Mon incroyable fiancé !

Comme je le répète souvent, la vie est pleine de surprises mais à un point parfois peu croyable. Je ne peux pas dire qu’elle me réserve de sublimes surprises en ce moment mais, pour me consoler de mon chômage, elle m’a préparé une petite farce. Hé oui, le « fiancé » que m’a dégoté mes parents a décidé de faire plus que de la figuration. Accrochez-vous à vos strings (ou boxer), voici l’histoire de Nina et de son « fiancé ».

 

Lors du dernier épisode, j’en étais restée à « mon père doit me filer son e-mail mais il ne le fera jamais… » et j’avais raison. Mais je n’avais pas compté sur la détermination du jeune homme qui a l’air très motivé pour me rencontrer, quand même. Mercredi matin…euh… midi… téléphone sonne : « Ninette, c’est maman, tu sais pas où sont tes papiers de voiture ? ». Je te rappelle, lecteur, que j’ai quitté mon sud natal il y a huit mois et que, depuis, je n’ai pas touché ma voiture adorée donc, non, je n’avais pas les papiers sur moi. Je raccroche. Quelques instants après, ça resonne. Oui, chez moi, le téléphone fixe ne marche que deux jours par mois mais quand il marche, c’est un festival : Télé2, Club Internet, ma mère… Je décroche : « Nina Bartoldi ? » Les jeux sont lancés qui m’appelle ? Wanadoo, France Telecom, les témoins de Jéhovah, Jean-Baptiste Elissalde ? Et bien non, c’est mon « fiancé » ! Très motivé, le jeune homme, Pierre-Marie, me propose d’aller avec lui à une soirée « gens du sud-ouest » vendredi soir mais, pas de chance, j’ai déjà un resto de prévu avec les gens de France Five.

« Ah, ben, c’est pas grave, on se recontacte très vite, alors. Tiens, mon numéro c’est le 06********.

Ok. Tu as mon portable ?

Heu… non, je  n’ai que ton fixe.

Ah, je te donne mon numéro de portable car mon fixe marche quasiment jamais donc tu peux m’appeler au 06 ********* ».

Cette petite conversation me permit de comprendre que le jeune homme avait attrapé mon numéro sur l’annuaire : motivé !

Le lendemain, mon fixe ne marchait plus. Par contre, mon portable n’a pas (encore ?) rendu l’âme donc vers 13h et quelques, je reçois un texto. Bip ! Bip ! Je saisis mon portable, persuadée que ce petit message venait de Guillaume ou Gauthier mais raté, c’est Pierre-Marie ! Qu’est-ce qu’il veut ? « Je suis libre samedi après-midi, ça te dit qu’on se voit ? Sinon, je suis dispo le week-end prochain. » Ah dis donc ! C’est bien la première fois qu’un mec me court après avec tant d’ardeur alors qu’il ne connaît de moi que ma voix… Ils ont raconté quoi mes parents ? Que j’avais été mannequin ? Là, je suis perplexe. Mais irrémédiablement curieuse donc j’accepte. Romantiquement, il me propose de nous rejoindre aux Tuileries à 17 h pour une promenade. Comme m’a fait remarquer plus tard un gars qui participait au repas France Five : « A 17 heures ? Mais il fait nuit, il va t’entraîner dans les buissons ! » Ah, certes, je n’y avais pas pensé…

Jour J, je pars en avance car je veux à tout prix acheter les contes de Narnia. En effet, le film me tente beaucoup mais comme ils commencent l’adaptation cinématographique dès le deuxième opus, je me dis qu’une petite lecture avant d’aller voir le film ne sera pas une mauvaise idée. Donc je prends un gros livre qui réunit les sept ouvrages ainsi que « Glamourama » d’Easton Ellis. Hop, direction les champs, je commence à lire dans le métro. Arrivée sur place, je regarde l’heure : 16h40. Bon, je vais me trouver un banc et lire mon bouquin en attendant. Sauf que le téléphone sonne aussi sec ! « Ouais, c’est Pierre-Marie, je suis en avance ! ».

Bon, mon portable n’aime pas la station Champs Elysées donc ça raccroche. Je sors, me pose au milieu du trottoir et rappelle. Je vois un mec qui répond pas loin : c’est lui, je suis trop forte. On se rejoint, on se fait la bise. Première impression : aucune. Il ne me plaît ni ne me déplaît. Je précise que je suis emmitouflée dans mon manteau, les mains gainées de gants roses et un chapeau visé sur la tête.

« Ça fait longtemps que tu es sur Paris ?

Ouais, 8 mois.

Ohlala, t’as presque plus d’accent ! »

Ah non, c’est pas vrai, ça !! Mais ça m’ennuie car trois personnes m’ont fait la réflexion ce week-end dont Christophe qui a dit que je l’avais pas mal perdu et un lecteur que j’ai rencontré samedi soir mais l’alcool aidant, mon accent revient, ouf ! Voilà comment Paris me rendra alcoolique. Mais revenons à notre balade.

« Tu connais un peu Paris?

Ben, ouais, quand même…

Ah mince, moi qui voulait te faire découvrir Paris…

Ah, ben… Raté ! »
 

Donc on marche, des Tuileries à la Bourse, de la Bourse à St Lazare. Dès le départ, je sens que le jeune homme est assez intéressé par ma personne. A peine 15 minutes plus tard, j’ai droit à un compliment hallucinant :

« Tes cheveux sont de quelle couleur ?

Châtain clair, normalement, mais là j’ai fait une couleur cuivrée mais le cuivré est parti, je me retrouve châtain tout court.

D’accord. En tout cas, tes cheveux ont l’air très beaux, même si j’en vois que trois centimètres ».

Bon, alors, faut avouer qu’un mec qui me complimente sur mes cheveux, il gagne des points car ça n’arrive JA-MAIS. Sauf le collègue de ma coiffeuse mais c’est son métier alors bon… Et puis c’est même pas pour me draguer : il ne resterait que Gauthier et moi sur Terre, ben j’aurais qu’à aller jouer toute seule. A un moment, aussi, il s’écrit « Ohlala, j’avais pas vu mais tu as des yeux magnifiques ! ». Ouah, il est à fond les ballons ! Il me propose aussi de porter ma poche mais ça va : elle n’est pas lourde. Bon, on finit par se poser au café du côté de St Lazare, je bois un lait chaud en fumant quelques cigarettes et les compliments pleuvent : « tu as vraiment de trop beaux cheveux… Tu es quelqu’un de bavard, c’est super agréable… ». Ce qui est amusant, c’est qu’en venant de la même ville et ayant fréquenté le même collège, ça nous fait pas mal de souvenirs en commun. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que nos destinées se croisent, on partait au même camp de ski, étant jeune… Et malgré ma bonne mémoire, je ne me souviens absolument pas de lui. On discute aussi de meetic où il est inscrit, aussi. Comme je sens qu’il est un peu beaucoup intéressé, je préfère freiner un peu ses ardeurs et je lui parle de Guillaume qui « n’est pas mon petit copain mais un peu, ça dépend si on se voit ou pas. » Il a eu l’air étonné mais ça ne l’a pas refroidi. Ainsi, quand j’ai expliqué que j’avais des problèmes de chaudière, il m’a proposé de venir me doucher chez lui. En sachant qu’entre nos deux demeures, il doit y avoir facilement ¾ d’heures de transport en commun. Une heure et demie de vadrouille pour une douche, c’est un peu trop pour moi, quand même.

Bon, on repart de là car on a froid (on s’était posé en terrasse, soit-disant chauffée… Ils doivent avoir le même modèle de chaudière que moi, le modèle kapput) donc on chemine un peu, je lui dis que je suis frigorifiée et il me propose gentiment de me frictionner pour me réchauffer. « Non, non, ça va ! » Finalement, on traverse le printemps pour gagner quelques minutes de chaleur, il me propose plusieurs fois d’essayer les parfums mais non, ça ira, le mien m’ira très bien. On ressort, on tourne un peu et je lui propose de dîner rapidement ensemble (oui après, j’ai rendez-vous…). Donc on se pose à un Flams. « Dommage que t’aies rendez-vous, on aurait pu aller manger chez moi ! ». Non mais il lit mon blog ou quoi ? Il sait que je brouette le premier soir ? Bon, bref. On continue à discuter, il me regarde un peu comme la 8ème merveille du monde, ce qui gêne un peu par moment. En tout cas, il faut à tout prix qu’on se voit pendant nos vacances dans le sud. 

A un moment, on parle métier et il m’explique où il bosse : « à l’usine Vroum Vroum à Santigny » et là, je me décompose : il travaille dans la même usine qu’Arnaud ! C’est pas possible, il n’y a je ne sais combien d’hommes sur la région parisienne et me voilà à dîner avec un collègue de mon ex. Et en plus, il fait de la plongée sous-marine ! Bon, apparemment, ils ne se connaissent pas mais je le sens mal, cette histoire.

On se quitte au métro après s’être fait la bise, chacun retourne chez soi. Aujourd’hui, alors que je ne faisais rien qu’à végéter dans mon lit, il m’a envoyé un texto pour me demander le titre d’un bouquin (alors qu’il déteste la lecture) et termine son texto par : « J’ai passé un excellent moment avec toi hier soir ». Et, ce matin, alors que je dormais, j’ai reçu le texto suivant : « Bonjour, Nina ! Le temps passé ensemble samedi soir me semble déjà bien loin… Est-ce qu’on pourrait se voir un soir de cette semaine ? Bisous !!! ». Et bien j’ai décidé de refuser l’invitation : il ne faudrait pas qu’il s’emballe trop, il oublie mon Breton !

Bon, en conclusion, je ne sais pas trop qu’en penser… Il est très sympa et je ne sais pas si son empressement est dû à de la pure gentillesse ou à une envie de m’épouser. Car apparemment, ce n’est pas le genre à courir l’aventure, il semble plus attiré par la vie de couple et compagnie. Sauf que ce n’est pas mon cas… Enfin, on verra bien. En attendant, c’est agréable de voir que je peux aussi intéresser un homme sans la réputation (un petit peu) sulfureuse que m’a conféré ce blog.


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Nina

Je suis assez habituée aux cas sociaux, ceux qui ne savent pas quoi inventer pour me draguer alors que, précisément, je ne leur demandais rien, si ce n’est me laisser tranquille. Les transports en commun sont des lieux particulièrement propices à la drague…

 

Le sourd. Hier, je me rends à la gare pour descendre sur Paris, tous suçons dehors, si j’ose dire. Je fais quelques pas et un mec assis sur un banc m’interpelle. Je le regarde, pensant qu’il voulait un renseignement mas vu son regard de merlan frit, je comprends que ce n’est pas du tout le cas. Alors, quand le monsieur me demande: « je te dérange », mon incroyable spontanéité me pousse à répondre « oui ». Tout homme normalement constitué m’aurait lâché mais lui enchaîne : « je peux venir avec toi? ». Je soupire et lui répond que non, je dois déjà rejoindre quelqu’un (mes parents, en l’occurence). Alors :

– quelle partie du mot « oui » il n’a pas comprise? Si je lui dis qu’il me dérange, c’est que, a priori, je n’ai aucune envie qu’il me suive.

– et si j’allais chez mon podologue, il m’aurait suivi? Il prend des risques, lui. Franchement, suivre comme ça des filles rencontrées à la gare, c’est le summum du plan drague foireux!

 

Le parc. Il y a un mois et il faisait une chaleur torride. Avec des amis, on décide d’aller se prélasser au soleil dans un parc à l’occasion d’un pique-nique. Arrivée en avance, je m’assois dans un coin et patiente. Arrive alors un jeune homme qui me fait: « je peux vous demander un renseignement? » Je lui réponds gentiment que oui mais je ne garantis pas la réponse : je ne connais absolument pas le quartier où je suis. Là, il me sort: « vaut-il mieux être maître ou esclave de ses sentiments? » Forcément, ça me fait rire donc je lui réponds : « maître ». Et là, son introduction, pas trop mal trouvée, est ruinée par sa réflexion suivante: « et ça veut dire quoi? ». Jeune homme, ma seule réponse aurait dû te suffire, je n’avais pas à y ajouter une explication de texte. Je lui explique néanmoins ce que je veux dire et, après un baise-main, il m’offre une cigarette particulièrement appréciée, vu que je n’en avais plus. Je le remercie en l’embrassant sur la joue (à sa demande) puis quand il apprend que je suis journaliste, il m’explique qu’il cherchait justement une journaliste pour promouvoir je ne sais quel projet qu’il a (un disque, je crois). Heureusement, ma copine est arrivée à ce moment-là…Au moins, j’aurai gagné une clope! 🙂

 

Le bar. Un soir, avec la copine citée dans le plan drague précédent, nous étions en train de boire un verre au bar à côté de la fac après une réunion de notre master très mouvementée. En effet, nous devions travailler sur la composition de notre journal et les discussions avaient été parfois houleuses. Alors que mon amie se plaignait du comportement de la gent masculine de notre groupe, un type, franchement pas séduisant, s’approche et nous demande quels sont nos griefs envers les hommes. Je lui réponds en replaçant les choses dans leur contexte et le voilà qui s’installe avec nous, nous expliquant que dans notre école, il fallait pratiquer le sexe librement sous peine d’être exclues. Grand n’importe quoi ! Mon école n’est pas un club échangiste, ça se saurait… Mais bon, il est lancé, la conversation est tendue avec mon amie qui explique qu’elle préfère être fidèle tandis que je fais des bulles dans mon demi. Et là, c’est le drame : voilà qu’il me trouve jolie et décide d’attenter à ma vertu. Comprenant que je ne m’en débarrasserai pas si facilement, je lui file une fausse adresse mail (quelle idiote, un e a disparu!) mais refuse de filer mon numéro de téléphone : c’est professionnel. Il fallait vraiment qu’il soit idiot pour pas comprendre que je n’étais pas intéressée puisqu’il savait pertinemment que j’étais étudiante. Avant de partir, il explique à mon amie qu’elle doit « lui donner ma main », c’est à dire me convaincre de sortir avec lui…Mais bien sûr ! Evidemment, cette histoire s’est achevée avant même d’avoir commencé. Pour l’anecdote : un jour que je me promenais à la fac avec cette même amie, on croise le gars en question qui se permet de lâcher un immonde rot alors qu’on le croise… Quel loveur celui-là!

 

La prof de danse. J’ai découvert les boîtes de ma nouvelle ville, récemment, et je me suis rendue compte que toutes les boîtes de France possédaient le même type de personnes : les losers de la drague. Samedi dernier, je me démenais sur la piste de dans quand arrive un mec en costard plus petit que moi. Je précise à mon aimable lectorat que je culmine à 1m56. Donc voici ce jeune homme qui se plante devant moi et commence à entreprendre une conversation. N’ayant pas entendu sa première réplique, je lui fais répéter et là, grand bonheur : « Tu es prof de danse? » Forcément, j’éclate de rire et je lui réponds que non. Pas dépité par cette réponse négative, il en remet une couche: « Ah, c’est dommage car je cherche une prof de danse. Je t’aurais payée un bon prix! » Et voilà l’argument qui tue. Résumons : ce monsieur cherche soit-disant une prof de danse mais il est évident qu’il est plutôt à la recherche d’une camarade de brouette. Ceci étant, il était prêt à me payer… Ca ne s’appelle pas de la prostitution, ça? De toute façon, à peine lui ai-je signifié mon refus qu’il est parti jeter son dévolu sur une autre… A 6h du matin, je l’ai aperçu rôdant encore dans la boîte. C’est confirmé : son plan drague ne fonctionne absolument pas!

 

Le supermarché. Voilà également un haut lieu de drague, je ne comprends pas bien pourquoi ! Un après-midi d’été, je rentre dans la supérette voisine. J’avais passé la journée à travailler et je n’étais pas forcément de très bonne humeur. Alors que j’étais en train de fureter dans un rayon, un jeune homme s’approche de moi et me fait : »Hé ! On se connaît, non? » Bon, alors, je tiens à préciser aux hommes qui nous lisent que cette technique d’approche est franchement agaçante, trouvez autre chose. Je lui réponds donc que, non, nous ne nous connaissons pas mais il insiste alors je lui vante mon sens de la physionomie. Pas franchement refroidi par mes réponses, il me propose alors d’aller boire un verre ! Je lui réponds donc avec un grand sourire que mon fiancé m’attend à la maison et qu’il ne serait pas vraiment ravi d’apprendre que je suis allée boire un verre avec un autre… C’était un demi-mensonge : j’avais effectivement rendez-vous avec mon copain mais ce n’était pas mon fiancé. Je le quitte donc et pars dans un autre rayon mais le jeune homme est tenace! Il me retrouve dans le rayon et me donne sa carte, au cas où… Je la range dans mon sac sans la regarder. Fin de l’histoire. J’avoue l’avoir regardée plus tard : ce monsieur était prof de gym à domicile…J’imagine le style d’exercice qu’il comptait me faire faire! Décidément, les cours à domicile fournissent une grande part de ces plans drague foireux!

 

Le sondeur. Ca m’est arrivé hier soir, j’ai toujours une chance folle avec les losers de la drague. J’étais tranquillement en train de ne rien faire sur mon ordinateur en attendant que ma série adorée ne commence. Soudain, je tourne la tête et je vois qu’un type est planté devant ma fenêtre et m’interpelle (oui car j’ai la chance de vivre au rez-de-chaussée côté rue). Je ne pouvais plus feindre de ne pas l’avoir vu et je pensais, au départ, qu’il s’agissait d’un camarade de promotion que je n’avais aucune envie de voir. J’ouvre ma fenêtre et je tombe nez à nez avec un parfait inconnu qui m’explique qu’il fait partie d’un institut de sondage et qu’il souhaite me poser des questions. A côté de lui, un jeune homme noir qui semble s’ennuyer ferme. Souhaitant me débarrasser rapidement de ces intrus, j’accepte de répondre à leurs questions, erreur fatale! Ca a duré une bonne heure, bonjour la galère. Bon, déjà, il avait l’élocution et la culture que j’aime, son explication de « sondage d’opinion » fut un grand moment de poésie. Bon, je réponds patiemment aux questions, le mec en profite pour me questionner sur ma vie sous le regard hagard de son compagnon de sondage qui semblait en avoir aussi marre que moi. Après avoir répondu à des questions sur ma consommation de cigarettes, de yaourts et de DVD, le jeune homme me dit: « Tu sais, si tu es en galère pour mater un film, un soir, tu peux venir chez moi, j’habite à côté! » Donc, là, forcément,j’ai explosé de rire, lui indiquant que j’avais tout ce qu’il fallait à la maison! Franchement, le gars, ça faisait une heure qu’il me saoulait avec ses questions, sans compter son parfum qui évoque vaguement les poubelles de mon immeuble et il croit que je vais aller voir un film chez lui? A dégager!

 

– L’histoire du lapin. A peine arrivée dans cette nouvelle ville, je rencontre mon premier loser de la drague. Avant de narrer cette folle aventure, je précise : j’ai une peluche lapin accrochée à mon sac. Je monte donc dans la rame et j’entends une voix masculine qui me fait: « Oh, attention, vous avez un bugs bunny accroché à votre sac ». Et moi, malgré cette intro calamiteuse, je réponds. J’ai cette mauvaise manie de répondre quand on me parle… Donc je me retourne et je tombe face à un mec au pouvoir de séduction très…hum… inexistant. Donc je lui réponds une phrase d’une intelligence folle : « non, ce n’est qu’un lapin ». Et le voilà parti sur des considérations générales sur les lapins qu’il collectionne car ça porte chance.  « Sauf en amour », précise-t-il. Sentant le but réel de cette conversation pour le moins hallucinante, je réponds froidement: « L’amour, c’est pas important, c’est la carrière qui compte! » Mais ça ne l’a pas refroidi, mon bonhomme, le voilà qui s’extasie sur le fait que nous avons tous les 2 un point en commun : les lapins. Je réponds froidement que ce lapin que j’ai à mon sac est un cadeau et que je l’aurais accroché pareil si ça avait été un nounours ou une otarie mais le monsieur est parti, il veut me brouetter donc il commence à m’expliquer que le lapin symbolisait la luxure au Moyen Age… On peut d’ailleurs le voir sur le tableau de la Dame à la Licorne. S’extasiant du fait que je connaissais cette oeuvre (oui, je suis blonde mais ça m’empêche pas d’être cultivée!), il me propose de m’amener au musée la voir, en vrai. Mais, pas de chance, je suis arrivée à ma station. Au revoir, monsieur!

 

Le barman. Encore une histoire dans le métro. Il était tard, minuit et demi, j’étais partie en courant de chez Victoire, pensant ne plus avoir de métro mais, ô merveille, il marchait encore. J’étais donc plantée sur le quai quand un jeune homme s’approche de moi pour me demander l’heure. Polie, je réponds. La rame arrive, je m’assois dans un coin, le jeune homme se pose pas loin de moi. Les portes se referment et là, le voici qui se penche vers moi et me fait: « dites, je peux vous payer un verre? » Je réponds poliment que non car je dois attraper le dernier train pour rentrer chez moi. Malgré ce refus, le jeune homme s’installe à côté de moi et me raconte qu’il est barman. D’ailleurs, l’été, il descend à St Tropez. Ca doit impressionner pas mal de filles mais, personnellement, ça me laisse de glace et je réponds que, pour moi, St Tropez, c’est un défilé de beaufs. Il me demande mon prénom, je ne lui demande pas le sien mais il ne s’en rend pas compte, il est fou de moi… Décidé à me brouetter, il m’accompagne jusqu’à mon train car, « la nuit, la gare, ça craint » (pas celle-là, jeune homme). Il continue donc de discuter avec moi pendant que j’attends que le train veuille bien partir, il m’offre gentiment une cigarette puis le huhulement électronique indiquant que le train va partir retentit donc je saute dans le wagon, ravie de ne pas avoir à l’embrasser (j’ai cru que je n’y échapperais pas, honnêtement) puis il me précise gentiment qu’il boit souvent des verres au café de la gare. Mon ami, si j’avais voulu te revoir, je t’aurais demandé ton prénom et ton numéro, je t’aurais invité à me rejoindre dans le wagon et, accessoirement dans mon lit. Si je n’ai rien fait, c’est que je ne suis pas intéressée.

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