Avance rapide

C’est lundi et comme tous les lundis, je souffle. Je souffle en pensant que c’est parti pour cinq jours. Je souffle en pensant à ma to do list de la semaine. Je souffle en me disant que je n’ai aucune surprise à attendre de cette semaine. Parfois une petite soirée en phare dans la nuit et encore… parfois, j’ai la flemme. C’est officiel : je suis dans le spleen de novembre et parfois, j’aimerais faire une petite avance rapide sur ma vie.

Spleen automnal

Je suis souvent insupportable. Pressée de vivre des trucs cools. La routine m’ennuie au possible. Me lever sans perspective d’un truc un peu cool (un ciné, un verre entre gens de bonne compagnie, peu importe) me donne juste envie de rester roulée en boule sous la couette, collée au corps chaud de mon cher et tendre. Cinq jours avant le week-end. 26 jours ouvrés avant Noël. Heureusement ce week-end, petite escapade chez mes parents et début décembre, petit tour à Bruxelles. S’accrocher à ces petites parenthèses, ces bulles d’oxygène ++ en attendant le regain. Déjà les week-ends sont accueillis comme le Messie mais deux jours pour tenter de faire autre chose, s’extirper du métro-boulot-dodo, c’est si court…

Un couple heureux enlassé sur un canapé avec un chat

C’est en général dans ses périodes là que je tombe dans le “à quoi bon ?”. Je suis une fille à projets, moi. Des projets de romans, de blogs, de loisirs créatifs. Je veux me mettre au tricot, à la couture, au paper art, écrire, colorier, tenter le montage vidéo, m’engager, lire aussi. Me cultiver, apprendre, savoir. Je veux, je veux. Et faire du sport parce qu’un corps sain booste les neurones fatigués. Mais voilà, la fatigue, justement. Le soir, après une journée à faire ce qu’on peut pendant 8h (au moins…) avec juste une pause entre midi et deux pour se souvenir qu’on peut rigoler aussi, 1h de trajet avant, 1h de trajet après, mon cerveau ne veut pas, ne veut plus. Une série ou des vidéos Youtube qui “prennent pas la tête” ou vulgarisent comme il faut pour que je puisse avoir ma petite dose de savoir sans trop mobiliser ma matière grise. Je n’allume pas mon pc, je n’ai plus touché mon journal intime depuis avril (alors qu’il s’en est passé des choses depuis genre j’ai changé de taf et compris qu’en fait, c’était le travail que je n’aimais pas et pas les gens autour… Même si certains, je vis mieux sans qu’avec, c’est vrai), même mon coloriage avance peu voire pas. Non le soir, je furète entre Twitter lire des mots qui m’indiffèrent de plus en plus, et Instagram avec des gens qui feignent des vies parfaites et tripotent du slime (je suis allée tellement loin sur Instagram que j’ai fini par tomber sur une vidéo tirée d’un film X ou érotique japonais… je fus perplexe). Je découvre certes de jolis endroits mais les photos ne sont-elles pas trop retouchées ? Ce lieu existe-t-il vraiment ?

Décor fantasmé

Je sais qu’en ce moment, il n’est pas prévu qu’il arrive un truc cool. J’ai commencé l’année en cherchant un nouveau taf, je l’ai trouvé. Je ne cherche pas à faire d’enfants, je n’attends pas une demande en mariage (“je n’attends pas” dans le genre le mariage ne me parle pas du tout donc je suis pas sûre que ça me ferait plaisir), on ne cherche pas encore notre appart à acheter (ce sera l’an prochain). Alors évidemment, je mise un peu sur les événements heureux de mes copains et copines, on a un mariage et un bébé en approche, peut-être un changement de vie… Mais à part ça, le calme plat.

Eaux calmes à Hambourg

Oui, il est vrai que parfois, le calme plat, ça fait du bien aussi surtout que l’année fut intense et c’est peut-être pour ça que je suis un peu fatiguée, aussi. Sans doute devrais-je rester “recroquevillée sur le bord de la vie et j’attends qu’elle passe”, comme dit Anna Gavalda dans La vie en mieux. Et quand j’ai débuté cet article y a une semaine, j’étais un peu résignée à ça, à attendre que ça passe…

Avance rapide

Mais depuis, j’ai pété un câble et je repars en recherche d’un nouvel emploi, en espérant ne pas tomber sur un.e N+1 toxique parce que je commence à avoir une jolie collection et je commence à être un peu lassée, là. Je vous raconte semaine prochaine.

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Une enquête sur la magie de Noël

Non en fait, c’est une réflexion mais j’ai eu envie de me la jouer journaliste d’émission télé à reportages pendant deux secondes. Donc là, c’est Noël, la plupart d’entre vous ne mettront pas le nez sur ces pages avant quelques jours, le temps de digérer la dinde, la bûche et le champagne ou peu importe ce que vous avez mangé (j’espère que c’était bon). Mais cette année, pour moi, Noël avait à nouveau un goût de merveilleux que j’avais perdu ces dernières années. Surtout parce que je crevais de ma routine et j’avais juste besoin d’un peu de magie de Noël pour souffler.

La magie de Noël

Mais blague à part, pourquoi en grandissant, on perd la magie de Noël ? Bon d’abord, y a l’histoire du Père Noël pour ceux qui y croient : un vieux monsieur qui vole dans les airs tiré par des rennes sans ailes et qui passe par des cheminées pour filer des cadeaux, tu peux faire difficilement plus magique. Mais sinon, y a le sapin qui sent bon et qui brille, les cadeaux et le papier qu’on peut déchirer, le bonheur. Mais en grandissant, ben forcément…

Sapin de Noël

Ft. la boule de Noël réalisée par mon neveu quand il était en petite maternelle

Déjà, les cadeaux, tu ne fais plus que les recevoir, tu les achètes aussi et arrive la double peine : trouver le bon cadeau et l’emballer. Alors déjà, moi, je me mets une pression de ouf sur le cadeau. Je ne veux pas offrir quelque chose, je veux délivrer un message, un “je te vois comme ça” (positif, en général), “je t’encourage dans tes passions”, “je veux passer du temps avec toi”… Offrir un bon pour un cadeau est pour moi la pire des insultes, le “je sais pas trop qui tu es en fait donc ben, achète-toi ce que tu veux”. Quant à emballer ma précieuse trouvaille… Dieu que je suis nulle. Ce sera toujours un peu la faute de ce papier cadeau qui se froisse, se déchire, fait rien qu’à m’embêter… mais bon, voilà, je suis nulle, nulle, nuuuuuuuuuuulle. Je fais de mon mieux mais chaque année, je ne peux m’empêcher de rougir un peu quand je dépose mes paquets un peu bancaux sous le sapin…

Le #sapin version bureau #Noel

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Mais du coup, puisque je sacralise à ce point le cadeau, vous vous doutez que j’en attends autant de l’autre côté. Une de mes plus cruelles déceptions fut en 2003, quand mon ex (alors petit ami en titre) m’offrit des cadeaux que j’avais mis sur la liste adressée à mes parents. Ok, zéro efforts. Mais surtout, depuis quelques années, les cadeaux m’encombrent. J’essaie de me diriger doucement (très dourcement) vers le minimalisme car j’ai trop de bordel à la maison (euphémisme) et quand il fut l’heure de faire la liste de nos cadeaux voulus avec Victor, calage total : je n’ai besoin de rien, en fait. J’ai déjà trop de choses…

Un gros nœud pour un gros cadeau #noel

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En fait, c’est sans doute le matérialisme qui a tué la magie de Noël. On doit toujours dépenser plus, mieux, pour prouver un attachement, une envie de satisfaire. Alors que moi, mes seules envies, ce sont celles d’ailleurs, globalement. Sous le sapin, cette année, on aura un chèque pour un nouveau canapé, un écran pour mater nos séries via rétroprojecteur, peut-être un livre, une fringue, qui sait ? Alors qu’au fond, moi, j’ai déjà eu ce que je voulais : quelques jours au vert avec ceux que j’aime.

Un dernier pour la route ! #cadeau

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Je vous parlerai un jour de mon amour infini pour les niaiseries.

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Les vices de la cigarette électronique

Comme ma vie est légèrement stressante à l’heure actuelle (je flirte méchamment avec le burn out), je m’enorgueillis comme une tarée de mes petites victoires. Genre “héhé, ma jambe est guérie” (et pour le moment, ça m’a servi à rien, ça semble être un rouage de ma vie qui tourne dans le vide pour rien) mais surtout, surtout “j’ai arrêté de fumer”. Je crois que vous vous rendez pas compte de l’exploit au vu de mon état de nerfs.

stop smoking

Donc j’ai pénétré l’univers de la cigarette électronique même si j’avoue que je suis pas assidue du tout. Je n’ai même pas fumé la dose de 10 cigarettes que j’ai mis dedans. Je tire un peu dessus après une dure journée ou après un verre ou deux mais point. Et encore, pendant la soirée du séminaire, j’ai même pas eu envie de tirer une latte ! Bref, autant dire que je n’ai pas remplacé une addiction par une autre. Et pourtant, la cigarette électronique pourrait te faire tomber dans un cercle bien plus vicieux… Je m’explique.

cigarette-electronique

Jeudi soir, il y a un mois, je crois, je file en soirée avec Anaïs et des amis à elle. Dans un bar à Parmentier, j’arrive et là, je vois le groupe derrière nous, dans la salle, en train de fumer. Je tique un peu avant de comprendre : cigarette électronique. Jeudi dernier, re soirée dans un bar, les cigarettes électroniques diffusent leur vapeur d’eau, sereinement. L’autre jour, question d’un internaute pour une de nos marques : “On peut fumer dans vos avions avec une cigarette électronique ?”. Zéno me parlait aussi d’une de ses connaissances qui était ravie de pouvoir fumer sa clope électronique au restaurant. Mais bande de moules, vous le faites exprès ou quoi ? Oui, ça m’énerve. Le resto/bar, ça fait 5 ans qu’on peut plus fumer dedans. Dans les avions, ça doit bien faire 20 ans. On a pris l’habitude de ne plus fumer en ces lieux, pourquoi de suite perdre ces bonnes habitudes pour retomber dans une nouvelle dépendance ?

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La plupart des fumeurs que je connais peuvent physiquement se passer de cigarettes sur une durée plus ou moins longue. Typiquement, pendant le sommeil, pendant un vol d’avion, un long film ou même pendant une hospitalisation. Pour ma part, j’étais justement une fumeuse d’habitude. Je pouvais m’arrêter hyper facilement en vacances, j’ai pas fumé une clope pendant mes 2 mois de convalescence quand je me suis cassée la jambe. Mais je savais que j’aurais du mal à me débarrasser de mes clopes routinières. Pourtant, ma béquille cigarette électronique m’a permis de me jeter dans l’aventure du sevrage. Je ne crois pas être un cas à part, je pense que pas mal de fumeurs sont, comme moi, accros à l’habitude. N’est-ce donc pas une connerie sans nom d’augmenter le nombre d’habitudes parce que, hihi, là, on peut ?

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Et puis je trouve qu’il y a vraiment un côté rebelle de merde. Les gens se sont habitués à sortir fumer, dégainer la clope électronique dans des lieux où il est interdit de fumer me paraît une façon ridicule de se la jouer “fuck da police!”. Au secouuuuuuuurs ! Dans les faits, il est vrai que ce n’est pas si gênant, les gens qui fument une clope électronique qui crache de la vapeur d’eau dans un bar ou un resto. Bon, par contre, le premier qui me diffuse sa vapeur d’eau devant un écran de ciné, je le pulvérise… Heureusement que je vais jamais au cinéma… La vraie question, au fond est “pourquoi”. Je veux dire hier, le Monsieur qui veut fumer dans l’avion arrivait sans doute à tenir ses 8-10 ou même plus heures de vol et là, on dirait soudain que l’envie de fumer est plus impérieux que tout, qu’il ne PEUT pas tenir. Non, je ne comprends pas. J’ai la sensation que, finalement, chaque nouvelle “liberté” gagnée n’est qu’un lien de plus sur une camisole de force.

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Pardon pour la dernière métaphore, j’avais du mal à conclure…

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2006 sera mon année

Comment réussir sa vie ? Bon, techniquement, je ne sais pas mais je pense qu’il faut mettre le maximum de chances de mon côté, d’où mes bonnes résolutions, crue 2006.

 

J’ai lu l’autre jour dans je ne sais plus quel magazine que pour remplir ses résolutions, il en fallait de petites. Certes, j’ai donc rayé de ma liste gravir le Mont Blanc, je ne suis pas alpiniste… Cependant, c’est pas une raison pour viser petit. Je suis une fille qui a des ambitions, hors de question d’y renoncer. Je sais ce que je vaux, quand même…

 

Alors, j’ai un plan. Déjà, je ne cherche plus que dans la rubrique emploi des sites mais aussi dans la rubrique stage. En effet, j’ai réfléchi. L’inactivité, c’est clairement pas mon truc : moins j’en ai faire, moins j’en fais, ce n’est pas très positif comme attitude. J’ai l’impression que je m’abêtis à force de ne rien faire donc je dois me bouger. Dans la mesure où mes parents peuvent « m’entretenir », si j’ose dire, je pense qu’il est préférable de faire un stage (rémunéré quand même) dans le journalisme que n’importe quel boulot payé au SMIC qui m’éloignera de ma voie. Honnêtement, je n’ai rien contre les téléopérateurs, j’ai bossé tantôt à la Poste, mais suivre cette voie me paraît dangereux. J’en ai parlé à Anne qui a un peu galéré à la sortie de ses études, aussi, et nous sommes d’accord : ce genre de travail alimentaire peut nous entraîner dans une routine dont on finit par ne plus sortir. Elle-même a fait du téléacting (comme ils disent) et à la fin de son contrat, elle a hésité à renouveler, je l’ai poussée à ne pas le faire : ça ne lui plaisait pas du tout et elle était trop qualifiée pour ça. Car après le CDD arrivait le CDI et pour partir de là… Finalement, elle n’a pas rempilé et elle a bien fait puisque quelques temps après, elle a trouvé un boulot correspondant à ses compétences et la femme qu’elle remplaçait a eu la bonne idée d’avoir des exigences telles pour son retour que l’entreprise a décidé de se passer d’elle.

 

Pour être journaliste, faut pas que je m’éloigne de ce métier, au contraire : un stage, j’en ai fait un nombre certain mais en même temps, ça permet de se faire des contacts et on ne sait jamais, il y a parfois des perspectives d’embauche… Mon cousin travaille depuis 3 ou 4 ans chez Milan Presse suite à un stage, par exemple… Mais ça ne m’empêche pas d’envoyer des CV pour un emploi, j’envoie des CV et j’ai un plan : construire un CV en ligne avec press book téléchargeable. Je n’espère pas qu’un employeur tombera dessus par magie et m’embauchera, c’est pour permettre aux gens qui reçoivent mon CV de

– consulter immédiatement mon press book

– voir que quand je dis que je maîtrise l’html sur mon CV, c’est pas du vent.

Par ailleurs, je vais écrire au maximum pour mes webzines et multiplier les sujets sur les médias. L’idée est la suivante : j’interviewe un ou plusieurs journalistes sur un sujet donné, ça permet déjà de me constituer un petit carnet d’adresses et comme je suis maligne, je leur envoie l’article une fois écrit, pour qu’ils puissent lire ma prose…

 

Pour réussir tout ça, il faut avoir un emploi du temps et s’y tenir. Je pense agir comme ceci :

 

8h30-10h30 : réveil tranquille. Petit déjeuner, lecture des blogs, coup d’œil sur les dépêches en ligne, sites d’emploi et mails

 

10h30-12h : piscine (oui, faut bien compter le temps d’y aller, de revenir, de se changer, de se doucher donc voilà).

 

12h-14h : déjeuner, écriture loisir…

14h-19h : écriture d’articles journalistiques, travail sur mon site, visite sur les sites emploi.

 

19h-23h : loisirs en tout genre.

 

Le tout, c’est de s’y tenir ! Mon père m’a filé un gros agenda de sa banque, je vais pouvoir inscrire en détail à l’intérieur les articles en préparation et tout ça…Bon, ça, c’est si je trouve pas un stage ou un boulot, évidemment… Déjà, je ne pourrai pas le faire avant la deuxième semaine de janvier et encore, je pars en Bretagne voir Guillaume à ce moment-là mais si je n’ai pas de stage ou de boulot à mon retour de Bretagne…

 

Bon, cette année sera essentiellement placée sous le signe du boulot, donc, vous l’aurez compris. Ce n’est pas pour autant que je n’ai pas pris de résolutions pour ma vie privée. Déjà, j’ai décidé d’avoir une vie plus sage : moins de sorties, moins de cuite. Je ne crois pas qu’une vie dissolue soit la meilleure voie pour réaliser mes projets précédents. En 2005, j’ai bien (trop ?) profité de la vie, il est temps de se recentrer un peu. De toute façon, ça me fatigue un peu cette vie futile et je n’ai pas vraiment les moyens de faire la bringue tous les soirs. Mieux vaut faire la fête pour de vraies occasions et en profiter que tout le temps et ne plus apprécier.

 

De la même façon, terminées les brouettes avec des gars pour qui je ne ressens absolument rien, j’ai pu constater que ce n’était pas toujours sans conséquences. Mon ego apprécie peu de se faire cracher dans la gueule par des mecs qui étaient ravis de me trouver à une époque, je n’ai aucune envie de devenir un égout séminal. A partir de maintenant (et même déjà avant), je ne veux plus que des belles histoires, pas de bises après une fellation ou autre. Je ne brouetterai plus avec quelqu’un qui ne me plaît pas plus que ça… Evidemment, rien ne peut me garantir que je me planterai pas mais au moins, je n’aurai rien à me reprocher. De toute façon, le sexe pour le sexe ne me tente plus. Cela ne veut pas dire que je dirai non à toutes les relations ne menant pas directement à l’autel mais juste que je suis lassée des connards qui prennent et partent sans donner.

 

Enfin, en vrac, j’ai des petites résolutions faciles à tenir. D’abord, j’ai décidé de passer moins de temps sur les blogs. Je les lis, je commente et basta. Concernant celui-ci, je continue à écrire et à répondre aux comms mais pas en permanence. J’ai envie de profiter de mon temps libre pour écrire, faire de la photo, des trucs du genre… Et surtout, je vais devenir (un peu) plus égoïste… Parfois, je fais les choses pour faire plaisir alors que ça m’emmerde profondément, il est temps de penser un peu à moi…Ça peut paraître curieux comme résolution mais elle est nécessaire pour moi.

 

Voilà… Pas de Mont Blanc, à voir si je tiens ou pas !

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De l’’art de ne jamais tomber amoureuse du bon…

Par Emma

Malgré le fait que je ne le vois pas du tout comme ça (romantisme oblige…), je dois bien reconnaître que le terme de « liaisons foireuses » s’adapte particulièrement bien à mes parcours amoureux, sentimental et sexuel. Je dois être génétiquement programmée pour uniquement choisir les histoires d’amour impossibles, et, je vous le donne en mille, je crois bien que j’aime ça, à chaque fois je replonge…
 
Je ne vous parlerai pas de mes amourettes d’ado, de mes béguins obsolètes de jeune adulte, mais plutôt de ma réelle difficulté à avoir une vie de femme amoureuse à peu près équilibrée !
 
« De l’art de ne jamais tomber amoureuse du bon… ». En fait, ma vie se résume à 2 choses : cette phrase et la chanson de Priscilla « Toujours pas d’amour » (oui je sais top canon la référence chanson française, mais c’est pas ma faute, c’est Gauthier qui m’a fait découvrir l’œuvre de Priscilla, depuis je suis fan). C’est vous dire l’ampleur de la catastrophe… L’amour a tout de même été présent dans ma vie et heureusement, sinon j’aurais déjà fait mon choix entre le gaz ou la corde ! Le problème essentiel qui me concerne, c’est que je suis amoureuse de « celui qui faut pas ». J’éclaircis vos lanternes : amoureuse de celui déjà marié, déjà fiancé, déjà en couple, plus ou moins déjà père de famille bien entendu ! Bref, la situation simple et saine par excellence ! Ma dernière histoire d’amour s’est déroulée dans ces circonstances, elle est aujourd’hui terminée mais pas complètement cicatrisée, mais voilà que je m’apprête à replonger avec un autre homme dans un schéma quasi similaire !!!
Donc : 1) je suis totalement pathologique
            2) j’ai vraiment pas de bol
 
J’ai rencontré mon ex au boulot, nous sommes collègues. Ce fut un réel coup de foudre, je crois que j’ai été amoureuse à la seconde même où mon regard s’est posé sur son merveilleux sourire. Je ne me suis pas rendu compte de mes sentiments au début, je constatais simplement que nous avions une complicité particulière, que j’aimais travaillais avec lui, être avec lui, parler avec lui, rire avec lui, et qu’il avait également l’air de m’apprécier particulièrement. Au fil du temps j’ai bien sûr réalisé que ce que je ressentais ressemblait fortement à de l’amour, mais il était en couple, venait d’acheter une maison et rêvait de la remplir d’enfants. De mon côté j’étais avec mon copain depuis près de 5 ans et notre relation était devenu amicale, fraternelle, routinière… Sentir à nouveau le frisson amoureux m’a aidé à réaliser que Ludovic et moi, c’était fini. Je l’ai donc quitté quelques mois après avoir rencontré mon collègue, avec pertes et fracas car lui n’était pas du tout près à entendre la fin de notre histoire.
 
Peu de temps après cet épisode, mon collègue et moi sommes partis chercher un patient dans un autre hôpital, voyage nécéssitant un aller-retour en 2 jours. Il m’avoua plus tard avoir tout fait pour pouvoir faire ce transfert avec moi… C’est lors de ce trajet que notre liaison a commencé, pour se terminer 6 mois après. Ce fut je crois, les moments les plus intenses et les plus heureux de ma vie. Les plus douloureux aussi. C’est durant cette période que j’ai croisé Jeff, ma récidive actuelle dont je vous parlerai tout à l’heure.
 
Notre histoire fut malgré tout très simple : il a toujours été très honnête, ne m’a jamais rien promis, et a aussi souffert de cette situation. Je l’ai aimé de toutes mes forces, et je sais que lui aussi a ressenti de l’amour pour moi. Il est très difficile d’émettre un jugement sur ce genre de relation sans y être plongé dedans, sans avoir connu ce tourbillon. Tout en connaissant la réalité, je l’occultais pour pouvoir croire et rêver d’un avenir commun. Mille fois nous nous sommes dit « on arrête » et mille fois nous avons rechuté ; nous quitter semblait impossible. Pourtant il a choisi de continuer sur la route qu’il avait commencé à emprunter avec elle. J’ai cru crever de douleur, je m’étais préparée à cet instant, mais la souffrance emporte tout. J’ai pleuré, je me suis cognée la tête et les poings contre les murs, je ne dormais plus, et je devais pourtant faire bonne figure au boulot… L’année qui suivi la fin de notre liaison il s’est marié et sa femme a accouché de leur premier enfant. De mon côté, cette année-là, j’ai écumé les boîtes gays toulousaines en tenue de pouffiasse, j’ai énormément bu, j’ai fumé, goûté au poppers, vomi, pleuré, pour finir par coucher avec un jeune mec super beau à qui rappelez-moi d’aller casser la gueule un de ces quatre. Non seulement cette relation ne m’a pas aidé à oublier mon collègue et ma douleur, mais en plus c’était un sale con à qui je regrette bien d’avoir fait l’honneur de partager une brouette ! Et le détail que je ne vous dirai pas car c’est beaucoup trop personnel, c’est qu’en plus, sa bite ressemblait plus à un Carambar qu’à un pénis physiologiquement normal… tout piti piti piti… -hein ? non j’l’ai pas dit !!-
 
Notre histoire est finie depuis 2 ans, je commence à vraiment faire mon deuil, après beaucoup de larmes et d’alcool. J’ai eu l’horrible sensation en le perdant, de perdre l’homme de ma vie.
 
Bon, la partie suicidaire de mon article est maintenant terminée, et tu te dis, lecteur, que tu vas pouvoir ranger les kleenex et attaquer quelque chose de sans nul doute autrement plus rigolo… Bingo ! Tu sais quoi lecteur, après tant de souffrance, de questionnements, de nuit sans sommeil, et bien je crains de ne pas être vaccinée… Je suis en train de tomber amoureuse d’un homme marié, avec 1 enfant, et comble du suprême du top de ma capacité à me foutre dans la merde, vivant à l’autre bout de la France, disons à peu près 800 bornes… Elle est pas bonne celle-là ???!!!
 
J’ai donc croisé Jeff à l’époque où j’étais avec mon collègue. J‘avais remarqué le charme, le regard, le sourire, la gentillesse et la douceur de Jeff, sans m’y arrêter, j’en aimais un autre… Nous nous sommes retrouvés avec Jeff cet été, et là, BOUM ! Coup de cœur réciproque… Il ne se passa rien à ce moment-là, juste un jeu de séduction et l’évidence qu’on flashait l’un pour l’autre. Nous avons gardé contact par mail et texto, en s’avouant plus franchement notre attirance l’un pour l’autre, et nous nous sommes revus la semaine dernière. Ce fut la confirmation de ce coup de foudre, il m’a mangée du regard toute la soirée en maudissant son alliance, et moi je priais pour que mon cœur ne s’arrête pas de battre à chaque fois que je le sentais près de moi… La soirée s’est terminée par un chaste mais délicieux baiser, l’incertitude de quand, où, comment nous nous reverrions, la merveilleuse sensation que l’amour m’envahissait et le sentiment que je fonçais tête baissée dans une inextricable galère…
 
Depuis j’ai reçu quelques messages adorables et je m’acharne à trouver un moyen de le faire descendre dans le coin… JE VEUX LE REVOIR !!!
           
Ne pas pouvoir vivre un amour que l’on éprouve est à la fois très déchirant et très excitant, c’est vrai, mais je préfèrerai malgré tout avoir une vie sentimentale plus sereine !
 
Pourtant j’ai croisé des hommes beaux, disponibles, gentils avec qui je m’entendais super bien, mais je ne suis pas tombée amoureuse… Quand je ne plonge pas, c’est pas la peine, je sors de l’eau, mais quand je plonge vraiment, je me noie ! Là, j’ai plongé et je m’apprête à couler… Mais je suis amoureuse et cette sensation guérie de tout, malgré la situation foireuse dans laquelle je suis… c’est grâce à ça que je vais surnager dans mes eaux troubles !
 
           
La suite (ou autre) au prochain épisode… !
 
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