Liste de la fille qui aimerait souder sa tête sur ses épaules

Alors que s’est-il passé dans ma semaine ? Des trucs de dingue, comme d’habitude. Enfin, pas tant que ça mais vous me connaissez, j’aime rien tant que l’emphase.

– Cette semaine, j’ai retrouvé le mauvais stress grâce à un contrat freelance que j’ai vite dû abandonner tant la charge de travail ne correspondait pas aux termes du contrat. Lundi nuit, j’ai dormi de 0h à 4h puis j’ai tourné, viré, me demandant si je ne devais pas démissionner. A 5h30, n’en pouvant plus, je me suis levée. Et j’ai bossé. Et j’ai démissionné. 4 jours plus tard, je n’ai toujours aucune réponse à mon mail de démission. Bien.



– Fatigue physique et ma jambe gauche n’est pas contente du tout, j’ai régressé par rapport à la semaine dernière, mon quadriceps a refaibli malgré ma demi-heure de marche minimale par jour (c’est à dire que si je sors pas, je rentre à nouveau à pied et ça me fait une heure). Je ne m’en sortirai donc jamais ?

– Mon chat, ce monstre de caprice qui me fait une scène pour avoir un bout d’ananas. Je lui en donne, elle snobe le bout mais continue de piouter pour réclamer. Mais bon, faut savoir que mon chat a une passion dans la vie : se frotter aux fruits et légumes qui sentent fort. Le must ? Le céleri

– J’ai entamé le tricot. Le premier soir, j’y ai consacré deux heures dont une heure trente de montage de mailles, mon énorme point faible. Je n’y arrive pas. Mais alors paaaaaaas. Après, j’étais bien partie mais j’ai foiré le rabattage des mailles et j’ai dû recommencer. Je crois que je vais finir par les acheter des put***s de chaussons.

– Je déteste mes voisins d’open space, je vous raconterai en détails mais ça va être la guerre dans pas si longtemps. Trop de bruits tue la cohabitation

– Mardi, je suis allée au hammam avec Amy et Loxy_More. J’ai préparé mon petit sac, toute fière de ne pas avoir oublié mon savon noir et mon gant de crin. Par contre, le maillot, lui, je l’ai puissamment zappé. Quand on est arrivées dans le vestiaire avec de vieilles anglaises à poil, je me suis sentie plus à l’aise. Puis j’ai erré enroulée dans ma serviette. Jusqu’à l’heure de bien se savonner. Merde, on est entre filles, il y a de la buée et je suis épilée alors allons y gaiement… Mais je ne l’oublierai plus, je me suis pas super sentie à ma place sur le coup.

– Soirée de vendredi : loisirs créatifs, tricot et cuisine. Je me fais peur.

– OPA changeons d’ordinateur de bureau. Je n’en peux plus, je le hais, je dois des fois le redémarrer en pleine journée car mon navigateur ne fonctionne plus (légèrement ennuyeux quand on bosse sur le web), je n’ai plus accès au serveur sur lequel est stoqué un doc dont j’ai besoin… Bref, je peux pas bosser correctement, sans parler du temps infini qu’il peut prendre parfois et qui est devenu un running gag. Sauf que l’humour de répétition, j’ai jamais été fan.

– Réunion de production cette semaine, pitch d’intro de super manager : “ouais alors le séminaire, c’est toujours le week-end du 24 septembre mais en fait, on va plus en Sicile mais à Marseille”. Tu la sens mon énorme déception ?

– Lundi, lever à 6h30. Mardi, lever à 5h30. Autant vous dire que le reste de la semaine, j’ai totalement planté mon projet de me lever plus tôt pour écrire des articles. D’ailleurs, c’est pour ça qu’il n’y en a pas trop eu cette semaine.



– Cette semaine, j’ai été la reine des étourdies. Du coup, j’ai fait des coquilles au boulot, rien de grave mais j’aime pas qu’on me reprenne parce que j’ai manqué d’attention. Que je fais même de grosses fautes du genre “j’ai accès ma réponse sur…”. Bravo, clap clap. Mais là où j’ai excellé, c’est quand même jeudi. Le gars qui avait pris mes affaires que j’avais amenées dans le Var m’attendait au pied de mon immeuble pour me les rendre. Sauf que moi, je trouvais plus mes clés. Qui étaient sur la porte. Côté extérieur… Ca vaut presque ma carte bleue perdue y a 3 semaines… En fait, elle était juste sur mon bureau.

– Pour finir en beauté, une vidéo qui me fout des frissons. J’ai beau être mal à l’aise avec l’idée de nationalisme, la ferveur du public néo-Zélandais, elle me fout la chair de poule.

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Mmmmm Chabal !!

Débuter un article avec un titre aussi naze, je sais, je devrais avoir méga honte mais pas du tout, en fait. Pour les 3 du fond qui n’ont pas suivi, je vais parler rugby mais restez parce que le sujet, c’est pas que ça, en fait. En fait voici l’article que j’avais prévu la semaine dernière mais que j’avais pas écrit parce que je faisais autre chose.

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Semaine dernière, avant le quart de finale contre les All Blacks, je lis mon Elle. Oui, une phrase qui allie Elle et rugby, c’est possible. Là, je découvre une chronique de mon cher ami Eric Zemmour. Lui, je vois son nom, j’ai des envie de meurtre, c’est automatique. Et quand je le lis, c’est pire. Je vous résume sa pensée (si, si, paraît qu’il y en a une) : Chabal, c’est trop trop cool qu’il soit mis en avant parce que ce sont les vraies valeurs viriles du rugby qu’il représente, contrairement aux tapettes joueurs du calendrier et du Stade Français. Regardez, femmes, un homme, c’est barbu, poilu, hirsute, musclé, cradouille, pas gentil… Les autres, c’est que des pédés, il nous sape notre virilité. Et puis vous n’y connaissez rien au rugby, d’abord, c’est votre faute, à vous et aux tafioles homosexuels qui ont imposé cette féminité dans le sport. Au moins.

Forcément, je lis ça, je m’énerve. Bon, déjà, Zemmour, je devrais vraiment pas lire, je le sais que ça va m’énerver. Alors, M. Zemmour, je me permets de vous répondre, malgré mon irrespect et mon mépris pour vous. Alors commençons par le « vous n’y connaissez rien au rugby et vous le féminisez ». Prenons mon cas personnel, au hasard. 25 ans, journaliste rugby (oui, stagiaire mais quand même) qui attend devant les vestiaires pour interviewer les joueurs et qui pose des questions intelligentes parce que je m’intéresse à ce qu’ils ont fait sur le terrain. Même que j’ai suivi le match et même que j’ai compris tout ce qu’il se passait. Oui, je m’intéresse au rugby et pas qu’au cul des joueurs. Moi, quand je regarde le rugby, j’explique à Enzo sur MSN les règles, je m’énerve face à certaines couffes des Français, je peux expliquer à Vicky ce qu’il se passe à la télé… Alors, oui, je suis folle amoureuse d’Elissalde, j’ai fait ma maline
quand Michalak m’a fait la bise, quand je croise Betsen en boîte, je trouve sa virilité torride. Donc je m’intéresse au rugby en dépit du calendrier, du maillot rose du Stade Français, du côté glamour de certains joueurs parce qu’au fond, je ne regarderais pas un sport juste pour mater des mecs. Si on regarde le foot, par exemple, y a des joueurs très craqua miou genre les Italiens, là, mais je vais pas me taper de 90 minutes d’un sport qui m’intéresse pas pour mater épisodiquement un mec. J’ai autre chose à foutre de ma vie.

 Et puis ça veut dire quoi « vous, les femmes, vous vous intéressez qu’à la plastique des joueurs ». Alors voilà, aux hommes le sport, aux femmes les soap et émissions de cuisine. Bah ouais, qu’est-ce qu’on fait chier à regarder et même à aimer le sport ? C’est un truc de mec, nous, on a juste droit à la gym, la danse et à la limite, la natation synchronisée. Ah, et le cheval aussi. Ce qui est « amusant », très entre guillemets, c’est la réaction des mecs lambdas quand on dit qu’on s’intéresse à des sports de « mecs ». Toi, tu t’y connais en rugby? Mouahahahah! Ben ouais, mon gars, je suis allée dans les vestiaires, je les ai interrogés, j’étais la chouchoute de l’équipe d’Aurillac, j’avais qu’à demander quel joueur je voulais interviewer et je l’avais. Et ce n’est pas juste parce que j’ai des gros seins et les yeux bleus, c’est surtout parce que je faisais de bons papiers. D’ailleurs, je n’ai jamais été mal vue par les joueurs. Entre eux et moi, il

n’y avait pas de question de sexe, j’étais journaliste asexuée, point. Pareil quand je me mets à parler F1, au début, ça rigole et on se rend vite compte que je sais de quoi je parle. De toute façon, en F1, si on regarde que pour la beauté des pilotes, il ne faut regarder que les 5 minutes du podium, sinon, ils ont un casque, on voit rien ! On voit même pas leur cul. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui encore, j’ai l’impression qu’une femme ne peut pas aimer le sport sans que ça paraisse suspect.

 Enfin, Chabal. Bon joueur, ok, mais pas toujours. Face à la Nouvelle Zélande, il a été plutôt discret, on dira. Pourquoi c’est la nouvelle coqueluche? Mais parce qu’il détonne. Il y a 5-10 ans, ce qui déteignait, c’était les beaux gosses pas abîmés et « fins » (par rapport aux autres parce que même les plus fins sont hyper baraques). Et ça, on aime les « pas pareil ». Je suis pas sûre que si Chabal avait été anglais ou néo-zélandais, il aurait été une star à ce point vu qu’il serait plus dans le ton. Oui, il est bon, oui, il est impressionnant mais moi, il me fait pas

triper. Sa virilité, ça me fait pas craquer du tout, c’est juste pas mon genre. Quand il fait une belle action, j’applaudis, quand il se vautre, je râle. Il joue tant mieux, il joue pas, tant pis. Mais si on regarde, sur le papier, j’ai l’impression que le meilleur joueur français de ce mondial, c’est Elissalde, le gars fin d’1m72. Forcément, Elissalde et Chabal, ils n’occupent pas le même poste, je rappelle. On n’a pas besoin des mêmes forces pour l’un et l’autre… Ah, ça, M. Zemmour, il a pas fait gaffe. Non parce que si on regarde Betsen, par exemple, qui a toujours été dans le calendrier, avec son visage aux traits saillants, ses cicatrices, ses cuisses larges comme des troncs, sa carrure puissante, il n’a rien du tout à envier à Chabal. Hé oui, les joueurs virils n’a rien de nouveau et même que des fois ils sont dans le calendrier… Je ne sais pas pourquoi Betsen n’a jamais été plus sur le devant de la scène et pourquoi Chabal est devenu la nouvelle coqueluche, peu importe. Mais je le dis haut et fort : oui, les femmes ont le droit de s’intéresser au sport et pas juste pour les petits culs moulés, les (bons) joueurs virils peuvent aussi jouer le jeu du calendrier. La « pédéisation » du Stade Français amenée par Max Guazzini, ça agace ? Et alors ? Ils sont quand même champion de France et c’est pas un hasard. Mais bon, c’est vrai qu’à force de se focaliser sur ce genre de détails, on oublie que les mecs sur le calendrier, ce sont des joueurs des vrais. Ceux qui, une fois rhabillés, s’arrachent sur un terrain. Et c’est ça qui compte. N’est-ce pas, M. Zemmour ?

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La liste de la victime de la mode (couic)

– Mercredi, séance shopping, j’ai besoin de fringues tendance. La mode est au gris, j’ai envie d’un pantalon tailleur gris avec la veste assortie et un top coloré histoire de
pas passer pour la dépressive de service. Etape 1 : Mango. Mango, c’est concept, ils ont décidé que le gris ne passerait pas par eux. Naf-Naf ? Ils taillent leurs fringues comment
eux ? Je teste un chemisier, je nage dedans sauf au niveau de la poitrine où la boutonnière baille outrageusement. Sac à patate powaaaaa ! Une robe sinequanone ? Ah ben tiens,
c’est donc à ça que je ressemble avec la poitrine hyper comprimée et le teint bleu. Je tourne, je vire. Au bout d’une heure et demi, je n’ai rien acheté. Match retour le soir, je vais chez
H&M, je trouve un tailleur gris super sympa avec un pantacourt très court (ou un short long, chuis pas sûre). J’essaie un chemisier en satin aubergine. Bon, ben, si je le mets, va falloir que 
j’évite de respirer, je risque d’éborgner mon interlocuteur avec le bouton qui menace de sauter. Je prends mon tailleur puis direction Promod pour trouver le haut coloré que je veux. Finalement, je repars avec une robe chasuble, un chemisier, un petit haut marron et taupe et un sautoir vert. Sautoir qui une fois mis est horrible. Mais j’ai pas trouvé de chaussures. En tout cas, je n’ai qu’une chose à dire : la mode automne-hiver est atroce et déprimante. C’est déjà moche, l’hiver, si en plus, on s’habille en gris, faudra pas s’étonner d’être dépressifs.

 robe-chasuble

– Après vérification, le coca light et le coca zéro, c’est pas tout à fait pareil, le zéro est plus calorique (1.3 ka par verre contre 1.2 pour un coca light, faut le savoir). 

– « T’as la peau douce, c’est super agréable ». Avec tout le mixa bébé que je m’étale consciencieusement tous les soirs avant dodo, j’espère bien. Mais après réflexion, je suis plus sûre si cette phrase a été prononcée ou si je l’ai rêvée, faut pas me parler dans un demi sommeil.

– Article très drôle que m’a fait suivre un collègue, je vous laisse découvrir, c’est sur le rugby qu’est mieux que le foot (http://fr.sports.yahoo.com/07092007/52/15-raisons-de-preferer-le-rugby-au-foot.html). D’ailleurs, je tiens à dire que la chanson basée sur le haka qu’ils viennent de sortir est carrément atroce, je milite contre. Le haka, c’est pas français, laissons le aux Néo Zélandais et admirons.

– Lundi, j’arrive au boulot, un gars que je connais pas est installé sur le canapé. Je salue et ne fais pas trop gaffe, sans doute un candidat pour un des postes à pourvoir. A un moment, je vois un nom inconnu se connecter à notre messagerie instantanée donc je demande à Claude qui c’est « Ben, le mec qui était sur le canapé, tout à l’heure, c’est un nouveau ! ». Pourquoi dès que je prends des congés, l’agence en profite pour recruter quelqu’un, hein ?

 – Cette semaine, je suis pas sortie, nananère. Bon, ok, j’ai fait des folies de mon corps lundi nuit mais chez moi donc je suis pas sortie. Mais c’est fou comme dormir moins

de 3h le lundi vous ruine toute une semaine. Mais ce week-end va être hyper girlie.

 – D’ailleurs, hier soir, j’ai passé la soirée chez ma chérichounette en convalescence et elle n’a rien trouvé de mieux pour me remonter le moral que de me faire jouer à Sing

Star. Effectivement, le moral est remonté mais la prochaine fois, je prends mes lunettes, ça m’aidera à gagner.

 – Entendu au boulot : « Y a un peu une drôle d’odeur, ici, ça sent un peu le rat mort – Ouais, heureusement qu’il y a Nina qui parfume un peu. – Ouais, ça sent le rat mort à la fraise ». Ce qui est faux, mon parfum n’est pas à la fraise.

– Entendu au boulot (bis) : « Ouais, Nina et Claude, vous vous absentez des fois, y a un hôtel dans le coin ? », « Nina, tu veux déjeuner avec Farid ? Moi, je dis, y a anguille sous roche ! », « Moi, je dis, entre Nina et Guillaume, il se passe quelque chose, suis sûr que vous couchez ensemble ». Donc moi : « Super, avec toutes ces histoires, je me suis déjà tapé toute la boîte ! » « Bah, il te reste ceux de Prague encore ». Dur d’être la seule fille. D’ailleurs dialogue de mardi : « Ouais, t’as passé la nuit avec une fille ou un mec ? – Un mec. – Bah, je suis sûr que t’es lesbienne ! –Heu… Ben non. – La fille avant toi, on la charriait comme ça et la pauvre un jour, elle a dit « ah ben non, j’aime trop la bite ! » -… – Ben tu dis rien ? ». Non mais j’ai pas l’air comme ça mais je les adore mes collègues.

 – C’est la rentrée, y a du monde tout partout dans le métro et les trains reprennent leurs retards de 20 minutes. Ca pue.
 
– Je crois que mes cervicales cherchent douloureusement à communiquer avec moi mais je comprends pas ce qu’elles me veulent. Du coup, j’ai voulu faire chauffer mon masque

pour la figure qui est censé aller au micro ondes, il a explosé au bout de 10 secondes. Je me sens très con, là…

 – La France a perdu contre l’Argentine… Bordel de merde, ça commence bien ! Bon, en l’honneur de la coupe du monde de rugby qui est un peu mon sport à moi, que je suis

née au pays de l’Ovalie et que j’aimais le rugby avant que ce ne soit la mode, un petit haka.

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