Les sites de rencontre, ça juge que sur le physique

Ce week-end, entre deux intenses séances de sieste (arrivée de l’automne ou nouvelle vie, je ne sais mais qu’est-ce que je roupille), je découvre cet article de Slate relayant deux caméras cachées dénonçant la grossophobie supposées des hommes sur les sites de rencontres (Tinder, plus précisément). En gros (sans mauvais jeu de mot) : il ont créé des profils avec des photos en mode bombasse puis ont grimé l’homme et la femme en gros. Si les hommes ont fui en courant (à peu près), les femmes sont restées et 3 ont accepté un 2e rendez-vous : naaaaaa, les hommes, c’est que des salauds, les femmes, elles sont moins sur l’apparence.

danse-avec-les-stars-laurent-ournac-2

L’article de Slate posant les bonnes questions quant à la validité ou non de ces caméras cachées, je saute ce passage pour poser la vraie question : juge-t-on sur le physique sur les sites de rencontre ?

casting-gen-mannequin

Bien évidemment.

CaptainobviousChooseOption

L’expérience en question se passe sur Tinder, LE site de rencontre basé uniquement sur l’apparence puisqu’on n’a, pour choisir ses proies, qu’une ou deux photos avec, éventuellement, un petit laïus qui vous éclaire à peu près autant sur la personne qu’un briquet dans une forêt. Evidemment, d’autres sites sont plus complets, on vous demande en prime votre taille, votre poids, la couleur de vos cheveux et yeux (on ne quitte pas le physique), votre silhouette et votre style vestimentaire. Voire tes sous-vêtements pour le classieux Adopte un Mec. Pour ne pas se cantonner à l’enveloppe, allons demander le métier, les revenus (suis-je ce que mon salaire fait de moi ?), ton signe astro… Aaaah, quand même, on te pose quand même quelques questions sur tes goûts culturels et activités du week-end, des fois que. Mais ne mentons pas : quand on navigue sur le site à la recherche de l’âme soeur, la première chose que l’on voit d’elle, ce sont son pseudo, son âge et, en gros, sa photo.

profil-bizarre-site-de-rencontre

Au fond, je ne comprends pas pourquoi on stigmatise les sites de rencontre sur le jugement sur le physique et, en l’occurence, la grossophobie. Dans mes jeunes années, quand je draguais en boîte, j’ai jamais chopé un mec grâce à mon DEUG d’histoire mais plus grâce à mes atours bien mis en avant (mon décolleté et ma jupe courte, donc). De toute façon, vu le volume sonore du lieu, j’aurais pu réciter toute l’oeuvre de Platon qu’on m’aurait pas entendue. Et c’est partout pareil. A part de très rares histoires de coups de foudre sur des forums ou autre ou le visage de l’autre est et reste caché (et encore, pour combien de temps ?), la première chose que l’on perçoit de l’autre, ça reste son physique. Bien sûr, il peut arriver qu’en connaissant mieux une personne, on lui découvre un charme insoupçonné alors qu’au premier coup d’oeil, elle ne nous avait pas particulièrement séduite mais là, on sort du cadre de la première rencontre.

Couple-4-bonnes-raisons-de-faire-du-sport-a-deux_exact441x300

Alors donc, les gros (et surtout les grosses si je reprends l’expérience de Simple PickUp) n’ont aucune chance sur les sites de rencontre. Pour ma part, ce que je vois dans cette vidéo, ce n’est pas tant une histoire de gros/grosse qu’une arnaque. On a tous connu le date où la personne en face n’avait rien à voir ou presque avec ses photos, qui s’était rajouté des centimètres et enlevé quelques kilos. Embellir un peu la réalité, ok, c’est le jeu mais là, on n’a plus du tout à faire à la même personne. Et si la politesse et la peur de blesser la personne m’empêchera de faire un scandale et je resterai au rendez-vous (comme les femmes de la vidéo), je n’aurai pas envie d’aller plus loin. Pas que je n’aime pas les gros mais j’en ai assez de jouer les infirmières : si tu as du mal à assumer à ce point ton physique, abandonne les sites de rencontres et va voir un spécialiste qui t’aidera à accepter ce corps qui te déplaît tant.

dismorphophobie

Car, hey, comme on dit, chaque pot à son couvercle. Mate les couples dans le métro, tu verras que l’amour (ou du moins le flirt) n’est pas réservé aux tailles XS. Evidemment, tout le monde aura une anecdote qui dira que non mais c’est pas vrai, que c’est plus facile de choper quand on est mince. No idea, j’ai pas de stats sur le sujet mais même si je carre pas mon cul dans du XS, j’ai jamais eu de soucis à choper. Même quand je me mettais en silhouette “curvy” parce que je traduisais ça par “fille à courbes” (je suis un 8, moi madame) et pas par “quand même bien grosse” mais comme je mettais une photo de moi en pied, personne n’a été déçu.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Dis 33

Samedi, mon compteur personnel prenait un an de plus. Me voici à 33 ans. Mais je m’en fous, j’ai toujours l’air d’en avoir 25. Mais un anniversaire, ça compte non ?

nina-bebe

Ben non. Enfin, plus comme avant. Avant, mon anniversaire était une date clé pour reprendre des résolutions perdues de vue depuis janvier. L’an dernier, mon anniversaire est arrivé peu après l’annonce de la grossesse de ma soeur donc autant dire que je m’en foutais un peu. Cette année, j’ai un peu repris ma vie en main des début mars en arrêtant de fumer (pas une clope depuis le 04 mars) ET en faisant un régime basé sur un équilibre alimentaire. Oui les 2 en même temps, je suis folle. Donc bon, niveau résolution, je n’ai plus grand chose à ajouter.

photo

Ensuite, c’est l’occasion de faire le bilan. A l’image de l’année 2012, mes 32 ans ont été de véritables montagnes russes. Ça a bien continué jusqu’à aujourd’hui ! Non mais pour vous situer le truc, prenons la journée du 24 janvier : le même jour, je perds ma carte bleue, je me troue la jambe dans le métro mais j’apprends une très bonne nouvelle. Du coup, je ris ou je pleure ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Et la lose a frappé fort le jour même de mon anniversaire. Laissez moi vous raconter… Comme si vous aviez le choix.

bebe-bidou

Samedi, lever tôt (8h30, c’est très tôt pour un samedi) pour aller chez l’infirmière qui me dit que je suis en fin de cicatrisation, youpi ! Bref profitant de ma matinée, je vais à la laverie (je suis tellement débordée en ce moment que j’ai pas le temps d’appeler un plombier… Sans mauvais jeu de mot). Je reviens, j’ouvre la porte et là, énorme bruit d’eau chez moi. Mon Dieu ! Que se passe-t-il ? En fait la fixation du pommeau de douche s’est arrachée, faisant tomber ce dernier qui, dans sa chute, a allumé le mitigeur à pleine eau… Je suis rentrée, la baignoire était à 3/4 pleine quand même…

photo (1)

(Non ma baignoire n’est pas sale, c’est l’email qui est cramé)

33 ans, l’année du WTF ?

PS : J’avais tellement de beaux cheveux petite…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les rouages de la vie

Parmi mes passions et marottes, il y en a une qui peut me plonger des heures entières au pays des Si : imaginer ma vie telle une machine dont chaque événement est une roue. Elles tournent, certaines en déclenchent d’autres, certaines tournent à vide. Et l’horlogère se demande : et si cette roue n’existait pas, que ce serait-il passé ?

rouages-machine

Je ne me projette pas. Je ne peux que mesurer les effets du passé mais la grande machiniste de ma vue ne peut pas toujours tout prévoir. Par exemple, dernier évènement de ma vie : mon trou dans ma jambe. Pour l’heure, la roue liée à cet évènement tourne seule. Mais comme je dois aller chez l’infirmière tous les matins, je suis stressée par le timing, j’arrive au boulot à 9h45 au lieu de 9h30, je peux pas arriver tôt pour terminer un truc et l’envoyer par exemple. Et si ce stress dégénérait en nerfs en pelote (c’est déjà un peu le cas et je peux même pas aller à la piscine donc je perds une source de détente) et je pourrais péter un plomb ou faire une connerie sur un dossier car je suis en speed. Ou alors en positif, je vais marcher mon heure pour favoriser la circulation et donc la cicatrisation et rencontrer au détour d’un chemin un charmant jeune homme qui me trouvera sexy malgré mon jogging, mon absence de maquillage et ma coiffure alternative. Et s’il le faut, il se passera rien et cette histoire ne laissera qu’une cicatrice sur la jambe déjà stigmatisée par ma rupture du plateau tibial.

trou-jambe

Tiens parlons-en d’elle ! Cette roue a tourné et déclenché pas mal de choses, même plus d’un an après ! Du positif, du négatif, du positif sur du négatif qu’elle a peut-être un peu provoqué… Peut-être car parfois, on ne sait pas quelle roue provoque quoi. On pense identifier une origine mais en fait, on se trompe…

Mechanisme / AI-139©

Et je détricote ma vie. A coup de si, je dézingue les événements qui m’ont amenée là en reconstituant l’univers des possibles. Stérile ? Tout dépend de ce qu’on en fait. Je ne joue pas à l’horlogère pour remuer la vase de la nostalgie et des regrets, ce serait malsain. Non je me contente de m’entraîner. Entraîner quoi ? Mais mon imagination bien sûr ! Je ne peux, dans les faits, savoir ce qu’il serait advenu si tel évènement avait eu lieu et celui là non. Si je ne m’étais pas cassé la jambe, j’aurais plongé le lendemain, serais retourné au boulot dès le lundi, aurait dansé au mariage de ma sœur et je serais partie une semaine en Martinique. Peut-être qu’en restant à Paris cet été là, j’aurais pu rencontrer un only one avec qui je parlerais peut-être appart commun à l’heure actuelle. Ou alors j’aurais juste passé l’été à Paris en mode métro-boulot-dodo avec quelques rencontres d’une nuit. Et je n’aurais peut-être pas trop dansé au mariage de ma sœur parce que mes chaussures m’auraient fait mal aux pieds. Qui sait ? Pas moi. Mais j’imagine…

united-nude-shoes

Et parfois, je m’amuse de voir se dévoiler une conséquence inattendue, une cascade de micro événements qui font qu’il t’arrive un truc cool. J’aime même essayer de le faire remonter à loin. Vous n’imaginez pas tout ce que je corrèle à ma fracture du plateau tibial. Si je devais faire une chronologie de ma vie, ce serait une date marquante, assurément. Ça a changé ma vie, en bien ou en mal, tout dépend de l’éclairage, de quoi on parle, du raisonnement que j’entreprends, des fils que je tire, parfois jusqu’à l’absurde.

detricoter

Alors peut-être que le trou que j’ai dans la jambe est une petite roue qui va finir par en faire tourner une autre über cool. Non parce que là, à part du stress, de la fatigue et une interdiction de baignade, la petite roue m’a rien apporte !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Playmobils vs le sexisme

Profitons de cette douce période de fêtes pour parler jouets et spécifiquement Playmobils puisqu’ils ont accompagné mon enfance, donnant corps à mon imagination fertile. A la fin, peu avant de les remiser au grenier, c’était devenu du sérieux, j’avais une feuille avec l’état civil de chaque personnage, des histoires de riches et de pauvres et de politique. Légèrement flippant quand on y pense… Depuis ce temps béni de l’enfance, je furète parfois dans les rayons jouets pour mater les Playmobils, légèrement jalouse de ne pas en avoir eu d’aussi canons quand j’étais bambine.

playmobil-villa-moderne-maison

Pourtant, mon regard d’adulte tiquait : ils sont un peu sexistes, mes chers playmo. Les playmo à la maison : maman à la cuisine/ buanderie/ nurserie/ salle de bain, papa au salon à lire le journal. Playmos métiers : homme chirurgiens, dentistes ou pompiers,femmes institutrices, infirmières, vendeuses et pour les plus parvenues : pédiatres. Evidemment, chaque enfant était associé à une maman. Oui hum…

hopital-playmo

Je ne saurais dire si les schémas sexistes que l’on rencontre durant notre enfance nous enferment vraiment dans certains carcans. Si je regarde, ma soeur et moi jouions au Playmobils, à la Barbie pour elle, à la marchande, la pâtisserie en pâte à modeler… Bref, nous apprenions malgré nous que la maman était censée faire les courses, la cuisine et s’occuper des mioches. Quoi que dans l’univers Barbie (celui de ma soeur), l’homme n’était en fin de compte qu’un accessoire sans grande valeur. La preuve, sur les 30 Barbie qu’elle avait, elle avait 2 Ken qui erraient, nus, car à la base, ils n’avaient qu’un short de bain. Pourtant, 20 années et quelques (bim!) plus tard, nous ne sommes ni l’unes ni l’autre enfermées dans un schéma traditionnel : ma soeur est certes mariée mais n’a eu son premier enfant qu’à 30 ans et est le revenu principal de son foyer. Quant à votre fidèle blogueuse, 32 ans, pas super motivée à l’idée de construire une famille, pas très intéressée par la cuisine. Et si j’apprécie le tricot et la couture, c’est pour me fabriquer des trucs pour être plus jolie. Non parce que j’ai commencé à tricoter des trucs pour mon neveu mais… putain, c’est trop long…

Tricot-pour-les-bebe

Mais revenons en à nos Playmos. Les jouets ont-ils pour fonction de casser les schémas sexistes ou sont-ce les parents qui prêtent aux jouets le pouvoir de générer des stéréotypes qui influeront nos enfants ? Est-ce parce que l’enfant a un playmo femme dans la cuisine qu’il va penser que c’est la fonction de la maman ou est-ce parce que sa mère cuisine ? D’après mes souvenirs, les enfants ont souvent tendance à détourner leurs jouets de leur utilisation initiale. Je me souviens d’une folle après-midi à jouer avec mes cousins, où ma Barbie s’entassait difficilement dans la voiture de GI Joe pour aller affronter le méchant Venom(celui de Mask, le dessin animé). Paie ta femme parfaite…

MASK

Et puis vendredi, je suis allée à la FNAC. En me baladant à la recherche du rayon romans en VO (je dois improve my english), je croise une petite fille et son papa qui avançaient dans les rayons, la choupette tenant une boîte bleue que j’aurais reconnue entre mille. Tiens, elle fait quoi avec des playmos à la FNAC ? Et bien au détour du rayon suivant, les voici les voilà, le Graal de mon enfance. Je ne peux résister, je vais y jeter un oeil. Whaaaaa, canon la nouvelle salle de bain avec la dame en serviette. Oh la nouvelle nursery… Mais… Mais… C’est le papa qui change le bébé !

playmobil- nursery

Hé oui, chez les Playmos aussi, les choses changent, la société playmobilière évolue. Un nouvel outil pour apprendre l’égalité des sexes à nos têtes blondes ? Ceci étant, est-ce que les enfants ont vraiment envie de jouer au papa miniature qui chang une couche à un bébé plastique minuscule ? Hein ?

PLAY 8755 23 #

Et puis puisqu’on parle Playmo engagés, un petit clip sans prétention sur le mariage pour tous que je trouve amusant.

Rendez-vous sur Hellocoton !

L’entretien, ce long speed dating

Fossé générationnel oblige, ma mère ne connaît pas la joie des entretiens. Ben oui, elle, elle a fait son école infirmière, elle est devenue infirmière, fin de l’histoire. Mon père, c’est pareil : hop école de médecine, hop la thèse, hop le boulot. Bon, je simplifie un peu son parcours, je résume 10 ans en 3 hops, quel manque de reconnaissance ! Bref mes parents ne connaissent pas le monde merveilleux du travail tel que la génération Y le côtoie. Notamment le jeu de l’entretien.

Un entretien, c’est codé. D’abord une poignée de main, deux noms lâchés distraitement. « M. Duchemin », « Mlle Bartoldi » ou si vous postulez dans une agence djeunz (ou qui souhaite le paraitre) « Loïc », « Nina ». Puis survient quelques formalités polies à base de verre d’eau ou, pour les plus généreux, un café, prenez place, merci. Chacun s’installe et dégaine ses armes : un cahier, un crayon, un CV et éventuellement un book pour le candidat, un dossier coloré avec votre cv et quelques autres papiers (le cv de vos concurrents en général) de l’autre. Et c’est parti pour toujours le même discours. Moi : « j’ai fait telles études, j’ai fait tel travail, ça m’a permis d’acquérir, je suis partie parce que, voilà voilà », l’autre « le poste que nous proposons, compétences, expérience, mutuelle, ticket resto, vos revendications salariales ? ». Ça dure certes plus de sept minutes mais féroce est de constater qu’on est en plein speed dating : on sort un discours rôdé pour convaincre la personne en face de donner suite à cette première rencontre.


Évidemment, les coachs emploi (ça doit bien exister, y a des coachs en tout) vont hurler « mais non mais pas du tout mais quelle hérésie ! Un entretien, ça se prépare, faut faire ressortir les compétences clés pour le poste proposé, bla bla. » Ah oui, je te le confirme, Septime (j’assume qu’à moitié cette rime pauvre) sauf que voilà, même si tu insistes un peu plus sur certains éléments que d’autres, reste que ton parcours est toujours le même. Sauf mythomanie mais ça, c’est un autre problème. Peu importe où je postule, je reste la fille qui a fait des études d’histoire puis de journalisme, qui a galéré un an et demi en multipliant le piges non rémunérées (oui, j’en voulais) puis un jour, au détour d’une annonce, la voilà animatrice de communauté. Puis community manager ou chef de projet, selon les sociétés. Même si je met en avant certains points plutôt que d’autres, si je détaille plus une expérience plutôt qu’une autre, mon parcours ne bouge pas. À la limite, la seule partie de mon cv qui bouge beaucoup, ce sont mes loisirs. Ouais, je remets souvent cette partie de mon cv à jour alors qu’elle est pas si lue mais moi, j’aime bien, ça me donne l’impression d’évoluer (parce que je peux pas changer de taf tous les 3 mois quoi).


Et on ressort donc le même discours, les mots finissent par devenir creux à force de toujours les répéter. Le community management, la gestion de projet, et maintenant que vais-je faire ? T’as pas un peu envie qu’on écrive un nous ? Je me demande à partir de combien d’entretiens, de combien speed datings on finit par perdre la main. À force de trop ressasser ces histoires qui perdent leur sens, on n’y met plus vraiment de conviction, on les balance à la figure du recruteur ou de notre prétendant avec une énergie molle. À moins de jouer un job de rêve ou d’être face à un Jon Kortajarena garanti hétéro (au moins à 50%…). On dit qu’il faut passer je ne sais plus combien d’entretiens pour trouver un premier job. Mais à partir de combien les chances de trouver s’estompent ? À partir de combien on va à son rendez-vous, amoureux ou professionnel, débiter toujours les mêmes propos en se demandant à quoi bon ?


Parfois, l’échange monotone est dynamisé par la balle slicée de votre partenaire de jeu qui fait sortir la conversation de ses rails pour lui donner une allure folle, délirante. Au choix, on pénètre dans un monde merveilleux, au pire, on se crashe contre un mur. Mais bordel, que j’en ai marre de toujours ânonner mes qualités et mes défauts (version politiquement correcte). Toujours les mêmes questions à quelques exceptions près (on m’a demandé un jour quel était le projet dont j’étais la plus fière, j’ai trouvé ça déstabilisant donc intéressant, ça me poussait à réfléchir). Teste-moi, sors du cadre, bousculons nous un peu. Force moi à réfléchir à toute vitesse pour te donner la meilleure réponse, pose-moi des questions précises sur les compétences et pas de vagues questions sur ma personnalité. Propose-moi de l’inédit, fais-moi frissonner.

Il y a cependant une différence, une différence énorme. Au speed dating, tu pars sur un pied d’égalité et tu as un vrai pouvoir de décision. En entretien, tu as juste le pouvoir de refuser un poste. Et si ton chômage est de longue durée, autant dire que tu vas pas faire ta diva non plus.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Je ne serai jamais gogo danseuse

C’est pas vraiment que j’y comptais mais là, c’est officiel.

Samedi 18 juin, j’ai donc mon niveau 2 malgré une grosse baisse de forme mais une bonne sieste m’a permis de récupérer, je ne récolte que compliments sur ma combishort bleu électrique (normal, elle est canon), je bois un peu et commence à aimer tout le monde. Ce qui donne à peu près « haaaaaaaaaan, cââââââlin » à toute personne s’approchant de moi. Enfin ceux que j’aime bien, faut pas déconner non plus. Je suis bien, j’aime la vie et les gens, on invente une chorégraphie avec les filles de mon groupe à base de signes de plongée, la soirée est divine.

 

signes.jpg

 

Et là, tu le sens qu’un drame se noue. A un moment, Michel l’encadrant et Thibault, un nouveau N3 me font grimper sur le bar. Je proteste mais une fois dessus, je commence à danser. Tu le sens venir là ? Ben t’as raison. Un faux pas et je tombe à la renverse, près de 2 mètres plus bas. Tout le monde se précipite vers moi mais je les rassure : ça va, je vais juste rester assise 5 mn le temps de vérifier que tout est ok. Déjà, je me suis pas fracassé la tête, j’ai un peu mal au genou mais ça va passer. Un mec du club vient me tenir compagnie. A un moment, je décide de me lever et je hurle : genou gauche hors service, ça fait putain de mal. Là, je vous passe la parano à base de
« je me suis niqué le genou », « je me suis pétée les ligaments ». Quoi que non, le genou plie mais j’arrive pas à m’appuyer dessus pour marcher. J’essaie, je supporte pas, je suis vagale, mon compagnon de service pense que c’est le bon moment pour tenter une insertion digitale dans ma culotte. Heu non, mec, j’ai mal pour de vrai, là. Finalement, incapable de marcher, je me fais porter à mon lit par deux gars du club. Dormons, on verra demain.


aie-bobo.jpg

 

 Dimanche matin, je me réveille et j’ai maaaaaaaaaaal. Genou gauche toujours hors service et dos qui fait mal. Je vais à la salle de bain à cloche-pied mais c’est officiel : pas de plongée pour moi et je veux aller aux urgences pour savoir ce que j’ai. Comme nous n’avons aucun moyen de transport, je me fais donc trimballer par les pompiers qui pensent aux ligaments. Je continue à penser entorse mais la fille qui s’est tué le genou plus tôt dans la saison paraît très inquiète. Larguée aux urgences sur un fauteuil roulant (que je maîtrisais plutôt pas mal), je finis par voir un médecin libéral car comme dit l’infirmière des urgences « sinon, vous en avez pour 4h ». Oui mais non, je dois prendre un bus à 17h pour retourner prendre le train à Toulon alors je vais pas y passer la journée. Je rencontre donc le docteur qui est drôlement mignon, il me tripote la jambe « mmmm, je crois que vous vous êtes fracturé le tibia ». Non monsieur, c’est le genou qui me fait mal, pas la jambe. Allez, c’est parti, je roule jusqu’à la radio et là, verdict « ah oui, oui, vous vous êtes cassé le tibia, là ». Oh… « C’est une vilaine fracture ». Aaaaah… (en vrai, là, je commence à faire un malaise). « Bien, vous avez deux solutions, où je vous plâtre de la cheville à la cuisse et vous repartez à Paris vous faire hospitaliser soit vous restez ici et on vous opère ». M’opérer ? Pour un os cassé ? Quoi ? Bon, à Paris, je n’ai aucun moyen de transport, j’ai pas pensé à prendre de béquilles dans ma valise donc je choisis de rester là me faire opérer. Entre temps, je préviens mes parents et finalement, je vais me faire rapatrier chez eux.

 

ambulance.png

 

Sauf qu’à l’hôpital, j’ai vu du monde : pompiers, infirmiers et infirmières, docteur choupinou, radiesthésiste et son collègue au scanner (oui, j’ai aussi passé un scanner) et à chaque fois, le même dialogue :

« Mais comment vous vous êtes fait ça ?

– Je suis tombée.

 – Mais en faisant quoi ?

 – Et bé, je dansais sur un bar… »

danse-bar.png
De là, un infirmier m’a fait « allez, on y va la gogo danseuse ! ». Le lendemain matin, alors que j’étais dans le gaz, une infirmière arrive : « alors, c’est vous qui êtes tombée du comptoir ? ». Rooooooh putain la honte. Par contre, docteur choupinou a cru que j’avais 22 ans et une infirmière m’a demandé comment ça se faisait que je passais pas le bac à cette période de l’année. J’ai gloussé en remerciant le ciel qu’elle ne me fasse aucune piqûre parce que m’enlever 13 ans en un claquement de doigt, ça me rassure pas trop sur sa vue quand même.

 

lunettes-triple-foyer.JPG

 

Au final, j’ai été rapatriée et prise en charge par un super chirurgien qui a expliqué à mon père : « elle a eu du bol ta fille, à 3 cm près, elle s’arrachait aussi le péroné et les ligaments ». Et comme je mange beaucoup de yaourt, j’ai les os solides donc je n’ai eu que 2 vis au lieu d’une plaque.

structure-un-os-long.jpg

 

Maintenant ? 5 semaines d’arrêt maladie (mais j’ai suggéré un télétravail à mon boss), 2 mois de rééducation au moins, pas de sport d’ici avant 3-4 mois, vacances en Martinique annulées, une piqûre quotidienne dans le ventre pour éviter une phlébite pendant un mois, deux prises de sang par semaine, je sais même plus combien de médocs en tout genre, des bleus tout partout. Et une belle attelle qui va faire joli sur les photos du mariage de ma sœur. Mais positivons : vu la configuration du lieu où je suis tombée, j’aurais pu me faire beaucoup plus mal (mon dos n’est que râpé in fine) voire me rompre pour le cou au sens propre du terme. Alors ça fait chier, mon été va être entre parenthèse mais finalement, c’est dans la lignée de 2011. Puis je sais que la vie est taquine : si elle me pète le genou, c’est pour mieux me faire des bisous derrière.

On va dire ça comme ça.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les articles qu’on a bien fait de ne pas écrire

Petite pause dans les aventures québécoises d’Ella pour la bonne raison que j’ai oublié la vidéo sur le pc du bureau (je crains). Du coup, je fais un article un peu de type métablogging, on va dire. Je vais vous parler d’un article que je voulais écrire et que j’ai bien fait de ne pas faire.





Il y a donc un mois, je suis partie en Martinique, des vacances qui m’ont fait un bien fou, il faut le dire. Pour y aller, avion donc, j’avais peur, bouh. Et puis finalement, plus. Le vol se passe sans encombre, quelques mini turbulences puis on atterrit et là, Anthony commence à applaudir pour lancer le truc et ça ne rate pas, les gens applaudissent. De là, je me dis « je vais faire un article pour dire que ça m’énerve les gens qui applaudissent à l’atterrissage ». Parce que je considère que le pilote et le copilote ont juste fait leur
travail et que moi, on ne m’applaudit jamais quand je termine mon boulot (alors que des fois, je trouve que je le mérite). Et puis je trouve ça bof d’applaudir l’atterrissage d’un avion.




Et puis l’avion AF447 a disparu. On ne sait pas encore ce qu’il s’est passé (mais qu’est-ce qu’ils me saoulent les pro « c’est un attentat, l’Etat nous ment ») mais je me dis que si j’avais écrit cet article, en fin de compte, je me serais sentie un peu ridicule. Parce que oui, faire décoller un appareil, le faire voler et atterrir tout en réajustant le plan de vol, les données… c’est le métier des pilotes, une routine pour eux et que des milliers d’avions décollent et atterrissent par jour sans que personne ne meure dans la manœuvre. Du coup, quand un vol se passe sans histoire comme celui qu’on a eu pour aller en Martinique (et encore plus au retour où on n’a même pas eu de turbulences), les applaudissements me paraissent un peu déplacés. Autant après un atterrissage mouvementé, je peux comprendre mais là…





Alors oui, le métier de pilote est pénible, il vole pendant que nous, on dort, on regarde des films et même si le pilote automatique est enclenché, il doit veiller. Ceci étant, ma mère, comme toute infirmière, a travaillé de nuit aussi et on ne l’a jamais applaudie pour autant. Mais surtout, je me demande d’où ça vient ces applaudissements. Des films catastrophes où pendant deux heures, l’avion menace de se crasher mais non, l’équipage a super assuré ? Ouais enfin dans mon cas, l’avion a décollé et atterri entier, sans terroriste ou serpent dedans, sans aucun problème technique remarquable (mais je crois qu’il y en a très souvent sans qu’on soit au courant. Un pilote peut même mourir sans que les passagers en soient avertis, ce que je comprends parfaitement, bonjour la panique sinon). Alors pourquoi applaudir ? Parce qu’on est en vacances, détendus du string ? Parce qu’on passe immédiatement en mode euphorique à base de tout est merveilleux ?





Et puis le vol AF447 s’est crashé et je me suis dit que cet article aurait été plus que maladroit. Evidemment, je n’aurais pas pu deviner, « j’ai raté mon DU de voyance » comme j’aimais dire aux internautes qui me disaient « mon blog marche pas, réparez le ! » sans me dire ce qui ne fonctionnait pas dans mon premier boulot. Du coup, parfois, je me demande si mon gentil cynisme n’est pas un peu déplacé, si des fois, je ne m’exaspère pas pour des choses, qui, finalement, sont plus importantes que ce que je croyais. Un pilote a ma vie entre ses mains. Mais un chirurgien aussi, par exemple, et on ne l’applaudit pas, lui. Ouais, bon, on ne peut pas, on est sous anesthésie mais quand même…


Bref, un jour, je comprendrai pourquoi les gens applaudissent à l’atterrissage, y compris à la fin d’un vol sans encombre. Mais comme c’est pas le moment d’ironiser sur la question, je creuserai cette éternelle question un autre jour.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Donner un sens à sa vie

Par LucasMercredi dernier j’ai diné avec mes parents dans un très bon restaurant chinois, référencé par le guide Michelin (oui, il y avait deux « baguettes »… Bon OK j’arrête l’humour de merde.)
Ce qui est intéressant c’est que nous sommes allés là bas parce que mon père voulait fêter un truc.
Ce jour là, cela faisait 30 ans qu’il s’était installé à N’enterre Pas Tes Rêves, en tant que médecin spécialiste.
Ma sœur et moi on lui a donc demandé ce à quoi il rêvait à 30 ans, il y a 30 ans…

Mon père est issu d’un monde ouvrier.
Il s’est construit lui-même. Mais il a eu la chance de croiser des gens motivants.
Intelligent, bucheur, il a d’abord eu un prof qui l’a poussé vers un lycée généraliste puis plus tard il a croisé deux personnes qui sont devenues des amis et qui lui ont donné des outils (bouquins, auteurs, réflexions) pour mieux comprendre le monde et vivre mieux.

Mon père, fondateur des Jeunesses Communistes à Bagneux à l’age de 12 ans, puis militant au PC jusqu’à 30 ans, a voté Sarko aux dernières élections.

En fait, aujourd’hui, la seule conviction qui l’anime c’est vouloir être heureux et en phase avec sa vision de la vie.
Et pour répondre à cette demande, Sarko lui a paru plus en accord avec les impératifs de la société moderne qu’un PS, sclérosé, archaïque et à coté de la plaque.

Qui lui en voudrait ?
Qui lui en voudra ?

Pire, ne peut on pousser la logique plus loin et dire que tout communiste est un égoïste qui s’ignore car dans tout communiste c’est le fait d’utiliser la collectivité pour améliorer son sort personnel qui prime… (OK, je vais un peu loin. Certes, il y a des gens bienveilllants et généreux. Mais rappelez vous l’échec de Owen avec ses collectivités… C’est un peu déprimant tout de même.)

Mais au-delà de tout ça, et pour revenir au sujet qui était « ce à quoi rêvait mon paternel à 30 ans », ce qui nous a étonné, ma sœur et moi, c’est que cette question, sur le sens à donner son existence, est restée en suspension. Mon père n’avait plus de rêves à 30 ans, plus d’idéal.

Pourquoi se lever le matin et « faire l’effort de » ?
Comment se coucher le soir et être serein ?
Pour quelle raisons faire des efforts ?

Dans sa réponse, il a donc eu un pragmatisme effrayant.

Quand on a un boulot passionnant, des revenus importants, qu’on bosse 15 heures par jour, ce qu’on cherche c’est tout bonnement à ne pas être triste ou anxieux.
Je ne dis pas que mon père se noie dans le travail pour éviter de penser à des choses qui pourraient le soucier.
Je dis qu’il se noie dans le boulot parce que (je résume, bien sûr) il y trouve un réconfort intellectuel et des revenus importants qui lui permettent ensuite le week end de faire ce que bon lui semble et offrir à sa famille un cadre de vie adéquat.

Exit Mère Teresa, exit les bons samaritains, exit toute cette hypocrisie chrétienne de l’aide de ton prochain. (mais d’ailleurs, la plupart des mémés croyantes qui vont à l’église ne le font-elles pas uniquement pour être accueillies au paradis ? N’y a-t-il pas une malhonnêteté intrinsèque et essentielle dans cet abonnement à la messe en vue d’être bien vue de Dieu et obtenir son F2 au paradis ?)

Pour autant je pense à Nina qui a serré les dents avant de trouver un boulot qui lui plaise vraiment. Je pense à un copain qui a eu le courage de se lancer dans un domaine passionnant (le cinéma) et d’en baver le temps nécessaire avant d’être reconnu pour ses qualités. Belle preuve d’abnégation.

Mais je pense surtout à une amie.

Une nana brillante, un caractère bien trempé, une personnalité incroyable.
Pour tout vous dire alors que j’étais dans mon coma, j’ai rêvé à deux reprises que j’allais chez ses parents pour la demander en mariage.
Aujourd’hui, Aphrodite est avocate dans un cabinet prestigieux.
Mais il y a encore quelques années, dans des moments de tristesse ou de doute, elle parlait de lâcher le Droit, d’être infirmière pour donner un peu de sens à sa vie…
Parfois, je pense à elle et je me demande :

« Est-elle heureuse aujourd’hui ? A-t-elle trouvé une réponse ? Un quotidien qui l’empêche de penser à l’absurdité de tout ça…  »

On en revient toujours à Camus et le Mythe de Sisyphe.

Alors…
Que penser ?
A quoi bon vouloir chercher une raison d’être et exister ?
Faut-il vivre sans se poser de questions histoire d’être serein ?

Si vous avez des remarques, elles sont les bienvenues.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Je suis pas bonne à marier

(petite pause dans la chômagie parce que pas envie cette semaine, envie de légèreté, c’est le printemps, youpi)

En début d’année, une bonne part de la vingtenaire corps  s’est réunie dans un café (pour info, il y avait Jane, Marine, Summer, Bobby, Lucas et moi). A un
moment, on parlait du blog, et Bobby fait « et qui veut tenir la rubrique cuisine ? ». Face à moi Marine. On se dévisage toutes les deux, l’air horrifiée, puis elle déclare :
« moi, je cuisine pas. Je suis vraiment pas bonne à marier ! ».


De fait, je cuisine peu. C’est pas que j’aime pas ça mais pour moi toute seule, ça m’ennuie. De toute façon, je rentre chez moi entre 20h et 20h30, je fais une
sieste post job donc autant te dire qu’en me relevant, j’ai plus faim. Mais au-delà de la simple question de la cuisine (Picard est mon ami), cette réflexion sur le bonne à marier m’a fait réfléchir. Quand ma mère s’est mariée, elle ne savait pas cuisiner et sa première grande fierté de jeune épouse a été de confectionner une blanquette de veau. En fait, c’est pas super compliqué la blanquette, j’en ai déjà faite une (alors que je suis pas mariée, lalalère). Quand j’étais une petite fille, j’avais sur le dos les tricots faits par maman, les habits cousus par elle. D’ailleurs, à l’époque, ma mère achetait du tissu et faisait tout en double, ce qui fait que ma sœur et moi étions souvent habillées pareil, sans pour autant être jumelles. Pour ma part, j’ai pas
touché une machine à coudre depuis mes 13 ans, et encore parce que j’avais des cours de couture à la place de techno car on n’avait pas le matériel, je sais juste faire le point de mousse en tricot ce qui n’aide pas beaucoup…Autant vous dire que mes petiotes, si j’en fais un jour, elles ont très peu de chances d’être habillées par des fringues made in maman. Et vu mes compétences en la matière, on peut dire qu’avant d’être nées, elles sont déjà sacrément chanceuses.

Aujourd’hui, alors que le féminisme agressif envahit les plateaux télés avec Isabelle Alonso, je trouve quand même qu’il est aussi important de voir les évolutions.
Aujourd’hui, la femme peut prétendre se marier sans pour autant maîtriser la base des tâches domestiques qui lui étaient autrefois imposées. Aujourd’hui, si la femme coud ou tricote, c’est plus par goût que par obligation, idem pour la cuisine. Perso, le tricot, j’aime bien, par exemple. Je ne fais rien de précis, que des points et ça me détend. J’avoue que dans mes rêves les plus fous, j’aimerais savoir coudre pour me faire des fringues de folie mais le fait est que je ne sais pas faire. Surtout que les fringues que j’ai en tête, c’est un peu du très compliqué. Si un mec me
quittait sous prétexte que je pourrais pas confectionner des fringues pour notre future progéniture, je dirais bon débarras. Parce que la cuisine pour plusieurs personnes, j’aime bien (quand j’ai le temps) mais pour le reste, faudrait voir à pas trop me forcer. Quant au ménage, repassage et tout… L’avantage de l’homme des années 2000, c’est qu’en général, il vit seul quelques années et apprend à se servir d’un aspirateur, d’une machine à laver et d’un fer à repasser. Si, c’est vrai ! Du coup, il ne passe pas direct du giron de sa môman au mien, je n’aurai pas besoin de lui
expliquer comment marche la machine, l’aspirateur ou le produit vaisselle, il pourra le faire tout seul. Je ne désespère pas de tomber sur un suffisamment docile pour participer au lavage de la litière de Kenya mais j’abuse peut-être un peu là…

Du coup, le partage des tâches domestiques et même la liste de celles-ci me semblent moins évident qu’avant. Déjà, dans ma prime jeunesse, quand ma mère travaillait en soirée (infirmière oblige), mon papa nous faisait à manger. Bon rien de bien compliqué, des raviolis en boîte, de la purée mousseline, des œufs au plat… Mais bon, déjà à l’époque, j’étais un peu étonnée quand on m’apprenait que la maman faisait à manger et le papa ramenait les sous. Parce que mon papa à moi, il ramenait des sous et faisait à manger aussi. Des fois, il faisait le ménage mais très rarement mais il bricolait pas du tout par contre. Mais du coup, aujourd’hui, vu que nos hommes ont vécu seuls, on n’est pas obligées de tout se taper non plus, sans rentrer tout autant dans un « je le fais pas parce que je suis féministe ». Parce que mine de rien, j’aime bien faire un bon plat à mon chéri, quand même.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Femmes de footballeurs

Mais non, allez, je vais pas vous parler d’Adriana Karembeu, restez (ou ne partez pas, au choix) ! En ce moment, je suis assignée à domicile pour cause de pas de transport et qu’en plus, il pèle donc le soir, je suis chez moi. Récemment, j’ai (re)découvert une série formidablement naze qui, regardée au 2e degré, voire plus, est excellente, c’est femmes de footballeurs, série anglaise qui raconte la vie de footballeurs d’une équipe de foot et de leurs épouses. Titre explicite, donc.
brune.jpg

Au départ, le seul intérêt que je trouvais à cette série était le nombre de petits culs musclés masculins qu’on voit dans chaque épisode. Oui, c’est une série réaliste, les joueurs se douchent collectivement. Bon, l’histoire de départ : Jason le capitaine super encufoiré est marié à Tania, garce intégrale blonde platine aux ongles longs, Ian est marié à l’insignifiante Donna et Kyle trop mignon est marié à Chardonnay (mouah !) mannequin pulmonairement très équipée. Et ça baise mais rarement entre légitimes. Au début de la série, Mary, la sœur de Donna, se
tape Jason avant de se taper Biagi, joueur italien et celui-là même se tape Donna ensuite. Pendant ce temps, Jason se tape la maman de Kyle qui tombe enceinte de lui (la ménopause semble tardive chez les Anglaises) mais elle donne son bébé à Chardonnay, sa belle fille, qui fait semblant d’être enceinte. Donc si vous avez tout compris, le frère biologique de Kyle devient officiellement son fils. Un aspro 500 ? Pendant ce temps, toujours, Tanya la garce est au chevet de Frank, le manager de l’équipe dans le coma parce qu’elle l’a cogné. Elle surprend l’infirmière qui s’occupe de lui en train de se masturber avec la main de Francky. Il se réveille et se souvient de rien donc elle lui fait croire qu’ils ont eu une liaison et se tape aussi l’attachée de presse de l’équipe suite à une soirée très alcoolo-cocaïnée. Après, elle accuse Frank de tentative de viol mais je sais pas trop pourquoi.

Ellipse dans le temps parce que j’ai raté plein d’épisodes. Jason est mort, tué par Chardonnay qui est morte aussi (mais comment ?), Donna, sa famille et son amant ont disparu. Si vous comptez bien, ne reste que Kyle, Tanya et Frank. Ces deux derniers se marient et Tanya essaie de le tuer à coup de galipettes effrénées car il est cardiaque le vieux. Parallèlement, elle se tape la nouvelle coqueluche de l’équipe, Conrad, un blond canon marié à Amber, actrice hystéro. Conrad qui se fait sucer par Noah, joueur gay parce qu’une bouche est une
bouche, une bite n’a pas d’œil. Là, attention, on atteint des sommets : Conrad plaque Amber qui est enceinte de lui pour Tanya, enceinte aussi mais peut-être que c’est de Frank, qui est mort de sa crise cardiaque pendant un coït parce que Frank avait percé les capotes qu’il utilisait avec sa femme. Mais Tanya est machiavélique : elle déclenche son accouchement en même temps que celui d’Amber et engage comme nurse l’infirmière qui se masturbait. La nurse intervertit les deux bébés comme ça, quand Amber fait faire un test de paternité au bébé officiel de Tanya, il est bien de Conrad. Mais comme Amber est indienne, Tanya fait blanchir le bébé qui est officiellement le sien et étale de l’autobronzant sur l’autre. Et là, sommet du drama : le bébé qui est officiellement celui d’Amber (mais de fait celui de Tanya) meurt etouffé par le chien d’Amber qui trouve intelligent de lui dormir sur la tête.

Bon, là, je vous ai épargné plein d’histoires annexes comme la transformation du thon Shannon, copine d’un nouveau joueur en méga bombasse grâce à la chirurgie esthétique, les tourments gays de Noah, l’histoire de viol d’une supportrice par un joueur… Bref, les Anglais sont super forts en ce qui concernent les sitcoms malsaines, machiavéliques et échevelées. A côté,
Alerte à Malibu, c’est les Bisounours à la plage et Brooke d’amour, gloire et beauté la sainte vierge. Alors que Brooke, quand même, elle a eu un bébé avec le père de son mari et a fait croire à son mari que la petite Bridget était la sienne avant de faire un bébé avec le chéri de Bridget. De toute façon, Brooke, elle ne fait que piquer les mecs de Bridget. Honnêtement, femmes de footballeurs, c’est merdique mais rien que pour le personnage de Tanya et la saloperie crasse de tous les personnages, c’est à voir. En plus, on voit les nichons de Tanya à tous les épisodes comme ça, c’est une série qui permet de se rincer l’œil en couple. Y a pas à dire, ils sont forts ces Anglais !

Rendez-vous sur Hellocoton !