Un Noël tranquille ? Et puis quoi encore ?

J’ai dit récemment que j’aimais bien Noël mais en y réfléchissant bien, je me demande bien pourquoi vu que décembre est hélas un mois difficile pour nous en général : mon grand père et ma grand-mère sont morts en décembre, un couple d’amis de mes parents aussi, Yohann, mon presque frère, a frôlé la mort dans ce même mois… Et là, je ne parle que des décès. En fait, Noël, ça craint.


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Cette année, j’avais placé tout mon espoir sur Noël et sur le papier, ça partait bien : pas de mauvaises nouvelles à l’horizon et même une très bonne pour Alice. J’étais optimiste, décembre a même été plutôt clément après un mois de novembre totalement cataclysmique, j’avais espoir. Même avec le retour de samedi, je restais optimiste vu que je ne suis toujours pas enrhumée, ahahah !

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Mais voilà, les nuages menaçants s’élèvent à l’horizon, une présence autour du sapin est menacée. Et comme on dit « un être vous manque et tout est dépeuplé ». Déjà, en 2006, on avait dû faire Noël sans Anthony qui avait eu une mauvaise note à un examen et était retenu à la caserne, puni. Cette année, tout roule pour lui, il va même passer caporal chef (c’est un grade qui correspond à je sais pas quoi, je capte que dalle). Non l’absente 2009 risque d’être Alice. Prenant ses congés du 24 au 04, elle ne doit redescendre que jeudi, en partant d’Austerlitz (comme moi samedi). Sauf qu’à cause de l’accident sur le rer C, a pu train au départ d’Austerlitz. Mon cousin est bloqué sur Paris, plus de place sur les avions, plus de TGV, plus rien. Il a réussi à choper un billet pour mercredi pour redescendre mais rien n’indique le train partira.


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Heureusement, on a la solution Tonton ! Si mon cousin ne peut pas descendre mercredi, mon oncle (son père donc) va le chercher et récupèrera ma soeur au passage. Et au pire, si mon cousin arrive à redescendre et pas ma soeur, on lui enverra Anthony pour qu’elle soit là pour le réveillon.


Bref, on va y arriver même si pour l’heure, Alice est désespérée et nous un peu dépités. Même si elle a trouvé un train depuis avec 1h d’attente à Bordeaux, ce qui est un moindre mal, tant qu’elle ne sera pas là, on ne sera pas tranquilles. Je crois que j’ai rarement vu mon père aussi énervé qu’hier soir « Non mais c’est du n’importe quoi ! Même pas foutus de mettre en place des bus pour permettre de passer la zone où y a eu l’accident ! Un mec bourré cogne un mur et c’est toute la France est paralysée ! C’est ça la meilleure compagnie ferroviaire du monde ! Pepy, casse toi ! ». Mon père aime bien invectiver le monsieur qui parle dans la télé.

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Perso, du moment qu’on récupère ma sœur et mon cousin, le sort de M. Pepy ne m’intéresse pas du tout. Mais j’ai un peu l’impression d’être dans un pays en guerre quand je vois la galère qu’un simple trajet Paris-Toulouse représente. Plus aucun train dispo, plus d’avion. Et les infos pratiques ? Non mais tu veux pas 100 balles et un mars aussi. Car si je reprends mon désormais modeste exemple de trajet dans le froid pôlaire, le plus gonflant dans l’histoire n’est pas le retard, prévisible, du train ou le froid du train mais le fait qu’on ait droit à aucune explication, jamais. La dame à la voix métallique nous dit bien avec grand enthousiasme que la circulation est perturbée mais ça, on le savait déjà, merci du tuyau. Quant à des personnes de type humain appartenant à la SNCF, non, on les voit pas. D’ordinaire, je suis contrôlée quasi au départ de Paris là, comme de par hasard, rien. On peut comprendre toutes les difficultés de circulation… si quelqu’un nous les explique !


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Bon en attendant, demain, je vais allumer une bougie parfumée pour porter chance à ma sœur. Oui, j’ai pas de cierges, je fais avec les moyens du bord…

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