1984 : Big Brother is watching you

Quand j’ai décidé de parler de dystopie sur ces modestes pages, je me suis posé une question cruciale : était-il nécessaire de parler de classiques que tout le monde a déjà lus ? Il est probable que vous ayez lu 1984 au collège. Ce n’était pour ma part pas mon cas vu que j’avais le choix entre quatre dystopies (Ravage, Fahrenheit 451, le Meilleur des mondes et donc 1984) et j’avais choisi Bradbury parce que… j’en sais rien du tout. Je n’ai donc lu les trois autres qu’une fois adulte. Mais ne pas en parler dans une rubrique dystopie, ce serait un peu comme parler de space operas en ignorant Star Wars. Donc go.

Big Brother is watching you - 1984

L’histoire de 1984, vous la connaissez sans doute : en 1984 (soit 45 ans après la date de publication du roman), le monde est divisé en trois blocs (Oceania, Eurasia et Estasia), nés d’une guerre nucléaire datant des années 50. Ces trois blocs totalitaires se font perpétuellement la guerre, chacun suivant une idéologie somme toute similaire et se battent pour obtenir la domination de l’Antarctique. Dans ce chaos permanent, nous suivons le quotidien de Winston, employé au Ministère de la vérité à Londres où gère les archives et doit effacer de l’Histoire toute trace d’alliance avec l’Estasia. En le suivant, nous découvrons donc les mécanismes de cette société et notamment la surveillance de la population via les télécrans placés au centre du foyer qui servent à la fois de caméra de surveillance et de canal de diffusion de la propagande. Le hic, c’est que Winston n’est pas victime de l’amnésie générale vis à vis du passé et décide donc d’écrire ses souvenirs pour garder une trace de l’Histoire “non officielle”. Par peur d’être démasqué par la police de la pensée qui traquent tous les contestataires, il cache ses pensées à son entourage et se réfugie dans un recoin de son appartement qui n’est pas soumis au regard du télécran. L’Etat paternaliste est incarné par un visage d’homme d’âge moyen et moustachu “Big Brother” qui scrute les citoyens à travers les télécrans. A l’inverse, l’ennemi de l’Angsoc, l’idéologie dominante, est également incarné par un homme, Emmanuel Goldstein dont le visage est projeté quotidiennement pendant les “Deux Minutes de la haine”.

Les deux minutes de la haine - 1984

La surveillance n’est pas que politique puisque les moeurs sont également soumises à des règles strictes, la sensualité et l’amour étant vus d’un très mauvais oeil, il existe d’ailleurs une ligue anti-sexe à laquelle fait partie Julia, que Winston croise et qu’il déteste de prime abord car il la pense espionne de la pensée. Mais non, c’est une réfractaire comme lui et les deux vont se lancer dans une relation amoureuse clandestine. Leur amour les conduira à entrer en contact avec la résistance… qui n’est en fait qu’une émanation de l’Etat. Arrêtés, Winston et Julia se renieront l’un l’autre et Winston finira par épouser inconditionnellement l’idéologie Angsoc.

1984, le film

Déjà, rien que de résumer le livre est ardu et je ne vous ai pas encore parlé de la novlangue, ce dialecte épuré où le vocabulaire est réduit chaque jour un peu plus. Pourquoi ? En gros pour rendre les mots les plus courts possibles pour éviter qu’ils soient pensés avant d’être dit et d’éliminer tout les outils linguistiques permettant de dénoncer la politique du parti. Par ailleurs, la novlangue s’accompagne de quelques sentences paradoxales de type “la guerre, c’est la paix”, martelées à longueur de journée.

1984, pièce de théâtre

Bref la société de 1984 est l’annihilation de l’individu en tant qu’être penseur et sentimental. Le roman se lit hyper facilement et touche pas mal de thèmes qui font écho en moi, notamment la question de la “résistance” à une idéologie, un système politique, mais aussi le déclencheur, qu’est-ce qui te fait basculer dans la réelle résistance. Ici par exemple, si Winston est déjà sur le chemin de la réfraction de par son incapacité à assimiler l’amnésie collective, sa relation avec Julia sera l’accélérateur, ce qui le poussera de l’autre côté.

1984, Julia et Winston

Alors 1984, on en entend parler très régulièrement, je vous parlais d’ailleurs du slogan “Rappel : 1984 n’est pas censé être un manuel d’utilisation” (je vais m’en faire une pancarte, on a quelques petits rendez-vous en septembre) parce que… 68 ans après, on a la sensation de s’en rapprocher chaque jour un peu plus. Tellement que je ne sais même pas par quel bout prendre le truc. Commençons donc par le prisme de l’abrutissement des masses puisque c’était le thème annoncé sur cette série d’articles la semaine dernière. Ici, on n’est pas dans une idée aussi simpliste que dans Albator “les gens y font rien, ils regardent la télé, ils sont devenus cons”, c’est tout un système élaboré mis en place par l’Etat pour déposséder petit à petit les citoyens de tout outil de réflexion, leurs serinant à longueur de journée un discours prémâché. Et c’est là tout le terrifiant : on a d’un côté la bonne idéologie, la version officielle de l’Histoire, mais Big Brother cultive également son côté noir en mettant en scène un ennemi de la Nation et et animant de faux groupes de résistance pour cueillir les réfractaires qui souhaiteraient les rejoindre. Je pourrais écrire des dizaines de romans rien que sur cette idée. Et force est de constater que l’Ennemi est un ressort classique de nos politiques : on a eu les communistes, le FN, les terroristes (aujourd’hui islamistes, hier d’extrême-gauche, demain… je pense qu’on va pas tarder à revenir sur l’extrême-gauche), les dirigeants des pays X ou Y, la finance… ah non, ça, c’était juste un argument électoraliste. On a besoin de l’Ennemi pour fédérer.

Affiche anti communiste

Et alors qu’on nous fait peur aujourd’hui (j’écris cet article vendredi, Dieu seul sait ce qu’il se sera passé quand vous le lirez) sur une grande guerre qui s’annonce à l’Est entre la Corée du Nord et les Etats-Unis, ce bouquin est terrifiant de réalisme. Surtout sur le point réécriture de l’histoire avec la grande tendance des faits alternatifs chers à l’Homme censé le plus puissant du monde mais aussi la surveillance de masse qui ne semble pas déranger plus que ça car c’est fait au nom de notre sécurité (“la liberté, c’est l’esclavage”) et même la novlangue, surtout en tant que start up nation où on frenglishe à mort sans que ça ait particulièrement du sens. Je sais de quoi je parle, je bosse dans le marketing, je jargonne tous les jours pour impressionner mon auditoire (et, tristement, ça marche). Par contre, sur la novlangue, je vous renvoie à un thread super intéressant croisé sur Twitter pour pas utiliser ce terme à tort et à travers.

jargon

Il manque ASAP

Jargon

1984 n’est pas un manuel d’instruction. Mais je crois qu’il est temps plus que jamais de le (re)lire, ça glace le sang. Moi, je vais essayer de me mater le film, tiens…

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Pourquoi j’ai peur de Macron ?

Et que je vais vous le dire maintenant avant le second tour des législatives même si je me doute bien que je ne ferai pas changer d’avis les gens. Mais au moins, ce sera fait. Donc oui, j’ai peur de Macron et ce n’est pas une métaphore ou un titre putassier pour vous attirer ici. On entre vraiment dans une ère qui m’inquiète au-delà même du sarkozysme et je vais vous expliquer pourquoi. Attention, c’est un article cri du coeur et je me rends compte qu’il est très long donc un petit café ou thé (je vous conseille le yoggi tea, je sais bien que c’est sans doute de l’attrape nigaud mais il est trop bon), quelques biscuits ou fruits séchés et on est partis.

Quelques tasses de café

En 2007, ce fut une belle gueule de bois quand Sarko remporta l’élection même si sa victoire étant sans surprise, la machine était parfaitement rôdée. Alors évidemment, on pourrait s’attendre à ce que j’ai eu la même réaction pour Macron, élu produit marketing de l’année mais j’avoue que non. Je me targue souvent d’être assez fine dans mes analyses politiques mais j’oublie souvent deux points essentiels : les gens n’ont aucune mémoire et surtout, beaucoup d’électeurs ne sont, de fait, pas politisés. Comme ils n’y connaissent rien ou presque, ils préfèrent voter pour un visage familier et rassurant qu’un projet d’avenir. Sans voir que derrière le joli sourire et la mise en pli impeccable se cache un avenir très sombre pour la plupart d’entre nous. Pas forcément moi, d’ailleurs, mais que voulez-vous, j’ai du mal à m’en foutre du sort de mes petits camarades.

Solidarité

Le problème avec un Macron, c’est qu’on ne le voit pas venir. Un Trump, un Sarko à l’époque, un Berlusconi, on sait qu’ils sont potentiellement mauvais et les banderoles sont prêtes à sortir du placard à la première occasion. On attend le moindre pas de travers pour mordre, on le guette. Alors qu’un Macron, on va toujours lui laisser le bénéfice du doute. C’est un centriste, un “gentil”, il fait le beau gosse avec Trudeau à Taormine, il fait du wordart pour tâcler Trump, ce même Trump qu’il a trollé et à qui il a donné une poignée de main bien virile genre il a révisé avec un coach broyage de main pendant une semaine. Ah oui, parce que c’est ça, Macron : c’est pas de la politique, c’est juste de la comédie. D’ailleurs, le mec a beau jouer les mecs autoritaires “ahah, t’as vu comme je l’ai maté Trumpounet ?”, l’autre s’en bat les coussinets et sort, comme il l’avait prévu, des Accords de Paris. Bon, ok, les Accords de Paris, ce n’est pas un réel engagement écologique, ce n’est pas un réel engagement tout court. Non parce que la COP21, c’est quand même la répression des militants écolos et des tapages dans la main pour dire que ouais, allez, on va essayer de limiter (non pas stopper voire carrément renverser, juste limiter, ce qui nous occasionnera, si tant est que cette gentille promesse soit respectée, des milliers et des milliers de morts. Mais pas chez nous donc ça va) le réchauffement climatique et si on ne fait rien pour que ça arrive, bé, c’est pas grave. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Mais c’est cool car grâce à Trump, Macron, le pro-nucléaire qui veut relancer les chasses présidentielles, est devenu un héros de l’environnement. On avale tellement de conneries, c’est dingue.

Pourquoi j'ai peur de Macron

En un mois de Macronie, on voit déjà les lourds nuages menaçant se former sur notre modèle social, sur notre stabilité professionnelle, sur notre liberté d’expression. Sur notre liberté tout court. J’exagère ? J’ai plutôt envie de dire que vous vous réfugiez dans le déni : toujours moins de cotisation “ouais mais c’est cool, on va avoir plus de sous à la fin du mois et moi, je ne suis jamais malade”. Moi non plus, la pêche… mais c’est vrai que je suis myope, que j’ai des dents fragiles, que je multiplie les rhinites allergiques, que je commence à être un peu dure de la feuille, que je me casse un genou en faisant la fo folle ou que je me fais un peu mal à toujours ce même genou en faisant du foot. Et je ne veux pas d’enfants alors que je suis toujours fertile. Ouais, je suis en bonne santé mais parfois, la vie te prend un peu en traître et je n’ai pas forcément envie qu’à terme, mon entreprise fasse des économies sur ma santé tandis que les mutuelles privées s’engraissent méchamment. Je n’ai pas envie qu’on offre à nos petits frères et nos petites soeurs, voire à nos enfants, un passeport à vie pour la précarité. L’ubérisation de la société est une catastrophe, le rêve de demain, tous patrons, n’est une bonne chose que pour ceux qui en ont déjà les moyens. Si je lançais mon entreprise demain et que je me plantais, c’est mon ego qui souffrirait le plus : mon mec pourrait m’aider, mes parents aussi et même ma banquière. Mais ceux qui n’ont rien à la base, ils font quoi ? Et puis paie ton rêve d’être ton propre patron quand c’est la crise parce que tu as décidé de prendre quelques jours… Salariat déguisé bonjour ! Et salariat où tu payes pour avoir tes propres moyens de production, tellement génial ! D’ailleurs, pour rejoindre mon histoire de santé du dessus, un petit article sur la réclamation des “entrepreneurs” Uber, Deliveroo and co sur les cotisations santé. Formidable non ?

Uber manifestation au siège

Et la liberté d’expression ? Au pays des Charlie, les rédactions se font remonter les bretelles par un Ministre voire carrément traînées en justice parce que la protection des sources, OSEF ! Ah, vous êtes où, tous ceux qui ont clamé au droit à la caricature, qui avez défilé avec des crayons le 11 janvier 2015 ? Quand tu vois qu’aujourd’hui, le “t’es pas Charlie” sert surtout aux oppresseurs de tout poil pour justifier toute “vanne” homophobe ou raciste aux heures de grande écoute, on est bien. On continue de reculer dans le classement RSF sur la liberté de la presse mais ça n’a pas l’air d’inquiéter.

C'est l'encre qui doit couler, pas le sang, question sur la liberté d'expression en France

(c) Benoît Tessier pour Reuters

Et la liberté tout court, enfin. En constitutionnalisant l’Etat d’urgence, aura-t-on encore droit de manifester demain ? “Votez pour Macron, vous pourrez manifester contre lui alors que Le Pen, non !”. Vos gueules, putain, vos gueules. Depuis le fameux Etat d’urgence, on interdit aux syndicalistes, militants d’extrême-gauche ou écologistes de manifester, on interdit à un journaliste, certes très engagé, de faire son travail. Vous vous sentez toujours aussi bien en fRance ? Et puis maintenant, fini les perquisitions autorisées par un juge, ce sera juste sur autorisation du préfet. On va rigoler avec toutes les bavures, moi, je vous le dis ! Oh ben oui, je sais “moi, je m’en fous de l’Etat d’urgence, je suis honnête, j’ai rien à me reprocher !”. Oh bah tu sais, beaucoup de perquisitionnés surprise non plus, n’avaient rien à se reprocher. Mais pas de bol, on (qui “on” ?) les a soupçonnés alors les flics ont débarqué, tout cassé, insulté, avant de partir sans un mot d’excuse. Je n’affabule pas, hein… Et puis Macron nous annonce sans trembler qu’il va ficher tous les militants d’extrême gauche… sans même préciser ce qu’est un militant d’extrême-gauche. Est-ce que mon mec va se faire ficher car il est abonné à la newsletter de France insoumise ? Moi parce que j’affiche clairement mes opinions (que je ne définis pas comme d’extrême gauche au demeurant mais y a pas de définition claire). Risque-t-on un jour de voir débarquer les flics chez nous pour une perquis’ si on se montre trop ? J’exagère ? Oh bah tiens, encore un lien.

Institutionatiolisation de l'état d'urgence, un risque de voir de plus en plus de perquisitions abusives ?

Je ne décolère pas depuis avril, je suis anxieuse, paniquée… et vraiment méprisante face à ceux qui laissent faire parce que ça les concerne pas. “j’ai rien à me reprocher”, “j’ai un travail”, “y a du travail, ceux qui sont au chômage, c’est parce qu’ils ne veulent pas travailler”. J’en peux plus de cette fRance qui harcèle les femmes qui se couvrent la tête ou les femmes Noires qui veulent rester entre elles pour des ateliers mais qui laisse faire les fachos qui veulent condamner à mort des Migrants ou des dîners entre Blancs. J’en peux plus de cette fRance qui vote pour que les Riches soient toujours plus riches parce que tu comprends “une fois, j’ai connu un mec qui fraudait les allocs”. J’en ai marre de ces fRançais qui avalent tout et n’importe quoi, tellement sensibles à la forme qu’ils n’en voient pas le fond (et vouent au nues un Obama qui a un bilan bien décevant ou un Trudeau plus libéral que jamais mais il met des chemises roses et y a un Ministre Sikh dans son gouvernement alors il est cool. Alors oui, y aussi du bon chez Trudeau, notamment sur l’accueil des migrants même si, en grattant un peu, l’histoire n’est pas si belle… En clair “oui, Trudeau est un beau gosse qui fait des trucs cools mais ça ne fait pas forcément de lui un bon politicien ». Comme Obama, comme Macron. Aujourd’hui, je suis plus paniquée par Macron que par Sarko. Parce que Sarko, on était prêts à descendre dans la rue. Macron, il passe mieux, il fait moins colérique. Et puis de toute façon, pourra-t-on encore manifester dans quelques mois ?

Manifestation du 11 janvier "je suis Charlie"

J’écris cet article sans nuance, un cri du coeur. Un long cri du coeur. J’espère que dans 5 ans, vous me le collerez sous le nez en me disant “mais comme tu avais tort ma pauvre fille”. Oui, vraiment, j’aimerais parce que mon petit ego n’est rien comparé au modèle social français et à notre liberté. Mais y a presque 9 ans, j’avais dit toute la méfiance que j’avais pour Obama, ce président trop cool. L’histoire a prouvé que j’avais pas eu tort… Alors pour me donner tort, on ne laisse rien passer. Levons le poing, le combat débute maintenant.

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Hé toi, marque, vas-tu encore surfer sur le trendhack ?

J’enfile ma casquette de marketeuse pour vous parler aujourd’hui. Nous sommes le 08 mars, sacro sainte journée des droits des femmes qui devrait être l’occasion pour mes soeurs et moi de crier fort pour réclamer plus d’égalité et plus de droits pour qu’enfin naître femme ne soit plus un mauvais départ dans la vie. Sauf que nos amis marketeurs, eux, ils ne voient pas ça comme ça, ils y voient l’occasion de nous vendre de jolies choses roses et surtout de faire du trendhack.

Buffalo grill offre un cocktail pour la journée de la femme

Je m’étais jurée de pas vomir sur ce concept tant que j’étais dans le social media mais à un moment, faut que ça sorte : je hais les trendhacks. Mais qu’est-ce que donc, vas-tu me demander, toi qui ne bosse pas dans le marketing. Je te remercie pour cette question ! C’est le fait pour une marque dans une discussion populaire : ça peut être des marronniers, des événements sportifs genre l’Euro ou les JO, quelques émissions télés ou parfois, s’intègrent dans des conversations liées à des hashtags populaires de type #tusaisquetesvieuxquand . Twitter est le leader incontesté du sujet, c’est même leur meilleur (leur seul ?) argument vente* : vous êtes dans l’actualité, dans l’immédiat et si vous utilisez les hashtags des matchs de foot et pas ceux de la compétition officielle (parce que ça, c’est puni), vous pouvez profiter de toutes les retombées du match sans débourser un centime ! Malin non ? Alors Twitter a sorti son calendrier “Plan the moment” avec tous les marronniers et autres grands rendez-vous sur lesquels les marques pourront surfer… dont la journée des droits des femmes.

Pub sexiste Bic Afrique du Sud

Tiens, une tartine de sexisme dans ta face. Et joyeuse journée des femmes, hein !

Alors déjà, pourquoi j’aime pas les trendhacks en général ? Ben parce que c’est lourd. Imaginez, vous êtes en soirée avec vos potes, vous partez sur un délire et là, une personne débarque et essaie de rentrer dans votre jeu sans y avoir été invitée. Déjà, elle n’est pas drôle mais en plus elle te file sa carte de visite pour que tu lui achètes des trucs. Trop forcé… Alors oui, t’en as qui s’en sortent pas trop mal genre Oasis ou Innocent mais neuf fois sur 10, tu regardes ces interventions avec gêne. Et surtout à la fin, tu en as marre. Genre pour Retour vers le Futur, le 21 octobre 2015, y a deux ou trois vannes qui ont pu me faire sourire mais à la fin, j’avais juste envie de leur hurler “ça va, on a compris, vous avez tout cassé, taisez-vous !”. Le pire maintenant c’est que les CM se prévoient de se parler entre eux. Un peu les jerks de la soirée invités on sait pas trop pourquoi, ils ont dû passer par la fenêtre, et qui rient bruyamment entre eux en mode “c’est là que ça se passe” en scrutant bien la foule autour pour s’assurer qu’on les regarde. Ou pas.

Trendhack nescafé game of thrones

Non, laisse nous, s’il te plaît

Et alors pour la journée des droits des femmes, c’est carrément vomi à tous les étages. Déjà les mots “des droits de” a sauté, devenant ainsi journée de la femme et les publicitaires ont vu une bonne occasion de se faire encore du fric, pile entre la St Valentin et la fête des mères, quelle bonne idée ! On va donc en profiter pour essayer de leur refourguer des culottes, des mixeurs, du rose, du rose, encore du rose, ouiiiii ! Peu importent les gamines excisées, peu importent les femmes lapidées, peu importent les inégalités jusque chez nous, tant qu’on peut vendre, on y trouve notre compte ! Au pire, si on n’a pas de promos spécifiques, on leur fera quand même un clin d’oeil avec un statut nul histoire de…

Innocents pour la journée de la femme, fail

Ca vaut le coup de se battre pour des smoothies gratuits

Sauf que non. La journée DES DROITS des femmes, ce n’est pas une occasion pour vous de trouver de quoi poster sur vos réseaux sociaux sans vous fouler ni de nous coller une promo histoire de vendre un peu plus. On s’en fout de vos fleurs, vos chocolats ou vos chaussettes, ce qu’on veut, c’est l’égalité. Ce qu’on veut, c’est la liberté pour TOUTES les femmes, où qu’elles soient nées, de vivre leur vie comme elles l’entendent, qu’elles puissent prétendre aux mêmes destins que les hommes, qu’elles puissent aimer celui ou celle qu’elles ont choisi.e, qu’elles puissent jouir, qu’elles puissent juste être insouciantes, qu’elles puissent être telles qu’elles en ont envie.

Manifestation des femmes contre le sexisme de Donald Trump

Mais aujourd’hui encore, on nous rappellera que pour le marketing, la cause des femmes, ça sert surtout à vendre.

Promo Etam pour la journée de la femme

* Je dis ça mais j’adore Twitter en tant qu’utilisatrice. Par contre, en temps qu’ex CM, j’avoue que c’est assez useless finalement : les gens s’en foutent de ce que tu dis et ils t’affichent à la moindre occasion.

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Idiocracy : la dystopie version comique

Comme je suis une originale, j’ai maté Idiocracy la semaine dernière comme tous mes petits camarades qui en parlaient sur Twitter (magie des réseaux sociaux)…bon pas le même jour certes. Un petit film marrant avec Luke -oh ouiiiii- Wilson et Maya Rudolph que je ne connaissais pas.

Affiche du film idiocracy de Luke Wilson

Pour ceux qui seraient passé à côté, je vous refais le pitch. Joe, un militaire moyen, remarquablement moyen, est choisi pour participer à une expérience avec Rita, une prostituée moyenne. Tous les deux vont être endormis pendant un an. Sauf que suite à quelques péripéties, ils se sont pas réveillés en 2006 comme prévu mais  cinq siècles plus tard. Les hommes sont devenus d’une stupidité crasse et Joe devient l’homme le plus intelligent du monde. Le film part en effet du postulat que les moins bien dotés niveau QI sont les plus prompts à se reproduire et que leur majorité numérique entraîne peu à peu le QI vers le bas.

Un Detroit futuriste et en ruine dans Idiocracy

Ce n’est pas la première dystopie à prendre comme point de départ un monde rendu plus bête, il y a aussi… Captain Harlock aka Albator. Oui, Albator est une dystopie si on considère que l’univers prend soin de décrire la société humaine telle que l’auteur l’imagine en 2977, à savoir se baignant dans l’opulence et asservie par “l’abrutisseur mondio-visuel” (qu’on appelle par chez nous la télé). Les hommes sont devenus idiots et couards et le gouvernement se retrouve incapable de réagir face à une nouvelle menace. Il y a évidemment Farenheit 451. Mais la différence majeure entre Idiocracy et mes deux autres exemples, c’est que dans ces deux derniers, le traitement est sombre et il y a surtout une volonté d’un gouvernement d’abrutir les populations en leur coupant la possibilité de réfléchir, de remettre en cause. Dans Idiocracy, c’est le peuple même qui a choisi de s’abrutir, d’après ce que l’on comprend, bien aidé en cela par les médias (l’émission phare s’appelle “Oh ! my balls” et on voit un mec se faire réduire les parties tout du long… alors que nous, en France, l’émission phare fout des nouilles dans le slip d’un chroniqueur, c’est beaucoup mieux…) et le marketing. L’eau a en effet été remplacée par une sorte de boisson énergétique enrichie en électrolyte, le truc que personne ne sait définir. Alors que nous, on boit de l’Actimel enrichi en  “L Casei Defensis” (un ferment lactique utilisé comme probiotique, en fait), une révolution… ou pas. D’ailleurs, ça a bien perdu la côte les alicaments, non ?

alicaments au rayon frais

En même temps, je critique mais j’ai toujours bien aimé ça, les Actimels

Idiocracy pose deux questions. La première, commune à toute dystopie : est-ce que c’est crédible ? Oui et non, de mon point de vue.Il est évident que la langue va considérablement évoluer en 5 siècles (cf cette excellente vidéo de Linguisticae qui vous expliquera toujours mieux que moi) et ce ne sera pas forcément un signe d’abrutissement sinon, hey, nous sommes déjà tellement plus con que nos ancêtres ! Pour le reste, le côté “y a que les cons qui se reproduisent” reste bien sûr à relativiser et je pense que, contrairement à ce qu’on nous répète à longueur de temps, les jeunes générations ne sont pas plus incultes et débiles que nous, elles ont souvent des savoirs différents, une maîtrise bien plus innée que nous de la technologie, par exemple. L’être humain est un animal qui s’adapte et prend donc en main ce qui l’aide de façon immédiate. Les jeunes générations ne sauront jamais utiliser un téléphone à cadran mais je ne sais pas faire de circuit électrique, moi (oui, j’avais pas techno au collège, j’avais “EMT”, j’apprenais à coudre et à faire des boîtes en carton). De même, grâce à la VOD avec possibilité ou non de regarder un film en VO, je pense que la génération qui arrive sera bien plus douée en anglais que nous, en moyenne.

Parler anglais

Je relativise donc cette donnée de l’idiotie congénitale qui envahit le monde… mais quand même, ça laisse songeur. Comme je n’ai plus la télé, je n’en ai désormais qu’une image floue constituée à partir de ce que je vois passer sur mes réseaux sociaux… Réseaux qui me ressemblent donc quand même assez à gauche, genre bobo-écolo. Donc je n’entends parler télé que pour des choses positives (le doc de France 5 sur la transsexualité, Devenir « il » ou « elle »,  par exemple) ou des films/séries que tout le monde regarde (genre les Harry Potter ou récemment Gone girl mais j’avais déjà vu, pour une fois). Mais je vois surtout beaucoup le négatif avec la dénonciation de la télé racoleuse et basse de plafond avec en tête… Cyril Hanouna. Ah ça, mes communautés le vomissent… et j’aurais du mal à ne pas partager leur avis vu le peu que j’en sais. Et je ne parle pas des cas de harcèlement, humiliation ou agression sexuelle mais du malaise que j’ai moi même en regardant l’émission quand j’avais la télé.Il ne s’est certes rien passé d’aussi grave que les exemples pré cités dans mes souvenirs (pas très nets vu que je laissais ça en faisant autre chose et que je ne suis pas sûre d’avoir vu une émission en entier) mais bon sang, c’était navrant de bêtise… Déjà, un mec qui rit de ses propres blagues, c’est non direct  mais c’était juste de la vanne, c’était confus et surtout, j’ai toujours pas compris ce que c’était censé apporter. Et des millions de gens regardent ça… Tu me diras que jeune, j’ai bien écouté Cauet à la radio et maté Coucou c’est nous, ce ne devait pas être mieux…

Coucou c'est nous, Christophe Dechavanne et Patrick Carmouze

Peut-être que finalement, la plus grande menace qui pèse sur l’humanité, ce n’est pas une idiotie congénitale mais une idiotie que l’on attrape en se marrant grassement devant un spectacle humiliant et oppressif…

 

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2017, on dégage la workaholic

Ceci n’est pas encore mon article des bonnes résolutions, je vous le réserve pour la semaine prochaine parce que, oui, c’est ma tradition préférée avec celle du bilan. Mais quand même, il s’est passé un truc la semaine dernière qui m’a fait réaliser que je m’étais un peu trop fait bouffer par le boulot ces derniers temps et ce au détriment de ma santé, de mon sommeil, de mon régime, de mon temps libre et surtout de mon couple. Et si Victor a été particulièrement adorable et patient, je dois dire stop : en 2017, je vire mon moi workaholic.

tasses de café et feuilles de papier, trop de travail, workaholic

La prise de conscience a été violente. Je vous refais un topo rapide, n’y voyez pas de mode ouin ouin, c’est pas le but. Donc je devais rendre un gros dossier le 15 décembre, les délais étaient raisonnables MAIS j’avais d’autres demandes à traiter CAR je suis la seule dans mon équipe à savoir utiliser nos outils de social listening et que, ben tiens, ça te dirait de faire un peu de planning stratégique ? Faudra un jour que je vous parle de tout ça parce que là, je dois parler un jargon imbitable pour tous ceux qui ne bossent pas dans la comm/marketing. Donc du coup, me voici seules sur mes sujets avec mon gros dossier, là, un autre moyen dossier des demandes “oh, ça va, passe pas trop de temps dessus”. Sauf que “pas trop de temps” + “pas trop de temps”, à la fin, ça fait “plus de temps du tout”. Donc me voici à travailler soir et week-end pour tout faire, à quitter le boulot à 21h (alors que j’ai 50 mn de trajet maintenant), à re travailler en rentrant jusqu’à 2h30 du matin…

travailler tard, une femme seule dans un open space la nuit

Mais le pire fut jeudi soir, en fait. Après 3h d’une présentation marathon où Chef et moi fûmes franchement brillantes (j’ai pas bossé pour rien non plus), je file m’évanouir dans un taxi pour rentrer chez moi où je me mets à déborder d’euphorie “ouiiiiiiii, ce soir, je bosse pas, demain soir non plus et ce week-end, je fais rien, trop bieeeeeen !”. Et là, je me prends en pleine face tout le drame de ma situation : je me réjouis de ce qui devrait être absolument normal. Mes soirs et week-ends ne devraient être qu’à moi, je devrais en profiter pour avancer mes divers projets persos, câliner Victor, profiter de la chaleur de son corps aux heures tardives des matins de week-end au lieu de mettre un réveil le dimanche parc que “faut vraiment que j’avance, tu comprends ?”. En un mot : je suis une putain de victime.

Femme au bureau recouverte de post-its, burn out

En fait, je pense que tout remonte à mon grand traumatisme professionnel : Pubilon, ce bon gros taf de merde où je ne pouvais pas partir en vacances sans me faire appeler, mailer, harceler et j’ai un peu intégré le fait que je n’en faisais jamais assez et qu’il fallait parfois dépasser ton nombre d’heures pour ne pas se faire taper sur les doigts.

Femme regarde son ordinateur, désespérée, surmenage, trop de travail

Comme qui dirait : FAUX ! Bien sûr que parfois, faut un peu arrêter de regarder l’heure et de partir dès les 8h finies mais il faut que ça reste exceptionnel et là, clairement, ça ne l’était plus. A un moment, faut relire les choses à l’endroit : si tu ne parviens pas à faire dans tes 8h ton boulot et que tu n’as pas bâillé aux corneilles (oui, on va pas se mentir, on a tous des jours sans), c’est juste que ta charge de travail ne correspond pas à ton temps de travail effectif et que le souci vient d’au-dessus de toi.

presse agrume avec un citron

Oui, ok, je sais, j’entends. Sauf qu’en attendant, je fais quoi ? Je préviens au dernier moment le client qu’on ne viendra pas le voir parce qu’on n’a pas fini ? C’est sans doute la solution mais va falloir travailler pour assumer ça.

Une femme fait des acrobaties sur un trapèze

Donc en 2017 : plus de boulot à la maison et je monitore mon taf grâce à Toggl et Trello. 8h de proactivité, le reste, c’est que pour moi. Ca tombe bien, j’ai quelques ambitions là dessus… Je vous raconterai semaine prochaine.

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Road trip en Europe de l’Est

Hey salut ! Ceux qui me suivent sur Twitter ou Instagram le savent :  pendant 15 jours, Victor et moi sommes allés se promener un peu à l’Est pour voir ce qu’il y avait de nouveau. En Europe de l’est ! Au menu : Prague, Budapest, Dubrovnik et Kotor. Ambitieux ? Oui mais c’était sans compter mon arme ultime : le powerpoint des vacances !

powerpoint_presentation

C’est à peu près à ce moment là que Victor a regretté de s’être installé avec moi, je pense.

regret

Oui, voilà. En fait, tout a démarré il y a quelques mois quand j’ai découvert le pass Interrail, je nous imaginais déjà voyager à travers l’Europe en train, découvrir toutes les villes et les capitales. J’ai donc commencé à dessiner différents trajets. Voyons, où ai-je envie d’aller ? Amsterdam, Prague, Vienne, Dubrovnik, Thessalonique ? Attends, non, en train, ça colle pas trop… Amsterdam, Berlin, Prague, Dubrovnik, Thessalonique ? Et si on faisait Amsterdam, Berlin, Venise, Dubrovnik et Thessalonique ? Non, ça ne marche pas car : le train en Croatie, c’est pas ça… Par exemple, moi, je m’imaginais faire un Venise-Dubrovnik en longeant la côte mais non, si je veux faire Venise-Dubrovnik, je dois descendre à Bari et prendre le ferry. Bon, bref, j’essaie de ré articuler. Puis le soir de mon anniversaire, j’en parle un peu et Victor m’annonce qu’il veut aller à Budapest donc je modifie mon menu et voilà la version définitive : Prague – Budapest – Dubrovnik et Kotor. Oui, le Monténégro est apparu comme une bonne solution : moins loin que la Grèce et y a la mer.

Kotor au Monténégro

Commençons par un trajet en avion pour gagner du temps, puis train de Prague à Budapest, ça va. Maintenant, organisons le voyage Budapest – Dubrovnik… Et c’est là que ça commence à chier un peu : en fait, la Croatie n’a pas de réseau ferré très développé (peut-être à cause de la guerre, j’ai pas trop investigué là dessus, j’avoue) donc on peut arriver à Split en train, faire ensuite du bus jusqu’à Dubrovnik puis du bus jusqu’à Kotor. Ok. Et du coup, je prends pas l’Interrail, sans intérêt.

prendre le train pour voyager dans l'Europe de l'Est

Cette jolie gare est située à Budapest, en Hongrie

Je dessine donc nos vacances, je sélectionne quelques AirBnB plutôt sympas et je présente le tout à mon adoré, rétroplanning et budget en fin de présentation. Vendu ? Vendu ! Et je dois vous dire, mesdames et messieurs, que j’ai réalisé une très belle offre, un très beau package (on en a eu pour moins de 1500 € chacun pour 15 jours), je ne me suis pas plantée dans les dates, tout a roulé. Par contre, à refaire, je modifierais deux ou trois trucs mais c’est bon, si demain, je n’en peux plus du marketing, je pourrai faire agente de voyage. Enfin, à un voyage en train de nuit épouvantable et une plage de cailloux près mais on y reviendra.

plage kotor monténégro

La plage qui fait mal…

Tout était prêt en amont… Puis le déménagement et pof, on est partis à l’arrache complet : pas un guide, rien, juste nos habits et nos maillots et on s’en est sortis comme des chefs. Aidés certes par le Dieu Internet porté par le Saint Wifi, Victor a même été contacté par Google car il mettait plein de notes partout. On a usé et abusé de Google map et de ses établissements notés, de Tripadvisor, du forum du routard… Finalement, avait-on besoin de dépenser 20 € dans un guide qui nous aurait duré 2 jours ? Ahahah, non. Par contre, la prochaine fois, j’espère avoir plus de temps pour réaliser un cahier avec phrases clés, monnaie, points d’intérêts du coin. Mais comme toujours, le temps me manque.

Mais où se situe donc cette horloge ?? Réponse dans le prochain article (ou le suivant)

Mais où se situe donc cette horloge ?? Réponse dans le prochain article (ou le suivant)

Bref, asseyez-vous, on va un peu vous parler de notre road trip en Europe de l’Est (mais sans doute pas tout d’un coup, je vais encore être inspirée par plein de trucs, vous allez voir… ou pas parce que je n’ai aucune idée de la teneur de mes prochains articles)

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Aller à Montréal, réaliser un rêve de mon moi ado

Je ne peux pas vous parler de mon voyage  à Montréal sans vous faire une mise en contexte car je risque de manquer légèrement d’objectivité.

Voyage à Montréal

Tout commence en 1995, quelque chose comme ça. Ma mère m’avait offert le CD de Starmania et je m’étais prise à ce point d’affection pour cette comédie musicale interprétée en très grande partie par des chanteurs québécois que j’avais fini par m’intéresser de près à la belle province. Un exposé sur le Québec, un support sans failles aux sportifs québécois et un certain ennui à l’arrivée à chaque Mondial de foot parce que je voulais soutenir le Canada mais qu’il n’y étaient jamais. Mais curieusement, je me suis jamais intéressée au hockey.

Montreal_2

En grandissant, le côté fan girl a disparu, je ne gardais que Starmania et Jorane sur la musique, je voyais quelques films quand ils passaient au cinéma (comme le magique “la grande séduction” mais par contre, Denys Arcand, je trouve ça beaucoup trop bavard pour moi), le délirant le Coeur a ses raisons et plus récemment Xavier Dolan. J’achetais régulièrement un magazine dédié au Québec, j’ai même fait un mémoire dessus parce que l’histoire du Canada et du Québec en particulier est follement intéressante. Mais je n’y étais jamais allée. J’avais fait un plan à mes 18 ans pour aller chez la soeur de la meilleure amie de ma mère mais mes parents ne m’ont pas donné le go et vu que j’avais pas de sous… Ben fin de l’histoire. Par la suite, j’avais envisagé un Erasmus là-bas mais m’étant mise en couple, je n’ai pas bougé. Avec le recul, je me rends compte que c’était une très mauvaise raison… Mais avec le recul, j’aurais sans doute faite une école de commerce, quitte à me retrouver dans le marketing, donc bon…

UQAM-do-it

Du coup, quand Joy et Isa, mes copines d’Irlande, sont parties là-bas, je m’imaginais un périple Montréal-New York mais les demoiselles étaient nomades, j’ai fini par me remettre avec Victor et nous sommes partis en Italie et Grèce. Puis un jour, au détour d’une conversation Facebook, je fais une plaisanterie à Joy “ahah, je vais venir vous voir un week-end !”. Je mate les prix et… mais c’est pas cher ! Du coup, notre projet de réveillon à Lisbonne avec Victor tombant à l’eau (parce que l’aller-retour en avion me coûtait quasi le même prix alors que je traverse même pas un océan), me voici fin janvier à bord d’un airbus A330 d’Air Transat, émue à l’idée de réaliser un rêve et angoissée à l’idée d’être déçue.

La tristesse de faux bonhommes de neige sans neige

La tristesse de faux bonhommes de neige sans neige

Et j’ai eu peur sur le coup : atterrissage et… y a pas de neige. Alors pardon mais je viens braver le froid canadien et y a pas de neige ? Oui, je suis venue en plein redoux mais rassurez-vous, c’est tombé après. Je prends un billet de bus, j’abandonne ma valise dans l’aéroport (je m’en suis rendue compte quelques minutes plus tard, j’étais pas encore dans le bus. Donc à Montréal, quand tu oublies ta valise, personne ne la vole et t’as pas 30 militaires avec mitraillette qui viennent la faire sauter. Pas la même ambiance qu’à Paris dis donc), je prends le métro que je trouve un peu vieillot mais ça va, j’arrive rapidement chez mes amies. Pour faire “ambiance”, j’avais choisi une chanson pour mon arrivée, comme j’avais fait avec Again d’Archives pour New York (et c’est génial, dès que je l’entends, je repense à ma première vision de la Statue de la Liberté), j’avais logiquement choisi “Ouverture pour Québec” de Jorane. Sauf qu’en fait, depuis quelques temps, je fais une fixette sur le podcast de Ginger Force sur Cindy et j’ai eu les bouts de chanson en boucle dans ma tête. Oui, des bouts de chanson, j’en ai jamais entendues aucune en entier (ah si, rave party) mais c’est obsessionnel (j’ai dû mater le podcast 30 fois tellement ça me tourne dans la tête). Bon, ça colle un peu avec la thématique vu que c’est écrit par Luc Plamondon et y a des chanteurs québécois dedans mais pour le côté émotionnel, c’est pas top.

Tant de carrières brisées

Cindy : tant de carrières brisées

Je sors du métro, doudoune dézippée et chapka à la main car trop chaud… Je suis perdue, un peu, je croise un McDo où on vend des “chaussons aux bleuets et à l’érable”. Pas de doute, je suis bien au Québec. Et c’est donc parti pour 4 jours et demi (oui, je sais, je suis folle) à la découverte de ce pays dont je rêvais tant… Et sans trop spoiler, j’ai été charmée au delà de mes espérances. Les prochaines fois, je vous parlerai de la neige, de quelques points de la ville, d’animaux et de pourquoi je dois aller vivre là-bas.

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Une soirée surréaliste

Et si nous commencions cette année 2016 par une anecdote ? Oui, faisons donc ça ! Mais avant tout :

BONNE ANNEE !

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2016 année de… la baise, comme on a déjà dû vous le dire 30 fois en riant grassement. En espérant que ce ne soit pas celle des foutaises parce que j’en ai marre de m’énerver !

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Bon bref.

Tout commence le 29 décembre à 16h55, dans une petite gare de province. Ma maman vient de me larguer pour que je prenne le train de 17h. Je remarque qu’il y a beaucoup de monde dans la gare, bizarre… Ah ben oui, le TGV de 16h30 a un retard “indéterminé” mais mon train est à l’heure, mimimi !! Je prends donc l’escalier avec ma très lourde valise pour me rendre sur le bon quai. 16h58 “le train de 17h aura 2h de retard environ”. Whaaaaaaaat ! Vous pouviez pas le dire avant, putain ?

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1h45 plus tard, le train finit par arriver, je me retrouve à côté d’un jeune garçon, 8-10 ans à vue de nez, qui voyage tout seul. Il m’explique qu’il a oublié sa tablette qu’il va s’ennuyer pendant 3h, je lui propose un magazine mais non merci. Comme j’ai un peu de peine pour lui, je lui paie un menu (9,90 €) avec sandwich, dessert et boisson. Sauf que le garçon a envie de papoter donc on papote un peu, il m’explique que sa mère vit dans le village machin, sa soeur dans le village truc et lui dans le village bidule avec son père. Heu oui, ok… Et même que sa soeur a un gros chien “marron et noir” mais que le chat court plus vite que lui et qu’il chasse toutes les souris et que son autre soeur vivait dans une caravane avec son mec mais qu’ils allaient avoir une maison. Oui, d’accord… Et là “tu vis à Paris ? Paris, c’est bien mais faut pas aller dans les banlieues arabes”. Ok, vomis ton sandwich et rends le moi ! Il m’explique donc qu’à 5 ans, il a tapé dans les couilles d’un Arabe qui voulait frapper sa mère et que de toute façon, dans les banlieues arabes, y a que de la violence et des ambulances tout le temps, même dans celle de Brive. Là, j’ai sorti mon Néon et commencé à lire…

Néon qui veut un peu semer la zizanie dans mon couple quand même

Néon qui veut un peu semer la zizanie dans mon couple quand même

Néon qui consacre un dossier aux problèmes de fertilité rencontrés par les gens de notre génération avec un article nommé “et si on congelait nos ovocytes”. Et là, le jeune garçon qui lisait par dessus mon épaule me dit “c’est quoi un ovocyte ?” Heu… A quel moment dans ma vie de nullipare marketeuse je dois expliquer la reproduction à un enfant de 8-10 ans ? Bon, “tu connais un peu la reproduction” “oui, oui” “alors l’ovocyte, c’est l’oeuf que la femme expulse et qui va devenir le bébé s’il est fécondé”. “Ah ok !  Mais pourquoi y a des tétards, là ?” Maiiiiiiiiiis ! J’ai du également expliquer que le dessin, là, c’est un utérus et que c’est là que le bébé va grandir. J’ai aussi dû lui expliquer ce qu’était un CV mais c’était plus facile à gérer, curieusement…

La vie, la vie, la vie, la vie...

La vie, la vie, la vie, la vie…

L’enfant décide qu’il a encore faim et me demande un paquet de M&Ms que je refuse d’acheter car il est raciste je dois garder mon argent pour le taxi et donc ni un ni deux, il se le fait offrir par une nana de l’autre côté du couloir. Parce que oui, en 3h, il s’est fait plein de copains : un couple avec un mini chien, le couple de l’autre côté du couloir et cette nana, une Hindoue. Bon apparemment, les Arabes sont que des violents mais les Hindous qui offrent des M&Ms, là, ça va.

Faut vraiment que je me remette à Mindy's project

Faut vraiment que je me remette à Mindy’s project

Le gamin s’agite, me fait gentiment remarquer que j’ai lu que 1 magazine et demi en 3h et que je lis pas vite. Mon enfant : 1/ je lis tous les articles et 2/ je lirais plus vite si je devais pas t’expliquer la reproduction. L’enfant finit par descendre sans saluer personne et je peux finir mon Philosophie Magazine à la cool.

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Arrivée à Paris avec plus qu’une heure de retard, je dois quand même prendre un taxi, je récupère un chèque de la part de la SNCF et rentre donc dans mon véhicule et tombe sur un chauffeur volubile mais rigolo qui me raconte des histoires dont les histoires Deloitte. En fait, G7 a un partenariat avec Deloitte et il les prend souvent en courses “il faut pas aller travailler là bas, madame, ils deviennent tous fous là-bas !” Oui bah c’était pas trop dans mes projets, en fait. “Une fois, j’en prends un pour l’aéroport, il me demande de m’arrêter à la station Total pas loin de l’aéroport, vous voyez ?” “Oui [non]” “Je m’arrête et là, le mec se met à courir sur la route en criant qu’il va rattraper son avion du matin parce qu’en fait, il a confondu 5h et 17h et il s’est fait arrêter par les vigiles de l’aéroport et tout ! Puis y en a un autre, un jour, je le prends et tout à coup, il se met à insulter la fenêtre. Moi, je croyais qu’il était au téléphone mais pas du tout! Et y a cette femme aussi qui pleurait dans mon taxi car j’étais venue la chercher à 0h30, 1h et qu’elle allait se faire tabasser par son mari parce qu’il croyait qu’elle le trompait vu ses horaires”. Ah oui, une boîte où il fait bon bosser, donc…

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Bref, alors que je partais la mort dans l’âme de mon sud natal, laissant sur place Saturnin, Pivoine et toute la famille, d’humeur noire car mon arrivée trop tardive m’empêchait de voir mon Victor, j’ai au moins chopé deux, trois histoires dans ma besace.

Si vous aimez, cliquez sur l'image pour l'acheter

Si vous aimez, cliquez sur l’image pour l’acheter

Ah et pour finir sur les histoires de Nina : ce gros retard était dû à un accident de personne, le conducteur a vu quelque chose (ou quelqu’un) se jeter sous le train… Sauf qu’à l’arrivée, ils n’ont rien trouvé : pas de corps, pas de poil, pas d’impact, rien…

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Mmmm… 2016, année de l’étrange ?

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Non, je connais pas, j’ai plus la télé

Septembre 2014. Profitant de mon intercontrat, je révolutionne mon appart pour gagner plus de place et parce qu’un nouveau départ, c’est bien de le signaler aussi par son ameublement. Durant une des manoeuvres, je bousille la télécommande de ma sfr box. Désomais, je ne peux plus regarder que la chaîne mosaïque avec TF1 format timbre poste. Ah, faut que j’appelle SFR pour leur demander une nouvelle télécommande… ah faut que j’appelle SFR… Ah, j’ai encore oublié d’appeler SFR… Et c’est ainsi que je n’ai plus eu la télé.

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Et ça ne me manque pas. En fait, je n’avais pas une très bonne consommation de la télé : je l’allumais dès que j’approchais de mon ordi et elle tournait. C’est souvent par flemme de zapper et/ou par flemme intellectuelle que je me suis mise à mater de la merde, allant de Secret Story aux Mystères de l’amour en passant par les telenovelas et même quelques épisodiques passages sur Plus belle la vie. J’avais même ouvert un compte Twitter dédié au livetweet légèrement exagéré de ces merdes télés parce que bon, quand même, c’est rigolo. Et je continue à penser qu’il y a quelque chose de drôle, voire d’utile dans certains cas, à caricaturer la télé pour en démontrer les sous textes pervers mais… mais y a tellement plus positif à faire, en fait.

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Je n’ai plus la télé. Quand je dis ça, on me regarde comme une sorte d’extraterrestre, une sorte d’intellectuelle gauchiste, sans doute vegan et ultra féministe poilue. J’exagère un peu mais il y a toujours un mouvement de surprise puis un plissement de yeux suspicieux en mode “rah, elle va nous faire chier avec sa propagande anti télé”. Alors déjà, non car je considère que la télé, comme tout autre média, est avant tout ce que tu en fais. Selon ce que tu choisis de regarder, tu peux te laver le cerveau au coca ou apprendre des trucs. D’ailleurs, je n’ai jamais autant regardé Arte que depuis que je n’ai plus la télé. Mais en même temps, pourquoi ne pas avoir la télé ferait de moi quelqu’un de différent, quelqu’un qu’on soupçonne d’être… chiant ?

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Reprenons. Ma vie, en résumé, c’est rentrer chez moi jamais avant 20h et souvent bien plus tard (pas juste à cause du taf, je vous rassure, j’ai aussi une vie sociale et sportive) donc la télé et ses horaires ne me conviennent plus. Sans parler de ma vie amoureuse : un coup chez Victor, un coup chez moi, comment tu veux que je sois une spectatrice télé assidue ? Sans parler du fait que j’ai toujours trouvé triste de ne pas sortir pour regarder telle ou telle émission. Bref, la télé est un média qui ne me convient pas car avec horaires.

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Mais ne plus avoir la télé ne signifie pas non plus “ne plus rien regarder de ce qui passe à la télé”. J’ai pas mal de séries en cours (je suis en train de découvrir The walking dead 6 ans après tout le monde), je mate quelques replays, surtout des reportages… Je regarde des émissions télé, oui, mais je ne regarde plus par défaut, je ne passe plus mes soirées à regarder de la merde en me convaincant que je vais pouvoir m’en moquer sur mon blog donc c’est jamais perdu, non. Et mon horizon culturel s’ouvre… Je connais quasi par coeur tous les épisodes de mayday danger dans le ciel, j’ai découvert des tas de Youtubeurs que j’adore, je consomme de la vidéo, oui, mais différemment. Bon, par contre, pour quelqu’un qui bosse fans le marketing, ne pas connaître les dernières coqueluches télé issues de je ne sais quelle télé réalité de merde ou émission à la con, ça fait un peu tache. Ne pas savoir de quoi on me parle quand on me dit “Y a le client, il voudrait repartir de sa copie télé pour développer un concept sur les réseaux sociaux”, c’est un peu dommage (oui parce que j’ai un adblock aussi, je suis une super e marketeuse). Mais j’ai découvert des tas de gens talentueux qui réalisent des émissions dans leur chambre avec 3 bouts de ficelle et qui prennent la parole comme ils en ont envie, quand ils en ont envie, et nous offrent un spectacle bien plus réjouissant.

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Youtube vs télé… Je vous en reparle la semaine prochaine.

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Beautiful bastard de Christina Lauren

Vous l’avez peut-être remarqué, ces derniers temps, j’ai un petit peu parlé de cul sur ce blog et de passion amoureuse merdique. Et bien figurez-vous que tout était calculé, je l’ai fait exprès pour en venir à  2 chroniques de livres. Ouais, on dirait pas mais ce blog a une logique éditoriale!*

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L’été dernier, lors de mon périple tunisien, Anaïs avait amené avec elle un roman “Beautiful Bastard” de Christina Lauren. Elle avait lu précédemment la trilogie Fifty shades et suite à l’avis d’une camarade de séjour qui a dit “Han, je bosse dans le marketing, ce livre, c’est trop ma vie”, je me suis dit qu’après tout, autant le lire, ça m’évitera de mourir idiote. Donc sans trop rentrer dans les détails : 1) comme je m’y attendais, c’était mauvais et 2) la fille de la phrase précédente est une mytho.

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L’histoire : Chloé, jeune stagiaire dans une grosse boîte de comm, est une fille qui en veut. Tout se passe bien sauf qu’elle a hérité d’un nouveau boss : Bennett, beau gosse trentenaire fils du big boss et absolument insupportable. Les deux se détestent jusqu’au soir où les choses dérapent…

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En fait, quand je dis que les choses dérapent, ça veut dire “ils restent seuls un soir dans une salle de réunion, son boss lui colle une main au cul, lui arrache la culotte et tout va bien”. Ok, très bien, je vois un énorme problème de consentement dès le départ sans parler d’abus de pouvoir mais on va passer, on est dans ce genre de livres où on nous fait croire que l’amour est plus fort que la haine et les plaintes pour harcèlement sexuel.

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Suite à ça, ça va donner (à peu près) : une engueulade, une culotte arrachée, une scène de baise. Durant TOUT le roman, je vous le jure. La fille a un budget culotte juste hallucinant et le pire, c’est que l’autrice a pensé à nous expliquer pourquoi sur tout un chapitre particulièrement inintéressant : les ventes privées. Voilà, Chloé a plein de culottes car elle a un excel avec toutes les ventes privées Aubade et Agent provocateur. Un an après voir lu ce livre (réactivité mon amour), je ne sais toujours pas quoi faire de cette info.

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Ces culottes déchirées sont symptomatiques du grave problème de ce livre : rien n’y est jamais surprenant. les scènes de cul sont hyper convenues et prévisibles (après la dispute et démarre toujours par un arrachage de culotte) et ne sont jamais excitantes. Et c’est ce pourquoi je déteste ce genre de bouquins qui ne sont finalement que les dignes héritiers des collections Harlequin : à force d’osciller entre le romantico-cucul et l’érotique pour ménagère frustrée, on tombe quelque part au milieu. La tension érotique est réduite à portion congrue, il n’y a pas d’enjeu. Pire : on s’en fout de leurs scènes de baise. Ca ressemble purement et simplement à une longue checklist : dans le bureau, la salle de réunion, l’ascenseur, l’escalier, à l’hôtel, dans le cul

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Les pages se suivent et se ressemblent, on ne ressent aucun intérêt pour l’histoire, encore moins pour les personnages terriblement irrationnels donc pas du tout attachants, ça finit de façon extrêmement prévisible, le style est celui d’un blog lambda et j’ai perdu quelques heures de ma vie. J’espère que vous ne commettrez pas la même erreur que moi, même pour vous faire un avis.

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Mais je n’en avais pas fini avec la littérature « érotique » car pour mon anniversaire, je reçus… After… en 4 volumes (des pavés gigantesques).

Ah mais y en a 5 en fait

Ah mais y en a 5 en fait

On me veut du mal.

* Là, j’oscille entre mauvaise foi et méthode Coué…

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