Journal d’une démissionnaire : reload


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Je vous avais annoncé à la fin du précédent volet de journal d’une démissionnaire une possible reprise. A l’époque, Ioulia et Simon m’avaient en effet promis de me
faire leur version de leur vie et de leur départ à TGGP puisque, oui, ils sont tous les deux partis.

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Pourtant, aucun des deux ne reprend cette catégorie. Non, c’est à nouveau moi qui vais parler de démission puisque pour la 3efois en 3 ans, ahah, je démissionne ! Je vis très bien mon instabilité professionnelle, merci. Mais cette nouvelle démission
n’est pas le fruit d’un caprice, non. Et évidemment que je pars ailleurs, travailler sur un site très connu dans un groupe beaucoup plus grand que Pubilon mais moins que TGGP. Et je vais vous dire, à mesure qu’approche mon départ (qui a lieu vendredi, je vous préviens de ma vie en temps réel…), j’ai la sensation que je vais enfin revivre.

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Je ne vais pas vous faire la version « dégradation des conditions de travail » comme je l’avais fait chez TGGP, ce serait trop long et surtout trop geignard. Mais ceux qui suivent ce blog n’auront sans doute pas manqué de noter une certaine dégradation de ma vie, de nombreuses plaintes sur mon état de fatigue, mon impossibilité à débloquer du temps pour moi et je ne vous parle même pas du passage Lexomil. Parce que oui, ce boulot m’a à un moment forcé à prendre des médocs pour avoir le courage de me lever le matin et aller bosser. Même si je n’en ai pris qu’une semaine et encore très peu, je reste traumatisée, ça m’a fait l’effet d’un électrochoc. Aucun boulot ne mérite que j’y perde la santé, aucun. Et je ne parle même pas de mon moral, mes amis m’ont vue dépérir, être bouffée par le (mauvais) stress et l’anxiété, jusqu’à encore dimanche où un pote me disait qu’il fallait vraiment que j’apprenne à lâcher du lest, à être moins impliquée… Facile à dire mais comme il a dit lui-même (si, si, j’ai parlé moi aussi) « Ouais mais quand on a connu le chômage longue durée comme nous, on a du mal à ne pas être consciencieux ». Voilà, c’est exactement ça !

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Donc je vais encore recommencer une nouvelle vie, dès le 12 juillet. Entre temps, j’ai 15 jours de vacances, je n’en avais pas eu depuis Noël sauf mon week-end
plongée à Marseille donc j’ai envie de dire que c’est mérité. Surtout que ça va être les premières vraies vacances depuis un an, genre personne ne m’appelle pour le taf, genre je n’aurai rien à faire ni aucune préoccupation. Ca va être tellement bon, mon Dieu, je ne réalise carrément pas. Mais vendredi, tout sera fini.

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En attendant, pour vous, lecteurs chéris (et les autres aussi), je vais vous concocter quand même quelques articles pour vous raconter quelques entretiens passés,
des histoires de recrutement car cette fois-ci, ce fut épique. Mais si c’est pour le meilleur, ça valait le coup d’attendre.

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Par contre, cette fois-ci, je ne ferai pas du journal d’une démissionnaire 5j/7, je me réserve le droit de vous parler d’autre chose entre temps, je dois par
exemple vous parler de foot (si !), de meuble télé, de concert, d’orgasme, d’une expérience sensuelle à venir (rien de bien indécent non plus mais ça n’a pas encore eu lieu), du fait que je suis vieille et de mon stérilet à venir. Ah et aujourd’hui, je passe mon niveau 1 de plongée, peut-être que je vais vous saouler avec.

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Ok, on finira donc cette nouvelle session journal d’une démissionnaire à Noël.

PS : Oui, la fille avec les palmes bleues qui remonte sur l’octopus de son accompagnatrice, c’est moi

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Week-end crapuleux (na !)

 La vie est une chose relativement amusante, quand même. Enfin, la mienne, en tout cas, même si des fois, on n’a pas le même humour. La semaine dernière, je me prenais donc un sale vent de derrière les fagots. Mais, là, j’ai pris ma petite revanche sans même l’avoir fait exprès.

Lundi dernier, j’entame la discussion avec un jeune homme Toulousain sur MSN. Vu que j’ai prévu de descendre pour le week-end, allons boire un verre, en toute amitié. Mais en fait, le « en toute amitié » vire vite au « non mais ce serait bien qu’on passe la nuit ensemble, finalement? ». Mais qui est-il ? Il s’appelle Guillaume donc ça nous fait Guillaume III ou Guillaume3 (oui, je suis chiante à retomber toujours sur les mêmes prénoms mais il fait aussi les mêmes études que mon dernier ex, si vous voulez tout savoir). Et, leçon de vie : « ne jamais dire jamais ». J’avais donc dit : « jamais je ne serai pédophile, moi » à Gauthier et Mister Big. Et là, Guillaume III a? 22 ans. Soit 4 de moins que moi. Bon, tant pis, j’assume mon statut de vieille. Après des conversation tel+webcam (oui, vive la technologie), on convient de se retrouver le vendredi à 22h, à la sortie de son travail. Mais à peine suis-je arrivée chez mes parents que le programme se chamboule. En effet, jeudi matin, je me connecte vers 8h30, il est déjà là, vu qu’il s’est pas couché. Il m’explique qu’il sait pas quoi faire aujourd’hui vu qu’il travaille pas, je le convie à venir prendre le petit déj chez moi. Une heure plus tard, j’allais le chercher à la gare (oui, je vous rappelle que mes parents ne vivent pas sur Toulouse). Je le ramène chez moi, on boit du café et on mange les croissants qu’il a acheté (oui, ils sont galants, ces jeunes, un bonheur !). Je le ramène à la gare vers 12h, histoire qu’il ne croise pas mon papa et je rentre à la maison. Ahah, ni vue ni connue ! Bon, mon père arrive : « t’es sortie, ce matin ? La voiture a changé de place ». Puis il trafique des clés sur la table, je fais pas gaffe. Soudain, j’avise un billet de train sur la table : « c’est quoi ce billet ? fais-je, avant de voir que c’est celui de Guillaume. Rouge de confusion, je le jette. On déjeune puis mon papa décide d’aller aux toilettes mais y a de l’eau partout : Guillaume s’est servi du lavabo et il semble que ce dernier fuit. « Quelqu’un est venu ce matin ?
– N…non. »
Sur ce, mon père part, je file sur le net et retrouve Guillaume qui m’informe qu’il a oublié ses clés chez moi, celles que mon père farfouillait sur la table. Ok, je suis pas flag’ du tout. Et en plus, mauvaise menteuse. Ma mère rentre et me demande où je suis allée avec la voiture. « Au centre culturel au Leclerc?
– Mais il est fermé !

– Ah…euh…oui, j’ai vu, merci ! »

On peut dire que « flag » aura été le maître mot de ce week-end crapuleux. Vendredi, 22h, j’attends devant l’entreprise de Guillaume. Celui-ci me récupère dans la rue, l’air embêté « en fait, je finis à 23h mais je t’ai préparé un truc pour faire passer la pilule. » On monte et il a acheté une bière à la cerise avec deux parts de tarte au citron délicieuse mais j’avais déjà mangé alors bon. On papote en mangeant et buvant, il va répondre au téléphone dès que nécessaire puisque tel est son métier. Sauf que voilà, deux adultes seuls dans un immense bureau, comme ça… On commence à s’embrasser sur une chaise de bureau puis on se transporte sur le canapé et là, on regarde l’heure : il nous reste dix minutes avant l’arrivée de la relève… Bon, c’est trop tentant, on baptise le bureau et la moquette. A peine fini, on se rhabille et le collègue arrive, j’adopte une mine impassible mais on est carrément flag : tout rouges, échevelés et j’arrête pas de me marrer en plus… Faut dire que le pauvre collègue en question, on sent que ça fait longtemps qu’il a pas brouetté, ni au bureau ni ailleurs…

De là, on rentre chez Guillaume. Au départ, on avait prévu d’aller boire un verre en ville mais on zappe cette étape, officiellement pour aller déposer les parts de gâteau restantes, officieusement pour continuer sur notre lancée. On arrive donc chez lui et après quelques minutes de bavardages, on reprend nos petites affaires, on se débarrasse du superflu et c’est parti pour une nouvelle brouette endiablée. Sauf qu’à un moment, on commence à entendre des bruits dans la rue. Ah, tiens, la fenêtre est restée ouverte… On écoute les cris : ah oui, c’est bien pour nous puisque ça simule le coït, en bas. Bon, après quelques minutes de fou rire, Guillaume va fermer la fenêtre et m’annonce que nous avions une dizaine d’auditeurs. Ok, c’est amusant…

De la même façon, ses voisins ont pu partager nos ébats grâce à la magie des murs option « papier à cigarette ». Dimanche, Guillaume croise ses voisins et s’excuse.

Le Monsieur : « tu t’excuses de quoi ? »

La demoiselle : « Tu sais très bien pourquoi ! »
Oups !

Bon, autre anecdote marrante : le jeune homme a un clic-clac. Alors, ça, c’est vraiment l’inconvénient majeur à sortir avec un mec plus jeune : c’est un étudiant, il dort dans un clic-clac au matelas un peu fatigué. Oui, moi, je suis stagiaire, je dors dans un BZ, c’est vraiment autre chose, quoi ! Donc nous ruinons un peu plus le clic clac quand nos galipettes nous poussent tout au bord du matelas… Et là, le clic-clac bascule et on se retrouve par terre, toujours morts de rire. Bon, après tout ça, faut bien dormir. Et là, je découvre un talent chez mon amant : il parle en dormant. Ce qui me vaut de très belles déclarations genre : « je pensais vraiment pas que le plumeau finirait dans la cheminée ». Bon, sur le coup, je me suis dit que c?était une métaphore de type sexuelle mais en fait, non, il dormait comme un bienheureux, il était tout gêné quand je lui ai raconté ça au réveil. Mais moi, j’ai trouvé ça rigolo et la nuit suivante, quand il a recommencé à parler, je rigolais en douce dans mon coin. Oui, je suis super joueuse comme fille.
Bref, nous avons passé deux nuits ensemble plus la soirée de lundi, ce fut vraiment très agréable. Un délicieux mélange de sexe et de scrubs, la série télé. Bon, heureusement qu’il avait les épisodes sur l’ordi car nous n’avons pas été toujours très attentifs… On a aussi bu du champagne et du vin blanc achetés par Guillaume. Y a pas à dire, ils savent recevoir ces jeunes ! Franchement, cette petite aventure m?a fait du bien au moral (je suis pas dépressive mais ça fait du bien quand même) et la question de l’âge ne m’a finalement posé aucun problème puisque je ne me suis guère rendue compte que le jeune homme avait 4 ans de moins que moi, sauf quand je disais des « en 95, je rentrais au lycée » et qu’il explosait de rire. Finalement, les jeunes, c’est pas si mal !

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