Le quota de sexe dans le contrat amoureux

On dirait presque un titre de maîtrise, dis donc. La semaine dernière, nous avons eu droit à une énième polémique nauséabonde sur le consentement, cette fois au sein du couple. Est-il légitime de baiser sa copine pendant qu’elle dort ? Non. Sauf cas particulier où elle vous aurait donné son consentement avant. Le corps de l’autre ne vous appartient pas. Pour appuyer le propos, plusieurs femmes racontent leur calvaire, leur “je sentais bien que quelque chose n’allait pas mais nous étions en couple, je m’en voulais de ne pas avoir envie…” Ah, parce que y a un quota de sexe en couple ?

Quota de sexe dans le couple ?

Pour ma part, mes appétits sexuels sont souvent liés à mon humeur, un peu comme tous mes appétits, d’ailleurs. Je ne pense pas être exceptionnelle là-dessus. Donc y a des fois, je suis trèèèèèèès motivée pour câliner et d’autres, je suis très motivée à enserrer mon oreiller et ma couette et sombrer jusqu’au lendemain matin où chaque minute consacrée à la paresse sera chérie. Il y a quelques années, Sophie Fontanel avait sorti un livre où elle confessait son faible appétit sexuel et expliquait qu’elle avait feint pendant des années avoir les mêmes envies que ses copines. Enfin, à peu près, je n’ai pas lu ce livre. Mais les quelques papiers que j’avais vu sur ce roman m’avaient un peu interpellée : dans cette société où la performance est survalorisée en permanence, le sexe pourrait-il échapper à cette tendance de fond ? Après tout, en tant que fille des années 80s, j’ai grandi avec Madonna dans sa période sulfureuse, les fameux films Hollywood Night, Basic Instinct ou encore le sacro saint Sex and the city. J’ai atteint ma maturité sexuelle avant la tempête de ces romans érotico-malsains à base d’hommes abusifs et de femmes qui s’excusent d’avoir agacé leur mec…

Un couple sous tension

Donc on nous martèle qu’avoir une sexualité épanouie, c’est normal. Dans l’absolu, pourquoi pas, je suis la première à clamer que chacun fait ce qu’il veut de son cul, tant que tout se passe entre adultes consentants. Cependant, admettre que ce n’est pas toujours la fête du slip me paraît aussi un préalable indispensable. En fait, il me semble que la définition même d’une sexualité épanouie, c’est vraiment vivre ses envies… et ses non envies. Existe-t-il un autre domaine où l’on encourage la consommation quasi à outrance, au-delà parfois de ses envies ? Imaginez, remplacez sexe par alcool ou fromage à raclette. Boiriez-vous ce verre ou avaleriez-vous ce fromage fondu alors que vous n’en avez pas envie ? Bah non. Même si, ok, pour l’alcool, quand vous ne buvez pas, y a toujours un ou deux relous qui vient vous tenir la jambe “mais alleeeeeeeeeez, un petit verre, rooooooh”. Bref, une sexualité épanouie me paraît être une sexualité où on ne se force pas, on fait comme et quand on en a envie.

Du fromage à raclette

Sauf que la société, elle ne nous apprend pas ça. On doit pratiquer à minima deux ou trois fois par semaine et surtout ne jamais dire non à son conjoint sous peine qu’il aille voir ailleurs. Sur ce point, je vous donne mon avis que vous n’avez pas demandé : si votre mec trouve ce prétexte moisi pour aller voir ailleurs, ce sera pas une perte de vous débarrasser de lui (vous pouvez discuter d’une liberté dans votre couple si vous voulez mais c’est pas le sujet). En fait, le souci est là : on a la pression. On doit combler les envies de notre mec quoi qu’il arrive. Le devoir conjugal, version repimpée. Parce que dans tous les témoignages que j’ai lus, il y a souvent ce chantage affectif de “mais moi, j’ai envie”, “alleeeeeeeeeez”. Et on cède parce que bon, “les hommes ont plus envie que nous”, “si tu lui dis non trop souvent, il ira voir ailleurs”, “l’appétit vient en mangeant”, etc. On nous apprend que quand on aime, on aime sans concession, sans fatigue, sans “non, pas ce soir”. On nous apprend que si on n’a pas envie, il est mieux de mentir, de prétexter avoir ses règles, mal à la tête ou je ne sais quoi plutôt que de dire non. On en fait même des blagues parce que c’est rigolo, hein, la migraine, tout ça. Parce que souvent, dire non, c’est entrer dans une négociation sans fin donc on a plus vite fait de dire oui ou de trouver une bonne raison pour couper court. On nous apprend aussi qu’un homme a toujours plus envie que la femme, ce qui est relativement faux, ce qui en plus nous rajoute une surcouche de culpabilité dès qu’on a grand appétit.

Samantha, sex and the city

Mais le sexe ne fait pas partie du contrat de base. Vous avez le droit de ne pas avoir envie. Vous avez le droit de ne pas vous forcer. Si votre moitié ne le comprend pas, posez-vous la question : est-ce que cette personne vous mérite vraiment (NON) ?

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Ode à la sieste

Un samedi de septembre. Un samedi pas si incroyable : un tour à la Poste, à la banque puis au supermarché pour trouver de quoi subsister jusqu’à la semaine suivante. Une chasse à la bouffe épuisante dans un hypermarché aux couloirs étroits et aux gens perdus, où tu passes ton temps à zigzaguer entre ceux qui traînent en évitant de trébucher sur un enfant apparu de façon impromptue et en te démettant l’épaule pour éviter la collision avec une personne très pressée qui trace sans regarder. Je hais les courses le samedi, je pourrais écrire 10 articles sur le sujet que j’aurais pas fait le tour. Du coup, après tant d’émotions, j’avais besoin de m’offrir une petite sieste.

La sieste, le bonheur

Ca faisait longtemps que j’en avais pas fait, c’est de plus en plus réservé aux vacances. Essentiellement parce que je ne sais pas faire la sieste, je sombre pendant 1h30, j’émerge avec un goût métallique dans la bouche et un vague mal de tête. Mais. Oui, je parle du négatif mais en vrai, je trouve à la sieste une vertu non négligeable, deux, même.

Faire la sieste

La première est la relaxation. En semaine, quand je m’endors, je sombre, surtout en ce moment où j’en chie grave (dire qu’il y a trois semaines, j’écrivais sur ma procrastination, ça me manque). Or la sieste offre cette petite période de flottement, où tu es entre la conscience et l’endormissement, où les pensées vont et viennent sans cohérence et sans limite. Ce n’est pas de la méditation, non, on ne se concentre sur rien, on se laisse envahir par les idées. Je trouve toujours intéressant de voir ce qui vient, même si je guide un peu. Par exemple, je voulais réfléchir à une inquiétude sur un roman, savoir si je donnais chair à une potentielle romance, sachant que mon écriture va vers ça mais que ça m’arrange pas (oui, quand je vous dis que je suis parfois la première surprise des rebondissements surgis sous ma propre plume…)(en même temps, vu que je dépasse toujours pas l’étape “faire lire à une autre personne, c’est pas difficile d’être la première surprise, vu que je suis un peu la seule). Je branche mon cerveau là-dessus et au milieu de pensées parasites sans queue ni tête, je finis par trouver une solution à peu près satisfaisante. Et puis je laisse mon cerveau voguer où il veut et parfois, il me montre du doigt ce qui me déplaît, me donne une idée pour essayer de trouver une solution à tel ou tel problème dont je n’avais même pas forcément conscience… Quitte parfois à me faire relever sans avoir dormi tellement je suis persuadée d’avoir eu une bonne idée à appliquer IMMEDIATEMENT.

Power nap pour une sieste au bureau

Autre point et non des moindres : je rêve et je m’en souviens. En ce moment, comme je tombe de fatigue le soir, je sombre jusqu’au réveil le lendemain matin et me souviens rarement de mes songes. Or ils sont souvent source d’inspiration pour moi. Pas toujours de bonne inspiration, certes. Je me souviens d’une fois où j’avais eu cette idée d’une enquête dans un chalet où les gens du présent étaient endormis pour retrouver la mémoire des gens du passé (dont ils étaient la réincarnation, je crois) et ça permettait de comprendre qui était le tueur du passé. Je me souviens, dans mon rêve, c’était un film qui m’avait chavirée, j’étais malheureuse de ne pas avoir eue cette idée là et je vous dis pas mon enthousiasme quand je me suis réveillée et que cette idée de génie était à moi… J’avais commencé à tout noter sur un cahier pour ne rien oublier et au fur et à mesure que j’écrivais, je réalisais… que c’était complètement débile. Mais parfois, il reste un fil à tirer. C’est comme ça que j’ai eu l’idée d’Uchronia, que j’ai entrevu Technopolis (la ville, littéralement)… Ou des fois, je rêve de lieux incroyables où j’aimerais aller… quitte éventuellement à ne pas retrouver ce que j’ai imaginé.

Ville rétrofuturiste

Et puis la sieste, c’est surtout le signe qu’on a le temps, une petite parenthèse que l’on s’accorde les jours où on n’a rien de prévu dans les prochaines minutes, les prochaines heures, ces jours bénis où on peut laisser filer le temps sans s’en inquiéter. La sieste a des goûts de jours heureux.

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Un dernier jour à Tokyo, au paradis des otakus

“Si jamais demain il fait beau, on va au Sky Tree pour essayer de voir le Mont Fuji”. Evidemment, il a plu plus fort que n’importe quel autre jour de notre séjour tokyoïde (parce que ça n’a pas atteint le niveau Osaka quand même).

Tokyo Sky tree

Ok, j’ai genre zéro photo du Sky tree donc le voici de nuit

Après avoir avalé nos dernières brioches si addictives du 7/11 (j’ai photographié la liste des ingrédients en japonais, je dois réussir à reproduire ça), direction la gare de Tokyo pour réserver nos places dans la navette NEX pour l’aéroport et larguer les sacs dans un casier. Ce truc nous a littéralement sauvé la vie à de nombreuses reprises.

Brioche japonaise tellement bonne Gare de Tokyo

Mission du jour : les souvenirs.  Après avoir avalé un café dans un café danois parce que pourquoi pas, on file au Tokyu Hands du coin mais Victor perd vite patience donc on se déplace rapidement vers Akihabara, notre premier quartier de résidence, petite séquence émotion. Inspirés par le magasin de jouets de Ueno, on décide de faire le tour des boutiques pour Otakus du coin. Pas de temps à perdre, on se rend donc dans un mandarake, la référence ultime. Le magasin est un poilou glauque, des couloirs étroits, éclairage néon et vitrines poussiéreuses, je me demande si on ne s’est pas trompés. Et non, c’est bien ici, le paradis des otakus avec des dizaines et des dizaines de figurines dont certaines collectors. Ca fait envie mais gardons un détail en tête : va falloir faire tenir tout ça dans la valise. On prend cependant notre temps, on visite les étages y compris celui consacré aux mangas pour adultes (on ne savait pas, on passait par l’escalier extérieur qui n’offrait aucune indication). C’est presque un peu le malaise cet étage : quelques touristes qui feuillettent des mangas en s’esclaffant, des posters de femmes dessinées avec des seins énormes, éclaboussées par quelques substances blanches ou assaillies par des tentacules, des locaux qui sont plongés dans la lecture… Mais cet étage est serein par rapport au suivant : celui des dolls. Alors dans l’absolu, je trouve que les dolls peuvent être très belles mais là, dans ce petit magasin sombre aux vitrines poussiéreuses, les têtes de dolls sans yeux ou, au contraire, des poupées avec d’énormes yeux globuleux qui ne sont pas sans évoquer Chucky. Bien, de suite, je sais de quoi seront peuplés mes prochains cauchemars… Du coup, Victor me fait promettre direct de ne jamais me lancer dans la confection de dolls.

Café danois à Tokyo


(j’ai fait zéro photos, j’étais trop concentrée sur l’histoire des souvenirs, je suppose)

On ressort de là les mains vides, on file donc à la Akihabara Zone, à peu près la même chose mais en plus aéré et lumineux (mais avec moins de collectors). Au bout de trente minutes, c’est la renonciation : c’était génial certes mais avons-nous des amis assez pointus niveau mangas pour apprécier un cadeau venu d’ici ? Non. Alors nous allons opter pour l’ultime solution de repli… mais après avoir fait un petit tour dans une salle d’arcade aka l’antichambre de l’enfer : le rez-de-chaussée avec les machines à pince, les purikuras et autres joyeusetés, ça passe. Par contre, dès que tu montes, tu arrives dans une salle pleine d’arcades avec le son poussé à fond et vu qu’on peut fumer à l’intérieur… Mal de tête direct.

On repart donc rapidement pour notre ultime séance shopping : le magasin de jouets de Ueno. Des bonhommes sushis pour les collègues, deux peluches chat Ghibli pour Saturnin et Pivoine, des maquettes en paper art pour Anaïs et moi, des perles à écraser pour nous, un porte-clé Harry Potter pour Amy, une figurine One piece pour Victor… On a des yens à écouler, on se fait plaisir !

yukata et chat

Mon yukata, mon chat et moi


Et puis c’est l’heure. Retour à Tokyô (la gare) pour prendre le Narita Express. Il pleut, il fait nuit, le train traverse Tokyo sous terre. Même pas le droit à un ultime coup d’oeil… A l’aéroport, on évacue nos derniers yens : un yukata, de l’alcool, deux ou trois petits souvenirs, des Kit & Kat chelous, du thé matcha, encore. Embarquement pour un périple de 22h…

Kit kat à la fraise Kit&Kat matcha et thé matcha Vue du hublot : désert arabique Vue du hublot : désert arabique Vue du hublot : désert arabique

Et une seule obsession : c’est quand qu’on y retourne ?

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Fin de mon journal de bord, près de 9 mois plus tard. Mais j’ai encore deux ou trois articles à vous faire sur le Japon, notamment sur les trains, la foule, le matcha… ou le fait que 9 mois plus tard, je m’en sois toujours pas remise !

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La maladie du présentiel

Je débute cet article en annonçant que c’est le dernier de ma petite parenthèse sur le monde du travail mais je garantis pas que ce soit toujours à la fin de le celui-ci. Parce qu’après le télétravail et le sharing desk et ce besoin persistant de flicage que je trouve contre-productif. Surtout parce qu’il induit le jeu de dupes avec en point d’orgue le présentiel. En gros, en France, plus tu finis tard, plus t’es overbookéééééééé…

Présentéisme, un mal français

Une discussion à la cantine. Cette année, il y a deux ans, il y a cinq ans, dans ma boîte actuelle, celle d’avant ou celle(s) encore d’avant. “Non mais y a qu’en France qu’on se sent obligés de finir tard. En [insérer le nom d’à peu près n’importe quel pays], finir tard, c’est signe de désorganisation !”. Et ça, je n’en doute pas. Mais en France, le regard va glisser vers la montre dès que le premier partant enfile son manteau et envoie un joyeux “à demain” à la cantonade. Avant 18h, c’est un scandale. De 18 à 18h30, ça va soulever des sourcils et dès que tu auras franchi la porte, tu vas avoir droit aux “ah ben y en a qui n’ont vraiment rien à foutre” (et si tu es mieux payée que la personne qui parle, je te dis pas le niveau d’énervement) ou au drôlissime “tu crois qu’elle a un entretien ?”. J’avoue que des fois, je suis tentée d’arriver super sapée au boulot pour me casser à 17h30 en mode “j’ai un entretien mais chut” alors que vais juste rentrer jouer à Zelda. A partir de 18h30, ça peut se comprendre même si ça passe mieux si tu as des enfants

Maman en train de travailler

A un moment, j’expliquais à Victor mon envie de partir en 9-18h. D’abord parce que je bosse mieux le matin mais surtout que mon équipe n’arrivant qu’aux alentours de 10h, ça me fait une heure de taf totalement tranquille. Puis je suis plus efficace le matin. Mais surtout, en sortant à 18h, j’ai toute la soirée devant moi. Sauf que je sais que ça va être une lutte un peu, que ça se fait trop pas… Et en fait, je vais aller plus loin… Me barrer à 17h30 et finir à la maison. Non parce que ça aussi, quitte à bosser tard, autant le faire en culotte en direct de mon canap… Mais voilà, en France (et de ce que j’en sais, c’est vraiment très français comme travers), plus tu bosses tard, mieux c’est vu. Ce serait presque un signe de compétence, en tout cas d’implication, à l’inverse totale de ce que l’on perçoit par ailleurs “moi, j’aime mon travail et j’en fais toujours plus”. Sauf que ce n’est pas vrai. Dans la plupart de mes jobs, il y a une saturation, une exploitation à 100% des salariés… voire même un peu plus. Le souci étant qu’en cas de surplus, on va vite atteindre les 150%. La semaine avant mes vacances, j’ai bossé le soir, j’ai bossé le week-end, je faisais du 9h-20h (bon sauf un matin où j’ai eu un petit souci et suis arrivée super tard) et rab à la maison. Et le pire, c’est que ça ne fait pas sourciller. Parce que je tiens. Sauf que là, j’ai eu peur pour ma santé : une fatigue qui ne part pas, un mal de tête récurrent, un cou qui se bloque (et qui se débloque une heure après mon départ du bureau pour les vacances, magique). Mais nous sommes remplaçables alors bon…

I robot

Bref, il serait peut-être temps d’inverser la tendance après tout. On pense que je ne fous rien parce que je finis tôt ? Et bien… vu ce que ça me rapporte de finir tard, pourquoi me faire chier, finalement ?

Lutter contre l'absentéisme : partit tôt du travail

D’ailleurs, faudra que je vous parle un peu de la semaine des 32h, le revenu universel et tout ça… La série n’est pas finie !

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J’ai expérimenté le ramadan

Tout a commencé par une semi blague. La semaine dernière, je demandais à ma collègue Iasmina si j’avais bien entendu qu’elle voulait nous inviter à rompre le jeûne avec elle. J’avais mal entendu m ais j’étais la bienvenue chez elle pour le faire. Alors que j’acceptais avec plaisir, mon autre collègue Isadora (qui n’est pas musulmane, je sais pas s’il est utile de le préciser) me dit « ah mais si tu va rompre le jeûne, tu le fais pour de vrai alors ! ». Moi, faut pas me lancer des défis comme ça.

Mardi, hier donc, j’ai fait ma journée de jeûne. Je m’étais préparée comme à un marathon. La veille, j’avais prévu de manger lourd et tard pour tenir. Après une engueulade sur MSN avec un gros con intolérant qui m’expliquait que la religion (en particulier musulmane) n’était qu’obscurantisme et le ramadan de la merde (depuis, il a dégagé de mes contacts). Sauf que quand je m’énerve avec quelqu’un, surtout via web, ça me coupe l’appétit donc à 0h, je finis par me décider à faire mes pâtes (alors que j’étais occupée à papoter avec
Tatiana et Vicky). Un gros bol de coquillettes bolognaise et deux banoffees plus tard ainsi qu’une bonne recharge en eau, je me dis que j’ai trop mangé et bu et que je vais mal dormir. Surtout que j’ai pas bu non plus des litres d’eau car ma vessie, elle a du mal avec le concept de ramadan.

Mardi, jour J. Je suis résolue à tenir et à ne pas trop me plaindre (sauf sur twitter). Parce que bon, les Musulmans, il font ça tous les jours pendant 28 jours donc la princesse pourrie gâtée, elle vit son jeûne en silence, merci. Alors j’en profite, justement pour expliquer le pourquoi de la motivation profonde du truc. J’ai appris relativement récemment que le ramadan servait en fait à plonger le croyant dans un état de pauvreté et d’humilité. Parce que bon, je pense que si je ne crois pas en ce Dieu catholique dont on m’a narré la
parole pendant 15 ans, je vais pas croire en Allah que je ne connais pas des masses parce qu’à l’arrivée, c’est quand même le même. Donc hier, dès que j’avais une envie de manger, boire ou fumer, je pensais à cet acte de pauvreté même si, en fait, je n’ai pas tant souffert de la faim que ça. Même la clope, j’en avais pas envie vu qu’à partir d’un certain moment, je planais un peu et que
l’idée de fumer me donnait la nausée. Par contre, la soif, c’est plus éprouvant, physiquement. Parce qu’à la fin de journée, j’avais quand même mal à la tête et du sable dans les yeux de déshydratation. Et je planais, oui. Mais j’ai pas craqué, même pas tellement eu envie en fait.

Et puis le soir, je suis donc allée manger chez Iasmina et j’ai ainsi fait la connaissance de son mari et de son fils. Il faudra un jour m’expliquer pourquoi tant d’hommes de moins de 6 ans tombent instantanément amoureux de moi et qu’après 20 ans, ils ont juste envie de me sauter. Bref, je joue un peu avec le petit qui me montre ses voitures, ses chaussures et tout puis arrive la rupture du jeûne avec l’appel à la radio (j’avoue honteusement ne pas connaître le nom). Là, c’est parti pour le repas : du lait fermenté avec des dattes,
une soupe avec du frik dedans, de la viande de mouton, de la coriandre et des légumes accompagnée d’un brik garni de pommes de terre, œuf, crème, herbe, fromage, de l’agneau aux petits pois avec des artichauts farcis et enfin le sucré avec un mélange de pruneau-abricots secs et amandes et des pâtisseries, le tout accompagné d’un vrai thé à la menthe. Evidemment, après la soupe et le
brick, je n’avais plus faim mais le mari de Iasmina m’avait prévenue de ne pas manger trop vite. Raté.

Après, Iasmina m’a montré les photos de son mariage en m’expliquant les différentes tenues, les rites… Et comme il était tard et que j’avais le ventre bien plein, son mari m’a ramenée et dodo.

Le bilan est donc plus que positif. D’abord, j’ai appris des choses sur le ramadan, sur les réactions de mon corps face au jeûne et en plus, j’ai pu rencontrer la famille de Iasmina et son gamin est juste génial (imaginez, c’est moi qui dit ça !). A un moment, par exemple, il dit « moi, je veux pas manger de ça » donc son père lui demande pourquoi et tout naturellement, le petit répond : « hé ! Parce que j’en ai pas envie ! ». Ah bah dit comme ça… J’ai vraiment passé un bon moment et j’ai appris des trucs, que demander de plus ? Par contre, soyons honnêtes : mon café, ce matin, je l’ai aimé d’amour !

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Plaît-il ?

Bon, il est vrai que je n’ai rien écrit depuis jeudi mais j’ai de bonnes raisons.

–  Vendredi : train à 7h54, arrivée 13h40. Je suis rentrée chez mes parents, j’ai mangé, j’ai lu des magazines, j’ai dormi sur le canapé et le soir, j’ai regardé Shrek 3 à la télé avec ma môman qui, contre toute attente, a bien aimé.

– Samedi, levée à 9h30, courses de Noël, emballage, déjeuner, douche, départ pour Toulouse, après-midi shopping avec Anne, anniversaire de Lucie, retour à la maison à 2h30.

– Ce matin, levée à 11h20 avec un gros mal de tête (non pas dû à l’alcool mais au fait qu’évidemment, je suis malade), ménage et cuisine avec maman qui s’est probablement fracturé un doigt et qui est de très mauvaise humeur contre mon papa et les chats qui ont fait caca dans le salon.

 



D’où j’aurais eu le temps d’écrire un article, hein ? Bon, j’en ai deux ou trois d’avance sur mon pc portable écrits dans le train mais ce ne sont pas des articles du dimanche… En fait, sur les deux d’écrits, y en a un, je ne me souviens plus du tout de quoi il parle… Je suis fatiguée moi. Bref, tout ça pour dire que non, je n’abandonne pas le blog et qu’il reviendra rapidement en publication quotidienne mais c’est vrai que ces deux derniers mois ont été très compliqués et que je me suis laissée déborder. Et en 2009, je vous annonce que si tout se passe comme je le souhaite, je vais être débordée mais je trouve que c’est une bonne chose.  Mais l’heure du bilan et des perspectives n’a pas encore sonné, je ne suis pas
très sûre d’avoir envie de faire un bilan 2008 vu comme la fin d’année a été merdissimale. Et il reste encore 10 jours…

Bon, je retourne à mon mouchoir papier qui est en train de se déliter (c’est le troisième depuis que je suis levée), j’ai du boulot cet après-midi : ranger du bois, ranger la chambre d’amis, faire le sapin. Je ne suis pas sûre que je puisse faire baisser ma tension pendant les vacances. Ah oui parce qu’en prix bonus 2008, j’ai de l’hypertension, maintenant.



En tout cas, promis, je reviens bientôt, en espérant que le feu de l’écriture me rhabite parce que je trouve que ce que j’écris en ce moment, c’est de la
merde.

Bien à vous, petits lecteurs.

NB : Qui n’a pas fini ses cadeaux de Noël, que je me sente moins seule ?

NB encore : une vidéo pour relever le niveau de ce pitoyable article, elle illustre bien mon humeur du moment même si ça n’a aucun rapport avec un arrêt de la cigarette (je n’ai pas arrêté de fumer, j’ai juste pas envie de fumer en ce moment, nuance)

 

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Be corporate, be drunk

Hier soir, nous avons eu droit au grand raout annuel de la boîte pour Noël. Champagne et petits fours au menu. Et comme toujours dans ce genre de soirée, c’est surtout beaucoup de champagne épongés par 3 petits fours et demi. En gros, on finit tous morts saouls, certains se mélangeant même un peu à d’autres. Mais pas moi, hein, je précise, l’alcool me rend autiste.



Donc hier soir, fiesta, on s’amuse, on rigole. A un moment, quand il est l’heure de commencer à danser, Philippe m’entoure l’épaule avec son bras et me fait :
« c’est dans ces moments là que tu te dis que tu l’aimes ta boîte ! ». Et le pire, c’est que c’est vrai. Au milieu de l’euphorie alcoolisée, tu te dis qu’ils sont vraiment supers
tes collègues et que t’as de la chance de bosser avec des gens aussi sympas et que la vie est belle. Bon, évidemment, le lendemain, tu n’es pas au top de ton rendement mais à côté de ça, tu as approfondi tes rapports avec tes collègues (sans sous entendu) et tu n’as pas envie de quitter la boîte, même si tu trouves que tu mérites un salaire plus élevé.


Certains considèrent ce genre d’happening comme futiles mais je crois qu’on sous estime le pouvoir de la fête dans le sentiment d’appartenance à une boîte. On passe entre 8 et 10h par jour avec des personnes à se parler projets, travail, et le connard du service d’à côté qui fait pas son travail, et ça qui marche pas, et les réunions… Donc de temps en temps, ça fait aussi du bien de se voir dans un cadre plus détendu et de ne pas parler boulot, juste boire un verre, rire et s’assurer que les autres sont plus bourrés que vous, histoire que tout le monde oublie.


Evidemment, même si le cadre est festif et les gens globalement saouls, il est important de ne pas trop faire de conneries non plus. S’il est admis qu’on soit un peu trouble, qu’on danse comme si on allait mourir demain, qu’on se donne de gentilles accolades car l’alcool rend affectueux ou qu’on oublie que danser avec une coupe de champagne arrose les voisins, il n’est pas super conseillé de faire un coma éthylique, de tomber tant que le big boss est encore dans la pièce (sauf si le sol est glissant mais il faut arriver à dire « oh, c’est une vraie patinoire ici » de façon claire et sans fautes), de rouler des pelles à des gens, surtout quand votre légitime vous attend gentiment à la maison, de s’envoyer en l’air dans les toilettes. Et danser à moitié nue sur la table n’est pas très conseillé, pas plus que de ne pas boire du tout et tenir la jambe à big boss toute la soirée pour lui expliquer que là, quand même, si on mettait plus de moyen sur tel projet, alors… Si on peut sortir avec un collègue de boulot, pour vivre heureux, vivez cachés, pas de chopage apparent, j’insiste.


Mais quand même, ce genre de soirées donne le peps et l’envie de travailler ensemble (sauf si vous avez chopé la cible de votre collègue pendant ladite soirée) et une appréciation plus élevée de votre entreprise. Même si la réalité reprend très vite le dessus. D’ailleurs, j’y vais parce que malgré le mal de tête persistant, j’ai du boulot.

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La liste de la fille qu’a plein de choses à dire

Faites vous un thé ou un café, liste impressionnante !
 

– Le week-end dernier, la famille Bartoldi a voyagé. A ma droite, papa et maman Bartoldi qui se sont rendus à Venise en namoureux (avec un N). Avant le départ, ma mère merdoie avec la valise et entre un code à la con pour le verrou. Sauf qu’elle sait pas lequel. Du coup, une fois sur place, mon père est obligé d’essayer les chiffres un par un. Au retour, vol retardé pour cause de brouillard sur Paris, ils ont eu une heure 15 de retard. A ma gauche, Alice et Anthony en voyage en namoureux, destination Bali via Bahreïn. Une fois là-bas « votre vol est annulé donc soit vous restez ici 24h, soit vous rejoignez Bali via Bangkok ». Donc ils décident de rejoindre Bangkok mais une fois là-bas « non mais si vous voulez aller à Bali, vous payez votre billet, merci. » Du coup, après négociation, ils arrivent à dégoter un vol pour Bali via Djakarta et Kuala Lumpur… Sans leurs bagages perdus entre temps mais retrouvés depuis. Finalement, je suis contente de pas être partie à Prague…


abs.jpg

– Samedi nuit, j’erre pas solitaire dans le XIIIe pour la nuit blanche, entre Bercy et la BNF. C’est étrange… Mon petit préféré : le bus transformé en œuvre d’art dans un parc juste au pied de la salle de concert. On pouvait s’installer sur une chaise longue pour admirer l’œuvre. Mais vu qu’il faisait froid, on n’est pas restés. Mais j’aime bien le XIIIe, en fait, c’est une autre ambiance. En tout cas, ambiance sereine pour cette nuit blanche, les gens rendus joyeux par la victoire de la France face aux All Blacks (nananère)

– Les bloggeurs sont des malades. Enfin, ceux de ma plateforme. Genre on leur modère un article, ils s’insurgent, nous parlent Birmanie et Chine et nous représente avec une image d’Hitler. Finesse, quand tu nous tiens.

– Lundi et mardi, on était deux dans l’agence, les autres étant à Prague. Lundi, me voici seule à partir de 17h. C’est là que j’ai regretté de pas avoir de mec, histoire de conserver un souvenir impérissable de l’agence… En plus, il est tentant le canapé rouge, mouahahah !

– Mercredi, 9h du matin… Tout va bien quand soudain « TAKATAKATAKATAKATA ». .Bordel, c’est la guerre !! Ah non, ils sont en train de casser la rue. C’est bien, ils l’ont refaite y a 1 mois et demi, 2 mois… C’est pas graaaaaaaaaaave ! Et miam, la bonne odeur de goudron chaud qui envahit l’appart tout à coup, celle qui file mal à la tête et envie de vomir… Je l’ai eue dans le nez toute la journée.

– Mercredi soir, j’ai rendez-vous à 18h30 avec Summer, Vicky et Maud, qui subissait son dépucelage bloguesque. Bon, moi, j’ai prévenu : 18h30, c’est pas concevable. 19h, le métro arrive à Châtelet, je descends à la station suivante, les Halles (toi aussi, devine dans quelle ligne j’étais). Et là annonce : « à la demande de la police, ce train ne marquera pas d’arrêt à la station des Halles ». Putaiiiiiiiiin ! Je descends à Châtelet, traverse quand même les Halles, plus de RER, plus rien. En fait, il y avait une alerte à la bombe (et ils m’ont quand même laissée traverser la station, super !). J’arrive au bar où je retrouve les demoiselles sus nommées et une amie de Maud. On papote, je veux un cocktail, j’interpelle le serveur : « Monsieur ! Monsieur ! Monsieur ! » et me prend un vent superbe. Ah ben ouais, le monsieur est une madame et ça les a fait marrer, les copines !
Bon, finalement, je commande mon cocktail, elle m’en apporte un que je commence à siroter et elle revient « me suis trompée ! ». Du coup, je prends mon vrai cocktail, prends une gorgée et pouah !! C’est du gin pur ou presque. Du coup, après, j’étais méga pétée. Mais j’ai réussi à pas me perdre dans un quartier que je n’ai que peu sillonné dans ma vie, je m’impressionne.

– Mes collègues sont revenus de Prague, tous en vie et en entier. J’avais demandé à Guillaume de me ramener de l’absinthe mais étant persuadée qu’il avait oublié, je lui envoie un mail lui demandant une aide technique intitulé « puisque tu as oublié mon absinthe, voilà du taf ». 30 secondes plus tard, le voilà qui arrive à mon bureau tout fier et qui pose une belle bouteille verte dessus. Ouéééééé ! Sinon, bilan du voyage : « c’est con que tu sois pas venue. Mais c’est vrai que partager un appart avec 12 mecs, c’est pas facile. Surtout que personne n’avait pris de gel douche, on a dû en acheter sur place et donc partager un gel douche pour 3 salles de bain, tu nous aurais vu en caleçon pas réveillé ». Ouais, là, je regrette vraiment. Même que j’aurais vu un bout de fesse, ça aurait resserré les liens entre nous.

– Jeudi soir, Vicky, Nina et Kenya sont on the road, parties à 23h et des poussières, arrivées à 6h et des brouettes. Donc 7h de route avec du brouillard, du dark dog, des arrêts pipis mais surtouuuuuuuuuuuut Kenya ! Le chat qui miaule pendant 6h quasi non stop (oui, à un moment, elle a vomi) malgré le cachet censée l’endormir. Et vu sa connerie le lendemain matin, et vas y que je cours, et vas y que je saute, je pense qu’en fait, la pharmacienne m’a filé des vitamines.

– Nina en voiture, 5h30, genre « mais non, je dors pas ». Je raconte les péripéties de mes bloggeurs crétins quand « ouais alors il me dit qu’il va porter
plainte, je l’encourage à le faire et je lui demande s’il veut le numéro de 60 millions de consommateurs et là carte postale… Non, je viens de dire n’importe quoi ! ». En gros, l’histoire de la carte postale, je venais de m’endormir en parlant et c’est le premier mot qui est sorti. Mais Vicky, elle comprenait pas ce que j’essayais de dire avec ma carte postale.

 – Nina, 27 ans, teste pour vous la couette Jurassic Park. Vaut mieux tard que jamais.
 

– Le prochain qui me dit « c’est pas toi, c’est moi », je lui explose la gueule. Vicky suggère de lui péter sa figure avec une batte de baseball.

 – Lundi, réunion au sommet suite à des débordements de bloggeurs crétins et décérébrés. Comme on est pas tous sur Paris, on se fait une conférence téléphonique, trop la classe !! Du coup, on parle à des gens qui ne nous voient pas, y a des gros blancs, on peut dessiner et on parle fort car on sait pas si tout le monde nous entend. A propos de téléphone, lundi et mardi grand jeu au boulot : y a 15 postes dans l’agence, trouve celui qui sonne pour répondre. Je m’éclaaaaaaaaaaaaaaaaate.

– Une musique pour donner la patate

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C’’est la mamie attitude !

Dans la vie, on croise toutes sortes de gens. Des clubbeurs, teufeurs, dragueurs, turfeurs, surfeurs, menteurs, amuseurs, arnaqueurs… Enfin, bref, t’as compris quoi. Et puis, il y
a des gens comme Marine ou moi qui nous complaisons dans la mamie attitude. Et ça nous fait trop kiffer.

Après le vide intersidéral de ma vie durant une certaine période, à base d’alcool à outrance notamment, j’ai eu besoin de calme, de ressource, de changement. Alors, moi aussi, j’ai
commencé à développer la culture mamie. Mais ceci n’est en rien péjoratif, que les adeptes de cette culture ne se sentent pas insultés. D’abord, j’ai commencé à tricoter. Et j’aime bien d’abord, ça me détend même si des fois, quand les chats viennent m’embêter quand je tricote, c’est un peu chiant. En cette fin d’année 2006, je n’avais qu’une envie : poser mon fessier devant la cheminée familiale et lire ou tricoter ou écrire. Trop rock n’roll, la fille.

 

Dans les faits, depuis quelques temps, ma vie ronronne comme une Kenya. Je n’ai pas foutu les pieds en boîte depuis la soirée en discothèque hétéro et très honnêtement, ça ne me
manque pas du tout. Maintenant, mon truc, c’est les après-midi « papotage autour d’une tasse de thé », c’est si subversif, si trash. Je lis beaucoup, j’ai repris cette habitude depuis
cet été. Maintenant, le samedi soir, c’est lecture et dodo. Il y a quelques temps, justement, je suis allée boire un thé avec miss Drusilla, on s’est quittées vers 21h (on s’est trouvées vers 16h, bonjour les bavardes !), elle m’a demandé ce que je faisais en ce samedi soir. Moi : « ben rien, je rentre chez moi ». Elle : « Quoi ? Mais viens avec moi, tu vas pas rester toute seule ! ». Oh ben si, alors ! Une soirée toute seule, tranquillou mémère dans mon lit avec mon bouquin. Bon, j’étais claquée en plus car j’avais pas beaucoup dormi la veille, j’avais lu tard. Mais bon,c’est vrai que de moins sortir, je me sens plus en forme, forcément, et j’avoue que c’est pas désagréable. Mine de rien, j’ai pas été malade depuis longtemps et en plus, comme j’ai arrêté de fumer, j’ai retrouvé une couleur à peu près normale (oui, y a quand même la pollution).

 

Après tout, où est-il écrit qu’il faut profiter de sa jeunesse pour sortir à outrance ? On ne peut plus s’amuser après ? Bah, quand je vois mes parents quinqua (deuxième
moitié) se déguiser pour des soirées costumées, l’une en lapin ou en pute, l’autre en Luis Mariano ou Demis Roussos, je me dis qu’il n’y a pas d’âge pour l’éclate. Mais ça doit pas être une obligation non plus. Y a-t-il une loi qui m’impose une cuite par semaine, des trémoussements jusqu’au bout de la nuit ? Ben non. Si je préfère boire une verveine-menthe que de l’alcool, c’est mon problème. Et puis mon estomac, il préfère aussi, curieusement (tout comme ma conseillère financière qui a arrêté de se rappeler à mon bon souvenir). Après, ça ne veut pas dire que je ne sais pas m’amuser, ça n’a même rien à voir. Vendredi soir, suis rentrée vers 2h30 après une soirée au bar avec Drusilla et Mo, à boire du champagne et du thé à la menthe. Juste comme ça, pour fêter mon nouvel échec à un entretien. Juste que j’ai moins envie de sortir et plus envie de cocooning.

 

Mais bon, je dis ça, ma mamie attitude, beaucoup de gens en font autant. Je me souviens, à une époque, avec Guillaume 1er, le samedi soir, on se faisait une belote avec un couple d’amis, c’était bien. On passait la soirée à papoter tout en jouant, on en a fait quelques unes avec Lucie, aussi. L’avantage de ses soirées, c’est que le lendemain, on n’a pas mal à la tête et qu’en plus, on se souvient de la soirée. Mais la mamie attitude, c’est tendance, y a pas à dire, y a qu’à voir le boom des nanas qui tricotent/cousent, des gens qui affirment haut et fort qu’ils n’ont jamais pris une cuite de leur vie et que même qu’au test de pureté, leur score dépasse pas les 100. Et alors ? C’est bizarre comme des fois, dans la jeunesse (dans le sens large du terme), on a parfois l’impression d’une émulation du trash : c’est limite si c’est pas la honte de jamais avoir pris de cuite. Bon, moi, je m’en suis prise quelques unes mais par exemple, j’ai jamais pris d’extasy ou de trucs plus hards et très franchement, si je l’ai pas fait, c’est pas par manque d’occasion mais bien par volonté de ne pas essayer. Bon concrètement, étant allergique à l’aspirine, je vais éviter l’extasy (on sait jamais trop avec quoi c’est fait, ces conneries), je ne pourrais jamais me piquer sans massacrer mon bras avant de choper la veine (si tant est que je la chope et pourtant, j’en ai une un peu inratable) et rien que l’idée de mettre de la poudre dans mon nez, ça me fait mal. Non, non, non, tout ça est inconcevable. Alors tant pis, je saurai jamais ce que ça fait mais je sais pas non plus ce que ça fait de faire pipi debout, je ne volerai jamais, je n’irai sans doute jamais dans l’espace… Bref, y a des tas de choses que je ne ferai jamais et c’est comme ça. Je vais pas m’en excuser de toute façon.

En attendant ce soir ou la semaine prochaine (je suis larguée, les filles !), je fais une petite soirée champagne – éclairs à la framboise at home. Mamies, certes, mais on ne

se prive de rien !

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La patate chaude

Bon, Mini Lola m’a envoyé un truc qui s’appelle la patate chaude. En gros, il faut que je révèle 5 trucs inédits sur moi et là, j’avoue que j’ai pas l’inspiration et un peu mal à la tête mais bon, je vais bien trouver.

1) Je fais des rêves vraiment bizarres. Et depuis longtemps mais des fois, je me réveille et j’ai limite peur, je me dis qu’un psy se régalerait de mes rêves. Quelques échantillons ? L’autre nuit, je rêvais que j’étais avec les socialistes, les grands pontes et à un moment, y avait PPDA et Chirac qui arrivaient et Chirac me filait une clope. Au début, je me disais que je devais pas l’accepter et tout mais finalement, j’acceptais mais comme c’était une cigarette avec un très long filtre et quasi rien à fumer, finalement, je refusais. Juste avant, j’avais une espèce d’engin accroché dans mon dos qui me permettait de voler donc j’allais à la mer. Et puis cette nuit, je rêvais que j’arrêtais pas de prendre l’avion pour aller en Suède (???) et je croisais Jamel Debbouze dans l’aéroport et on devenait super pote et on finissait même par se faire un bisou. Heuuuuuuuuuu??

 

2) Je suis très tête en l’air. Ca va mieux maintenant mais plus jeune, le nombre de fois où j’ai oublié une veste dans un bar, le train ou l’école, c’est impressionnant…

 

3) Je déteste les tomates crues. C’est viscéral. J’essaie de me forcer quand je suis invitée chez quelqu’un qui m’en sert mais c’est vraiment l’aliment que j’ai du mal à avaler par-dessus tout.

 

4) Mes stats amoureuses et sexuelles sont moins impressionnantes que ce que vous croyez. Je n’ai jamais menti sur ce blog mais si vous comptez, vous verrez que je ne suis pas une amazone du sexe. Mais de toute façon, je m’en fous, ça veut tellement rien dire les chiffres. Et dans quelques années, je ne me souviendrai sans doute pas de la moitié d’entre eux.

 

5) Des fois, quand on m’appelle le matin et que je dis « mais non, tu ne me réveilles pas ! », je mens…

 

Bon, ok, c’est pas hyper croustillant mais c’est déjà pas mal, nan ?

 
Bon, je suis censée refiler ça à quelqu’un ou pas ?
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