Qu’il est dur d’être un bon troll

Comme toute blogueuse qui se respecte, j’ai un troll. Cependant le mien est à ce point stupide que ça en devient vexant. Par exemple, mon grand jeu, c’est de publier ses comme, y répondre et, tout à coup, les effacer. Car le troll est un animal fragile : tu cliques sur un bouton, c’est comme s’il n’avait jamais existé. Clic clic t’es mort. Mais le troll n’a pas de vie (surtout pendant les vacances scolaires et les week-ends) donc il insiste. Et il tape tellement à cote que si j’étais un arbre qu’il cherchait à abattre, il aurait déjà creusé une belle tranchée à quelques mètres de moi. Attention petit, tu vas te couper.

hache.jpg

Mon troll aime m’attaquer sur 3 points, le premier étant mon physique. Selon lui, je suis un gros boudin. Le mot gros de la phrase précédente est à prendre au sens premier du terme. Voilà, je suis grooooosse, en atteste ma main boudinée. Oui, mes mains ne sont pas jolies, je pense peut-être l’avoir dit, mes pieds pareils, ils sont tous petits. Une fois, une
copine m’a dit que j’avais des mains d’enfants. Ok et ? Je n’ai jamais utilisé mes mains comme argument vente donc je vais pas me rouler en pleurant dans mon lit pour si peu. Quant à être grosse, je te laisse le croire sans aucun souci. Ta grande finesse psychologique t’as en effet permis de constater que j’avais choisi un sport impliquant le port de maillot de bain et même d’être intégralement nue devant mes copines de vestiaire. On sent la fille super mal dans sa peau qui n’assume pas son corps. Il me serait aisée de poster une photo de la personne pour te détromper mais non, a force de te couper l’herbe sous le pied, va plus y avoir de gazon. Alors considérons comme acquis que je suis grosse. Mais pas trop apparemment puisque tu penses qu’une robe ample permet de cacher mes bourrelets disgracieux…

fat-woman.jpg

Ensuite, je suis pour toi une pute gratuite. La société devrait me délivrer une médaille pour ça dis donc, tout ce mal être sexuel que je guéris gratuitement… Je suis un boudin hypra complexé mais une bite n’ayant pas d’oeil, les mecs sont hyper partants, suffit de me mettre un sac sur la tête et let’s go. Ah non attends, c’est vrai, c’est pas la tête le problème… Donc suffit de cacher le gros tas sous les draps, de ne pas y mettre les mains et prier très fort pour que la sainte Verge, érigée grâce à l’évocation mentale des Clara Morgane ou je ne sais qui, trouve seule le chemin de mon antre, bien cachée entre mes cuisses capitonnées. Bon, tu noteras que c’est toi, en tant que mec (enfin je crois) qui dis que n’importe quel homme peut bander et baiser sur commande, que la fille soit un clone d’Angelina Jolie ou de Mimi Mathy. Moi, j’aurais dit ça, j’aurais eu tous les chiens de garde sur le dos. Bref, je suis donc imbaisable mais très baisée car je suis une pute. Tu m’as même diagnostiqué quelques MST. Mon gynéco appréciera que tu fasses le boulot à sa place, moi aussi, ça coûte moins cher à la sécu. Bon par contre, ton diagnostic n’étant que l’expression d’une certaine rancoeur, il n’a que peu de valeur (et même aucune en fait), c’est dommage. 

in_bed_with_doc_gyneco_.jpg

Mais passons maintenant à mon sujet préféré, celui où tu excelles dans ta médiocrité trollesque : le travail. Ton credo préféré : « j’ai été virée ». Note que ça ne m’aurait pas forcément dérangée et même arrangée, imagine un peu le parfait enchaînement de situation : je négocie une rupture conventionnelle (vu que je n’ai fait aucune faute justifiant un
licenciement sans indemnité), je ramasse la tune, je trouve un autre job, je m’offre 15 jours de vacances et je débarque fraîche et riche à mon nouveau boulot. Non, hélas, j’ai bel et bien démissionné, je n’ai eu comme sous de départ que mon solde de tout compte. Solde assez conséquent du fait que dans mon ancien job, les vacances, c’était tabou. Mais il a juste suffi à combler la quinzaine de jours prise entre les 2 contrats. Bref, là n’est pas le sujet. La question est : tu espères quoi ? Qu’à force de me dire que j’ai été licenciée, je finisse par le croire et m’effondrer sur mon lit en sanglots ? T’es pas un peu mentaliste dans Secret Story ? Ah, peut-être veux-tu semer le doute parmi les lecteurs ? Si ça t’amuse… Du moment que ma famille, mes amis et surtout mes nouveaux collègues savent la vérité, hein…

licenciement.jpg

Mais la vraie question est pourquoi tant de haine ? Pourquoi hais-tu au point de perdre toute dignité une fille que tu prétends ne pas connaitre (c’est ça le pire au fond) ? Quel vide dans ta vie essaies-tu, maladroitement, de combler ? Mais comme je suis de bonne humeur, je vais te filer une astuce : enleve-moi de ton netvibes. Je te jure que ça soulage.
Moi aussi, y a des blogs qui m’énervaient, des blogueurs que j’avais un peu envie d’insulter sous couvert d’anonymat (mais toujours des gens que je connaissais en vrai, c’est plus sain). Et un jour, je les ai virés de mon netvibes, twitter et autre et en quelques jours, j’avais tout simplement oublié leur existence. C’est meilleur pour la santé, t’imagines pas comme c’est corrosif, l’aigreur. 

petit-poney.jpg

Allez, libère-toi, rends-toi service, clique sur la croix rouge. Ma grasse main et moi te souhaitons bonne route.

photo--6-.JPG

PS : Ouiiiiii, je sais « non mais tu lui donnes trop d’importance » mais vu que ça fait un petit moment que je me fous de sa gueule en privé, j’ai eu envie de partager…

Rendez-vous sur Hellocoton !

De la (semi) sainte et de la pute

Vendredi soir, après un début de soirée très intense à base de mails et de téléphone, je me pose devant Secret Story. Cette année, je passe totalement à coté essentiellement parce que j’ai mieux à faire (mais je lis les résumés sur des sites people, c’est vachement mieux en fait). Bon cette semaine, le mieux, c’était essayer de dormir, Gudrun oblige. Puis je les trouve moins bien cette année, je sais pas… Mais donc vendredi j’ai regardé et ça m’a inspiré cet article sur la sainte et la pute.

lady-gaga-alejandro.jpg

Par définition, il faut une putasse dans chaque édition, la bimbo qui pose à poil sans complexe. Cette année, ils nous ont donc sorti Anne-Krystel, playmatequébécoise. Sauf que voilà, Anne-k est en fait un ange que tout le monde adore et qui ne drague aucun mec, raté. Heureusement, on a assuré le lourd avec Amélie don-Juan au masculin mais voilà, pas de bol, elle tombe amoureuse de Senna (le playboy de service) et s’enferme aussi sec dans une relation monogame. Bon, alors Chrismaelle, la gogo danseuse ? Ah non, elle, elle pleure. Ah, ce casting est donc une berezina ? Angela Lorente a-t-elle perdu ce formidable pouvoir de trouver des candidats qui feront parler d’eux au moins jusqu’à l’hiver (fin, novembre, quoi) ? Non car deux candidates vont nous pimenter tout ça en glissant leur langue dans la bouche des candidats, j’ai nommé Julie et Stéphanie. Je vous la fais courte : Julie a fait des bisous à Maxime et tenté de
séduire Senna, John et Bastien. Stéphanie est l’ex de Senna (c’est son secret), fait des bisous à Coralie qui était sa meilleure amie (mais plus maintenant), elle a fait des bisous à Robin qu’elle a largué puis s’est mis avec Maxime mais louche sur Bastien. Donc en résumé, nous avons d’un côté Julie qui a embrassé un mec et tenté de séduire 3 autres et de l’autre Stéphanie qui a un ex et une pseudo amante au début du jeu et qui a depuis embrassé deux mecs et louche sur un troisième. Mais par un effet de montage, Julie est la salope de service quand Stéphanie est présentée comme une petite chose fragile peu sûre de ses sentiments. Et je trouve ça particulièrement fascinant.

VIDEO-Secret-Story-4-Entre-Stephanie-et-Robin.jpg

Faut dire que la Julie, elle a manqué de subtilité avec le poooovre Maxime du genre « bon ben puisqu’on est enfermés tous les deux dans une pièce, viens, on se fait des bisous » mais dès le retour dans la maison, elle a tenté l’étrange technique du silence radio. Ce qui dans une maison en huis-clos est assez délicat. De fait, Julie n’est pas spécifiquement une salope, plus une idiote qui pensait qu’en ne parlant plus à celui qui a passé deux jours à lui rouler des pelles en la regardant avec adoration allait oublier son existence. Bon, forcément,
ça n’a pas marché. Alors que Stéphanie, elle, elle a jeté Robin en lui expliquant pourquoi (je crois qu’il était trop collant ou pas assez mature ou les deux, je sais plus. D’un autre côté, on est toujours dans le huis clos, c’est pas facile de se laisser de l’espace quand on vit enfermés) alors c’est une fille bien. Et quand elle a fait un bisou à Maxime (le même Maxime qui COLLAIT Julie. Donc oui, la nana quitte un mec trop collant pour se mettre avec celui qu’on aurait pu surnommer Super Glu), c’est après moult tergiversations que même, elle dit à Senna « Oui, mais je sais pas, tu comprends, les mecs, ils me lassent vite, je suis trop une vilaine fille ». D’ailleurs, là, elle fait les beaux yeux à Bastien qui a une fiancée à l’extérieur. Mais Stéphanie qui, physiquement, serait le résultat des amours improbables de Flavie Flament et Lady Gaga, est bonne et joue la fragile donc paf! cocktail magique qui agite manifestement la testostérone. Va falloir
ue j’étudie ça de plus près au passage pour ma gestion des hommes, je réalise un peu que j’ai raisonné à l’envers pendant 30 ans. Mais c’est pas le sujet.

secret-story-maxime-julie-sembrassent.jpeg

Donc je ne connais pas cette demoiselle Stéphanie et ne peut donc présumer de ses intentions mais si elle n’est que dans le stratégique, cette fille est un incroyable génie. En gros, qu’est-ce qui marche dans les émissions de téléréalité ? Les amourettes (non parce que la chasse aux secrets, pardon mais tout le monde s’en branle, surtout que paie tes secrets, quoi, entre un « vampire » qui supporte très bien la lumière du jour merci ou un mentaliste de 24 ans, métier quelque peu fantaisiste ou encore une hexachépasquoiphobe, j’ai honte de
pas retenir, qui est surtout complètement dépressive). Faut donc les gérer avec brio parce qu’un couple qui vire monogame neuneu, tout le monde s’ent ape, faut du rebondissement. Genre l’an dernier, le trio Jonathan-Sabrina-Daniela, ça a bien marché ou les amourettes de Léo et Emilie dans les toilettes parce que c’était caché (ils étaient maqués à l’extérieur). Là, la Stéphanie, faut qu’elle gère le Bastien avec une relation secrète(il a une fiancée dehors, j’ai dit) et qu’elle large le Maxime sans trop de dommages. Car comme disait la pub contre l’alcool de ma prime jeunesse : deux ça va, trois, bonjour les dégats.

Robin-jaloux.jpg

Mais bon, on se fout des histoires de Julie et Stéphanie. Ce qui est fascinant, c’est la différence d’image pour deux jeunes filles aux moeurs pas particulièrement légères vu qu’elles n’ont rien consommé (à ce que je sache). Parce qu’une ne justifie pas son comportement, c’est un pute alors que l’autre chouine un peu sur sa difficulté de trouver un homme et là, c’est une héroïne. Je comprends soudain pourquoi les héroïnes de séries pour filles sont toutes chiantes comme la pluie : oui, elles collectionnent les hommes comme d’autres les pin’s mais parce que, tu comprends, c’est dur de trouver chaussure à son pied. Ouais, ouais. C’est pas faux, j’en conviens, je suis pas sûre qu’à la place de Stéphanie, j’aurais fait ma vie avec un Robin ou un Maxime qui ont l’air gentil mais… juste gentils, quoi, vous voyez. Et on va pas se forcer à allonger la sauce pendant trois ans non plus. Mais parce que Stéphanie fait profiter de ses doutes (réels ou fictif) à ses camarades, c’est une fille BIEN. Donc je note que finalement, ce n’est pas le nombre d’homme qu’on se tape qui fait de nous une fille bien ou une salope, juste la façon de prévenir : « non mais je vais sortir avec lui, mais je suis pas sûre. Ah voilà, j’avais raison, ça le fait pas, je vais donc rompre ». Stéphanie est mon idole. Bon, Stéphanie largement aidée par les montages de TF1 qui nous démontrent une nouvelle fois qu’en terme de téléréalité, c’est pas toi qui choisis ton chouchou, on te l’impose plus ou moins subtilement. Par exemple, je peux dire sans trop m’avancer que Chrismaëlle, la dépressive donc personne ne parle jamais (sauf moi), elle va pas trop gagner vu qu’apparemment, on ne la voit jamais. 

modele-chrismael.JPG

On notera quand même que si les comportements de Julie et Stéphanie sont largement commentés, personne n’a l’air de parler de Maxime qui s’est donc tapé les deux demoiselles, la Stéphanie étant l’ex de son super pote Robin à qui il a dit « mais non, je me taperai pas Steph parce que t’es mon pote ». C’est beau l’amitié… Mais bon, on va dire que c’est un  « don juan » (au sujet des comportements des hommes et femmes dans Secret Story et du don juanisme, allez faire un tour du côté de chez Florence qui a fait un chouette article sur le sujet)

le-bisou-de-maxime-et-stephanie.jpg

Bref, demain (ou un autre jour), je vous parlerai de cette technique féminine redoutable : la fragilité.

Rendez-vous sur Hellocoton !