, je navigue, je n’ai pas de port d’attache.

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Je parle de relations amoureuses mais c’est pareil pour l’éducation des enfants. Je suis tombée deux minutes sur un reportage l’autre jour sur une famille qui voyage autour du monde en voilier (si j’ai bien compris). Réflexion n°1 : et bien les gosses, ils sont pas à l’école ? Et bien bravo! ». A noter qu’ayant pris le truc en route et l’ayant quitté rapidement pour aller au lit donc je ne sais pas si ce voyage se fait hors période scolaire mais pour la suite de la démonstration, partons du principe que ces enfants sont donc déscolarisés pour
faire un tour du monde. Opprobre, scandale, des enfants échappent à notre système scolaire pour voyager ? C’est pas comme ça qu’ils vont trouver du boulot plus tard. C’est vrai, moi aussi, j’ai pensé ça. Sauf qu’à l’arrivée, malgré une scolarisation continue et un bac+5 (et 2 bac+4), j’ai été au chômage pendant un an et demi. Là, encore, on montre « l’anormalité » du doigt mais en y réfléchissant bien, un enfant apprend-il plus sur le banc d’une classe ou en prise directe avec la vie ? Là, franchement, je ne trouve pas la réponse si évidente et je suis même tentée de pencher pour la 2e solution. Il y a quelques années, je suis sortie avec un mec qui avait fait l’école libre, vous savez, là où il n’y a pas de notes, ni rien, enseignement que j’avais rangé dans la catégorie « vaste connerie ». Mais à l’époque, en discutant avec Gaetan, je me suis rendue compte que ce n’était pas si mauvais que ça, il avait pu épancher sa curiosité, toucher à beaucoup de
choses… Bon, il se trouve qu’il a une orthographe déplorable, qu’il est un peu immature et assez beauf mais je ne pense pas que ce soit lié à l’école libre. Je m’égare un peu mais tout ça pour dire que pourquoi la voie « normale » serait forcément la meilleure ? Finalement qui est le mieux placé pour savoir où est le bien de ses enfants ? La société ou ses parents ? Oui bon, ok, c’est pas pour autant que j’approuve tout, le délire des mamans hyper abusives avec le co-dodo et l’allaitement jusqu’à 3 ans « pour ne pas rompre le cordon », je ne suis pas sûre que ce soit pour le bien de l’enfant, je pense surtout que c’est un égoïsme de la mère qui veut que son bébé ne grandisse jamais. Idem pour l’éducation « à la maison » parce qu’à l’école, « y a des voyous ». Pourquoi pas mais tu sais, ton gosse, un jour, il faudra bien qu’il côtoie « les autres ». Brrrr ! Mais bon, après tout, je n’ai pas d’enfants, Dieu seul sait quelle voie je choisirai.

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Bref, « l’anormalité » est souvent assez pénible, d’autant plus quand vous ne vous sentez en rien anormale. Parce que tout est question de contexte. Dans ma famille, tout le monde se case et se marie, ok. Par contre, dans mon entourage amical, hormis Anne qui est toute casée, les autres, c’est le bordel. Et quand je dis bordel, je suis gentille. On valse toutes d’un homme à l’autre, on tombe sur des cas (va falloir que je parle perversion narcissique, tiens)… Donc j’ai dans ma manche de très nombreuses trentenaires célibataires et nullipares
qui ne le vivent pas mal. Ce n’est ni un choix ni une croix à porter, c’est juste un état de fait, limite un hasard de la vie. Alors, non, être célibataire à 30 ans n’est pas anormal. Choisir de vivre des relations « hors normes » n’est pas anormal. Ce n’est pas pour autant que j’envisage de finir seule et sans enfants, je n’envisage juste rien. Je vis et c’est déjà pas mal. Il n’empêche que j’étais quand même un peu ravie de retrouver mon milieu parisien de célibataires en goguette parce que dans ma famille où tout le monde est lié par une bague, je me sentais légèrement en trop, par moment… Et c’est là que tu te rends compte que chaque choix de vie est à assumer, même quand on pensait pas, et que tu finis par te poser des questions… qui n’ont pas lieu d’être.

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C’est quand qu’on est adulte, dis ?

Il y a quelques temps, une personne que je connais vaguement me demandait ce que je faisais de ma vie, si j’étais toujours en recherche de stage donc je lui réponds fièrement : « non, maintenant, j’ai du vrai boulot, je suis une grande ! ». Là, taquin, il me répond : « tu crois être grande grâce à ton boulot ? ». Un
truc du genre. C’est vrai après tout, c’est quand qu’on est adulte ? Ou plutôt qu’est-ce qui fait qu’on l’est.

J’observe, je lis, je vois. Je fréquente des gens de tous les âges de façon plus ou moins proche. Dans la girlie team, je suis la plus vieille mais je ne sens pas la
différence, c’est juste des chiffres. Des fois, je parle à des gens plus âgés et je les trouve stupides et immatures. Parfois, je parle à des gens beaucoup plus jeunes et je ne me dis à aucun moment « il/elle est jeune, ça va lui passer ». Par exemple, miss So Long, j’oublie tout le temps qu’on a 5 ans d’écart. Mais au fond, qu’est-ce qui fait de nous quelqu’un de mature et d’immature ? Est-on même 100% l’un ou l’autre ? Ne peut-on pas être matures sur certains points et immatures sur d’autres ?

Ado, pour moi, être adulte, c’était le tryptique boulot-mari-gosse. Bon aujourd’hui, c’est plus le tryptique boulot-je vis seule-je paie mes factures sans l’aide de papa maman. Ouais, c’est vrai que l’indépendance financière a été un grand pas en avant mais étais-je immature jusque là ? Je gérais déjà mon budget, quand même, j’étais juste dépendante. Est-ce que le fait de trouver du boulot a changé ma façon de vivre, de penser ? Bon, je me lève plus tôt, j’ai une activité, j’ai une définition supplémentaire ou une nouvelle définition. Avant,
j’étais Nina, chercheuse d’emploi, maintenant, je suis Nina, responsable de communauté. Mais ai-je vraiment changé ? Je ne sais pas trop, j’ai pas l’impression que ça a modifié ma façon de voir le monde. Par rapport à ma propre image, oui, j’ai l’impression d’être plus utile, de servir à quelque chose dans la société mais après…

Ensuite, revenons en aux deux parties de mon tryptique qui me manquent, le mari et les enfants. Bon, la maternité me branche pas à l’heure actuelle, ça viendra plus tard,  quand je me sentirai stabilisée quelque part. Là, je suis encore entre deux, notamment deux appartements. Je supporte plus l’endroit où je vis, j’y ai passé trop de temps quand j’étais au chômage donc j’ai besoin de poser mes valises ailleurs. Logique. C’est un peu le dernier échelon de ma stabilité, on dira. La dernière page du livre à tourner. A partir de là, tout se placera. Mais est-ce que ça veut dire que je suis pas une adulte complète pour le moment ? Je sais pas. Evidemment, la seule personne dont j’ai la charge, c’est Kenya. En gros, ça consiste à lui changer sa litière et lui remplir sa gamelle (tiens, elle est sortie de son anorexie, qu’est-ce qu’elle bouffe en ce moment). Lui faire des câlins aussi et lui parler quand je suis là pour pas qu’elle
déprime. Oui, je suis trop très attentive à la santé mentale de mon chat ! Ne serai-je adulte que le jour où mon ventre recevra la vie ? Ca veut dire que si j’ai jamais d’enfants, je ne serai jamais adulte ?

Que de questions dans le vide. Et moi, je me demande, sommes nous vraiment un jour adulte ? Est-ce que ça veut vraiment dire quelque chose si on sort ce mot de son contexte biologique ? L’autre jour, je lisais un blog d’un bloggeur que je qualifie volontiers d’intelligent et « d’adulte », puisqu’on parle de ça. Dans ses commentaires, ça vire à la dispute, un truc étrange. Chez mes bloggeurs, je suis habituée mais là, on est en présence de gens qui me paraissent intelligents et matures, à travers leur écriture et leur blog (je n’en
connais quasi aucun en vrai donc je peux pas me prononcer sur leur vrai moi, on dira) et là, j’ai l’impression d’assister à des disputes enfantines « hé d’abord, moi, j’ai 5000 visiteurs uniques, nananère ! » « Moi aussi, d’abord-euh ! » « T’es un méchant ! », « toi plus que moi ! ». Bon, je caricature énormément, c’était
mieux écrit mais c’était l’idée au fond. Je n’ai même pas compris d’où venait la dispute, sans doute l’éternelle rivalité entre bloggeurs (pffff) mais ça m’a un peu choquée, ce côté « gnagnagna ». Et ce n’est pas le seul endroit où j’ai vu des « adultes » se chamailler comme des gosses, c’est tous les jours que je vois ça. Quand j’entends les histoires que me raconte ma mère sur ses amis quinqua ou sexagénaires qui se chamaillent pour des bricoles, qui se parlent plus parce que si, parce que là… Ouais, je me dis que finalement, on n’est jamais vraiment adulte.

Et peut-être que tant mieux, au fond. Si ce côté dispute de bac à sable est chiante, je le concède, il y a aussi des choses bien à garder de l’enfance, notamment la capacité à s’émerveiller pour un rien, l’imagination, les pétages de plomb « on s’amuse et on s’en fout ». Oui, ça fait du bien de retourner en enfance, des fois, de s’amuser de broutilles, de jouer, d’oublier le sérieux que nous impose notre âge adulte.

Oui, des fois, je suis immature, je pète des câbles, je joue à l’idiote. Je regarde les playmobils avec nostalgie, je rêvasse tout le temps, j’adore les bulles de savon et quand je me lave les mains, je souffle toujours dessus pour les faire voler. Je suis contente quand je vois un papillon, je regarde les nuages pour y voir des formes, j’aime les choses douces et qui sentent la lessive. Et en plus, j’en suis fière !

Petite vidéo juste pour le plaisir

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