L’amour, c’est l’orgueil

En ce moment, j’ai envie de vous parler d’amour, de vous dire des choses tendres… Ou pas vraiment d’ailleurs. Parce que plus j’y pense, plus je me dis que c’est une chose bien étrange, une construction mentale plus qu’autre chose. Quelque chose qui a à voir avec l’orgueil. Laissez-moi donc vous expliquer.

Mental

En 8 ans sur ce blog, j’en ai parlé d’amour, beaucoup. Puis moins. Pourtant, en 8 ans, j’ai été amoureuse parfois, j’ai aimé plus rarement, j’ai eu le béguin, le crush. Parfois, je n’ai pas vraiment d’homme dans ma vie, personne qui ne fait battre mon coeur, plutôt. Parfois, certains restent un peu plus longtemps, je m’attache jusqu’au jour où ça casse et ça fait mal. Comme avec Prince-charmant-devenu-crapaud de l’été dernier. Après 3 mois de douce idylle, patatrac, fin de la romance. Une histoire ordinaire, je sais. Mais comme c’était une goutte d’eau dans mon vase désespérément plein depuis le cataclysme 2011, je suis allée pleurer chez ma naturopathe qui m’a demandé “aimez-vous ce garçon ?”. L’aimais-je ? Je répondis en toute sincérité “je suis amoureuse de l’image que j’ai de lui…”. Puis en creusant, j’ai cru entrevoir ce qui me rendait malheureuse, ce n’était pas tant de perdre un homme dont j’aimais l’image mais la blessure d’orgueil.

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L’amour n’est-il qu’une construction mentale ? Oui, non, je sais pas. Il y a une réalité physique à l’amour, le déluge d’endorphine, l’ocytocine au plafond, ce sont des faits. Cet homme qui squatte mes pensées, jours et nuits, que j’adore et que je hais tout autant, agent hyper réactif de mon humeur qui fait glisser ma cyclothymie vers la bipolarité. Cet homme si charmant que mon cerveau n’arrive pas saisir les nuances de son visage. Je sais pas si ça vous fait ça vous mais moi, quand j’ai un mec dans la peau, j’arrive jamais à redessiner mentalement son visage (alors même que je suis physionomiste, j’ai une mémoire limite photographique). Bref, y a des hommes qui me mettent à l’envers, ok. Mais finalement, pourquoi lui et pas un autre ? Question d’hormone, de compatibilité de peau ? Parce que c’est mon âme soeur, le pot de mon couvercle, la moitié de mon androgyne ? Ou bien est-ce parce que ce garçon que je trouve mignon, sexy, drôle, intelligent, charmant… flatte inconsciemment mon ego ? Blessure d’amour, blessure d’orgueil ?

rupture

Après tout, “réussir” son couple n’est-il pas en soi une condition à la réussite sociale ? Dis comme ça, ça paraît rétrograde mais soyons honnêtes : le célibat paraît toujours un peu suspect. Quand je revois des personnes que je ne fréquente pas régulièrement, j’ai toujours le droit à des « aloooooors, tu as trouvé l’amour ? ». Parfois, ça me démange de répondre une connerie « oui, écoute, je l’ai cherché partout mais il était au fond de mon sac, comme tout ce qui disparaît de chez moi, hihi ». Ou cette terrible question « mais comment ça se fait que tu sois célibataire, toi qui es si merveilleuuuuuse, je comprends pas ». Sans amour, j’en suis forcément victime. C’est pas moi votre honneur, je suis en tout point parfaite, ce sont les hommes qui me veulent du mal après m’avoir fait du bien. Personne n’envisage 30 secondes que le célibat n’est pas une croix. Pour moi, le célibat, c’est la possibilité de faire ce que je veux de ma vie, aller au sport, partir en vacances où je veux quand je veux. Exemple parfait : avec un mec, je partirais pas aux Maldives pour le réveillon, il ne restait qu’une place sur le bateau. Bien sûr que des fois, j’aimerais des bras chaleureux après une journée difficile, j’aurais adoré avoir un gentil masseur à domicile quand je me suis bloquée le cou la semaine dernière, que j’aimerais vivre des moments romantiques avec mon chéri, que j’aimerais moi aussi batifoler dans le bassin ludique de la piscine prout prout avec un beau mâle mais l’un dans l’autre, le célibat, je le vis bien, merci. Mais ça ne colle pas. Tu réussis pas ta vie si tu ne réussis pas ton couple au même titre que ta carrière. C’est comme ça.

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Ainsi, certains couples restent cachés, l’un des partenaires n’assumant pas toujours de fréquenter l’autre. Regardez dans Sex and the city (référence), Charlotte n’assume pas de prime abord sa liaison avec son avocat qui n’est pas bien joli. Je me souviens d’une amie qui, par le passé, me présenta son mec en me précisant de suite « bon, il est pas très beau mais il est gentil ». Oui, enfin, tu sais, je comptais pas le draguer donc je m’en fiche un peu qu’il ne soit pas beau mais le mâle à présenter doit être à la fois beau, bien élevé (pour les parents) et avec un poste qui envoie un peu du rêve (ou du moins un salaire ou un hobby qui fait bien). Ainsi tombe-t-on amoureux de l’autre ou du statut qu’il peut nous conférer ? L’aime-t-on pour qui il est ou pour l’image de moi qu’il va donner ? Si je m’en réfère à mes propres conquêtes et ma longue liste de thésards en toute discipline, il semble évident que je kiffe les intellos. Même quand ils veulent pas m’expliquer le coeur de leurs recherches parce que ça pourrait m’ennuyer (pas-du-tout). Mais est-ce que j’aime les mecs intelligents (enfin, du moins, qui poussent leurs études loin, je suppose qu’on peut être thésard et franchement abruti) ou le fait qu’en me fréquentant, ils valident plus ou moins ma propre intelligence ? Qui sait ?

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L’amour, ne serait-ce qu’une construction mentale pour rendre plus joli notre orgueil ? Quand je vois toutes les profil pictures sur Facebook où les couples s’étalent, tous les albums photo de mariage postés en public sur les sites féminins, je me dis que ce besoin de montrer que, oueeeeee, je suis en couple, t’as vu, t’as vu ! Perso, quand je suis en couple, je mets pas de photos de nous sur Facebook parce que… ben je m’en fous de le crier au monde, en fait. Pas si narcissique, finalement.

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Coup de foudre

Par Keira
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Je viens de vivre une semaine incroyable.
Après des mois sans toucher à mes pinceaux je suis enfin retournée sur le terrain. Mon amie d’école Isis m’a contactée pour bosser sur un court métrage étudiant, elle avait besoin d’aide en raison du grand nombre de figurants.
Lundi je m’aventure donc en plein bois de Vincennes pour rencontrer une partie de l’équipe technique, le tournage commencera le lendemain, on est juste venus se promener en forêt pour voir les lieux de tournage et faire des tests de prise de vue. Histoire de voir si on a besoin de mette du fond de teint ou si on la joue très naturel.
Le naturel est adopté et c’est tant mieux.
Cette journée pleine de marche me permet de rencontrer le réalisateur que je surnommerai Choupinet (pour des raisons évidentes), les deux cadreurs, la scripte et… sûrement une autre personne mais c’est un peu flou.
Mardi matin, ça commence bien, j’avais oublié d’enclencher mon réveil…
Donc autant dire que courir dans le bois de Vincennes à 8h du matin en essayant de retrouver son chemin pour parvenir au lieu de tournage, avec en même temps le portable à la main, écrivant un texto pour prévenir qu’on arrive et Isis qui essaye de vous joindre toutes les deux secondes n’est pas le meilleur moyen de commencer une journée calmement.
Mais j’y suis arrivée. Et les gens m’ont accueillie en souriant. Personne ne m’en voulait. Les comédiens n’étaient pas là, j’avais le temps pour une tasse de café et un morceau de brioche. Le luxe !
On me présente le reste de l’équipe et la journée commence.
Maquillage et organisation à deux avec Isis, on se marre bien, les gens sont adorables.
Il pleut, c’est pas grave, j’ai amené des capes de pluie en prévision, les gens m’aiment.
Et comme on a que ça à faire vu que l’équipe tourne un plan dans la tente, nous on reste dehors et on papote entre les prises.
Et c’est donc là que nous commençons à discuter avec C. qui est régisseur et nous permet de boire du café chaud et de manger.
C. est une personne incroyable. Dès le départ il y a une sorte de chose étrange qui se passe. Un regard, un sourire, un fou rire aussi. 
Une espèce de grâce incroyable qui émane de cet homme, une sorte de beauté irréelle. Il dégage une chaleur humaine, une joie de vivre, des ondes positives à la pelle.
Et là, vous vous retrouvez comme une cruche. Complètement amoureuse de ce mec que vous ne connaissez pas. Quand je dis amoureuse c’est sans aucune tension sexuelle. C’est juste de l’affection pure, simple, belle comme lui est beau. Vous ne pouvez pas ne pas aimer ce mec.
Pour moi c’est inconcevable. 
Et alors que je pensais être la seule à avoir ressenti ce sentiment grandissant tout au long des quatre jours de tournage (et je me demandais si c’était une réaction normale, parce qu’un coup de coeur de cette ampleur ça ne m’était jamais arrivé), il se trouve que ma pote Isis m’a dit ressentir exactement la même chose lors de notre heure et demie de conversation téléphonique d’hier.
Donc cet article c’est mon cri d’amour pour C.
C’est aussi une façon de dire par écrit une chose que je ne saurai sans doute pas lui expliquer correctement en face à face.
Parce que ce n’est pas évident de dire à quelqu’un « on se connaît depuis moins d’une semaine mais je suis dingue de toi et je ne veux pas te perdre de vue » sans qu’il vous prenne pour une illuminée complète. Alors que vraiment, c’est ce que je pense vraiment.
J’ai rencontré une personne magnifique que ce soit extérieurement ou intérieurement. 
Et cela m’a profondément émue.
Vous devez vous dire « euh ouais, en 4 jours tu ne peux pas savoir si c’est pas un gros con en fait ». Mais n’oubliez pas que les conditions d’un tournage font qu’on voit très rapidement la nature des gens. A passer plus de 12h par jours ensembles, à manger, bosser, dormir (quand on peut), les masques se doivent de tomber très vite vu le stress et l’hyperactivité qui règnent en permanence. Ca permet de faire des découvertes incroyables comme C. et le reste de l’équipe qui étaient vraiment géniale.
Mais je ne sais pas… la plus belle des surprises c’est d’être tombée amoureuse et de savoir que je n’aurai pas tous les désagréments d’un amour plombé par une tension sexuelle mais tous les avantages d’un amour chargé d’amitié et de bons moments, de joie et de rires, de danse et de réflexions sur la virginité de Jeanne d’Arc.
Ne reste plus qu’à lui dire qu’il n’a pas à avoir peur et que je ne suis pas une folle finie.
L’avantage c’est qu’Isis sera avec moi pour lui dire la même chose !
En fait j’aurai tout de même dû écrire « Coups de foudre » car en y repensant, une équipe de tournage aussi géniale ça ne m’était encore jamais arrivé.
Et même s’ils ne savent sûrement pas que j’écris cet article (sauf Isis car il me faut son approbation), je tiens à leur dire que je les aime et les remercie pour ces moments complètement magiques.
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La liste de l’été parce que oui, c’est l’été

(attention, liste un peu olé olé, réservé à un public à peu près averti. Hein, les jeunes ?)

– J’ai traîné ma maladie toute la semaine, surtout la toux qui n’en finissait pas. J’ai eu des fantastiques quinte de toux qui n’en finissait pas. Je crois même que j’ai effrayé une vieille dame dans le train (bon, faut dire que j’arrivais plus à reprendre mon souffle et à la fin, on avait l’impression que j’allais en vomir). C’est très gênant quand je suis au boulot, exemple:

« Nina, tu peux faire ça. – Oui, tu m’en dis keuf keuf plus – Alors (keuf keuf) il faudrait (keuf keuf keuf) que tu fasses (KEUF KEUF KEUF KEUF) – Pardon, tu peux répéter la
fin ? ». Et après, je partais en courant boire pour essayer de faire passer ça alors que mes yeux pleurent. Dans la nuit de jeudi, je m’étouffais tellement que j’ai fini par sucer un
glaçon. Pas mal comme solution.

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– Quand je suis malade, je suis un poil agressive quand même. Mardi matin, dans les couloirs du métro. Je me prends les tapeurs habituels, les mecs qui vendent Sans Abris, une nana qui demande un ou deux euros et là, une dame arrive, j’entends Invalides et je réponds un méchant « Non ! ». Je continue à avancer et là, ce qu’elle m’a dit monte au cerveau :
elle veut aller à la station Invalides. Donc je rebrousse chemin pour lui répondre en me confondant en excuses, qu’elle accepte très gentiment mais je suis morte de honte. Le lendemain, par contre, j’ai envoyé chier le tapeur habituel du quai du métro. Tous les matins, il me demande une petite pièce. J’arrive sur le quais « Bonjour, est-ce que… » « Non ! ». J’avance, je m’arrête au distributeur pour m’acheter à boire (toujours rapport à ma toux) et là « Bonjour, vous auriez pas une petite pièce ». Là, exaspérée et atterrée : « Mais enfin, vous me l’avez demandé y a 30 secondes ! Non ! ».

 

– Curieusement, les femmes agonisantes, ça le fait, mon mojo a bien marché cette semaine. Mardi matin : nez pelé, reniflement, casquette vissée sur la tête (il pleut), foulard
autour du cou, veste, des mecs me regardent. Ils sont malades ou quoi ? Jeudi soir, je rentre d’une soirée tranquille chez un mec (no brouette inside) et là, mon mojo explose : tous les
regards se tournent vers moi. Je devrais être mourante (au moins) plus souvent. A moins que ce ne soit le pouvoir de la prune.

– Dans la série, « je suis amoureuse », le semi Russe est l’homme parfait. Si, si. Ces derniers temps, il me cherche beaucoup donc mardi « ok, on se voit » et là, il disparaît de MSN. Vicky le soupçonne d’avoir une copine, donc je décide de jouer un peu ma garce et je lui vois un texto explicite. Et là, je reçois un merveilleux « Si tu mets un tee shirt et tu descends, je veux bien te défoncer dans la voiture… ou même dans ta cage d’escalier (voir pipe) ». Quelle abnégation. N’empêche qu’il me relance tous les soirs pour sa pipe maintenant alors que je suis indisposée, d’abord.

– Pour finir sur les mecs, ça fait chier des fois de constater qu’un homme avec qui on a plus ou moins brouetté et quand même choupi et que s’il était pas un connard, on jouerait bien le round 2.

– Je crois qu’au boulot, la poubelle des toilettes n’est jamais vidée. Alors soit ma boss a les règles en même temps que moi et utilise les mêmes tampons, soit ce sont les miens du mois dernier. Dégueu…

– Je crois que j’ai égratigné mon image de jeune fille bien au boulot. D’abord en jouant à un jeu vidéo où on campe un gamin dans un centre de redressement où il faut rouler
des pelles aux filles et taper nos ennemis en ponctuant ma participation de « Putain, mais lâche moi, je te pète ta gueule, tiens, prends ! Connard, va. Tiens, je vais aller lui rouler
une pelle à elle. Quelle chiennasse ! ». Et je crois que demander à mon pote Tchèque (qui est né à Bordeaux mais il vit là-bas) de me montrer le zizi qu’un bloggeur a posté, ça n’aide
pas non plus. D’ailleurs, il m’a suggéré de venir à Prague en même temps qu Guillaume,mon collègue. Sauf que Guillaume, il a une raison de partir là-bas alors que moi, non. Pourtant, si on me dit d’aller à Prague, je sais pas pourquoi mais je suis sûre d’accepter.

– J’ai pris le métro hier soir avec ma boss, on a un peu papoté et je me suis rendu compte que j’avais vraiment l’esprit d’entreprise. Genre je lui raconte que je fais un aller/retour éclair dans le sud ce week-end (oui, là, chuis dans mon paaaaaaaaaays !) et elle me suggère de prendre mon lundi. Mais vu qu’on est deux dans mon service et que le 2e
est déjà en vacances, je lui explique que c’est pas raisonnable et que de toute façon, je prends une semaine début août. Elle a beaucoup apprécié mon attitude. Heu… C’est pas
normal ?

– Dans la série, non, non, la SNCF et moi, ça passe toujours pas. Mardi soir, train annulé pour « avarie technique ». Bon, faut dire que quand un train qui part à 19h50 est toujours à quai à 20h, on se doute qu’il y a un truc. Vendredi, je vais acheter les billets de train pour Kenya et Carambar, le chat de ma sœur. Après15 mn de queue parce que les billets pour chat, ça se commande par sur le net, je sors du guichet et là « suite à un incident technique, tous les train en partance de cette gare sont annulés ». Bordeeeeeeeeeel.
Bon, finalement, le temps que j’appelle mon pôpa, c’était reparti. Sinon, toujours en rapport à la SNCF, grand moment jeudi. Ma sœur m’envoie un mail « tu pars à quelle heure, samedi, on prend un taxi ? ». Je regarde mes billets électroniques et là, grosse panique : j’ai réservé pour dimanche/lundi au lieu de samedi /dimanche. Donc, vite, j’annule, je veux
changer la date et à chaque fois que je clique sur « valider ce trajet », le site me répond « aucun train ne circule au-delà de l’horaire indiqué ». Au bout d’une demi-heure
de « putain, putain » grommelés, j’y suis enfin arrivée.

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Je crois que je t’aime…

Par Jane

C’est drôle, quand j’ai demandé à Nina comment on pouvait traduire « je suis amoureuse » en version amicale, nous sommes tombées sur une faille linguistique. Il n’y a rien. « Je suis amicale », oui, certes, mais ce n’est pas ce que je veux dire. Reprenons donc le « je suis tombée en amour » de nos cousins québécois, ce qui donnera « je suis tombée en amitié ».

Non, ça ne fait même pas mal! Et même plutôt du bien.

L’amitié, c’est quoi? Une forme d’amour, ni plus ni moins. Mais un amour auquel on aurait enlevé toute la dimension sexuelle et l’attraction des corps. Non parce que faut pas non plus déconner, je ne couche pas avec tou(te)s mes ami(e)s pour leur prouver que je les apprécie. Se dévouer, parfois c’est bien, mais pas toujours totalement nécessaire… Et l’amitié quand il y a une attirance physique, ce n’est pas de l’amitié. « Non, je ne veux pas franchir le pas avec Maurice, ça gâcherait notre amitié », quelle excuse bidon! S’il y a attirance pour Maurice, ce n’est clairement pas de l’amitié. On se contente d’amitié en espérant qu’un jour il se rendra compte qu’on en voudrait bien un peu plus.

L’amitié, c’est être là pour l’autre. Sans juger. Ok, on peut parfois dire « écoute, tu ne vas pas aimer, mais je pense honnêtement que tu déconnes là » Ce n’est pas juger, parce que quelle que soit la décision de l’autre, ça ne changera rien au regard qu’on porte sur elle/lui. L’image de l’autre ne compte pas. Je suis parfois profondément superficielle, mais je ne crois pas à la grande love story avec un homme qui ne me plaira pas un minimum. En amitié, l’image, on s’en fout. Ma meilleure amie m’a vue en jogging indatable, les cheveux en vrac, le maquillage ayant coulé. Mes exs, assez
rarement (ça fait beaucoup d’un coup à encaisser quand même) Je lui ai tenu les cheveux un soir d’abus alcoolique, sans qu’elle perde une once de glamour à mes yeux, parce que je m’en fous royalement! Je connais la beauté intérieure de mes amis, et c’est tout ce qui compte à mes yeux.

Une autre amie a été mon point fixe lors d’une rupture douloureuse. Elle m’a inlassablement écouté rabacher les mêmes idioties pendant un temps fou. Elle m’a inlassablement rassuré. Elle est inlassablement là quand j’ai besoin d’elle pour me dire que si si, je suis quelqu’un de génial, ou que là, je joue avec le feu. Je sais qu’elle a parfois (dire toujours me ferait vraiment trop mal à l’ego) raison, mais elle ne se formalise pas quand je décide de me casser la gueule toute seule comme une grande. Et elle ramasse les morceaux. J’essaye d’en faire autant pour elle.

Paradoxalement, je suis bien plus exigente en amitié qu’en amour. Peut-être justement à cause de ce détachement de l’image. Nos personnalités doivent être compatibles. Se compléter et s’harmoniser. Je dois apporter quelque chose à l’autre, et vice et  versa. Et comme je suis atrocement rancunière, je ne pardonne pas les faux pas. Oui, c’est bête et méchant. Mais comme en amour, j’ai eu des ruptures amicales très douloureuses. le moment où on se rend compte qu’une personne qu’on croyait être une amie nous lache. Je digère ces ruptures là beaucoup moins bien que les ruptures amoureuses. Parce que la personne avait toute ma confiance, et en a abusé. Ou parce que j’ai beaucoup donné, pour me rendre compte qu’il n’y a personne en face quand j’ai besoin d’une épaule solide et affectueuse. Je ne marche pas au compteur, mais parfois, un minimum syndical est exigé.

Je me rappelle d’une amie pour laquelle j’ai mis ma vie entre parenthèses pendant de longs mois. Elle traversait une période difficile, se retrouvait sans rien, et complètement désarmée. j’ai canalisé sur moi pas mal de l’énergie négative qui l’entourait. Elle s’est servie de moi quand elle en avait besoin, et a du jour au lendemain arrêté de répondre à mes appels, alors qu’elle s’était relevée, et que j’aurais eu besoin d’elle à mon tour. Etrangement, quand on me donne de ses nouvelles, et qu’on me dit qu’elle voudrait me revoir, je réponds que je n’ai aucune envie qu’elle revienne dans ma vie. La rupture fut trop douloureuse.

Maintenant, les gens que j’aime d’amitié, je le leur dis. Autant j’ai du mal à dire « je t’aime » en amour, autant ça me vient facilement en amitié. ca peut parfois surprendre. Non, le fait que je te dise que « je t’aime toua tu saiiiiiiiiiiis » ne veut pas dire que « j’ai envie qu’on milite pour le mariage gay une fois qu’on aura notre labrador chérie, tu fais quoi ces 20 prochaines années? » Ca veut juste dire « ton amitié m’est précieuse, j’apprécie tous les moments qu’on passe ensemble et notre complicité. J’aime ce que tu es, ta personnalité, et tu as une place importante dans ma vie. » Parce que des fois, c’est bien de dire aux gens qui nous entourent qu’ils comptent pour nous… et qu’on les aime!

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Petit guide pour blogueurs en mal de célébrité (volume 3)

Leçon du jour : est-on plus populaire quand on est gentil ou méchant ?

L’autre soir, je surfais de blogs en blogs quand je suis tombée sur celui de Nemo7 et Everland. Sur les dernières planches, le personnage fait de la pub pour son blog mais il change de tactique. Au lieu de poster un « j’adore ce que vous faites », il tente un « rien à foutre de ta vie ». Bon, dans sa BD, il reçoit plein de mails d’insultes en retour. Mais la question m’interpelle.

Donc, tu as suivi tous mes conseils précédents parce que je suis un peu ton grand gourou. Mais malgré tout, ça ne décolle pas des masses. Tu as beau lécher tellement de cul que tu as des ampoules à la langue, tu laisses des comms tout partout à base de « t’es trop drôle », « tu me fais trop marrer », « tu es tellement trop talentueux »… D’ailleurs, si vous vous ennuyez, lisez les comms de certains blogs, vous remarquerez que certains sont très doués en la matière (mais pas ici, je n’ai que des lecteurs de qualité, slurp !). Bon, le problème, c’est que ce genre de comm creux et extatiques, je l’ai déjà dit, ça attire pas les lecteurs sur son propre blog. Alors si on faisait les méchants ?

Y a quelques temps, un blogueur est venu ici s’énerver un peu et a renvoyé sur son propre blog où pas mal de mes lecteurs/commentateurs habituels s’en sont pris à lui, défendant les vingtenaires. Bon, honnêtement, c’est tombé sur un article que j’ai pas écrit donc j’ai un peu suivi de loin, le jeune homme a ensuite présenté ses excuses, pas de souci, pas de rancune. Mais je suis un peu curieuse de savoir ce que ça a donné niveau statistique du côté de chez Jack (si t’es là, t’as le droit de répondre, of course !). J’avoue que quand je lis des commentaires (pas qu’ici), j’ai tendance à plus facilement cliquer sur les liens des gens qui sont un peu caustiques plutôt que les comms qui viennent du pays de Candy. Sauf que bon, si vous jouez cette technique, va falloir aller jusqu’au bout. Comme dans la Guerre des Etoiles, vous allez devenir Dark Vador, passer du côté obscur de la force. Ceci étant, si tu es le sosie d’Hayden Christensen,
je passerai outre ta méchanceté et je serai folle amoureuse de toi. Bref, ton rôle, faut le jouer tout le temps. Parce qu’on a tous plus ou moins un rôle. Moi, apparemment, je suis la râleuse bobo snob amazone et princesse romantique (rien que ça). Pas forcément méchante, pas toujours sympa. Enfin, une personne normale, quoi.

Toi, tu es wild et subversif, tu deviens l’orangina rouge de la blogosphère. Tu critiques tout et tout le monde mais autant les comms « tu es trop super, cool, cool », ça attire pas, les comms « t’es trop nul, ça pue », non plus. Descends mais de façon argumentée. Dis tout haut ce que les gens pensent tout bas mais sans insulter ou taper sous la ceinture. Non parce que ça craint, on dit pas aux gens qu’ils sont moches s’ils mettent leur photo,c’est minable, ça. Surtout que si tu retournes sur les mêmes blogs pour les critiquer, faut que tu sois cohérent. En gros, tu es le méchant qui au fond aime bien et critique pour faire évoluer. Parce que si tu es juste bête et méchant, tu seras classé « troll » et basta. Par
contre, la méchanceté est un art qui est difficile à maîtriser car souvent voient dans la méchanceté du génie et du 2e degré. Je me souviens à une époque, un blogueur que j’adorais et qui a disparu de la blogosphère (et qui veut oublier cette aventure, c’est pour ça que je donne pas son pseudo) était parti à fond dans le cynisme et la provoc, parodiant certains blogs. Ben tout le monde a applaudi des deux mains, à base de « oh oh, t’es trop drôle ». Bon, bé raté. Mais bon, y en a qui lèchent tes bottes quoi que tu dises donc bon. Des fois, je me demande même s’il lisent ce qu’on écrit…

Donc être méchant, c’est une stratégie mais tu constates que c’est coton, quand même… Puis c’est fatigant de pas être aimé. En plus, à l’instar d’Orangina rouge, tu risques de susciter plus la pitié que la colère… Parce que moi, les méchants méchants, je trouve qu’ils versent rapidement dans la critique stupide et en dessous de la ceinture. Et du coup, personne ne va voir leur blog, si ce n’est pour les insulter. Pas glop, pas glop.

Finalement, l’idéal, c’est encore de rester soi même. Pas trop fayot, pas trop méchant, normal, quoi.

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The interview (part 2)

Valéry : Vois-tu le verre à moitié vide ou à moitié plein ? Pourquoi ?
A moitié plein, je suis une éternelle optimiste. Un peu trop des fois mais c’est rare que je vois tout en noir. Par contre, quand je me mets à voir le verre à moitié vide, c’est le cercle vicieux, je finis même par le voir à 1/4 vide.

Quel est ta plus grande réussite ? Ton plus grand regret ?
Ma plus grande réussite est à venir ! Mais pour l’heure, je crois que c’est d’avoir réussi à décrocher un diplôme de journalisme, mon rêve d’ado. Mon plus grand regret, j’ai déjà répondu plus haut.

Quelles sont tes attentes dans la vie ?
Mes attentes, elles sont classiques : un boulot qui me plaît et une vie privée peinarde (mais pas trop, trop, quand même) avec un homme que j’aime et qui m’aime. C’est pourtant pas bien compliqué ! Je n’ai pas la folie des grandeurs, je ne demande pas d’être rédactrice en chef du Monde, juste rentrer chez moi le soir avec ce sentiment de satisfaction d’avoir bien fait son boulot et retrouver mon homme qui me demande si la journée s’est bien passée. On se raconterait nos journées, on se ferait des câlinous et tout, le piiiiiiiiiiiied !

Jusqu’ou es-tu prête à aller pour réussir ?
Honnêtement, je ne sais pas. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu besoin d’aller bien loin, juste maîtriser les entretiens de motivation. Je suis prête à faire des sacrifices d’ordre matériel, je m’en fous de bosser avec des horaires de dingue ou de déménager si on me propose un CDI (je partirai pas pour un CDD de 3 mois), de me taper deux heures de transport par jour… Ou d’être payée une misère. Par contre, coucher pour réussir, non… Ou alors, faut vraiment que je tombe folle amoureuse du recruteur (dans ce cas, y aura sexe avec ou sans boulot à la clé).

Quels sont tes qualités/défauts ?
Mes qualités : je suis curieuse, j’ai toujours une soif d’apprendre, super utile dans notre métier. Je suis opiniâtre et je comprends très vite ce qu’on me demande de faire, je suis efficace… à partir du moment où je m’y mets. J’ai une bonne imagination, je pense être généreuse et altruiste. Et puis chuis trop drôle. Mes défauts : curieuse (c’est pas toujours une qualité), impatiente, bordélique, rêveuse, susceptible, je fais traîner les trucs que j’ai pas envie de faire. Et j’ai une écriture épouvantable, aussi.

 

Si tu devais te lancer pour une cause humanitaire, quelle serait-elle ?
Bonne question que je me pose aussi car j’aimerais m’engager dans quelque chose. A une époque, un copain était parti en Afrique en mission humanitaire au Burkina Faso et j’avais envie d’en faire autant, quitter mon petit confort pour me frotter à la misère. Idéalement, j’adorerais partir donner des cours à des enfants en Afrique. Mais j’ai peur à cause de ma santé : le BCG ne marche pas du tout sur moi et c’est vrai que choper la tuberculose, c’est pas forcément très utile. Plus près de nous, en France, je suis intéressée par des mouvements comme « Ni putes ni soumises », filer un coup de main au planning familial ou donner des cours de français aux femmes musulmanes de la 1ère ou 2ème génération qui ne savent pas lire et écrire. Ca, ça me plaît bien, ça aide à l’intégration d’une façon simple mais efficace.

Si tu as le choix entre être heureuse en amour mais malheureuse professionnellement ou heureuse professionnellement mais malheureuse en amour…Que choisis-tu ?
Honnêtement, ça me fait chier de choisir mais je crois que je préfère faire une belle carrière. Pour moi, une vie réussie, c’est une vie remplie et mine de rien, même si on n’est pas connus, réussir dans sa vie professionnelle, c’est un peu la clé du bonheur pour moi. Disons que je considère qu’il est plus facile de réussir dans le professionnel que dans le privé car il est plus facile de maîtriser sa carrière que ses sentiments. C’est pas pour autant qu’il suffit de claquer des doigts pour réussir, juste que je n’ai aucun doute sur ma réussite professionnelle à longue échéance.
 
Ecureuil : quelle est ta taille en boites de kitkat empilés pour Kenya?
C’est possible d’avoir une photo (floutée pour l’anonymat) avec les boites?
Ah alors je suis très emmerdée pour te répondre dans la mesure où Kenya ne mange que des croquettes ! Bon, si on dit qu’une boîte de kitkat fait 20 cm (j’en ai aucune idée mais je suppose), il en faut quasiment huit pour faire une Nina… Putain, je suis naine !! Et comme j’ai pas lesdites boîtes, il n’y aura pas de photos, désolée…
 
Rem : Tu es échoué sur une ile. Un naufragé male est aussi sur l’ile. Est-ce Brad ou sagamore?
Je peux pas avoir les deux ? Bah, je dirai Sagamore car il est plus jeune. Non mais c’est vrai, on sait pas combien de temps on va rester sur l’île et Bradounet, il est déjà quadra et je pense pas que l’île fournisse du viagra, mouarffff ! Puis Sagamore, il est moins connu, on le cherchera moins !
Tu vas continuer ton blog longtemps ?
Je continue d’abord et surtout parce que ça me plaît, même si y a des jours où je dois bien me triturer la tête pour trouver quoi raconter. D’un autre côté, j’adore écrire des articles vides où je commence sans savoir où je terminerais, c’est vraiment les plus marrants à écrire. Et ça montre le côté brouillon de ma personne qui n’apparaît pas forcément dans d’autres articles. Et puis, ce blog, c’est un peu mon bébé, je l’arrêterai à la date que j’ai décidée, pas parce que quelques détracteurs m’y auront poussée.
 
Tock : – D’où viens tu ? (La réponse Toulouse ne suffit pas bien sur…).
Je ne veux pas donner ma ville de naissance mais c’est pas loin de Toulouse. Dernier voile que je souhaite conserver sur ma vie, avec mon vrai nom. Un jour, je le dirai sans doute mais pas encore. Enfin, je suis née dans une petite ville de province à la vie tranquille, quand je suis arrivée à Toulouse, c’était vraiment la grand’ ville mais je me suis adaptée. Mais je crois que j’aurais été parachutée de suite sur Paris, j’aurais été traumatisée.

 

– Tes parents connaissent-ils l’existence de ce blog ?
Mes parents savent que j’ai un blog mais ne connaissent pas l’adresse et ils ne la connaîtront jamais ! Je pense que mes parents n’ont pas besoin de connaître mes petites histoires de cœur (et de fesses). Depuis Guillaume 1er, ils ont entendu parler d’Arnaud car un jour, j’avais des tas de suçons dans le cou donc j’ai dû cracher le morceau. Ils ont su aussi que j’étais partie en week-end en Bretagne donc ils se doutent que j’avais un mec là-bas. Je préfère ne leur parler que des hommes qui comptent pour moi ET qui restent quelques temps dans ma vie. Ma sœur, par contre, le connaît mais elle refuse de le lire.
– Que font-ils dans la vie (réponse vague bien sur…)?
Mon père est cardiologue et ma mère infirmière.
– Que vois tu dans les yeux des gens à qui tu annonces que tu as un blog ?
Quand je dis aux gens que j’ai un blog, ils réagissent avec amusement et curiosité. Certains me prennent aussi un peu de haut, dans le genre « un blog, c’est un truc d’ado » mais je me plais à leur prouver le contraire. Mais en général, les gens me posent toujours la question du « mais pourquoi ? ».
– Pourrais tu mettre fin à ton blog si ton mec (le bon…) te le demandait (pour une raison valable bien sur) ?
Je mettrai fin à mon blog à une date précise que j’ai déjà choisi et si mon mec (le bon) comprend pas, c’est que ce n’est sans doute pas le bon. Par contre, quand je suis amoureuse d’un mec, je ne parle pas trop de lui sur le blog donc il n’a pas trop de soucis à se faire…

– 550 articles…Les principaux évènements de ta vie depuis deux ans (c’est ca ?)…N’est ce pas dangereux ?
Je ne vois pas en quoi le fait qu’un an et demi soient relatés ici soit dangereux en soi. Si c’est par rapport à mon futur, de toute façon, je n’ai rien à lui cacher alors… De façon toute personnelle, j’aime voir l’évolution de ma personne sur cette période, les sentiments que j’ai eus à un moment donné… Et de voir que sur certains trucs, j’en suis toujours au même point !
– Qu’est ce qu’un bon lecteur de blog ?
Un bon lecteur de blog ? Je sais pas moi, quelqu’un qui me juge pas après avoir lu trois articles et ne m’impose pas sa vision de ma personne car faut comprendre que je suis plus que ça, il y a des choses dont je ne parle pas. Un bon lecteur ne cherche pas à pénétrer mon intimité non plus, il reste à sa place et me laisse à la mienne. C’est-à-dire que si je réponds pas à ses avances, c’est pas forcément la peine d’insister, par exemple.
– Peut on avoir une fausse image de toi après avoir lu les 550 articles de ton blog ?
Et donc oui, on peut avoir une fausse image de moi. Disons que je connais quelques lecteurs et c’est marrant de voir que certains me percent très facilement à jour et d’autres non. J’en ai rencontré un la semaine dernière, par exemple, il m’a dit que selon la tournure des phrases, il savait si j’avais le moral ou pas. Bon, ok, j’avais remarqué qu’il était très intelligent mais là, ce fut une révélation, je ne m’en étais pas rendue compte. Je pense que globalement, on peut me prendre un peu trop facilement pour une fille facile qui ne cherche qu’à coucher alors que mes statistiques personnelles sont plus que modestes. On ne se rend pas compte que je peux aimer, aussi, et souffrir, par la force des choses.
– quelle est ta vision du monde ?
Ma vision du monde ? Assez pessimiste, en fait. Oui, je suis optimiste pour ma petite vie mais quand je vois l’état du monde, je vois pas trop de motifs de me réjouir. C’est pas pire qu’avant, des guerres, il y en a toujours eu mais quand je regarde l’histoire du XXe siècle, surtout après la seconde guerre mondiale, et aujourd’hui, je me dis que l’homme n’apprend vraiment rien. La paix dans le monde, c’est une belle utopie, je pense que, de fait, elle est impossible, quoi que l’on fasse. On a juste changé les méthodes mais les finalités sont les mêmes. Quant à la fracture nord/sud, je pense qu’elle n’est pas prête de se résorber.
– as tu un problème avec le hasard ? (C’est ma question préférée…Je pose souvent cette question aux gens qui m’intriguent. Il parait que tu tires les cartes d’ailleurs, non?).
Ai-je un problème avec le hasard ? Non, je trouve qu’il fait plutôt bien les choses. Comme je suis impatiente de nature, j’ai parfois du mal à me laisser voguer et voir ce qu’il se passe mais j’apprends, petit à petit, à ne plus précipiter les choses.
– es tu libre ? ( pas ce soir hein…en général).
Je me sens globalement libre. Déjà, depuis ma plus tendre enfance, mes parents m’ont toujours laissé faire mes choix. J’ai choisi toute seule ma première langue (allemand, j’ai tout perdu), ma filière littéraire (vu mes notes en sciences, de toute façon, j’étais clairement pas faite pour aller en S, ça tombait bien), mes études et tout ça. Ils m’ont laissé libre de choisir ma carrière et me laissent faire. Vu que je ne subis pas de pression particulière de mes parents, je me sens très libre, c’est agréable. La seule personne qui me fout des limites, finalement, c’est moi. Bon, mes parents n’ont pas non plus eu une éducation permissive mais globalement, aujourd’hui, je ne remets en cause aucune de leur décision.
– as tu quelque chose à prouver ? si oui, quoi ?
Evidemment, on a tous des choses à prouver ! Enfin, surtout à moi, je me fous des défis et quand j’y arrive, que je suis fière ! Actuellement, je veux me prouver que je suis capable de réussir professionnellement parlant. Pendant quelques temps, j’ai aussi voulu me prouver que je plaisais aux hommes mais bon, maintenant, je suis rassurée sur ce point. Non, vraiment, le domaine où je veux/dois encore faire mes preuves aujourd’hui, c’est sur le plan professionnel. Ok, je suis une super stagiaire mais maintenant, j’aimerais être une super journaliste !
– as tu un véritable secret ?
Le principal secret ici, c’est mon nom et prénom et la suite de ma carrière, je sais à quoi mes prochains mois vont être occupés mais j’en parlerai pas ici tant que ça ne sera pas fini. Sinon, non, je crois pas avoir de secrets…
 
Zibro : Dis moi Nina, il est passé où le chat??
Là, elle est dans la cuisine, elle mange ses croquettes !
(suite et fin la semaine prochaine)
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Mexique suite et fin

Par Tatiana

je vous ai gardé le meilleur pour la fin !

 

Ca fait tellement longtemps que je ne sais plus où j’en étais. Ah oui ! les Caraïbes. Rien que le nom ça laisse rêveur. Les plages de sable fin et blanc, les palmiers, la mer bleu turquoise. Et bien oui, chers webolecteurs c’est bien comme ça les Caraïbes. Avec en prime une eau bien chaude, c’est à dire assez chaude pour qu’il n’y ait pas de choc thermique en rentrant dedans, et assez froide pour vous rafraîchir de l’horrible chaleur extérieure. L’île est vraiment belle, même s’il n’y a que des Etats-Uniens (oui faut être précis dans la vie), et que tout est écrit en anglais. J’ai un peu l’impression d’avoir quitté le Mexique. Comme souvent la partie touristique est bien distincte de la partie autochtone. Ca fait du bien de rester plus d’un jour dans une même ville, c’est un vrai bonheur. Surtout que les gens de l’île sont sympas et encore plus quand ils voient que vous parlez leur langue maternelle. On a rencontré deux français là-bas. Enfin plus précisément, un québécois et une française. La nana fait des vêtements super sympas et vraiment pas cher. Des trucs tendance à Paris qui coûteraient la peau du cul, ici c’est le prix d’un truc à Pramod (comme dirait Anna Gavalda). Elle bosse avec un mec qui fait des bijoux avec des coquillages et il nous a indiqué où en trouver sur l’île. Donc on a fait une petite expédition à la pointe nord de l’île pour descendre dans une crique sauvage. C’était bien drôle, et on a vu des coquillages énormes. J’ose même pas imaginer les bestioles qu’il devait y avoir à l’intérieur. On a vu plein d’iguanes super gros, qui vivent peinards en liberté car peu de gens vont dans ces coins là. On a aussi fait du snorkeling (c’est quand vous faites de la plongée avec palmes et tuba), pour voir de jolis poissons tropicaux. J’ai eu un peu les boules car on était vraiment au milieu des poissons. D’ailleurs je m’excuse auprès de ceux que j’ai du malencontreusement assommer à coups de palmes. On s’est aussi taper une intoxication alimentaire, bien comme il faut. Les trois nénettes vu qu’on avait mangé la même chose. Du coup on a du partir un jour plus tard que prévu car impossible de bouger de la chambre, et surtout des toilettes. Plus ca va et plus je me dis que ce voyage est parfait à faire en couple. Ca ne m’étonne pas que l’autre (cf articles précédents) ait changé d’avis en revenant. En parlant de couple, j’ai réussi à me faire scotcher par un relou à l’auberge de jeunesse sur l’île, alors qu’elle était pleine de pétasse cette auberge. Ben non, il a fallu qu’il vienne me voir moi. Alors qu’il y avait un super beau blond (mais qui le savait car il passait son temps à se balader en boxer), qui, lui, aurait pu me parler. Faut dire que ce jour la j’avais mis ma tenue de pétasse.

18 mai

Bon, j’ai grave pris du retard dans mes comptes rendus, donc je fais un rez rapide pour que vous raccrochiez les wagons. Le tout en regardant un charmant jeune homme qui s’exhibe devant nous car il a remarqué qu’on le matait. Pour info, là on est de retour à Playa del Carmen. Après Isla Mujeres, on est allées à Playa del Carmen, The destinachionne of the couples. C’est hyper touristique car ils veulent en faire le nouveau Cancun, alors ça construit de partout. Y a plus un bout de plage libre et sans hôtel ou restau qui la borde. Ya une super longue rue commerçante qui longe le bord de mer, et donc on arrive jamais sur le sable avant 15h30 car on est toujours attirée par une boutique. Mais le problème c’est que c’est des boutiques pour riches et que nous on est pauvres. Ici c’est vraiment très américain, et des fois on nous rend même la monnaie en dollars !! Enfin on essaie car nous on en veut pas des dollars. Toutes les filles sont belles et bien foutues, c’est pas très bon pour le moral. Par contre les mecs c’est pas ça… Surtout le problème c’est que y a que des couples amoureux. C’est très traumatisant. Dans les restaus et les bars c’est ambiance romantique. Mais bon on a pas finies lesbiennes pour autant. Les deux premiers jours on a pas arrêté de croiser un groupe qui était à l’auberge dont le beau blond. Mais c’est pas pour autant qu’on a établi le contact. L’hôtel où on est super bof, et on a hérité de la chambre Barbie !!! Toute rose, de quoi faire des cauchemars. Dans chaque chambre t’as un lit bien et un lit pourri. Le pire c’est les deux gamins qui font le ménage et viennent te réveiller à 9h du mat’ en te foutant limite dehors. C’est ici qu’il y a eu le clash entre mes deux compagnes de voyage. Mathilde et Maria se sont super embrouillées toutes les deux : la galère, et moi qui comptais les points. Au bout d’un moment, je décide que j’en ai ras le bol et que puisque c’est comme ça, je rentre à l’hôtel. Et là, elles me suivent les deux. Alors que je voulais m’éloigner des ondes super négatives. A partir de là ça a plombé un peu l’ambiance. Après on est parties pour Tulum, un peu plus bas sur la côte. Le premier soir on a atterri dans une auberge de jeunesse toute pourrie. Notre chambre était en béton sans peinture avec encore les traces de construction sur les murs. On a eu la compagnie de fourmis rouges énormes trop gentille car elles m’ont piquée en pleine nuit, et je me suis réveillée avec les bras en feu (oui ca fait très mal une piqûre de fourmis rouge). Ah oui! Y avait aussi pas de lumière dans la piole, c’est très pratique. Le lendemain on décide (curieusement) de se barrer. Pour se loger à Tulum, tu as deux solutions : tu loge en ville mais c’est loin de la mer, ou tu loge dans les cabanas au bord de la mer mais c’est cher. Enfin c’est pas cher par rapport aux prix en France, mais c’est pour notre budget, si. On s’est fait toutes les cabanas le long de la plage, l’horreur ! On a marché sous la chaleur écrasante du soleil, sans rien trouver. Finalement on a fini dans un hôtel près des ruines de Tulum. Le hic de la chambre, il n’y avait pas de porte dans la salle de bain, juste un rideau. Sympa pour l’intimité. Petite parenthèse : on vient encore de croiser le beau blond, et comme d’hab’ on s’est regardé et basta. Le temps que je réalise que c’était lui il était trop loin. Pour revenir à Tulum, Maria avait un succès fou auprès des mecs de l’hôtel. Grâce à elle on s’est fait des virées touristiques gratos, dont une à la réserve de Sian Kahn. L’histoire à retenir, c’est notre départ de Tulum, où on a eu des emmerdes de bus. Mathilde, elle nous quittait pour revenir en France. Nous on devait aller à Mahahual, plus bas sur la côte. Déjà on s’est faites scotchées par un mec trop chelou, complètement défoncé. Un espagnol qui venait d’Ibiza, fan de Jim Morrison. Le mec nous a lu les lignes de la main. Selon lui, je dois devenir une artiste accomplie à 40 ans et j’aurais un fils. Il m’a aussi sorti que j’étais romantique, mais là j’ai pas tout compris. Et il m’a dit que ce serait pire en vieillissant. En fait je ne sais pas s’il a dit que j’étais amoureuse que ça allait grandir, ou s’il voulait dire que j’étais sentimentale et que c’était pas prêt de s’améliorer. Après, il a commencé à me tenir les mains en disant des trucs que je comprenais pas. J’ai appris en partant qu’en fait (selon lui) on a avit fait un truc érotique genre communion sexuelle (cherchez pas ça n’arrive qu’à moi ce genre de choses). Il nous a tenu la jambe toute la matinée, les filles n’en pouvait plus. Le meilleur moment étant quand il a voulu nous donner des trucs et qu’il me sort une dent : eurk ! Et tout ça parce que notre putain de bus est parti avec 20 minutes d’avance. Oui, on a jamais atteint Mahahual. Quand on est arrivées à la gare le bus était déjà parti. On a donc décidé de retourner à Playa, car le prochain bus pour Mahahual était le lendemain. Plus tard (oui j’ai arrêter de mettre la date sur mes notes alors je ne sais plus quel jour on est) On a zoné là-bas pendant 4 jours, et après on devait aller à San Cristobal de las Casas, ex capitale de l’état du Chiapas et fief des guerriers Zappatistes. Ce fut épique pour prendre nos billets de bus d’ailleurs. On a attendu super longtemps pour que la nana daigne nous faire la réduction étudiante. Et en plus, on avait juste un billet pour Pallenque car il y avait eu des braquages de bus quelques jours avant et ils avaient fermé les routes. On en savait même pas si on allait pouvoir aller là-bas. La super blague c’est que cette conne nous a vendu un billet pour le samedi alors que nous on voulait partir dimanche. On a pas trop apprécié quand on est arrivées à la gare de bus et que le chauffeur nous a dit ça. Heureusement qu’on avait payé notre nuit d’hôtel pour pouvoir garder la chambre jusqu’à 18h. On a du repartir dans le centre de la ville et à pieds avec nos sacs car aucun taxi ne s’arrête en dehors des bornes de taxis dans cette ville. Le lendemain on a failli se battre avec la chef de gare pour qu’elle nous rembourse nos billets. Cette conne ne voulait rien entendre. On a tenté notre chance à l’autre gare, et on a bien fait car on est tombées sur un mec sympa, qui nous a fait nos billets pour la moitié du prix étudiant et qui nous a aussi informées que la route pour San Cristobal était réouverte. Voilà comment le soir même on a pris la direction du plus bel état du Mexique. On s’est fait pas loin de 17h de bus avec un arrêt. On était mortes en arrivant. Le Chapias est un des états les plus pauvre du Mexique, donc il y a beaucoup de gens qui vous accostent dans la rue pour vous vendre des trucs. C’est très dur de dire non, et tu te retrouve avec des choses dont tu n’as pas besoin et qui prennent de la place dans ta valise. Là-bas, on a visité la ville et les petits villages dans la montagne aux alentours. J’ai flippé d’attraper le palu car y avait quelques moustiques qui trainaient et c’est la région du palu. De San Cris on est allées sur la côte pacifique à Puerto Escondido. A ce stade j’en ai ras le bol et je tourne en rond dans ce pays. J’en peu plus de voir tous les jours la même personne et de ne parler qu’à elle (même si je l’aime beaucoup). Pas moyen de se retrouver seule c’est horrible. Puerto c’est très mignon mais y a rien à faire, surtout qu’on se tape un reste de tempête tropicale et qu’il pleut tout le temps. Je perds tout mon bronzage !!! Pas moyen de se baigner, l’océan est déchainé et je flippe de rentrer dans l’eau. Avec l’humidité ambiante, y a un max de bestioles et je me fais bouffer par des trucs que je veux même pas savoir ce que c’est. C’est ici qu’arrive la partie intéressante du séjour pour vous car c’est ici que j’ai testé (pour vous et un peu pour moi aussi) le mexicain ! Maria était déjà venue en décembre ici et elle connaissait un mec qui s’appelle enrike et qui tient un bar dans le centre. Le mec est sympa et un soir où on va boire un verre dans son bar il nous demande si on veut aller à une soirée. Moi j’avais moyennement la motivation mais Maria avait l’air de vouloir y aller et les deux margaritas que je m’étais enfilées m’avaient enlevé toute volonté. Donc nous voilà parties à la soirée vers 2h une fois le bar fermé, avec une Anglaise et deux mecs. Cette anglaise est complètement torchée et elle arrête pas de le chauffer enrike, mais lui il semble pas y faire plus gaffe que ça. Moi à ce moment là, j’y faisais pas gaffe non plus. Cette fête est pour le départ d’une Argentine. Les gens sont cools et on rencontre deux autres Français. Forcément on boit, un peu, beaucoup. On arrête pas de nous payer des bières. Et petit à petit je remarque que le petit enrike il vient souvent nous voir, et qu’il me prend par la taille avec un regard qui en dit long. Moi je lui rends son regard, car non finalement l’Anglaise elle ne l’aura pas celui-là. L’ennui c’est qu’à chaque fois qu’il vient me voir il me laisse sa bière alors je commence à être dans un sale état, et comme chaque fois que je suis dans un sale état j’ai envie de sexe. Nos regards deviennent sans équivoque, d’ailleurs j’ai une photo de nous deux ou je le tiens par le coup genre t’es ma propriété, c’est assez drôle. Mais bon il tente rien non plus lui il fait chier !! Vers 5h Maria est naze et moi je désespère. On décide de rentrer. On dit au revoir aux gens et là monsieur se réveille et nous propose de rester dormir chez lui. Car notre hôtel est loin et la route à prendre pour rentrer est super dangereuse (y a quand même des gens qui se sont faits tuer sur cette route la nuit). Ni une ni deux on dit oui (enfin surtout moi), et nous voilà tous les trois chez lui. Moi j’attends de voir s’il va se bouger le cul. En attendant je me fou sur le canap’ parce que bon je suis un peu naze aussi. Enfin il vient se mettre à côté de moi, enfin plutôt sous moi car je suis allongée et donc j’ai mis mes jambes sur lui. En moins de deux minutes il se met à me caresser les chevilles. Bon, là je pense que c’est pas juste amical. Maria décide d’aller se coucher (très bonne chose). Et nous on reste comme deux cons. Il me dit un truc en espagnol que j’ai rien compris. Parce que là j’ai dépassé le stade d’alcoolémie où je suis trop forte en langue étrangère. Je décide de prendre les choses en main (mais pas comme vous pensez bande d’obsédés!!) et j’opère à un rapprochement stratégique. En gros, je me mets dans ces bras. Deux trois embrassades s’ensuivent, et il m’emmène sur la terrasse, pour la suite. Mais bon euh, la terrasse elle fait face au lit où dort Maria donc moi je suis moyennement chaude pour brouetter devant ma copine quand même. Je lui fait comprendre, non sans mal car lui rien à foutre. Au final, direction le jardin. Il fait quand même les choses bien (trait typique du macho qui a l’habitude des filles de là-bas à qui il faut faire style on est pas un connard et on veut pas juste te baiser) et met un drap avec même une bougie. Je vous jure ! Franchement j’ai trouvé ça super mignon. Nous voilà donc partis, sauf que son sale chien il a voulu aussi jouer avec nous. Donc super la concentration quand y a un chien qui vous lèche la jambe (et pas autre chose hein). Je l’ai viré je ne sais pas combien de fois à coup de pied. Après j’ai eu le droit à des « t’as été super » Celle là on me l’avait jamais faite, ça fait assez vieux film américain. Je croyais qu’on en disait plus ce genre de phrase depuis les années 70. Le lendemain, Maria nous vois dans le lit dans les bars l’un de l’autres et elle a même pas tilté. Je vous raconte pas comment elle a halluciné quand je lui ai raconté. Elle avait rien vu de notre manège, même quand elle est partie se coucher. Moi qui croyais qu’elle avait fait exprès de nous laisser. C’était vraiment très agréable d’être dans ses bras. Après ma rupture je me sentais vraiment pas terrible et j’avoue que ça m’a fait vraiment du bien. Sentir l’attention sur soi et le désir de l’autre. En tous cas c’est des vrais baratineurs les latins, c’est moi qui vous le dis. Tous les trucs qu’il m’a sorti, on aurait dit que limite j’étais la femme de sa vie, alors que bon il a une copine ce jeune homme. Enfin, Je suis toujours plus ou moins en contact avec lui. Mine de rien je crois que lui comme moi on aime bien entretenir le truc juste histoire de jouer. Je sais qu’en ce moment il projette de partir en Bolivie, et moi je vois mes prochaines vacances J. On est parties deux jours plus tard pour Oaxaca où on est restées un jour. Après le DF et la France. J’ai eu trop de mal à me remettre dans le rythme français. Retour très très dur à la réalité. Même maintenant je regarde mes photos avec une certaine nostalgie, comme si c’était une autre époque de ma vie. C’est plutôt étrange. Mais c’était quand même un chouette voyage.

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En attendant…

Bon, j’avais prévu un super article aujourd’hui sur la peoplisation de la politique mais au vu de mon week-end, j’ai pas eu le temps de l’écrire (j’ai pas non plus eu le temps de faire mon rameur). Et puis en plus, là, je dois bouger car j’ai une conférence. Oui, le dimanche, moi, je bosse, j’ai rendez-vous avec Jack Lang (le pire, c’est que c’est vrai) alors en attendant que je daigne pondre mon article, je vous mets un questionnaire à la con, et puis n’oubliez pas nos petits prétendants vingtenaires!

Cap ou pas cap de dire  » Je t’aime  » à quelqu’un que tu n’aimes pas ?
Je l’ai fait, c’était idiot mais j’étais jeune. Maintenant, j’ai du mal à le dire avant d’être sûre.

Cap ou pas cap de dire à toutes les personnes devant toi, ce que tu penses vraiment d’eux ?
Pas cap. Je suis trop gentille, des trucs blesseraient des gens inutilement donc autant s’abstenir. Mais bon, je suis pas hypocrite non plus, quand j’en ai marre, je le dis. Et des fois, ça fait du bien de dire ses quatre vérités à une personne qui s’est placée toute seule sur son piédestal.

Cap ou pas cap de laisser partir la personne que tu aimes pour qu’elle soit vraiment heureuse ?
J’aurais pas cru mais cap. De toute façon, quand la personne a décidé de partir, que peut-on faire ? On sera jamais heureux dans ces conditions.

Cap ou pas cap d’aimer quelqu’un sans l’avoir vu ?
Ben cap, j’aurais pas cru. Mais j’ai vu des photos, avant, ça compte ?

Cap de ne jamais dire jamais ?
Pas cap. Mais après, je rajoute « enfin, il ne faut jamais dire fontaine… ». Parce que les jamais d’hier sont parfois des « peut-être » aujourd’hui voire des « finalement, c’était pas si terrible ».

Cap ou pas cap de dire au monde entier que tu l’emmerdes ?
Pas cap car tout le monde ne peut pas m’emmerder en même temps donc ça sert à rien de faire des dégâts collatéraux

 Cap ou pas cap de partir maintenant avec celui que tu aimes au bout du monde ?
Cap mais je n’ai pas d’engagements à long termes pour le moment, c’est facile. Mais si je l’aime, je serai pas capable de l’abandonner.

Cap ou pas cap de partir sans te retourner ?
Pas cap. Y a trop de gens que j’aime.

Cap ou pas cap de passer toute une vie sans dire « je t’aime » ?
Ben, pas cap, je l’ai déjà dit (et sincèrement, en plus)

 Cap ou pas cap de courir dans la neige à 5 heures du matin parce que tu as fait un pari avec ton amoureux ?
Cap, je suppose. Mais je pense pas sortir avec un mec qui me demande ça…

Cap ou pas cap de laisser sur le blog de quelqu’un 45 commentaires à toi tout seul juste pour son sourire ?
Probablement cap. Déjà que je le fais sans son sourire ! 😉

Cap ou pas cap de faire plein de bisous aux gens qui t’énervent le plus dans le monde ?
Pas cap, je déteste toucher les gens qui me saoulent. Rien que leur faire la bise, ça me coûte

Cap ou pas cap de déclarer ton amour en public ?
Cap et archi cap. Quand j’aime, je le hurle sur les toits. Pourquoi le cacher ?

Cap ou pas cap de n’aimer qu’une personne toute la vie ?
Heu… J’en ai aimé plusieurs, quand même. Peu mais plusieurs. Cap si on parle d’amour au sens amoureux du terme. Pas cap si on parle d’amour sous toutes ses formes, j’ai beaucoup d’amour à donner (à un homme, mes amis, ma famille)

Cap ou pas cap de faire rire quelqu’un quand il a mal ?
Cap mais j’ai pas fait exprès. J’ai fait pleurer ma sœur qui venait de se faire opérer de l’appendicite, je m’en suis voulue, après.

 Cap ou pas cap d’aller en sous-vêtements à tes examens ?
Pas cap et j’en vois pas l’intérêt. En plus, ça pèle dans les amphis.

Cap ou pas cap de tout quitter par amour ?
Si « tout » signifie abandonner ma famille et mes amis, pas cap. Si c’est ma vie actuelle, cap. Mais bon, c’est facile, je finis bientôt mon stage ! 😉 Ceci étant, je veux pas dépendre totalement de mon amour non plus.

Cap ou pas cap de construire ta vie tout seul ?
Ben cap parce que si je suis seule, ce serait bien triste de rater sa vie. On n’a pas besoin d’une moitié pour être!

Cap ou pas cap de passer des journées seule à rêver?
Cap, très cap, trop cap. C’est pas bon pour mon rendement.

Cap ou pas cap d’aimer sans jamais pleurer ?
Pas cap. Je pleure souvent, je suis une émotive. Quand Guillaume 1er m’a dit qu’il m’aimait, j’ai fondu en larmes en plein resto ce qui l’a pas mis à l’aise.

Cap ou pas cap de dire à ton meilleur ami d’enfance que tu l’aimes depuis le premier jour ?
Cap, cap. Elle le sait, de toute façon.

Cap ou pas cap de l’attendre même quand il n’y a aucun espoir ?
Hélas cap et je me trouve très bête dans ces cas-là. Mais bon, l’amour a ses raisons, blablabla. Jusqu’à ce que mon cœur soit subtilisé par quelqu’un d’autre.

Cap ou pas cap de résister à la tentation ?
Cap, a priori. Mais je préfère ne pas être totalement affirmative, on ne sait jamais.

Cap ou pas cap de rester un(e) simple ami(e) ?
On parle des exs, là ? Cap, je le fais avec Guillaume 1er sans soucis. Je vois pas pourquoi on pourrait pas rester amis après une rupture s’il n’y a pas eu de coup de pute.

Cap ou pas cap de ne dire rien que la vérité ?
Pas cap, je suis une menteuse sur certains trucs mais je mens plus par omission qu’autre chose (surtout que ça se voit quand je mens)

Cap de faire la tête toute une vie ?
Pas cap, je pardonne toujours, si ça en vaut la peine. Je ne suis pas rancunière.

 Cap ou pas cap de jamais dire je ne sais pas ?
Pas cap, je sais pas tout ! Vaut mieux dire honnêtement qu’on sait pas plutôt que se prendre la honte quand on vous demande la définition d’un mot que vous connaissez pas.

Cap ou pas cap de refiler ce questionnaire à quelqu’un?
Pas cap, ceux qui veulent le font, point ! 😉

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