La nature, c’est plus fort que nous

Mais jamais on ne l’admettra. La semaine dernière, j’ai retrouvé mon âme d’enfant car il a neigé et j’adooooore ! Bon, bien sûr, ce fut la galère pour pas mal de gens mais Paris sous la neige, ça a quelque chose de magique, d’apaisant, la neige étouffe le bruit. Quelques enfants jouent dans la neige. La nature dans toute sa splendeur. “Ouais mais moi, j’ai galéré à aller bosser, c’est intolérable !”. Oh oui ?

Paris sous la neige

Alors on va évacuer un truc de suite : il neige comme ça une fois tous les cinq ans et encore donc on va arrêter le drama du “quoiiiii ? tout n’est pas prêt pour pallier ça ?”.  Nous sommes dans un cas exceptionnel. Mais surtout, ce qui me fascine dans cette histoire, c’est cette morgue, cette prétention de croire qu’en aucun cas, la nature peut venir perturber notre vie. Alors oui, la neige, c’est pas normal que ça bloque, il font comment au Canada, bla bla bla (ils galèrent pareil si ça peut vous rassurer). Alors déjà, le Canada ou la Russie, ils sont légèrement plus exposés que nous à la neige en hiver donc ils ont un matos un peu plus développé que le nôtre. Nous, en général, on sale 4 fois les trottoirs par an et basta, merci. Et d’ailleurs, si on continue sur le même trend, on salera de moins en moins et ce sera de plus en plus la panique au moindre flocon, hein…

Des enfants jouent dans la neige à Paris

Mais surtout, je trouve que la nature nous rappelle à quel point nous lui sommes soumis, quoi qu’on se raconte. Vous vous souvenez du volcan Eyjafjallajökull qui avait paralysé l’Europe il y a quelques années. J’avais tellement adoré cette histoire et surtout à quel point elle nous a rappelé que nous ne sommes rien face à la nature. Et pourtant, qu’est-ce qu’on se la raconte. 3 flocons et la France semble au bord de l’apocalypse (enfin, Paris, le reste de la France s’est bien foutu de notre gueule). Avec en plus toutes les personnes très intelligentes qui sont allées prendre leur voiture alors qu’elles ne savent pas conduire sur la neige. Oui, la neige, ça nous paralyse parce que hé ! Ca reste exceptionnel. Nos trains ne sont pas hyper équipés et il faut savoir l’accepter.

La nature sous la neige

Et ce qui est magique, c’est qu’avec le dérèglement climatique,on risque de manger des situations météorologiques hors normes de plus en plus souvent. Alors peut-être qu’au lieu de chialer sur les infrastructures, traiter les fonctionnaires de fainéants, admettons tout simplement que la nature n’est pas disciplinable et qu’on peut effectivement s’en retrouver victime. C’est une meuf qui n’a pas vu le Mont Fuji alors qu’elle avait prévu une magnifique balade qui vous le dit. Peut-être qu’il est peut-être temps de réorganiser la société en prenant en compte cet élément plutôt que de crier au scandale dès qu’on a du retard sur nos trains ou que les routes sont saturées. Par exemple, il serait temps de revoir un peu la question du télétravail. On en rediscute semaine prochaine.

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Tabarka, Tunisie

Mois de juin, brainstorming avec Anaïs “bon, on fait quoi cet été ? Trek au Maroc ? Plongée en Espagne ? En Tunisie ? Mmmm… Tunisie !”. Fin août, nous voici donc débarquées grâce à l’UCPA en Tunisie, à Tabarka, petite station balnéaire proche de l’Algérie, célèbre pour son fort génois et ses aiguilles.

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Pour tout dire, je n’avais qu’une vision un peu brumeuse de la Tunisie. D’un côté, la révolution, Ben Ali… De l’autre, mes amis Tunisiens qui s’y précipitaient à la moindre vacance. Du coup, je ne savais que penser : est-ce que ça craignait toujours ou pas ? La réponse est non. En fait, depuis la révolution, les Tunisiens se sentent plus libres, ils sont vraiment heureux du changement même si, là, de suite, c’est un peu le bordel, pas mal d’infrastructures sont un peu laissées en plan. Mais ce qu’ils font retenir des Tunisiens, c’est qu’ils ont un réel sens de l’hospitalité. Certains rétorqueront que forcément, on est les gentils touristes donc forcément, ils sont gentils mais j’ai envie de répondre que même si c’est le cas, on s’en fout, finalement. J’ai passé de belles vacances et si je suis pas dupe du fait qu’on nous amenait à un bar plutôt qu’un autre… C’est pas dramatique.

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Bon, parlons un peu des trucs sympas vus/faits. Je vous parlerai de la plongée un autre jour, aujourd’hui, concentrons-nous plutôt sur quelques moments purement tunisiens.

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Le hammam/gommage/massage

Dans le voyage UCPA, il y avait une option “bien être” avec 2 massages (deux !), un gommage et un hammam. Etant naturellement accro à tout ce qui est bien être et l’ayant bien mérité car après tout, je change de boulot et puis les bouteilles de plongée en acier, ça fait mal au dos. Puis en fait, peu importe les excuses, j’aime les massages. POINT. Donc au cours de la soirée hammam, c’est parti pour la totale. Le massage est énergique mais bien plus doux qu’un massage thaï, j’ai droit à un petit traitement à la menthe poivrée car “j’ai les épaules bloquées” (comme d’hab quoi). Côté hammam, c’est assez différent de ce qu’on connaît en France, il fait chaud mais y a pas de vapeur, on se voit tous très bien. Côté gommage, c’est énergique, la peau morte fait de petits boudins noirs sur mes bras, la dame me les montre en faisant “rooooh!”. J’ai un peu envie de mourir de honte, perplexe devant cette crasse que je ne me connaissais pas (c’est à dire que je suis plutôt du genre à me laver tous les jours, quoi) mais mes camarades m’ont rassurée : c’est normal. Donc j’ai dû perdre environ un kilo ce soir là rien qu’en peaux mortes. Un petit thé vert et des pâtisseries locales (une sorte de biscuit au miel fourré à la figue, délicieux) histoire de bien savourer le moment.

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La balade en mobylette

Autre grand moment de la semaine : la balade en mobylette. Bon, comme je suis une petite flipette doublée d’une grande distraite, je me suis dit que plutôt que de conduire mon propre solex et me vautrer dans le 1er nid de poule venu car je regardais le paysage, j’allais me faire conduire. Ni un ni deux, je me retrouve donc assise derrière un fort joli Tunisien, admirant les hauteurs de Tabarka, le fameux “crocodile”, me demandant si nous irions jusqu’en Algérie. Nous nous sommes arrêtés avant, passant un bon moment dans une paillote entre deux rochers.

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La soirée plage

La plage de Tabarka n’était pas forcément le point fort de la ville mais nous y avons passé deux soirées à boire et papoter sous les étoiles. A noter une soirée dansante endiablée où, pour diffuser la musique, on plaçait nos mobiles dans des gobelets vides pour amplifier le son. Le seul souci c’est que dès qu’on se mettait à chanter, on couvrait toute la musique. Et on se rend alors compte qu’en fait, les paroles de Bob Morane et Partenaire particulier, on les connaît pas tant que ça (on est allés loin dans la programmation musicale, j’avoue).

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La drague

Alors là, le côté UCPA, soleil et Tunisie, c’est chaud patate. On a toutes eu droit à des tentatives pas toujours super subtiles de drague. Enfin, toutes, ça dépend. Comme j’avais pris dans mes valises Victor, avec qui je partageais accessoirement ma chambre, j’étais relativement épargnée durant le séjour. Pire, un soir de cours d’arabe, quand l’encadrant a écrit nos prénoms en arabe, les deux seuls qu’il n’avait pas retenus, sur 15, était celui des deux filles en couple. Par contre, depuis que je suis rentrée, un des gars du coin qui m’a quasi pas parlé du séjour trouve plein de choses à me raconter sur Facebook. Je… euh…

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Le concert de jazz

Le vendredi soir, on nous a proposé d’assister à un concert de jazz au Basilic : un amphithéâtre accueillant des spectacles. Pendant que nous étions sur place, il y avait le festival international de jazz de Tabarka. Cependant, “jazz” était à prendre au sens très large puisque nous avons eu quelques reprises de Bob Marley ou de… Gala. Et je ne parle pas de l’entracte où on nous a balancé direct du Psy… Oui, oui, le Gangnam style. Ah oui, ok… Mais le concert restait sympa, j’ai découvert à cette occasion qu’il y avait beaucoup d’Algériens qui venaient passer leurs vacances à Tabarka et que, de façon générale, les Tunisiens passent de l’arabe au français en un clin d’oeil, utilisant indifféremment l’un ou l’autre. On a également appris que les gens commençaient à quitter le lieu pendant la dernière chanson et qu’il n’y avait pas de rappel.

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Mais le mieux de tout, outre la plongée, fut Bulla Regia, un site archéologique situé à un peu plus d’une heure de voiture (voire deux mais je dormais pendant les trajets) de Tabarka. Et ça, ça mérite un article à part.

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