La dystopie version glamour ?

J’ai un problème d’addiction… aux livres. Aller dans une librairie est toujours un grave danger pour mes finances, je ne me contrôle pas, je dépense, dépense, dépense. Et je furète, beaucoup. Le week-end dernier, je erre donc dans les rayons d’un Cultura et je découvre un rayon dystopie. Extatique, je m’y précipite et que vois-je ? Ils ont confondu avec les Harlequin ou quoi ? Non, bienvenue dans la dystopie version glamour.

dystopie version glamour

Réflexe n°1 : non mais vous êtes sérieux ? La dystopie, c’est un sujet grave, politique, l’auteur dénonce les dérives de notre monde actuel en grossissant les traits les plus préoccupants pour en faire les règles générales d’un monde où il ne fait plus bon vivre. C’est 1984, c’est Farenheit 451, c’est Le meilleur des mondes, c’est Barjavel, Metropolis ou Terminator ou Mad Max. C’est censé délivrer un avertissement, nous faire réfléchir… Pas faire soupirer les jeunes adolescentes en fleur le soir dans leur lit.

adolescente amoureuse

Mais j’ai un peu poussé la réflexion. Je n’ai pas vu Hunger Games et j’ai juste vu les deux premiers épisodes de Divergente, dystopie que je trouve assez navrante dans son traitement alors que je trouvais le principe de départ de leur société très intéressant mais je n’ai pas lu les bouquins donc bon… Je ne les ai pas tous vus, donc, mais je sais néanmoins une chose : les deux héroïnes sont ultra badass. Elles sont puissantes, sans peur, elles se battent et provoquent une révolution. Alors oui, ok, elles tombent amoureuses maiiiiiiiiiiis elles ne deviennent plus dès lors le simple love interest du héros principal, elle garde leur force et leur indépendance. Et je pourrais même rajouter que dans Divergente, on est clairement dans un univers de femme puisque le leader de ce monde là est clairement une leadeuse en la personne de Kate Winslet.

Kate Winslet dans Divergente

Et du coup, je nuance mon jugement. Parce que ouais, ces couvertures me font mal aux yeux et je ne parviens pas à y projeter quoi que ce soit de dystopique mais si ça peut apprendre aux jeunes filles à pas se laisser faire et se battre pour leurs idéaux plutôt que de s’aplatir devant un pervers narcissique qui prend un plaisir pervers à les piétiner “mais c’est pas sa faute, il a eu une enfance difficile” (oui ok mais rappel : t’es pas sa psy. Barre-toi de là). Si on peut les soustraire du traditionnel “rabaisse-toi parce que l’amour fait souffrir”, je ne peux finalement qu’applaudir la démarche.

Katniss dans Hunger Games

Et j’ai donc décidé de me lancer dans la lecture de l’un d’entre eux (mais j’ai pas choisi lequel). Je prends toutes les suggestions.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Divergente de Neil Burger

Ou “regarder un film dont tu n’es pas le public cible était une mauvaise idée”

divergente

Parfois, un titre de film m’évoque une histoire. Par exemple, j’ai regardé avec mon Victor le Dernier pub avant la fin du monde, je m’attendais à un film de type art et essai sur des personnes qui se réunissent une dernière fois dans un pub, sachant la fin du monde proche. Pour ceux qui ont vu le film, vous pouvez imaginer mon choc… Et bien Divergente, c’est un peu pareil. Je n’avais pas la moindre idée du sujet mais je trouvais le titre cool alors…

Divergent_film

Alors faut vraiment que j’aille lire les résumés avant de lancer n’importe quoi.

Le résumé est très long donc si vous vous en foutez et que vous voulez juste mon avis, lisez sous les étoiles en fin d’article.

divergente-les-audacieux

Il était une fois une jeune fille, Beatrice, qui vivait dans sa famille dans une société marchant par caste. Pas d’histoire de riche ou de pauvre, ils sont là en fonction de leur caractère. Ainsi, la caste Altruiste (celle des parents de Beatrice) s’occupent des sans castes, en gros, c’est un peu la caste Resto du coeur. Ensuite, on la caste des sincères qui disent toujours la vérité, les audacieux qui sont de gros bourrins qui font du parkour en criant “woohoo!”, les Erudits qui sont surtout de gros connards méprisants et enfin les fraternels qui… bah en fait, on sait pas bien pourquoi l’auteur a inventé cette caste vu que tout le monde s’en branle mais si j’ai bien compris, ils doivent fumer de l’herbe toute la journée en dansant et en tressant des fleurs. Déjà, on est un peu mal niveau cohérence de l’univers qui nous est proposé. Et puis y a les sans castes, les clodos qui n’ont pas su s’insérer parce que tu dois choisir ta caste jeune et si tu te plantes, tant pis, fallait réfléchir avant. Cette société me plaît beaucoup dis donc…

divergent2

Bon bref, avant de choisir ta caste, on te fait passer des tests et on te dit vers quelle caste tu ferais mieux d’aller mais tu fais ce que tu veux (très utile donc). Beatrice arrive et est plongée dans une simulation mais ses réactions sont imprévisibles et l’examinatrice coupe tout avant de la faire dégager fissa “t’es une divergente, tu es à la fois altruiste, érudite, audacieuse et sincère (mais toujours pas fraternelle, notez) mais c’est pas bien, on chasse les gens comme toi alors je vais dire que tu es altruiste et casse-toi !”. Beatrice rentre un peu perturbée chez elle, passage très chiant sur la dernière soirée en famille, son frère (ils doivent être jumeaux je suppose mais ça n’est jamais dit) lui dit qu’elle doit choisir en son âme et conscience et tant pis pour les parents au pire. Ah oui parce que si elle choisit une autre caste, elle quitte sa famille et salut, on se parle pas entre castes. Cette société est vraiment très charmante.

Altruiste

Nous voici le lendemain, tout le monde s’attroupe dans un espèce d’auditorium locaux, les érudits arrivent en plissant du nez, les audacieux en sautant partout en faisant “woohoo !” et les fraternels en jetant des fleurs, sans doute. Béatrice arrive avec sa petite famille, ils rencontrent la leader des Erudits qui pue la dominatrice castratrice à des kilomètres à la ronde (sinon, c’est Kate Winslet qui devait avoir besoin d’un peu d’argent de poche, je suppose). Elle regarde Beatrice en mode “tu sais, t’es pas obligée de choisir la caste de tes parents, hein, hein, HEIN !”. Beatrice répond quelque chose comme “hihi grml grml” puis tout le monde prend place. Les gamins doivent poser un caillou dans la vasque représentant la caste qu’ils choisissent et à chaque fois, la caste choisie s’enflamme en mode “ouais, viens avec nous !” (avec parfois une famille trahie par son rejeton qui se met à pleurer parce que dans cette ville, une fois ta caste choisie, apparemment, tu ne revois plus jamais les autres… alors que depuis le début du film, ils n’arrêtent pas de fréquenter les mêmes lieux mais passons). Le frère de Beatrice arrive devant les vasques et… OH MON DIEU il choisit les Erudits, sa maman est effondrée et Beatrice bien embêtée car voici son tour… Elle hésite et, INCROYABLE surprise que tu n’as pas vu venir, elle choisit les Audacieux. Sa maman pleure mais elle s’en fout, elle va devenir la reine du Parkour.

divergente-ceremonie-du-choix

Donc voici notre joyeuse tribu qui part en courant en faisant woohoo ! Beatrice et une nouvelle camarade qui vient des sincères sont extatiques jusqu’à ce que le Parkour commence : vas y, on escalade les piliers du métro et on saute direct dans les rames à partir du toit… Oui alors, ok, hein, mais c’est pas super sympa pour les nouveaux venus, notamment Béatrice et sa robe de Laura Ingalls…

divergente-beatrice-audacieux

Bon, je vous rassure, Beatrice arrive à sauter dans le train avec sa nouvelle copine, ils ressortent de la même façon arrivés à destination (je veux bien que ces jeunes gens soient audacieux mais pourquoi s’obstinent-ils à ne pas prendre le train comme tout le monde ?) et là, le boss des Audacieux, un espèce de musculeux mal dégrossi (joué par Jay Kourtney qui allait jouer par la suite Kyle Reese dans Terminator… Ca m’a fait mal car j’étais un peu amoureuse de Michael Biehn, à l’origine, le mec qui jouait le premier Kyle Reese et qui était terriblement sexy, je comprends que Sarah ait craqué, quoi) (c’était la parenthèse adolescente rêveuse) leur dit “allez, jetez vous en bas de l’immeuble les nouveaux, pour voir. Beatrice, énivrée par son voyage en train, se précipite pour sauter et atterrit comme une plume sur une sorte de trampoline en rigolant. Ce qui aurait été vraiment audacieux, ça aurait été de ne rien mettre en bas, la meuf s’écrase et le boss aurait dit “ouais, enfin, être audacieux vous empêche pas de réfléchir, on saute pas la tête la première du haut d’un immeuble !”. Mais non. Bref, Beatrice est cueillie en bas par un beau garçon qui lui fait quelques risettes, elle rougit et lui dit s’appeler Triss.

tris_quatre_divergente

Bon, les nouveaux doivent passer toute une série de tests et les moins bons sont dégagés du groupe et deviendront… des sans castes. Des clochards quoi. Ca me paraît pas du tout extrême comme façon de procéder, c’est bien. Y en a qui ont dû regretter de choisir les Audacieux, tiens. Donc ça s’entraîne, Triss est une grosse quiche parce que chez les Altruistes, on a beau porter de la nourriture aux sans castes, ça vous muscle pas. Mais elle s’accroche, elle se bat comme une lionne. Et s’en prend littéralement plein la gueule. Non parce qu’en fait, les Audacieux, c’est pas les rois du Parkour, c’est juste l’armée mais l’armée des débiles : tu fais ce qu’on te dit ou on te frappe ou on fait semblant de te jeter dans le vide. Au secours !

Divergente_promo_45

Entre deux cassages de gueule, Triss doit passer des tests dans la réalité virtuelle : elle se retrouve face à des épreuves qu’elle doit franchir. Le problème, c’est qu’elle réagit en tant que divergente et quand ses camarades choisissent la technique bourrine (la solution au problème est en général de tout casser), Triss se montre plus subtile… et le beau gosse du trampoline, accessoirement examinateur, se doute que Triss est… différente. Et ce n’est pas le seul à avoir les soupçons ! Kate Winslet, qui vient souvent se balader chez les Audacieux, regarde notre divergente de façon soupçonneuse. Mais attends, on nous explique depuis le début du film que les différentes castes ne se fréquentent guère et là, t’as las chef des Erudits qui se balade chez tout le monde, tranquille ? Alors que les parents de Triss, leaders des Altruistes, eux, ne peuvent pas venir voir leur fille ? Hmmmm… Mieux, on apprend que Kate va assister au passage des examens des Audacieux. Je… quoi ? Vous me perdez là, les mecs…

Je hais le botox, au passage

Je hais le botox, au passage

Triss s’entraîne dur, ils font une méga partie de paintball, de la tyrolienne entre les immeubles et on sent bien qu’il se passe un truc entre Triss et Quatre… Qui finissent par se rouler de grosses pelles dans la chambre de l’instructeur et là, il enlève son T-shirt et révèle un énorme tatouage représentant les 5 castes car lui aussi est un divergent… Attends, quoi ? Depuis le début du film, on nous explique que les divergents sont traqués, qu’ils sont anormaux et qu’ils doivent cacher ça et l’autre tatoue sa divergence sur tout son dos ? Là, le film m’a perdue…

Notez que le seul logo qu'on ne voit pas, c'est celui des Fraternels... Je veux pas faire ma parano mais je crois que cette caste n'existe pas en fait

Notez que le seul logo qu’on ne voit pas, c’est celui des Fraternels… Je veux pas faire ma parano mais je crois que cette caste n’existe pas en fait

Bon, Triss passe les exams et réussit car Quatre lui a expliqué comment un Audacieux est censé réagir (TOUT CASSER!) mais rebondissement : suite à leur passage d’examen, on doit leur injecter un sérum fourni par les Erudits pour les traquer… Vous allez me demander pourquoi les Erudits traquent les Audacieux et bien… comme ça. Mais en fait, c’est un truc pour les manipuler : la nuit suivante, ils rentrent dans un état second et vont massacrer les Altruistes parce que les Erudits trouvent que ça sert à rien d’aider les plus pauvres, ça coûte de l’argent (métaphore subtile du capitalisme sauvage, tavu ?). Mais le sérum ne fonctionne pas sur les Divergents (donc Triss et Quatre, y en a pas d’autres) et le boss bourrin percute, il demande à Quatre d’exécuter Triss mais là, la mère de la jeune fille surgit soudain et sauve sa fille, se faisant tuer au passage. Bouh !

tris-divergente

Bref, massacre, massacre, ça crie, ça tire, Quatre est bien mis sous contrôle mais Tris chope son frère et le force à l’amener au Centre des Erudits pour trouver la meuf qui a créé le programme qui contrôle les Audacieux et elle parvient à libérer ses copains. Le film se termine sur les Audacieux, désormais rebelles, qui sautent dans un train pour fuir.

************

Je déteste les films pour ados. Parce que c’est toujours le même putain de schéma : un couple phare et lisse, des stéréotypes, du bien contre le mal… C’est du Disney en encore plus sucré enrobé de poudre qui pique pour faire croire qu’on est trop des rebelles à regarder ça. Genre les Audacieux sont censés être cool parce qu’ils font du Parkour et se font tatouer mais dans le fond, Triss n’est qu’une scout sous ses airs de rebelle : elle ne cherche qu’à faire le bien, protéger les plus faibles (ses parents) et se battre contre l’injustice (la tentative de coup d’état par les Erudits).

divergente_tris

Ca peut être un matériel de base intéressant, je ne dis pas (c’est à peu près ce que j’avais utilisé dans Technopolis, roman que j’avais écrit à… 19 ans… Ah ben voilà), mais tu prends Labyrinthe et, d’après ce que je sais, Hunger Games et c’est exactement la même histoire. Même les actrices d’Hunger Games et Divergente se ressemblent, t’as toujours une femme de pouvoir mauvaise qui essaie de corrompre la société à son profit… C’est tellement toujours la même histoire que tu peux limite deviner dès le départ qui sont les gentils (les beaux) et qui sont les méchants (les beaux aux sourcils froncés). La seule touche de gris, c’est quand les Audacieux sont sous sérum. Quant aux Audacieux… comment on peut avoir envie de rejoindre ces débiles ? Je ne dis pas que le Parkour, c’est pas cool, j’avoue que je suis toujours fascinée par ce que les mecs sont capables de faire, mais tu n’es pas obligé d’être limité à 3 de QI pour en faire, hein…

parkour

Et ça m’agace que je trouvais le propos du départ intéressant : la question de la place dans la société, comment équilibrer la dite société, le fait que malgré tes prédispositions, tu peux choisir ton destin… Mais non, c’est juste prétexte à une histoire d’amour cousue de gros fil blanc avec une méchante femme de pouvoir et une lutte sans merci dont Tris et Quatre sortiront vainqueurs, je suppose, avec une société à reconstruire.

divergente-shailene

Bref, je ne regarderai pas la suite parce que… ben parce que je sais très bien comment ça va se terminer et j’ai envie de voir d’autres histoires. Comme celle dont je vous parlerai la semaine prochaine (si je suis sérieuse).

Rendez-vous sur Hellocoton !

La croisière s’amuse… nous moins

Je serai flagellée pour ce titre, je le sais.

Quand j’ai commencé à préparer notre voyage avec Victor, le but était de réussir à faire plusieurs destinations avec un budget pas si élevé. Après discussion, c’était décidé : ce serait Naples dont on parlait depuis un an puis la Grèce. Sauf que 10 jours à Athènes, ça fait un peu longuet donc je furète et trouve une mini croisière de 4 jours qui nous permettrait de voir Mykonos, Patmos, Heraclion, Santorin et un petit passage par le village turc de Kusadasi. Le bateau est à peu près tout ce que je déteste (gros et surtout polluant) mais au prix de la croisière en pension complète, on remplit pleinement l’objectif de voir beaucoup et pas cher. Let’s go !

croisiere-celestya

Vendredi 10 juillet, on embarque donc sur le Celestya Olympia, un magnifique paquebot qui s’étend sur 9 niveaux avec des restos, des bars, un casino, deux piscines, salle de sport et tutti quanti. On n’est pas montés qu’on nous prend nos passeports et qu’on nous les rendra à l’arrivée puis on arrête pas de nous prendre en photo alors qu’on est légèrement rouges et échevelés (le Pirée, c’est TRES grand). A peine met-on le pied sur le bateau qu’on nous annonce l’exercice d’évacuation, prenez vos gilets et montez niveau 7. Aaaaaah, laissez-nous respirer ! Néanmoins obéissants, on jette nos sacs, prenons nos gilets (je mets évidemment le mien à l’envers), on nous prend encore en photo et on écoute les instructions en 5 ou 6 langues. Des tas de gens se prennent en selfie, Victor et moi sommes un peu atterrés. Mais qui veut se prendre en photo avec un gilet de sauvetage ? « Hihi, on s’entraîne pour si on coule ! #cruise #drama #titanic #ilyavaitassezdeplacepour2surcettefoutueplanche #jesuiskatewinslet » Le pire c’est que je vous ai dit qu’on nous avait pris en photo quand on a débarqué avec nos gilets, je croyais que c’était pour une identification en cas de naufrage mais non , c’était pour nous vendre la photo ! Ah ben oui, je me sens tellement au top de moi même avec un énorme boudin orange fluo autour du cou… Bon, je me moque mais depuis, j’ai découvert des selfies de gens dans un avion en dépressurisation… (ces gens ne sont pas morts, on peut survivre à une dépressurisation, sachez le).

paquebot-cordes celestya-piscine

On retourne dans la chambre, Victor déménage tout pour coller les deux petits lits qui étaient séparés par une table de nuit car il est hors de question de faire lit à part puis on va se promener un peu « Forfait alcoolique ! Alcool à volonté pour 20 € par jour! », « Forfait excursion, 200 € pour tout voir et tout faire ! », « Duty free, duty free, par ici ! », « Wifi, 7 euros de l’heure, youhou ! ». Pour 2 gauchistes comme nous, ce temple du consumérisme nous choque un peu. Le forfait boisson illimité ? On a à peine réussi à dépasser 20 euros pour deux le dernier jour avec 2 verres de whisky et un verre de vin chacun (oui, je me mets à apprécier le whisky). Le forfait excursion ? Si c’est pour se balader avec des accros du selfie et de la perche qui va avec, on préfère se démerder seuls, merci.

Mykonos, premier arrêt

mykonos-6 mykonos-5 mykonos-4 mykonis-3 mykonos-2 mykonos-1 mykonos

Le forfait alcool tout compris a entraîné un phénomène qui nous a rendu fou : les verres abandonnés quasi pleins. On a même trouvé un mojito même pas entamé dans un couloir ! Ok, le respect est resté à quai… Les gens étaient vite bourrés dont un groupe d’insupportables ados américains qui parlaient très fort et étaient particulièrement mal élevés ou ce couple de Mexicains qu’on avait à table le dernier soir. On avait avec nous 2 Colombiennes plus 2 Américaines et le quatuor hispanique parlait à bâtons rompus, le Mexicain semblant raconter strictement n’importe quoi, déclenchant l’hilarité des Colombiennes tandis que son épouse souriait comme elle pouvait suite à un lifting un peu violent. Il y eut d’ailleurs ce moment un peu surréaliste où il nous montra une branche d’olivier, hyper fier de lui, nous expliquant qu’il l’avait acheté à Santorin comme s’il s’agissait de quelque chose de très rare et précieux. Oui, monsieur, bravo, c’est très joli, oooooh !

Patmos, 3e arrêt

patmos-2 patmos-1 patmos

Ah oui, les repas, parlons en. On nous plaçait en fonction des arrivées sur de grandes tables donc on a pu dîner en compagnie de Grecs, de Turcs, d’Italiens mais aussi de Grecs exilés en Australie qui revenaient pour la première fois et qui avaient très envie de discuter. Certains soirs, on a réussi, en arrivant un peu tard, à récupérer une table de 2 et à pouvoir dîner tranquille, entre deux photos prises par les photographes du bateau qui ambitionnaient de nous les vendres (non).

4e arrêt : Heraklion

heraklion-4 heraklion-3 heraklion-2 heraklion

Oui parce que les gens se précipitaient aussi, tout le temps. Par exemple, sur les expéditions sur Patmos et Santorin, il fallait prendre des navettes qui allaient du bateau à terre. Pour se faire, il fallait aller chercher des tickets au bar entre 13 et 15h. On a voulu y aller à 13h15 avant de déjeuner… une queue de malade. Du coup, on a pris la dernière chaloupe à chaque fois mais bon, à un moment, on n’est pas là pour faire la queue non plus.

Santorin, 5e arrêt

 

santorin-9 santorin-8 santorin-7 santorin-6 santorin-5 santorin-4 santorin-3 santorin-2 santorin-1 santorin

Concernant le forfait excursion, j’ai presque regretté par contre. Parce que du coup, les lieux à découvrir étaient potentiellement loin du port où on débarquait et impossible de s’y rendre à pied. C’est ainsi qu’en arrivant à Kusadasi, on a découvert qu’Ephese était à 25 mn de voiture soit 60 € de taxi… Idem pour Santorin, on est restés sur Fira, mignon mais un peu trop commercial à mon goût alors qu’il y avait une excursion à Ochia, le village avec la très belle église aux coupoles bleues des cartes postales.

Kusadasi, 2e arrêt

kusadasi-2 kusadasi-1 kusadasi

Mais la croisière nous a permis de découvrir quelques coins quand même. J’ai adoré Mykonos, Santorin malgré les trop nombreuses boutiques, Patmos et Heraklion. Kusadasi n’avait rien de notable à part cet adorable chaton :

chaton

On a failli le ramener mais vu qu’on doit déjà solutionner la future cohabitation entre nos deux monstresses, on trouvait que mettre un chaton en plus dans l’équation relevait du pur masochisme. Puis il aurait pas passé la douane.

Depuis, on a testé la cohabitation entre les 2, ça passe

Depuis, on a testé la cohabitation entre les 2, ça passe

Bon alors évidemment, grâce au gros bateau (en fait, un autre identique de la même compagnie faisait le même trajet), on débarquait en masse et il était un peu plus difficile d’apprécier les lieux mais on n’aurait pas pu faire le tour de ces îles pour moins cher, de toute façon.

mykonos-7

Puis la croisière a quand même un immense avantage : on a plein de temps entre deux escales. Et quand on est un jeune couple plein de vie et de désir, ça se rentabilise bien, ce temps libre… Je comprends mieux pourquoi pas mal de couples choisissent la croisière pour leur voyage de noces…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le gras, c’est bien mais que sur les hommes

L’avantage des week-ends de 3 jours, c’est que tu as le temps de glander et de fureter sur tes réseaux sociaux préférés (Twitter, Facebook et Instagram pour moi, si tu veux tout savoir) et se laisser aller au picorage d’articles divers et variés. Et c’est ainsi que je découvre ça : le dad Bod. Qu’est-ce que donc allez-vous me dire ? C’est le petit bidon que se tapent les hommes et qui est le new sexy. Et ce nouvel atout séduction envahit les magazines féminins. Heu, vous vous foutez de nous ?

 

A noter que le magazine Be remet direct les pendules à l'heure en entourant le bidou masculin de ventres ultra plats féminins

A noter que le magazine Be remet direct les pendules à l’heure en entourant le bidou masculin de ventres ultra plats féminins

Avant de poursuivre, juste un point sur mon opinion avec le ventre des hommes : je m’en fiche. Je suis sortie avec des hommes très minces ou des hommes plus replets parce que c’est pas du tout un truc qui m’attire ou me révulse. Alors pourquoi je tique sur cette nouvelle mode ? Parce que si, moi, je n’ai aucun souci avec le ventre des hommes, le ventre féminin reste tabou et je vois une nouvelle arme de soumission des femmes.

 britney-spears-belly

Je suis ravie que ces messieurs soient désormais dispensés de nous déballer leur 6 pack à la plage. Parce qu’au fond, leurs bourrelets de daddy sont sexy, ça fait mec établi dans la vie, l’homme réconfortant comme un nounours en cas de gros chagrin et qui ne prend plus beaucoup soin de son corps, occupé à élever sa douce progéniture (d’où le “dad”). Bah oui, les hommes, quand ils deviennent pères, ont tendance à nous faire une petite couvade en solidarité avec notre propre grossesse, comme c’est charmant.

 Couvade

Sauf que voilà, si l’homme a le droit de s’épanouir passé la trentaine et d’exhiber au monde sa douce brioche, nous, nous restons condamnées à faire des régimes, encore et toujours. Alors même qu’en cas de grossesse, pour rappel, c’est la femme qui porte l’enfant, qui s’arrondit, qui délivre des petits bébés de plus en plus gros mais elle est priée de vite retrouver sa taille de guêpe. J’exagère ? Prenons Olivia Wilde, plutôt belle femme à la base. Un mois après son accouchement, la belle a eu l’audace folle de sortir dans la rue habillée court alors qu’elle n’a pas perdu tous les kilos pris pendant sa grossesse, exhibant ses “gros poteaux”, elle que l’on a connu “si bien foutue”, citations extraites d’un article de Première qui a fini par virer l’article mais vous pouvez le redécouvrir ici, un grand moment de poésie. Alors je veux bien éventuellement concéder que le corps des actrices est l’un de leurs outils de travail mais putain, elle est juste sortie dans la rue.

 Olivia-Wilde-un-mois-apres-son-accouchement-a-New-York.-Elle-profite-d-une-journee-ensoleillee-en-famille-a-l-occasion-du-Memorial-Day

D’ailleurs, à propos d’actrice, comptons ensemble le nombre d’actrices replettes ayant obtenu un premier rôle. Là, vous allez me parler de Roseanne Bar (Roseanne) ou de Brooke Elliott (Deap drop diva) voire de Mindy Kaling (The Mindy’s Project*). Tiens à propos de Mindy Kaling, jouons ensemble au jeu des 7 différences entre la couverture qu’Elle lui a consacré et celles mettant en scène des femmes plus minces (et blanches…).

 o-MINDY-KALING-570

Voilà voilà. Et que dire de Lena Dunham et le scandale provoqué par le reportage photo et la couv de Vogue où elle est retouchée de partout ?

lena-dunham-jezebel 

Mais si j’ai bien noté les noms que vous m’avez donnés, je fronce les sourcils : aucune de ces demoiselles n’a pu obtenir un premier rôle au cinéma. Non car les actrices over size (et même average size) obtiennent rarement les rôles titres à moins d’être des personnages en marge et souvent très dérangés (Kathy Bates dans Misery, éventuellement Kathleen Turner dans Serial Mother). Mieux, quand une actrice abandonne ses attributs de beauté en acceptant d’être enlaidie, on salue automatiquement son incroyable performance d’actrice (elle a accepté d’être enlaidie, incroyable !) alors même qu’elle pourrait jouer comme une patate. Pour jouer les filles rondes, on préfèrera une mince qui prend 10 kilos (coucou Renee Zellweger). Quant aux belles actrices sujettes à de grandes prises de poids, leur carrière se ralentira à la moindre prise de poids, cf Kate Winslet ou Liv Tyler. Alors qu’en parallèle, la carrière de Jason Segel, ce gros nounours rassurant qui fricote régulièrement avec la bombesque Cameron Diaz dans les films, ne cesse de croître. Et ne me parlez pas de J-Lo (je suis pas sûre qu’elle soit encore actrice d’ailleurs), la fille a un ventre ultra plat et un boule rebondi, seules rondeurs admises avec les seins.

 collage-liv-tyler-und-kate-winslet

Le corps de la femme est en permanence soumis à un diktat, il doit être mince et ferme quel que soit l’âge et les conditions, une grossesse ne justifie pas les capitons. Dès qu’une femme doit être agressée, ça part direct en attaque physique, bien plus souvent que les mecs. Les boutiques de fringues féminines s’arrêtent au mieux au 44 (et plutôt en province il me semble) alors que les hommes ont leur XXXL dans leurs boutiques sans partir dans les boutiques spécialisées grande tailles. Même quand on est conscientes de cette pression injustifiée et manigancée en partie par le marketing qui veut nous vendre du yaourt, du drainant et des crèmes anti gros cul (et on a beau savoir que ça ne marche pas, y a toujours un moment où on craque), les magazines qui nous rappellent en permanence qu’il faut maigrir, maigrir, maigrir. C’est un truc qui est intégré, on nous fait toujours croire que la vie est plus belle quand on est mince, qu’on nous donnera plus facilement du travail, qu’aucun homme ne pourra nous résister, qu’il faut souffrir pour être belle. IL.FAUT.SOUFFRIR.POUR.ETRE.BELLE. Jamais un magazine n’osera écrire que le bidou est permis pour les femmes car il est hors de question de nous libérer du joug de cette obligation de minceur…

jai-craque

Et je ne suis pas la seule à le penser, au fait, petite réflexion sur le double standard


* Faut que je m’y remette d’ailleurs

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le questionnaire Libé du cinéma

Zem, le cinéaste qui ne doit pas m’aimer beaucoup (pour preuve, il m’a fait poireauter 15 mn dans un froid sibérien vendredi) m’a taguée sur un questionnaire ciné. Super, moi qui ne suis pas du tout cinéphile, on va pas pleurer.


Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?

Terminator 2 au cinéma. Le film était interdit au moins de 12 ans, ça s’est joué à quelques mois près, je me souviens. J’avais QUASIMENT 12 ans mais mes parents n’ont rien voulu savoir. Pourtant, j’avais vu le 1 et pas mal de films d’horreur avec mes cousins avant. J’ai eu très peur de Simetierre, par exemple.

Une scène fétiche ou qui vous hante ?

Heu… Ca dépend des périodes, je dirais. Là, de suite, me vient en tête la fin de Star wars épisode 3, quand Anakin se fait couper les membres par Obiwan puis commence à brûler et devient Dark Vador. Je sais pas pourquoi celle là me vient en tête en premier

Vous dirigez un remake : lequel ?

Le Mépris, peut-être ou la trilogie Matrix, tiens. Parce que l’idée de base est top mais le résultat… Ou ExiStenZ (je ne sais pas placer les majuscules) car idem, idée top mais l’actrice principale me sortait par les yeux.

Le film que vous avez le plus vu ?

Sans doute la cité de la peur, même pas forcément volontairement mais ce film est tellement multidiffusé…  Et le pire, c’est que ça me fait toujours rire. Mais je re-regarde rarement des films.

Qui ou qu’est-ce qui vous fait rire ?

Je suis globalement très bon public mais au cinéma beaucoup moins. Je déteste les gags 3 tonnes hyper prévisibles ou il faut que je sois très fatiguée pour rigoler. Des films comme Scary Movie et co, c’est juste quand je suis épuisée et que je peux me rouler par terre de rire sur une blague de Paf le chien. Sinon, je suis assez fan de l’humour un peu surréaliste et des bons jeux de mots.

Votre vie devient un biopic…

Ils ont intérêt à bien choisir l’actrice qui me jouera ! S’ils prennent une nana de seconde zone, ça voudra dire que ma vie est cheap.

Le cinéaste absolu ?

Je suis nulle en cinéma, je ne connais que très peu de réalisateurs donc on va dire David Lynch pour Mullholland Drive (paie ton originalité)

Le film que vous êtes le seul à connaître ?

Les téléfilms allemands qui passaient tard sur m6 à une époque, ça compte ou pas ? Je suis très forte en téléfilm, j’ai tout appris pendant mon chômage.

Une citation de dialogue que vous connaissez par cœur ?

La cité de la peur, les bronzés font du ski, le père noël est une ordure (version pièce de théâtre), les classiques en somme.

L’acteur que vous auriez aimé être ?

Heu… George Clooney parce qu’on a la fois faire l’ado attardé et se préoccuper des enfants du Darfour. Au moins que la célébrité serve à quelque chose

Et l’actrice ?

Kate Winslet comme ça, j’ai un mari qui me fait un bon petit film et je gagne un oscar. C’est assez sympa le travail en famille même si faire semblant de se mélanger avec Leo Di Caprio devant mon légitime, ça doit être assez étrange

Le dernier film que vous avez vu ? Avec qui ? C’était comment ?

Capitalism : a love story de Michael Moore vendredi soir avec Zem, justement. Ce n’est pas vraiment un film mais c’est le dernier que je suis allée voir au cinéma. C’est difficile à définir, c’était bien, oui, mais c’est un film qui mérite réflexion, qui soulève des questions. Même si on peut reprocher à Moore de tomber parfois dans la facilité, y a quand même des choses qui font un peu réfléchir.

Un livre que vous adorez, mais impossible à adapter ?

Les livres que j’adore peuvent tous être adaptés, il me semble, reste à voir s’il est possible de bien l’adapter ou non. On va dire « Moi et lui » de Moravia, l’histoire d’un homme obnubilé et guidé par son gros pénis, difficile de le montrer  à l’écran.

Quelque chose que vous ne supportez pas dans un film ?

La facilité. Je déteste deviner ce qu’il va se passer avant que cela se passe, j’ai besoin d’être surprise. Je déteste les scénarii bâclés ou inexistants, les films qui ne servent qu’à montrer des tas d’effets spéciaux mais qui ne contient aucune histoire. Bref, si pendant la projection, je ne suis pas surprise, le film va aller direct dans ma liste navets.

Le cinéma disparaît. Une épitaphe ?

« Le prix du billet m’a tuer ». Ben ouais, je ne vais pas suffisamment au ciné pour prendre une carte d’abonnement et à 10 € la séance… Ben non.

Voilà, je suis censée faire suivre ce questionnaire, j’ai un peu envie de le céder à Vicky qui se fout présentement de moi sur MSN à cause justement de ma difficulté à répondre à ce questionnaire. Ca lui apprendra.

Rendez-vous sur Hellocoton !

De l’art du nanard : le secret du vol 353

J’ai une passion dans la vie : le nanard. Le vrai, celui qui est mal joué, mal écrit, mal filmé. J’aime les regarder pour ensuite souligner tout ce qui est navrant en eux. Ouais, je sais, moquer, c’est facile et c’est mal mais des fois, c’est mérité quand même. Alors voici ma critique acerbe du téléfilm Le secret du vol 353. Dès le départ, j’envoie du rêve.


L’histoire en très gros : un homme perd sa femme et sa fille dans un crash qui n’aurait laissé aucun survivant mais il apprend qu’une femme aurait peut-être survécu donc il va partir la chercher. Mais là, des gros gros méchants se mettent à sa poursuite. Mais que s’est-il passé dans cet avion et qui sont les très très méchants ? Pour jouer cette sublime histoire, nous avons droit à un casting prestigieux :  Billy Zane qui a joué entre autre le fiancé pas super gentil de Kate Winslet dans Titanic, Gloria Reuben qui jouait Jeanie Boulet dans Urgences mais surtout John McGinley que les fans de Scrubs connaissent mieux sous le nom de Perry Cox. Ben si vous êtes fan du ronchon Dr Cox, surtout, ne regardez jamais ce téléfilm. Donc on se dit qu’avec un casting aussi prestigieux, on va avoir droit à un bon téléfilm. Naïfs !

Bon, alors ce qui m’a fait mourir de rire dans l’histoire, outre le côté « les scénaristes prennent de la coke », ce sont les méchants et en l’occurrence, notre ami Dr Cox. Là, il joue un un peu le même rôle mais sans aucun second degré, c’est un méchant juste méchant, cruel et franchement débile. Parce qu’en fait, y a le gouvernement qui veut empêcher le mec qui a perdu sa femme et sa fille, que nous appellerons Billy car c’est Billy Zane qui joue ce rôle et je ne me souviens absolument pas du prénom du personnage. Oui, au fur et à
mesure de son enquête, on découvre que le crash est dû à une histoire de manipulation génétique alors forcément, le gouvernement américain envoie le fleuron de ses services secrets, le très vilain Cox qui a la gâchette très facile. Par exemple, à un moment, Billy enquête dans une ferme et Cox arrive, la mâchoire serrée et le regard mauvais et part interroger le fermier. Il arrive et
fait, en gros : « Oh bonjour. Tiens, un cheval. Vous savez qu’ils ont les yeux fragiles ? » et paf, il crève l’œil du cheval puis il l’abat. « Bon maintenant, dites moi où il est ! ». Je pense que s’il avait posé la question avant de buter le cheval, le fermier aurait été bien plus coopératif. Bref, comme tout méchant du gouvernement, Cox est un vilain sadique qui aime le sang, tue des animaux (degré ultime de la vacherie dans les films américains) et découpe les doigts des dames qui répondent pas à ses questions. Le problème, c’est qu’il
arrive en faisant déjà son gros gros méchant, super crédible pour une opération secrète.


Mais revenons en à notre histoire du complot. Donc Billy retrouve la survivante du crash, Rose (Gloria Reuben) et il croit que sa fille a survécu mais en fait, non, ce n’est pas elle, c’est un enfant génétiquement modifié. Ahem. En fait, Rose travaille pour un organisme secret qui travaille avec l’armée d’où la violence de ceux qui sont censé faire taire Billy (mais qui butent en fait tout le monde sauf lui, même un cheval). Bon, là, on touche à la génétique donc on commence à avoir peur. Donc nos enfants ont des supers pouvoirs, y a le gosse qui peut prendre possession des gens mais qui est psychopathe donc ne fait que des conneries et la jolie petite fille kro kro mignonne qui est toute vertueuse. Et en fait, la petite fille vertueuse peut guérir les gens, c’est elle qui a survécu au crash et non la fille de Billy et elle a sauvé Rose une première fois du crash. Mais Rose, elle meurt quand même après, tuée par les méchants méchants. A la fin, le garçon psychopathe essaie de tuer la petite fille kro kro mignonne (c’est lui qui a provoqué le crash), il a bien sûr une voix métallique. Mais évidemment, la petite fille a plus de pouvoirs que lui et grâce à la force de son amour, elle parvient à sauver Billy et elle tue le garçon psychopathe.

On résume : des gentils très gentils, des méchants très méchants, des enfants retenus dans un centre secret (on se croirait dans le Caméléon) et à la fin, le bien triomphe sur le mal. C’est donc un film odieusement républicain. Et chiant.

PS : Si ce genre d’articles vous amuse, j’en fais plus souvent où vous avez violemment envie de pleurer, là ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Entraînons-nous à devenir des stars

Des fois, quand je rêvasse, j’aime bien imaginer que je suis une star. Une star de quoi, j’en sais trop rien et à la limite, on s’en fout. Donc j’imagine que je suis genre sur un plateau télé avec Ardisson ou chais pas qui et que je dois répondre à des questions. Je sais, c’est stérile mais j’adooooooooore !

 david-guetta

Alors, au cas où, j’ai décidé de m’entraîner à devenir une star. Il y a quelques mois, j’ai lu le bouquin de David Abiker, Le Musée de l’Homme, j’en ai parlé à peu près 158 fois et y a un chapitre qui me faisait mourir de rire : en gros, il prenait une interview dans Elle et il y répondait à la place de Mélanie Doutey. Et bien, moi, je vais faire comme David, je vais prendre une interview à la con et je vais y répondre. Ça pourrait devenir une chaîne de blogs, tiens ! Je réponds et je refile le bébé à d’autres blogueurs ! Quoi que non, c’est chiant. Bon, allons-y, lançons nous. Alors, je vous mets la question, la réponse « people » et le commentaire (si besoin est) de moi, personne anonyme et qui gagne même pas le SMIC puisque, rappelons-le, je suis au chômage.

 
1) Mon juron préféré en voiture

«  Connard ! » ou je lâche un bon vieux « Putain ! » qui ne fait pas avancer le schmiblick mais ça va mieux en le disant

 

En fait, je dis « connasse » car je pars toujours du principe qu’un mauvais conducteur est une femme. Ouais, c’est horrible de dire ça mais faut avouer qu’à chaque fois que quelqu’un me fait un sale coup genre sortir de la place de parking sous mon nez sans même regarder ou changer de file pile devant moi sans regarder, ce sont des femmes. Par contre, les voitures qui arrivent à toute berzingue en me faisant des appels de phare pour que je me pousse (oui, il semblerait que ma voiture puisse se glisser sous les camion mais je suis pas au courant) ou qui me font des queues de poisson parce que j’ai osé les doubler et qu’ils ont voulu prendre leur revanche, ce sont des mecs.

 
2) Je pourrais y passer des heures

Dans mon bain, devant la cheminée, dans les bras de mon namoureux, sous la couette.

 
3) La dernière fois que j’ai trop bu…

Lundi, pour le repas de Noël : champagne, vin blanc, vin rouge et à nouveau champagne.

 

En fait, une fois le repas avalé et mon café absorbé, je me suis rendue dans ma chambre pour écraser ma bulle tandis que le reste de la famille regardait Camping… Enfin, ma grand-mère et Yohann dormaient aussi mais comme je tiens à mes cervicales, je suis allée dans mon lit. Mais ça, c’est pas glamour donc on le dit pas dans une interview de star.

 
4) Ma phrase fétiche
Si j’ai pas confiance en moi, personne ne le fera à ma place
 

En fait, ma phrase fétiche, j’en ai une différente par semaine et ça varie selon les circonstances.

 
5) Je me regarde dans la glace et je me dis…
Mouais…
 

En vrai, je me dis que je suis vraiment trop pleine de graisse mais quand je serai célèbre, j’aurais les moyens de me payer une liposuccion et un coach personnel donc y aura plus de soucis à ce niveau là…

 

6) Si je devais choisir entre PPDA et H. Roselmack
Harry, un homme très séduisant
 

Un putain de beau gosse, ouais ! PPDA, même jeune, je le trouvais pas séduisant. Par contre, s’il peut me trouver du boulot, je peux changer d’avis !

 
7)Mon dernier achat ?

Un tailleur très chic pour le réveillon, gilet, chemise et pantalon

 

Acheté chez H&M mais ça fait pas star du tout donc je précise pas. Surtout qu’en vrai, mon dernier achat (hors cadeaux de Noël) fut « la culture générale pour les nuls » mais ça me ferait passer pour une conne. Alors que je pense que tout le monde devrait le lire car on apprend plein de trucs !

 
8) A mon dîner idéal, je réunirais

Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, pour voir si leur mode de vie les rendait vraiment heureux

 

Ça, c’est pour faire intellectuelle. Parce qu’en vrai, je prendrais juste mon chéri et moi dans un lieu super génial !

 
9) On me confond avec

Jodie Foster, Gillian Anderson ou Kate Winslet, ça dépend des gens

 

En vrai, on me dit que j’ai de vagues airs de… Sinon, on me confond avec ma sœur mais c’est pas star !

 

10) Dans Desesperate Housewives, vous vous identifiez à :

Susan, la fille qui a une lose incroyable en matière d’amour. Lynette, un peu aussi, la plus humaine de toutes.

 

Je déteste Teri Hatcher, Susan devient super gonflante dans la saison 2 mais je peux pas le dire ça !

 
11) En mode, je me damnerais pour…
Une robe Vanessa Bruno
 

Ça ressemble à quoi une robe Vanessa Bruno ? Non parce que moi, je veux la robe rouge à carreau de chez Promod mais c’est pas du tout star, Promod !

 
12) Un petit creux la nuit ?
Qui dort dîne
 

Non mais je vais pas me relever, une fois couchée, j’ai la flemme.

 

Bon, ils m’emmerdent, moi qui prend exprès de l’eau chaude au citron le matin parce que toutes les stars font ça, ils me le demandent même pas ! N’empêche que c’est bon et ça fait une boisson sans sucre et sans excitant.

 

Bon, promis, je vous mets un article sérieux bientôt, juste que là, je suis claquée et incapable de réfléchir correctement !

 

(interview piquée à Cosmo de janvier, p 16, « Star Express », avec Héléna Noguera)

Rendez-vous sur Hellocoton !

A qui tu ressembles ?

 Pendant les vacances, Guillaume m’a initiée à un nouveau jeu (non sexuel, bande de pervers !) : le site myheritage. Vous mettez votre photo sur le site et il vous calcule votre ressemblance avec des personnalités. Comme j’ai trouvé ça très amusant, j’ai testé avec plein de photos et les résultats sont parfois très surprenants. En tout cas, pour lui, ça marche puisqu’il ressemble à Ewan
McGregor à 72% (ahah, je suis trop forte, je l’avais dit avant !).

Première photo, je ressemble le plus à… Natalie Portman. Honnêtement, je ne vois aucune ressemblance entre Natalie (qui est très belle, au demeurant) et moi… Sur les autres photos, en vrac, j’ai eu en premier deux fois Scarlett Johansson (non plus, j’ai des lèvres super fines), Uma Thurman en deuxième position (heu… suis pas sûre non plus). Ensuite, j’ai eu du Madonna (j’ai
un petit espace entre mes deux incisives mais sinon…). Celle qui est ressorti systématiquement, c’est Aishwara Rai, une star de Bollywood… On a effectivement la même forme des yeux, en amande, mais sinon, la ressemblance n’est pas des plus frappantes. Dans le vexant, j’ai eu un Ariel Sharon… Ah ? Enfin, j’ai visiblement un visage très féminin puisque j’ai eu très peu d’hommes. Ma sœur, à l’inverse, a un visage un peu plus carré et a eu beaucoup d’hommes dans les résultats (dont Keanu Reeves, pas des moches). A l’inverse, Guillaume a eu quelques femmes dans ses résultats, sans doute parce qu’il a des traits fins… Et puis il a des cils, c’est pas juste que des hommes aient de si beaux cils alors que nous, on doit mettre du mascara dessus pour avoir un plus beau regard. La nature est parfois curieuse, tout de même.
 
Bon, j’ai trouvé ça follement amusant, j’y ai passé une demi-journée, communiquant à chaque fois à ce pauvre Guillaume les résultats : « Oh, Uma Thurman, ahahah ! ». Ce qui est étonnant, c’est que je n’ai eu qu’une fois Kate Winslet alors qu’on m’a dit plusieurs fois que je lui ressemblais. Enfin, en vrac, on m’a déjà dit que je ressemblais à Kate Winslet, donc (pas faux), Dana Scully, le Dr Lewis d’Urgences, Natasha St Pier (j’ai pas une grande bouche, moi !) et d’autres que j’ai dû oublier… C’est amusant cette manie que l’on a à toujours chercher à qui ressemble les gens. Ma mère et moi, on est expertes en la matière.
 
La scène : Nina et sa maman dans la rue. Dialogue : « hé, regarde, lui, là-bas, on dirait bidule! ». Une fois, je me souviens, on était à l’aéroport de Toulouse, elle me
file un coup de coude et me montre un monsieur en faisant : « Hugues Auffray 
– Ahahah, c’est vrai qu’il lui ressemble! 
– Forcément qu’il lui ressemble, c’est lui! »
Oups ! Mais bon, c’est pas ma faute si ma maman passe son temps à me filer des coudes en me disant : regarde le mec là-bas, il ressemble à truc ! »
 
Je pense qu’on agit de la sorte pour se souvenir de la personne, pour se « l’approprier », en quelques sortes. Dans la mesure où on n’aime pas de prime abord ce qu’on ne
connaît pas, trouver une ressemblance entre une personne et une autre doit nous rassurer, quelque part. J’avoue que j’ai hérité de ce mauvais trait de ma mère, je trouve des ressemblances à tout le monde. Ca horripile mon père, nous, ça nous fait rire!
 
Pour en revenir aux ressemblances, à qui je ressemble vraiment? A mon père, ça, y a pas à dire ! Bon, mes parents sont tous les deux petits, châtains clairs aux yeux bleus donc en tant que digne héritière, j’ai récupéré ces caractéristiques, tout comme Alice. Après, j’ai les yeux de ma mère et sa poitrine, hum, opulente, son genou fragile mais pour tout le reste, c’est papa.
 
Pourtant, il y a avait des éléments qui ne rentraient pas dans le puzzle : à qui appartient mon nez? Ce n’est ni celui de mon père, ni celui de ma mère… Récemment, j’ai retrouvé des photos de mon grand-père partenel jeune (que j’adorais)… Seigneur, je suis sa version féminine ! Même nez (le voici donc), même folle tignasse, même forme du visage… Ben, ça peut paraître
idiot mais j’aimais tant mon grand-père que lui ressembler physiquement est un grand honneur. Surtout, j’avais peur de tenir certains de mes traits de ma grand-mère, son épouse, donc, mais visiblement, je dois tout à mon papi, youpi ! Ma soeur, par contre, tient du côté maternel (même si, de loin, on se ressemble, comme quoi…). C’est très impressionnant : si on regarde des photos de la soeur de ma mère jeune, c’est Alice, trait pout trait. Une fois, petite, cette fameuse tante amena ma soeur à son boulot et tout le monde lui dit : « On saurait pas que tu n’as pas d’enfants, on penserait que celle-là est à toi ! ».
 
Enfin, bref, allez faire un tour sur myheritage et mettez en comm à qui vous ressemblez… Je sens qu’on va bien s’amuser !
 
 
Rendez-vous sur Hellocoton !