Le lendemain gênant d’un rêve un peu chaud

Le cerveau est une petite chose taquine. La nuit, il aime me susurrer de belles histoires dignes des romans les plus tordus que je pourrais imaginer. En période d’accalmie sexuelle, il aime stimuler ma libido à travers des rêves humides et pénétrants où un homme peut découvrir mon corps de ses doigts fébriles. Sauf que parfois, mon cerveau à la flemme et au lieu de me sortir un homme monté de toute pièce, il m’attribue un homme que je côtoie dans la vraie vie. Oups !

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Cette nuit, Clément et moi avons connu un épisode torride et passionné, nous nous sommes laissés emporter par une pulsion irrésistible. Sauf que ce matin, je suis la seule à m’en souvenir. Et pour cause, tout s’est passé dans mon subconscient. C’est pas grave, une bonne douche et il n’en paraîtra plus. La journée s’écoule donc quand soudain, Clément fait son apparition. Oh mon Dieu, mon Dieu. Mon rêve revient par flash. Ses doigts, sa langue et sa queue bien dure dans ma main et dans ma… Oh merde ! Enlève ces images de ta tête, enlève ces images de ta tête. Ne laisse pas glisser ton regard vers sa braguette pour vérifier que la chose est à la hauteur de ce que m’a fait croire mon cerveau assoupi… Risque de rougissement intempestif : très élevé. On est en alerte typhon dans ma tête (et zone humide annoncée plus au sud au souvenir de cette étreinte onirique mais néanmoins intense). N’ayons l’air de rien, il n’est pas socialement admis de lancer à une personne “dis donc, j’ai fait un rêve érotique avec toi hier, c’était très chaud, hihi”. Sauf si cette personne est déjà votre moitié ou votre crush mais sinon, non. Soyez Tostaky, n’ayez l’air de rien (je recycle mes vannes de 1993, permettez).

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Ouragan dans le cerveau, vos neurones s’agitent, les synapses fonctionnent à plein tube, on frôle la surchauffe. Non parce que si vous arrivez à donner le change à ce pauvre Clément qui doit quand même vous trouver un peu bizarre, vous commencez à vous poser de sacrées questions : est-ce que je désirerais pas un peu Clément sans m’en apercevoir ? Voire pour les plus romantiques “mais est-ce que Clément serait pas un peu l’homme de ma vie mais j’avais pas réalisé jusque là…”. Alors, là, j’ai envie de dire : stop. STOOOOOOOOOOOP ! On arrête de se triturer les méninges pour rien. Comme je disais précédemment, des fois, le cerveau, il a un peu la flemme et prend un mâle déjà connu pour peupler vos rêves les plus érotiques. Enfin, je dis ça, moi, le mien, il a tellement pas envie que lors de l’un de mes derniers rêves torrides, mon amant était un… fantôme. Voilà, un homme sans corps et sans visage (mais qui parvient à me faire ma fête), aucun effort. Quel branleur mon surmoi ! Bref, si parfois se faire oniriquement arracher la culotte par un mec nous rappelle que, ouais, il est pas mal, il ne s’agit en aucun cas d’une révélation.

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Alors respirez, tout va bien. Dans 2 jours, Clément aura été remplacé par Loïc ou Steve voire Souria (oui, votre cerveau endormi suit pas toujours votre orientation sexuelle), vous serez un peu troublé quand vous croiserez l’objet de vos rêves. Mais finalement, n’est-ce pas amusant si on y pense ? Cette personne n’a pas juste la moindre idée de ce qu’il a pu faire dans vos songes alors que c’était terriblement chaud… Ou au contraire assez décevant. Peu importe la réalité, vous ne le saurez sans doute jamais. Ca reste un secret entre vous et votre inconscient.

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Devenez une déesse du sexe pour son plus grand plaisir

Le sien, pas le vôtre.

Des fois, y a des trucs qui m’énervent. Oui bon ok souvent mais est-ce vraiment ma faute si mon bisounoursisme ne cesse d’être contrarié par la réalité ? Et encore, je vous ai évité what milliards d’articles sur ce débat nauséabond pour le mariage pour tous, la marche de la honte du 13 janvier, de mon envie d’hurler des “mais putain assume ton homophobie au lieu de nous baratiner avec ton code civil ou n’importe quelle autre connerie !”. C’est marrant d’ailleurs comme ils se sentent insultés quand tu leur mets le nez dans leur caca anti-homo. “Non mais trop pas, quoi… Mais bon je suis contre le mariage, j’ai le droit, non ?”. Bon voilà, c’était la parenthèse “j’ai mal à ma France” du jour, passons à la suite. Le désir et le sexe dans les magazines.

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En ce moment, comme c’est l’hiver, les magazines s’inquiètent un peu pour notre vie sexuelle. C’est normal, libido ne rime pas du tout avec pyjama, bouillotte et grosses chaussettes. On sort dans la rue recouverts de 3 millions de couches, difficile de se sentir séduisant… Alors pour qu’on ne laisse pas tomber notre sexualité, les magazines essaient de nous aider. Notamment Be qui publie un test sexo “êtes-vous un bon coup ?” présenté comme suit “Plutôt active ou passive ? Libérée ou mijaurée ? Répondez à ces quelques questions pour savoir si vous détenez les clés pour séduire un homme et le faire fondre de plaisir”. Et pour enfoncer le clou, 2 jours plus tard, un statut Facebook nous dit que, quitte à rester sous la couette, lisons un article sur… le plaisir masculin. Histoire de le faire fondre de plaisir, encore. Vous allez me dire que c’est important de faire grimper son mec aux rideaux aussi, que le sexe, c’est encore mieux quand c’est du partage, que c’est trop cool d’expédier un mec au 7e ciel… Je ne dis pas le contraire. Je suis juste légèrement gênée de constater qu’en 2013, une fille estampillée bon coup doit maîtriser le plaisir masculin… Et point. Au secours ! Et pour en rajouter une couche dans cette nouvelle misogynie sexuelle, je vous colle l’article sexo le plus navrant de l’année (alors qu’on n’est qu’en janvier) où on apprend que l’on DOIT faire plaisir à monsieur au réveil et qu’on a qu’à prendre une pastille de menthe et se planquer sous la couette, des fois que notre haleine de poney et nos cheveux décoiffés le fassent débander aussi sec. Je vous renvoie également au discours de la dame qui vendait des sextoys lors de l’enterrement de vie de jeune fille de Lena et qui nous expliquait qu’il fallait toujours céder aux avances sexuelles de son mec sinon il allait coucher ailleurs. Au secours.

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Et le plaisir féminin, il est où dans tout ça ? Question : un bon coup est-il une nana qui connaît son corps suffisamment pour prendre son pied et donc s’éclater ou une nana qui applique à la règle le contenu de tas de magazines féminins ? Oui, je sais, c’est une question rhétorique tournée de telle façon que vous devez répondre la première. Je suis diabolique. Oui, déjà, d’une part, je pense très sincèrement qu’une fille “bon coup” est une qui sait comment fonctionne son propre corps car je pense que peu de mecs adorent baiser avec des meufs appliquées mais qui ne s’éclatent pas. De toute façon, les filles, ne nous mentons pas : un mec qui ne s’intéresse qu’à notre capacité à lui prodiguer une fellation même le matin et qui ne voit que son propre plaisir n’a AUCUN intérêt.

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Mais ça me fait chier de constater qu’une nouvelle fois, en 2013, le plaisir féminin n’existe pas. On ne couche que pour faire plaisir à ses messieurs puisque, dans les magazines, il semble qu’on ait jamais réellement envie de sexe. Quelque part dans les années 70, une femme brûle son soutien gorge en pleurant.

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T’as pris ta pilule, mon chéri ?

Aujourd’hui, dans le cadre de l’éternel débat sur l’égalité homme-femme, je vous propose une réflexion sur la nouvelle pilule contraceptive masculine en cours de création. Une fois de plus, je suis sidérante de réactivité.

Topo : des scientifiques ont trouvé une molécule qui bloque la fabrication de sperme chez le rat sans que ça n’inhibe la production des hormones mâles. Une fois le traitement arrêté, il retrouve sa fertilité au bout d’une petite poignée de mois. Wahou, me dis-je, la contraception ne sera plus simplement une affaire de femmes.

Naïve moi. Ces messieurs sont un peu gênés parce que bon, ça marche chez les rats, ok, mais est-ce que ça va pas avoir d’autres effets sur l’homme. Du genre quand même nuire à la production de testostérone et donc leur faire perdre poils et voix grave. On attenterait pas un peu à leur virilité ?

Laissez-moi rire. J’ai pris la pilule pendant 4 ans et demi, une micro dosée. Durant cette période, j’étais plus gorgée d’eau qu’une éponge et ma libido en dessous de zéro. Tu veux qu’on s’envoie en l’air ? Oui boah, si tu veux, fais-toi plaiz… Et encore, moi, j’ai pas trop à me plaindre, les effets secondaires étaient plutôt limités. Je suppose que la femme est destinée à souffrir, on se tape bien des crampes de bide tous les mois, on va pas pleurer sur quelques effets secondaires, hein…

Et puis après tout, c’est dans notre ventre que ça se passe, c’est à nous de faire attention. Dans tu invites des gens chez toi, c’est à toi de leur imposer quelques règles pour que tout reste en l’état et si y a de la casse, c’est à toi de gérer. Fallait pas l’inviter comme qui disait…

Oui mais non, c’est trop facile. A la base, un foetus, c’est la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule (les vingtenaires, le blog premier sur les cours de reproduction), y a donc 50% toi, 50% moi. Alors oui, la magie de la vie se déroule dans mon ventre mais ça ne concerne pas que moi, on était deux dans l’histoire, non ? Facile de s’en laver les mains d’un “mais elle disait prendre la pilule!”. Et toi, mon ami, qu’as-tu fait pour empêcher le petit spermato de se lancer dans une chevauchée fantastique ? Hein ? Hein ? Mais bon, tu t’en fous. Pour peu que tu sois un peu connard, il te suffit de ne plus répondre aux mails ou coups de fils et tu es débarrassé de cette histoire.

Bref, les levers de boucliers face à ce contraceptif masculin nous rappellent encore et toujours que la contraception et les douleurs de la reproduction restent typiquement féminines. S’est-on déjà indigné des effets des hormones féminines sur la femme ? Non mais c’est normal, elle avait qu’à pas avoir d’utérus pour commencer…

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Où le plaisir féminin serait secondaire

Pour ceux qui avaient autre chose à faire que de lire mon article de la veille (je vous en veux pas, c’est bien d’avoir une vie bien remplie), je vous fais un petit résumé.

« Previously on Vingtenaires dot com” (je me la pète série US)

Nina est allée à une réunion sextoy dans le cadre d’un enterrement de vie de jeune fille. Phrases entendues prononcées par la vendeuse qui était aussi coach amoureuse (je veux faire ça) : “non mais le gloss, il est fait pour son plaisir à lui, pas le vôtre. C’est pas grave si c’est désagréable pour vous”, “les filles, faut mettre de la lingerie sexy sinon vous allez finir cocue” et mon préféré : “faut jamais dire non à un mec. Moi quand le mien a envie et pas moi, il a droit à son quickie ou son tenga. C’est important de pas le frustrer”. EN filigrane : la sexualité et les envies de ton mec priment, ta gueule et enlève ton string über sex histoire qu’il puisse assouvir son envie.

Evidemment, ça m’a agacée et je n’étais pas trop la seule puisque ma voisine de canapé a glissé suite à la troisième phrase “oui ou alors il peut juste me respecter”. J’avoue qu’à partir de là, j’étais fermement décidée à ne rien acheter, légèrement estomaquée par ce que je ressentais en filigrane : faites-vous plaisir toute seule mais quand votre mec est là, soumettez-vous. Mais mademoiselle, je me soumets si je veux.

La sexualité féminine est souvent remise en question dans ses limites. Une femme qui ose dire qu’elle n’aime pas la fellation et/ou la sodomie : mais quelle connasse frigide et castratrice ! Plus spécifiquement pour le premier. La sodomie, encore, ok mais ne pas pratiquer la fellation, t’es sérieuse ? Pourtant, selon mes statistiques personnelles, 100% des mecs ne pratiquent pas le cunnilingus et ça n’a pas l’air de choquer les gens. Par la même, quand une femme dit non à une pratique sexuelle, elle peut subir un véritable chantage affectif de la part de son partenaire (indélicat) de type “mais tu ne peux pas savoir si tu n’aimes pas si tu n’essaies pas” ou “allez, s’il te plaît, pour me faire plaisir”. Alors pour la première, en effet, on ne peut pas savoir si on n’essaie pas mais je te garantis qu’une pratique sexuelle exécutée sans envie ne me donnera pas vraiment envie de recommencer. Et puis je pense me connaître assez pour savoir de quoi j’ai envie ou non. Ca ne veut pas dire qu’un non est éternel et immuable, on change, on évolue. Mais le fait de ne pas avoir envie de m’adonner à une pratique ou à une autre est mon droit le plus fondamental. Je m’en fous de pas décrocher le prix de la fille la plus chaude de l’année juste parce qu’un truc ne m’a pas tentée.

Ce qui me sidère un peu dans tout ça, c’est la négation totale de ce que je vais appeler le cercle vertueux du plaisir et de l’excitation. Alors je vais parler en mon nom propre mais je ne pense pas du tout être une exception en la matière. Perso, quand je suis au lit avec un mec (mais ça marche aussi sur la table basse ou où vous voulez), mon plaisir et mon excitations sont certes activées par nos gestes mais aussi par le fait de constater que lui-même prend son pied. Plus il est excité, plus je le suis, plus il prend son pied, plus je le prendrai aussi. A condition bien sûr de me sentir impliquée dans l’histoire, hein, parce que s’il tripe tout seul, je risque de m’ennuyer. Il me semble que pas mal de mecs adorent faire décoller leur partenaire et que ça les met dans des états d’excitation incroyable. Cercle vertueux du plaisir et de l’excitation, donc. La sexualité à deux se fait… à deux justement (mais ça marche aussi à trois ou plus, faites ce que vous voulez). L’autisme sexuel est d’un ennui… “Bon écoute, chéri, tu y vas, tu fais ce que tu veux de ton côté, moi je gère le mien”. A ce niveau là, que chacun se masturbe de son côté du lit et on n’en parle plus.

Sauf que j’ai la sensation (à tort ?) que la sexualité de la femme reste toujours la moins importante de l’histoire. Par exemple, prenez n’importe quel magazine féminin et l’article sexo du moment “il a envie, pas moi, que faire ?”. Heu ben éventuellement lui dire ? Non, on prétend avoir une migraine, ses règles… Mais le désir, c’est comme les antibiotiques, c’est pas automatique. Pourquoi tu as peur de simplement dire non à ton mec sans lui sortir une excuse éculée ? C’est un droit de pas être chaude H24. De la même façon, combien d’articles sur “il veut tester un nouveau truc, je lui dis quoi ?”. Réponse du magazine : sois pas coincée ma fille, crée de bonnes conditions et ça glissera tout seul. Heu ? On peut pas admettre qu’on n’a pas envie de tout tester tout le temps ? Ah oui mais attention, si t’es pas gentille, il finira par aller voir ailleurs (souvenez vous du mec en couple qui vient vous butiner parce que sa copine est nulle au pieu). Ah oui ? Ben qu’il y aille ce triple abruti et qu’il ne revienne pas, bon débarras ! Le sexe de couple se fait à deux, je rappelle, s’il n’est pas satisfait, c’est peut-être aussi son problème tout autant que le mien.

Bref, tout ça pour dire que les envies des hommes ne sont pas plus importantes que celle des femmes. Dire non n’est pas le premier pas vers une rupture… Sauf si le mec est un triple abruti donc et je le répète : dans ce cas, bon débarras ! Ma sexualité m’appartient, on peut certes faire preuve de souplesse (si j’ose dire) mais faudrait voir à pas se forcer non plus. Surtout qu’en général, quand la libido n’est plus là, c’est qu’il y a un problème plus profond et ce serait sympa de pas l’occulter. Et je mets des strings sexy si je veux !

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Je suis pas ta pute (gratuite)

Ca fait longtemps que je vous avais pas un peu parlé sexe. Bon, faut dire que chez moi, hiver et libido font rarement bon ménage. Effet hibernation ou effet bonnes résolutions, je ne sais pas. Bonnes résolutions, disais-je ? Ben oui, quand s’en vient la nouvelle année, on se résoud toujours à arrêter le mauvais sexe, celui où tu sens dès le départ que le respect a été oublié des cadres. Bof quoi.

Il y a des mecs qui ont noté que tu étais une fille plutôt open sur les possibilités de se laisser butiner. Sauf que bon, faudrait voir à pas oublier que pour me laisser butiner, faut quand même me donner envie. Le style « salut, c’est quoi ton prénom ? L’éjac faciale, j’adore et toi ? ». Tout faux mon ami. En me posant précisément cette question alors même que tu n’as absolument pas cherché à savoir qui se cachait derrière ce prénom que je venais de te donner (est-ce le bon ? Tu t’en fiches), tu rentres dans la liste de ceux qui n’auront jamais la réponse à cette question par l’expérience. Peut-être que j’aime, peut-être que j’aime pas mais tu ne pourras jamais le vérifier de toute façon. Bye bye Charlie.

J’entends déjà les râleurs qui vont me signaler avec véhémence que je suis un peu mal placée pour jouer les prudes. Mais non, je ne joue pas les prudes, au mieux les filles blasées. Voyez, je considère que le sexe, le bon, le vrai, ça se partage. La question n’est pas celle de l’éjac faciale, j’aurais pu remplacer ce terme par sodomie, avalage de sperme ou léchage de pieds. La question est qu’au fur et à mesure de l’entretien sexuel que le jeune homme me fait passer et malgré la lointaine promesse d’un cunnilingus d’anthologie (formulé du type « j’adore lécher. Sinon, tu avales ? »), je sens que ça va être le classique tout pour lui ou la bonne baise d’autiste où on est tous seuls dans notre tête pendant que nos corps s’emboîtent. Ouais, super…A ce niveau là, tu m’excuseras mais je préfère me démerder toute seule. Au moins, je me sens pas frustrée avec une pointe d’humiliation derrière.

Je me suis longtemps demandé pourquoi certains sex talking me ruinaient la culotte et d’autres me glaçaient le sang. La réponse est simple : tout dépend de la place que j’ai dans la conversation. Si je sens que le mec veut partager un moment sexuel, ça va me faire tout chaud dans le bas ventre. Si je le sens triper tout seul dans son coin, je baille d’ennui. Pitié, mec. On pourrait me dire que c’est à moi de prendre ma juste place dans cette histoire, m’insérer dans l’histoire mais j’ai juste pas envie. Parce que ce mec qui veut savoir tout ce qu’il pourra faire de mon corps pour assouvir ses envies (et non les miennes), il me prend juste pour une pute gratuite. Ni plus ni moins. Cool, meuf, t’es ouverte, je vais pouvoir réaliser mes fantasmes avec toi. Oui, mais non. Le pire étant ceux qui manquent de tact. Du genre : « Ca va ta libido ? » (moi,on s’en fout) « Non, ma grand mère est mourante » « Oh, c’est triste. Dis-moi ce que je peux faire pour réveiller ta libido ? ». Dialogue réduit mais auquel j’ai réellement eu droit. En fait, avec ton tact, ma libido, tu l’as définitivement enterrée, du moins te concernant. Je ne suis pas une machine à sexe facile, je ne suis pas ta pute. Pardon d’être sensible aux fluctuations de la vie, pardon de ne pas me concentrer uniquement sur ta jouissance en te prêtant gratos ma bouche, mon cul, ma face ou tout autre partie de mon corps avec laquelle tu as envie de jouer. Je ne suis pas un pantin, une poupée gonflable.

Il ne faut pas confondre fille libérée et pute gratuite, mec. Car tu vas finir par te la mettre derrière l’oreille comme on dit.

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Panne sèche

A l’image de ma libido, j’ai l’écriture capricieuse. Profitant du luxe d’avoir 2 mois à ne rien faire qu’à écrire (et à faire ma rééducation tout de même et à travailler un peu), j’avais mille et une idées, je pouvais commencer dix articles à la minute. Et puis je suis retournée à ma petite vie. Et là, tel un homme perturbé, j’ai eu une grosse panne. C’est gênant.

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En fait, j’ai été victime d’une double panne :

grosse fatigue, pas envie d’écrire. En gros, le soir, je me pose devant l’ordi et je le regarde sans avoir envie de lui faire quoi que ce soit.


Faut me comprendre aussi, j’ai passé la journée devant et au boulot, y a la clim. Du coup, j’ai les yeux tous secs, je souffre. Et mon cerveau a dû faire un effort certain pour rattraper tous les dossiers en cours, arrêter de confondre A et B, reprendre les rétroplannings abandonnés y a deux ans pour réaliser avec stupeur qu’on est super en retard et que si on fout pas un coup de pied au cul au client, on va être dans la merde. Ceci étant, vu que c’est le client, on lui caresse plutôt le fessier en gloussant “tu m’envoies le brief et les éléments, petit coquinou ?”. 

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De plus mon corps morfle. Je crois que le chirurgien n’exagérait pas en me disant que je ne devais reprendre le boulot que fin août parce que là, je morfle. En fait, je ne marche pas tout à fait correctement encore (ma flexion est au top mais alors l’extension…), mes muscles restent faibles donc en gros, je marche lentement et je me fatigue vite. Sans parler de la douce sensation de la rotule qui s’engage mal sur mon tibia (quand j’y pense, j’ai envie de vomir un peu). En prime, figurez-vous que j’ai les pieds plats donc je marche mal donc en fin de journée, c’est plus un pied gauche que j’ai mais une patate à orteils. Epouvantable. Et je vous parle pas de mon dos, martyrisé par mes positions aléatoires. Pour tout vous dire, le soir, je rêve qu’on me passe un rouleau à pâtisserie dans le dos pour tout remettre en place

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panne d’inspiration. Des idées, j’en ai eu des milliards pendant ma convalescence dont les ¾ que je n’ai pas encore écrites. Et pourtant, face à mon clavier, rien, nada, gros trou blanc. Même les articles à moitié avancés ne me tentent pas. Je reste plus sèche qu’un caillou au milieu du Sahara, je suis incapable d’écrire une ligne sur quoi que ce soit. Alors je vais m’écraser (littéralement) sur mon lit et mater un épisode ou deux de Xéna (oui, je sais mais ça nourrit ma merdophagie et puis c’est quand même un peu sympa Xéna
même si le scénario est toujours le même) avant de m’endormir. Je rêve de la machine des Tommyknockers, le téléfilm avec Marg Helgenberger (les experts) et Jimmy Smits (New York police blues). Marg joue une écrivain légèrement possédée par des ET (ça c’est le côté pas cool) et elle crée une machine à écrire reliée à son cerveau qui écrit tout pendant qu’elle rêve. Moi j’aimerais bien
une machine qui écrirait les phrases jolies que je conçois dans ma tête avant de m’endormir… Quoi que je suis assez intéressée de voir le résultat, je suis sûre que je serais assez surprise du décalage entre ce que j’imagine et ce qui est retranscrit. 

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Mais ça n’existe pas. Si je veux pondre un article, je dois taper sur un clavier et aligner les caractères les uns après les autres pour former des mots qui créeront eux-mêmes une phrase. Mais y a des soirs où j’ai juste la fleeeeeeemme.

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Mais ça va revenir, hein…

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Faut-il coucher le deuxième soir ?

Etre blogueur, c’est poser les questions qui dérangent, celles qui ne paraissent pas dans nos médias opprimés par un gouvernement aux allures dictatoriales mais, moi, moi, je prends la parole et j’ose poser les questions que personne ne pose… Sans doute parce qu’en fait, tout le monde s’en fout. C’est ça qui est bon. Donc aujourd’hui, question : doit-on coucher le second soir.

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Hypothèse 1 : nous n’avons pas partagé notre couche dès le premier soir

Parce qu’on nous a souvent dit que coucher le premier soir, ça faisait un peu trop Marye-Salope, vous avez laissé votre nouvel amoureux dormir sur le canapé, le paillasson ou carrément chez lui pendant que vous vous étendiez seule dans votre lit, votre corps en émoi. Etre une fille bien selon ces critères édictés par on ne sait trop qui, ça frustre. Mais
pour ne pas trop brimer votre libido, vous avez un plan : vous avez pris le numéro du monsieur pour lui proposer une soirée dès le lendemain, chez lui ou chez vous. Et là, promis, il pourra voir votre culotte et même l’enlever. Soyons honnêtes, vous passerez pour une accro des mags féminins, une fille pas forcément très fut fut qui pense que parce qu’elle a dit non le premier soir et que le mec est revenu le second, c’est un mec bien. D’expérience, le mec qui ne couche pas le premier soir n’est pas forcément un mec bien.

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Hypothèse 2 : nous n’avons pas couché le premier soir pour des raisons pratiques

Parce qu’on n’a pas pu pour des raisons X ou Y (des règles finissantes, un pote dans la même pièce, insérez une bonne raison ici). Là, on s’en fout, si on est dispo le 2e soir et qu’on en a envie, c’est triplement oh oui !


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Hypothèse 3 : on a couché le premier soir

Puisqu’on a déjà consommé, pourquoi se priver ? Le sexe, c’est un peu comme un pot de speculoos ouvert, puisqu’il est entamé, autant taper dedans avec plaisir. Sauf que le sexe, ça ne fait pas culpabiliser (normalement, si ce n’est pas le cas, vous aviez qu’à mieux choisir votre partenaire) ni grossir. Donc puisqu’on a déjà un peu consommé, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Et bien ce n’est pas si simple. Tout dépend de ce que vous attendez de cette relation. Si ce n’est que du friend fucking, je dis non à la deuxième nuit. Trop se voir finit par créer des liens affectifs forts et on ne sait plus bien. Seule exception tolérée : votre partenaire ou vous-mêmes n’est pas dans sa ville habituelle et ne fait que passer. Là, on a le droit d’avaler le pot de speculoos jusqu’à tant qu’il n’y en ait plus.

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Si vous avez un gros crush pour votre partenaire de couette et que vous l’imaginez déjà père de votre progéniture, co-propriétaire de votre appart et/ou de votre chat, là, je vous le dis net : non, vous ne coucherez pas le second soir. Pourquoi ? Parce que l’heure est grave, vous êtes en plein shoot d’ocytocine et ça ne rend pas très clairvoyant. Or si
vous enchaînez, vous n’allez pas avoir le temps de retomber légèrement de votre petit nuage et analyser légèrement plus froidement la situation. Difficile ? Oh oui mais je sais de quoi je parle, je suis très forte en emballement. Donc le 2e soir, on dort seule chez soi ou, mieux, on passe la soirée avec une amie pour  tout lui raconter. Les amies, ça voit toujours le gros point noir que vous vous obstinez à ignorer du genre “c’est peut-être l’homme de ta vie mais je te rappelle qu’il est déjà marié à une autre, qu’il lui a fait trois gosses et ils ont un bébé Labrador, ça sent pas trop le couple en pleine séparation”. Par exemple. Ne pas quitter l’autre, c’est se créer une dépendance et ce n’est pas très femme des années 2010, si vous voulez mon avis. En plus, dernier élément mais non des moindres : la première nuit à deux est rarement une nuit de sommeil et de repos vu qu’outre le fait qu’on est un peu occupés à se tripoter, je dors toujours mal la première nuit avec quelqu’un. Donc le 2e soir, mieux vaut s’offrir un délicieux roupillon réparateur.

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Mais bon, finalement, la conclusion du faut-il coucher le 2nd soir reste la même que celle du “faut-il coucher le premier soir?” : faites ce que vous voulez.

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Quand ça veut pas…

Dimanche, dans le train, j’ai écrit 5 articles pour la semaine. Arrivée dimanche soir à la maison, le temps que je papote un peu avec Vicky, je ne les ai pas récupérés. Pas grave, Ella m’ayant envoyé deux articles, j’avais de la marge.

Hier soir, j’ai bien pensé à mettre les articles sur ma clé USB.

Ce matin, j’ai pris la clé USB dans les mains, je l’ai posée sur mon bureau le temps de récupérer un numéro de téléphone sur mon ordinateur. J’ai oublié la clé. Pas grave, il me reste un article d’Ella.

Sauf qu’entre hier et aujourd’hui, mon ordinateur a décidé que le PDF, il allait se contenter de l’afficher et que pour copier/coller le texte, je peux aller me brosser.

J’avais donc plusieurs solutions :

– ne pas écrire. Mouais non, j’ai envie de chouiner un peu.

– écrire un article tout neuf. Pas le temps

– retaper l’article d’Ella. Pas le temps.

– m’asseoir par terre et pleurer. Mais j’aime pas pleurer en public, surtout que ça va ruiner mon maquillage.

Donc à la place, vous avez le droit à cet article bâtard dans lequel il n’y a rien si ce n’est le fait que j’ai pas le temps, trop. Et puis, tiens, je vais vous parler de ma déprime de rentrée alors que normalement, la rentrée, c’est un moment où j’ai bouffé du lion et que j’ai envie de tout casser, dans le sens positif du terme. Mais là, il fait moche et mon chat déprime alors je
reviendrai la semaine prochaine tout casser, promis.

Au fait, si toi, derrière ton écran, tu as envie de m’apprendre le russe, je veux bien parce que les écoles, je vais pas m’en sortir. J’hésite à m’acheter une méthode assimil qui me permettrait certes d’en faire quand je veux mais je me connais, je vais pas le faire. Ou alors y a une prof qui a l’air sympa à Plume sur Berges, ça me coûterait 32 € dont la moitié déductible des impôts… Mais si je me mets à fond dans le sport plus le russe, force est de constater que je n’aurai plus une soirée de libre, déjà que… Ton avis lecteur ?

Tu vois, des fois, j’aime bien te parler comme ça, en freestyle, je raconte un peu tout et rien, je m’ouvre à toi, en tout bien tout honneur, bien sûr. Je pourrais presque imaginer que nous sommes seuls autour d’une table de resto, toi et moi, ambiance tamisée, nos chardonnay prennent une teinte dorée dans la lueur des bougies, je joue négligemment avec les miettes de la table. As-tu remarqué comme un éclairage réussi rend toujours les gens beaux ?  Des fois, j’ai envie de revenir à des articles plus toi et moi, chabadabada, t’en penses quoi ? Oh, je ne te raconterai pas
mes histoires de fesses ou mes projets les plus secrets mais en gros, ouvrir la page blanche et écrire, écrire, sans savoir où je vais et si je ne vais nulle part, ce n’est pas grave, comme une vraie conversation, quoi.

Allez, dès que mon chat arrêtera sa dépression (je culpabilise à mort), j’irai moi même mieux et je vais te la casser, la baraque. La saison 2009-2010 s’annonce sportive, équilibrée (au niveau alimentation), dynamique et sans doute coquine même si ma libido est assez fonction de la météo. Et en hiver, elle roupille un peu.

Bon, j’ai du boulot par dessus la tête, je cesse ici mes élucubrations.

J’te claque la bise !

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Courrier des cœurs, réponse à Lilith

Cette semaine, Lilith nous a posé la question suivante :

« Voici ma petite question sans originalité et qui a peut être été traitée par le passé. Mais je suis une grande folle et je me lance : Je suis avec un jeune homme adorable et admirable depuis le mois de juin. Tout se passe très bien, aucune ombre au tableau si ce n’est que je dois quitter la ville d’ici un mois afin de m’installer à Paris. Lui reste à Dijon. Comment gérer cela? Car même si je tiens énormément à lui, les tentations de la capitale risquent de faire succomber la jeune étudiante de 20 ans que je suis. A bientot et bonne continuation, Lilith, lectrice assidue des Vingtenaires »



La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous pensons de ce cas.

Enzo : Chère Lilith, tu répond toi-même à la question. Tu ne doutes pas de lui, tu doutes de toi. Enfin tu n’as pas l’air de douter, malgré les hyperboles, on sent que tu as l’air de voir très clairement ce qui va arriver. Dijon n’est pourtant pas si loin de la capitale il me semble, enfin peut-être est-ce mal désservi. Ou qu’il te faut une présence plus importante. Soyons glauques et hyperviolents, trois solutions s’offrent à toi :
1- « ne nous soumet pas à la tentation et délivre nous du mal » > tu « résistes » aux tentations et tu tiens jusqu’à chacune de vos retrouvailles, car après tout il est « adorable et admirable », il n’y a « aucune ombre au tableau » et tu « tiens énormément à lui ».
2- « aimez-vous les uns les autres » > vous devenez un « couple libéré » (comme c’est intitulé dans les articles de journalistes), pour satisfaire vos appétits réciproques, après tout il y a les « tentations de la capitale » qui crient fort dans tes oreilles.
3- « faites-ce que je dis, pas ce que je fais » (c’est aussi dans la bible je crois) > tu lui dis la première solution, tu fais la seconde solution de ton coté. C’est ignoble mais on sent dans tes mots que tu as cette option en tête parmi les autres.
P.S. : Lilith, démon féminin (entre autres), très portée sur la chair, un pseudonyme choisi à dessein ?

Lucas : Bon je crois qu’Enzo a très bien résumé. Tu vas arriver dans un espace merveilleux pour les vingtenaires. Je veux dire par là que tu n’auras plus aucun impératif familial, plus aucune pression plus ou moins implicite, tout un personnage à façonner sur la scène parisienne. Ceci associé au fait que tu vas découvrir plein de tentations, je parle des beaux mecs mais aussi de comportements nouveaux, plein de nouvelles choses qui vont et viennent vite, très vite, tout ça à appréhender dans ta vie sociale, avec un rythme intense. Je ne dis pas que Dijon est le trou du cul du monde mais le fait de s’émanciper du berceau familial ça fait un electrochoc. Je parie que tes parents ne vont pas te reconnaître quand tu vas revenir pour Noël… De fait, tu n’oublieras pas de chanter une chanson à ton mec en repartant à Paname début janvier :
http://www.youtube.com/watch?v=NIZMpbb9FRA

Summer : Lilith, je vais répondre une chose que je déteste dire mais malheureusement pour toi la réponse à ta question est laisse faire le temps et tu verras! Enzo t’as décrit les cas de figures, je pense que c’est plus un fait qu’un choix au final : soit il te manque à en crever et la distance bien que souffrance n’empêchera rien, soit tu passes au suivant ( j’ai bien failli mettre au pluriel…), soit tu restes dans le flou artistique du libertinage, la vie te le dira, tu verras bien ce que tu ressens à
ce moment là. Sinon pour répondre à Enzo oui, la référence est biblique mais déformé ( évangile de saint Matthieu)

Enzo : Louka > « tu vas découvrir plein de tentations, je parle des beaux mecs mais aussi de comportements nouveaux, plein de nouvelles choses qui vont et viennent vite, très vite, tout ça à appréhender dans ta vie sociale, avec un rythme intense » C’est vrai que Paris c’est différent de la province, on a du mal à se faire aux free hugs qui virent en partouze dans le métro mais sinon ça se ressemble quand même au niveau comportement social XD (Louka ça fait vraiment chanteur de pop-rock actuel, c’est voulu ? :p)

Summer > Je disais ça pour plaisanter en plus ^^ Il est fort ce Saint Matthieu ! Enfin j’imagine que c’est pas un commandement.
Sinon il y a aussi la solution « séquestration dans la cave » mais comme elle se dit jeune étudiante, elle ne doit pas avoir assez de place pour !

Keira : Aaah, la fameuse question des relations longue-distance…

Personnellement je n’y crois pas. Enfin, à moins d’avoir une volonté en acier trempé et une libido inexistante.

Et puis Lilith, rien que ton énoncé… Enfin bref, t’as pas l’air de vraiment vouloir faire l’effort surhumain d’attendre pendant un mois ou plus avant de retrouver l’extase donc… je te le dis franchement, si t’as pas la volonté…

Tu as 20 ans, tu es jeune, tu vas découvrir l’ivresse des soirées parisiennes… 

Laisse-le tomber et vis ta vie.

En plus comme tu le dis toi même, la tentation sera forcément présente à un moment ou un autre, donc au lieu de devenir une belle salope qui trompe ton petit ami, autant jouer la carte « faut être honnête je vais craquer ». Il le prendra forcément mal mais faut pas se leurrer, il doit avoir les même doutes que toi.

Bobby : Bon, moi je viens de Dijon, et faut pas exagérer non plus : depuis la capitale burgonde, tu arrives à Paris en 1h40 pour pas trop trop cher avec la carte 12-25, et le samedi, tu as une super offre à 15 euro l’aller-retour (bon, au passage tu te tapes 6h de train en une journée mais c’est faisable, surtout avec des potes). Donc la « distance » Paris-Dijon, c’est pas un bon argument du tout, Dijon-Bordeaux à la limite je comprendrais, mais là non. En revanche, le fait que tu sois attirée par l’ivresse parisienne, ça, ça me parait un peu plus problématique (pour ta relation, je veux dire). Et à vrai dire, puisque tu poses la question et que tu sembles, au fond, avoir déjà trouvé ta réponse, allons-y gaiement et sans scrupules : plonge toi dans la folie de la capitale, enivre toi ! A quoi bon venir à Paris si c’est pour ne jamais en savourer la folie nocturne ? (au fait, si besoin est, je me ferai un plaisir de guider une nouvelle venue originaire de ma Côte d’Or natale dans la capitale !)

Tatiana : Bon alors effectivement j’ai envie de te dire que ta distance la c’est que dale, du pipi de chat, insignifiant, bref petite joueuse. Moi c’était des milliers de km et des dizaines d’heure d’avion alors fait pas ta malheureuse hein. 😉 Bon je crois que tu as déjà la réponse à ta question car si déjà tu te poses la question c’est que toi tu n’es pas prête à avoir ton copain loin de toi. Tu veux l’avoir à dispo sous la main et pas à 1h40 de train.
Donc tu as les choix d’enzo maintenant à toi de voir.

Jane : A 20 ans, tu penses que l’amour est plus fooort que tout, et que la distance, ranafoutre, on tiendra. J’ai testé, 2 fois, la relation à distance.
La première fois, j’ai craqué, style option 3 d’Enzo.
La seconde fois, il a craqué, option rupture haineuse pour tenter de camoufler le fait qu’il me trompait allègrement.
Depuis, bizarrement, je n’ai pas retenté.
Après, de toute façon, Enzo a bien résumé la situation. Bon courage!

Petite Cervoise : Lilith, pour faire ton choix et décider où balance ton coeur, profite de ton jeune âge pour investiguer sur tes
sentiments dans l’un de ces centres de méditation :
– Le Madam, 128, Rue La Boétie Paris 8e
– Le Cab, 2, place du Palais Royal Paris 1er
– La bellevilloise, 19-21, rue Boyer Paris 20e
– Le NY club, 130, rue de Rivoli Paris 1er
– Le chacha, 47, rue Berger Paris 1er
Si Dijon te tend toujours les bras, alors l’amour est décidemment en toi, tel le tigre de Frosties, et tu as bien de la chance. Préserve-le et fais venir l’homme à Lutèce, pourquoi pas ?
Si au terme de ce recueillement, tu ne sais plus trop où se trouve Moutarde-city et que tu n’as pas terriblement envie d’investiguer sur sa localisation, il ne te restera plus qu’à vivre une vie revée d’étudiante à Paris : régime surimi Lidl / boites de nuit.
en vous remerciant,

Diane : Chère Mrs Hyde de l Eve,
Si tu (te) nous poses la question, ça veut bien dire que Hormones en folie (tu as 20 ans, que diable(sse) !!) + capitale en rut a tendance à prendre le pas dans ton esprit sur ta petite histoire bien récente avec le colonel moutarde, et que tes interrogations sont plutôt dues à ta conscience de « fille bien » et à cette fameuse case « rêve, prince charmant & romance » que toute jeune fille normalement constituée, qu’elle ait été élevée à coup d Astrée ou de Dawson, possède à plus ou moins haut degré. (que toutes celles qui n ont pas soupiré de langueur quand Johnny dit « on laisse pas bébé dans un coin » me jettent la première pierre)
Bref, gogogadgeto profitonsdelajeunesse

Nina : Pour ma part, je me demande déjà pourquoi tu te poses la question. Au bout de 3 mois de relation amoureuse, à 20 ans, on
croit que rien ne nous séparera jamais. Après ta vie t’appartient, comme on dit donc tu peux dire non, si tu veux vraiment protéger ton couple, sinon… Quel que soit ton choix, de toute façon, tu as 20 ans, la vie est pleine de surprise alors sors, amuse-toi, mets toi les limites qui te conviennent. Après, je n’ai pas compris qu’il y avait une possibilité que vous vous retrouviez dans la même ville à un moment donc bon, les relations à distance, ça tient pas toute la vie non plus. Mais si tu as vraiment envie que ça dure avec lui, à toi de jouer.

Voilà, si vous aussi, vous avez envie que l’on solutionne vos problèmes sentimentaux grâce à nos avis
éclairés, on n’hésite plus, on laisse un comm, on m’envoie un mail (nina.bartoldi’at’gmail.com), un coucou sur Twitter et Facebook.

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Ciel, mon mari se masturbe !

 Lundi, au cours d’une soirée à trainer tard devant la télé pour cause de pas sommeil, j’ai découvert une série globalement navrante « Jardins secrets », l’histoire de 4 ou 5 femmes hollandaises qui discutent de leur vie privée. En gros, vous mixez Sex and the city et desperate housewives et voilà, sauf que là, c’est chiant. Bref, à un moment, une pleure parce que son mari se masturbe et qu’elle refuse d’en faire autant. Paie ton drame à deux balles.


Pourtant, la masturbation au sein du couple mérite qu’on s’y penche deux minutes. Quand j’étais jeune, je trouvais ça très grave. Je me souviens qu’à une époque, ils diffusaient une série un peu sexy anglaise dont j’ai totalement oublié le nom et un épisode tournait autour d’une femme traumatisée d’avoir découvert que son mec se masturbait sur des revues pornos. A l’époque, j’avais expliqué à Guillaume 1er que je trouvais ça tout à fait dramatique qu’un mec se masturbe alors qu’il a une copine car ça signifie qu’elle ne lui suffit pas, bouh !


Puis j’ai grandi et j’ai compris que la masturbation n’avait rien à voir avec une éventuelle déficience de la partenaire. C’est autre chose, pas aussi plaisant qu’un acte sexuel de toute façon. En grandissant (si, si, je peux encore utiliser ce verbe), je me suis rendue compte que la masturbation n’était pas tant un acte de compensation qu’un acte de détente. C’est parfait pour bien dormir, par exemple. Et puis à choisir, vous préférez quoi ? Que votre mari se tripote gentiment sous la douche ou qu’il aille se faire tripoter par quelqu’un d’autre ? Hein ?


En fait, la masturbation ne me paraît pas réellement être un acte sexuel en soi. Oui, ok, c’est de l’autosexualité mais ça me paraît plus être un acte de détente qu’autre chose. Je ne sais pas pour les hommes mais pour les femmes, en tout cas, c’est le cas. Alors je peux comprendre que ça peut être très désagréable de voir son mec se palucher devant un porno mais là encore, le porno renvoie l’image d’une sexualité extrême, très fantasmée la plupart du temps. Quand je vois les petits films que je me fais dans la tête à ce moment là, je me demande si je suis vraiment la mieux placée pour faire une scène à mon mec qui regarde des scènes ni mieux ni pires. Quoi que si, c’est pire parce que dans ma tête, c’est beaucoup plus raffiné que cette usine à bidoche, là.


Et puis, enfin, soyons honnêtes, y a des moments où ça nous arrange aussi un peu. Parce que déjà, y a quelques jours dans le mois où je trouve tout rapport sexuel assez désagréable quoi qu’on en dise. Ce n’est pas pour autant que je ne fais aucun effort pour donner du plaisir à mon mec si j’en ai envie mais si j’ai l’impression que je vais accoucher mon propre utérus, curieusement, j’ai pas envie de faire plaisir, juste de prendre un spasfon et de mourir. Et puis personne ne peut jamais avoir la libido à fond les ballons tout le temps et il arrive qu’on ne soit pas en phase avec son compagnon à ce niveau là.


Alors évidemment, reste le cas délicat du « il ne me touche plus alors que moi, je voudrais bien mais il se masturbe, au secours ! ». Et bien, je dirais qu’au lieu de pleurer sur le pourquoi du comment, la meilleure solution reste encore d’en parler pour voir ce qu’il se trame. Le tout est finalement de ne pas confondre symptôme et maladie : un homme (ou une femme, d’ailleurs) n’arrêtera jamais de vous toucher parce qu’il/elle se masturbe, les causes sont autres.


Mais de façon générale, sortir avec une personne qui en plus de nous honorer se masturbe n’est en soi pas dramatique, arrêtons de voir le mal partout.

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