36, c’est 18×2

Bonjour à tous !  Aujourd’hui, j’ai décidé de vous offrir un cours de maths ! Non, en fait, aujourd’hui, c’est mon anniversaire, j’ai donc 36 ans. Ouais, 36 ans, 18×2, donc. Et curieusement, je le vis pas forcément hyper bien.

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En fait, un anniversaire, c’est toujours l’occasion de faire un peu un point sur sa situation… qu’on le fasse consciemment ou non d’ailleurs. Et le problème, c’est que je suis pas sûre d’être là où je devrais être à l’heure actuelle. En fait, je me sens un peu sur une fin de route et je n’ai aucune idée de quelle direction prendre par la suite. Et ça me saoule.

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Reprenons : bon, niveau privée, j’ai de quoi faire, le virage est amorcé et la direction claire mais… y a cet éternel problème de temps libre, d’envie de me réaliser dans certaines activités mais je n’y arrive juste pas et ça commence à vraiment me frustrer. Je veux vraiment tenter l’aventure éditoriale mais ma vie socialo-amoureuse d’un côté et surtout ma vie pro de l’autre m’en empêchent, j’ai pas de temps pour écrire quoi que je fasse et bordel, j’en ai un peu assez.

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Mais le vrai point de tension, c’est le professionnel. Au quotidien, ça va, les jours se suivent sans toujours se ressembler et si y a des matins, je me lève avec un goût de pas envie, c’est plus parce que je suis pas du matin, je pense. Mais voilà, force est de le constater : je suis arrivée au bout du chemin et j’arrive pas savoir vers quoi reprendre la route. En gros : le social media management, je gère, je suis même capable de passer pour une pro de Snapchat alors que je n’arrive toujours pas à m’en servir (enfin, je sais pas quoi poster dessus, les trucs que je partage, je le mets sur Twitter ou Instagram, les choses que j’ai envie de partager en petit comité… je les mets pas forcément sur les réseaux sociaux. Mais je suis quand même sur snap et je vais vraiment essayer de snapper des trucs, je vous mets le compte :

snap-nina-bartoldi). Bref, les réseaux sociaux sont mon terrain de jeu… mais un terrain de jeu où je peux un peu trop dire quelle balançoire grince et quel cheval à ressort secoue le plus… Déjà, à force de coups de pression, j’arrive à quitter le community management pour la strat pure, mais…

36 ans

Alors voilà, je réfléchis et j’étudie les différentes options. Le management, ça me fait pas triper mais ok, je suis prête à m’y lancer à présent parce que… ben parce que c’est la route la plus évidente, en fait. Les RP ? Non merci. Le paid ? Ca me plaisait bien y a un an et demi mais finalement, c’est pas tant mon trip que ça, même si j’aime vraiment bien le RTB. La data ? Ah oui, ça, vraiment, ça me plaît. Mais comment transformer l’essai ? J’ai pas mal cette dimension dans ma boîte actuelle mais ça reste du social media data, on est très loin du data mining ou data analyse, il me manque trop de cordes pour le moment. L’autre jour, pendant un massage shiatsu (oui), j’ai eu une révélation : je veux faire de l’économétrie. Alors j’ai pris mon clavier, j’ai regardé… Ok, j’en ai pour minimum deux ans de formation (continue) ou en formation à distance…. à 2500 € l’année. Pas du tout ce que j’avais prévu et gros coup au moral. Parce que ça fait 9 ans que je vais du community management, 5 ans que je fais des claquettes sur les réseaux sociaux et je n’arrive pas à dessiner de nouveaux ponts. Je m’y emploie, je m’agite, je m’épuise… Et j’ai la sensation de louper toutes les opportunités.

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Le problème, c’est qu’à vouloir tout faire, on ne fait rien. Je veux booster mes langues et maîtriser un minimum l’espagnol et le suédois, en plus de ré acquérir l’allemand. Je veux devenir une économétriste, faire du yoga, aller à la piscine et à la salle de sport, coudre et tricoter, faire des infographies et même des vidéos… Bref, je m’obsède sur l’obtention de nouvelles compétences et je n’avance pas.

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36 ans, c’est 18×2. 18 ans, l’âge où j’ai quitté le nid familial, le plus gros changement de ma vie. J’aimerais que mes 36 ans soient un peu une réédition même si ok, je vais déménager pour m’installer en couple et ça, c’est déjà un sacré changement mais j’aimerais enfin trouver ma place au sein du milieu professionnel. Parce que ça fait 9 ans que je suis une carrière que j’ai pas forcément choisi, que j’y suis bonne en plus mais… ben, il serait temps de passer à autre chose.

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Powerpoint – CV : même combat

Dans le monde merveilleux de la comm/marketing, nous avons un outil que nous affectionnons par dessus tout : le powerpoint. Le powerpoint, il nous sert à tout : répondre à un appel d’offre, animer une réunion, présenter nos services, faire une recommandation, faire un reporting… Bref, quoi qu’on ait à dire, on le dit en diapo. Oui mais voilà, au pays des slides, une guerre fait rage : doit-on faire une présentation épurée ou trop waouh ?

Pour ma part, j’ai toujours été méfiante du “waouh la forme !” en matière de présentation. De 1, ça prend du temps de trouver l’image trop canon pour donner un effet boeuf (j’ai jamais compris cette expression au passage). Mais surtout, de 2, ça peut perturber les gens à qui tu fais ta présentation. Il faut savoir qu’une présentation se déroule en général comme suit : une ou deux personnes qui déroulent le powerpoint en commentant les slides et le reste qui écoute. Or en général, les présentations se font dans des bureaux aux murs de verre ou dans un recoin d’un espace dédié aux rendez-vous avec du passage, donc. Et là, c’est un peu l’effet chaton qui fixe son attention sur tout ce qui bouge ou ce qui brille. Comme par exemple la super image que vous avez choisi pour illustrer votre propos. Le client retiendra-t-il l’image ou le discours qui y est associé ? Le suspense est à son comble !

Ca me rappelle l’éternel débat sur les CV. Lors de ma première recherche d’emploi, alors que j’étais jeune et persuadée que mon diplôme était un sublime passe partout pour ouvrir toutes les portes, je changeais mon CV tous les trois jours selon les préconisations des uns et des autres.
– Ton CV, il doit tenir en une page et c’est tout.
– Non mais fais le en deux pages parce que là, la police sera trop petite et ce sera pas lisible
– Mets pas de photo, on pourrait croire que tu penses que ça va jouer en ta faveur.
– Mets ta photo, on va croire que tu caches quelque chose sinon…

J’en passe.

Pour le powerpoint, c’est pareil : un coup on te dit qu’il faut être factuel : de la donnée sans fioritures, des termes simples et efficaces. C’est pas de la photo que tu vends, c’est un concept. Oui, ok. Et à l’inverse, faut rendre le truc sexy avec des animations de dingue pour montrer qu’on est des gens funkys, inspirés et que ces modestes diapositives sont à notre image : inspirées, créatives. Alors, tu signes, oui ?

Perso, je suis de l’école de l’efficacité. Un chat étant un chat, je le dis, je balance chiffres et mots clés parce que les photos créas arty mes fesses, c’est même pas moi qui les ai prises. En guise d’illustration, je trouve nos réalisations que la photo trop waouh trouvée sur flickr ou sur Fubiz. Et puis, les powerpoints trop esthétiques, ça me paraît toujours un peu cache-misère. Que caches-tu derrière ces belles images ? Mais tel un CV, la vraie question est : la forme peut-elle réellement être discriminante ? Est-ce qu’un CV d’1 ou 2 pages sera retoqué parce que le format ne plaît pas au recruteur. La photo ou l’absence de est-il forcément éliminatoire ? Des diapos épurées seront-elles plus ou moins convaincantes que des diapos waouh ? Est-ce que tout ça n’est pas des querelles sans intérêt. Je veux dire tant qu’on n’arrive pas à ça :

Le seul avantage d’utiliser des images arty dans ses powerpoints, c’est que ça donne enfin une utilité au pinage de pinterest

PS : Est-ce que je vous parle la prochaine fois d’infographie ou tout ceux qui ne bossent pas dans la comm/marketing ne ressentent pas la moindre once d’intérêt pour les powerpoints et co ?

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