Politiques, je vous hais

C’est la rentrée ! Je vous parlerais bien des cartables neufs, des gommes flambant neufs et de l’odeur de l’encre sur les pages encore blanches d’un nouveau cahier mais cette année, j’ai grave le seum. Parce que cette rentrée lance le bal des what milliards de candidats aux primaires et que ça me fait réaliser à quel point je hais la politique. Enfin, je hais les politiques.

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J’ai une vision idéaliste de la société : l’idée que les plus forts donnent la main aux plus faibles pour pour un vivre ensemble harmonieux, dans la joie et la bonne humeur. Mon projet sociétal idéal se repose avant tout sur la solidarité car si, sur le papier, chaque individu naît libre et égal en droit à son voisin, rien n’est plus faux. Si j’en suis là où j’en suis dans ma vie, on va dire que c’est un quart grâce à mes capacités intellectuelles, un quart grâce à ma culture due à ma curiosité insatiable, un quart grâce aux hasards bien faits de la vie… Et un quart grâce à mes origines démo-socio. Oui, le fait que mon père soit médecin spécialiste m’a permis de faire des études sans coupler mes cours à un job alimentaire, mes jobs étudiants me servant à me constituer un petit pécule, ça m’a aussi permis de « monter à Paris » tenter l’aventure professionnelle et embrasser la carrière de webmarketeuse pour laquelle je ne me destinais pas du tout. Bref, si je veux bien croire que mon intelligence et mon grand sens de l’adaptabilité me permet de mener une carrière atypique mais qui va dans le bon sens (je mets actuellement un orteil dans le monde de la data), les sous de mon papa ont quand même bien aidé. Donc ce serait sympa d’imaginer que Jonas ou Sandra, tout aussi capables mais nés du mauvais côté de la barrière sociale, aient la possibilité de tenter leur chance pour devenir un jour des super community managers, data analystes ou physiciens brillants. Ou ce qu’ils veulent.

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J’aimerais qu’on se donne tous la main. Pour les jeunes pousses comme Jonas et Sandra mais aussi pour ceux qui ont vu leur vie brisée suite à un accident, la maladie d’un proche, la perte d’un emploi. A ceux qui échouent dans notre pays après avoir traversé la mer pour fuir la guerre et espéraient des jours meilleurs… Bref, je pourrais vous dresser une liste infinie de cas de gens peu chanceux résidant en France et que j’aimerais que l’on aide grâce à ce formidable projet de société qu’on appelle la solidarité (le truc qu’on a dans notre devise, là, tu sais…). Et là, je ne te parle que de la partie sociale du truc, j’en ai gros sur l’écologie, aussi, sur l’éducation, sur l’économie, le multiculturalisme… Dimanche dernier, en attendant le train sur un quai de gare de ma ville natale adorée (moment toujours propice aux pensées vu que t’as que ça à faire), ça m’a frappée : oui, je m’intéresse aux questions de société mais putain, qu’est-ce que je déteste la politique et surtout ces connards (et connasses mais y en a de suite beaucoup moins, parité, éternel mensonge) qui prétendent agir au nom du bien commun. Sérieusement, ça devient plus facile de compter les politiques qui n’ont pas de casserole au cul que ceux impliqués de près ou de loin dans des « affaires », comme on dit. Ah ça, on aime bien rigoler en montrer du doigt tonton Berlusconi (quoi que depuis Sarko et DSK, beaucoup moins…) mais on devrait commencer par balayer devant notre porte. J’en ai marre de tous ces êtres pansus et vieillissants nous expliquant qu’il faut se serrer la ceinture pour relancer l’économie, qu’il faut sacrifier nos droits, nos rêves, parce que y a pas le choix. C’est vrai que quand on voit les résultats de l’austérité, on se dit… Que c’est une voie de merde. Sans parler des injonctions contradictoires à base « faut consommer mais économisez pour votre retraite et serrez la ceinture », c’est pire qu’un magazine féminin, pour dire ! Bref, entre les petits arrangements et les plus gros, les polémiques gênantes et humiliantes, les mecs en qui t’as envie de croire un peu qui te plantent une épée dans le dos, je suis à CA de rendre ma carte d’électrice tellement je suis écœurée et désabusée.

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En vrai, je peux pas la déchirer car je l’ai perdue en 2012… La vie m’envoyait pourtant un signe clair à l’époque

Ca fait quelques années que je répète qu’à mon sens, le vrai changement, ça se passe au niveau des associations, ce sont elles qui sont les plus à même de faire bouger les choses à leur micro niveau. Alors oui, je sais, elles ne sont pas toutes clean non plus, y a toujours moyen qu’un individu peu scrupuleux aille un peu taper dans la caisse mais globalement, pour régler le problème d’Ulysse ou Jasmine, elles seront souvent plus efficaces que ces fats politiques et leurs discours creux. Et on peut dépasser le cadre du cas particulier : je pense que les associations de consommateurs ont fait bien plus que n’importe quel gouvernement pour défendre nos menues économies.

Supermarket Shopper

Donc je hais les politiques, j’en ai déjà marre de la prochaine campagne présidentielle, j’ai déjà acquis la certitude que je voterai blanc au second tour quel que soient les candidats (c’est bon, j’ai bien retenu l’arnaque de 2002) et je doute de mettre un bulletin dans l’enveloppe pour le 1er… Essentiellement parce que je ne les crois plus. Oui, la 6e république de Mélenchon me fait de l’œil, oui, j’ai la fibre écolo et énormément de sympathie pour Duflot mais… Entre les pétages de plomb réguliers de Mélenchon et les volte-faces opportunistes des ténors de EELV, comment tu veux que j’ai confiance ?

Image d'illustration du documentaire J'ai pas voté, clic si vous souhaitez regarder

Image d’illustration du documentaire J’ai pas voté, clic si vous souhaitez regarder

Le souci, c’est que je m’intéresse aux sujets sociétaux. Que je m’inquiète du devenir de la France, que l’injustice qui s’étale au quotidien en une des journaux me donne la nausée. Mais je fais quoi ? Je ferme tous les journaux, j’abandonne Twitter ou je ne suis plus que des comptes qui mettent des gifs de chats ou de loutres ? N’est-ce pas lâcheté de s’en laver les mains ? Après tout, pour moi, tout ne va pas si mal : j’ai un pouvoir d’achat pas dégueulasse, un boulot qui ne menace pas de me filer entre les doigts demain et de toute façon, dans moins de deux mois, je serai solidaire avec mon Victor. Puis y a mes parents. Moi, je ne risque pas grand chose. Mais je ne peux pas laisser tomber. Parce que cette société solidaire, j’y crois.

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Faut juste que je trouve comment la défendre en laissant les politicards dans leur cirque.

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Le débat a-t-il pour réel objectif de faire changer d’avis l’autre ?

De temps en temps, je me lance dans un débat sur Twitter : des échanges d’arguments ponctués d’attaques sur mon ouverture d’esprit et quelques noms d’oiseaux en prime. J’en ressors parfois lessivée et certains me disent “non mais tu ne le feras pas changer d’avis, laisse tomber”. Non. Parce que c’est pas forcément elle ou lui que je vise mais ceux qui lisent l’échange en silence et pourraient être touchés par certains arguments.

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Un soir de 2012, deux hommes engoncés dans un costume débattent sous l’oeil torve d’un homme et d’une femme qui balancent aléatoirement des timings. A droite, Nicolas Sarkozy, à “gauche”, François Hollande. Les deux se balancent chiffres, promesses et punchlines sur des sujets lancés par les deux arbitres qui ne servent pas qu’à donner l’heure. Nous voici au coeur du débat d’idées de la Ve République, le fameux débat présidentiel d’entre deux tours qu’on regarde pour… se laisser convaincre ? J’aimerais avoir une étude précise sur la réelle influence du débat d’entre deux tours sur le résultat final… J’en étais restée à environ 10% de l’électorat qui est indécis et qui peut être conquis lors de cette grande cérémonie mais est-ce toujours le cas ? Bref, ça échange, ça débat, ça s’indigne et à la fin, chacun reste campé sur ses positions… Ca vous étonne ? Bien sûr que non, imaginez la scène “Mais… mais vous avez raison en fait. Mais oui, vous venez de m’ouvrir les yeux ! Bah écoutez, vu que vous êtes dans le vrai, j’invite tout le monde à voter pour vous.” Non, non, soyons sérieux deux minutes. Mais alors du coup, pourquoi débattre vu que personne ne lâchera le morceau ?

le débat télévisé de la présidentielle

Parce qu’on ne cherche pas à convaincre son contradicteur direct mais bien l’audience passive. Déjà, admettons assez facilement qu’il est difficile de faire admettre à quelqu’un ses torts en public. Je pense pouvoir plaider coupable, ce moment où tu sais que l’autre a raison mais ça t’arrache la gueule de l’admettre. Mais il y a aussi les autres, ceux qui te répètent en boucle les trois mêmes arguments foireux que tu entreprends de démonter à grand coup d’articles (écrits par d’autres) ou de vidéos qui expliquent en long, large et travers les quelques notions que tu balances de ci de là genre, au hasard, l’humour oppressif (humour oppressif, humour oppressif, humour oppressif, voici mes références habituelles, n’hésitez pas à m’en balancer d’autres au besoin). T’as beau expliquer, gentiment ou plus “énergiquement” le pourquoi de ta colère, tu butes systématiquement sur un mur de “mais je dis ce que je veux”, “j’ai encore le droit d’avoir mon opinion”, “mais moi, je connais quelqu’un qui prouve le contraire de ce que tu dis” (selon la grande loi qui dit qu’une seule exception dans ton entourage nique l’ensemble du travail des statisticiens et sociologues, t’séééé), “moi ça me fait rire, donc c’est drôle”, “ah Coluche et Desproges seraient bien malheureux aujourd’hui”, “on ne peut plus rire de rien” “oh, ça va les minorités, hein !”, “t’es qui pour me juger d’abord ?”, « c’est la liberté d’expression ! » « t’es pas Charlie, toi ! ». Bref, vous avez beau tenter différentes techniques, c’est le bide.

Hé oui, des fois, ça démange un peu de choper l'adresse du crétin qui s'entête pour aller lui en donner une

Hé oui, des fois, ça démange un peu de choper l’adresse du crétin qui s’entête pour aller lui en donner une

Et ce n’est pas grave. Parce que pendant que vous croisez fermement le fer avec Jean Connard (ou Jeanne Connasse), il y a Jean Naïf (Jeanne Naïve) ou Jean-ne “je n’avais pas d’opinion sur le sujet mais à présent que je te lis, j’ouvre les yeux” qui suit l’échange en silence. Et si vous avez bien argumenté, c’est celui là que vous allez convaincre. Si j’en reviens à mon cas personnel, j’ai appris énormément de choses en suivant des débats dans lesquels je n’étais pas impliquée, parfois par manque d’opinion, parfois parce que j’arrivais deux heures après la bataille. Prenons, au hasard, le débat sur le “mademoiselle” que les féministes ont souhaité supprimer des formulaires. Ma première réaction fut à peu près : “mouiiiiiiii ?”. Soit “heu ben appelez moi madame ou mademoiselle, peut me chaut”. Puis j’ai lu des échanges, parfois acerbes, entre celleux qui défendaient cette proposition et ceux qui s’indignaient parce que… ben, c’était soit par coquetterie (“hihi, j’aime qu’on m’appelle mademoiselle, c’est une façon subtile de me draguer, hihi”) et les “mais y a plus important comme combat, putain !” J’ai donc aussi réalisé à quel point les gens qui se foutaient des combats féministes étaient par contre très préoccupé par leur liste des priorités… Parce que c’est bien connu que les féministes sont un bloc monolithe qui ne peut prendre les problèmes que les uns à la suite des autres. Bref, d’un sujet sur lequel je n’avais pas grand avis, je me suis mise à défendre la suppression du “mademoiselle” dans les formulaires car j’ai compris en lisant des argumentaires qui ne m’étaient pas adressés en quoi, effectivement, c’était problématique. Je prends cet exemple mais je pense que ma conscience féministo-gauchiste (et surtout le fait que j’assume l’être, nous en reparlerons) s’est construite grâce à ses débats qui fleurissaient sur ma timeline, sur Twitter ou Facebook.

jeune fille lit sur un écran portable

Alors échange avec Jean-Connard, balance des arguments et tes liens et une fois que tu as bien tout étayé, pars la tête haute, un petit coup pour balancer tes cheveux avec classe par dessus l’épaule (comme c’est virtuel, tu peux le faire même si tu n’as pas de cheveux) et adresse un clin d’oeil complice à celui ou celle qui te lit sans savoir et qui sera convaincu. Limite, sois un troll et quitte Jean-Connard en le remerciant de t’avoir permis d’argumenter et de gagner de nouvelles personnes à ta cause.

Rihanna double doigt d'honneur clip we found love

PO PO PO !!!

Ah oui, je vais faire ça la prochaine fois. Délicieux !

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Ma tradition chérie : le bilan

Ouais, j’aime les bilans, je suis comme ça. Parce que ça fait toujours du bien de s’arrêter de courir un peu pour voir le chemin parcouru et quelles leçons en tirer. Mesdames et messieurs, comme chaque année, je vous propose mon bilan 2015.

bilan de l'année : l'équilibre ?

Oueeeee !

lapin-tout-mignon-lapinou

Alors 2015, c’est une année complètement bipolaire, une année Double Face (je regarde trop Batman). C’est à dire que selon ce que je regarde, c’est soit une année tellement géniale que je pourrais la classer dans le top 3 à 5 de mes meilleures années mais de l’autre, c’est une année aussi très amère. Alors parce que je reste un bisounours, parlons d’abord du négatif pour finir sur le positif

bisounours pas content

Le négatif : monde de merde

Ai-je réellement besoin de détailler ? En 2015, tout le monde a morflé. Double attentat en France mais aussi les drames humains qui se passent à nos portes, sur les plages de nos voisins, personnes qui meurent pour éviter le pire et finissent tristement leur vie échoués sur une plage européenne. Attentats, fusillades, relations qui se tendent… Je sais pas où on y va mais on y va en courant

avions de chasse

Et justement, 2015 a été l’année du vrai réveil douloureux. C’est pas tant que je dormais mais… cette année plus que jamais, j’ai bien compris à quel point je ne pouvais plus faire confiance à notre classe politique mais surtout, j’étouffe devant ce constat simple : pas d’alternative. En 2012, je haïssais la France de Sarkozy, celle qui “dressait les citoyens les uns contre les autres”, j’avais hâte que ça se termine. Je n’avais pas d’espoir particulier pour la France d’Hollande parce que je ne crois pas du tout à l’homme providentiel mais… bordel, la France de Hollande/Valls n’a rien à envier à celle de Sarkozy mais depuis un mois, on piétine peu à peu nos libertés, on nous dresse les uns contre les autres, on nous manipule à grosses ficelles pour nous faire avaler plus facilement des boas constructors… “La droite aurait fait ça, les Français auraient hurlé”. Je suis bien d’accord. Du coup, quand je pense à 2017, je me dis que quel que soit l’heureux élu, on continuera à s’enfoncer dans la merde jusqu’au cou, avec le consentement de la majorité silencieuse qui continue de croire que « c’est pour notre bien ». Du coup, 2015 est l’année où, plus que jamais, j’ai ressenti le besoin de lever le poing, d’arrêter d’attendre un lendemain meilleur ou de compter sur les autres. Si je veux gueuler, je dois le faire avec les autres et je dois trouver une façon de le faire bien. Militer dans un parti, c’est non mais trouver une asso qui me corresponde dans mes “combats”… J’ai un piste, autant essayer de la suivre.

Lever le poing révolution

Bref, 2015, c’est vraiment une année où ma foi en l’humanité a souffert, une année où, pour la première fois de ma vie, je me suis prise à avoir la trouille dans certains lieux publics bondés et ça, très honnêtement, ça me fait chier. Je ne me retiens pas de sortir et je vais là où je dois aller mais parfois, me traverse une pensée “casse-toi d’ici, c’est pas safe”. Alors qu’au fond, si les terroristes ne courent pas les rues, on n’est jamais à l’abri d’une mauvaise rencontre, un psychopathe ou une voiture qui roule trop vite ou aux freins un peu défectueux. Dire qu’on ne cède pas à la peur est facile… Le faire réellement nécessite plus de travail que ce que je pensais.

inquietude fatigue stress

De l’autre côté, du côté totalement personnel, 2015 a été une année merveilleuse : niveau perso, il y a donc Victor, ce garçon que j’ai failli laisser partir 3 fois et finalement, la 4e fut la bonne. Bon, ok, techniquement, on s’est remis ensemble en 2014 mais c’était le 30 décembre alors c’est presque 2015, chut. En fait, à la relecture de notre histoire, on faisait plein de trucs de couple sans se considérer en être un (genre partir en vacances ensemble), on a mis du temps à capter mais finalement… En 2016, si tout se passe bien, ce sera emménagement puis PACS. Ah bah oui, on a assez perdu de temps comme ça, on passe la seconde.

On s'offre des bagues pour le PACS ?

On s’offre des bagues pour le PACS ?

Pour le reste : des voyages superbes (Rome, Philippines, Naples, Athènes, les Iles grecques, New York), une nièce absolument adorable, un neveu qui ne jure que par “Tatie Nina” et même au boulot, après une première partie d’année compliquée, ça va beaucoup mieux. Les choses prennent naturellement l’inclinaison que je veux leur donner (je veux me perfectionner en e réputation et data analyse et ma chef veut que j’aille dans ce sens là aussi tout en me demandant de faire des formations aux clients. Que demander de plus ?), il faut juste qu’en 2016, je mette le ola sur certaines choses comme ces putains de réunions et…

Pivoine la plus jolie

Ah mais là, je déborde sur mes résolutions 2016. On en reparle demain !

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L’école de la vanne

Sous titre : ris d’être rabaissée sinon tu n’as pas d’humour.

L’humour, ah, l’humour ! Qu’il est bon de rire, ça fait tout un tas de choses à ton corps : ça te détend, ça fait brûler des calories, ça rallonge ta vie, ça crée de la cohésion et encore plein de choses, je suppose. Et j’avoue que j’aime rire, je suis d’ailleurs très bon public, j’explose facilement de rire devant la série abrégée des Chevaliers du Zodiaque (je rebalance le lien), les délires de Natoo ou Andy, le coeur a ses raisons, le dézapping du Before… Ouais, j’ai un humour Canal, apparemment. Mais y a un truc qui commence à me fatiguer. Faaaatiguer : l’humour de la vanne.

Dès le départ, ça situe le niveau

Dès le départ, ça situe le niveau

 

Ca fuse. Vite, trouver une vanne sur la dernière phrase de Clarisse, sur le pull d’Antoine, sur l’épi chelou de Marwa “et vazy, tu t’es crue dans Mary à tout prix, mouahahahah !” Tout le monde se marre. Et Marwa ? Bah, si elle est bien lunée, elle partagera l’hilarité générale, sinon… ben tant pis pour elle. Sauf que j’avoue que je suis plus que lassée par cet humour de la vanne, que j’en sois la cible ou non.

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D’abord, il faut bien choisir sa “victime”. Il y a des gens dont tu accepteras d’autant mieux les vannes car ils sont tes amis et tu sais qu’il n’y a pas de volonté de blesser derrière (en tout cas, qu’ils seraient désolés que ça arrive). Il faut également être attentif au sujet de la pique, on a tous certaines blessure où il n’est pas bon foutre un bon coup de hâche, même s’il est donné avec humour. On va éviter de répéter à une personne ayant pris du poids et ne le vivant pas très bien qu’elle risque pas de se noyer avec sa bouée, ahah ! Ou ironiser sur les difficultés d’une personne dans un domaine précis alors que celle-ci galère pour s’en sortir “Ahah, Jean-Claude, ça fait combien 2+2 ? Ah mais oui, c’est vrai, tu es nul en maths, mouahahahah ! Allez, fais pas la gueule Champion”. Vous saisissez l’idée.

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Le bashing est pour moi l’un des avatars les plus malsains de l’humour oppressif. Rire de soi, ok, je pense que ça peut être sain et dédramatiser. Seulement, il y a un fossé énorme entre “je ris de mes défauts pour les dédramatiser” et “je ris des défauts des autres pour passer pour le petit comique de service au détriment de quelqu’un”. Evidemment, le bashing permet de s’adonner à de bons mots, à se faire applaudir sur sa réactivité et son sens de l’à propos et il est si bon de rire des autres ! Au moins, ça ne nous tombe pas dessus.  Mais franchement, à quoi ça sert ? Se lier les uns en descendant les autres, mettre quelqu’un en faiblesse pour se mettre en position de force à l’inverse. Parce qu’on a beau avoir de l’humour, quand tu entends toute la journée que tu es moche, gros, bête, nul en ci ou en ça, tu finis quand même par intégrer un peu.

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Alors je dis stop. Je m’énerve, je peste, je ferme les portes de l’humour autour de moi. Je ne suis pas drôle ? Parce que tu crois que tu étais drôle quand tu m’as agressée un peu gratos juste pour faire marrer ta petite cour ? Tu n’as pas la sensation que je ne suis pas d’humeur ou que tu as tapé pile où il ne fallait pas ? Et t’excuser au lieu d’en plus attaquer mon humour non ? Bah non, c’est moi qui ne suis pas drôle. Parce qu’on est dans la culture de la vanne, du clash et du bashing, du “on peut rire de tout mais pas avec tout le monde”, cette phrase prononcée généralement par ceux qui n’en comprennent pas le sens. Et bien pardon mais perso, j’en ai marre. Je ne suis pas contre l’humour vache, trash, si celui-ci sert à dénoncer, à s’engager. Qu’on se moque de Hollande ou Sarko parce que leur politique est bancale, parce qu’ils se posent en personnes qu’ils ne sont pas (genre quand Sarko “lit” Victor Hugo). Qu’on les rabroue sur leur tour de taille ou leur taille, j’ai déjà dit à quel point c’était inutile et même franchement débile. Mais bon, peut-être attends-je peut-être trop de finesse de la part de mes congénères, moi aussi.

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Tellement…

 

Pourtant les vannes de cul, ça marche bien pour faire marrer, éventuellement (quoi qu’on flirte toujours un peu avec le sexisme…)

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Demain, je vous parlerai d’une vanne trèèèèèèès populaire sur les Internets que je ne supporte plus.

 

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Et après ?

J’ai un peu de mal à reprendre l’écriture de ce blog, j’ai une sensation de décalage, de grotesque, d’incongru. Comment vous parler de sites de rencontres et autres bêtises après ce qu’il s’est passé ? Pourtant, il le faudrait, il faudrait revendiquer notre droit à la futilité, au léger, au rire, ne pas les laisser gagner cette bataille là non plus. Alors je reprendrai comme avant même si, dans ma tête, ça tourbillonne autour des derniers événements, je suis pas arrivée au bout de ma réflexion sur tout. Mais j’ai besoin de poser quelques trucs donc aujourd’hui, on en parle et demain, on fera comme si la vie était belle.

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Alors, et après, se questionne-t-on. J’ai envie de dire “mais pose-toi d’abord la question !”. Je n’attends pas une réponse globale parce qu’elle ne viendra pas. On en est au même point qu’il y a un mois, le traumatisme en plus. Dimanche dernier, en allant marcher à Paris, j’ai ressenti plus que jamais à quel point je ne devais plus rien attendre des politiques. Oui, Hollande a été digne, on ne lui enlèvera pas ça mais quel cirque, putain. Entre la Marine qui se la joue victime (son rôle préféré), Sarko qui joue des coudes pour se positionner au milieu des chef d’Etats, la présence des joyeux Netanhayu, Davutoglu ou Bongo (lire le communiqué de presse de RSF à ce sujet), le délire sécuritaire qui en a suivi avec cette idée folle qu’en surveillant plus Internet, on arrêtera les massacres. Hmm… Déjà que j’étais bien désabusée sur la politique, là, je suis définitivement en rupture. Pour changer les choses, faudra pas compter sur les 40 gus qui marchent tout seuls devant mais sur les 3 ou 4 millions derrière. Encore faut-il faire quelque chose.

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Et justement quoi ? J’y pense mais j’ai pas encore trouvé de réponse. S’abonner à Charlie hebdo ? Pourquoi pas mais je ne le lirai pas. Le journal n’est pas en cause mais ça fait bien 3 ans que mes Nouvel Obs partent direct à la poubelle encore sous blister par manque de temps. S’abonner à Arrêt sur images et Mediapart aussi, depuis le temps que je devais le faire, au moins, c’est réglé. Faire un don régulier, oui, mais à qui ? Je penche vers RSF qui me paraît l’association la plus proche en terme d’action au message de la marche de dimanche. Mais là encore, même si je donne pour RSF, que faire pour les drames qui se passent ailleurs et qui touchent des populations n’ayant rien à voir ni de près ni de loin avec le journalisme ? Je rajoute Amnesty sur la liste ?

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Ok mais après ? Je me lave les mains parce que je donne deux ou trois dizaines d’euros par mois à une asso qui fait tout le boulot pour moi. C’est là qu’est mon souci. C’est un peu “facile” et ça tourne dans ma tête. Je pense aux terroristes, à ces 3 gaillards qui se sont dit un jour que tuer des mecs au nom du Prophète, c’était bien. Comment aurait-on pu les empêcher d’en arriver là ? Oh, je vous parle pas de surveiller la planète entière car il est à peu près certain qu’un jour ou l’autre, un mec passera à travers les mailles du filet. Non, je parle de l’amont. Quand on lit l’histoire des frères Kouachi, on se dit que des gamins expulsés du système, comme ça, ça risquait de mal finir. Je n’excuse en rien leur geste et on ne peut pas garantir que s’ils avaient été pris en main sur du long terme, ils n’auraient pas plongé tête la première dans cette violence. Mais peut-être que… Après tout, pour suivre un mec qui te dit que mourir en martyre, c’est choper 72 vierges direct en arrivant au Paradis et que tout ça, c’est trop cool… tellement cool qu’il te cède la place, vas-y, fais toi sauter en premier, je te regarde, c’est quand même qu’il nous manque quelques éléments de réflexion. Mais bon, comment faire, à mon niveau ? Je veux bien donner des cours ou quelque chose mais quand, où (je suis pas sûre que ma ville soit le berceau idéal pour terroristes en devenir…), comment ? Y a-t-il une solution à mon niveau ?

olympiadesdemathematiques

Ca tourne dans ma tête et je peux vous garantir que là, je ne trouve pas. Par contre, je vais me constituer une petite liste de liens sur les questions d’immigration, de délinquance, de réinsertion, de religion… Parce que mine de rien, j’en ai entendu de grosses conneries depuis ce 07 janvier un peu de pédagogie nourrie par quelques liens devrait remettre quelques pendules à l’heure. J’espère.

 

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La politique de gauche existe-t-elle ?

Si j’avais le temps, je comparerais les premières années du règne de Sarko et celui du règne de Hollande. Je comparerai les journaux, je traquerais la différence, histoire de me rassurer. Parce que là de suite, le seul qui me vient, c’est qu’on raillait Sarkozy sur sa taille, on ricane de la (re)prise de poids d’Hollande. Des sujets indécemment intéressants, donc. Mais la resucée de certains débats me fait douter : la politique de gauche existe-t-elle ?

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J’entends le brouhaha médiatique et je ne comprends pas, je ne comprends plus. Je vois mes amis de gauche grimacer de plus en plus et même commencer à tonner. On nous bassine avec une vague bleue marine qui va tout balayer sur son passage. Je vois un gouvernement qui nous fait une politique du fait divers. Comme Fillon et ses copains à l’époque et on se moquait bien. Ben finalement, c’est pareil. On nous ressort même les Roms, ça fait jaillir l’encre en tout sens. Tout ça pue bien la merde…

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Alors je m’interroge : était-il possible de mener une véritable politique de gauche alors qu’il y a la crise, le FN, l’UE qui tire une drôle de gueule ? Notre survie impose-t-elle un serrage de ceinture jusqu’à l’asphyxie ? Doit-on se trouver des ennemis de la Nation comme une sorte de patafix du peuple, histoire de tenter une cohésion ? Les Ministres de l’intérieur sont-ils condamnés à jouer les intraitables douaniers ? Je suis pas énarque ou politicienne, y a sans doute un truc que j’ai loupé.

politique de gauche... pas avec Valls

1 an et demi qu’Hollande est élu et… Rien. Je me sens revenue entre 2002 et 2004, quand le Premier Ministre Raffarin passait inaperçu face à son excité Ministre de l’Intérieur… Je me sens perdue dans ma temporalité. Le pire, c’est que je peux même pas dire que je suis déçue, je savais au 6 mai au soir que la gueule de bois serait terrible. Je ne crois pas aux hommes providentiels, je ne crois pas aux Sauveurs. Mais j’espérais quand même ne plus entendre certaines choses. J’en peux plus de cette culture du « salaud de pauvre », de voir des propos homophobes ou racistes fleurir partout sur mes réseaux sociaux et dans la presse, comme si plus personne ne pouvait être choqué. On peut désormais traiter une Ministre Noire de guenon en toute impunité, ça fait rire gras. Je vous linkerais bien les pages qui diffusent à l’envi des montages du visage de Taubira sur un singe ou qui ricanent bêtement sur les « Taubira Banania » mais je me refuse à leur donner un tant soit peu de lumière. Vous savez que ça existe, de toute façon. Je rêvais d’une France un peu apaisée. D’une France qui ne sombre pas dans l’hystérie et la haine de l’Autre, quel qu’il soit, d’une France qui ne jouit pas de brûler tous les épouvantails qu’on lui tend. Si on va mal, c’est la faute de ces Autres : les Arabes, les Noirs, les Ministres de couleur, les Roms, les pauvres, les pédés… ou qui vous voulez. Je rêve d’une France qui arrête de croire que le portrait esquissé d’elle par une presse creuse et sensationnaliste est l’exact reflet de la réalité. Je rêve d’une France qui s’indigne des perpétuelles chasses aux sorcières. Je rêve d’une France qui, à défaut d’aimer l’autre, le tolère. Je rêve. C’est peut-être ça le problème.

reve

Peut-être qu’au fond, le socialisme n’est qu’une utopie ? Qu’en temps de crise, c’est invivable ? Que de toute façon, croire que l’homme n’est pas individualiste et obsédé par son intérêt personnel, c’est croire encore au Père Noël. Que souhaiter vivre dans un pays solidaire, préoccupé par autrui avec une vraie justice sociale, c’est juste bon pour les neuneus fans de licornes à paillettes. Peut-être qu’aujourd’hui, je ferais mieux de me réfugier dans le cynisme. Ca n’arrangera rien mais au moins, plus rien ne m’étonnera. Mieux, je pourrai m’en servir pour me montrer incisive et impertinente sur Twitter. Peut-être que je serai tellement bonne que mon tweet sera repris sur les pseudos journaux en ligne qui construisent des milliers d’articles en se contentant de captures d’écran. Une sorte de gloire… Je crois.

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Etre dans l’opposition rend-il forcément con ?

(Titre troll)

Avant, mes opinions politiques étaient celles de l’opposition. Puis le 6 mai, grâce à la victoire de François Hollande (et surtout celle de la gauche aux Législatives,hein…), on change de place : me voici dans le camp du gouvernement et les gens de droite dans l’opposition. Et c’est là qu’on découvre que changer de place ne rend pas plus intelligent.


Quand Sarkozy était au pouvoir, je me suis énervée plusieurs fois contre les attaques physiques à son encontre, les points Sarko, ce moment où on lui colle des responsabilités qu’il n’a pas (genre « un enfant renversé par un chauffard, c’est encore la faute de Sarko). Maintenant que les rôles sont échangés, je constate avec une pointe de soulagement que nos amis de droite ne font pas une opposition plus fine. Passons sur les histoire de Flamby, à nouveau, on constate que notre Président et son gouvernement sont la cause de tous les maux. Et cette nouvelle opposition tombe dans tous les pièges, exaltée par son nouveau rôle. Gueuler contre le gouvernement quand on reçoit son 3e tiers des impôts. Heu, pardon les enfants mais les impôts, vous les avez déclarés avant la fin des législatives, quand la France était encore à droite. Et disons le une fois pour toutes : ça vous fait peut-être mal au cul de payer des impôts mais toutes les aides dont vous avez bénéficiées (moi aussi d’ailleurs) dans votre vie, ça tombe pas du ciel. On a reçu quand on avait besoin, on donne quand on le peut, normal.  Vous allez me dire, les gens de droite n’applaudiront jamais le travail de Hollande, c’est normal. J’ai pas du beaucoup dire en 15 ans de droite « ah mais ça, c’est bien », même si je me force à essayer d’être la plus honnête possible parce que je ne supporte pas la politicaille primaire, de quelque bord qu’elle soit. Tout ce que fait la droite/la gauche, c’est caca beurk ! Oui bien mais tu n’aurais pas un petit argument pour me dire pourquoi c’est de la merde ? Ah ben non. Manifestement, le fait d’être un€ abruti(e) fini(e) qui s’y connaît à peu près autant en politique que moi en biologie moléculaire ne t’encourage pas à fermer ta gueule. Et depuis que tu es dans l’opposition, c’est pire que tout, tu regardes le bout de ton nez avec obstination en te disant que la gauche t’en veut, à toi perso et fait tout pour te pourrir la vie. Même quand tu es un joyeux expat installé en Suisse qui manipule tous les pigeons en omettant de rappeler que tu as été bien proche de l’équipe Sarko à l’époque.


Mais là encore, disons que c’est normal. Mais le pire, le pire, c’est bien la néo opposition composé de ceux qui ont voté Hollande comme ils auraient voté Obama s’ils avaient été Américain en se disant que demain, tout sera différent. Je rappelle à toutes fins utiles qu’un homme politique (ou une femme, tiens) est avant tout un humain, il n’a pas de pouvoirs magiques. En mai dernier, nous étions au beau milieu d’une crise et aucun prévisionniste n’avait envisagé sa fin dès le 07 mai. Notre nouveau gouvernement récupère donc un pays dévasté ou à peu près et va falloir cravacher dur pour remonter la pente. Si vous prenez 15 kilos avec des bourrelets dégueulasses, c’est pas en claquant des doigts que vous allez les perdre, faut faire des efforts. Là, on doit tous se serrer la ceinture. Tous. Les riches plus que les pauvres, c’est au moins juste ! Mais jamais ô grand jamais il n’a été question de ne plus payer d’impôts ! Alors quand je lis le témoignage d’une petite connasse pourrie gâtée sur Rue89 (ce site est devenu une immonde merde où les egos se précipitent pour se la raconter. Une vraie revue d’articles de blog finalement) qui est scandalisée d’être moins payée suite à la fin de l’exonération des heures supps, c’est intolérable, elle a voté Hollande, merde ! Ah ? Ah mais pardon, j’avais pas du tout compris que ça marchait comme ça ! Non parce que moi aussi j’ai voté Hollande alors bon, je dois aller où pour réclamer une exonération d’impôts ? Et qu’il fasse voter les lois qui me plaisent à moi puisque je lui ai donné ma voix. Quoi ? C’est pas comme ça que ça marche ? Je vais payer tous mes impôts l’an prochain ? Oh ben vu ce que j’ai gagné cette année, ça va me faire très mal au cul, je suis scandalisée. Néo opposition, attends-moi ! J’ai tellement envie de grossir les rangs des gros débiles incultes qui ont cru que la gauche ferait sauter les impôts… Juste pour rappel : les impôts ne sont pas une punition.


Bref, tout ça pour dire qu’en ce moment, j’ai vraiment envie de faire marcher la machine à baffe.

PS : J’ai découvert le site « Je suis stupide j’ai voté Hollande » en préparant cet article… via une pub Google Ad ! Ben dis donc, les entrepreneurs saignés à blanc à les entendre ne savent plus quoi faire de leurs sous…

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Un jour en France – une modeste analyse politique

Par So Long

[Message de Nina : article écrit pendant l’entre deux tours mais j’étais en Sicile, pardon pour le léger décalage]

Rien de nouveau sous le soleil, je demeure une passionnée du débat politique et de la vie publique en général. Inutile de préciser qu’en ce moment je suis servie et que je dors bien peu à force de cogitations. Voulant rendre mes nuits plus belles que vos jours, et retrouver le sommeil, j’ai fini par accepter de coucher sur le papier le résultat de mes considérations intempestives d’une inactuelle.

J’en profite pour rappeler un certain nombre de points qui sont certainement nécessaires à la compréhension de ce qui va suivre : je suis de gauche et je ne suis pas démocrate. Comme la gauche est au pouvoir, il est assez facile pour moi de prendre la parole et de rappeler que mon soutien à François Hollande est un soutien de totale conviction ; toutefois comme l’aristocratie aristotélicienne
n’a pas bonne presse, je me contente de dire que je suis républicaine en prenant garde de ne pas trop m’épancher sur le mode de scrutin, le suffrage et le « peuple ».

Cela fait donc un mois que nous avons un nouveau président et un nouveau gouvernement. Cela fait donc un mois que les forces politiques françaises sont en plein branle bas de combat pour définir ce que pourraient être les prochaines années. En somme, la période est passionnante, et même si je n’ai pas la prétention de livrer une analyse politique exhaustive (tout simplement parce que je n’en ai pas le temps ni la compétence), j’aimerais toutefois partager en toute humilité certaines intuitions.

Les défis du gouvernement.

Restaurer la confiance et la justice.

On l’a dit et répété pendant la campagne, les défis sont nombreux et variés. Crise économique et financière, crise morale, crise d’égo, crise d’adolescence… Le monde est en crise. Certes. Sur la base de ce rappel, quelles sont les véritables ambitions du gouvernement ? On pourrait donner foi à certains propos de l’opposition (dont nous parlerons longuement plus tard) en disant que le gouvernement se cache derrière son petit doigt et refuse de voir la GRAVITE DE LA SITUATION (oui en capslock parce que ça fait PEUR). Pourtant, le discours d’investiture de François Hollande a été particulièrement clair : il s’agit de réinstaurer en France un climat de confiance et de justice. On ne peut qu’approuver et applaudir.

Si l’on considère que le terreau le plus fertile pour l’extrémisme de droite est effectivement la défiance du peuple à l’égard des gouvernants et de l’Etat, assorti d’un sentiment de déclassement (et donc d’injustice), il faut en effet traiter le mal à la racine et retrouver le chemin de la justice et de la confiance. Pour y parvenir, deux solutions ont été avancées jusqu’à présent : l’éducation et
l’investissement sur l’avenir et la jeunesse (c’est-à-dire être en mesure de donner au peuple les clés de compréhension du changement qui s’opère) ; ou bien, donner raison au discours de défiance sur la base d’un « je vous ai compris » qui n’apporte pas grand-chose au débat mais à le mérite de faire gagner des voix.

En 2007, l’option « je vous ai compris » a été parfaitement utilisée par Nicolas Sarkozy, permettant au Front National de perdre de la vitesse. Le problème de ce type de discours – et on l’a vu ces 5 dernières années – c’est qu’il s’agit malgré tout d’un chèque en blanc, et si on n’est pas capable de comprendre réellement et de prendre les mesures qui correspondent à cette analyse, alors on échoue (dans les urnes notamment), et on renforce les extrêmes. De machine à gagner grâce à cette tactique, l’UMP est devenue machine à perdre à cause de cette tactique.

Dès lors, la ligne choisie par François Hollande a été celle de l’éducation pour sa campagne. C’est un autre choix, tout aussi difficile, et réussir le pari de l’éducation n’est pas une mince affaire.

Restaurer la confiance dans l’Europe.

Là encore, le défi est de taille ! Et l’ambition de réconcilier la « France du non » et la « France du oui » est certes noble, mais un brin utopiste. Tout simplement parce que la « France du non » est hétéroclite : il y a d’un côté les nonistes qui ne veulent plus de l’Europe – option privilégiée par les eurosceptiques – et de l’autre les « nonistes » qui veulent une autre Europe, des europhiles qui ont une interprétation du projet européen différentes des « ouiistes ». Pour ma part, en 2005, j’ai fait campagne pour le non – parce que le projet ne me convenait pas, n’était pas assez politique et pas assez social – mais malgré tout, j’ai voté oui, faute de mieux et parce que je ne croyais pas au « plan B secret ».

Bref. L’Europe est incomprise, et surtout incompréhensible. C’est pourtant un projet formidable qui commence à s’essouffler un peu, et qui ne retrouvera un nouveau souffle qu’à deux conditions :

– montrer que l’Europe n’est pas qu’une pure construction libérale, prônant l’austérité et imposant davantage de devoirs que de droit : il est donc urgent de parler des bienfaits de l’Europe, quitte à passer en second plan les mesures qui fâchent ; la communication sur l’Europe c’est aussi de la politique ;

– retrouver une relation franco-allemande basée sur la confiance et non sur le rapport de forces, raison pour laquelle la réception au niveau national des mesures de Hollande est scrutée à la loupe par nos voisins d’outre-Rhin. La réussite du projet présidentiel dans les prochains mois fera ou défera les élections allemandes de 2013.

Dès lors, le défi retrouve toute son importance : le pacte de croissance sera l’occasion de diffuser une image positive de l’Europe, et permettra de mieux faire accepter l’Europe politique voulue par l’Allemagne. A condition toutefois que cette Europe politique soit également l’occasion de poser les jalons d’une Europe sociale. Si les allemands n’ont aucun problème avec le fédéralisme – et pour cause ! – ce n’est clairement pas le cas en France où la moindre évocation du mot « décentralisation » fait frémir.

Réformer l’Etat.

Tout est en tout et inversement. Ma fâcheuse tendance à l’esprit de système considère qu’une réforme de l’Etat bien menée permettra une meilleure intégration européenne, et favorisera la justice. C’est pourquoi le nouvel acte de décentralisation que j’appelle de mes vœux depuis quelques années, apparaît comme central. Déjà – et n’en déplaise à l’opposition qui considère que cela va entraîner une explosion de la dépense – parce que décentraliser, c’est économiser. Moins de doublons, rationaliser les compétences, encourager la mutualisation et la coopération territoriale, c’est absolument nécessaire. Mais cette réforme doit être accompagnée sereinement, intelligemment et en tenant compte des particularismes régionaux. Bref, deux maîtres mots dans cette réforme : accompagnement et péréquation. Revenir sur la RGPP, pourquoi pas, l’annuler purement et simplement, non. Par contre, revoir la méthode, le pilotage et les compétences : OUI, mille fois oui !

Est-ce possible ? Je le crois, et je ne dis pas ça seulement parce que la réforme de l’Etat fait partie des rares domaines dans lesquels je me reconnais une certaine compétence. Tout simplement – et là encore, n’en déplaise à l’opposition – parce que le dialogue entre l’Etat et les collectivités sera facilité par le fait que les pouvoirs locaux sont de la même couleur que le pouvoir central. La concertation sera plus riche, et donc la réforme sera mieux acceptée.

Est-ce souhaitable ? Là encore, je prêche pour ma paroisse, mais bien évidemment ! Et je dirai même que c’est la base de tout. On oublie un peu facilement que si « la France a mieux résisté à la crise que les autres pays », c’est aussi – ET SURTOUT – parce que les politiques sociales sont majoritairement exercées par les pouvoirs locaux. Il est certain que ce type d’argument n’était pas
particulièrement de bon ton pendant la campagne présidentielle, ni pour la droite ni pour la gauche puisque mettre en avant les pouvoirs locaux à l’heure d’une campagne nationale peut être à double tranchant. Du coup, comme le manche du marteau sera sensiblement raccourci, les citoyens pourront mieux contrôler et mieux voir la réalité de cette nouvelle politique. Et donc ? La confiance reviendra. Cela prendra du temps, mais ça viendra. Toute centralisation est un acte de défiance et entraîne la méfiance. A contrario, la décentralisation implique la confiance… et vous connaissez la suite.

En quoi cela va-t-il renforcer le projet européen ? Tout simplement parce que la majeure partie des politiques européennes qui ont un réel impact positif sur les citoyens s’applique à l’échelon régional. L’utilisation des fonds structurels, l’attribution du FSE,… tout ça c’est du régional et non de l’étatique. Allez voir un hôpital ou un lycée en construction – par exemple (enfin si vous arrivez à
en trouver un) – et vous verrez sur le panneau un petit drapeau avec plein d’étoiles. Ce n’est pas le drapeau des USA, mais bel et bien le drapeau européen.

Les défis de la gauche.

Le Parti socialiste a enfin su redevenir une « machine à gagner », mais il est important qu’il maintienne le cap qu’il tente tant bien que mal de garder depuis 2002. Et oui, je dis bien 2002, parce que pour moi il n’est pas anodin que celui qui a dirigé le parti après le 21 avril soit aujourd’hui président de la république. Et aussi, parce que j’aime pas Aubry (argument massue). Il convient alors de faire un léger effort de recomposition du parti en adaptant – en partie – la stratégie de l’UMP en 2007, tout en évitant les écueils auxquels la droite est aujourd’hui confrontée. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas que Martine Aubry garde sa place, et aussi la raison pour laquelle il ne faut pas que ce soit un aubryste qui la remplace. N’importe quel autre courant – surtout depuis que les strauss-
khaniens sont morts – serait meilleur que celui là. Parce que laisser le parti entre les mains de personnes qui deviendront à termes (en l’occurrence 2017) des opposants est une mauvaise chose. Il y a suffisamment à gérer pour avoir le devoir de garder le parti en ordre de batailles. Pour autant, le PS doit savoir rester une force de propositions, un observatoire de la société, et un relai de
communication de la politique gouvernementale (bouh, la vilaine politicienne que je suis). Ainsi, s’il ne doit pas être purement le « parti du gouvernement », il ne doit pas oublier qu’il est un « parti de gouvernement ». Dès lors, laissons l’exercice du pouvoir au gouvernement, et que le PS s’accorde pour mettre en place une stratégie de préservation du pouvoir. Oui, je sais, la politique c’est moche, c’est toujours une histoire de conquête, de préservation et d’exercice du pouvoir. Pour cela, un premier secrétaire « trans-courants » serait l’idéal, notamment parce qu’il doit aussi être en mesure d’aider le centre à se reconstruire (j’y viens).

Par ailleurs, l’agonie de Mélenchon (largement prévisible) depuis le 1er tour des législatives plaide également en faveur d’une logique trans-courants. On s’en doutait déjà depuis la présidentielle, mais la stratégie de Mélenchon n’était que du vent même si elle était basée sur une intention noble de vulgariser le débat afin d’organiser le retour des masses aux urnes. Sauf que la grenouille a voulu
se faire plus grosse que le FN, et s’est lamentablement plantée. J’aime pas Mélenchon (argument massue, bis). Dès lors, soit cette mission reste celle de « l’extrême gauche », soit elle est remplie par le PS. Mais dans tous les cas, il faut canaliser cette formation pour que la stratégie d’opposition facile ne joue pas en la défaveur du gouvernement actuel. Parce que quoi qu’on en dise, pour l’instant le
Front de Gauche est un parti d’opposition et non de propositions. Youpi ! Le faible score du Front de Gauche permet néanmoins d’avoir l’assurance de ne pas être trop débordé par la gauche…

… et par le milieu ?

A suivre demain !

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L’Eurovision, c’est politique

A l’heure où je tape ses quelques mots, je ne suis pas sûre du gagnant de l’Eurovision et, à dire vrai, je m’en fous un peu (beaucoup). Quoi que ça m’aurait fait plaisir que ce soit les mamies russes mais quand j’ai éteint le poste, ça semblait plus être la frangée suédoise. J’ai rien vu de la soirée vu qu’on regardait du rugby avec mes parents mais MAIS quand même, je tenais à évoquer les incroyables connivences politiques que j’ai vues hier soir.

De façon générale, je ne comprends pas l’intérêt de l’Eurovision. Peu importe le gagnant,on l’aura oublié dès le lendemain, qu’il soit bon ou mauvais. Je suis bien incapable de vous faire la liste des 5 derniers participants français, je ne me souviens même pas de qui a défendu nos couleurs l’an dernier. Depuis 1977 et Marie Myriam, on cumule les échecs et plutôt retentissants, on finit plus souvent avant-dernier qu’après-premier (deuxième quoi mais c’était plus percutant dit comme ça). Et la vérité, la voici : si on ne gagne pas, ce n’est pas parce qu’on est mauvais mais parce qu’on est victime d’alliances géopolitiques. Et peut-être un peu parce qu’on est mauvais aussi, j’ai pas écouté ce que chantait Anggun, le seul extrait qui passait pour dire de voter pour la France, je regardais ses étoles voler. Bref.

La géopolitique, disais-je. Avec mon père, nous regardions les attributions de points en rigolant à base de « hihihi, personne ne vote pour nous. Oh putain, même les Belges ne nous ont rien filé, on est mal, huhuhu ! » Oui, avec mon père, on a un humour anti chauvin assez développé sur ce genre de choses (pas sur le rugby par contre, faudrait voir à pas déconner). Je lui explique que de toute façon, les pays scandinaves votent tous les uns pour les autres, les pays de l’est idem, que la Grèce et Chypre (Saïpreusss. Je trouve la prononciation anglaise de certains pays terriblement plus classe en anglais comme Cyprus donc ou Russia. Reuchia, je me lasse pas de le prononcer. Faut que je me dépêche de partir là bas pour pouvoir raconter à mes amis anglophones que je n’ai pas que j’ai travelled in Russia) (cet article est décidément un tissu de grand n’importe quoi mais sur l’Eurovision en même temps…), que la Grèce et Chypre, disais-je, se filent systématiquement les 12 points (poïnts). Donc hier, voilà, la Grèce et Chypre se sont échangés leurs 12 points, la Turquie et l’Azerbaïdjan aussi. Puis vint la jolie Croate qui donna les 8, 10 et 12 points à la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et à la Macédoine (je crois, je me souviens plus bien qui était en lice et ça correspond le mieux à mon histoire). Là, je dis à mon père « quand tu penses qu’il y a 20 ans, ils se faisaient tous la guerre et là, ils se dealent les points à l’Eurovision, c’est beau… »


Je me pose quand même une question essentielle quand je vois ça : l’Eurovision aurait-elle une dimension géopolitique que je ne conçois pas ? Pour moi, ce ne sont que des chanteurs qui, en général, disparaissent très vite de la circulation (allez lire le top des pires tôles à l’Eurovision, vous verrez qu’on en a oublié les 3/4. Moi, je me souvenais que des Fatals Picards et de la Raélienne, précisément pour cette raison là). Hier soir, ça se partageait entre pop et tradition, électro et folklorique, une étrange soupe sans queue ni tête. La Russie a envoyé des petites mamies toutes adorables alors que la moitié des candidates avait oublié sa culotte. La France a tout tenté au fil des ans : des chanteuses à voix, des artistes scéniques, des artistes décalés, de l’electro, même du régional, des fois que nos amis celtes aient des points à dealer. Le tout aboutissant toujours sur un résultat mauvais. J’ai pas la sensation que beaucoup de pays prennent ça au sérieux dans la sélection des artistes mais à l’heure de distribuer les points, ça ne rigole plus. Que se passerait-il si la Grèce ne filait pas ses points à Chypre ? Les Chypriotes grecs s’expatrieraient-ils aussitôt pour abandonner l’île aux Turcs (qui eux ne filent jamais de point à Chypre) ? Et si la Macédoine ne donnait rien aux gentils voisins ex-Yougoslaves et Grecs, tant qu’à faire, perdrait-elle aussi sec son statut de république ? La Grèce lui referait-elle la guerre pour qu’elle rechange de nom ? Et puisque les Belges ne nous ont pas filé le moindre point, peut-on dire que s’il survient une scission, la Wallonie pourra aller se faire voir mais qu’on l’intègrera pas chez nous ? Bon, ok, le monsieur qui distribuait les points avait un accent plus flamand que wallon mais merde, y a eu trahison, là. Et si Nicolas Sarkozy était repassé, aurait-on gagné quelques points en plus de nos voisins qui boudent car ils craignent la vague rose ?


En fait, l’Eurovision, c’est encore plus compliqué qu’un sommet de l’ONU. Et pour le plaisir, la prestation de la gagnante que je découvre avec vous ou à peu près.

Ok, c’est atroce, c’est juste de l’Eurodance…

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Je déteste Sarkozy

C’est un aveu pénible à formuler pour moi mais c’est un fait : à J-2 du premier tour des élections présidentielles, je suis dans un état de rejet total du sarkozysme et tout ce que ça représente. Et je n’aime pas ça.

Il n’y a pas de honte à être opposée au Sarkozysme. En 5 ans, je ne suis pas sûre d’avoir approuvé une seule fois ses propos ou ses actes. Sans doute ai-je occulté, on ne peut être perpétuellement en désaccord avec toutes les idées du camp opposé. Mais j’ai un goût amer en bouche, le sarkozysme se résume pour moi à un mensonge, un rejet de l’autre, la culture des apparences et du bling bling. Tout ce que je déteste en somme. Honnêtement, j’étais pas très joyeuse le soir du 6 mai 2007, déçue mais bon, je me moquais gentiment de ceux qui annonçaient à corps et à cris qu’ils allaient quitter la France si Sarkozy était élu. Bon, je continue de me gausser vu que personne n’est parti mais parallèlement à ça, je souffre, j’ai mal à ma France. Et il est temps que ça s’arrête.

Je déteste Sarkozy. Et là, je parle d’affect et ça me perturbe. En politique, on peut condamner les idées tant que l’on veut, argumenter pour expliquer en quoi on est contre (tout en admettant que l’autre ne nous suivra pas forcément) mais détester un homme politique, je trouve ça stérile et gratuit. Je n’aime pas ce sentiment, c’est trop primaire, trop intestinal et pourtant, c’est un fait. Je crois que j’étais pas préparée à ce qui allait arriver. Enfin, je veux dire, c’était tellement pire que ce que j’aurais cru… Et là, l’idée qu’on pourrait en reprendre pour 5 ans me déprime complètement. Je ne supporte plus cette république mesquine, cette clique de médiocres incultes et méchants.

Je déteste Sarkozy. Je le déteste de me faire ressentir ça, de me faire perdre tout sang froid quand je vois des gens à la limite de l’idôlatrie devant lui. Je comprends qu’on puisse être de droite, c’est une question de vision de la société. C’est un choix qui ne se discute pas. Mais sarkozyste, je ne comprends pas. Il est le seul à pouvoir nous sauver de la crise ? Mais ça fait 5 ans qu’il est au pouvoir et qu’on y est jusqu’au cou, que fera-t-il de plus ? Il a menti, manipulé, insulté… Dès le lendemain de l’élection, celui qui déclarait « si je suis élu, je me retirerai quelques jours dans un monastère pour réfléchir » se pavane sur le yacht d’un patron de presse rempli d’oseille. Ca ne présumait rien de bon. Puis il y eut Carla et l’indécence d’une vie privée exposée. Ray ban et rolex au programme, on a eu le menu un peu tard mais on a dégusté. Puis les « descend me le dire en face », les « casse-toi pauv’ con », une racaille bling bling. Tout, on aura tout eu, jusqu’à la stigmatisation d’un peuple entier, les Roms, responsables de tous les maux. Tellement pratique. A défaut de karchériser les cités, il a défoncé les caravanes. Je ne sais même plus de tout ce qui m’a rendue hystérique, en colère, dégoûtée… Il y en a tant eu que j’ai fini par occulter.

Ainsi va la France. J’espère que ça va pas durer 5 ans de plus.

Et sans trop de rapport et surtout sans la moindre transition, je vous offre mon pronostic premier tour basé sur mon ressenti plus qu’autre chose. Je le balance gratuit, sans le justifier parce que j’ai la flemme (la paresse intellectuelle est un cancer, je sais).

– Nicolas Sarkozy
– François Hollande
– Marine Le Pen
– Jean-Luc Mélenchon
– François Bayrou
– Eva Joly
– Philippe Poutou
– Nicolas Dupont-Aignan
– Nathalie Artaud
– Jacques Cheminade

Oui, je crois que Sarkozy va finir en tête du premier tour car les voix de gauche seront plus éparpillées. Non, je ne crois pas en un phénomène Mélenchon, c’était juste la nouvelle mascotte des médias, comme Chevènement et Arlette Laguiller en 2002 (ahahah) et, il me semble, De Villiers en 1995 (re ahahah).

Dimanche, allez voter ou abstenez-vous pour de bonnes raisons. La pluie n’en est pas une, par exemple.

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